Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

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Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

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Built To Spill

Perfect from now on

Si on ne tient pas compte de la compilation " The normal years ", parue en 1996, ce trio yankee compte aujourd'hui trois albums à son actif. Et tout comme les deux précédents opus, ce " Perfect from now on " nous a fait une grosse impression. Bien sûr, sa musique navigue dans l'underground. A la croisée des chemins de Dinosaur Jr, Cell, Alex Chilton et de Neil Young. Mais elle épanche une telle sensibilité mélodique que tout mélomane averti ne peut que succomber. Bien sûr, la musique est très riche, à la limite opulente, capricieuse, gorgée de cordes de guitares, tantôt atmosphériques, grésillantes, bourdonnantes, gémissantes, ou chargées de feedback. Les arrangements somptueux, nuancés, assurés tantôt par des accès de violoncelle mélancoliques ou de mellotron ouaté, lorsqu'ils ne se laissent pas fondre dans la fragilité bouleversante du vocal de Doug Martsch. En outre, ce " Perfect from now on " exsude un feeling irrésistible, une magie naturelle, que nous nous refusons d'exprimer avec des mots... Superbe!

 

Bundy K Brown, Doug Scharin & James Warden

Directions in music

Projet exclusivement instrumental pour ce trio américain qui a eu aussi bien recours à l'instrumentation conventionnelle (guitare, basse batterie) qu'à la technologie de pointe, pour l'enregistrer. Parfois on pense à Tortoise, mais privé de claviers et de xylophone. A Faust également. A cause de ces rythmes obsessionnels, répétitifs. Mais au fil de l'album, la solution sonore vire à l'ambient. Pénétrant même le monde des ‘Frippertronics’ élaboré par Brian Eno et Robert Fripp au cours des seventies. Avec ses boucles, ses bandes passés à l'envers et ses longs gémissements d'électricité sonique. Ce " Directions in music " se termine cependant sur une note plus acoustique. Une composition interprétée à la guitare sèche. Mais subtilement réélectrifiée. Question peut-être de démontrer que le trio est composé d'excellents instrumentistes...

 

Meredith Brooks

Blurring the edges

Après le succès du clone Lucy, des chercheurs américains ont tenté de réitérer l'expérience. A partir d'ADN prélevée sur la ravissante et brillante Alanis Morissette. Et franchement, le résultat est affolant. Look détendu, branché, Meredith Brooks chante exactement comme Alanis, extirpant, d'une voix profonde, sensuelle, chaleureuse, tous ses sentiments refoulés au fond d'elle même. Idem pour le côté musical. Puisque les éclats de guitare pétillants, brûlants, viennent se frotter aux rythmes house, le tout organisé dans une structure classique de refrain/couplet. Le hic, c'est que, excepté le fameux single " Bitch ", l'ensemble du CD manque cruellement de mélodie, et puis surtout d'originalité. A un tel point qu'on a parfois l'impression d'entendre la même chanson tout au long de l'opus. Comme le dit si bien le proverbe, c'est quand on goûte aux produits blancs qu'on apprécie la qualité des marques déposées...

 

Billy Bragg

Bloke on bloke

Alors que pendant près de vingt ans, Billy Bragg a violemment critiqué le capitalisme, et en particulier le thatchérisme et ses émules, dès la prise de pouvoir par le Labour, il a préféré prendre ses distances, pour mieux prôner la véritable doctrine socialiste. Figure emblématique de la pop politique en Angleterre, Billy continue ainsi à se cramponner à sa guitare et à une certaine idée du rock. Celle qui naquit en 1977 avec le Clash. Pour enregistrer " Bloke on bloke ", il n'a donc pas changé grand chose à la formule qui en a fait un philosophe du rock social, contestataire et engagé. Les textes vitriolés, parfois teintés de romantisme, qu'il chante d'une voix introspective, écorchée, en s'accompagnant d'une guitare électrifiée aux accords les plus dépouillés, sont cependant ici enrichis tantôt d'une boite à rythmes, d'une trompette, d'un orchestre basique, ou pour la meilleure composition, " Thachérite ", d'un violon...

