Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

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Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

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Banner Pilot

Collapser

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Banner Pilot est un groupe yankee, originaire de Minneapolis. Son second album vient de sortir chez Fat Wreck Chords, le label punk rock américain. L’écurie n’hésite pas à présenter « Collapser » comme un album ‘Quintessentiel’ pour tout fan de punk rock. Ce n’est pas la musique qui me dérange sur ce disque. En toute honnêteté, il est plutôt bon. Par contre, je n’apprécie pas vraiment cette volonté de coller une étiquette ‘Punk’ sur un Cd dont la musique évolue à des années-lumière de ce style. Sauf bien sûr, si vous estimez que le générique de la série ‘Friends’ (« I’ll be there for you » des Rambrandts) ou celui de ‘Malcolm’ (« You’re not the boss of me » de They Might Be Giants ») sont la quintessence du punk. Parce que Banner Pilot épouse ce concept. Du rock mélodique et sucré. Un disque composé d’une douzaine de hits potentiels, taillés pour les charts américains ou pour servir de générique à une comédie télévisuelle ou cinématographique. De quoi certainement rebuter tout fan de rock burné. Autant vous dire que sur cet elpee, rien n’est vraiment sale. Tout est aseptisé et calibré pour les ados américains. Avouez qu’en matière de ‘punk attitude’, on a fait beaucoup mieux.

Pour résumer :

- tu as douze ans, tu aimes le skate, tu ne jure que par les Simpson et Jackass et tu rêves de faire croire à ta copine que tu es un rocker. Banner Pilot, Bien !

- tu as entre trente et quarante ans. Ton meilleur ami est un rat nommé Sid, tu détestes les flics ainsi que la société et tu aimes cracher sur tes potes pendant les concerts. Banner Pilot, pas bien.

 

2000 LBS Of Blues

Soul of a sinner

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Cette solide formation californienne brandit très haut la bannière du westcoast jump ! Un combo drivé par Michael ‘Pink’ Arguello. Pink est originaire de Los Angeles. Et y vit depuis sa naissance. Pas étonnant qu’il fasse partie de la scène locale, depuis plus de trente ans. Michael s’intéresse à une multitude de styles. Depuis le blues au rockabilly, en passant par le jazz, le funk et même le punk (NDR : un zeste !) Il s’est forgé une réputation de showman extravaguant. Il a commis son premier opus en 1999. Excellent, "Living large" trempait dans le barrelhouse boogie blues ; et incluait des morceaux aussi épatants que "Wolf on the river", "Pink Champagne" et "Big Stella's Peep show". En 2001, Pink embraie par "King size", un opus qui emprunte autant à Wynonie Harris, Amos Milburn que Louis Jordan. Un long playing pour lequel il bénéficie du concours de maîtres gratteurs du jump blues, comme Junior Watson et Kirk Fletcher, mais également de Sue Palmer au piano, longtemps partenaire privilégiée de Candye Kane et de la chanteuse Janiva Magness. En 2003, il revient au jump, en concoctant "Almost the greatest show on earth", une œuvre pour laquelle il bénéficie de la participation du guitariste Kid Ramos et du pianiste Kirk Fletcher. Sans oublier, un des maîtres du boogie woogie, Carl Sonny Leyland. De son véritable nom Funkelbright, Pink Arguello s’est forgé une fameuse notoriété comme auteur/compositeur. Mais il lui a fallu six longues années pour terminer son quatrième opus. Ce qui lui a permis d’évoluer, puisque sur les 13 plages, il en signe douze ! Concocté au sein des studios Ardent de Torrance, Pink a bénéficié de la participation du pianiste Rich Wenzel (NDR : l’ex-Dave Mason Band se charge également de la production), des guitaristes Kirk Fletcher (un fidèle) et Gonzalo Bergara, des harmonicistes Eric Van Herzen (Walter Trout Band) et Johnny Mastro (Mama's Boys). Au risque de perdre certains de ses fans, Pink a voulu élargir son spectre sonore...

"Who's jivin' who" ouvre l’elpee. Il nous plonge au cœur des swamps, mais s'évade bien vite vers Memphis pour un R&B de bonne facture. La voix d’Arguello est excellente. Son registre est étendu. Elle est soutenue par l'orgue de Wenzel et des cuivres volatils. Des chœurs féminins également au sein desquels on relève la présence de la notoire Teresa James. Aux six cordes, Kirk Fletcher se montre déjà à son avantage. "Big empty house" baigne naturellement dans le west coast jump pur et dur. Les cordes de Fletcher et Bergara ainsi que les cuivres sont parfaitement en place. Remarquable ! Autre ballade, Big empty house" est balisée par un riff rock et soulignée de chœurs féminins. Une seule cover : le "I need your love so bad" de Little Willie John. Pink s’adapte sans difficulté à son style vocal. Kirk en profite pour dispenser un solo à la fois parfait et empreint d’une grande sensibilité. Flanqué de sa sèche, Mike attaque "Good heart black soul". En solo. Une compo chargée de feeling au cours de laquelle il chante à la manière des pre war bluesmen, face à l'harmonica touchant de Mastro. Blues classique, très downhome, fustigé par l'harmo largement amplifié de Van Herzen, "Gravedigger" véhicule des accents dramatiques, proche de Howlin' Wolf. Très rythmé, puissant, "Black eyed Mary" épouse un profil proche du J Geils Band de la grande époque. Dans son phrasé, Van Herzen souligne bien la voix acharnée du maître. Et ce dernier n’a pas fini de nous étonner. Il s'enfonce dans du hard bluesin' rock corpulent en s’immisçant dans "Love in the dirt". L’insatiable Van Herzen continue d’épauler ce diable noir de Fletcher qui se met à flirter avec le heavy métal! "She's right" embrasse une ballade jazz très latino. "Real bad woman " campe un slow blues classique, d’une grande simplicité. Un régal ! Le vieil ami Mastro est revenu souffler comme un possédé sur le shuffle très rythmé "Bad reputation". Mais la surprise du chef nous vient de "Belly of the beast". Une longue plage épique de plus de douze minutes. Un fragment qui nous plonge dans une forme de transe hypnotique. La compo est complètement différente du reste de l’album. La voix d’Arguello est lumineuse. Jesse MacLeod (NDR : fils de Doug) embraie en ‘rapant’ au cœur de la Nouvelle Orléans. Les cordes de Kirk s’autorisent un voyage psychédélique, sous le couvert du trombone de Walter Wagner. Remarquable, cet elpee s’achève par le titre maître. Pink chante devant le roadhouse piano de Wenzel. Nous sommes précipités dans un bar nocturne. A une autre époque. Peut-être pas loin de la Cathédrale d'Anvers, là où ont été immortalisées les photos de la pochette…

