La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

logo_musiczine

La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

The Intemperate Sons a fait irruption sur la scène rock alternative de Dallas (Texas), à l'été 2019, se distinguant immédiatement par un son mêlant riffs de guitare brûlants, mélodies obsédantes et profondeur émotionnelle brute. En 2021, son talent…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (26656 Items)

Spin Doctors

Here comes the bridge

En 1993, les Spin Doctors commettaient “ Two Princes ”, un single qui allait cartonner dans les charts internationaux. Dans la foulée, le quatuor yankee sortait un premier album, “ Pocket full of kryptonite ”. Dont le chiffre de vente allait dépasser les quatre millions d’exemplaires. Puis, le soufflé est retombé. Leur deuxième opus marque le pas. Quant au troisième, il se solde par un échec retentissant. Le guitariste puis le claviériste se barrent. La formation recherche alors un remède miracle pour éviter le naufrage. Et engagent une multitude de musiciens de studio pour enregistrer ce “ Here comes the bridge ”. Le résultat n’est cependant pas très concluant, même si la production demeure impeccable et les arrangements très soignés. Mais seuls trois ou quatre fragments ont conservé ce feeling irrésistible, ce groove contagieux qui en avait fait sa notoriété. Pour le reste, ce n’est pas plus brillant que le dernier opus de Lenny Kravitz.

 

Splender

Halfway down the sky

En débauchant Todd Rundgren pour produire son album, Splender a véritablement décroché la timbale. Pourtant, il y a bien cinq ans que le Philadelphien n'avait plus donné signe de vie. Mais il faut croire que la formation de NYC a pu trouver les mots pour le convaincre, et surtout la matière première pour le décider ; terrain fertile qui lui a ainsi permis d'accomplir une performance aussi remarquable que celle qu'il avait réalisée fin des eighties, lors de la mise en forme de l'album " Love junk " pour la formation canadienne, Pursuit of Happiness. Au sein de ses propres studios Utopia à Bearsville, excusez du peu ! Assisté, il est vrai par l'ingénieur du son Mike Shipley (Green Day, Dave Matthews, Aerosmith). Splender n'est cependant pas à Rundgren ce que Nirvana était à Butch Vig. Parce que le combo possède un talent fou pour mettre en forme une pop rock vivifiante, hymnique, aux harmonies vocales soignées, dignes de Tears For Fears ; et dont le sens mélodique subtilement électrique est aussi contagieux que celui du groupe australien, Deep Blue Something. Ce qui ne l'empêche pas, à l'une ou l'autre occasion, d'emprunter l'un ou l'autre accent à Bowie, à XTC et même à Queen...

 

Bruce Springsteen

18 tracks

Cette compilation consacrée aux compositions préférées du boss a le bon goût de réserver une place à l’une ou l’autre bonne surprise. Et en particulier à une nouvelle version solo acoustique de " The promise ", que Springsteen avait commis en février 99, ainsi que deux raretés. Tout d’abord " The fever ", titre qui remonte à 1973, et " Trouble river ", une composition qui avait été écartée de l’album " The human touch ". On retrouve, bien sûr, et parfois sous des versions inédites, la plupart des standards de Bruce, tels que " Rendez-vous ", " Loose ends ", " I wanna be with you ", " Born in the USA ", " Pink cadillac " et bien d’autres ; mais pas de trace de " Linda let me be the one ", ni du pourtant très classique " Born to run ". M’enfin, célébrer un quart de siècle d’existence en " 18 tracks ", c’est déjà une fameuse performance…

Starmarket

Four hours light

Bien que suédoise, cette formation semble particulièrement contaminée par la scène pop rock américaine. Et en particulier par Afghan Whigs, Brad, Sunny Day Real Estate, American Music Club ou Red House Painters. Le mélange des cordes de guitare acoustiques et électriques est particulièrement réussi. Le piano est profond et sonore. Les interventions de claviers discrètes ou subtiles. L’instrumentation est bien équilibrée. Les harmonies vocales soignées, le plus souvent falsetto. Différence, mais elle est de taille, la sensibilité pop prend le pas sur les desseins désespérés ou sinistres des formations yankees susmentionnées. Et si certaines compositions sont un peu plus fades, un peu trop tendres à notre goût, si vous préférez, l’ensemble ne manque pas d’allure, s’autorisant même une aventure plus progressive dans l’étonnant " Count with fractions ", réminiscence du King Crimson circa " Red "…

