Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de sincérité et d’émotions brutes. Entre coups de cœur, coups de gueule et coups de blues, il continue de chanter la vie comme personne, avec cet amour immuable pour sa…

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Urusei Yatsura

We are Urusei Yatsura

Non, cette formation ne nous vient pas du pays au soleil levant, mais d'Ecosse. De Glasgow, très exactement. En fait, elle s'est inspirée d'une bande dessinée japonaise pour choisir son nom. Pourquoi pas? "We are Urusei Yatsura" constitue son premier album, un disque fondamentalement imprégné par le post punk. Celui de Fall, tout d'abord. A cause de cette véhémence dans le laconisme (!) des vocaux. Jesus & Mary Chain ensuite. Lorsque les mélodies se chargent de feedback. Sonic Youth, enfin. Dans son approche du nosy rock, mais également dans la recherche systématique d'accords de guitares expérimentaux, inusités. Ce qui explique sans doute pourquoi, le quatuor était comparé, à ses débuts, à Bis et Pavement. Album délicieux dans son impétuosité juvénile, "We are..." est ponctué d'une composition sordide, malsaine, douloureuse, rémisniscente de Joy Division, mais alimentée par un flux d'électricité aussi capricieux que chez Wire...

 

Varnaline

Man of sin

Drivé par un certain Andrew Parker, ce trio new-yorkais appartient à la même scène musicale que Swell, Pavement et consorts. Lo fi bien sûr. Ce morceau de plastique a d'ailleurs été enregistré dans les appartements d'Andrew, où il y a monté un studio maison. Sur un quatre pistes. Ce qui n'empêche pas les compositions de libérer une intensité phénoménale, que nous pourrions situer à la croisée des chemins du défunt Cell, de Dinosaur Jr, de Sparklehorse et même d'American Music Club. A cause de cette fusion parfaite réalisée entre sonorités acoustiques, minimalistes et électricité pudiquement, délicatement torturée qui sert de texture à des chansons aussi contagieuses que mélodiques. Un must!

 

Suzanne Vega

Nine object of desire

Pour enregistrer son nouvel album, Suzanne Vega a encore reçu le concours de Michaël Froom à la production. Une collaboration qui date de « 99.9 F° », et pour laquelle, il était parvenu à donner une toute autre dimension à la musique, en recherchant des arrangements d'une richesse à laquelle la folk music n'était guère habituée. Et il vient de récidiver sur " Nine objects of desire ". Douze titres enrichis tantôt d'orchestrations symphoniques, synthétiques ou de percussions ethniques, douze fragments hydratés de cordes de guitare légères, syncopées ou nappées de claviers fluides, bien rognés comme au cours des sixties. Douze chansons ou bossa nova, house, funk, jazz, pop et folk rivalisent de mélodicité et d'efficacité. Un must!

 

Thin Lizzy

Wild one

Il y a déjà dix ans, le quatre janvier 1986 très exactement, que Phil Lynott a quitté ce monde. L'occasion était donc belle pour Mercury de rendre hommage au leader de Thin Lizzy, à travers cette compilation. C'est entre 1974 et 1978 que cette formation a connu ses heures de gloire. Lorsqu'elle pouvait s'appuyer sur la conjugaison de deux formidables solistes, Scott Gorham et Brian Roberston. Sous ce line-up, ils graveront une série de hits. Six perles incluses sur ce morceau de plastique, et en particulier l'immortel "The boys are back in town". Tout ce qui est antérieur et surtout postérieur à cet état de grâce ne vaut pas tripette. Même pas les compositions relevées par la présence de Gary Moore, artiste qui séjourna pourtant deux fois au sein du groupe. Et encore moins après 1980. C'est à dire au moment où la musique de Thin Lizzy sombra dans le heavy metal pathétique...

 

Throwing Muses

Limbo

Neuvième album pour cette formation bostonienne qui a toujours manifesté un dédain certain pour la structure conventionnelle de la composition. Même après le départ de Tanya Donnelly. Et c'est encore et toujours le cas pour ce " Limbo " qui déploie un incroyable éventail de textures et de nuances originales, sous un format pop extrêmement mélodique. Si ce nouvel opus continue de mélanger colère, mélancolie et esthétisme dans un contexte électrique sinueux, il véhicule des lyrics à la fois torturés, obsessionnels et lascifs, lyrics épanchés par le timbre vocal souple, insidieux de Kristin Hersh...

