Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

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Various Artists

Dealin With The Devil : songs of Robert Johnson

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Plus de 60 ans après sa mort, Robert Johnson demeure le plus mythique de tous les bluesmen. Pourtant ce musicien itinérant avait largement moins de 30 ans lorsqu'il fut empoisonné par un mari jaloux. C'est qu'il avait du tempérament le Robert! Disparu trop jeune, je ne lui connaissais que 22 chansons. Ce qui ne l'a pas empêché d'être, très souvent, célébré.

" Dealin' " constitue donc une nouvelle messe à son intention. Douze titres sont interprétés par autant de vocalistes différents. Une seule constante, le trio de base: Corey Harris à la guitare et une section rythmique ‘de luxe’ composée de Mudcat Ward à la basse et de Per Hanson à la batterie.

C'est d'ailleurs Corey qui inaugure la collection par le très célèbre "Walkin' blues". L'homme nous a déjà prouvé tout son savoir-faire sur ses albums parus chez Alligator. Pas moins de trois chanteuses sont présentes. Debbie Davies reprend avec ferveur "When You got a good friend", en s'accompagnant de sa Telecaster discrètement amplifiée. La moins connue, Kris Wiley, chante avec autorité, respect et passion "Ramblin' onmy mind". Enfin, la rouquine Sue Foley prête sa délicieuse voix de fausset pour s'exercer sur "From four until late", tout en nous confessant que c'était là le premier blues qu'elle ait jamais interprété. Quelques seigneurs sont aussi présents. A commencer par le vieux, mais toujours sémillant pianiste, Pinetop Perkins. Il nous propose ce canon du blues, "Sweet home Chicago" (mais qui donc l'a réellement composé?). Kenny Neal a ramené guitare et harmonica pour chanter "I'm a steady rollin' man". Parmi les meilleures apparitions sur cet album, soulignons celle de Josh White Jr. Ce fils d'un des pionniers du Delta s'exerce sur un bottleneck bien subtil, tout au long de "Come on in my kitchen". Guy Davis prête sa voix graveleuse à "Stones in my passway". Eddie Kirkland joue de manière experte de la guitare acoustique sur ce bon vieux "Dust my broom". On se retrouve, au cœur des Appalaches, pour un curieux et peu connu "Last fair deal". Dave Van Ronk y chante et joue du banjo. Et pour conclure, le chanteur guitariste canadien Colin Linden nous flanque le frisson dans sa version minimaliste et dramatique de "Preachin' blues".

 

 

Nøught

Nøught

Écrit par

Fans de Godspeed You! Black Emperor, attention! Tant dans la configuration (10 membres) que par les structures des morceaux, beaucoup de choses nous rappellent notre groupe canadien préféré. Ne nous y trompons pas, il y a des différences, heureusement. Mais arrêtons-nous d'abord aux ressemblances. Mariant le noisy-rock et l'instrumentation classique (violons, trompettes et tutti quanti), les morceaux sont articulés en actes. L'aspect visuel et narratif tient également une place importante dans la philosophie de Nøught. A tel point que certains titres illustreraient à merveille des superproductions hollywoodiennes 70's. Un peu comme Jimi Tenor l'a démontré lors de son concert avec " Ensemble ", accordé Nuits du Botanique cuvée 2000. Richesse de l'instrumentation, surenchère, théâtralité et grandiloquence. Les différences maintenant. D'abord Nøught est un groupe rock, pas éthéré. Le ton est plus dur, moins vaporeux. Alors que GYBE structure son expression sonore un crescendo, Nought rentre frontalement dans le sujet et maintient une pression (quelques breaks jazzy quand même) jusque dans une explosion finale. La place de l'instrumentation classique ensuite. Ici les sections de cuivres et de cordes (violons à la " Dirty Three ") ne servent pas à appuyer, à renforcer un mur du son. Elles sont autonomes et participent activement à la construction des " mélodies ". A tel point que l'on pourrait se demander qui, des instruments classiques ou rock, sont les invités des autres. Assurément une très bonne découverte. Pour ceux qui n'ont pas froid aux oreilles.

 

Marineville

Red path house

A première écoute, la musique de Marineville nous fait penser à The Orb. A cause de ces pulsions électroniques qui font battre le cœur de la solution atmosphérique, pour ne pas dire intergalactique. Mais au fil de l'écoute, on y découvre d'autres perspectives. Jazzyfiantes surtout. Elaborées par un saxophone ou un piano électrique. Hip hop, également, mais ici, elles sont beaucoup moins évidentes. Ce " Realpath house " n'est cependant pas un album studio, mais une sélection d'enregistrements " live ", commis lors d'une tournée américaine qui s'est déroulée entre septembre 96 et juillet 97...

