Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

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Tommigun fait de vieux os…

Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution de Wooden Son, Tommigun rompt un long silence et dévoile « Heavy Bones ». Ce morceau inaugure un nouvel elpee éponyme, dont la sortie se profile pour le 20 novembre 2026…

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Tony Melvil

Tony Melvil contre vents et marées…

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« Anti-tempête », le nouvel album de Tony Melvil paraît ce 5 mai 2023. Sur cet opus, il nous invite à une plongée en douceur dans son écriture poétique à travers dix chansons à l’instrumentation délicate. Ces chansons sont structurées autour d’une guitare folk et d’une batterie légère soutenue par quelques programmations. Entre les mots et les mélodies de l’auteur-compositeur-interprète, une intrigante voix féminine vient jouer les trouble-fêtes, tandis que le violon, instrument fétiche et marque de fabrique du chanteur, nous rappelle à une forme de classicisme. Ce disque doux a quelque chose de rassurant quand il évoque les grands espaces, la nature, les chemins, les éléments et les saisons... Des mots en quête d’une forme de paix intérieure dans le brouhaha du monde ? La poésie comme un refuge nécessaire à la noirceur et aux pensées négatives sans aucun doute. L’album « Anti-Tempête » peut s’écouter comme une pause, une éclaircie ou un voyage (...)

Extrait de ce long playing, « Du dehors » est disponible sous forme de clip, là

 

Gia Margaret

Le piano romantique de Gia Margaret…

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Artiste multi-instrumentiste basée à Chicago, Gia Margaret, publiera son nouvel opus, « Romantic Piano », ce mai 2023.

‘J'ai écrit Romantic Piano avec un esprit de débutante’, déclare l’artiste. ‘Pour ce projet, j'ai pensé : 'Et si je pouvais effacer de ma tête tout ce que j'ai déjà appris sur le piano ? À quoi ressembleraient ces nouveaux morceaux, une fois dénués de tout cela ?’’

« Hinoki Wood » est à la fois le premier single et le titre d'ouverture de « Romantic Piano ». Il bénéficie d'une vidéo en stop motion mettant en scène le travail d’animation en pâte à modeler de Gaia Alari. À propos de « Hinoki Wood », Gia Margaret a déclaré : ‘J’ai brulé beaucoup d’encens d’Hinoki quand j’ai enregistré ce morceau. L’arôme de bois d’Hinoki est connu pour réduire le stress, la fatigue et pour stimuler le cerveau. D'une certaine manière, je voulais que les morceaux de cet album aient le même effet, que ce soit sur moi ou sur mes auditeurs.’

Au départ, Gia Margaret a appelé son nouvel album « Romantic Piano » pour plaisanter. Ses compositions au piano épurées et douces ont plus en commun avec Erik Satie, Emahoy Tsegué-Maryam Guébrou et le travail de Marginalia de Masakatsu Takagi qu'avec un diner aux chandelles ou une balade en gondole. Mais derrière cette petite plaisanterie se cache une autre intention : tout au long des 13 morceaux de cet opus, le romantisme est suggéré dans un sens plus classique, celui que les Allemands appellent ‘waldeinsamkeit’. Ses compositions évoquent les thèmes chers aux poètes romantiques : la solitude dans la nature, la capacité de cette dernière à guérir et à enseigner ; un sentiment de mélancolie contentée.

La vidéo de « Hinoki Wood » est disponible ici.

 

 

Fake Indians

27 fois oui pour Fake Indians…

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« 27 Okay », c’est le second single extrait de l’elpee de Fake Indians, qui paraîtra après l’été. L'album a été produit, enregistré et mixé par Sebastian Omerson au Number Nine Studio.

Depuis quelques années, les Fake Indians explorent, de long en large, l'underground belge. Dans leurs chansons, ils rassemblent des influences allant du rock alternatif des années 90 au reggae dub en passant par le kraut et le psychédélisme. Il y a trois ans, ils avaient gravé un premier opus baptisé « The Plague ».

« 27 Okay » est en écoute là

En concert

26/5 JH Comma, Brugge

02/6 Moc Perron, Hamme

28/9 De Roes, Gent

04/11 De Warande, Turnhout

 

triinu

Les guêpes de triinu…

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triinu est une artiste singulière qui mélange rock, blues et musique traditionnelle de son pays natal, l'Estonie. Elle a déjà sorti deux Eps, un en 2018 et l’autre en 2020. Elle nous propose son nouveau single, "Wasps".

Wasps, c'est une ballade gothique et symboliste. Des guêpes bourdonnent autour du verre de vin d'une jeune femme rongée par l'anxiété et la culpabilité. Trop longtemps loin de son pays, il n'y a plus que la tombe de sa grand-mère qui l'y attend. Dans ce titre fleuve, triinu (de son vrai nom Triinu Kivilaan) nous embarque dans un voyage émotionnel, porté par un arrangement naviguant entre l’intensité rock du power trio, l’onirisme d’un violon et d’une cithare, et la voix de la chanteuse tiraillée entre anglais et estonien, entre ses racines et son futur. Le clip de Lucie de Castro-Zaleski et Julie Treboutte souligne ce désir de retour aux sources par un travail autour des photos de l’enfance de Triinu dans la campagne estonienne, auprès de sa grand-mère. Par ailleurs, les ‘wasps’, les guêpes symbolisant l’anxiété, se superposent en animation à l’environnement de l’artiste expatriée en France, loin de son pays natal, poursuivie par les fantômes de ses ancêtres.

Pour découvrir le clip de "Wasps", c’est ici

 

 

Un nouveau tribute pour The Cure

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Le 23 juin, Alfa Matrix sortira un nouveau double cd en hommage à The Cure "A Strange Play Vol.2 - Tribute to The Cure". Il recèlera 27 titres enregistré par des groupes électro, synth pop et EBM d'Alfa Matrix et des formations cold wave, post-punk et rock gothique de la division Spleen+.

Neuf ans après la sortie d’un premier volume, les labels belges Alfa Matrix et Spleen+ ont uni leurs forces pour graver un second volume.

L'album comprend des réinterprétations de tubes classiques et de faces B moins connues, qui jettent une lumière nouvelle sur les morceaux originaux ou leur donnent une perspective sonore entièrement différente.

Compilé par et pour les fans de The Cure, ce double album a bénéficié de la collaboration de Noemi Aurora, Star Industry, Imjudas, The Ultimate Dreamers, The Breath of Life, Lovelorn Dolls, Neuroactive, Armageddon Dildos, Implant, Darkness on Demand (anciennement Dance or Die), Helle9 (un side-project d'Alien Vampires), Metroland, Aesthetische featuring Zombie Girl, Aiboforcen, Technoir, Kant Kino, Digital Factor, Regenerator, Lights A. M (un projet solo d'Essence of Mind), Neikka RPM, First Aid 4 Souls, Diffuzion, Avarice in Audio, Elektroklänge, Circumpolar et Cosmic Armchair.