 

Tanita Tikaram

The best of

Après quatre albums, Tanita avait besoin de faire le point. Faut dire que depuis la sortie de son premier opus, " Ancient heart ", elle cherche son deuxième souffle. Pire encore, après avoir enregistré " Eleven kinds of loneliness ", elle était littéralement au bord de l'asphyxie (!). Sur cette compil, vous retrouverez bien sûr tous les standards. Depuis " Twist in my sobriety " à " My love tonight " en passant par " Cathedral song ", " World outside your window ", " Good tradition ", " Lovers in the city ", " You make the whole world cry " et " Only the ones we love ". Dix-sept titres qui valent surtout pour le timbre vocal de Tanita, un timbre très particulier, intimiste, sensuel, exotique, qui serait beaucoup mieux mis en valeur, si l'accompagnement était à la hauteur. Ce qui est rarement le cas!

 

Tool

Aenima

Pour Tool, l'aspect visuel est très important. C'est sans doute la raison pour laquelle il tourne des clips vidéo aussi explosifs et puissants. Et dans le même esprit, pourquoi il a souhaité un effet d'optique mobile pour illustrer la pochette de son nouveau CD. Une formation sans doute moins extrême que le Rollins Band, moins engagée que Rage Against The Machine, mais beaucoup plus dangereuse, plus juvénile, plus cynique...

 

Tortoise

Millions now living will never die

Tout comme Stereolab, Tortoise avoue avoir été influencé par le krautrock de Neu, Can et Kraftwerk. Ce qui explique sans doute pourquoi, John McEntire, drummer et ingénieur du son du quintet yankee (Chicago), vient de produire le nouvel opus de Stereolab, "Emperor tomato ketchup". Kraftwerk tout d'abord. Car dès le morceau d'ouverture, "Djed", on a l'impression que le groupe cherche une projection dans le futur, une "Autobahn" pour le XXIème siècle... Malgré la multitude d'instruments et de gadgets électroniques utilisés - basses (parfois quatre!), xylophone, harmonium, marimba, piano électrique, percussions africaines, boîtes à rythmes flippants ou bourdonnants, synthés (archaïques et contemporains), samples, collages, guitare (sans doute!), etc. - la musique se révèle intimiste, paisible, hypnotique, rampante et bien sûr complexe. Tortoise nous propose à travers ce "Millions now living will never die", une excursion subliment léthargique dans le rock, le dub, le trip hop, l'avant techno, le jazz moderne (Miles Davis?), la lo-fi (Swell?), la muzak (Brian Eno), l'art techno (Mouse on Mars), la bande sonore cinématographique (Ennio Morricone), ... dans une multitude de styles quoi ! Un périple dans la romance frêle, imaginaire de l'underground américain. Un fameux pas en avant dans l'art du recyclage que les médias ont déjà taxé de post rock avant-gardiste. Pourquoi pas?

 

Toto

Tambu

Si vous êtes grands consommateurs de rock FM spécifiquement yankee, vous allez vous régaler. Dans le cas contraire, vous aurez plutôt tendance à rigoler. C'est vrai que la musique de Toto a toujours été soignée, sophistiquée à l'extrême, agréable à l'oreille. Et que dans le style, seules des formations comme Kayak ou Kansas sont parvenues à atteindre un tel niveau de perfection. Mais en 1996, des ensembles de ce type n'apportent plus rien à la musique. Ce qui ne veut pas dire que leur musique ne rapporte rien à l'industrie du disque. Au contraire! Aux States, et même en Europe, il y a encore un public pour cette scène. En général constitué de quadragénaires et de quinquagénaires. Ce qui explique le succès d'un groupe comme Toto. A nouveau dédié à la mémoire de feu Jeff Porcaro, cet opus tente quelques incursions dans le funk. Privilégie les harmonies vocales féminines à caractère gospel. Et puis glisse parfois l'une ou l'autre ballade, dont le profil mélodique n'est finalement pas tellement loin d'un Elton John. Dans ces conditions, comment voulez-vous que nous parvenions à avaler cette tamb(o)u(ille)...

