L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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Che Arthur

Che Arthur décrit le monde présent

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L'artiste américain Che Arthur (Pink Avalanche, Atombombpocketknife), sort aujourd'hui son nouveau titre, « Sever », premier single extrait de son prochain album, » Describe This Present Moment », qui paraitra le 9 janvier 2026 chez Past/Future Records.

« Describe This Present Moment » constitue le cinquième opus de Che Arthur sous son propre nom. En 10 titres, le multi-instrumentiste, auteur-compositeur, ingénieur du son et producteur basé à Chicago oppose les structures punk/indie tendues et concises et les textures acoustiques contemplatives de ses elpees précédents à des moments plus lourds.

« Sever », selon Arthur, traite du ‘désir ardent d'une connexion réelle dans une société de plus en plus déconnectée et dangereuse’. Sur le plan musical, ce morceau pourrait intéresser les fans de Sugar, Jawbreaker ou The Smithereens.

Che Arthur se produira en concert à Paris à la Maroquinerie le 9 novembre en première partie de Bob Mould.

« Sever » est en écoute

 

 

The Young Gods

L'Aéronef balayé par un tourbillon 'indus'...

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Les légendaires pionniers suisses de l’indus, The Young Gods, opéraient leur grand retour sur la scène de l’Aéronef à Lille, dans le cadre d’une tournée destinée à promouvoir la sortie d’un quatorzième album studio baptisé « Appear Disappear » et à célébrer ses 40 ans de carrière. Le club affiche complet pour cette soirée où le trio va démontrer, une fois de plus, sa capacité à fusionner l’urgence brute du rock et l’art du sampling.

Dès 21h10, ponctualité suisse oblige, Franz Treichler (chant, guitare), Cesare Pizzi (samples) et Bernard Trontin (batterie) investissent la scène, portés par une énergie régénérée. Les sonorités de la guitare sont tranchantes, les rythmiques effrénées, et les paysages industriels finement orchestrés. Les titres s’enchaînent sans temps mort, chacun portés par les samples du magicien de service, qui déchirent littéralement l’atmosphère.

Le concert s’ouvre par « Appear Disappear », le titre maître du dernier long playing, dont le tempo évoque celui d’un train à vapeur, puis embraie par « Systemized », imprimé sur un drumming tribal, le lancinant « Hey Amour », le blues indus « Blackwater » (ce drumming syncopé !), et « All My Skin Standing », qui s’ébroue dans un climat ambient, est secoué par des explosions métronomiques, avant de s’enfoncer dans un final apocalyptique. Le public est transporté par la complainte intergalactique de « She Rains » et les réminiscences orientales de « Intertidal ». La voix de Franz peut se faire rauque, à l’instar du sauvage voire menaçant « The Night Dance » et de l’autre blues indus, « Gasoline Man », une voix aussi rocailleuse que celle d’un vieux bluesman.

La frénésie s’empare du drumming de Trontin sur « Mes yeux de tous », une compo traversée d’éclairs d’électricité. Et cette intensité électrique devient spasmodique sur « Blue Me Away », même si elle est entrecoupée par les vocalises atmosphériques de Treichler. Le set s’achève par « Shine That Drone », dont le rythme presque new wave incite les premiers rangs à s’agiter et même à danser.

Le light show est à la hauteur de la performance musicale : neuf colonnes lumineuses forment un demi-cercle derrière le groupe, les lumières circulent, changent de couleur, deviennent multicolores ou tombent comme des flammes, créant une ambiance immersive.

Après une heure de concert intense, le trio accorde deux rappels, livrant notamment l’emblématique « Skinflowers », moment choisi par Franz pour sortir une torche électrique afin de balayer la fosse de son faisceau lumineux, et « Charlotte », dans un registre différent, bercé par des samples d’accordéon et se distinguant par ses paroles décalées. Et lors du second encore le combo helvète nous gratifie de « Did you miss me », une reprise de Gary Glitter. Le public, conquis, profite jusqu’au bout de cette énergie communicative, avant que les musicos des Youngs Gods ne terminent par des poignées de main aux premiers rangs.

Dans une interview, Franz Treichler confiait : ‘Ne capitulez pas. Et gardez votre énergie, même si l’environnement est… eh bien, tel qu’il est’. Une philosophie qui transparaît dans la musique des Young Gods et leur présence scénique, où chaque son est travaillé comme une couleur sur une toile.

Ce soir, on a eu droit à une démonstration magistrale du savoir-faire du trio suisse, confirmant son statut de maître incontesté du rock industriel et de force scénique capable de surprendre et d’émouvoir, même après quatre décennies de carrière.

Setlist : Appear Disappear, Systemized, Hey Amour, Blackwater, All My Skin Standing, She Rains, Intertidal, The Night Dance, Gasoline Man, Mes yeux de tous, Blue Me Away, Shine That Drone.

Rappel 1 : Skinflowers, L'amourir, Charlotte

Rappel 2 : Did You Miss Me

(Photos Ludovic Vandenweghe ici)

(Organisation : Aéronef, Lille)

Live Nation : les nouveaux concerts (update du 26-10-2025)

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Vendredi 06 mars 2026 – Antoon – Trix, Anvers

Mardi 07 avril 2026 – 5 Seconds Of Summer – AFAS Dome (Sportpaleis), Anvers

Vendredi 10 avril 2026 – Tucker Wetmore – La Madeleine, Bruxelles

Lundi 13 avril 2026 – The Vaccines – Cirque Royal, Bruxelles

Samedi 18 avril 2026 – Anastacia - Cirque Royal, Bruxelles

Mercredi 13 mai 2026 – Arsenal – Lotto Aréna, Anvers

Vendredi 16 mai 2026 – Conan Gray – AFAS Dome (Sportpaleis), Anvers

Vendredi 19 juin 2026 – Tin Licker – Ancienne Belgique, Bruxelles

Samedi 27 juin 2026 – Katy Perry - Whechter Boutique, Wherchter

Samedi 27 juin 2026 – Pitbull - Whechter Boutique, Wherchter

Samedi 04 juillet 2026 – Gorillaz – Rock Werchter, Wherchter

http://www.livenation.be/

 

 

 

David Gilmour

Un box et un film pour immortaliser la tournée ‘Luck and Strange’ de David Gilmour

C’est le 17 octobre 2025 que sont parus l'album live de David Gilmour et le film intitulés « The luck and strange concerts » et « Live At The Circus Maximus », qui immortalisent la tournée ‘Luck and Strange’ de 2024.