 

Linoleum

The race from the burning building LP

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Au moment de lire ces lignes, cet elpee est peut être déjà posthume. En effet, le guitariste et co-compositeur, Paul Jones, est sur le point de rejoindre Elastica. Et je vois très mal comment Linoleum pourrait se remettre d'un tel départ. Ce qui est vraiment dommage, car ce disque est vraiment intéressant. Leur deuxième. Datant de 1996, leur premier avait été enregistré sous la houlette de Paul Kolderie et de Sean Slade (Radiohead, Hole, Pixies). C'est dire si le célèbre duo de producteurs avait beaucoup d'estime pour eux. Mais venons en à cet opus. Qui alterne compositions atmosphériques, vaporeuses, abordées dans l'esprit d'un Mazzy Star, mais en moins sinistre ; chansons angulaires, fouettées par une conjugaison de cordes de guitares bringuebalantes et bourdonnantes, réminiscentes de Drugstore ; et puis titres carrément post new wave, insidieusement contaminés par le virus gothique. Pas pour rien d'ailleurs qu'on y retrouve une cover du célèbre " I'm in love with a german film star " des Passions. Une seule constante : les lyrics de Caroline Finch, qu'elle décrit comme l'antithèse de l'archétype de la chanson d'amour. Des lyrics qui reflètent la paranoïa, la folie et la désillusion…

 

Internal/External

Featuring...

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Quel obscur objet. Trip hop, electro, techno pop, indus, on ne sait sur quel pied danser. Enfin un disque intéressant me direz vous, sortant des sentiers battus. Détrompez vous, car même eux ne connaissent apparemment pas le à chemin emprunter pour arriver à leurs fins.

Plus collection de titres rapidement ficelés qu'albums à part entière, on est parfois surpris, souvent agacés. Surpris par la façon où sont amenées les influences, samplées ou imitées pour le plaisir, tel un jeu de pistes pour mélomanes cultivés (guitare Pixies sur « Talk too loud », Nine Inch Nails pour « Stepping up to the mic » ou Quantize, New Order pour  « I knew Them »). Agacés parce que passés l'effet de surprise, elles ne nous permettent pas de décoller, prenant alors des allures de voix sans issues. Bien qu'effectivement l'énergie subsiste, on s'ennuie ferme, sauf sur un ou deux tracks un peu plus surprenants, comme « Quantize », exercice d'expérimentations incongrus, ou le détonnant « I/E », jungle au mélodica qui gagnerait à servir de B.O.F.

Et si leur générosité devait s'accomplir dans cette direction, plutôt que dans le recyclage indélicat de références écrasantes ?

 

Gomez

Machismo (Ep)

Si Gomez a bien l'intention de sortir tout prochainement un box de 25 titres partagés entre inédits, raretés, faces B de singles, prises live et reprises, il a repoussé à l'année prochaine l'idée d'enregistrer un nouvel album. A la place, il nous gratifiera de deux EP ; et ce " Machismo " en est le premier. Découpé en cinq titres, il recèle en " The Dajon song " un psyché blues de plus de 13 minutes digne des trips les plus acides pratiqués sur la West Coast au début des seventies. Et on pense ici plus particulièrement à Grateful Dead, Jefferson Airplane et à Quicksilver Messenger Service. Beaucoup plus étonnant, le titre maître tente une diversion dans la dance, sans pour autant convaincre. Nous lui préférons le groove acoustique de " Do's and Don'ts " et surtout la très jolie et luxuriante ballade, " Touchin' up " qui bénéficie, pour la circonstance, du concours du London Session Orchestra. Seul " Waster " correspond au profil r&b bien spécifique à Gomez. Un titre qui aurait d'ailleurs pu revendiquer un statut de hit, s'il était sorti au cours des sixties...

 

Clover´s Cloe

Fast Fast

Écrit par

Deuxième maxi CD pour cette formation bruxelloise drivée par Cloé Defossez, chanteuse, guitariste, pianiste et compositrice du groupe qui avoue puiser son inspiration dans ses voyages au bout du monde, ses rencontres et ses nuits blanches partagées avec sa guitare. Ce qui frappe d'abord dans la musique de Clover's Cloé, c'est la structure classique de la chanson qui enrobe le format pop. Il y a bien une batterie, quelques samples et puis deux guitares. Une acoustique et une électrique. Sans oublier la contrebasse aux accès paradoxalement jazzy. Mais la présence du piano, d'une clarinette et surtout d'un violon (NDR : tenu par Jean Richelet, premier prix de conservatoire) balise inévitablement cette structure. Ce qui n'est pas un obstacle en soi. Au contraire. Et se révèle même agréable au contact légèrement new wave de " Fast fast (the lovers of the sky) ", ou encore du mélancolique " Out of time ", réminiscent de l'album intimiste de Kristin Hersh, " Strange angels ". Les deux derniers titres de ce maxi CD épousent, cependant, un profil beaucoup plus minimaliste. Presque lo fi, à l'instar d'une Mary Timony, voire d'Ani DiFranco. Comme sur " Bay-fall ", lorsqu'elle colle sa voix douloureuse aux accords plaqués, écorchés, de sa guitare et aux drums tribaux. Et lorsque pour " No matter ", elle accompagne uniquement sa voix intimiste, chargée d'émotion, de son piano sonore, c'est alors à Tori Amos que l'on se met à penser. Dommage que la production soit un peu terne ; sans quoi, avec un peu plus de maturité, Clover's Cloé pourrait, d'ici quelques mois, devenir la bonne surprise de la scène pop/rock belge…