Parallèlement cette compilation, le band de goth-metal/darkwave Lovelorn Dolls a publié un single et un clip vidéo pour sa reprise de "Lullaby". Le clip, entièrement créé à l'aide de l'intelligence artificielle, raconte l'histoire d'une jeune fille poursuivie par un homme mystérieux, menaçant et séduisant à la fois. La créatrice du clip, Kristell, s'est inspirée de sa propre expérience d'enfant, à la fois fascinée et effrayée par le clip original de "Lullaby" de The Cure. Et il est disponible ici

 

 

 

Les Nuits Botanique 2023 : dimanche 7 mai

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Les Nuits Botanique se déclinent, ce soir, en mode Grand Salon pour accueillir Dans San, après six longues années d’absence. Son nouvel elpee, singulièrement baptisé « Grand Salon », privilégie l’instrumentation acoustique. Il fait suite à « Shelter », paru en 2016. Et ce concert constitue, en quelque sorte, la ‘release party’ du band liégeois.

Coline Rio assure le supporting act. Après avoir sévi comme chanteuse, au sein de la formation nantaise Inüit, elle a décidé de se lancer en solitaire. Elle a assuré la première partie de Matthieu Chédid, lors de sa tournée des Zénith. Et vient de publier son premier LP, « Ce Qui Restera De Nous »,

L’artiste débute le set par « Elle Laisse », en s’accompagnant au piano, une compo qui nous pousse doucement et délicatement Coline vers la lumière et son univers poétique. Diaphane et puissante, sa voix évoque parfois Björk ou Liz Fraser (Cocteau Twins),

Des rampes de leds blanches inondent la scène. Deux stores ‘Luxaflex’ s’ouvrent et se ferment, laissant au gré de la machinerie, les flux de lumières filtrer.

Elle signale qu’elle aime la Belgique et surtout son public chaleureux. Dans ses chansons, il y a des questionnements intérieurs et des conflits intimes, des caresses fiévreuses et des sincérités attachantes. Elle les définit comme un dialogue avec le public, une confidence autour des sujets qui la touchent : la nature, l'amour, l'humain, les peurs et les doutes…

Petite ballade sensorielle, « La Rivière » épouse le mouvement de l’eau en côtoyant des chants d’elfes. La nature est la seule chose qui nous habite et nous soigne (‘Allongée dans la rivière quand mon cœur se fait verre. J’y respire’). « Ton Nom » est celui de l’être aimé dont on attend un signe et un retour d’amour. A travers « Disparaître », elle transforme son angoisse de la mort en des vertus positives. « Ma mère » c’est sa complice et un repère dans un reflet du miroir. « Se Dire Au revoir » dissimule plusieurs secrets au cœur d’un sujet houleux, celui d’une rupture amoureuse. Sous un format davantage électro, « Regarder Danser » nous invite à observer le mouvement de la vie, la nôtre, à s’abandonner devant la fusion d’un corps et son ombre entrelacés, deux éléments intimement liés. Et son concert de s’achever par « On m’a dit ».

Setlist : « Elle Laisse », « La Rivière », « Ton Nom », « Disparaitre », « Ma Mère », « Se Dire Aurevoir », « Regarder Danser », « On m’a dit ».

Le line up de Dan San est inchangé et réunit toujours Jérôme Magnée : (chant, guitare, claviers), Thomas Medard (chant, guitare, claviers), Maxime Lhuissier (chant, basse), Leticia Collet (chant, piano, claviers), Damien Chierici (violon, claviers) et Olivier Cox (drums).

« Eventually » entame le concert, tout en douceur. Chaque instrument prend son envol et se superpose judicieusement. Instrumental, « Awake » frôle l’univers du Floyd.

La voix de Thomas est addictive et très aérienne. On se laisse bercer par les mélodies des morceaux en fermant les yeux.

De doux accents électroniques raffinent cette pop soignée, aux allures anglo-saxonnes et très susceptibles de nous envoûter, à l’instar de « The Unknown » et « Dear Friend ». Elle devient même gracieuse et élégante sur « Grand Salon » et « No One In The House ». Le hit « Question Marks » n’est, bien sûr, pas oublié, mais surtout, il met tout le monde d’accord.

Tout au long du set, on savoure ces harmonies vocales qui enveloppent le mélomane dans un véritable cocon douillet où on se blottit sans peine. Le voyage peut commencer, nous entraînant au cœur d’une nature romanesque, tantôt terrestre, souvent marine, d’où s’évapore une multitude de sentiments délicats qui semblent s’adresser directement à l’âme.

Jérôme décrète la division de l’auditoire en deux parties, invitant l’une à chanter alternativement avec l’autre. Lorsque les ivoires de Letia deviennent atmosphériques, on se met à rêver d’un monde rempli de tendresse et de musique. Au bout d’une heure, le spectacle s’achève par le très ‘beatlesnesque’ « Hard Days Are Gone », avant que Dan San ne revienne sur les planches pour accorder en rappel, « 1994 ». Mais quelle soirée lumineuse !

Setlist : « Eventually », « Awake », « Lose My Mind », « The Unknow », « Dear Friend », « No One In The House », « Dream », « Midnight Call », Worried », « Nautilus II », « Question Marks », Hard Days Are Gone ».

Rappel : « 1994 ».

Dan San + Coline Rio

(Organisation : Le Botanique)

 

Beach House

Le devenir de Beach House…

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« Become », le nouvel Ep de Beach House, sortira en format physique ce 19 mai 2023. Cinq plages qui ont été produites par Beach House, mixées par Alan Moulder (piste 1), Trevor Spencer (pistes 2, 3, 5) et Caesar Edmunds (piste 4), et masterisées par Greg Calbi et Steve Fallone.

‘L’Ep est une collection de 5 morceaux issus des sessions de Once Twice Melody. Nous ne pensions pas qu'elles collaient à l'univers d'OTM, mais nous avons réalisé plus tard qu'elles s'inscrivaient toutes dans un petit monde à part. Pour nous, elles sont toutes un peu déglinguées et spacieuses, et vivent dans le royaume des esprits. Ce n'est pas vraiment là où nous allons actuellement, mais c'est certainement un endroit où nous sommes allés. Nous espérons que vous apprécierez ces morceaux’ Alex et Victoria / Beach House.

Retrouvez ces 5 titres sur le Youtube de Beach House en vous connectant sur la page Artistes du groupe en cliquant sur son nom dans le cadre ‘Informations complémentaires’

 

Grian Chatten

Le score de Grian Chatten

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Grian Chatten, le chanteur du groupe dublinois Fontaines D.C, vient de graver un premier single solo. Il s’intitule "The Score". Commentant le morceau, Chatten explique : ‘The Score est un souffle retenu, lourd de luxure. Je l'ai écrit à Madrid entre un ventilateur électrique et une plante mourante et j'ai l'intention de le laisser là-bas. Il a été inspiré par le sucre et un coucher du soleil.’

"The Score" est disponible sous forme d’une vidéo réalisée par Georgie Jesson, ici

 

 

The Poison Arrows

Le crime gazeux de The Poison Arrows

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Le groupe chicagoan, The Poison Arrows, sortira son cinquième elpee en juin prochain. Il s’intitulera « Crime & Soda ».