Cette tournée accompagnait le cinquième opus solo de Gilmour, « Luck And Strange », qui s'est classé n° 1 au Royaume-Uni et dans de nombreux autres pays européens.

Les concerts ont débuté par deux shows de préparation à guichets fermés au Brighton Centre, avant de se poursuivre au Circus Maximus de Rome pour six soirées à guichets fermés, puis au Royal Albert Hall de Londres, avant de se déplacer au Hollywood Bowl de Los Angeles et de se terminer par cinq soirées sold out au Madison Square Garden de New York.

Les vingt-trois dates ont été honorées, et comme aucun nouveau concert n'est prévu, ces sorties sont le meilleur et le seul moyen de découvrir la performance de Gilmour sur scène.

Le film voit Gilmour revenir au Colisée (Circus Maximus) à Rome, au début de la tournée Luck and Strange, sa première depuis près d'une décennie. Gavin Elder, collaborateur de longue date de Gilmour, a filmé ce spectacle sublime avec pour toile de fond les ruines antiques de Rome. Le film vient de sortir en deux coffrets Blu-Ray et trois coffrets DVD avec des bonus inédits et l'intégralité des concerts « The luck and strange concerts » mixés en 5.1 et Atmos (Blu-Ray uniquement).

« The luck and strange concerts » comprend 23 titres répartis sur quatre LP ou deux CD enregistrés lors de concerts sélectionnés de la tournée et mélange des titres solo du dernier album de David, dont une interprétation émouvante de « Between Two Points » avec Romany Gilmour, ainsi que des hymnes classiques de Pink Floyd tels que « Sorrow », « High Hopes », « Breathe (In The Air) », « Time », « Wish You Were Here » et « Comfortably Numb ».

Pour les fans chanceux qui ont assisté à ces concerts uniques, ces témoignages sonore et visuel sont le souvenir parfait du jeu de guitare expressif, émouvant et méticuleusement mélodique de Gilmour, ainsi que du talent exceptionnel de son groupe.

Pour voir et écouter « Comfortably Numb (Live at the Circus Maximus) », c’est ici

 

Sleaford Mods

Sleaford Mods sur une autre planète

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Les Sleaford Mods sortiront leur nouvel album, « The Demise Of Planet X », le 16 janvier 2026 chez Rough Trade Records. Ce projet, présenté comme le plus ambitieux du duo Andrew Fearn et Jason Williamson, inclut des collaborations inédites avec Sue Tompkins (ex-Life Without Buildings), Aldous Harding, Liam Bailey et Snowy, tous deux originaires de Nottingham. L’actrice Gwendoline Christie fait également ses débuts musicaux sur le single « The Good Life », accompagné d’un clip réalisé par Ben Wheatley.

L’opus propose une palette musicale variée et expressive, abordant avec satire et critique les enjeux contemporains à travers 13 titres. Jason Williamson décrit ce disque comme le reflet d’une vie marquée par l’incertitude et les traumatismes collectifs, sur fond de guerre, de pandémie et de mutation des réseaux sociaux.

En attendant la sortie de cet elpee, le duo a partagé un single, « The good life », sous forme de clip. Et il est à voir et écouter

 

Dreamwave

Les dérives de Dreamwave

Le 17 octobre dernier, Dreamwave a partagé « Moon Buggy », le premier single issu de de son futur troisième Ep. Cette annonce coïncide avec le dévoilement d'un nouveau pressage physique, qui comprendra le précédent Ep « Moon Dogs » sur la face A et le prochain, « Drifter », sur la face B.

« Moon Buggy » est né d'une improvisation lors d'un concert, avant d'évoluer progressivement pendant deux ans pour devenir un morceau abouti qui a trouvé sa place dans le répertoire du groupe. Enregistré en seulement trois prises, « Moon Buggy » montre Dreamwave sous son meilleur jour : amusant, fluide et électrisant. Il résume parfaitement l'énergie live qui fait la renommée du combo dans un enregistrement studio vibrant.

Le single est accompagné d'un clip vidéo autoproduit, tourné au Mendips Raceway, un circuit de course sur terre battue situé dans le sud-ouest du Royaume-Uni. Les images chaotiques de voitures cabossées qui s'entrechoquent dans des nuages de poussière s'accordent parfaitement avec l'intensité et l'excitation du son de Dreamwave, rendant ainsi un hommage ludique à l'esprit DIY du groupe de Bristol. « Moon Buggy » fait suite à un été mouvementé, ponctué de concerts à travers le Royaume-Uni.

Le clip de « Moon Buggy » est disponible 

Lone Assembly

L’incertitude de Lone Assembly

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Laissant au fil des titres des puits de lumière pop transpercer par-ci par-là l’obscurité gothique de leur répertoire, Lone Assembly dévoile aujourd’hui un single qui ne laisse cette fois que peu passer de rayons : « My Life’s Solid » est un morceau noir, où la puissance de leur new-wave/synth-pop est plus impressionnante que jamais.

 Le groupe fait une fois plus preuve d’une profonde humanité en passant sous la loupe des thèmes difficiles. « My Life’s Solid, c’est le vertige de voir ses certitudes se fissurer. Une épopée sombre et viscérale sur la perte de repère et le besoin d’être vu dans une atmosphère introspective et claustrophobe. Le refrain éclate comme une lucidité brutale : ce que l’on croyait ‘solide’ ne l’est pas. » explique Raphaël Bressler, le chanteur du band.

Le quatuor, composé également de Glenn Le Meur (guitare), Jim Bodeman (basse) et Romain Segu (batterie) donne ainsi suite à une série de singles parus plus tôt cette année, et des concerts joués à travers l’Europe.

La ‘lyric’ vidéo de « My life’s solid » est disponible ici

 

 

Reversed Chakra

Reversed Chakra, une denrée rare…

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Le groupe italo-britannique Reversed Chakra sortira un nouvel Ep, « Rarefied », ce 31 octobre 2025. Fusionnant indie rock, dark wave et post-rock, le quatuor livre une musique intense et émotionnelle, portée par des titres puissants comme « Game Of Chess », « Dust » et « All The Way Down ».

