Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

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Echo Tattoo

Room of toys

En remportant le 1er prix du second European Contest, qui s’est déroulé à Copenhague en 1996, cette formation drivée par une certaine Evie Hassapidou-Watson, chanteuse et principale compositrice, est enfin parvenue à s’extirper de la scène alternative hellénique, au sein de laquelle elle végétait depuis 1989. Conséquence directe, son deuxième album a été enregistré à Bath, en Angleterre sous la houlette de Bryan New, producteur de Cure, des Sugarcubes, de Neneh Cherry, mais également ingénieur du son chez Massive Attack. Un album qui recèle, nonobstant son éclectisme un peu trop ample, de bonnes surprises. Et en particulier lorsque les compositions atmosphériques se propagent sur un tempo trip hop spasmodique, le plus souvent profilé sur une basse dub, caoutchoutée, pour célébrer une hypothétique rencontre entre Propaganda et Smoke City. Ou encore, lorsque les mélodies pop épousent un profil plus vindicatif, un peu comme si Texas avait mangé du post punk, sans pour autant oublier de soigner les arrangements. Pour le reste, on a l’impression que le groupe se cherche encore, et en particulier lorsqu’il aborde le domaine du rock. Qu’il soit progressif, cosmique, U2esque ou encore tribal…

 

Eden (Belgium)

Seafood

Début 98, ce sextuor bien de chez nous commettait un premier album dont la qualité nous avait agréablement surpris. 18 mois plus tard, il nous revient déjà avec un nouvel et excellent CD, " Seafood ". Un opus dont les compositions de pop rafraîchissante, enthousiaste, optimiste, sont caressées par la conjugaison parfaite des harmonies vocales échangées entre Roos Van Acker et Sofi Buyck. Des inflexions vocales qui nous font penser à un autre combo belge : K’s Choice. Et si l’an dernier, nous avions conclu que l’excellent backing group avait certainement beaucoup écouté Magnapop, il faut reconnaître que pour cet opus, les arrangements et la production ont reçu un traitement plus soigné, plus pro, si vous préférez. Avec un tel potentiel, Eden devrait tenir la dragée haute aux ténors de la scène musicale noir-jaune-rouge…

 

Electronic

Twisted tenderness

Il aura donc fallu attendre la sortie de leur troisième album, pour voir enfin se matérialiser la fusion parfaite entre la mélancolie acoustique ‘smithsienne’ et la soul synthétique de New Order. Autrement dit, pour voir se concrétiser l’espoir d’une complémentarité parfaite entre Johnny Marr et Bernard Summer. Vous avez certainement dû le constater en écoutant le single " Vivid ", une chanson contaminée par un harmonica gémissant, réminiscent d’" Hand in glove ". Et le reste ne manque pas d’allure. Depuis le spittant d’électricité " Haze " au succulent post noisy " Flicker ", en passant par la cover gracile de Blind Faith, " Can’t find my way home ", les très frais et allègres " Like no other " et " Late at night ", l’irrésistible " The prodigal son ", dont la charge émotionnelle, coulée dans le " Construction time again " de Depeche Mode, est revisitée par Prodigy ; sans oublier la pure pop du titre maître qui aurait pu figurer sur l’elpee prototypé de New Order, " Technique ". Enfin, s’il n’y avait trois tires dispensables sur les onze fragments de cet opus, on pourrait le qualifier de " must " !

 

Elektrotwist

La philosophie dans le boudoir

Écrit par

Voilà un nom de groupe bien choisi ! Tout est dit : nous avons à faire à du ‘twist’ électronique ou électrique, c'est selon. Apparemment, la volonté du groupe est de donner un caractère intemporel, un peu rétro à sa musique, tout en injectant des formes modernes. A l'instar de ces relents de légèreté chers à Pizzicato Five qui jalonnent ça et là " La philosophie dans le boudoir ". Le résultat est original, même si la date de péremption est bientôt dépassée... Ou, qui sait, le Tarantino de la nouvelle génération déterrera ce disque pour inclure quelques-uns des titres dans ses premières productions. De là tout est permis... A la vue des ‘références’ ou des diverses inspirations, imaginer que la musique d'Elektrotwist puisse un jour servir un film doit sûrement être un beau compliment pour le groupe. En outre, si vous souhaitez passer une soirée tranquille, de détente, entre amis, sans risquer de froisser les susceptibilités musicales ; mais en même temps sans pour autant créer une ambiance de folie dans votre 20m carré, voici le disque idéal.