Stereophonics

Performer and cocktails

Issus du Pays de Galles, Manic Street Preachers et Stereophonics affichent certains points communs. Si vous ne vous en n’étiez pas rendu compte lors de la sortie de " Words gets around ", premier et excellent album du trio de Cwmaman, vous en serez totalement persuadés, après avoir écouté ce " Performer and cocktails ". Attention, pas le Manics à vocation pop, produit depuis la disparition de Richey James, et reconduit sur leur dernier opus, " This is my truth, tell me yours ", mais le Manics hymnique, mordant de " Generation terrorists " ou de " Gold against the soul ". Sans pour autant négliger l’aspect mélodique des chansons. Parfois, elles sont même adrénalisées par le punk, comme sur l’intro " Roll up and shine ". Mais en général, elles demeurent fondamentalement et passionnellement rock. De sa voix tour à tour meurtrière, âpre ou moelleuse, Kelly Jones épanche, avec une pointe d’humour, mais avec beaucoup de réalisme, des contes rongés par le malheur, la rumeur, le désir, les chuchotements, la tristesse, et même la mort. Des contes essentiellement inspirés de faits divers qui se sont déroulés dans leur petit village natal, du sud du Pays de Galles. Un seul reproche, une certaine uniformité dans le ton, impression qui nuit quand même au climat général de l’album…

 

Stretch Princess

Stretch Princess

L’histoire de ce trio débute à Londres, lorsqu’une Irlandaise, répondant au nom de Jo Lloyd, rencontre David McGee. Elle chante, joue de la basse et compose au piano. Lui, s’est forgé une réputation de drummer, en bourlinguant au sein d’une multitude de formations londoniennes. Ils décident de recruter un guitariste. Par voie de petites annonces. Et sélectionnent un certain James Wright. Australien de naissance, émigré en Grande-Bretagne depuis l’âge de 4 ans. Mais comme leur musique ne semble pas vraiment correspondre aux aspirations du public insulaire, la formation décide de s’exiler aux States. A New-York, très exactement, alors que franchement, Boston, nous aurait semblé être une destination plus judicieuse. Pourquoi ? Parce que ce combo dispense une noisy pop allègre, qui cherche constamment, à l’instar du défunt Veruca Salt ou de Juliana Hatfield, un équilibre mélodique entre l’intensité électrique et la vulnérabilité des harmonies vocales ; harmonies conduites, il est vrai, par le timbre vocal fragile, délicat de Jo, qui campe un hybride entre celui de Tanya Donelly (Belly) et d’Harriet Wheeler (Sundays). Produit par Sean Slade et Paul Q Kolderie (Radiohead, Mighty, Mighty Bostones, Hole), leur premier opus, éponyme de surcroît, recèle en " Sorry ", non seulement un premier single, mais également le titre maître de la bande sonore du nouveau film de Miramas, " Teaching Mrs Tingle "…

 