 

Symphony X

V – The New Mythology Suite

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Sur fond de mythologie consacrée à l'Atlantide et aux légendes puisées dans l'Egypte ancienne, Symphony X dispense une musique technique mais jamais stéréotypée. Un groupe américain conduit par le guitar-hero Michael Roméo qui réalise la parfaite alchimie entre speed métal et rock progressif. On lorgne du côté de chez Dream Theater pour la construction des morceaux, chez Stratovarius pour les arrangements ainsi que chez Rainbow et Malmsteen pour la haute volée guitaristique. Symphony X s'offre tantôt une touche jazzy, tantôt une envolée mélodique arabisante ; et même l'utilisation parcimonieuse de cuivres renforce ses influences néoclassiques. Enchanteresse, magistralement orchestrée, " Rediscovery ", longue plage de plus de douze minutes, vient boucler ce cinquième opus en guise de démonstration parfaite de tout le savoir-faire d'un groupe aujourd'hui au sommet de son art. On ne se lasse pas de " V " ; et chaque écoute révèle son lot de surprises, à l'image du dernier Dream Theater auquel il n'a pas grand chose à envier. Remarquable!

 

Muse

Hanté par le falsetto de Jeff Buckley...

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Depuis la sortie de " Showbiz ", en octobre 1999, album qui a dépassé la barre de 250.000 exemplaires vendus à travers le monde, Muse n'a jamais cessé de tourner. Le trio de Teignmouth, une petite cité balnéaire du sud de l'Angleterre, a bien gravé quelques singles depuis, mais rien de vraiment très neuf à se mettre dans l'oreille. Pourtant, Matthew Bellamy, Dominic Howard et Chris Wolsenholme ont composé un tas de nouvelles chansons au cours de ce long périple, répertoire qui devrait leur permettre de graver un deuxième opus…

Il y a cependant loin de la coupe aux lèvres, puisque depuis leurs débuts, qui remontent officiellement à 1998, le combo s'est fixé une ligne de conduite draconienne. Matt (qui tient le plus souvent le crachoir) s'explique : " Nous n'entrerons pas en studio simplement parce que nous avons trouvé le temps d'enregistrer. C'était clair depuis le départ. Nous nous y rendrons lorsque nous pourrons offrir quelque chose de radicalement différent et de meilleur que le précédent. Si nous devions nous rendre compte que ce n'était pas le cas, même après l'avoir enregistré, nous ne le sortirions pas. Et ce sera chaque fois pareil ! " La barre est donc placée très haute, puisque ‘Showbiz’ était déjà d'excellente facture. Un disque qui leur avait valu moult comparaisons avec Radiohead, dans la presse spécialisée ou non. Ce qui peut s'expliquer en partie, lorsqu'on sait que c'était John Leckie, notamment responsable de la mise en forme de ‘The bends’, qui en avait assuré la production. Des comparaisons que les musiciens ne dérangent pas du tout. Ils les trouvent même flatteuses. Matt pense d'ailleurs que ces réactions sont dues au fait qu'aussi bien Thom (Yorke) que lui-même vouent une grande admiration à l'œuvre de Jeff Buckley ; et surtout à la force émotionnelle qu'elle était capable de libérer. Il considère même que Buckley est une influence majeure pour Muse. Lorsqu'il chante, il a parfois l'impression que son falsetto le hante. Brrr… ! Matt apprécie également beaucoup Tom Waits. A cause de son sens de la mise en scène. D'ailleurs il considère ‘Blue Valentine’ comme la chanson qui le décrit le mieux. En 1994, en assistant à un set de Rage Against The Machine, accordé au Reading, il a eu la confirmation que le rock devait être une expérience corporelle et pas seulement une nourriture pour l'âme. Ce qui explique sans doute pourquoi leurs concerts sont aussi urgents et intuitifs. Il s'intéresse cependant à d'autres courants musicaux. La musique espagnole notamment. Et en particulier les arrangements orchestraux de Villa Lobos. La musique symphonique également. Berlioz en tête de liste ( !?!?) ; parce que sa muse ( ?!?!) libère une intensité et une puissance incomparables. Le blues, par contre, c'est pas trop son truc, même s'il reconnaît que ‘Falling down’ en a des connotations. " En fait, la presse m'a déniché des racines blues, parce que j'ai un jour déclaré que Robert Johnson était un de mes compositeurs favoris ". Paradoxalement le groupe n'est pas tellement attiré par la britpop des Oasis, Blur et consorts. Mais plutôt par la musique américaine. Nirvana et Smashing Punmpkins en particulier. Parce que leur musique est un conducteur idéal pour libérer des émotions.