 

Mike Zito

Pearl river

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Mike Zito est un chanteur/guitariste/compositeur dont la famille est d’origine sicilienne. Il a vécu son enfance à Saint Louis, dans le Missouri. Vingt ans quand même qu’il roule sa bosse. Mais à ce jour, il ne compte que six elpees solo à son actif. "Blue room" en 1996, "America's most wanted" en 99, "Slow it down" en 2004, "Superman" en 2006, "Today » en 2008 et ce "Pearl river », cette année. Ces deux derniers opus sont parus sur le label de Randy Chortkoff, Delta Groove (NDR : sise à Los Angeles, c’est actuellement la boîte la plus active dans le domaine du blues contemporain). Et en particulier pour Electro Groove, c’est-à-dire la branche plus électrique du label. Cet artiste à la voix extraordinaire puise ses racines dans le blues, le rock et la soul ; et il vient de franchir un fameux pas en avant en ouvrant ce nouveau chapitre musical.

Mike est soutenu par ses musiciens habituels : le bassiste Lonnie Trevino Jr et le drummer Eric Bolivar ; sans oublier le claviériste notoire Reese Wynans, un Texan qui a notamment milité chez le Double Trouble de Stevie Ray Vaughan. Zito signe huit plages, en cosigne une et épingle quatre reprises. Si David Z et Randy Chortkoff se réservent la production, ils ont quand même bénéficié du précieux concours du chanteur/harmoniciste à la mise en forme.

L'album s’ouvre par "Dirty blonde", un véritable brûlot. On se croirait revenu 50 ans en arrière, lorsque BB King nous réservait des titres explosifs, empreints de classe, de caractère et de pêche. Saisissant ! Manifestement, c’est un démarrage sur les chapeaux de roue. Le titre maître constitue probablement le meilleur morceau de l’elpee. Une ballade bluesy lente, aux accents volontiers dramatiques, caractérisée par des échanges vocaux tout à fait extraordinaires entre Zito et Cyril Neville, la plus belle voix soul des Neville Brothers (NDR : là, on est du côté de la Nouvelle Orléans !) La guitare est puissante. Wynans se réserve à la fois le piano et l’orgue Hammond. Du grand art que ponctuent les éclats d'une guitare libérée. Nous ne sommes alors pas loin de l’attitude du kid d'Atlanta, Tinsley Ellis! Zito y imprime la force et l'éclat de sa voix. "Big mouth" est un funky blues. La sonorité des cordes nous rappelle le regretté Stevie Ray Vaughan. Tout au long de "Change my ways", une autre ballade lente, la voix est très expressive. Les quelques accès d’orgue Hammond en soulignent la délicatesse naturelle. Les cordes peuvent alors dessiner des arabesques pour nous séduire. Remarquable ! La cover du "Eyesight to the blind" de Sonny Boy Williamson est surprenante. Elle emprunte le style syncopé de la Nouvelle Orléans. Randy Chortkoff (NDR : c’est le patron !) souffle dans sa musique à bouche. Anders Osborne est né en Suède, mais vit aujourd’hui à la Nouvelle-Orléans. Il signe "One step at a time" ; mais partage aussi le chant en compagnie de Mike, tout en grattant ses cordes acoustiques. Du folk d’une grande pureté ! Encore une ballade blues : "39 days". Une compo qui démontre le potentiel d'écriture et d'interprétation de l'artiste. "Shoes blues" nous entraîne sur un rythme rock'n'roll. Mike chante en duo avec Susan Cowsill (NDR : toute gamine, c’est-à-dire au cours des 60’s, cette Néo-orléanaise militait au sein des Cowsills). Les notes fragiles d’un piano d’enfant introduisent "The dead of night", puis se fondent dans une roots song très louisianaise, bercée par les accents d'une valse et colorée par l’accordéon délicat de Jumpin' Johnny Sansone. Zito chante en puissance le "Sugar sweet" de Mel London, un R&B funky qui met en exergue Reese Wynans à l'orgue Hammond. "Natural born lover" est un morceau de grande classe ! Un blues mid tempo caractérisé par son intensité dramatique. Les solistes sont constamment sur le qui-vive, prêt à bondir sur la moindre opportunité afin de tirer leur épingle du jeu. Blues indolent, "All last night" est issu de la plume du légendaire Georges Harmonica Smith. La prestation vocale est époustouflante. Lynwood Slim souffle discrètement mais impeccablement dans son instrument chromatique. Mike libère un solo très inspiré sur ses cordes. D’une beauté implacable, "C'mon baby" est une ballade belle à pleurer. Et elle referme cet opus dont le label Eclecto Groove peut vraiment être fier…  