 

Eat No Fish

Greedy for life

Eat No Fish, n’est pas une quelconque secte ou association qui interdit la consommation de poisson, mais une formation allemande dont la réputation est déjà bien établie chez elle. En juin dernier, elle s’était même illustrée en décrochant le prix du meilleur nouveau groupe du nord de l’Allemagne. Drivée par une certaine Maria Koch vocaliste dont le timbre campe un hybride entre Dolores O’Rioardan et Dani Klein (Vaya Con Dios), Eat No Fish est aussi bien capable de pratiquer un pop rock atmosphérique, proche d’un Cranberries qui se serait converti à la technologie moderne, que de s’attaquer au trash metal, avec une rage digne de Clawfinger. Et s’il faut reconnaître que l’opus ne brille pas par son originalité, il n’est pas désagréable à écouter…

Echo & The Bunnymen

What are you going to do with yourself

Lorsque Pete de Freitas décède en 1989, à la suite d’un accident de moto, il n’y a plus grand monde pour oser parier un penny sur une éventuelle reformation d’Echo & The Bunnymen, alors séparé depuis deux ans. Pourtant, début 97, Ian Mc Culloch, Will Sergeant et Les Pattinson décident de remonter le groupe. Qui dans l’enthousiasme, sort le très prometteur " Evergreen ". Faut dire que les trois comparses ont connu la traversée du désert. Ian surtout. Lui qui n’est jamais parvenu, aussi bien chez Electrafixion que lors de son aventure en solitaire, à retrouver la magie d’un illustre passé. Les Pattinson, de son côté, n’aura fait qu’une apparition fugitive, puisqu’il s’est éclipsé peu de temps avant l’enregistrement de ce " What are you going to do with yourself ". Réduit à un duo, la formation s’est entourée d’une multitude de musiciens. Notamment ceux de Fun Lovin’ Criminals. Sur " When it all blows over " et " Get in the car ". Deux titres qui privilégient le groove, plutôt que le funk. Car, c’est surtout le concours du London Metropolitan Orchestra qui insuffle, aux neuf fragments de l’opus, sa coloration romantique, mélancolique, réminiscence d’ " Ocean rain ". Ian y confesse, de sa voix intense, frémissante, ses visons de l’amour et de la vie, participant ainsi à merveille à une véritable symbiose entre les mots et la musique…

 

Johnny Dowd

Pictures from life’s other side

Johnny Dowd est né à Forth Worth, dans le Texas, a passé son enfance, successivement à Memphis, dans le Tennesse, puis à Paul Valley, une petite ville de l’Oklahoma. Il quitte la maison à 17 ans, entre à l’armée, se marie, puis divorce… ‘Un mélange habituel de stupidités, de gloire et de mauvaises habitudes’ confesse-t-il. En 20 années d’existence émaillées de hauts et de bas, il occupera ensuite et tour à tour, les jobs de déménageur, compositeur ou leader de groupe. Probablement aigri par le destin, il perd la foi. Sauf celle qu’il voue au rock’n’roll. ‘Si le rock était une religion, je serai sans doute un prêtre qui serait à la recherche d’une église’, ajoute-t-il. A plus de cinquante piges, Dowd semble enfin voir le bout du tunnel. Mais son inspiration est inévitablement forgée par le destin. Pas étonnant, dès lors, que ses lyrics soient aussi torturés que ceux de Nick Cave. Hantés par le meurtre, la destruction, la décadence et la mort, ils alimentent une sorte de lo fi austère, que nous pourrions qualifier de country blues gothique…

 