Fils de musicien qui a sévi au cours des 60's chez les Tornadoes, Matt est incontestablement la figure de proue de la formation. Normal, puisque non seulement il chante et joue de la guitare, mais aussi et surtout écrit les paroles des chansons. " Sur le premier album, il y a des choses qui sont inspirées par des expériences personnelles. Dorénavant, j'écrirai davantage à ce qui ressemble au monde. La face sombre de la nature humaine. Ses angoisses, ses douleurs, enfin tout ce qui appartient au quotidien. En fait, toute cette énergie négative vient de la ville d'où nous sommes originaires. Beaucoup de nos amis sont allés à l'université ou sont devenus des dealers. Si je ne m'étais pas investi chez Muse, je serais probablement devenu une personne détestable et violente. La musique me libère et véhicule mes émotions. " Quelque part, on pourrait imaginer que la frustration est un des thèmes principaux de ses chansons. Et ses chansons reflètent cet état d'esprit. " Il s'agit davantage de confusion que de frustration ", réplique-t-il. " La confusion au sujet de la vie, de l'existence".

Muse possède la particularité de disposer de six contrats différents à travers le monde. Aux USA, ils ont signé chez Maverick, le label de Madonna, en France, chez Naïve, en Allemagne chez Motor et en Grande-Bretagne chez Mushroom. Une situation qui peut paraître assez compliquée au départ, et même devenir à terme un handicap. Mais qui est finalement devenue la force du groupe. " En fait, cela nous permet de choisir où on va. Nous avons le contrôle total de notre production. Cela nous permet de choisir l'endroit où on veut jouer. En outre, si tu n'es signé que par un seul label, s'il te vire tu te retrouves sans rien. Dans notre cas, si un label nous lâche, nous en avons encore cinq de rechange, et on peut continuer. C'est une forme de stratégie. Et ce n'est pas aussi compliqué que tu penses à gérer. Nous avons engagé des managers compétents pour s'occuper de nos affaires… "

 

 

Cradle Of Filth

Moins satanique, mais plus horrifique…

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Même si le soufflé est un peu retombé, le black metal demeure un registre musical fort prisé par un bon nombre de metal freaks. Les hurlements sataniques, les looks démoniaques, ça marche toujours. Et là, Cradle of Filth est bien le leader de la meute...

Depuis leurs débuts en 91, ces Britanniques n'ont cessé de faire monter la sauce et de s'attirer haine et sympathie, jouant avec les mots, thèmes, apparences, images et propos chocs.

Leur slogan ‘Jesus is a cunt’, notamment, ne leur a pas rapporté que des amitiés. Certains organismes de censure et des associations catholiques (NDR : la Catholic League de New York, par exemple), s'en sont donné à cœur joie pour leur rentrer dans le lard. Le groupe leur répond à sa façon : cette année, il entamera sa tournée mondiale en... Israël!

« Il y a aussi là-bas des gens qui ne rentrent pas dans les moules théologiques conventionnels », nous a expliqué le vocaliste Dani Filth, de passage à Bruxelles. « C'est bien sûr ceux-là qui nous tiendront compagnie. On est vraiment impatients de s’y produire, même si la situation politique y est assez inquiétante... »

Toujours un brin provoc’ donc, même si l'on perçoit une certaine ‘évolution’ dans leur attitude. Ainsi, leur nouvel album ‘Midian’ semble moins porté vers le malsain religieux mais plus vers l'atmosphère quasi ‘gore’ qui les a logiquement accompagnés depuis leurs débuts. La formation sortira d'ailleurs d'ici peu un film, ‘Cradle of Fear’, franchement sanguinolent, et dont ils accorderont la primeur à leurs fans, via leur site web officiel.

En fait, il semble assez clair que le groupe a traversé récemment une sorte de période de remise en question. Il a connu quelques changements de line-up et a peut-être réorienté quelque peu son identité, sachant fort bien que dans le registre satanique, un Marilyn Manson a plus d'une longueur d'avance et de plus gros moyens.