Suede

Head music

En enregistrant sous la houlette du producteur des Happy Mondays, Steve Osbourn, Suede prenait le risque d’être contaminé par la dance. Il n’en est rien. Bien sûr, on y ressent la griffe très personnelle de Steve, qui n’a d’ailleurs pas lésiné sur les boucles, samples et autres bidouillages, dont il a le secret. Plusieurs compositions de " Head music  " épousent ainsi un profil funk plus ou moins marqué. Et on pense tout particulièrement au single kravitzien " Electricity ", au fiévreux, languissant et sensuel " Asbestos " ainsi qu’à " Savoir faire ", qui s’ébroue dans un climat " Prince ", avant d’évoluer vers le trash de T Rex. Mais Suede ne s’est pas seulement contenté de soigner son groove. Accordant, suivant sa bonne habitude, une bonne place, au raffinement des arrangements. Comme sur la ballade pure Suede " Everything will fly ". Ou lorsque les orchestrations flirtent allègrement avec l’Orient. Tout d’abord sur " Indian Strings ". Et puis également tout au long de " She’s in fashion " ; même si la chanson est enrichie d’un piano électrique jazz funk post Steely Dan et abordée avec une attitude glamour, plus Cockney Rebel que Bowie. Un Bowie dont le spectre, traversé d’éclairs d’électricité " Frippertronics ", plane au-dessus d’ " Elephant man. Mais également sur " Hi fi ", sorte de " Station to station " revisité par le Human League adolescent. Et dans le domaine de l’alternatif, Suede a encore fait plus fort. Sur le luxuriant " Can’t get enough ", un morceau qui navigue à la croisée des chemins du Chicago Transit Authority, circa " I’m a man ", de la cold wave joydivisionnesque de " She’s lost control " et du psyché punk de Sonic Youth. Excusez du peu ! Autre innovation, Neil Codling, le claviériste, et Richard Oakes, le guitariste, commencent à participer à la composition, alors que de son côté, Brett Anderson s’est mis à la guitare, mais acoustique. Et dans cet exercice, ce n’est pas un manchot…

 

Sunny Day Real Estate

How it feels to be something on

Après avoir commis deux albums, Sunny Day Real Estate, se sépare. Nous sommes alors en 1995. Nate Mendel et William Goldsmith rejoignent Dave Grohl, au sein de Foo Fighters, alors que Jeremy Enigk décide d’entreprendre une carrière solo. Quant au guitariste Dan Hoerner, il se retire du circuit musical, histoire de prendre un repos sabbatique auprès de son épouse et de son chien (NDR : si on en croit la bio !). Les membres du groupe n’ont cependant jamais perdu contact, puisque l’an dernier, ils se sont réunis pour enregistrer ce nouvel opus. Seul Nate n’a pas répondu à l’appel, et est ici remplacé par le drummer de Mommyheads, Jeff Palmer. Les musiciens de SDRE n’ont cependant plus le temps ni la prétention de poursuivre l’expérience full time. Ils se sont simplement promis d’y revenir circonstanciellement, sous la forme d’un projet. A l’instar d’un Brad, par exemple. Un groupe auquel, nous sommes également forcés de songer, après avoir écouté ce " How it feels to be something on ". A cause des vocaux falsettos d’abord, et puis du climat puissamment émotionnel, qui se dégage tout au long de l’opus. Sans le côté funk, cependant. Et puis, en moins languissant. D’abord, parce qu’il n’y a pas ou peu de claviers, juste un zeste de mellotron. Et puis, parce que les guitares sont toujours présentes. Acoustiques, semi acoustiques, ébréchées ou déchiquetées ; mais sans jamais submerger la texture mélodique, un peu comme chez Swell…

Super Furry Animals

Guerrilla

Super Furry Animals est un groupe qui déborde d’imagination. Et on avait déjà pu le constater lors de la sortie de ses deux premiers albums. Tout au long de ce « Guerrilla », il aborde la technologie avec un esprit futuriste, psychédélique, si vous préférez, sans pour autant négliger le sens mélodique des ses compositions ; que nous pourrions même qualifier d’omniprésent, quoique rampant. Un peu comme si Gorky’s Zygotic Mynci avait mangé du Blur. Et au fil de l’écoute, on va de surprise en surprise. En particulier, lorsque la formation galloise parvient à associer drum & bass avec une steel guitar, ou encore sur l’étonnant et aquatique « The door to this house remains open », abordé dans l’esprit d’Aphex Twin. Plus basique, cette fois, garage punk même, « Night vision », évoque ni plus ni moins The Fall, alors que le single « Nothern lites », aux sonorités transportées par la chaleur des cuivres et du xylophone, nous entraîne dans le monde des Caraïbes. Un disque franchement inspiré, qui bénéficie, en outre du talent de chanteur de Gruff, dont le timbre d’argile se fond naturellement dans l’ensemble…