Cet opus est annoncé plus atmosphérique et plus optimiste que le complexe post-punk mathématique auquel le combo nous avait habitués.

À la fin de la pandémie et débordant de créativité, le trio a emménagé dans un nouvel espace de répétition et d'enregistrement à Chicago et a commencé à écrire de nouvelles compos.

En attendant la sortie de ce nouvel opus, la formation nous propose son nouveau single, « Mercurial moments erased », et il est en écoute là

 

 

The Laundromat Chicks

Les sentiers lumineux de The Laundromat Chicks

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Après avoir publié "Trouble", The Laundromat Chicks nous propose son second elpee, "Lightning Trails", que Tobias Hammermüller, a produit avec Martin Rupp (Jansky).

Loin des ordinateurs et des boîtes à rythmes, le groupe autrichien a enregistré sept morceaux dans une petite maison de Basse-Autriche, que les musiciens visitent régulièrement. Des guitares désaccordées, de légers morceaux de piano, des sons flous, ces morceaux n'ont rien à envier aux premières œuvres de Belle & Sebastian, mais aussi de Kings of Convenience et Feist.

Dans ses chansons, Tobias Hammermüller crée des mondes surréalistes, pour lesquels le jeune homme de 19 ans s'inspire de vieux films pour les entrelacer avec des histoires de la banlieue de St. Pölten.

"Lightning Trails" sortira ce 16 juin 2023.

Et le nouveau clip, « Let’s do this », est disponible ici

Pour en savoir plus, rendez-vous sur la page artiste en cliquant sur le nom du groupe dans le cadre ‘Informations complémentaires’.

 

ECHT!

ECHT! coule à pic !

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C’est ce 5 mai que sort "Sink-Along", le deuxième elpee du quatuor bruxellois futuriste ECHT ! Obsédé par le groove, le groupe s'inspire du meilleur de Jonwayne, DJ Rashad, J Dilla, Ivy Lab, Tsuruda et Aphex Twin, pour produire un son original.

Dans une société orientée presque exclusivement vers la technologie, ECHT ! trace une voie différente, qui remplace le mécanique par l'humain. Au cœur de son processus créatif fait de peau et d'os, les influences de la trap, de la bass music, du jazz et du hip-hop éclatent à travers un jeu expert d'instruments.

"Sink-Along" révèle une approche plus brute et plus directe que le premier opus

‘Echt’ signifie ‘vrai de vrai’ ; ‘vrai’ ou ‘réel’ en brusseleir (dialecte brabançon de Bruxelles). Ce nom fait directement référence au fait que sa transmission sonore est ‘réelle’, réalisée à l’aide d’instruments de musique conventionnels, par opposition à la musique assistée par ordinateur que la production pourrait suggérer. Il fait également référence au fait qu'aucun des membres du groupe n'est originaire de Bruxelles - le bassiste Federico Pecoraro est italien, le claviériste Dorian Dumont est français, le batteur Martin Méreau et le guitariste Florent Jeunieaux sont tous deux originaires de la région de Mons, en Belgique.

Retrouvez ces 10 titres sur le Bandcamp d’ECHT! en vous connectant sur la page Artistes du groupe et en cliquant sur son nom dans le cadre ‘Informations complémentaires’

Tramhaus

Troisième volet de la trilogie des singles pour Tramhaus

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Le nouveau double single de Tramhaus, "Minus Twenty" / "Erik'Song" sort ce 04.05.2023.

"Minus Twenty" constitue le dernier single de la trilogie que Tramhaus a publiée au cours des trois derniers mois. Ce dernier est un hymne hypnotique qui puise son inspiration lyrique dans les épisodes messianiques et les grands récits du passé. La chanson tente de remettre en question les notions de systèmes de croyances dogmatiques et de réimaginer l'histoire religieuse. Cette chanson, qui atteint un paroxysme émotionnel, dépeint la fragilité et la tragédie des plus grandes histoires de la vie.

Erik's Song est la face B du dernier single de Tramhaus. La chanson est à la fois inquiétante et enjouée, toujours prête à s'enflammer. Lukas chante de manière apparemment légère l'essence même de notre conscience éthique, en prenant pour exemple une histoire d'abus sexuel par le personnel militaire en temps de guerre.

"Minus Twenty" est disponible en clip ici

"Erik's Song" est en écoute là

 

 

 

 

Eosine

L’algue marine qui forme des buissons roses d’Eosine…

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Le nouvel Ep d’Eosine, "Coralline", est paru ce 28 avril, un disque qui mêle l'univers dreampop de ses débuts à des vagues shoegaze lancinantes. Les guitares sont tantôt aériennes tantôt saturées. Les harmonies vocales d'Elena Lacroix sont autant de chants de sirènes auxquels il est bon s'enivrer.

Successeur de son premier Ep, “Obsidian”, sorti en octobre 2021, "Coralline" a été mixé et masterisé par Mark Gardener du groupe mythique anglais Ride.

Pour écouter cet Ep, rendez-vous sur la page artiste du groupe en cliquant sur son nom, dans ‘Informations complémentaires’.

En concert :

5/5 Aralunaires (Arlon)

6/5 Beauraing is not dead

27/5 Austral Boréal (Liège)

23/6 Fête de la Musique (Saint-Gilles)

14/7 Dour Festival

Magon

Magon coincé quelque part dans la baie de La Havane…

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"Havana Bay" le 2ème single du nouvel album de Magon vient de sortir. L’elpee paraîtra ce 2 juin 2023. Il s’intitulera “Did You Hear The Kids ?”.

“Havana Bay” est une chanson d’été pétillante avec une touche de country rock. Le morceau est en quelque sorte à la fois mélodieux et subtilement antagonique, et Magon bascule facilement entre les personnages du stoned joker et du chanteur de ballades.

Le clip de "Havana Bay" est disponible là

 

 

Dièze

Dièze sur les traces de Viny Reilly ?

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Alors que la très belle aventure de BRNS s'est terminée dimanche passé au Botanique lors d'un concert mémorable aux Nuits, Diego Leyder sort (déjà) un nouvel album sous son alter ego, Dièze. Tout au long de « 'Hometapes #3 », Diego rappelle qu'il n'est pas seulement (ou n'a pas été) la guitare virevoltante et essentielle du groupe aux quatre consonnes, mais qu'il est surtout un explorateur, un expérimentateur, un musicien unique.

Après deux premiers Eps sortis en autoproduction et uniquement en ligne, « Hometapes #3 » est le premier album qui sortira ce 5 mai en édition cassette ultra-limitée sur dear.deer.records en Belgique et Figures Libres en France.

Sur les 8 titres qui composent l'elpee, Dièze peint des paysages sonores mélodiques impressionnistes et aventureux à l’aide de sa guitare et de ses pédales, explorant les méandres d’arpèges délicats, les recoins de polyrythmes espiègles et les possibilités infinies de ses effets.