 

James Yorkston

Folk Songs

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L’avantage d’un titre pareil, c’est qu’il n’y a pas de surprise quant au contenu de la plaque. Avantage ou désavantage. Tout est relatif. Exit The Athletes, James Yorkston est ici accompagné de ses Big Eyes Family Players et résume en deux mots son nouvel ouvrage. Un condensé de chansons folk de facture tout à fait classique. Publié quelques mois après « When The Haar Rolls In », sa troisième œuvre, « Folk Songs », ne rend pas vraiment justice au talent de l’Ecossais.

Les onze enregistrements sont sympathiques mais sans véritable étincelle ou émotion et sans grandes idées. Ironie du sort, « Mary Connaught & James O’Donnell » et « Pandeirada de Entrimo », les seuls morceaux à sortir du lot s’avèrent également être deux des plus courts extraits de l’ensemble. « Folk Songs » s’adresse essentiellement aux auditeurs accordant peu de crédit à l’audace des compositions et ennuiera ferme les autres, en quête d’un chouïa d’originalité. Un disque bien trop ‘safe’.

 

The Feelies

The good earth

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Il a fallu six longues années avant de voir sortir le deuxième elpee des Feelies. Si bien que du line up initial, il ne reste plus que Glenn Mercer et Bill Million. C’est-à-dire les chanteurs/guitaristes. Mais le quatuor est passé à un quintet, suite à l’engagement d’un percussionniste. Produit par Peter Buck, le guitariste de REM, cet opus met davantage l’accent sur l’aspect acoustique. Et puis le son est moins brouillon et les compos moins expérimentales. Quoique toujours aussi complexes. Ce qui n’empêche pas l’ensemble de tenir la route. La frénésie semble en apparence moins présente. Mais ce n’est qu’une impression consécutive au soin des arrangements. D’ailleurs, les envolées de rythmes sont toujours aussi tribales. Et on retrouve ce style très caractéristique des échanges de cordes opérés entre Glenn et Bill. Simplement l’acoustique a pris le pas sur l’électrique. Les sèches sont, en outre, tantôt grattées, tantôt jouées en fingerpicking. Et les voix murmurées confèrent à l’ensemble un intimisme presque lo-fi. Pas difficile de comprendre pourquoi tous les artistes néo-folk se sont toujours réclamés des Feelies. Aussi bien Belle & Sebastian que The Dodos…

La réédition propose des démos, faces B, enregistrements ‘live’ et raretés, mais via une carte de téléchargement numérique glissée à l’intérieur du boîtier.

 

The Feelies

Crazy rhythms

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“Crazy rhythms” constitue le tout premier album de cette formation issue d’Hoboken, dans le New Jersey. Il est paru en 1980 et fait l’objet aujourd’hui d’une réédition. Revendiquant ouvertement l’influence du Velvet Underground et des Modern Lovers, le quatuor avait puisé son patronyme dans « Le meilleur des mondes » d’Aldous Huxley. Anti-groupe absolu affichant un look de nerds, The Feelies privilégiait avant tout la musique. Son mélange de psychédélisme, de pop et de punk est unique en son genre. Balisé sur un tempo krautrock, souvent enlevé, enrichi par de multiples percussions, il met en exergue des mélodies hymniques créées par des guitares duales, hypnotiques, répétitives, obsessionnelles même, tout en privilégiant la ligne claire, alors que les vocaux ne dépassent jamais le volume de l’instrumentation. Ce qui explique pourquoi cet opus deviendra une référence pour des groupes comme Yo La Tengo ou encore Galaxie 500. L’elpee recèle, en outre, une version insolite, mais particulièrement réussie du « Everybody’s got something to hide except me and my monkey » des Beatles. Séparée en 1992, la formation a décidé de se réunir en 2008, pour accorder quelques prestations ‘live’, aux States…

La réédition propose des démos, faces B, enregistrements ‘live’ et raretés, mais via une carte de téléchargement numérique glissée à l’intérieur du boîtier.

 

La famille DFA endeuillée

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Jerry Fuchs, le batteur de !!! (chk chk chk) et de The Juan Maclean est décédé dans la nuit du 8 novembre. Alors qu’il se rendait à une soirée caritative dans le quartier de Williamsburg à Brooklyn, Jerry Fuchs a fait une chute de 5 étages dans une cage d’ascenseur. Batteur de Maserati à ses débuts, l’Américain de Géorgie aura énormément milité au sein de l’écurie DFA (The Juan Maclean ou encore Holy Ghost !) James Murphy, leader de LCD Soundsystem et cofondateur du label newyorkais déclarera au Times : ‘C'était une des ces personnes que l'on connaissait tous. Il était généreux et vraiment bon dans ce qu'il faisait... c'est une grande perte’. Il avait 34 ans.

De l’énergie à revendre

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« The Origin of Energy » constitue le troisième album de Rhinestone Lives. Paru ce 15 octobre, il succède à « Exit Wounds » gravé en 2007. Cet album a été enregistré dans les Studios Molière à Bruxelles. Il serait constitué de chansons pop-rock dansantes. On est curieux d’entendre les compos de cette Finlandaise, établie dans la capitale européenne.