Duotang

The cons & the pros

Comme son nom l’indique, Duotang c’est avant tout un duo. Une section rythmique, même. Constituée de Sean Allum aux drums et de Rod Slaughter à la basse. Ce dernier se réservant, en outre, les parties de claviers et le chant. Un duo canadien, de Winnipeg très exactement, dont le line up s’est enrichi de l’un ou l’autre musicien de studio, lors de l’enregistrement de leur deuxième album ; et notamment de cuivres. Normal, puisque tout comme le Jam, Duotang reconnaît pour influence majeure le rythm’n blues des sixties. Mais aussi le garage pop de la même époque. Un peu comme Inspiral Carpets ; la voix de Rod campant d’ailleurs des inflexions forts proches de celle de Tom Hingley. La rencontre de Jam et d’Inspiral Carpets est d’ailleurs une bonne métaphore pour illustrer le style musical de ce " The cons & the pros " dont les douze fragments sont sculptés dans la pop délicieuse, contagieuse et énergétique…

 

dEUS

The ideal crash

Alors qu’on aurait pu croire que les départs de Rudy Trouvé et de Stef Kamil Carlens allaient précipiter la fin de dEUS, c’est plutôt à son sacre que l’on est occupé d’assister. C’est vrai que Stef et Rudy n’ont pas lâché leurs potes sur un coup de tête. Mieux, ils ont, en quelque sorte, préparé leur départ. Et notamment en venant prêter main forte à la formation anversoise, lors des sessions d’enregistrement. En outre, Rudy a même eu le bon goût de continuer à dessiner leurs pochettes. Mais apparemment, la page est définitivement tournée, puisque les deux ex compères ne leur apportent plus aucune collaboration, ni instrumentale, ni graphique. Mais venons en au dernier opus de dEUS un disque produit par Dave Botrill, ingénieur du son de Peter Gabriel, qui vient même donner un petit coup de piano, sur un titre, " One advice, space ". Une œuvre au cours de laquelle boucles, cuivres, guitares acoustiques et électriques, piano, claviers, violon, mellotron et arrangements sordides, élaborés, cohabitent pour engendrer une musique à la fois contagieuses et oppressante, hétéroclite et intimiste, structurée et déstructurée, paradoxalement complexe et accessible… Et si les ombres de Frank Zappa, de Captain Beefheart ou de Sonic Youth planent toujours sur bon nombre de leurs compositions, c’est plutôt aux Pixies, que l’on pense, à l’écoute du remarquable " Instant street ", au King Crimson jazzifiant d’ " Island " sur " Everybody’s weird ", ou encore à Magazine, voire à l’Ultravox de John Foxx, lorsque les synthés se font plus envahissants. Nos deux coups de cœur vont cependant aux bouleversants " The magic hour " et à " Instant street ", deux compositions que vous avez sans doute, déjà eu l’occasion d’entendre, ou d’écouter, à la radio.  Du grand art !

 

DM3

Rippled soul

Depuis que Citadel n’a plus de distributeur officiel en Belgique (NDR : mais en a-t-il encore un en Europe ?), vous n’avez certainement plus souvent l’occasion d’entendre parler de la scène underground australienne. Portant, elle est toujours bien vivante, et même bien plus florissante que vous ne pouvez l’imaginer. Mais à notre plus grand désappointement, elle ne nous rappelle à son bon souvenir qu’un peu trop rarement ; et lorsque c’est le cas, il faut croire que le hasard y est pour quelque chose. Si DM3 ne compte à ce jour que trois albums à son actif, il n’est pas pour autant composé de musiciens nés de la dernière pluie. Et pour cause, la formation est drivée par le compositeur, chanteur et guitariste Don Mariani, figure de proue du rock aussie qui s’est illustrée entre 84 à 87 chez les Stems, et ensuite au sein des Someloves en compagnie de l’ex Lime Spiders, Daryl Mather. Ce n’est d’ailleurs qu’en 1992 que Mariani a fondé DM3. Mais venons-en à l’album. Un disque dont l’effervescence électrique nous rappelle les New Christs, l’intensité mélodique, les Plimsouls, le groove insidieux, les Troggs, voire les Remains, et la limpidité des harmonies vocales, Big Star. Une fameuse carte de visite!