Dièze présentera « Hometapes #3 » le 26 mai chez Un Peu à Bruxelles, en compagnie de Zaäar et le 2 juin au Belvédère à Namur.

Dans l’esprit d’un Durutti Column, il nous propose son premier single, « Changes », sous forme de clip ici. Et la musique est vraiment superbe !

 

 

Dan San

Dan San bien installé dans son Grand Salon…

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Sept ans après la sortie de "Shelter", Dan San signe son retour en publiant "Grand Salon". Il s’agira de son troisième opus.

Pour ourler ce nouveau recueil de pop sophistiquée, les six membres du collectif belge –enrichis de leurs collaborations respectives en production, tournée et composition pour l’audiovisuel avec The Feather, Condore, Pale Grey, Kowari, Sharko– ont pris soin de leur bien commun, replaçant le dessein de Dan San au centre de leurs mouvements.

Pour le finaliser, la formation s'est retirée aux portes de Paris, dans l'antre de La Frette. Cet ancien manoir, reconverti en studio d'enregistrement, tient une place à part dans l'histoire de la pop moderne. Feist, Patrick Watson, Timber Timbre, Idles, Parcels et autres Arctic Monkeys y ont en effet gravé leurs meilleures chansons.

Sous son intitulé francophile, "Grand Salon" ne cache ni ses ambitions ni ses préférences pour des sons typiquement anglo-saxons. À l’écart de la hype et des écoutes téléguidées par les algorithmes, les musiciens se sont réfugiés aux plus près de leurs disques de chevet. Bob Dylan, Simon & Garfunkel, Neil Young ou Nick Drake sont autant de références nécessaires pour comprendre l’ADN de ce nouvel album. Une passion renouvelée pour les Beatles au contact du documentaire réalisé par Peter Jackson, ainsi que la lecture d’une biographie de Geoff Emerick, ont également nourri l’imaginaire des musiciens.

L’album est paru ce 28 avril 2023

Le clip de "No one in the house" est disponible ici

En concert

      07/05/23 - Nuits Botanique - Bruxelles - BE - * Release Party *
      26/05/23 - Paradiso - Amsterdam - NL * Release Party *
      27/05/23 - Hnita - Heist-op-den-Berg - BE * Release Party *
      01/06/23 - Reflektor - Liège - BE * Release Party *
      08/06/23 - Hasard Ludique - Paris - FR * Release Party *
      23/06/23 - Fête de la Musique - Huy - BE  
      25/06/23 - Fête de la Musique - Izel – BE
      07/07/23 - On lâche rien sauf les chiens - Poligné – FR
      20/07/23 - Francofolies de Spa - Spa – BE
      26/08/23 - Août en Eclats - Soignies – BE
      03/09/23 - Bruis Festival - Maastricht - NL // TICKETS

 

Hideous

A la poursuite de Hideous…

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Hideous réunit Guillaume Lamont (RHEA), Tim Leyman (RAMKOT), Victor Defoort (Roméo Elvis) et Dajo Vlaeminck (Kids With Buns). Il a suffi d'une soirée dans un café pour que les musicos décident de tenter une nouvelle aventure.

En novembre 2022, le quatuor a sorti son premier single « Curse ». Il nous en propose son second, « Follow Me », une chanson sur le fait que peu importe à quel point on est coincé, on peut toujours retrouver son chemin pour s'en sortir et apprendre à vivre avec soi-même.

« Follow Me » est en écoute là

Prochains concerts

23/06/2023 Grensrock, Menin

30/06/2023 Festival Rock Werchter

16/07/2023 Boomtown, Gand

21/07/2023 Rock Olmen

 

Roots And Roses 2023 : lundi 1er mai

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La seconde journée du Roots & Roses a donc lieu donc le 1er mai, alors que dans un passé récent encore, elle se déroulait uniquement ce jour férié. Le temps est couvert mais suivant les prévisions météorologiques, on n’annonce pas de pluie. Peut-être quelques gouttes… on verra. A Lessines, c’est la fête du Travail mais aussi celle du blues, du rock garage et de l’americana ; soit tout ce qui correspond à ce festival. Hier, on a quand même constaté que le public était un peu à l’étroit sous cet unique chapiteau, pour les têtes d’affiche.

A 11heures pile, The Cleopatras ouvre le bal. Un quatuor italien qui réunit quatre jolies gonzesses, dont la chanteuse Vanessa, la drummeuse Camilla, la bassiste Alice et la guitariste Marla. Son premier elpee, « Bikini girl », est paru l’an dernier. Hormis « Amoureux solitaires » de Lio, chantée en français, les compos sont interprétées dans la langue de Shakespeare ou de Verdi et la plupart sont puisées dans ce long playing. Manquait plus qu’un « Banana Split » ! Le combo va nous réserver, quand même, deux plages extraites de l’Ep « Onigiri Head », « Apple Pie » et « Rock’n’ Roll Robot ». Son garage-rock-punk-surf bourré d’autodérision tranche par rapport au milieu résolument sérieux et … masculin. Belle entrée en matière !

Neptunian Maximalism est censé nous éveiller les chakras. Fondé en 2018, ce groupe propose un musique cosmique et expérimentale ouverte au free, psyché, doom et drone. Hormis le guitariste Guillaume Cazalet (parfois préposé à la cithare, mais pas lors de ce concert) et le saxophoniste Jean-Jacques Duerinckx, le line up du combo est à géométrie variable. Ainsi, en général, il implique deux drummers. Pour la circonstance, il n’y aura qu’un percussionniste. Musicalement, on a l’impression d’être plongé dans une ambiance indienne propice à la méditation. Pas trop la tasse de thé de votre serviteur, mais des goûts et des couleurs…

Place ensuite à Psychonaut, un trio malinois actif depuis 2011. Il réunit le chanteur/bassiste Thomas Michiels, le chanteur/guitariste Stefan de Graef et le drummer Peters (depuis 2020). Teinté de sludge, son post metal psychédélique s’inspire de groupes issus des 70’s, tels que Led Zeppelin et Pink Floyd, mais également contemporains comme Tool et Amenra. La formation partage la même vision que Graveyard et Kadavar, qui se produiront sur la même scène, plus tard dans la journée. Paru en 2018, son album « Unfold The God Man » est une œuvre essentielle dans sa carrière. Conceptuelle et complexe, elle aborde des thèmes philosophiques et existentiels. Depuis, elle a publié un second opus, « Violate Consensus Reality », en 2022. Si le premier morceau du set est instrumental, les suivants sont chantés par l’une ou l’autre voix screamée. La prestation est assez captivante. Et atteint son apogée sur « All I Saw as a Huge Monkey », « Interbeing » et « The Fall Of Consciousness », issus de cet opus génial qu’est « Unfold the God Man ». Rien à ajouter. Parfait !!

Lee Bains & The Glory Fires nous vient tout droit des States. Formé en 2011 à Birmingham (Alabama), ce trio pratique un rock alternatif, original et sudiste qui véhicule un message à la fois politique et écologique. On est d’ailleurs loin ici des clichés du genre trop souvent ressassés. Le trio implique le frontman, Lee Bains (guitare/chant), Blake Williamson (drums) et enfin Adam Williamson (basse).