Tracklisting

1. Tired thought
2. How many times
3. Changing light
4. I never said I would be true
5. I gave you everything
6. Castle on sinking sand
7. Now I'm going to
8. Songs about sinking ships

9. La di da

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/rhinestonelives

 

Des ours bien attentionnés au Barbican !

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Le 31 octobre, Grizzly Bear s’est produit en compagnie de l’orchestre symphonique de Londres, dans le cadre de la fête d’Halloween. C’était au mythique Barbican. Et les critiques se sont révélées dithyrambiques ! Jugez plutôt :

‘A peine commencé mais trop rapidement fini…’ *Metro*

‘Tout est possible chez Grizzly Bear… le groupe a atteint les hauteurs insoupçonnées d’une mystérieuse beauté, lors de leur concert à Londres’. *Independant*

‘Ce soir leur riche musique atmosphérique a atteint de nouvelles hauteurs. Original ne fut pas le mot exact, mais plutôt sublime’. *Telegraph*

‘Le public en a profité de tout son cœur’ *Music OMH*

Espérons que leur concert du 8 novembre au Cirque Royal ait été de la même trempe. Une nouvelle édition de « Veckatimest » vient, en outre de sortir. Elle recèle 7 chansons exclusives enregistrées à travers le monde, dont « Foreground » immortalisé à Studio Brussel !

 

Kings Of Convenience

Entre fjord et sable chaud…

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‘Je pense que la solitude découle de l’indépendance et de la liberté, et qu’il est beau au contraire de dépendre de quelqu’un.’(Erlend Øye artiste norvégien, auteur-compositeur-interprète et membre de Kings of Convenience).

Kings of Convenience, c’est l’histoire de deux amis d’enfance intrinsèquement atteints de connivence et de complémentarité. Binôme où chacun trouve sa place, où nul ne s’empare du territoire musical de l’autre. Issus d’influences singulières, ils parviennent néanmoins à créer un univers sonore commun et cohérent. Alchimie parfaite qui se fait admirablement sentir sur scène. Et c’est précisément sur celle du Cirque Royal qu’ils avaient décidé de livrer leur premier concert en Belgique et de nous présenter leur magnifique troisième elpee, très justement intitulé « Declaration of Dependence ».

D’abord, Erlend Øye (chant/guitare/clavier), artiste atypique à la silhouette d’adolescent dégingandé, au visage flanqué de lunettes époque Brejnev et fan absolu de ‘Data Pop’. Jeune extraverti qui arpente volontiers le monde blasé de l’électronique et de la culture club. Extraversion qu’il exprime avec délices lors de chaque intermède musical. Instants fugitifs où le folkeux chétif vient briser les airs doux et mélancoliques du groupe et nous régale de son humour ironique et décalé. La symbiose s’installe rapidement chez les visiteurs visiblement amateurs de longue date et assurément conquis d’avance. L’interaction avec le public est  magistralement maîtrisée et facilite la métamorphose du spacieux Cirque royal en un convivial chalet norvégien où la douceur des mélodies folk nous caresserait l’âme autour d’un feu de bois qui n’embraserait pas. Ambiance parfaite pour réchauffer le climat automnal dont frissonne la capitale.

Ensuite, l’introverti Eirik Glambek Bøe (chant/guitare) affiche un charme scandinave plus discret. Il lui suffit de quelques mots prononcés en français, l’accent nordique en prime, pour conquérir irrésistiblement les visiteurs et les livrer inermes à son magnétisme naturel. Les inséparables se complètent inlassablement tels des acteurs d’une comédie du cinéma muet. Eirik, plus sage, a d’ailleurs souvent l’occasion d’intervenir entre les morceaux pour freiner les frasques excitées de son camarade d’enfance.  

L’union de ces deux artistes, sur scène, génère un concert d’une remarquable sensibilité et suavité. Performance musicale de velours à l’image du titre de leur intemporel premier opus sorti en 2001, « Quiet is the New Loud » : guitares acoustiques et inspiration puisées chez Nick Drake sur un voile transparent derrière lequel on pourrait apercevoir les silhouettes de Simon & Garfunkel. Un folk à la fois classique et contemporain qui marque le renouveau d’un genre éternel.  La légèreté des guitares acoustiques, la finesse et la limpidité des mélodies chagrinées s’enlacent sur des voix en surimpression. La voix plus frêle d’Erlend s’imprime naturellement sur le timbre chaleureux d’Eirik qui sublime les textes et, ensemble, construisent un folk harmonieux et cristallin. Pop/folk romantique aux apparences parfois simplistes et mielleuses mais jamais mièvre. Au contraire. On observe une facilité mélodique innée chez ces deux artistes. Antithèse parfaite d’un indietronica contemporain saturé d’electronica ou d’IDM.

Après 35 minutes de concert, les deux de Bergen sont rejoints par un violoniste et un violoncelliste afin d’étoffer soigneusement le jeu des guitares acoustiques. Le frottement et le martellement des cordes, les pizzicati répétitifs secouent les harmonies pour rompre tout soupçon de linéarité ou de monotonie. Un set magistralement orchestré par l’ensemble du groupe. 

« Mrs Cold » incarne joliment l’esprit Kings of Convinience 2009. Un morceau qui dessine des fjords majestueux dont les vagues de brume se briseraient  mystérieusement sur le sable ensoleillé et chaud de Copacabana. Une sorte de voyage intérieur et intimiste qui partirait de Norvège pour croiser l’Angleterre de Nick Drake et se poser enfin sur le sol brésilien de João Gilberto. Un impressionnant mélange de genres !  