Produit par John Fryer (Depeche Mode, Nine Inch Nails) et masterisé par Alan Douches (The Chemical Brothers, Chelsea Wolfe), l’Ep propose également une relecture sombre et audacieuse du classique « The Wild Boys » de Duran Duran.

Plus d’infos en visitant la page ‘Artistes’ ci-dessous.

Sweet Gum Tree

La sous-puissance veloutée de Sweet Gum Tree

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Le singer-songwriter angevin Arno Sojo a créé son projet Sweet Gum Tree, il y a une quinzaine d'années, fidèle à une élégance résolument british. Ayant éprouvé son répertoire sur les scènes européennes dans des formules à géométrie variable, sa démarche artistique s'est régulièrement nourrie de collaborations avec des membres de Tindersticks, The Church ou R.E.M. ou encore les chanteuses Heather Nova et Isobel Campbell. Récemment, il a rejoint le magicien pop Ed Harcourt dans son studio d'Oxford pour donner naissance à un nouveau LP, « Velvet Underkill », annoncé pour début 2026.

En attendant, il a sorti un single « Velvet Underkill », une compo qui rend un hommage poétique au New-York du Chelsea Hotel des années 60-70. Entre rêverie glam, références à Warhol et éclat pop à la Big Star, "Velvet Underkill" brouille les repères comme Arno Sojo sait si bien le faire. Et il est disponible sous forme de clip .

 

Hüsker Dü

Hüsker Dü : “1985 : The Miracle Year”, un coffret live événement annoncé par Numero Group

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Le label Numero Group annonce la sortie, le 7 novembre, d’un coffret exceptionnel retraçant l’année 1985 de Hüsker Dü, groupe phare de la scène punk de Minneapolis. Intitulé “1985: The Miracle Year”, ce coffret 4 vinyles propose l’intégralité du concert du 30 janvier 1985 au First Avenue, restauré par Beau Sorenson, ainsi que 20 titres live supplémentaires issus de la tournée de cette année charnière. Un livret détaillé accompagne l’ensemble, revenant sur douze mois décisifs dans l’histoire du groupe.

Quatre morceaux de ce coffret sont déjà disponibles en streaming : « The Girl Who Lives On Heaven Hill », « I Apologize », « If I Told You » et « Folklore ». Ce live témoigne de l’énergie et de la créativité fulgurantes du trio, qui, après avoir marqué les esprits avec “Zen Arcade” en 1984, enchaîne par “New Day Rising” début 1985, puis poursuit sa progression vers une reconnaissance plus large.

Le concert du 30 janvier 1985, donné par -11°C devant 1500 fans survoltés, illustre la puissance scénique de Hüsker Dü. Le groupe y interprète des titres issus de ses elpees phares, des inédits qui figureront plus tard sur “Flip Your Wig”, ainsi que des reprises explosives de classiques du rock.

La survie des bandes originales de ce concert, malgré un incendie ayant détruit une partie des archives du groupe en 2011, relève du miracle. Ce coffret rend hommage à une période où Hüsker Dü, fidèle à ses convictions et à sa musique, posait les bases de l’alternative rock à venir.

 

Party Dozen

Le rooter fou de Party Dozen

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Les punks de Sydney Party Dozen (Kirsty Tickle et Jonathan Boulet) reviennent avec leur nouveau single « Mad Rooter », extrait de leur prochain 45 tours double face A « Mad Rooter / Ghost Rider » qui sortira le 5 décembre chez City Slang.

À propos du nouveau morceau, le groupe déclare :

‘Nous ne l’avons pas enregistré avec un métronome, donc il y a ce côté décalé, ce va-et-vient qui lui donne du style. Il y a un solo de saxophone qui rappelle la séquence d’ouverture de David Letterman. Nous avons enregistré l’échantillon avec la guitare de Jon, qui est vieille et à peine fonctionnelle. L’électronique est fichue, il manque des cordes, et elle a été à moitié modifiée puis abandonnée.’

Le clip de « Mad Rooter » est disponible ici

 

 

The Apartments

La mémoire de The Apartments

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Le huitième album de The Apartments, « That’s What the Music Is For », est paru ce 17 octobre 2025. ​ Produit par Tim Kevin, il a été enregistré par Peter Milton Walsh entre 2023 et 2025, avec une approche progressive et minutieuse. Les chansons explorent la fusion entre passé et présent, tout en rendant hommage aux personnes disparues à travers la musique. ​ L'univers musical mêle mélancolie, raffinement, cuivres et cordes. ​

The Apartments, groupe fondé à Brisbane en 1978 par Peter Milton Walsh, tire son nom du film ‘La Garçonnière’ de Billy Wilder. ​ Après des collaborations avec The Go-Betweens et des débuts pour le label Rough Trade, le groupe a sorti plusieurs elpees marquants, dont « the evening visits… and stays for years » (1985), « drift » (1992), et « A Life Full of Farewells » (1995). Après une pause prolongée, il a gravé « No Song, No Spell, No Madrigal » (2015) et « In and Out of the Light » (2021).

Un monde de fumée, de gin et de regrets, un mode de mélancolie, de cuivres et de cordes. Un monde de raffinement et de probité. La vie dans ce qu’elle peut nous offrir, avec ses barques de joies et de tristesses. Les compositions de Peter Milton Walsh sont de véritables chansons en ce sens où elles racontent des histoires, des histoires qui nous accompagnent et que l’on peut chacun terminer. Le propre d’une grande œuvre sans doute.

Le clip de « Death Would Be My Best Career Move » est disponible

 

 

Poliça

Les rêves de Poliça s’envolent…

Depuis son émergence de la scène underground dynamique de Minneapolis en 2011, Poliça s'est taillé une place unique dans l'indie pop électronique, mêlant synthés sombres, rythmes pulsés et la voix incomparable de Channy Leaneagh. Co-fondé par le producteur Ryan Olson, le groupe se caractérise depuis longtemps par un équilibre entre chaleur et détachement, avec les lignes de basse mélodiques de Chris Bierden et les percussions de Ben Ivascu et Drew Christopherson qui ancrent le son hypnotique.

De la nostalgie spectrale de « Give You the Ghost « (2012) aux sous-entendus dystopiques de « United Crushers » (2016) en passant par la paranoïa mécanique de « Madness » (2022), Poliça ne s'est jamais contenté de stagner.