Le concert débute par « Sweet Disorder ! », un morceau issu du troisième album, « Youth Detention » (2017). De loin, l’un des meilleurs du band. La musique de Lee Bains est alternative, puissante et contemporaine. Elle communique de bonnes sensations. Nerveuse, granuleuse, elle nous plonge au sein d’une bonne vieille musique country, débordante d'un esprit rock and roll certain, tout en soignant l’aspect mélodique. Extrait de « Old Time Folks », le dernier elpee du groupe, « Lizard People » est littéralement à croquer. Un excellent set, mais trop court. Mériterait de figurer parmi les têtes d’affiche, dans le futur.   

The Devil's Barkers est un autre duo guitare/batterie que votre serviteur adore. Et pour cause, il implique le guitariste Fred Lani (Fred & The Healers, Superslinger, X-Three, etc.) et Giacomo Panarisi (Romano Nervoso, Giac Taylor, Hulk), pour la circonstance, préposé aux fûts. A Lessines, ils sont presque à la maison. Le nouveau single de la paire, « The Carpenter », est une véritable tuerie. Et « The Punisher » est de la même trempe. A contrario, le plus paisible « Wise Man » est idéal pour entraîner votre partenaire sur le dancefloor. Une belle claque ! En espérant un album, pour bientôt…

Originaire du Sierra Leone, mais établi à Bruxelles, Bai Kamara Jr. est devenu Belge d’adoption, d’où il mène depuis plus de vingt ans une carrière internationale. Il met sa voix chaude et puissante au service d’une musique métissée de blues, de soul, de funk et de jazz ». Il est soutenu par The Voodoo Sniffers. Soit les guitaristes Tom Beardslee (Red Red) et Julien Tassin ainsi que le drummer Patrick Dorcean et le bassiste Jonathan Dembélé.

Depuis la sortie de l’elpee « Salone », en 2020, Bai Kamara Jr. est revenu à un son plus inspiré par le blues noir des origines africaines. En mars dernier, il a publié « Traveling Medicine Man » un LP dont il va nous présenter de larges extraits. « Troubles » et « Cold Cold Love » (« Salone ») se révèlent à la fois hybrides, onctueux et bluesy. « Miranda Blues » campe un blues du désert. « I Don't Roll With Snakes » serpente entre le boogie blues et les musiques traditionnelles issues de l’Afrique de l’Ouest. Enfin, « Fortune » qui clôt le concert, s’enfonce profondément dans le bayou.   

Ada Oda est une nouvelle formation issue de la scène bruxelloise. Son rock binaire et uptempo synthétise l’aplomb post-punk des eighties et les grandes envolées mélodiques propres à la variété italienne. Le projet a été initié en 2020, durant le premier confinement, par le guitariste/pianiste/vocaliste César Laloux (The Tellers, BRNS, Mortalcombat, Italian Boyfriend) et la chanteuse Victoria Barracato, qui n’est autre que la fille de Frédéric François. César décrit ses impressions sur l’amour et les gens qui l'entourent. Ses textes sont d’abord traduits en italien et ensuite adaptés par Victoria, fille d’immigré sicilien. Le duo est épaulé par le bassiste Marc Pirard (Italian Boyfriend), le batteur Alex De Bueger (Alaska Gold Rush, Gros Cœur) et le guitariste Aurélien Gainetdinoff (San Malo, Yolande Bashing). Un elpee à son actif : « Un Amore Debole », paru l’an dernier. La musique est rafraîchissante, punk, parfois garage (« Nienta Da Offrire ») et énergique, mais un peu bercée par la ‘dolce vita’ …

Fantastic Cat réunit 4 singer/songwriters américains. Ce sera une des découvertes de l’édition 2023 du Roots & Roses. Electrique, son folk exhale des effluves 60’s et 70’s. Ce quatuor implique Don DiLego, Mike Montali, Anthony D'Amato et Brian Dunne. Collectivement, cependant, les quatre transcendent leurs racines respectives et émergent comme une harmonie d'échange d'instruments qui fusionne le rock and roll et le folk.

Le set d’ouvre par le skud « C'Mon Armageddon. Une entrée en matière particulièrement éblouissante qui sert de tremplin à des morceaux comme « Wild & Free » et « The Gig ». En fait, le combo va dispenser une forme de ‘best of’ de son répertoire, dont la plupart des plages figurent sur la compile sortie en 2022, « The Very Best Of Fantastic Cat » ...

A l’instar de Deuxluxes, les Courettes est un couple uni à la ville comme sur la scène. Un duo brésilo-danois formé de Flavia (guitare/chant) et Martin Couri (batterie) qui éclabousse depuis quelques années déjà la scène néo garage européenne.

Les groupes qui proposent un rock/garage revivaliste sont légion. Mais les Courettes se situent franchement au-dessus du lot. Leur musique est inventive, fraîche et inspirée. Comme les Deuxluxes ils ont fait trembler le chapiteau.

Band instrumental, le Delvon Lamarr Organ Trio est issu de Seattle et pratique une forme de soul/funk à forte coloration sixties et seventies, dans l’esprit de Booker T & The MG’s. Baignant dans l’orgue Hammond, l’expression sonore libère pas mal de groove, mais votre serviteur décide alors de prendre une pause pour d’aller se restaurer…

Originaire de Berlin, Kadavar est né en 2010. Le line up implique le guitariste/chanteur Christoph ‘Lupus’ Lindemann, le batteur Christoph ‘Tiger’ Bartelt et le bassiste Simon ‘Dragon’ Bouteloup. Il reconnaît pour influences majeures The Doors et Hawkwind, mais surtout Black Sabbath et Led Zeppelin. Rétro, son stoner rock est teinté de psychédélisme, de blues et de doom.

« All Your Thoughts » ouvre les hostilités. La formation n’en n’oublie pas « Die Baby Die » et « Doomsday Machine », deux titres-phare de son répertoire.

La prestation terminée, votre serviteur vide les lieux. Il reste Pokey LaFarge, mais il a déjà eu l’opportunité de l’applaudir à deux reprises, au même endroit. Et puis, comme d’habitude, il s’est concentré sur les découvertes en débarquant dès l’ouverture du festival. La fatigue commençant à se faire de plus en plus sentir, il préfère rejoindre ses pénates.

(Organisation : Centre Culturel René Magritte, Lessines)

Roots & Roses 2023 : dimanche 30 avril

Lors de l’édition 2019, le Roots & Roses avait atteint son pic de fréquentation. En 2021, le festival avait été annulé, corona oblige, mais une édition estivale limitée avait été organisée au mois de juillet. En 2022, alors que les contraintes du confinement commençaient à s’assouplir, l’événement a pu se dérouler plus ou moins normalement, et sur deux jours ; cependant, il a dû faire face à l’annulation de plusieurs groupes et/ou artistes américains.