En 2004, l’excentrique Erlend Øye avait rédigé un amusant mode d’emploi, à destination des débutants, axé sur cinq paramètres fondamentaux. Il nous reste à l’utiliser afin d’évaluer leur propre prestation scénique : 1. Le réglage du son : sans faille! - 2.  La musique : mélodieusement délicieuse. – 3. Le comportement : chaudement scandinave – 4. L’aération : pas sold out ! – 5. La lumière : discrète. 

(Organisation Botanique) 

 

Norah Jones remixée

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La splendide Norah Jones qui accouchera d’un petit dernier prénommé « The Fall » ce 16 novembre, désire relooker certains de ses morceaux. Elle a donc confié la tâche à ses amis Santigold, Beck et même Beastie Boys. Le résultat sera dispo sur une version limitée de la plaque.

Ca va saigner chez Yeasayer !

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« Odd Blood » est le titre du second elpee de Yeasayer. Il fait suite à l’énorme « All Hour Cymbals » et sera disponible le 19 février. Une date encore lointaine que les fans peuvent attendre en se mettant le premier single, « Ambling Alp », sous l’oreille. Le morceau est disponible gratuitement sur le site conçu pour l’occasion.

http://www.amblingalp.com

 

Le courage de Midlake

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Midlake. Enfin. Une troisième plaque est en chemin vers les bacs. « The Courage Of Others » verra y atterrira le 1er février et sera suivi d’une tournée qui passera chez nous à l’AB le 11 du même mois. Un nouvel ouvrage dont beaucoup se demandent s’il sera à la hauteur du grandiose « The Trials Of Van Occupanther » (2006).

Tracklisting :

Acts of Man
Winter Dies
Small Mountain
Core of Nature
Fortune
Rulers, Ruling All Things
Children of the Grounds
Bring Down
The Horn
The Courage of Others
In The Ground

 

Un Beach House de rêve

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Bonne nouvelle pour les fans de Beach House. Victoria Legrand et Alex Scally reviendront enchanter les chaumières début 2010 ! Après nous avoir captivés en 2008 avec sa « Devotion », le duo réinvestira les platines le 25 janvier. Ce troisième travail est intitulé « Teen Dream » est sera publié via Bella Union.

Numéro 5 de Liars

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Le cinquième ouvrage des Liars est en boîte. Sa date de sortie est prévue pour le 8 mars 2010. Il s’intitule « Sisterworld » et a été coproduit par les Liars eux-mêmes et Tom Biller (responsable des B.O. de la merveille de Gondry « Eternal Sunshine » et du très attendu Spike Jonze, « Where The Wild Things Are »). Un intriguant site spécialement conçu pour la promo de cet album est d’ores et déjà visible sur la toile.

Tracklisting

Scissor
No Barrier Fun
Here Comes All The People
Drip
Scarecrows On A Killer Slant
I Still Can See An Outside World
Proud Evolution
Drop Dead
The Overachievers
Goodnight Everything
Too Much, Too Much

Pour plus d’infos : http://www.thesisterworld.com

 

Un cadeau des Pixies

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En pleine tournée pour fêter les 20 ans de leur disque culte, « DooLittle », les Pixies ne limitent pas les festivités à la scène. La bande à Frank Black se fait pardonner auprès de ceux qui n’auront pas eu la chance d’assister à l’un des concerts de cette tournée en leur offrant un Ep live. Les quatre titres de « DooLittle 20th Anniversary Live » sont disponibles en téléchargement gratuit sur le site de la formation. Au menu : Gouge Away, Dancing The Manta Ray, Monkeys Gone To Heaven et Crackity Jones.

http://www.pixiesmusic.com/splash.html

 

Festival Les Inrocks 2009 'Tck Tck Tck' : vendredi 6 novembre 2009

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La Roux ayant déclaré forfait, c’est vers la formation irlandaise Two Door Cinema Club que les organisateurs s’étaient tournés. Beaucoup plus de monde pour le second jour. Presque 900 personnes. Faut dire que l’affiche était nettement plus alléchante…

Two Door Cinema Club nous vient donc d’Irlande. Mais du Nord. De Bangor, très exactement. Un trio (chant/rythmique + guitare + basse) qui bénéficie du concours d’un quatrième membre en live. Un drummer. Pour donner davantage de relief à la boîte à rythmes. Et ma foi, leur britrock ne manque pas d’allure. Le chanteur possède une superbe voix. Le groove ronflant de la basse est impressionnant. Et les accès de guitare sont souvent tintinnabulants (NDR : dans l’esprit d’un House of Love voire de Big Country). On pense à Franz Ferdinand, aux débuts de Bloc Party voire à ceux de Coldplay, le tout enrichi d’un zeste d’electronica, à la manière de Hot Chip. Et sur les planches, les musicos ont la pêche. Leur set va décrocher une belle salve d’applaudissements. Bien méritée, en plus. Pas pour l’originalité, mais pour la fraîcheur libérée tout au long de leur prestation…