Super Furry Animals

Out spaced

Ceci n’est pas le nouvel album de SFA, sa sortie étant prévue pour l’été 99, mais une compile réunissant quelques flip sides de singles, des sessions d’enregistrement réalisées pour la BBC, les premiers morceaux de plastique pressés chez leur premier label " Ankst ", quelques raretés, et l’inévitable " The man don’t give a fuck ". Ce qui vous permettra de vous faire une petite idée du chemin parcouru par la formation galloise entre 93 et 98, dans le domaine de leur musique pop hybridée de rock, de punk, de psychédélisme, de space, de métal, de funk, de techno, de dub , de house et même de prog. Tout un programme ! Une occasion également de mieux comprendre pourquoi SFA incarne le Todd Rungren des nineties. Et croyez nous, ce n’est pas une " Utopia "…

Supergrass

Supergrass

L’attitude et le look moulé dans les sixties, la plupart des influences pompées dans les seventies, le romantisme pathétique profilé sur les eighties et les deux pieds dans les nineties, Supergrass est devenu aujourd’hui, une des valeurs sures de la pop britannique. Et si les douze compositions de son nouvel opus n’ont plus rien de surprenant, elles ont au moins le mérite de ne jamais décevoir. Parce qu’elles sont soignées, enrichies de ces harmonies vocales outrageusement raffinées, que nous pourrions qualifier tantôt de beatlenesques, de byrdsiennes voire de brianwilsonesques (NDR : Brian Wilson est le leader des Beach Boys) ; des chansons chargées de cette adrénaline juvénile que seul le trio d’Oxford est capable de nous inoculer. Et « Moving », premier single qui a été extrait de cet elpee éponyme, en est le plus bel exemple. Fruit d’une rencontre hypothétique entre le Floyd circa « Animals » et Average White Band, il ouvre la voie à des compositions tellement contagieuses, parmi lesquelles « Pumping your stereo », imprimé sur un boogie digne de « Jean Genie » voire « Rebel rebel » de Bowie, ou « Your love », dont la vivacité glamoureuse nous rappelle les débuts de Japan, nous semblent les plus représentatives.

Supernaturals

A tune a day

Bien qu’issu de Glasgow, ce quintette flirte allègrement avec la britpop. Sous toutes ses formes. On y retrouve tantôt l’allégresse capricieuse de Blur, le lyrisme engagé de Carter USM, le groove de Primal Scream partiellement épuré de sa house, les harmonies vocales beatlenesques circa " Abbey Road ", le sens mélodique de Supergrass, le romantisme grandiloquent de Nilsson, et d’autres références encore qui enjambent plusieurs décades de pop et de rock, mais aucune de vraiment 'Supernaturals'. Ce qui nous permet de conclure que ce " A tune a day " est un opus agréable, sans plus.

Supersub

Fly pilot fly

Avant d’écouter cet album, nous avions eu la chance de découvrir cette formation batave sur les planches. Et malgré la maigre assistance devant laquelle Supersub a dû se produire, il faut reconnaître que le set fut tout bonnement impressionnant. On comprend mieux ainsi pourquoi Virgin s’est empressé de signer ce quartette. D’autant plus que le groupe peut compter sur deux excellents guitaristes. Et notamment sur un certain Felix Maginn, responsable des lyrics, mais également des lead vocals. Un Irlandais, né à Belfast, qui s’est très tôt exilé aux Pays-Bas, pour fuir le climat conflictuel qui opposait les catholiques et les protestants. " Fly pilot fly " constitue déjà le deuxième opus de Supersub. Treize fragments aux harmonies vocales impeccables, presque byrdsiennes, aux arrangements soignés partagés entre cordes ou de cuivres, claviers ou sitar ; treize compositions hyper mélodiques, contagieuses, sixtiesantes, dignes de Cast, mais en plus électrique. Un bien bel album !