A propos de moyens, on peut d'ailleurs se poser la question de savoir si le groupe n'est pas, là aussi, occupé à tenter de ‘faire le break’. ‘Midian’ est produit par John Fryer (Nine Inch Nails, Him...) et le groupe s'est entouré de spécialistes des films d'horreur (‘Nightbreed’, ‘Hellraiser’) pour la partie visuelle de son projet. Il s'est donné les moyens de frapper fort, donc. Evidemment, Dani Filth défend l'approche purement créative. « Pas question pour nous de tourner en rond. Et tant qu'à faire, si c'est pour se lancer dans le bon plan basé sur le roman ‘Nightbreed’ de Clive Barker, autant le faire à l’aide de spécialistes, non ? Bien, c'est sûr, on veut avancer, mais on est aussi conscients de qui on est et de ce qu'on fait. On n’aura jamais les possibilités financières de l'autre nulle qu'on voit derrière moi... »

Quelle nulle? Dani Filth bavarde dans un bureau de Zomba Records, devant un poster grandeur nature de Britney Spears. Et d’ajouter : « Mais on s’en tape évidemment. Par contre, on veut donner le meilleur avec nos moyens et répandre notre bonne parole. »

(Article paru dans le n° 88 du magazine Mofo de novembre/décembre 2000)

 

The Young Gods

Second nature

Écrit par

Même si l'année 2000 n'a pas vraiment été un cru à la hauteur de nos (énormes) espérances, elle fut pourtant une date charnière chez certains. Pour les Young Gods, notamment. Etaient-ils un peu las après bientôt deux décennies d'activité ou agacés par leur propre formule rock ? Une chose est sûre, ils ne pouvaient raisonnablement repartir de plus belle sans se régénérer ailleurs. Et puis, il leur fallait se repositionner face à l'armada de nouveaux petits prodiges de l'electro. En l'occurrence, ceux qui sont en possession du manuel de savoir faire, écrit par ces mêmes nouveaux dieux. De prime abord, une bonne partie de l'album contient une majorité de morceaux obliques qui manifestent de surprenantes références prouvant, s'il le fallait encore, l'éternelle jeunesse du trio encore au fait de l'actualité pointue. Jugez plutôt. Les nappes minimales et déconstruites d'obédiences ovaliennes procurent une saveur particulière au répétitif " Attends ". " Stick around " malmène nos oreilles avec ses rythmes martiaux empruntés chez Funkstorung. " Toi du monde " convoque Pan Sonic pour une subliminale traversée de paradis séchés. Quant à " Love 2.7 ", il clôture l'album par un subtil gimmick mélancolique pioché chez Future Sound of London. Quoique déstabilisants, ces clins d'œil fournissent à la poésie liquide, teintée d'écologie, de Franz Treichler, un éclairage suffisamment personnel pour qu'on ne l'accuse pas de plagiat éhonté. Pour preuve, leurs guitares abrasives peuplent encore pas mal de morceaux qui, paraissent du coup moins innovants, voire incongrus. Etourdissant morceau d'ouverture, " Lucidogen " garde une superbe ancestrale mais sonne un peu indus vieillot, alors que " Supersonic " évoque vaguement un Prodigy vieillard. La honte ! A cause de ces errements, ma sympathie pour le groupe ne parvient pas à pleinement racheter ces fautes de goût qui, pour la peine, feraient par instant passer nos Young Gods pour des icônes en cours de fossilisation. Dommage, dommage ! Un mini elpee aurait sans doute suffit.

 

Neil Young

Road Rock Vol I / Friends and Relatives

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Bien que grand admirateur de Neil Young, je dois reconnaître que cet album est un des plus dispensables qu'il ait commis à ce jour. Un disque ‘live’ qui réunit des extraits de sa dernière tournée aux States, accomplie en été dernier. Découpé en huit titres, il n'en recèle que deux véritablement intéressants. Soit les 18 minutes de " Cowgirl in the sand ", dans une version tout aussi électrique et vivifiante que celle qui figurait sur " Everybody knows this is nowhere ", et " All along the watchtower ", rehaussé par la présence de Chrissie Hynde, chanteuse des Pretenders. Seul inédit, " Fool for your love " ne passe pas la rampe ; il est beaucoup trop glacial. Et ne me parlez pas de " Tonight the night ", dont l'interprétation sans conviction fait injure à la mouture originale. Il existe même des bootlegs qui sont de meilleure qualité !

 