Paru ce 17 octobre, « Dreams Go » est peut-être leur plus émouvant à ce jour. Il s'agit d'une compilation de huit nouvelles chansons enregistrées au Pachyderm Studio, dans le Minnesota, marquant les dernières sessions de la formation, en compagnie de Chris Bierden avant qu'il ne perde la capacité de jouer en raison d'une tumeur au cerveau. L'album vibre d'une énergie brute et élégiaque, témoignant de la chimie qui a défini la première décennie de Poliça.

Sur « Dreams Go », Poliça livre son œuvre la plus émouvante et la plus riche en textures à ce jour, une méditation poignante sur la perte, la résilience et la fragile beauté de l'attachement.

« Dreams Go », le titre maître, est en écoute ici

 

Graham Nash

Une prestation magistrale, à la hauteur de la légende

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À 83 balais, Graham Nash continue d’incarner la légende vivante du folk-rock. Ce vendredi 24 octobre, au Cirque Royal de Bruxelles, il a réussi à transformer un simple concert en une véritable expérience musicale, entouré de musiciens virtuoses et d’un public conquis. Retour sur une soirée où chansons et anecdotes se sont mêlées pour célébrer sept décennies de création. La salle n’affiche pas complet, mais le public, constitué de passionnés de tous âges, va se montrer attentif et enthousiaste.

Pas de première partie : Graham Nash grimpe sur le podium, accompagné de Todd Caldwell (claviers et voix), Adam Minkoff (multi-instrumentiste et voix) et Zach Djanikian (guitares, mandoline, batterie et voix).

Dès les premiers accords, Nash prouve qu’il conserve une voix de ténor claire et précise, fidèle à ses enregistrements originaux. Les harmonies vocales, portées par ses musiciens, subliment les classiques comme « Marrakesh Express », « Teach Your Children » et « Our House », ainsi que des titres ‘solo’ tels que « Military Madness » et « Chicago/We Can Change the World ». Son dernier album, « Now » (mai 2023), témoigne de sa créativité toujours intacte.

La soirée est ponctuée d’anecdotes savoureuses sur ses débuts chez The Hollies et ses rencontres marquantes, notamment en compagnie de David Crosby et Stephen Stills, qui donneront naissance à Crosby, Stills & Nash, puis un peu plus tard, à Crosby, Stills, Nash & Young. Graham partage l’histoire derrière « Bus Stop » et « Immigration Man », illustrant chaque récit par des extraits ou des interprétations complètes.

Nash relate donc ainsi, comment, après un concert avec Crosby, Stills, Nash & Young au Canada, il n’a pas été autorisé à traverser la frontière pour rentrer aux États-Unis. Crosby et Stills, eux s’en sortent sans problème, pas même le Canadien Neil Young, mais l’Anglo-Américain — qui n’était encore que britannique à l’époque — n’avait pas été autorisé à entrer. C’est cet épisode qui a donné naissance à cette chanson. Cette fois, c’est Adal Minkoff qui accompagne la chanson d’un puissant solo de guitare.

Cependant, Nash ne raconte plus ni n’interprète ses histoires ni ses chansons debout, comme il l’avait fait deux ans plus tôt à la Roma d’Anvers. Mais, depuis son siège. Et son backing group se produit également en position assise.

Les musiciens brillent chacun à leur tour : solos de mandoline, de basse, de guitare et de saxophone rythment le concert. L’émotion culmine lors de « Simple Man », hommage à Joni Mitchell, et « Better Days », dédiée à Rita Coolidge. Nash invite régulièrement le public à chanter, notamment sur « Our House » et « Teach Your Children », créant une atmosphère chaleureuse et participative.

L’harmonica de Nash résonne sur « Southbound Train », où il glisse un clin d’œil à « The Star-Spangled Banner ». Les harmonies atteignent leur apogée sur « Cathedral », tandis que la simplicité et la beauté de « Our House » enveloppent la salle d’une douce nostalgie.

Le concert s’achève sans rappel traditionnel : Nash enchaîne « Find the Cost of Freedom », « Woodstock » et l’épique « Suite : Judy Blue Eyes », salués par plusieurs ovations debout. Une prestation magistrale, à la hauteur de la légende.

Setlist : « Wasted On The Way » (Crosby, Stills & Nash song), « Marrakesh Express » (Crosby, Stills & Nash song), « Military Madness », « I Used To Be A King », « Right Between The Eyes » (Crosby, Stills, Nash & Young song), « Bus Stop » (Graham Gouldman cover), «  Immigration Man » (Crosby & Nash song), « Better Days », « Love the One You're With » (Stephen Stills cover), « Simple Man », « Southbound Train », « Cathedral » (Crosby, Stills & Nash song), « Just A Song Before I Go «  (Crosby, Stills & Nash song), « Our House » (Crosby, Stills, Nash & Young song), « Teach Your Children » (Crosby, Stills, Nash & Young song) (with Douwe Bob), «  Find The Cost Of Freedom » (Crosby, Stills, Nash & Young song), « Woodstock » (Joni Mitchell cover), « Suite: Judy Blue Eyes » (Crosby, Stills & Nash song)

(Photo: Ralf Louis)

(Organisation : Greenhouse talent)

Project Pitchfork

Trois rappels pour le grand bonheur d’une fidèle fan base…

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18 ans après son passage (NDR : à l’Expo, pour le défunt Gothic festival), Project Pitchfork est de retour à Waregem, mais dans un lieu plus intimiste cette fois. En effet, la salle Schakelbox de la maison culturelle a une capacité de 350 personnes. Pas étonnant donc que ce concert ait affiché sold-out, un mois à l’avance. Dès notre arrivée, nous sommes surpris par la beauté de l’endroit et du quartier, entièrement rénovés. Un contraste avec certains centres culturels wallons, qui demain seront encore davantage soumis à des restrictions ; mais ça c’est une autre histoire.

Arrivés à l’heure malgré la tempête, nous sommes récompensés par une première partie de qualité : un autre groupe teuton, Oberer Totpunkt (NDR : souvent réduit à ses initiales, ‘OT’). Une formation issue d’Hambourg dont la musique oscille entre une new-wave classique, une forme de dark-wave, de l’Electro Body Music et carrément du metal, enrichi de des beats electro/techno. Un peu comme si Anne Clark (NDR : la voix de la chanteuse, bien que différente physiquement et pudiquement, s’en rapproche) rencontrait Front 242, Prodigy, Oomph et Alec Empire. Des styles qui varient autant que leurs tenues de scène (et leurs accessoires) tout au long de ce début de soirée.