 

Rick Boston

Numb

Pour enregistrer son album solo, l'ex-chanteur, guitariste et compositeur du défunt Low Pop Suicide a reçu le concours de la violoniste de Geraldine Fibbers, Jessy Greene. Un album minimaliste, mais d'une intensité extrême. Ni drums, ni arrangements, ni samples. Juste une guitare sèche, un violon et deux voix. Backing vocal pour Geraldine. Sauf sur " Protection " où elle dévoile son timbre éthéré, spectral. Lead chez Rick, mais plaintif et torturé. Il s'accompagne d'une six cordes acoustique pour fouetter, lacérer, déchiqueter des mélodies sombres, mais tellement vibrantes, des mélodies traversées par les coups d'archet tantôt envoûtants, tantôt grinçants de sa collaboratrice. Les huit chansons de ce " Numb " sont tellement chargées d'émotion qu'on ne peut s'empêcher de penser à Grant McLennan, Robert Forster, David McComb et même à Ed Kuepper. Tout particulièrement sur " Suicide Ego ". Seul " It's easy " se révèle beaucoup plus allègre, plus folk punk, dans l'esprit des Levellers. Dans le domaine du minimalisme, ce " Numb " est un petit chef d'œuvre...

 

Adrian Borland

5:00 am

Curieux quand même que le leader du défunt et mythique Sound se rappelle à notre bon souvenir au moment où Echo & The Bunnymen a choisi de se reformer. C'est vrai que les deux groupes ont marqué de leur empreinte la new wave du début des eighties, dans un style finalement fort proche. Mais si Ian McCulloch a pu limiter les dégâts aussi bien en solitaire qu'au sein Electrafixion, on ne peut en dire autant de Borland, puisqu'il a connu, après la séparation du Sound, une lente et inexorable descente aux enfers. Totalement ruiné, il n'a dû on salut qu'à une poignée de véritables amis, et puis aussi à son talent de producteur. Enfin, on est heureux de le retrouver en si bonne forme, avec un disque qui tient bien la route. Pas encore la perfection, mais recelant plusieurs compositions dignes de son prestigieux passé. Telles que " Stray bullets ", " City speed ", " Kissing in the dark ", " I'm your freedom ", " Redemption knees " et le hit potentiel, sorti depuis en single " Over the under ". Des chansons romantiques, majestueuses, teintées de doux désespoir par la voix d'Adrian, capable de passer des profondeurs glaciales aux envolées les plus touchantes... Une bonne surprise!

 

Boo Radleys

C'mon kids

Pour enregistrer son cinquième album, Boo Radleys est retourné dans les studios de Rockfield, au Pays de Galles, là où il avait commis son précédent et remarquable " Wake up ". Et comme on ne change pas une équipe qui gagne, la formation a de nouveau fait appel à son fidèle ingénieur du son, Andy Wilkinson pour le coproduire. Mais pour mettre tous les atouts dans son jeu, le quartette a décidé de se rendre à Boston pour confier le mixing à Sean Slade et à Paul Q Kolderie. Pas des illustres inconnus, puisqu'ils mentionnent sur leur carte de visite des groupes tels que Radiohead, Dinosaur Jr ou Lemonheads. " C'mon kids " se révèle cependant plus puissant que son prédécesseur. Plus féroce. A cause des riffs de guitares qui crépitent d'électricité distordue, sulfureuse. Plus sophistiqué également. A cause des arrangements impeccables, terriblement efficaces (samplings, bandes passées à l'envers). Plus contemporain enfin. A cause des expérimentations menées dans le dub, le punk, le folk, la hip hop et l'ambient. Mais un disque dont les mélodies demeurent fondamentalement pop. Contagieuses. Et toujours enrichies par les superbes harmonies vocales échangées entre Martin Carr et Sice...

 

Cast

Mother nature calls

Lors de la sortie du simple, " Free me ", morceau qui ouvre ce " Mother nature calls ", nous nous demandions si Cast n'était pas occupé de perdre son identité, à l'image de tous ces groupes qui vivent dans l'ombre de la bande aux frères Gallagher. Après avoir écouté cet l'opus, nous pouvons affirmer (ou infirmer) qu'il n'en est rien. Le quatuor vient d'enregistrer, en compagnie de John Leckie et de Mark " Spike " Stent, un album d'excellente facture. Onze chansons de britpop dont les mélodies chargées de simplicité, de charme, de sensibilité sont taillées avec une incomparable subtilité et avec un bonheur égal, dans les cordes de guitare acoustiques ou électriques. Et en particulier sur " Live the dream ", " I'm so lonely " ou encore " Guiding to star ", parfumé d'effluves empruntées à la fois à Silencers et à REM. Il est vrai que la musique sonne très british. Mais toutes les compositions sont tellement bien ficelées... Nous serions même tentés, au risque d'agacer les célèbres frangins de Manchester qui se proclament appartenir au meilleur groupe au monde, d'avouer qu'Oasis vient de trouver dans le style, bien sûr, un sérieux challenger...