Un top model pour embrayer. Enfin, côté mode. Plutôt mignonne, la mèche lui retombant souvent sur les yeux, la mini-jupe classe (NDR : style ‘Twiggy’), cette Américaine (NDR : elle est née à Washington mais s’est établie à New-York), chante (plutôt bien) en s’accompagnant à la guitare. Enfin en plaquant des accords de guitare. Elle est soutenue par un bassiste, un soliste et un drummer. Bref, un line up fort classique. La musique de Lyssie Trullie est très marquée par la pop des eighties (Blondie, Go Go’s), ne manque pas de charme ni de sens mélodique, mais son minimalisme est trop carré pour donner une quelque impulsion à des compos pourtant bien troussées. Résultat des courses, elles ont beaucoup de mal à se démarquer les unes des autres. On a malgré tout droit à une cover du « Ready for the floor » de Hot Chip. Néanmoins, ce concert ne me laissera pas un souvenir impérissable…

Florence & The Machine, c’est la nouvelle coqueluche de la scène pop/rock britannique. Pourtant, les quelques titres écoutés sur le MySpace ne m’avaient pas du tout convaincus. J’ai même eu l’impression de me farcir un clone d’Anne Clark. Mais il ne faut jamais rester sur une mauvaise première impression. Et ce concert va le démontrer (NDR : comme quoi, il ne faut pas de contenter des sites de socialisation pour se faire une bonne idée du potentiel d’un artiste ou d’un groupe, que ce soit au niveau audio ou vidéo ; c’est ici que les critiques émises par les journalistes indépendants –comme celles publiées sur votre Webzine– ont toute leur importance). Avant que le combo ne monte sur les planches, on assiste à la préparation de la déco. Dans le fond, une projection représentant une tapisserie fleurie. Des fleurs, il y en a partout. En plastique. Aussi, on ne sait pas trop si c’est pour fêter un anniversaire ou à la mémoire d’un défunt. Et puis des lampes chinoises (NDR : à moins qu’il ne s’agisse des cages à oiseaux) disséminées, un peu partout sur le podium. A gauche de la scène, une superbe harpe. Les lumières déclinent et les haut-parleurs diffusent un instrumental noisy (NDR : pas pu me rappeler, au moment d’écrire ces lignes, de quel morceau, ni de quel formation ou artiste, il s’agissait). Puis les musiciens montent sur scène. Florence, la dernière. Drapée dans une robe bouffante, on croirait qu’elle sort d’un conte de fées d’Andersen. Mais ce qui frappe d’abord, c’est sa longue chevelure cuivrée. Le set s’ouvre par « Between two lungs ». On est alors immédiatement fasciné par sa voix. A la fois son timbre et ses inflexions. Rappelant à des degrés divers Siouxsie Sioux (les ululements), Heather Nova (les envolées éthérées), Lene Lovitch (l’amplitude du registre) et Grace Slick (la richesse de la tonalité). Pour gouverne, Grace Slick était la vocaliste de Jefferson Airplane, puis du Jefferson Starship. Lorsqu’elle ne chante pas, Florence tourne sur elle-même ou alors frappe sur un tom, placé juste à côté d’elle, au milieu de la scène. Les morceaux défilent : le spirituel « My boy builds coffins », le venimeux « Kiss with a fish », le passionné « Howl », un « Dog days are over », au cours duquel elle invite le public à bondir sur place, le « Cosmic love » qui rend hommage à sa maman, l’épique « Blinding », caractérisé par son envolée de cordes ainsi que la cover du « You got the love » de Candi Staton ». Les arrangements sont soignés, élaborés et délicats. Le tempo versatile. Le climat parfois dramatique. L’instrumentation limpide. Faut dire que les interventions à la harpe apportent ce petit côté rafraîchissant aux compos. Et puis les drums alternent le fluide et le frénétique, alors que les riffs de guitare entretiennent un climat de mauvaise augure. On est totalement subjugué par la prestation et on est surpris lorsqu’elle s’achève par un « Rabbit heart » de toute beauté. Tonnerre d’applaudissements. Remerciements de la jeune Londonienne qui se rend compte, sans doute, d’un état de grâce qui lui a permis de communier avec le public…

Responsable d’un premier album de bonne facture (« Manners »), Passion Pit était donc invité à clôturer le festival. Un quintet issu de Cambridge (NDR : c’est aux States, dans le Massachusetts, pas en Angleterre !) fondé par le chanteur/compositeur Michael Angelakos. Drôle de voix. Sorte de falsetto campant un hybride entre Prince, Paddy McAloon (Prefab Sprout), Lionel Ritchie, George Michael et Green Gartside (Scritti Politti). L’expression sonore baigne dans une forme d’électro-rock bien dans l’air du temps. Principal préposé aux synthés et autres machines, Ayad Al Adhamy semble être le membre catalyseur du quintet. Et probablement l’ingé du son. En début de parcours, il quitte son poste, pour solliciter un meilleur réglage de la console. Le guitariste et le bassiste doublent aussi parfois aux synthés. Si bien qu’il arrive de voir trois électroniciens balisant les compos. Techniquement, le set est bien balancé, très puissant (NDR : oscillant le plus souvent autour des 105db) ; mais j’éprouve de grosses difficultés à rentrer dans cet univers trop synthétique à mon goût (NDR : probablement l’âge !) Et puis, il y a ce manque de passion (NDR : paradoxal pour un groupe répondant au patronyme de Passion Pit), de fièvre et ce zeste de folie qu’on retrouve par exemple, chez Friendly Fires. Acclamations nourries des aficionados de ce style musical. Mais pas de rappel. Un peu trop artificiel à mon goût ! Heureusement, ce soir, il y avait Florence & the Machine…

Two Door Cinema Club + Lissy Trulie + Florence & The Machine + Passion Pit

(voir aussi notre section photos) 