 

Trans Am

Trans Am

A première vue, cette formation yankee recycle tout ce qui lui tombe dans l'oreille. Sans a priori. Aussi bien le popcore, le prog rock, le krautrock, le boogie, le synthé pop, le psychédélisme, le garage que la musique industrielle. En ce qui concerne le hip hop, le dub, le rythm 'n blues et le funk, le traitement est cependant double. Puisque avant de retravailler cette matière première, elle est totalement blanchie. C'est à dire expurgée de ses caractéristiques ethniques. Au bout de la chaîne la solution épurée est confrontée aux éléments basiques de la guitare et de la basse. Un résultat surprenant, expérimental pour un album exclusivement instrumental que les éminents spécialistes situent quelque part entre Ui et Run On. Mais lorsqu'on sait que ce mini album a été concocté dans les studios de Tortoise, on comprend mieux pourquoi cette musique appartient au mouvement post rock. Faust et Can auraient-ils trouvé en Trans Am un héritier naturel?

 

Transglobal Underground

Psychic karaoke

TGU répercute à travers sa musique, le phénomène multiculturel qui caractérise la Grande Bretagne des nineties ; et en particulier celui de la métropole de Londres. Toutes les ethnies s'y mélangent. Asiatique, arabe, africaine, australienne et bien sûr européenne. Une richesse qui sert, bien sûr, à alimenter une pop technologique. Riche en orchestrations somptueuses et en arrangements exotiques, agitée de rythmes subtils, sinueux, mid tempo, house, dont la ligne mélodique est purifiée par la sensualité vocale acrobatique de Natacha Atlas. Pas sur toutes les compositions de "Psychic karaoke". Mais sur la plupart. Un opus qui nous a laissé une excellente impression. Notamment sur "Scully" et le titre maître. Deux compositions mystérieuses, ténébreuses, presque filmiques qui ponctuent l'œuvre, avant de laisser la place, en bonus track, à une version française de "Boss tabla"...

 

Tripping Daisy

I'm an elastic firecracker

Deuxième album pour ce quartette texan (Dallas) qui voue une grande admiration à l'artiste italien Guglielmo Achille Cavellini, peintre sur timbre devenu après sa mort un véritable mythe dans cette discipline. Ce qui explique pourquoi la pochette de ce disque est illustrée par une photographie insolite de ce personnage célèbre, peinturluré sur tout le corps... Je suis une allumette élastique, une métaphore justifiée par Tim De Laughter, leader du groupe, par une volonté d'épancher un maximum d'émotion dans son expression. Une volonté qui se répercute dans la richesse de la musique de Tripping Daisy, comparable à celle que dispense Presidents of the United States of America. Mais (in)consciemment inspirée par Weezer, Buzzcocks et les Pixies. Avec des changements de tempo vertigineux, une conjugaison parfaite entre cordes de guitares cinglantes, gémissantes, frémissantes et le groove percutant. Une alternance climatique entre tendresse et férocité responsable de mélodies pop contagieuses. Mais des mélodies littéralement transpercées par la voix grinçante, voilée, distordue de Tim (Perry Farrell?) Superbe!

 

Tapsi Turtles

I wanna hear the sunshine

Il faut croire que cette formation allemande a dû beaucoup écouter les Pogues avant de se lancer dans une carrière musicale, et surtout d'enregistrer un tel album. Tout y est: accordéon, flûte, harmonica, violon, mandoline et même voix limite du lead singer; quoique son timbre ne soit pas encore aussi ravagé que celui de Shane Mc Gowan. Les Tapsi Turtles ont même osé s'attaquer à un classique du Clash, "Should I stay or should I Know", mais évidemment pour en faire une version folk. Vous avez d'ailleurs, peut-être déjà eu l'occasion de l'entendre à la radio. "I wanna hear the sunshine" n'a cependant d'autre prétention que de vous entraîner dans une folle danse celtique, 'One pint of beer' à la main. Mais pour l'originalité, faudra repasser...

 

One Inch Punch

Tao of the One Inch Punch

Consoles vidéos, culture rap, arts martiaux, look ‘cool’, tabagisme, illustrent parfaitement l'attitude adoptée par One Inch Punch. Une véritable caricature de la génération des vidéo games et des machines à sous! Trêve d'analyse sociologique; musicalement, Burning Orange se limite à digérer une marmelade de Beastie Boys et de Tricky mélangée avec de la bile Einstürzende Neubauten. Réservé aux amateurs de rap/soul/hipcore industriel... S'il y en a!