Démarrant son set, 5 minutes à l’avance, les six musicos déboulent progressivement sur les planches, accoutrés comme s’ils participaient à un défilé mêlant, en même temps, Halloween, le fétichisme, la provocation et une parade militaire, tout en brandissant des drapeaux (neutres heureusement). Bonjour les contrastes ! Le claviériste, posté sur la droite, porte parfois un masque et chapeau dignes de la fête des morts au Mexique. Au milieu, la chanteuse, blonde, a enfilé une robe en cuir échancrée, qui ne laisse pas indifférent. Quant au batteur, planté à sa gauche, débordant d’énergie, il restera debout toute la soirée, se servant même quelquefois de la pointe de son pied pour frapper sur ses timbales. Une jeune danseuse/choriste les rejoint dès le deuxième morceau, suivie d’un guitariste capé et masqué, balançant des riffs puissants. Le sixième acolyte, un danseur en tenue de zombie, revient souvent sur le podium pour se déhancher. Mais installé au centre, la chanteuse possède une voix tellement captivante, que de temps à autre, on a l’impression qu’elle chuchote à votre oreille. Les compos sont agréables à écouter, même si les textes traitent régulièrement de mort ou d’apocalypse. A l’instar de « Alltag macht tot » (Trad : la vie quotidienne tue), de « Langfristig gesehen sind wir alle tot », proposé en début de parcours, que la chanteuse déclame partiellement en espagnol, et encore de « Dias de los Muertos »), toujours dans la langue de Cervantès, mais également, celle de Molière (‘A long terme nous sommes tous morts’, s’exclame-t-elle !). Enfin, leurs beats sont paradoxalement dansants.

Le show s’achève au bout d’une bonne cinquantaine de minutes par une forme de cérémonie, au cours de laquelle les six protagonistes s’avancent sur le devant de l’estrade pour chanter comme des enfants de chœur lors d’une cérémonie de funérailles. Une chouette découverte ! (Page ‘Artistes’ ici)

Rigueur et rapidité germanique oblige, le changement de matos opéré par les roadies est extrêmement rapide (NDR : précisons quand même que celui de la tête d’affiche campait déjà à l’arrière de la scène). Quinze minutes chrono, balance express comprise ! Les lumières s’éteignent alors, et le concert peut commencer. Enfin, pas tout à fait. Elles sont tamisées et le resteront tout au long de l’intro et du premier morceau. En l’occurrence le single entraînant « Timekiller ». Un démarrage en force pour Project Pitchfork ! Les deux batteurs, Léo (à gauche) et Achim (à droite), entourent le claviériste et choriste, installé au centre. Vers la fin de ce premier titre, un écran géant, de plus ou moins 15 mètres de large et 4 mètres de haut s’allume soudainement en arrière-plan. Y seront projetés successivement les logos du groupe, des clips vidéo ou des images de sensibilisation. « Song of the winds » (LP – « Entities -1992) et « Conjure » (LP - « Lam-‘bras » -1992) s’enchaînent. Durant tout le set, combo n’aura de cesse de nous faire voyager au sein de sa vingtaine de longs playings gravés en 35 ans de carrière. La ferveur du public ne faiblit pas. En milieu de parcours, la charmante épouse de Spilles, Sue, rejoint la troupe pour assurer les synthés et les chœurs, le claviériste passant à la guitare. Elle reviendra un peu plus tard, pour échanger un duo avec son époux, sur « Ascencion », en avant-scène. Avant que le band ne nous gratifie de trois titres phares : « Rain », « Souls » et « Beholder ».

Infatigable, la formation accordera 3 rappels, toujours en alternant nouvelles et anciennes compos. Project Pitchfork aura ainsi accordé un set de 22 titres, ce soir.

Après avoir assuré la tête d’affiche de l’Amphi festival, au pied levé, en juillet 2025, Project Pitchfork nous a donc gratifiés d’une date exclusive en Belgique, lors de cette tournée ‘best-of’, baptisée ‘Epitaph’. S’ils se produisent fréquemment en Allemagne, leurs passages en Belgique restent plus rares. Il fallait remonter aux éditions 2018 et 2023 du W festival, à Amougies puis à Ostende, pour retrouver les traces de leurs visites au pays des moules-frites. Sur les planches, Peter Spilles est toujours aussi charismatique et enthousiaste. Néanmoins, il faut reconnaître que sa voix devient de plus en plus rauque. Et puis les autres musiciens ont été à la hauteur. Que ce soit les deux drummers, en retrait, qui sont parvenus à maintenir le tempo tout au long de la soirée. Ou le claviériste en support au chant et à la guitare. On peut évidemment toujours regretter le départ, depuis 2021, de Dirk Scheuber, parti pour embrasser d’autres projets. Membre fondateur aux côtés de Spilles, il assurait le backing vocals et une deuxième présence charismatique derrière ses ivoires. Mais ne boudons pas notre plaisir d’avoir revu, dans une salle intimiste, et une bonne ambiance, cette formation allemande qui conserve indéniablement sa fan base.

(Organisation CC De Schakel)

Gorillaz à Rock Werchter 2026 !

Écrit par

Rock Werchter déroule ! Gorillaz se produira également au Parc du Festival en 2026 ! Ce sera une expérience musicale et visuelle unique le samedi 4 juillet ! Il vient rejoindre The Cure et Twenty One Pilots, déjà annoncés.

http://www.rockwerchter.be

 

 

Johnny Marr

Johnny Marr, les Smiths, Morrissey, la nostalgie et l’émotion…

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Johnny Marr, né John Martin Maher en 1963 à Manchester, est un musicien anglais surtout connu comme le guitariste et compositeur du groupe The Smiths dans les eighties, formant un duo emblématique avec le chanteur Morrissey. Son style de guitare innovant a influencé de nombreux musiciens britanniques. Après la séparation des Smiths, en 1987, Marr a milité au sein de plusieurs formations (The The, le duo Electronic avec Bernard Summer de New Order, The Healers, Modest Mouse, The Cribs) et collaboré avec de nombreux artistes. Il a également mené une carrière solo, gravant plusieurs elpees dont « The Messenger » (2013), « Playland » (2014), « Call the Comet » (2018) et le double album « Fever Dreams Pts 1-4 » (2022). Marr a aussi publié une autobiographie, « Set the boy free » (NDR : que votre serviteur avait lue très attentivement, à l’époque), et a participé à de nombreux projets musicaux, confirmant son statut de figure majeure de la pop et du rock britannique. Car finalement, Johnny Marr, auteur/compositeur/interprète, c’est aussi près de 40 ans de carrière post-Smiths.