Organisation Aéronef Lille 

 

Themselves

Fidèles à eux-mêmes

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Lorsqu’ils ne sont pas absorbés par leurs projets personnels, Jel et DoseOne forment un duo de Hip Hop à la mode Anticon. Autant dire du Hip Hop qui mérite le respect. Et lorsqu’ils s’ennuient ou ne fricotent pas chez The Notwist, ils publient d’excellents disques. Le troisième du nom, « CrownsDown », est dans les bacs depuis le 20 octobre dernier. Venu défendre la galette en juin dernier à l’ABClub, les deux confrères remettaient le couvert pour deux nouvelles dates. Une première à Bruxelles et la seconde à Courtrai. Pour celle réservée à la capitale, Themselves a jeté son dévolu sur une Rotonde du Botanique bien remplie. Quoique loin d’être pleine à craquer.

En l’absence de première partie, l’attente a été relativement longue. Le duo apparaît finalement sur scène à 20h40 devant une assistance qui commençait à s’impatienter. Jeff Logan, alias Jel, se place sans cérémonie derrière ses manettes tandis qu’Adam Drucker, aka DoseOne, s’empare du microphone et le maltraite de sa voix nasale. Tiré à quatre épingles, le rappeur se lance dans l’arène sur un « Back II Burn » retentissant. Un petit rap que le public se prend en pleine tronche avant un « Oversleeping » où le gars dévoile toute l’étendue de ses aptitudes relatives à la discipline. Un débit impressionnant, digne d’un Busta Rhymes.

Jel reste discret sur ses machines et n’intervient qu’à quelques rares reprises au micro pour l’un ou l’autre duo ou pour répondre aux mauvaises plaisanteries de son acolyte. Ce dernier, plus qu’enthousiaste et affublé d’une jolie chaîne bling bling, ne peut s’empêcher d’enchaîner les traits d’humour entre chacune des compos. Un véritable moulin à paroles. Heureusement, son one-man show est rapidement éclipsé par les tueries extraites de « The No Music » et « Them » (« Good People Check », « Joyful Toy Of A 1001 Faces »…) et par le doigté de Jel qui s’acharne de plus en plus sur les boutons de sa boîte à sons. Le binôme, qui se montre aussi talentueux qu’au sein des épreuves studios, se retire après avoir délivré un « It’s Them », suivi d’un court rappel.

Themselves n’est pas parvenu entièrement à faire trembler la petite sœur de l’Orangerie, mais le duo a relativement bien défendu son « CrownsDown », une œuvre que certains qualifient d’inférieur au reste de sa discographie. Ce qui n’a pas empêché l’assistance de battre la mesure, des premières aux dernières notes.

(Organisation : Botanique)

Festival Les Inrocks 2009 'Tck Tck Tck' : jeudi 5 novembre 2009

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Petite confusion. En lisant l’intitulé de la 22ème édition du festival ‘Les Inrocks’, on y a ajouté ‘tck tck tck’. Mais rien à voir avec la formation américaine !!! (NDR : prononcez tchik tchik tchik), dont on aurait pu croire un instant faire la tête d’affiche. Le festival se veut toujours défricheur de talents. Et il ne faut pas oublier qu’avant de se forger une belle notoriété, des formations ou des artistes comme les White Stripes, Muse, Franz Ferdinand, Interpol, Editors, Arctic Monkeys, Libertines, les Kooks, Kaiser Chiefs, Oasis ou encore Devendra Banhart se sont produits dans de cadre de ce périple hexagonal. Enfin, la soirée de ce jeudi n’a enregistré que 400 entrées.

Il revenait à Violens d’ouvrir le bal. Une formation new-yorkaise dont le patronyme est le résultat d’une contraction entre violence et violons. Pas de violons cependant au sein du line up ; mais une violence bien contenue, canalisée par une forme de psyché/pop inspiré tour à tour par les Zombies, les Byrds et Johnny Marr. Enfin c’est l’impression qu’a pu me laisser le dernier (NDR : et seul) morceau de leur set, auquel j’ai pu assister. Un groupe à revoir, c’est une certitude…

On installe ensuite un pupitre, derrière lequel vient se poster un Dj. Qui commence à bidouiller pendant quelques morceaux sur ses machines et ses platines. Pas de quoi fouetter un chat… Lorsque soudain, apparaît un personnage vêtu d’une bure. Un instant, j’ai cru qu’il s’agissait de Julian Cope, revenu d’un pèlerinage à Stonehenge. Mais, lorsque de jolies jambes commencent à dépasser du manteau, plus aucun doute n’est permis : c’est une fille ! Elle est jolie, blanche et s’appelle Amanda Blank ! Se met à gesticuler, puis enfin à chanter sur une forme de mélange d'électro, de pop, de rap hardcore et de house. Mais lorsqu’elle enlève son déguisement, c’est pour s’exhiber en body particulièrement sexy. On comprend mieux pourquoi Amanda Mallory (c’est son vrai nom) est considérée comme la nouvelle bombe du rap. Pas trop mon truc, mais on s’approche quand même du podium pour mieux contempler ses formes. Et puis son show très chaud, sensuel et explosif. On pense à Lil Kim, Lady Gaga, mais surtout on se dit que si on avait une souris pareille sur son grenier, on tuerait le chat… (NDR : à transposer en picard, S.V.P. ; et puis à vérifier dans notre galerie photos). La féline, n’est cependant pas une néophyte, puisqu’elle a déjà bossé en compagnie de Yuksek, Diplo, Santogold, M.I.A., Plastic Little, Teki Latex de TTC, Ghosface Killah du Wu Tang clan et David Stisek de TV On The Radio. Pour le reste, ne m’en demandez pas plus. Peu réceptif à ce style de musique, je n’ai cependant pas snobé le plaisir des yeux (NDR : elle est quand même plus jolie à regarder que Margaret Thatcher…)  