 

Cast

The magic hour

Cast, c’est avant tout John Power, chanteur, compositeur et guitariste, qui avait sévi, fin des eighties, au sein des mythiques La’s. De La’s, il en avait été question tout au long des deux premiers elpees de Cast, " All change " et " Mother nature calls ". Pour les influences, bien sûr. " The magic hour " constitue probablement leur meilleur album à ce jour. Mais aussi leur plus difficile. Parce qu’il nécessite plusieurs écoutes avant d’être apprécié à sa juste valeur. Un disque à la fois musclé et surtout électrique, dont l’intensité rappelle le New Mersey sound pratiqué par un certain Icicle Works. Normal, lorsqu’on sait que le quatuor est issu de Liverpool. Et voue un culte aux Beatles. Surtout à John Lennon et à George Harrison. " Revolution ", " I me mine ", " Hey Bulldog ", " While my guitar gently weeps ", " Oh darling " et autres standards du style doivent probablement figurer parmi les disques de chevet du combo. Qui, sur cet opus, a eu la bonne idée d’élargir son horizon sonore. Pour jeter un œil, tantôt sur Beck, Garry Glitter, Ride, le Who circa " Tommy ", les Hollies, Oasis et même The Verve. Parce que tout comme sur le dernier album de la défunte bande à Richard Ashcroft, Cast n’hésite pas à enrichir ses chansons d’orchestrations symphoniques. " Comme sur " Alien ", "  Hideaway " ou le titre maître. Le combo liverpuldien s’aventure même dans le bruit blanc. Sur " Company man ". Un fragment acide, décapant, croustillant, sorte de Crazy Horse éperonné par le groove de Stone Roses. Epatant !

 

Catatonia

Equally cursed and blessed

Sincèrement, nous pensions que cet " Equally cursed and blessed " allait confirmer les excellentes dispositions affichées sur les deux premiers albums du groupe gallois. On est loin du compte. En fait, la plupart des compositions de cet opus ont tellement été chargées d’orchestrations et d’arrangements, qu’on ne parvient plus à en retrouver le fil mélodique. Une densité sonore qui ne se contente pas de neutraliser les accès sauvages des cordes de guitare, mais asphyxie purement et simplement le timbre vocal de Cerys Matthews, hybride de Björk et de Mélanie. Seuls l’énigmatique " Londinium ", le velouté " Dazed, beautiful and bruised " et l ‘atmosphérico-symphonique " Bulimic beats " sauvent ce disque du désastre. Mais trois fragments sur un elpee, c’est quand même pas Byzance ! Catatonia nous doit une revanche !

 

The Causey Way

With loving and open arms

D’après ce que nous avons pu comprendre dans les notices de la pochette, The Causey Way serait une ramification de l’ACE (Aural Communication and Entertainment), elle même section de l’église baptiste. Et la musique dispensée tout au long de cet album, tantôt administrée dans un style proche des Cars (« Candy O », « Panorama »), avec moog synthétiseurs, et vocaux sophistiqués ou ‘lydonesques’, tantôt taillée dans un post punk aux accents aussi gothiques que ceux du défunt Christian Death, ne sert que d’auxiliaire à une nouvelle forme d’évangélisation. Plus moderne dans le ton, mais toujours aussi dogmatique dans la forme, elle nous fait finalement penser, à une secte…

 

The Charlatans

Us and us only

Le sixième album des Charlatans démarre sur les chapeaux de roues, avec le fabuleux « Forever », qui nous rappelle les meilleurs moments des débuts du groupe. Tempo house, hammond tourbillonnant, vocaux languissants : tout est mis en œuvre pour atteindre le groove irrésistible, extatique, psychédélique, qui vous met littéralement la tête à l’envers. Et puis, après avoir écouté le premier morceau, on a une sensation de vide, qui nécessite plusieurs écoutes avant d’être totalement comblé. Parce les Charlatans ont pris un virage à 180°. Ils auraient quand même pu prévenir, parce que la suite vaut son pesant d’or. En fait, Tim, qui vit le plus souvent à Los Angeles, semble avoir découvert ou redécouvert des mythes du rock’n roll tels que le Band de Bob Dylan, les Stones circa « Beggars Banquet » et les Byrds. Et cet opus en porte clairement les plus beaux accents. Depuis les claviers poussiéreux à l’harmonica douloureusement bluesy, en passant par le piano sonore, sans oublier le recours occasionnel au mellotron. Même la voix de Tim épouse subrepticement les inflexions nasillardes du Zim. Maintenant, n’en faites pas une fixation, car les Charlatans ne se sont pas contentés (NDR : Dieu merci !) de revisiter ce passé glorieux. Non, ils l’ont revitalisé à leur propre sauce, insufflant un sens mélodique contagieux qui n’appartient qu’à eux, et à eux seuls, nous délivrant de véritables petites perles intitulées « The blonde waltz » ( ! ? ! ?), le beau et déchirant à la fois « My beautiful friend », probablement écrit en hommage à leur ancien claviériste, feu Rob Collins, ainsi que « Watching you », dont la structure élaborée et hypnotique est écrémée par le raffinement des harmonies vocales. Indispensable !