 

The Candyskins

Sunday morning fever

Il n'y a pas que The Verve qui a dû rétrocéder des droits d'auteur aux Stones pour s'être autorisé de sampler quelques notes d'une de leurs compositions. En 1991, Candyskins avait connu la même mésaventure, après avoir butiné un peu de pollen de " Sympathy for the devil ", par technologie interposée. Sur une reprise de Buffalo Springfield, " For what's it worth ". Qui a dit que pierre qui roule n'amasse pas mousse ?... Plus aucun risque sur ce " Sunday morning fever ", puisque le quintette d'Oxford a pris le soin de n'y réserver que ses propres compositions. Quatorze fragments de pop rafraîchissante, qui laissent une grande place aux riffs de guitare et aux harmonies vocales échangées entre Mark et Nick Cope. Qui ne sont cependant ni frangins, ni cousins. Des chansons dont le sens mélodique rappelle LA's, mais en plus électrique...

 

Cake

Fashion nugget

Bien que fondé en 1991, ce groupe de Sacramento n'a enregistré, à ce jour que deux albums. Mais, il faut reconnaître que son deuxième a plus qu'agréablement surpris. En touchant un peu à tous les styles : métal, jazz, country, gospel, hip hop, etc. Mais sous un même dénominateur commun : la pop. Un peu à la manière de Beck et de Fun Lovin' Criminals, mais en moins funk. Un disque qui implique trois covers. Celle du standard intemporel " Perhaps, perhaps, perhaps ". Du " Sad songs and waltzer " de Willie Nelson ; et puis surtout du célèbre " I will suvive " de Gloria Gaynor. Mais quelle version ! Cependant, ce qui donne une coloration toute personnelle et en même temps une saveur unique à la musique de Cake, c'est cette recherche du groove distinct pour chaque chanson et puis de ce recours aux cuivres mariachi. Technique qui plonge toutes les compositions de " Fashion nugget" au sein d'une atmosphère allègre, excitante, alors que paradoxalement, les lyrics abordent des thèmes de la vie souvent moroses et même parfois franchement tragiques...

 

Cry Of Love

Diamond & debris

Ben oui, ce sont d'excellents instrumentistes. Tout particulièrement Andy Freed, pas manchot à la guitare. Mais, à notre humble avis, ils ont certainement un peu trop écouté Jimi Hendrix, le Free et Humble Pie. Or, en 1997, il faut avouer que ça fait un peu revivaliste. Un revivalisme qui ne respecte même plus les règles, puisque la production a été hyper léchée ; comme si on avait voulu rendre le morceau de plastique consommable sur la bande FM. Or, le heavy rock du début des seventies était bien crade, juteux, filandreux. Pas pour rien que ce style musical s'accommode plutôt mal de la digitalisation. Et le véritable collectionneur de vinyle en sait quelque chose. Dans ce contexte, le titre de l'opus n'est finalement pas si mal choisi...

 

Edwyn Collins

I'm not following you

Remis en selle par le succès de " A girl like you ", Edwyn Collins nous propose son quatrième album solo. Un disque qui ne contient, cependant, pas de hit de la trempe de son best seller susvisé, mais recèle d'excellentes compositions. Il a, bien sûr, reçu le concours de quelques vieux potes. Mark E Smith, dans sa forme vocale la plus gutturale (NDR ; ça rime !) est ainsi impliqué sur " Seventies night ", alors que Paul Cook, drummer des Pistols, collabore à deux compositions paradoxalement minimalistes. Dans le sens le plus synthétique. Faut dire que l'ombre de John Foxx plane tout au long de cette œuvre, à la fois audacieuse et inspirée. Mais Edwyn a bien soin ne pas se figer dans l'électronique. En nourrissant ses mélodies d'orchestrations, et puis, surtout en étalant tout son savoir-faire à la guitare. Que ce soit dans le domaine du jazz, du funk, du rock, du blues, du glam, de la pop, du ‘postcard’, du punk et même de la musique contemporaine, Edwyn apporte, chaque fois, cette griffe incisive, particulière à des chansons qu'il interprète de sa voix de crooner. Mais notre coup de cœur va à la composition la plus percutante, à la limite post punk, " Downer ", où l'intensité électrique est délicieusement omniprésente...