 

The Tea Party

Alhambra (Mini LP)

Sur les six titres de ce nouveau mini CD du trio canadien, on retrouve quatre versions acoustiques de chansons parues sur les albums précédents. Mais quelles versions! " The grand bazaar "; " Inanna " et " Silence " sont abordés avec le même esprit mystique, exotique, qui avait prévalu chez Led Zeppelin lors de l'enregistrement de son célèbre volume " III ". C'est à dire en communiquant une puissance inouïe aux compositions, rien qu'en y ajoutant une multitude d'instruments et de percussions ethniques (tabla, sitar, etc.). Quant à " Turn the lamp down ", c'est un blues ‘doorsien’, fouetté par les accords de la slide et enfiévré par le baryton de Jeff Martin qui nous prend véritablement aux tripes. Et Dieu seul sait si nous sommes si peu réceptifs au blues... Ce n'est pas pour rien que l'on retrouve Roy Harper sur la seule nouvelle composition du disque, " Time ". Evidemment, cette remarquable chanson est hors de son temps ; et il vous faudra replonger un quart de siècle plus tôt pour pouvoir l'apprécier à sa juste valeur, car ce titre aurait tout aussi bien pu figurer sur un des premiers albums de Genesis. Pas de Phil Le Flouze, mais de l'Archange Gabriel. " Nursery Cryme ", par exemple. A cause de cet enchevêtrement de cordes de guitare acoustiques et électriques particulièrement réussi. Et enfin, de cette exaltation qui vous remplit l'âme d'émotion. Allez donc comprendre pourquoi? Nous ne nous attarderons cependant pas sur le remix de " Sister awake ", une opération de tripatouillage électronique qui n'apporte strictement rien de neuf... Bien vite le nouvel album! Mais était-ce vraiment la peine de vous le dire?

 

Serge Teyssot-Gay

Silence Radio

Premier album solo pour le guitariste de Noir Desir. En fait, Serge Teyssot-Gay a profité du break de huit mois, décrété par le groupe girondin, pour se lancer dans cette expérience individuelle. Pour enregistrer "Silence radio", il joue l'homme orchestre. Assurant à la fois la composition, le chant (dans la langue de Shakespeare!), l'interprétation, le mixing et la production. Travail qu'il a effectué dans son propre studio huit pistes. Avec pour unique compagnon sa guitare. Sauf pour le final "Waiting" où il fait usage d'un ‘métalophone’. Les interventions ponctuelles du violon et des claviers relevant uniquement de collages... Apres, écorchés, sauvages, minimalistes, les sept titres de ce mini album sont déchirés entre l'hostilité morbide du métal, la fièvre malsaine du chaos et les émanations nauséeuses d'un univers gangrené...

 

Soul Coughing

Irresistible bliss (b)

Soul Coughing appartient à la culture technologique des nineties. Et il exprime cet attachement à travers un style préparé à base de hip hop, de lo-fi, de jazz, de funk, de pop et d'ambiant. Une expression sonore qui ne lésine pas sur les samples. Aussi bien piqués à des artistes aussi illustres qu'Howlin' Wolf, les Andrew Sisters, qu'à la cacophonie urbaine. New-yorkaise. Parce que le quartette est issu cette métropole et que son cynisme cinématique lui a valu d'être taxé de cousin le plus intelligent des Beastie Boys. Musicalement, Soul Coughing est même capable de déborder dans le prog rock intello du King Crimson ("Paint"), le charleston ("Disseminated") ou le post punk tribal de Siouxsie & the Banshees ("The idiot kings"). Suivant les règles arty du recyclage, bien sûr. Mais ce qui confère l'originalité au groupe, c'est la voix de Doughty dont la musicalité du langage émane d'une symbiose inconsciente entre la prononciation syncopée et la férocité des rimes...