The Swans

Photographs and Letters

Pas de méprise! Cet album n'est pas une œuvre posthume de la bande à Michael Gira et de Jarboe, mais le disque d'un obscur duo, apparemment néerlandais, qui ne semble pas avoir beaucoup de scrupules pour usurper le nom d'un mythe de la no wave new-yorkaise. D'autant plus que leur musique est mièvre, insipide, sophistiquée à l'excès, voire eurovisionulle. Excellents instrumentistes, les deux comparses auraient même intérêt à postuler pour un emploi auprès d'Obispo ou Dion...

David Sylvian

Dead bees on a cake

La réunion des ex membres de Japan, sous le patronyme de Rain Tree Crow, n’ayant pas récolté le succès escompté, David Sylvian a donc décidé de reprendre sa carrière en solitaire. Dont le dernier fait saillant, l’album " Secrets of the beehive ", remonte quand même à une bonne douzaine d’années. Et pourtant, chaque fois, on tombe sous le charme. Oh, bien sûr, les méchantes langues reprocheront à cette œuvre d’être trop longue, trop atmosphérique, de renouer, sur l’un ou l’autre fragment, avec la new age orientale. Ils n’ont rien compris. Tant pis pour eux. En fait, David a souvent laissé une place à la recherche, sur ses disques. Le double elpee " Gone to earth " y était d’ailleurs totalement consacré. Et puis, dans le passé, il a également mené des expérimentations avant-gardistes ; tantôt en compagnie de Brian Eno ou de Robert Fripp.

A l’origine cinq des chansons de ce disque étaient prévues pour le nouvel album d’Ingrid Chavez, sa compagne ; mais comme elles n’ont pas abouties, il a décidé de les intégrer à ce " Dead bees on a cake ". Ingrid, participe cependant aux backing vocaux, sur deux compositions. Comme quoi, rien n’est jamais vraiment perdu. Mais venons-en au plat de résistance. Et tout d’abord à " I surrender ". A la fois cuivré et éthéré, il exerce un véritablement envoûtement, atteignant même des moments d’émotion vertigineux. Blues urbain, " Midnight sun ", réalise la rencontre hypothétique entre Tom Waits et Ed Kuepper, alors que " God Man, truffé de bruitages et d’arrangements, épouse un profil obsessionnel proche de " Gentleman take polaroids ". Notre titre préféré ! Un album finement ciselé dans l’élégance, le lustre et la spiritualité, qu’il enrichit de son baryton unique, profond, mélancolique, sensuel, en étreignant des paysages musicaux frémissants, empreints d’une spiritualité diffuse… Pour enregistrer ce morceau de plastique, David a reçu le concours de quelques invités de marque. Et notamment les musiciens de jazz Kenny Wheeler et Bill Frisell, ainsi que le docteur ès " world music ", Ryuichi Sakamoto, sans oublier son frangin Steve Jansen et sa dulcinée, Ingrid Chavez. Du grand art !

 

Saddar Bazaar

Path of the rose

Fondé en 1990 par les frangins Shaun et Rehan Hyder, Saddar Bazaar est issu de Bristol. Une formation qui n’a cependant aucun atome crochu avec la trip hop de Massive Attack, Tricky, Portishead et consorts, parce qu’elle explore les profondeurs les plus abyssales du psychédélisme. Avec beaucoup de bonheur, il faut le souligner. On a parfois l’impression de retrouver les climats orientaux développés au cours des sixties, par le Third Ear Band. Pas étonnant lorsqu’on sait que Shaun est un petit virtuose du sitar et Dave Spencer un mordu des percussions insolites (dholah agoual, tablas, etc.). Tery Banx aux claviers ‘hammond’ ou à l’accordéon et Rehan à la guitare, le plus souvent ‘slide’ complètent le line up. Les musiciens du quatuor sont d’ailleurs d’excellents amis de Cornershop, qu’ils ont probablement influencés, tout comme Kula Shaker, et peut-être même Blur. Un groupe finalement fort intéressant qui avait bénéficié, dans un magazine insulaire, d’une métaphore plutôt flatteuse, puisqu’elle comparait ni plus ni moins Saddar Bazaar à un Velvet Underground qui serait né à New Delhi au lieu de New York, mais un Velvet Underground privé de vocaux….