Malheureusement, cette année, les intempéries n’ont pas permis de planter les deux chapiteaux. Il n’y en aura qu’un seul, mais de 60 mètres de long, alors qu’au départ il était prévu d’en ériger un de 90 mètres. Aussi, en soirée, lorsque les têtes d’affiches se sont produites, il était difficile d’y pénétrer ; et bon nombre de spectateurs ont dû assister aux spectacles de l’extérieur. Le timing sera scrupuleusement respecté, en ne laissant que 5 minutes de battement entre chaque prestation qui se dérouleront alternativement d’un côté ou de l’autre de la tente.

Il revient à A Murder In Mississippi d’ouvrir les hostilités. Une formation gantoise qui pratique de la musique roots. Deux albums à son actif. Un éponyme paru en 2018 et « Hurricana », en 2021. Dans un style qui mêle americana, country, folk, blues et musique traditionnelle irlandaise, le band tisse des mélodies entraînantes sur de douces harmonies vocales soutenues par le violon, le violoncelle, la contrebasse et le banjo. Tout au long de « Blue Lake » les chanteuses tirent parfaitement leur épingle du jeu mais en trahissant une passion pour Dolly Parton et Emmylou Harris. Les interventions d’Alexandra Van Wesemael au violon sont à la fois empreintes de délicatesse et de mélancolie. Et celles du banjo sur « Forever and A Day » nous entraînent dans les grandes plaines du Far West sur des chevaux lancés à toute allure. Tout comme « River Whispers » alors que « Wrong Side Of The Road » incite à la danse country. Une belle mise en bouche !

C’est au tout de Purrses de grimper sur le podium ‘Roses’, après un soundcheck réalisé en un temps record. Si l’expression sonore de la formation bruxelloise évolue au croisement de l’énergie du rock, du groove, de la soul et du punk, la singularité du band émane de l’alternance des trois voix féminines, qui apportent sensualité et tranchant aux compos. Votre serviteur ne voit qu’une chanteuse, en l’occurrence Laura Ruggiero, la frontwoman d’origine française. Où se cachent les autres ? Le reste du line up réunit Simon François aux claviers et une section rythmique constituée de Max Poelman et Lucas Roger. Les compos ne manquent pas de charme et tout particulièrement « Wrong Tide » ainsi qu’une version réarrangée de « My Girl ». Le combo n’en n’oublie pas son single, « So Cool » ni ses incontournables « Ride The Dragon » et « Rolling Like This » …

Place ensuite à Howlin’ Jaws, un trio parisien fondé il y a une douzaine d’années. Son premier elpee, « Strange Effect », est paru en 2021. Les musicos affichent un look rockhab’ 50’s et proposent une musique vintage qui mêle pop anglaise des 60’s, garage rock caustique made in USA, rock’n’roll, blues et bien sûr, rockabilly. La formation est taillée pour le Roots & Roses. The Kinks et Status Quo constituent ses influences majeures. Elle entame d’ailleurs son set par le « Down Down » de la bande à Francis Rossi et feu Alan Lancaster, un énorme tube décroché en 1977.

Le guitariste est impressionnant, le chanteur/bassiste/contrebassiste charismatique, virevoltant, et le drummer dynamique. L’expression sonore est à la fois furieusement actuelle, pétillante et plein de vie. A revoir, dès que l’occasion se présentera…

Dans l’esprit de Blood Red Shoes et surtout des White Stripes, The Glüks est un duo ostendais qui réunit la chanteuse/drummeuse Tina Ghillebert (batterie et chant) et le guitariste Alek Pigor. A son actif, trois albums : « Barefoot Sessions » (2014), « Youth On Stuff » (2016) et « Run Amok » (2018), que votre serviteur recommande chaudement. On y retrouve une même énergie rock, noise et garage que chez les deux tandems précités. La formation a bien évolué ces derniers temps, arrivant à canaliser son énergie débridée, tout en laissant intactes rage et puissance et de plus en plus d’espace à la voix de l’excellente Tina Ghillebert. The Glücks incarne l’esprit de la nouvelle scène garage du nord de la Belgique. Ses influences oscillent de Robert Johnson aux Cramps en passant par les Sonics, Jon Spencer, les Black Keys ou encore Mudhoney, The Stooges et Thee Oh Sees. Une touche 60’s, un zeste de folie et l’énergie que seuls les duos batterie/guitare et chant peuvent nous procurer. Sur les planches ça claque et ça dépote…

Entre chaque concert, on peut assister à un combat de catch. De véritables acrobates aux looks de zombies !

Jérémy Alonzi, c’est un des guitaristes de The Experimental Tropic Blues Band. Il a choisi le pseudo Kamikaze pour se produire en solitaire, à la manière d’un Rémy Bricka. Enfin pas vraiment, puisqu’il se sert d’un synthé, de machines, d’une grosse caisse qu’il martyrise du pied et d’un micro, qu’il mange littéralement. Il a enfilé un marcel de couleur jaune vif. C’est un habitué du festival. Si en général il pousse le blues expérimental dans ses derniers retranchements, ici, il l’assaisonne de techno ou carrément de sonorités pour bal musette. Sa folie scénique met une ambiance folle dans le public. Sa créativité débordante est poussée à l’extrême. « Johnny, Go, Go » est revisité et « Dancing In The Storm » vire au délire. On a même droit à une cover des Doors. Bref, un show Kamikaze atypique et génial à la fois !

Chuck Prophet a rejoint, à la mi-eighties, le cultissime Green On Red de Dan Stuart, formation néo-psychédélique et incontournable du mouvement Paisley Underground. Sur les planches, il est désormais épaulé par Mission Express, groupe en compagnie duquel il livre un folk rock americana de bien belle facture. Chuck, qui a surmonté un cancer, n’a pu accorder qu'une poignée de spectacles en 2022. Aujourd’hui, il n’est soutenu que par la moitié de son quatuor. Soit Stéphanie Finch (claviers, vocaux, accordéon) et Vincente Rodriguez (batterie minimaliste) à la batterie minimaliste. De ce concert, on épinglera le magnifique « Run Primo Run », l’original « You Did (Bomp Shooby Dooby Bomp) », un « Marathon » au cours duquel Stéphanie assure à l’accordéon et aux ivoires, le « Always » de Chet Atkins ainsi que le Tex Mex « Queen Bee » …

Le set de la famille Durham était très attendu. Kitty Daisy & Lewis sont multi-instrumentistes et changent régulièrement d’instrument (guitare, piano, basse, batterie, harmonica, banjo, ukulélé, xylophone, accordéon, etc.) Le trio britannique bénéficie du concours d’un bassiste et d’un claviériste.

Le « Ooo Wee » de Louis Jordan (NDR : certains médias le considère comme le grand-père du rock’n’roll) & His Tympany Five remonte à 1954. La version proposée par K, D & L est délicatement rhythm’n’blues. Les compos puisent aussi bien dans le blues, la soul, le reggae, la pop, le garage, le folk, le ska, le rockabilly, la country que le rock'n’roll et la liste est loin d‘être exhaustive. Kitty, Daisy et Lewis explorent et mélangent les genres à la perfection !