 

Soulwax

Leave the story untold

Pour enregistrer son premier album, Soulwax s'est rendu aux States. A Los Angeles très exactement, bénéficiant pour la circonstance du concours de Chris Goss, chanteur guitariste de Master of Reality, mais également et surtout producteur attitré de Kyuss. Un album qui transpire à premier abord le rythm'n blues et le psychédélisme. Un peu comme chez Soapstone. Curieusement deux formations issues de la région de Gand. Les chanteurs respectifs ont d'ailleurs une voix assez proche. Mais si Soapstone s'est laissé ensevelir dans le revivalisme, Soulwax est davantage ouvert aux autres formes musicales. Le heavy metal tout d'abord. Aussi bien emprunté au début des Seventies, celui de Led Zeppelin et de Guess Who en particulier, qu'à la scène contemporaine. Pensez à Pearl Jam, Stone Temple Pilots est bien sûr à Master of Reality. Le blues, ensuite. Normal lorsqu'on sait que l'harmoniciste Mark Thijs avait produit leur premier EP, "2 nd handsome blues", sorti en décembre dernier. Le synthé pop, enfin. A cause du recours au moog synthetizer et au mellotron. Le tout abordé avec l'esprit baroque d'un dEUS. Et le résultat est probant. Une performance de choix qui démontre à nouveau l'actuelle bonne santé du rock en Belgique...

 

Soundgarden

Down on the upside

Ce quartette de Seattle n'a jamais vraiment su lui-même s'il appartenait au grunge, au heavy metal ou au hard rock. Son album précédent ("Superknown", le meilleur à notre goût) s'était même mis au diapason de la pop beatlenesque... Tout au long des 65 minutes de ce "Down on the upside" il n'hésite pas à profaner un monument tel que Led Zeppelin pour y piller les reliques de leurs deuxième et troisième elpees. C'est à dire la quintessence de l'œuvre du dirigeable. Malheureusement, la voix de Chris Cornell est aussi agaçante que celle d'Axl Rose; si bien que les meilleures compositions de l'opus se caractérisent par un vocal trafiqué ou presque absent. Notamment sur l'aride, "Never the machine forever", digne du Blue Cheer et "Applebite" dont la ligne de guitare luxuriante, effilée, acérée et le climat énigmatique rappellent ni plus ni moins Mahavishnu Orchestra...

 

Sparklehorse

Vivadixiesubmarinetransmissionplot

Sparklehorse, c'est avant tout Mark Linkous. Pour enregistrer son premier album, il a cumulé les fonctions de compositeur, de chanteur et s'est réservé la plupart des parties de guitare acoustiques et électriques, de banjo, etc. Sans oublier celle de producteur et d'ingénieur du son qu'il a accomplit dans son propre studio maison en Virginie. Il s'est bien sûr entouré d'une flopée de musiciens. Notamment de country & western. Tout en tirant parti au maximum de la technologie moderne. Un peu comme chez Vic Chesnutt, les chansons s'agitent avec une somnolence dérangeante. Des chansons tantôt adaptées à la lo fi (Palace, Codeine), moulées dans la ballade pop (John Lennon) ou sculptées par différentes formes de garage. Aussi bien atmosphérique (Cowboy Junkies), Paisley Underground (Chris Cacavas & the Junkyard), que crazyhorsien. Une seule réserve, le vocal de Mark, un peu trop systématiquement trafiqué...

 

Stabbing Westward

Wither Blister Burn & Peel

Originaire de Los Angeles, Stabbing Westward vient de graver son deuxième album. Et rien qu'à voir la pochette (NDR: une croix, des bougies, des amulettes, etc.), vous pouvez facilement imaginer l'ambiance. Un sentiment confirmé dès les premiers accords de ce "Wither Blister Burn & Peel". Un opus qui alterne l'excellent, le pénible et l'exécrable. Commençons par la quintessence de ce morceau de plastique. "Why", véritable chef d'œuvre de techno-rock post industrielle, alliant à la fois le climat futuriste et la sensibilité mélodique de Depeche Mode. "Sleep" dont la complexité technologique, née de la fusion entre l'électricité sauvage et le synthétisme atmosphérique, rappelle ni plus ni moins "Outside" de Bowie. Ou encore le frénétique "Don't believe" religieusement déchiré entre les Young Gods et Jesus Jones (!). Reste les soixante secondes instrumentales d' "Inside you". C'est tout! Passé ce cap, le climat devient irrespirable. "So wrong" porte bien son nom. "Falls Apart" ou encore "Shame", tout autant. C'est même parfois encore pire. Les adeptes de ce style légitimeront ce défoulement viscéral (NDR: qui a dit barbarisme musical?) Nous pas! A vous de juger...