Salaryman

Karoshi

Exclusivement instrumental, cet album est le produit de l’imagination d’un quatuor yankee. De Champaign dans l’Illinois très exactement. Un groupe féru de technologie moderne. Howie Kantoff, Rose Marshack, Jim et Rick Valentin, disposent ainsi d’une armada de machines les plus sophistiquées les une que les autres pour concocter leur solution sonore. Pourtant, le résultat sonne curieusement désuet. Le groupe conjuguant son post rock sur un mode revivaliste. Au temps des sixties, pour ne rien vous cacher. Surtout lorsque les claviers poussiéreux et psychédéliques, rognent littéralement les mélodies…

Scritti Politti

Anomie and bonhomie

Onze longues années que Scritti Politti n’avait plus gravé d’album. Il avait bien sorti un single en 1991, mais rien de très personnel, puisque le morceau choisi pour figurer sur ce disque n'était autre qu’une reprise du « She’s a woman » des Beatles. Tout au long des onze fragments de son nouvel opus, Green Gartside jongle avec la hip hop, le rythm’n blues, la pop, le funk et même le psychédélisme, sans jamais se départir de cette sophistication bien personnelle qui lui avait permis de commettre, dans le passé, des hits de la trempe des « Wood beez », « Absolute », « Hypnotize » ou encore « The word girl ». Pour enregistrer cet « Anomie & bonhomie », il a reçu le concours de rappers aussi réputés que Mos Def ou encore Allen Catto ; mais également d’une multitude d’ingénieurs du son. Ce qui n’est pas étonnant, lorsqu’on sait qu’il a toujours été à la pointe du perfectionnisme. Une œuvre qui alterne ballades tendres, intuitives, emmiellées par son timbre vocal falsetto, et compositions hybrides, où le hip hop contemporain new-yorkais s’infiltre astucieusement dans l’excentricité du sens mélodique, pour libérer un groove irrésistible…

Scumbucket

Batuu

Apparemment ce Scumbucket nous vient d’Allemagne. Une formation qui laisse transparaître, à travers ce " Battuu ", un goût très prononcé pour l’électricité. Qu’elle soit popcore (Hüsker Dü), Progressive (All), ou et surtout grunge (Nirvana). Si le groupe était né au cours de la deuxième moitié des eighties, on aurait crié au génie. Aujourd’hui, ça fait un peu réchauffé, nonobstant le recours circonstanciel au mellotron et un usage pondéré de la technologie moderne…

 

Second Coming

Second Coming

Imaginez un peu une rencontre entre Alice in Chains et Guns’ n Roses, légèrement saupoudrée de technologie moderne, qui ne négligerait pas les arrangements symphoniques, et vous aurez une idée plus ou moins précise de la musique pratiquée par ce trio yankee. De Seattle très exactement. Un combo qui risque pourtant de faire recette auprès des amateurs de hardcore contemporain, nonobstant une absence totale d’originalité…

 

Seesaw (Germany)

Blue lava style

Ne pas confondre The SeeSaw et Seesaw, même si les deux formations pratiquent un style musical assez proche. La première est néerlandaise et est drivée par une chanteuse. La seconde, celle qui nous concerne, est allemande, de Francfort, pour être plus précis. Un quatuor qui a bénéficié du concours d’Opal (Liquido), pour produire son premier album. Un disque dont vous avez plus que probablement déjà entendu ou écouté l’un ou l’autre fragment à la radio. Soit le superbe et vivifiant « Smoke », soit la reprise assez réussie du « Come back and stay », immortalisée par Paul Young. Et hormis l’une ou l’autre ballade plus dépouillée, plus proche de la lo fi, l’essentiel de l’œuvre trempe dans la même électricité juvénile ; sorte de popcore, pour ne pas dire noisecore, dont l’intensité mélodique, nous rappelle Buffalo Tom. D’ailleurs, si la voix de Lothar Muller possède certaines inflexions proches de Paul Weller ou de Mark Eitzel, elle est aussi chargée d’émotion que celle de Bill Janovitz.