 

Joe Cocker

Accross from midnight

Triste sort pour ce chanteur d'exception ! Au faîte de son art, il fut ruiné par des impresarii véreux. Reconnu enfin à sa juste valeur, il n'est plus capable de sortir un album convenable (NDR : ... des amis !). Etonnant, lorsqu'on sait que sur les planches, il a toujours la pêche. Mais à notre humble avis, Joe, qui est avant tout un interprète, rarement compositeur, n'a jamais été très inspiré pour choisir ses collaborateurs. Surtout en studio. Il devrait peut-être demander conseil à Bob Dylan...

 

Chumbawamba

Tubthumper

Il faut avouer que depuis le début des nineties, la musique de Chumbawamba a pris une toute autre orientation. Plus accessible, plus technologique, tout en demeurant aussi riche. Etonnant lorsqu'on sait qu'à ses débuts, le groupe de Leeds pratiquait un agit punk aussi ravageur qu'impétueux. En fait, les musiciens n'ont conservé de punk que l'esprit. Répercutant une idéologie anticapitaliste à travers des textes particulièrement acides. Paradoxal, lorsqu'on sait que le combo vient de signer chez EMI... Bref, venons-en à leur nouvel album. Intrinsèquement attaché à la culture pop, il réalise un parfait hybride entre la musique synthétique et l'instrumentation conventionnelle. Ne négligeant ainsi ni les samples, ni le groove techno, ni les interventions chaleureuses, judicieuses de la trompette, tout en préservant le sens mélodique contagieux. Mais le sommet de leur art est atteint au niveau des harmonies vocales. Tantôt dispensées sous forme de slogans à la limite du hip hop, tantôt échafaudées en chœurs à la limpidité quasi religieuse. Sur des lyrics, il faut le répéter, rebelles mais également très terre à terre. Un chouette album !

 

China Drum

Self made maniac

Après un premier album de popcore post Hüsker Dü, qui lui avait valu d'être engagé pat Green Day pour assurer la première partie d'une tournée aux States, China Drum a décidé d'élargir son horizon sonore. Tout d'abord en engageant un nouveau drummer, question de permettre à Adam Lee de se consacrer pleinement au chant. Et puis, en commettant un deuxième album beaucoup moins linéaire, donc plus intéressant. On avait déjà pu le constater lors de la sortie simultanée des deux singles " Somewhere else " ; qui, soit dit en passant, réunit cinq titres différents de l'album et une version acoustique de " Bothered ". " Self made maniac " demeure pourtant tout aussi énergique, mais laisse une plus grande place aux nuances. Sculptées d'abord dans les accords de guitare. Electriques en général. Croustillantes le plus souvent. Acoustiques également. Comme sur le superbe " 60 seconds ". Qui réussit la fusion entre le psychédélisme énigmatique de Kevin Ayers et la sauvagerie dévastatrice d'Hüsker Dü. Etoffées ensuite par le registre vocal très ample d'Adam Lee...

 

The Chemical Brothers

Dig your own hole

Tout comme Prodigy, Chemical Brothers appartient à cette nouvelle scène électronique toute droite sortie du fœtus britannique. Une scène que l'on ne peut évoquer sans parler de Front 242. Formation belge qui durant des années s'est impliquée corps et âme dans la recherche sonore et technologique. Un travail dans l'ombre dont l'aboutissement fut le renouveau de la techno underground. Aujourd'hui, on hésite plus à mélanger les samplings de guitares, les rythmes incandescents, et même la voix de Noël Gallagher, à une boite à rythme, des sons synthétisés, traités et retraités, mixés et remixés. On le fait, tout en conservant une certaine dose d'originalité, de créativité, d'inattendu. Et c'est cela qui nous plaît dans le nouvel album de cette formation insulaire...