 

The Chemical Brothers

Surrender (b)

Purs produits de l’acid house britannique du début des nineties, les Chemical Brothers sont, en général, très appréciés par le public pop et surtout rock. Motif ? Leur connaissance approfondie de l’histoire du rock’n roll, savoir qu’ils mettent au service de leurs expérimentations électroniques, traduites même parfois sous la forme de clins d’œil. A l’instar du très kraftwerkien " Music : response " qui ouvre le nouveau morceau de plastique. Ce qui explique sans doute pourquoi Tom Rowlands et Ed Simmons sont devenus les remixeurs les plus sollicités de la planète. " Surrender " constitue leur troisième album. Un disque qui dans le style est un véritable joyau. Et pas seulement parce qu’il atteint la quasi perfection dans le domaine technologique ; mais parce que le duo cherche encore et toujours à innover et surtout à surprendre. Si les inévitables compositions instrumentales privilégient les sonorités acides et la puissance du rythme, les titres les plus intéressants procèdent des multiples collaborations que le groupe a de nouveau opérées tout au long de l’opus. Noël Gallagher (Oasis), Bobby Gillepsie (Primal Scream), Hope Sadonval (Mazzy Star), Jonathan Donahue (Mercury Rev) et Bernard Summer (New Order) prêtent ainsi leur voix à de véritables chansons, aux vertus mélodiques pop. Le groupe a même fait appel à une section à cordes pour emballer " Asleep for a day ". Les frères chimiques viennent encore de frapper !

 

Ben Christophers

My beautiful demon

Issu de Wolverhampton, en Angleterre, Ben Christophers compose depuis sa plus tendre enfance. Il joue également de la guitare et des claviers. Mais possède surtout, une voix hors du commun, dont le timbre évoque, tour à tour Perry Blake, Thom Yorke, Jeff Buckley, Mc Almont ou Matthew Bellamy. Pour enregistrer son premier album, il a reçu le concours de quelques musiciens de studio talentueux, dont un certain Mark Feltman, à l’harmonica. Que vous avez sans doute déjà pu apprécier, pour le brio dont il fait preuve, sur le nouveau single de Ben, « Give me everything ». Ainsi que de David Kosten à la production. Un personnage qui accorde beaucoup de soin aux arrangements technologiques et aux orchestrations symphoniques. Et à l’intégration des samples dans la musique classique. Cependant, on a parfois l’impression, qu’il en fait un peu trop. La pureté des émotions souffrant d’ailleurs de cet excès de sophistication. Dommage, car lorsque Ben s’abandonne dans des accès de frénésie instrumentale, dignes de Radiohead ou de Muse, ou lorsqu’il épouse simplement le fil de sa sensibilité mélodique, il devient franchement brillant. Ce n’est malheureusement que trop rarement le cas. Et la composition susvisée, le douloureux « Remote control », ainsi que le single et titre maître de l’opus, ne sont finalement que des exceptions qui confirment la règle.