Il se produisait ce mardi 21 octobre à l’Aéronef de Lille. Le public est nombreux, bien que la salle n’affiche pas complet. D’ailleurs, l’étage est ouvert, signe d’un bel engouement. Et c’est The Clockworks qui assure le supporting act.

Vu la densité de la circulation, pour arriver à bon port, lorsqu’on débarque dans la salle, la moitié du set est déjà assuré. Mais le peu auquel nous avons pu assister est convaincant. The Clockworks est un quatuor signé, depuis peu, par le légendaire Alan McGee. Originaire de Galway, en Irlande, mais désormais établi à Londres, le groupe vient de publier son premier long playing, « Exit Strategy », enregistré à Abbey Road et produit par l’ex-Suede Bernard Butler.

Sur les planches, chargé d’intensité, leur expression sonore tient parfaitement la route. Les guitares crépitent, la section rythmique percute, les backing vocaux soutiennent parfaitement la voix du lead singer, James McGregor, et le son est parfait. Les quatre jeunes musiciens illustrent une nouvelle fois l’incroyable vitalité de la scène post-punk britannique et irlandaise en particulier. A ne pas manquer lorsqu’ils se produiront pour un concert d'au moins une heure (photos Ludovic Vandenweghe ici et page ‘Artistes’ ). 

Setlist : Endgame, Enough Is Never Enough, Mayday Mayday, Best Days, Blood on the Mind, The Future Is Not What It Was, Lost in the Moment

Cool, veste en jeans sur le paletot, Johnny Marr grimpe sur le podium accompagné de ses fidèles musiciens : Jack Mitchell à la batterie, James Doviak à la seconde guitare, aux synthés et aux backing vocaux ainsi qu’Iwan Gronow à la basse

Dès les premiers morceaux, Marr montre son assurance scénique. Le quatuor fonctionne à merveille : la basse et la batterie forment une base rythmique solide, tandis que James Doviak, excellent second sixcordiste, apporte une complémentarité précieuse, doublant parfois aux claviers et assurant les chœurs. Sa voix se distingue particulièrement dans les aigus, mais elle peine un peu dans les graves.

La setlist, variée, alterne entre compositions solo de Marr et reprises des Smiths (six en tout), qui électrisent littéralement le public à chaque fois. Le spectre de Morrissey plane sur ces morceaux, et la nostalgie s’installe lors de titres comme « This Charming Man », « Big mouth strikes again », « Panic », dont l’auditoire reprend en chœur le fameux slogan ‘Hang The DJ’ ou « How soon is now », au cours duquel le vibrato si caractéristique est très susceptible de vous flanquer des frissons partout ; et même « Please, Please, Please Let Me Get What I Want », réarrangé en acoustique, pour un moment intime et touchant.

Parmi les titres solo, « Generate! Generate ! » ouvre le bal, suivi de « Armatopia » où un petit souci de guitare est vite réglé par un roadie, et « New Town Velocity » aux sonorités cristallines. « Spirit Power and Soul » apporte une touche électro, avec le batteur aux boîtes à rythmes, tandis que « Hi Hello » rappelle les Smiths par ses arpèges complexes et ses inflexions vocales, mais Johnny n’a ni le timbre, ni l’amplitude de Morrissey.

A mi-parcours, Johnny remercie les spectateurs qui se sont déplacés pour assister au concert, ce soir, mais pas les autres ; ce qui déclenche l’hilarité dans l’auditoire.

Meilleure compo personnelle, « Walk Into the Sea » se distingue par son atmosphère ténébreuse et ses vocaux incantatoires, flirtant avec la prog, tandis que « Getting Away With It » (reprise d’Electronic) transforme la salle en ‘Manchester Disco’ sous la boule à facettes. Enfin sur l’entraînant « Easy money », Johnny reprend le refrain à la guitare.

En rappel, Marr et son groupe reprennent « The Passenger » d’Iggy Pop, déjà adapté lors d’un événement BBC Radio 2 et repris aux côtés de Tim Booth de James lors de leur tournée nord-américaine, puis « Ophelia », dont la partie de guitare funky participe au groove contagieux.

Le concert s’achève sur « There Is a Light That Never Goes Out », hymne incontournable des Smiths, repris en chœur par le public. Johnny, ému, s’incline devant la foule, et se laisse submerger par l’ovation finale, visiblement ému par l’accueil chaleureux.

Si Johnny Marr a démontré une fois de plus son talent, sa précision et son efficacité, sans jamais tomber dans la démonstration technique, ce showman à l’attitude cool parvient à bonifier son propre répertoire, parfois constitué de titres sans grand relief, mais surtout à rendre chaque reprise des Smiths vibrante de nostalgie et d’émotion. C’est surtout pour ça que la majorité du public s’était déplacé nombreux, ce soir.

(Photos Ludovic Vandenweghe ici)

Setlist

Generate! Generate !, Panic (The Smiths song), Armatopia, New Town Velocity, Spirit Power and Soul, It's Time, Hi Hello, This Charming Man (The Smiths song), Somewhere, Please, Please, Please Let Me Get What I Want (The Smiths song), Spin, Walk Into the Sea, Bigmouth Strikes Again (The Smiths song), Easy Money How Soon Is Now? (The Smiths song), Getting Away With It (Electronic song)

Rappel

The Passenger (Iggy Pop cover), Ophelia, There Is a Light That Never Goes Out (The Smiths song)

(Organisation : Aéronef, Lille)

 

Wolvennest

Notre nouvel album est pour nous comme un renouveau…

Le supergroupe belge Wolvennest frappe fort en cette fin d'année 2025 ! La meute infernale est de retour pour un double album intitulé “Procession”. Une bombe de psyché/doom, sortie sur Consouling Sounds. Au programme : guitares massives, thérémines hypnotiques, atmosphères oppressantes, riffs hyper-mélodiques, le tout enveloppé par la voix envoûtante de Shazzula. Le 3 décembre dernier, WLVNNST a célébré ce nouveau release au cours d'un concert hallucinant, accordé au Botanique, à Bruxelles. Une cérémonie d'une puissance ahurissante, qui a emmené les fans dans un sombre voyage alchimique à la recherche de la lumière.