Neil Young

Silver and gold

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En renouant avec l'introspection acoustique, Neil Young vient donc d'achever une trilogie qu'il avait entamée par " Harvest " en 1972, et étendue à " Harvest moon " en 1992. Pour enregistrer ce " Silver & gold ", Neil a bien reçu le concours de quelques potes. Dont les interventions minimalistes se limitent au piano, à la basse, à la steel, aux drums et aux backing vocaux. Des backing vocaux auxquels participent, tout aussi épisodiquement, Emmylou Harris et Linda Ronstadt ; Neil se réservant, bien sûr, le chant, la gratte sèche et l'harmonica. Agé aujourd'hui de 58 piges et responsable de 32 albums, Neil a voulu, en quelque sorte, faire le point, tout en jetant un regard mélancolique sur son passé. Et les dix nouvelles chansons de cet opus transpirent ce sentiment de nostalgie. Il avait bien reformé Crosby Stills Nash & Young l'an dernier. Le temps d'enregistrer un album et d'envisager une tournée mondiale. Aussi, si son " Buffalo Springfield again " n'est pas un appel du pied à ses anciens camarades, il y ressemble très fort. Neil possède toujours ce timbre vocal gémissant si caractéristique et ce sens mélodique terriblement contagieux. Malheureusement, il manque un petit quelque chose à ce disque pour atteindre le niveau de " Harvest ". Un peu comme si la magie ne parvenait pas à opérer son charme. Un peu comme si les compositions avaient un goût de " déjà entendu ". Pourtant, à mon humble avis, interprétées ‘live’, ces chansons prendraient une toute autre dimension...

 

Rusty Zinn

The Chill

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Tous les amateurs de blues moderne savent que Rusty Zinn est devenu, depuis quelques années, le guitariste attitré de Kim Wilson. Originaire de Long Beach, ce Californien a fini par atterrir à Oakland, où il vit aujourd'hui. Un type hyper doué, nonobstant son jeune âge. A ses débuts, il a été fort influencé par le regretté Luther Tucker, un guitariste noir qui a longtemps milité au sein du groupe de Little Walter avant d'émigrer vers la West Coast.

Rusty comptait déjà deux albums à son actif, "Sittin and waitin" et "Confessin", tous deux sortis sur Black Top. "The chill" marque son passage sur le célèbre label de Chicago, Alligator, dirigé par Bruce Iglauer.

R&B au riff solide et dansant, "Just like a fish" est une ouverture gagnante ; et la Gibson de Zinn n'attend guère avant de décoller vers des sommets. Autre R&B semblant sortir tout droit des 50s, "Meet me halfway" lui va aussi comme un gant. Une composition qui porte l'empreinte de Leiber et Stoller. La partie de cordes soulève l'enthousiasme. "Fallin' rain" a été écrit par Luther Tucker. Rusty lui rend un hommage poignant en adaptant ce blues lent. Il trace des lignes mélodiques très intenses, avec un feeling déchirant. Zinn a écrit plusieurs plages. Certaines en compagnie de Rick Estrin des Nightcats. "She's got style", un rocker bien nerveux. "The big eye", un merveilleux blues rythmé. Sa guitare est créative et l'économie de notes rappele le meilleur de Peter Green (époque "Mr Wonderful"). Ballade douce et pleureuse, "Ladies choice" est évitable. Imprimé sur un rythme sobre mais assez menaçant, "Dying on the vine" repose une nouvelle fois sur un solo dépouillé, véhiculé dans une atmosphère bien ombragée. A plus d'une reprise, Rusty peut nous faire penser à Magic Sam. Comme sur "I played the game". Une composition écrite par Ronnie Weber (de Little Charlie & the Nightcats). Bob Welsh y joue efficacement de son piano! Côté reprises, Zinn s'attaque de manière paresseuse au "Moonlighht blues" de John Brim, avec l'appui de la slide d'un pilier d'Alligator, Mr Elvin Bishop. L'album se referme sur une version musclée du "Looking back" de Johnny "Guitar" Watson. Et pour ne rien vous cacher, sachez que j'adore la plage titulaire : "The chill". D'ailleurs, tout au long de cette composition, Rusty évoque à nouveau le Peter Green de la fin des 60s. Ou plus exactement de l'époque "Then play on". Parce que la guitare y est vraiment fabuleuse ; et puis ce blues teinté de rock possède un sens mélodique imparable. Excellent !

 

Zion Train

Secrets of the animal kingdom in dub

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Cette semaine on est gâté niveau dub, avec pas moins de deux albums de bonne facture mais aux orientations légèrement divergentes.

Zion Train, on ne les présente plus, continue de nous fournir des disques rondement fignolés sur Universal Egg. Pour Secret in the animal Kingdom in dub, aucun sons agressifs ne vient troubler le délicieux climat langoureux qui s'instaure au fil de basses et d'échos flottants révélateurs de leur ancestral savoir faire. On plane au sein d'une musique saine, positive, respectueuse des anciens. Peut être trop, d'ailleurs. Fidèles au piano dilaté, aux percussions organiques, ils restent les maîtres du genre, on n'en doute plus. Cependant, par instants, manque peut être un peu de fantaisie pour nous accrocher sur la longueur. Méfiez vous les gars, ça commence à tourner en rond, on ne vous suivra peut être plus les yeux fermés.