Place ensuite aux Black Lips, un quatuor issu d’Atlanta, réputé pour son rock/garage crade, furieux, sauvage, bourré d’énergie, mais qui accroche immédiatement par ses mélodies contagieuses. Première constatation, la section rythmique est particulièrement solide et fédère la plupart des compos. Et si tous les musiciens se partagent les parties vocales, un des deux guitaristes se contente des backing vocaux. L’autre, le moustachu au chapeau de pèlerin possède une voix encore plus éraillée que celle du lead singer, Jared Swilley ; ce dernier jouant sur une drôle de basse. On pense au Clash, aux Fleshtones, aux Strokes, à Brian Jonestown Massacre et même parfois à Téléphone pour le sens mélodique ; mais ce sont les compos les plus canalisées qui font surtout mouche. Pas trop de provocation ou d’outrage ce soir (NDR : donc ni strip-tease, ni vomi, ni urine au menu, mais un simple collant entre deux des musicos). Bref un set fort plaisant, presque inoffensif, au cours duquel on aura droit aux inévitables, « O Katrina », « Cold hands », « Sea of blasphemy », « Stranger », « Fairy stories » et « Dutronc ». Sans oublier, un des rares morceaux plus tendres, « Bad kids ». Les Black Lips deviendraient-ils respectables. Pas bon pour le rock’n’roll tout ça…

Derrière Ebony Bones, se cache l’ancien drummer de Damned, Rat Scabies. Il est devenu arrangeur et producteur et tire les ficelles. Avant de se lancer dans la musique, Ebony Bones alias Ebony Thomas, était une starlette dans les séries de TV britanniques. Et puis elle en a eu marre et s’est lancé dans la musique. Ce qui explique sans doute ce sens du spectacle, du visuel, auquel elle attache tant d’importance lors de ses shows. D’abord, il y a ces deux choristes peinturlurées et vêtues de robes en vesse-de-loup, qui s’agitent tout au long du set. Ils sont sept sur les planches dont une saxophoniste, également très maquillée, un drummer au look efféminé, malgré ses longs cheveux et sa moustache (NDR : on dirait un pastiche de Tony Iommi, le guitariste de Black Sabbath, lorsqu’il était jeune), deux claviéristes dont un double aux percus, et un gratteur dont le chapeau doit avoir été trouvé dans les ruines du Machu Picchu. Et puis Ebony, dans une tenue improbable, très colorée, kitsch, clownesque presque, les collants blancs à petits cœurs, des bracelets partout et une coiffure crépue impressionnante. Tout au long du set elle va arpenter la longueur de la scène, en haranguant la foule. On se croirait en plein carnaval, mais pas celui de Rio, plutôt de Trinidad. Le groupe démarre sur les chapeaux de roues par « We know all about U ». Et va dérouler son mélange de punk, ragga, soul, funk, punk, r&b, et de rythmes africains sans pratiquement reprendre son souffle. Deux covers dans le tracklisting : le « Another brick in the wall » du Floyd et en rappel, quand même, « I wanna be your dog », des Stooges. Chouette alors ? Cela aurait pu. Mais le set est tellement linéaire qu’on finit par ne plus accrocher. Il manque un peu de raffinement dans la musique et de variation dans le show pour pouvoir mieux l’apprécier. Ce n’est peut-être qu’une question de temps et d’expérience…

Violens + Amanda Blank + Black Lips + Ebony Bones

(voir aussi notre section photos)

Organisation Aéronef Lille

Une cuiller en Or

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Leur denier elpee, « Ga Ga Ga Ga Ga » remonte à 2007. Et le prochain, « Transference » paraîtra le 25 janvier prochain. Drivé par le génial Britt Daniel, Spoon est certainement un des meilleurs groupes américains (NDR : c’est avis très perso, mais il tient la route) contemporains. Un quatuor texan, responsable de 6 albums remarquables, à ce jour, mais injustement méconnu. Alors vous pensez, une nouvelle pareille, mérite le champagne…  

Tracklisting :

1.      Before Destruction
2.      Is Love Forever?
3.      The Mystery Zone
4.      Who Makes Your Money
5.      Written In Reverse
6.      I Saw The Light
7.      Trouble Comes Running
8.      Goodnight Laura
9.      Out Go The Lights
10.    Got Nuffin
11.    Nobody Gets Me But You

Pour plus d’infos : http://www.spoontheband.com et http://www.myspace.com/spoon

 

Un coup de feu tiré par The Rifles.

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Le nouveau phénomène de la scène ‘indie’ anglaise se produira bientôt en France. Et puis en Belgique, c'est-à-dire le 6 novembre au Trix à Anvers. On les compare déjà à Blur et aux Last Shadow Puppets. Si c’est exact, on sera en présence d’une des formations anglaises les plus douées de la nouvelle génération ! En attendant leur périple, il vous est loisible de jeter un coup d’œil sur leur nouveau clip, déjà disponible sur YouTube, du morceau « The Great Escape ».

http://www.youtube.com/watch?v=mpom3ZVBI3U
http://www.therifles.com
http://www.myspace.com/therifles