 

Andrew Dorff

Hint of mess

Fils de compositeur de film, Andrew Dorff a commencé à écrire à l'âge de 13 ans. Tout d'abord, en compagnie de son père. Puis, progressivement, seul. Comme un grand. Mais ce n'est qu'en 1995, soit vers sa quinzième année qu'il s'est mis à chanter. Et il faut reconnaître qu'il possède une voix qui colle parfaitement à son style musical, capable d'emprunter, tour à tour, les timbres d'E (Eels), de Ian Dury, de Stephen Malkmus et surtout de Vic Chesnutt. Vic Chesnutt, c'est d'ailleurs de son country/folk/rock qu'il se rapproche le plus. Notamment lorsqu'il se met à conter ses histoires vaguement autobiographiques. Encore que lorsque les rythmes se font plus déstructurés et que la guitare s'électrifie, c'est plutôt à Pavement que l'on pense. Une seule exception, " Deaf to sorry ", qui aurait pu relever du répertoire de John Mellencamp...

 

Dogstar

Our little visionary

Au sein de ce trio, on retrouve un certain Keanu Reeves, acteur de cinéma révélé par le thriller " Speed ", reconverti pour la circonstance en bassiste. Une nouvelle aventure qui lui a donc permis d'enregistrer, en compagnie de Dogstar, son premier album. Et la surprise est de taille, puisque cet "Our little visionary" fait la part belle au popcore. Pensez à Sugar et à Nova Mob. A cause de cette électricité mélodique omniprésente. Mais également à Ian Mc Nabb. Notamment lorsque les chansons s'enrobent d'orchestrations symphoniques. Cependant, pour mieux brouiller les pistes, le trio exhume des humeurs ténébreuses, post grunge, propres à Pearl Jam, tout en parvenant à vibrer aux accents hymniques, country rock, proches d'un Bruce Springsteen...

 

Dog´s Eye View

Daisy

Au cours de l'année 1994, Pete Stuart a accompagné la tournée mondiale de Counting Crows, se liant ainsi d'amitié avec leur leader, Adam Duritz. Un Duritz que l'on retrouve sur le premier album du groupe de Pete. Aux backing vocaux. Faut dire que les deux formations possèdent de nombreux points communs. Au niveau de la texture mélodique, surtout. Car, c'est en la profilant sur un pop rock élégant, soigné, typiquement américain, et, parfois, en l'étoffant de superbes arrangements, procurés par une section de cordes, que Dog's Eye View parvient à réaliser le parfait équilibre entre l'instrumentation électrique et acoustique, à l'instar de REM...

 

The Divine Comedy

A short album about love

Neil Hammond a enregistré ce mini album au Bush Empire de Shepherd en compagnie du Burnel Ensemble. Un orchestre philharmonique d'une bonne trentaine de musiciens qui, sous la houlette de Christopher Austin, possède une réputation davantage orientée vers la musique de chambre. En outre, Neil y a également ajouté une instrumentation basiquement pop/rock. Tout comme sur son précédent album, " Casanova ", Neil s'inspire à la fois de Kurt Weill, de Marc Almond et de John Barry. Il réalise ainsi des petites chansons faussement symphoniques, tout en parodiant le music hall. Un exercice de style qui peut parfois agacer, mais en même temps fasciner. A cause de ce sens inné de l'arrangement, de l'esthétisme. Qu'il semble avoir hérité de Phil Spector. De cette intelligence mélodique probablement inspirée de Ray Davies, de ce cynisme lyrique que nous pensions exclusivement appartenir à Morrissey. Et puis de sa voix, dont le timbre est tellement proche de celui de Steve Jones (Baby Bird), qu'il apporte aux compositions, une coloration pop dans le sens le plus pur du terme...

 

The Diggers

Mount Everest

A lire les bios, les Diggers ont beaucoup écouté Hall & Oates, Gilbert O' Sullivan, Crosby Stills, Nash & Young, Aztec Camera, Big Star, Teenage Fan Club, les Bluetones et quelques autres. Possible. Mais à l'écoute de leur deuxième opus, nous avons plutôt l'impression qu'ils ont surtout puisé dans la sensibilité pop des compositions de Badfinger, formation qui avait été signée sur Apple au tout début des seventies, à l'initiative des Beatles; et qui avait d'ailleurs commis deux formidables singles: " Come and get it " et " Day after day ". Juste de quoi nous permettre d'ajouter que si cet opus n'atteint pas les sommets de l'Everest, il compte douze chansons de très bonne facture et particulièrement agréables à écouter...