 

Yo La Tengo

And then nothing turned itself inside-out

Écrit par

En rangeant les guitares au placard, nos joyeux lurons nous livrent un album de sérénité et de profondeur : histoires à se raconter dans la pénombre, chuchotements et regards complices, rires à peines étouffés. " And then... " nous raconte comment l'humain peut mettre en musique ses moments les plus intimes. Arrêts sur image, ralentis sur une complicité qui unit le groupe depuis des années... Echos d'une compréhension et d'un bien être à vivre ensemble, cet album marque l'acceptation totale, amorcée depuis longtemps mais enfin arrivée à maturité, de la vitalité de leur expression sonore. En accord avec eux-mêmes, les membres de Yo La Tengo rendent ici hommage, de la plus belle façon qui soit, à la musique. Paisible.

 

T-Bone Walker

T-Bone blues

Écrit par

Aaron Thibeaux Walker est né le 28 mai 1910. Au Texas, à Linden très exactement. Tout jeune, il apprend le banjo, la guitare et le piano. Son 1er enregistrement date de 1929. Au cours des années 30, il passe à la guitare amplifiée, à l'instar de Charlie Christian. T-Bone s'établit à Los Angeles vers 1940.

Cette collection réunit des sessions réalisées entre 1942 et 47. De la toute première, on y retrouve deux plages, "I got a break" et "Mean old world", flanqué du pianiste Freddie Slack. Aaron fréquentait beaucoup les cercles jazz de l'époque. C'est donc entouré de nombreux cuivres que nous le retrouvons en 45, dans les studios de Chicago. Sa guitare force le respect et n'a pris aucune ride. Les soli sont surprenants par leur concision, le boogie porte la signature "T-Bone boogie", et le swing transpire naturellement.

 "You don't love me blues" et "Come back to me baby", le late night blues ou si vous préférez le blues fin de soirée, fait son apparition. Avec l'interprétation de "Evening" et surtout le triste "My baby left me", c'est réellement la marque indélébile du musicien qui rayonne. De retour à Los Angeles en 46, T-Bone dessine les accords plaqués qui feront l'essence de son style. Un style qui nous plonge dans une ambiance moite que l'on retrouve dans les petits matins des clubs de jazz et blues. Lorsque le tempo prend du rythme sur " No worry blues ", il affiche sa superbe. Aaron se fait shouter. Sa voix monte en puissance. Ses cordes envoient des réponses instantanées. Il est parfait sur "I'm gonna find my baby". Le style est désormais peaufiné.

Dix mois plus tard, le son superbe de "Hard pain blues" annonce bien le blues immortel "Call it Stormy Monday". T-Bone avait aussi marqué de son empreinte le jump qui fait encore autorité aujourd'hui. Il le rappelle sur "T-Bone shuffle". Essentiel!

 

The Waterboys

A rock in a weary land

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Après avoir mis ses Waterboys entre parenthèses, pendant sept longues années, Mike Scott a décidé de revenir à la big music ; celle qui lui avait permis, à ses débuts, de soutenir la comparaison avec U2. Il avait bien, entre-temps, signé deux albums solo, " Bring' em all in " en 95 et " Still burning " en 97. Deux chouettes elpees qui étaient, fatalement et incompréhensiblement, passés inaperçus. Pour enregistrer " A rock in the weary land ", il a salué le retour de son saxophoniste fétiche, le bien nommé Anthony Thistlewaite ; et puis reçu le concours de Thighpaulsandra, mieux connu pour avoir conspiré avec Julian Cope, et plus récemment en compagnie de Spiritualized. Et le résultat est plutôt convainquant. Mike est toujours aussi possédé par la nature de la musique. Ses lyrics intelligents et empreints de poésie. En voulant faire donner sa musique comme le Londres de la fin du XXème siècle confronté au grotesque de la culture moderne, ce n'est d'ailleurs rien d'autre qu'un message que Mike veut faire passer. Sa voix chaude, acide et chargée d'émotion. Encore que les quelques passages où il trafique son timbre, ne sont pas nécessairement judicieux. Hormis le dispensable " We are Jonah " et le confus " Dumbling down the world ", un peu trop calqué, à mon goût, sur " In a hite room " du mythique The Cream, le reste vaut son pesant d'eau précieuse. Depuis le torturé et luxuriant " Let it happen " au final extatique dans sa forme free jazz, " Crown ", en passant par les huit minutes somptueuses, lennonesques (" Mother " ?), de " My love is my rock in the weary land ", le poignant et contagieux " Is she conscious ? ", dompté par les palpitations de son piano sonore, le " Bowiesque " circa " Heroes ", le fluide " The charlatan's lament " et le tendre et irrésistible " The wind in the wires ". A 41 piges, Mike doit certainement se demander pourquoi le succès lui a aussi peu souvent souri. Pourquoi la bande à Bono continue de recueillir tous les lauriers, qu'il aurait tout autant mérités. Différence de recherche spirituelle, sans doute…