 

The Clash

From here to eternity

Historiquement The Clash constitue un des groupes majeurs des années 80. Fondé par Joe Strummer, Paul Simonon et Mick Jones, le groupe a toujours véhiculé une idéologie politique de gauche, idéologie qu’il a répercutée à travers ses chansons, et surtout en concert. Car, nonobstant tout son potentiel, la formation n’est jamais parvenue à réaliser l’album parfait. L’émeute blanche, c’est sur les planches que le combo insulaire la déclenchait. C’est probablement la raison pour laquelle « From here to eternity » réunit exclusivement des enregistrements en public. Accordés entre 78 et 82 au Victoria Park, au Music Machine et au Lewisham Odeon de Londres, ainsi qu’au Shea stadium et au Bonds de New York. Dix-sept fragments sélectionnés par Paul Simonon et Joe Strummer en personne. Il leur a d’ailleurs fallu deux années pour opérer un choix parmi toutes les archives. Et si on retrouve bien des standards tels que « I fought the law », « London calling », « The magnificent seven », « Know your rights » ou « Should I go or should I stay », on ne recèle aucune trace de fragment concocté entre 76 et 78, époque de la sortie de l’elpee « White riot ». En fait, Paul et Joe ont estimé qu’ils n’en disposaient d’aucune, dont la qualité était suffisante, pour mériter de figurer sur cette anthologie. N’empêche, avec un tel document, on comprend maintenant beaucoup mieux pourquoi, les aficionados ont toujours proclamé que le Clash était le meilleur groupe de rock’n’roll de tous les temps…

 

Club Diana

Basin

Deuxième album pour cet ensemble batave qui se signale par une approche assez originale de la pop lo-fi. Si les vocaux sont nasillards, rocailleux, à l’instar d’un Vic Chesnutt voire d’un Marc Linkous (Sparklehorse), le relief instrumental épouse un profil aussi accidenté que celui d’un Velvet Underground, voire d’un Violent Femmes ; le sens mélodique affichant un feeling contagieux proche de celui des prémisses de James. " Funchild ", meilleur fragment de l’opus, nous entraîne même dans un trip psychédélique digne d’Echo & The Bunnymen circa " Crocodiles "…

 

Coincidence

Pantins Pirates

Après 4 années d’expériences diverses, émaillées d’innombrables concerts, marquées par quelques récompenses récoltées à gauche et à droite (dont une seconde place décrochée lors de la biennale de la chanson française) et ponctuées d’un premier album autoproduit, Coïncidence nous propose un second et excellent opus. A travers des ballades délicieuses, simples et rafraîchissantes, transparaît la douceur et la chaleur de la cornemuse, de la flûte, de l’accordéon ou du violon. A la croisée du folk dans le sens le plus celtique du terme (pensez aux Pogues) et de la très bonne chanson française (Souchon), le sextuor francophone démontre ici tout le bien que l’on pensait de lui.

 

Cornelius

CM / FM

Artiste post moderniste talentueux, Keigo Oyamada (alias Cornelius), concède un double album dont la forme est particulièrement originale. Le premier disque aligne des extraits de son opus Fantasma, remixés par Money Mark, les High Llamas, Buffalo Daughter, les Pastels, Konishi Yasuhan de Pizzicato Five, Damon Albarn le chanteur de Blur, UNKLE et Coldcut ; alors que pour le second morceau de plastique, les rôles sont inversés, Cornelius assurant alors des remixes d’UNKLE, de Money Mark, de Buffalo Daughter, de Coldcut, des Pastels et des High Llamas. Pour convertis exclusivement !

 

Crash Test Dummies

Give yourself a hand

On aura tout vu ! Une formation réputée pour son folk et sa néo country qui se convertit à la musique électronique. Dance de surcroît. D’autant plus étonnant, que lorsque le groupe canadien avait gravé « The ghost that haunts me », au début des nineties, les médias avaient ni plus ni moins comparé Crash Test Dummies, à des Pogues américains. Plus grand chose de basique, donc, sur cet opus. Vous y retrouverez quand même la voix caverneuse de Brad Roberts, qui se mue capricieusement en falsetto. Et puis celle D’Ellen Reid, beaucoup plus présente. Et dans le style elle se débrouille plutôt bien. Le résultat nous semble cependant plutôt mitigé, CTD soufflant le chaud comme le froid, suivant qu’il embrasse une trip hop audacieuse ou s’embourbe dans une sorte de soul/funk insipide. Pas trop notre tasse de thé !