La formation n’a pas publié de nouvel album depuis « Superscope », en 2017, un LP aux fortes réminiscences sixties. Lors de ce show, elle va puiser dans ses cinq elpees, mais aussi accorder quelques jolies reprises.

L’instrumental « Paan Boogie Man » ouvre le bal. Lewis enflamme carrément l’auditoire tout au long de l’acoustique « Developer's Disease » et de « Say You'll Be Mine ». Caractérisé par ses contretemps bien marqués, « Tommorow » trempe dans le ska. On se met alors à rêver de Kingston. Le trio n’en n’oublie pas ses standards, « It Ain't Your Business », « Good Looking Woman » et « Baby Bye Bye ». Et c’est l’inévitable cover du « Going Up The Country » de Canned Heat qui achève un spectacle parfait en tous points…

Première apparition des Deuxluxes au R&R, un duo québécois composé de la guitariste Anna Francesca Meyer et du multi-instrumentiste et Étienne Barry. Ils se consacrent également tous les deux aux vocaux. La batterie que Barry actionne à l’aide de ses pieds est vraiment minimaliste (NDR : c’est à la mode !) Fantastique, Anna a un charisme fou. La paire pratique un garage/rock puissant, teinté de psychédélisme, mais aussi d’humour. Points d’orgue du show, « Springtime Devil » et « My Baby & Me » ont littéralement retourné l’auditoire…

Chez Boogie Beasts, l’harmoniciste ‘Lord Benardo' (Fabian Benardo) est la figure de proue. Ce n’est pas la première fois qu’il débarque sur le site (Goon Mat & Lord Benardo, Left Lane Cruiser et Italian Job). Il est flanqué de Jan Jaspers, Patrick Louis et Gert Servaes. Boogie Beasts est considéré comme un des meilleurs blues bands belges, voire européens. Frénétique et contemporain, son style tient autant du punk que du boogie. Intitulé « Blues From Jupiter », son dernier long playing est paru en en 2022. Patrick Louis et Jan Jaspers se partagent tour à tour le chant. « How », « Mad », « You Don't Love Me » et « Bring It On » sont devenus des hymnes pour les aficionados du combo qui, concentrés aux premiers rangs, les reprennent en chœur, comme la plupart des morceaux d’ailleurs…

La musique du prodige étasunien Ron Gallo mêle subtilement fuzz, rock psyché et post-punk. Un poil vintage, bien coloré, le tout lorgne résolument vers les années 70. Après avoir drivé Toy Soldiers, Ron a commencé sa carrière solo, en 2014. Le Philadelphien est venu défendre son dernier LP, « Foreground Music », paru en mars dernier. « Please Yourself » (« Heavy Meta », 2017) entame le set, une compo spasmodique, très vintage qui nous replonge dans les seventies. Ron est armé d’une Fender Jaguar d’un rouge rutilant. Il faut reconnaître qu’avec ses sapes rétros, ses lunettes noires, ses paroles sèches et poétiques et sa chevelure afro, le gaillard a la gueule de l’emploi. Il est épaulé par le bassiste Joe Bisirri et le drummer Dylan Sevey. Ron Gallo égrène de petits bijoux rock, garage et punk pur jus US.

Le set s’ouvre par « Please Yourself » (« Heavy Meta », 2017). Parfois, on a l’impression de voir Tyl Segall en action. Le trio embraie par le single, « Entitled Man ». Gallo commence à incarner l'attitude de la nouvelle scène indie rock à Nashville. Pour ceux qui n'ont jamais assisté à un concert de Ron Gallo, il est important de rappeler qu'il est calme, doux et apaisant... jusqu'à ce qu'il ne le soit plus. Ses plaisanteries ponctuent le feu qui brûle dans les interprétations de son répertoire, sur les planches. Les spectacles de Gallo sont marqués par sa capacité à passer d'un chuchotement tranquille à une fièvre furieuse à la guitare en moins de 10 secondes. La foule s'est nourrie de l'énergie maniaque de Gallo et de son groupe. Un instant, la foule écoutait vaguement un gémissement de guitare imprégné de réverbération, l'instant d'après, elle sautait, criait, s'agitait et surfait.

Pas de Leyla McCalla pour votre serviteur. Il décroche. Demain, une autre longue journée l’attend.

Mais Nick Nijfels, notre correspondant néerlandophone était toujours sur place…

Jim Jones s’est déjà produit au Roots & Roses sous la formule Jim Jones Revue, et il revient ce dimanche 30 avril, sous celle de Jim Jones All Stars. Festif, son rock'n’roll à la Jerry Lee Lewis est caractérisé par une forte interaction entre les guitares et les claviers, mais des cuivres lui communiquent une touche soul, dans l’esprit de James Brown. La formation va même nous gratifier d’une reprise du « Everybody's got something to hide except me and my monkey » (Tout le monde a quelque chose à cacher, sauf moi et mon singe) des Beatles. Enthousiaste, le public a même décidé le groupe d’accorder un rappel. (NN)

La première tête d’affiche du R&R, Nick Waterhouse, n’a pas vraiment convaincu. Peu accrocheur, le son vintage hérité des fifties et des sixties aux influences soul, outre celles du rock'n’roll, aurait été bien plus intéressant à écouter dans son salon, un dimanche matin. Il y a bien un contrebassiste au sein du line up qui apporte une certaine originalité visuelle à l’ensemble, mais c’est le single « LA turnaround » qui s’est révélé le morceau le plus efficace… (NN)

Les Datsuns s’étaient produits en concert à l'AB en 2004 et au festival de Dour en 2006. On les avait un peu perdus de vue depuis. Ils jouent toujours du hard rock classique, avec tous les clichés à la Spinal Tap, même si le spectre d’Iron Maiden s'y est glissé. 

Amplis poussés à fond, solos à gogo, jambes écartées et guitares en l'air. Les anciens morceaux des débuts sont toujours les meilleurs, et notamment « Sittin pretty », « Harmonic Generator » et l'inévitable « MF from hell », lors du rappel … (NN)

(Organisation : Centre Culturel René Magritte, Lessines)

Nile On Wax

Nile On waX, le groupe de Catherine Graindorge, sort un nouvel album

"After Heaven" est le quatrième album de Nile On waX, le trio instrumental belge composé de la violoniste Catherine Graindorge, du bassiste David Christophe et du batteur Elie Rabinovitch. Pour rappel, la musicienne belge jouit d'une réputation internationale, comme en témoignent ses collaborations avec Iggy Pop, John Parish, Nick Cave, Hugo Race et bien d'autres.

La musique du trio propose un 'crossover' unique qui oscille entre post-rock, 'ambient', psyché et musique de film. 