En octobre dernier, Musiczine a eu le privilège de rencontrer Shazzula, la grande prêtresse préposée au chant et au thérémine, flanquée de Corvus von Burtle, guitariste et compositeur. Les autres membres du collectif étaient présents en esprit : Marc De Backer à la guitare solo, Michel Kirby à la guitare, Estéban Lebron-Ruiz, alias VaathV, à la basse et Bram Moerenhout à la batterie.

Le nouvel opus, “Procession”, est double. Ça veut dire que vous avez eu plus de liberté pour construire des longs morceaux ?

Corvus von Burtle : Oui, mais je crois de toute façon que c'est la nature du groupe de sortir des doubles albums. La plupart de nos LP sont des doubles. “The Dark Path to the Light”, paru il y a 2 ans, était unique, car nous étions particulièrement éreintés, avant même de l'enregistrer. Pour une question de survie, on s'est, entre guillemets, contentés d'un simple. On a dû faire des choix assez difficiles, comme raccourcir certaines chansons. On s'est rendu compte que le format double était plus naturel, pour nous. On a besoin de place pour enregistrer de longues compos, car ça offre plus de liberté à tout le monde.

Peut-on affirmer que, sur les disques, figurent deux morceaux un peu plus accessibles ?

Corvus : Oui, clairement. La première chanson, “Another Nail”, est très accessible. Elle dure quatre minutes, ce qui, pour nous, est très court. Et puis “The Shadow On Your Side”, une compo que nous avons qualifiée d'’occult pop’ (rires).

C'est vrai qu'elle est plus rapide, et le rythme est un 4/4 'four to the floor'.

Corvus : Oui, c'est clairement volontaire. Les guitares ne sont pas pop, mais la structure de la chanson lorgne vraiment vers la pop.

Idem pour “Décharné” ?

Corvus : Oui ! En plus, dans “Décharné”, il y a quelque chose d'assez accrocheur dans le chant, surtout dans le refrain.

(fredonnant) ‘Loin de Toi, j'ai le Coeur Décharné’...

Corvus : Le refrain, c'était une idée de Kirby (NDR : Michel Kirby). J'avais écrit la chanson, mais sans refrain. Et c'est Kirby qui a eu l'idée de l’inclure. Il a déclaré : ‘Ça créera un lien avec les autres chansons’. Et, avec le recul, il avait totalement raison. Dans “Damnation”, il y a aussi un petit côté pop. D'une façon générale, ce qui est bien chez Wolvennest, c'est qu'il y a trois guitaristes-compositeurs; Quand l'un de nous propose une compo, les autres ont la possibilité d'apporter une idée destinée à modifier ou à enrichir le morceau, voire, parfois, à le transformer complètement.

Parce qu'au départ, c’est toi qui composais ?

Corvus : Au début, pour le premier album, réalisé avec Der Blutarsch, c'était principalement Kirby qui s’en chargeait. Puis on a évolué vers un système à 3 compositeurs. Mais, pour le dernier disque, Marc a indiqué :  ‘Je vous laisse les clés’. Il s'est concentré sur ses riffs et ses solos. Mais, de toute façon, même lorsque j’apporte une compo, je veille toujours à laisser de la place pour les autres. Je suis ouvert à des changements qui peuvent être radicaux.

As-tu un exemple où le changement est radical par rapport à la démo ?

Corvus : Parfois, c'est tout le rythme de la batterie qui change. Il y a des parties qui sont coupées ou des éléments qui sont rajoutés. Par exemple, “The Shadow On Your Side” a pas mal évolué. Kirby osé des choses que je n'aurais pas tentées. A nouveau, en prenant du recul, il a fait grandir la chanson. Ma version était encore plus accrocheuse. Lui, il a ajouté une partie mélodique qui est beaucoup plus dans l'esprit du Wolvennest 'classique'. Contrairement à l'album précédent, où on était tous sur la défensive, là, on a accepté de prendre le meilleur de chacun. Au niveau humain, c’est vraiment un album de retrouvailles.

Des retrouvailles 'post-Covid' ?

Corvus : Oui, parce le précédent avait été difficile, au niveau émotionnel. Cette fois-ci, on a fait table rase. Il est comme une renaissance. On y ressent l'énergie d'un premier album.

Vous auriez pu l'appeler “Rebirth” (rires) !

Corvus : On aurait pu, en effet !

Mais il s'intitule “Procession”. Pourquoi ? Parce que c'est la procession de la fin du monde ?

Corvus : Exactement.

En tout cas, la fin de l'humanité ?

Corvus : Ou de la démocratie, on verra.

Penchons-nous, maintenant, sur des morceaux que j'appelle les deux 'magnum opus' de l'elpee ou plutôt 'magna opera', au pluriel...

Corvus : Respectons les langues mortes (rires) !

D'abord, le morceau sur lequel figure, en 'special guest', la chanteuse polonaise Hekte Zaren.

Corvus : C'est “Tarantism” !

Un titre complètement dingue. Et pas uniquement grâce à Hekte Zaren. L'ambiance générale est fascinante. Et ‘tarantism’ est un mot qui évoque une espèce de danse folle: c'est bien ça ?

Corvus : Oui ! Au Moyen-Âge, il s’est produit un événement assez étrange : des gens se sont mis à danser de façon frénétique, sans discontinuer. Ce sont des faits qui sont documentés. Ils étaient pris dans un délire collectif.

Ou dans un abus de substances, parce la cause pourrait être la consommation de champignons.

Corvus : Certains sont morts d'épuisement dans cette histoire. J'espère qu'ils sont partis à la fin d'un beau 'trip' offert par Dame Nature ! En fait, la chanson est partie d'une idée de Kirby. Il s'était filmé chez lui, torse nu, en plein été, en train de marteler quelques notes répétitives à la guitare acoustique.

On l'imagine bien en train de faire ça (rires) !