Roger Waters

In the flesh

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Roger Waters continue de tourner à travers le monde. Où il parvient encore à remplir des stades. Sa dernière tournée américaine a apparemment été un réel succès, puisqu'il a choisi des extraits de sets accordés lors de son passage à Portland, à Phoenix, à Las Vegas et à Irvine pour concocter ce double album. Qui recèle vingt-cinq titres en un peu moins de deux heures trente ! Des compositions issues de ses dernières expériences en solitaire, mais aussi et surtout du répertoire du Floyd. Et en particulier des opus " The Wall ", " Dark side of the moon " et " Wish you were here ". Sans oublier le célèbre fragment extrait de "A saucerful of secrets", "Set the controls for the heart of the sun" ainsi qu'une nouvelle chanson dédiée aux victimes anonymes qui ont été torturées en Afrique du sud, pendant l'apartheid, "Each small candle". Toujours en retard d'une guerre, l'ami Roger ! Pas la peine de tirer à boulets rouges sur cette œuvre, ni encore moins de lui vouer un culte. Waters et son backing band ont de la bouteille. C'est une certitude. Et le concours de James Guthrie à la production est un plus, c'est incontestable. Mais pour l'esprit rock'n'roll, faudra repasser. Ce double CD est donc destiné aux babas-cool qui ont la nostalgie d'un certain passé. Mais également à créer une ambiance intime pour un couple qui a envie de se réserver de gros câlins. Vous voyez le tableau : sofa, champagne, lumière tamisée, etc. Et en deux heures trente, on a vraiment tout le temps de prendre son pied (NDR : pas dans le tapis, hein !).

 

The Wave Room

Love medecine

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Le défunt et mythique Talk Talk a peut-être trouvé en Hamish McIntosh un héritier naturel. Un Ecossais dont le projet The Wave Room a rameuté une flopée de collaborateurs, parmi lesquels on retrouve Jah Wobble et le gourou du sitar Paul Wright. Pour un titre, c'est vrai. En l'occurrence " Houdini ", un composition irrésistible dans sa forme exotique overdubbée. Et puis surtout Robin Guthrie. Aux manettes. Ce qui ne l'empêche pas de donner de temps à autre l'un ou l'autre coup de sample, de guitare ou de basse. Découpé en dix fragments, ce " Love medecine " cultive la mélancolie douce, esthétique, en peignant des frémissements cinématiques à l'intérieur d'arrangements chatoyants, en développant des atmosphères synthétiques d'une grande richesse, des atmosphères balayées tantôt d'accords de guitare stellaires, de piano sonore, de chœurs délavés ou de l'un ou l'autre groove hypnotique, des atmosphères sur lesquelles se pose les lyrics poétiques de Hamish, qu'il chante d'une voix élégante et flottante. Cette œuvre devrait ravir les nostalgiques des Cocteau Twins, Dead Can Dance, His Name Is Alive et consorts…

 

Stan Webb

Jersey lightning

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Indigo aime sortir des tranches d'histoire du british blues peu connues du public. Cet album constitue déjà le sixième de Webb avec ou sans Chicken Shack, parus chez Indigo. Ces enregistrements datent des années 1975 à 78. Chez Chicken Shack, Stan Webb avait été, rappelons-le, l'un des meilleurs artisans du blues anglais qui fit fureur à la fin des sixties. Il était ensuite passé au hard rock progressif, avec un certain succès commercial à la clé. En 1974, il avait rejoint, de manière fugace, le Savoy Brown du chanteur/guitariste/compositeur Miller Anderson et de Kim Simmonds bien sûr. L'album "Boogie Brothers" en est le seul témoignage sonore. L'existence de Chicken Shack ayant pris fin, il avait formé son Stan Webb Band, en compagnie de Miller Anderson. Un excellent musicien qui avait fait partie du Keef Hartley Band. Fin des 70s, le blues ne faisait plus la loi et le punk battait son plein. Ce sera donc une période peu prolifique pour Stan l'extraverti. Cet album présente cependant des moments fort honorables. Dommage que les notes de pochettes soient si discrètes sur les musiciens qui ont participé à l'enregistrement de cet opus.

Selon mes archives, ce " Jersey lightning " compile deux albums différents. Soit "Broken Glass", du groupe du même nom, sorti en en 76, avec un autre chanteur guitariste, Robbie Blunt, et "That's the way we are", enregistré en Allemagne en 1978, et attribué à Chicken Shack. Un album fort rare, au demeurant. De ce disque, je retiendrai surtout le boogie assez furieux "It wasn't me", et l'excellent " Can't keep you satisfied ". Vous ne l'aurez peut-être pas reconnu, mais Miller donne de la voix lors de l'ouverture, "Standing on the border" ainsi que sur "Evil" de Willie Dixon. L'album se termine par les inévitables classiques du blues, "Let me love you" de Willie Dixon, et "Shake your moneymaker" d'Elmore James, saluant ainsi la réactivation de Chicken Shack.