Après trois albums ("Nox", "Freaks" et "Bell Dogs") parus sur le label belge dÉPÔT 214, des compositions pour la danse (Charleroi Danse) et le cinéma (Hal Hartley, Karim Ouelhaj), le trio a enregistré ce nouvel album en se laissant inspirer par les improvisations et en privilégiant la première impulsion. Une fois l'album terminé, le groupe s'est attelé à la recherche d'un label à l'étranger et a été ravi de rencontrer l'enthousiasme et l'engagement des Allemands de Tonzonen Records, qui sortiront l'opus le 19 mai.

L'album peut être pré-commandé sur Bandcamp: https://nileonwax.bandcamp.com/

Le 'release showcase' aura lieu à Bruxelles le 25 mai, à l'Ancienne Belgique, à Bruxelles, avec Rodolphe Coster en première partie. Pour réserver, c'est ici. 

Pour lire la chronique du concert de Catherine Graindorge avec son projet "Songs for the Dead", c'est ici. 

 

Les Nuits Botanique 2023 : dimanche 23 avril

Ce soir, c'est l’ouverture des Nuits Botanique 2023 ! Pour la circonstance, le Botanique et Bozar se sont associés pour présenter deux spectacles exceptionnels, qui se déroulent à Bozar. Avant le trio Merope, Catherine Graindorge a l'honneur de fouler les planches de la salle Henry Le Boeuf.

Cette violoniste et compositrice bruxelloise est active depuis 2012, date à laquelle elle a sorti son premier album solo, “The Secret of Us All”. Depuis lors, elle a multiplié les collaborations en compagnie d’artistes tels que John Parish, Hugo Race, Pascal Humbert et Bertrand Cantat (Detroit), Warren Ellis et Nick Cave (Jeffrey Lee Pierce Project) et, plus récemment l’iconique Iggy Pop pour un Ep baptisé “The Dictator”. Elle a également composé pour le théâtre et le cinéma, décrochant une nomination aux Magritte du Cinéma pour la bande originale du film dramatique, “Chant des Hommes”.

Ce soir, elle propose une création en avant-première, ‘Songs From The Dead’. Au moment où elle prend place au milieu de la scène, entourée de ses violons, de ses multiples pédales d'effets et de son harmonium portable, sa chevelure blonde rayonne et sa tenue, 100% noire, s'accorde à la thématique de son nouveau projet. A ses côtés, on reconnaît Pascal Humbert (16Horsepower, Lilium) à la basse et aux percussions, et Simon Ho aux claviers. Après une introduction musicale empreinte d'une douceur et d'une profondeur toute mystique, une silhouette se détache de l'ombre pour prendre place devant le micro : c'est Simon Huw Jones, le chanteur bien connu du groupe anglais And Also the Trees.

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Fidèle à son style unique, Simon pose sa voix envoûtante, alternant chant et déclamation dans un souffle romantique. Le violon de Catherine Graindorge vient mêler ses volutes sonores, tantôt chatoyantes, tantôt stridentes, à l'expression littéraire du Britannique. Le tout nous plonge au sein d’un univers cinématographique totalement hypnotique. En écho lointain aux envolées d'un Max Richter ou aux harmonies écorchées d'un Warren Ellis, la musique du quatuor voyage hors du temps, dans un espace onirique vibrant.

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Le point de départ de la création de Catherine Graindorge + Guests est un poème intitulé ‘A Dream Record’. Mexico, le 6 septembre 1951. Sous l’emprise de la drogue et de l’alcool, William Burroughs tue accidentellement sa femme Joan d’un coup de revolver en voulant imiter Guillaume Tell. En 1955, Allen Ginsberg écrit ce poème, dans lequel il raconte un rêve lié à l'événement. Il est à Mexico, Joan Burroughs est assise sur une chaise. Ils discutent et soudain Ginsberg, réalisant que ce n’est qu’un rêve, lui demande : ‘Joan, quelle sorte de savoir a-t-on lorsqu’on est mort ? Peux-tu encore aimer tes connaissances mortelles ? Quel souvenir gardes-tu de nous ?’ Inspirées par ce poème et par le mythe grec d'Orphée et Eurydice, les compositions du quatuor interrogent donc les défunts, ceux qui ont compté dans la vie de la violoniste belge, qu’ils soient intimes ou lointains. Les paroles de Simon Jones évoluent, c'est usuel pour lui, dans un 'stream of consciousness' subtil et solennel, pénétré par la puissance de la nature et l'illumination du moment présent.

Plus tard, deux choristes, Lula et Ilona Rabinovitch, les deux filles de Catherine, rejoignent le quatuor pour prêter leurs voix diaphanes à une composition tout simplement sublime, rythmée par les arpèges du piano, les envolées du violon et la poésie hallucinante de Simon Jones. “Silent Is The Day...”.

A l'issue de ce périple magique, quasi chamanique, on se dit qu'on aimerait pouvoir repartir chez soi avec, en ses mains, la musique de ce moment unique. Bonne nouvelle : le concert a été enregistré et filmé et fera l'objet d'un documentaire. A suivre !

Après une courte pause, le moment est venu de passer au spectacle du trio international Merope, qui a invité le chœur Jauna Muzika, de Vilnius, pour la première mondiale de son nouvel opus, “Salos”. Au milieu de la scène, on découvre la chanteuse lituanienne Indrė Jurgelevičiūtė, flanquée, à sa droite du Français Jean-Christophe Bonnafous à la flûte indienne (bansurî) et, à sa gauche, du Belge Bert Cools, à la guitare, aux claviers et aux effets électroniques. Placé sur la droite de la scène, le chœur Jauna Muzika réunit une quinzaine de chanteuses et de chanteurs, dirigés par Vaclovas Augustinas.

Au fil des premières compositions, on découvre une musique largement centrée sur le chant folklorique lituanien et le “kanklės”, un instrument à cordes pincées traditionnel, joué par Indrė, mais ces éléments sont combinés à des sons tantôt expérimentaux tantôt carrément électroniques.

Le chœur Jauna Muzika apporte à la l’expression sonore une touche majestueuse, inspirée de la musique sacrée. On se sent à nouveau transporté dans un autre monde, tout aussi mystique que celui de Catherine Graindorge. Dans une démarche totalement originale, le trio se saisit de la tradition folk pour la transformer en un laboratoire sonore inspiré par la modernité. On pense parfois à Björk ou à Wardruna et le côté 'ambient' électronique évoque Ben Frost. C'est comme une recherche rétrofuturiste des liens entre l'homme et la nature, au travers d'une méditation musicale pleine de virtuosité et de sensibilité.

Au moment de quitter Bozar après ces deux superbes spectacles, on se dit que les Nuits Botanique commencent de la meilleure façon, dans une aura lumineuse. Venues de Lituanie, les aurores boréales ont gagné nos régions et elles éclairent notre conscience de leur éblouissant éclat...

Merci au Botanique, à Bozar et à Sabam For Culture. Merci à Simon Hugh Jones pour l'interview qu'il nous a accordée avant le concert et qui sera publiée dans votre webzine favori !

Trio Merope + Catherine Graindorge

(Organisation : Botanique et Bozar)

Crédit photos : Axel Tihon (merci à Branchés Culture)

 

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