Corvus : A fond ! En fait, j'interviens très peu, voire pas du tout, sur ce morceau. Et c'est un de mes préférés. J'aime aussi, parfois, être extérieur à une chanson. Ça fait du bien. Déhà, notre producteur, s’est immiscé pour salir un peu le son. Il a ajouté une guitare avec un gros effet 'Fuzz', agressif, pour durcir l'ambiance. Ensuite, on a envoyé la compo à notre amie Hekte Zaren, en lui disant : ‘Tu fais ce que tu veux’. Parce que c'est quelqu'un qui a un caractère très affirmé. Elle n'aime pas qu'on lui donne des ordres. Elle nous a envoyé ses pistes de chant assez rapidement. Et elle y prouve qu'elle est vraiment une très bonne chanteuse, voire la meilleure chanteuse de black metal.

A-t-elle une formation lyrique ?

Corvus : Bonne question. Je suppose ou alors elle est vraiment très douée naturellement.

Quel est le nom de son groupe ?

Corvus : Adaestuo. Ils sont responsables du meilleur concert de black metal auquel j’ai pu assister. C'était en 2019, aux Ateliers Claus, à Bruxelles. Un spectacle organisé par ‘A Thousand Lost Civilizations’. C'est le seul pour lequel il y a unanimité au sein de Wolvennest. On a tous adoré. Il s'était véritablement passé quelque chose de spécial dans cette salle quand ils ont joué. L'ambiance était glaciale et sulfureuse. C'était vraiment un moment magique.

Et le deuxième magnum opus, c'est “Famadihana”. Également un des morceaux les plus remarquables de l'album. Le thème est lié aux rituels funéraires, si j'ai bien compris. En Inde ? Ou à Madagascar ?

Corvus : A Madagascar. Mais pas mal de cultures déterrent les morts.

Ils les déterrent pour les rhabiller ?

Corvus : En Inde, ils les rhabillent. À Madagascar, ils les déterrent et ils les portent sur eux ! Aujourd’hui, c'est interdit. Mais ça ne va pas les empêcher de le faire. Si c'est leur culture, ils ont bien raison. Le problème ou la solution, c'est selon, c'est que ça peut provoquer des épidémies. Des cas de micro-épidémies de peste se sont déclarés, à cause de cette tradition. Le cas s’est produit en Mongolie, également. Dans cette chanson, on est parti du principe que ça causerait une purification de la race humaine...

Et la chanson a été composés en grande partie par qui ?

Corvus : J’ai amené la démo. Kirby a ensuite modifié la structure. Il a un peu raccourci la chanson, me semble-t-il, parce qu'on passe directement du couplet au refrain. Et Marc aussi a ajouté un très beau solo.

On peut souligner le travail de Marc sur l'ensemble de l'album. Ses mélodies à la guitare sont superbes. Et le son de son instrument tranche pas mal avec le côté black metal, vu que c'est plutôt un son pur, un son 'rock'. Il parvient à se créer une place au niveau des fréquences pour dessiner des arabesques qui nous emmènent très loin...

Shazzula : J'aimerais bien intervenir au sujet de Hekte Zaren. Quand elle envoie des messages vocaux sur les réseaux, elle chante. C'est assez dingue. Elle part à chaque fois dans un délire complet, mais heureuse. Heureuse et dark en même temps. Franchement, je la kiffe. Elle est terrible, cette fille.

Abordons maintenant le rayonnement international de la formation. On constate qu’il se développe bien. Vous avez joué au Roadburn, au Hellfest et dans pas mal de festivals. Comment envisagez-vous l'évolution du groupe?

Corvus : On s'est toujours exportés, depuis le début. Dans le style de musique qu'on pratique, si tu te limites à la Belgique, tu es mort.

D'abord, vous avez été signés par Ván Records, en Allemagne.

Corvus : Oui. C'était un bon choix, à l'époque, parce que les sorties de ce label correspondaient à ce qu'on proposait. Ils ont eu du flair pour trouver le bon groupe au bon moment. Ce qui nous a permis de jouer en Autriche, Allemagne, Lituanie, Islande, Angleterre, France, Pologne, Roumanie, République tchèque. En Wallonie, ça ne sert pas à grand-chose parce que, culturellement, ce n'est pas une région axée sur le métal. La Flandre comprend mieux ce style.

Et maintenant, vous êtes justement sur un label flamand : Consouling Sounds... Et vous ne passez plus par une agence de booking?

Corvus : Non, on n'a plus d'agence de booking. C'est plus simple, on n'a pas besoin d'intermédiaire. On dispose des adresses e-mail, tout simplement. En plus, on ne cherche pas à décrocher cent dates par an. Ça dévaluerait la musique.

Et, en plus, vous avez tous un boulot.

Corvus : Et on milite dans d'autres groupes aussi.

Votre but n'est pas de devenir un supergroupe qui se produit dans tous les festivals black metal du monde.

Corvus : C'est une question de choix. Certains cherchent à en faire leur métier. Dès lors, ils acceptent des compromis. En gros, ils deviennent des petites putes. Ils ne travaillent plus pour eux, mais pour un label ou une agence de booking. Leur musique devient automatiquement dénaturée. Et ils le savent. C'est un sacrifice qu'ils acceptent de faire.

Ils vendent leur âme.

Corvus : J'essaie de ne pas trop juger, même si j'ai prononcé le mot ‘pute’. À la limite, j'ai plus de respect pour une pute que pour des musiciens qui vendent complètement leur âme. Nous, notre objectif, c'est de réaliser des albums de qualité, qu'on pourra encore écouter avec fierté dans 10 ou 20 ans.

Avoir des occupations et un métier stable vous donne plus de liberté pour créer la musique que vous voulez vraiment faire.

Corvus : Il n'y a pas de secret. On enregistre quand on veut. On dispose de notre ‘Home Studio’. Ce qui explique pourquoi on n'a pas besoin de budget, non plus, pour enregistrer. Et on n’est pas obligés de se taper des centaines de concerts pour rembourser les frais liés à la production des disques.

On rappelle en passant le nom des autres membres du groupe. A côté de vous, on a déjà parlé de Marc, alias Mongolito, mais qui maintenant signe sous son véritable nom, Marc De Backer.

Shazzula : On n'oublie pas la basse et la batterie, qui constituent, quand même, des éléments capitaux. A la batterie, c'est Bram.

Corvus : Bram Moerenhout.

Et à la basse, un petit nouveau. Esteban ?

Corvus : Oui. Parce que, notre ancien bassiste, qui était présent depuis le début de notre histoire, John, était au bout du rouleau, tant physiquement que mentalement. Et Esteban, c'est un gars que l'on connaissait sans vraiment le connaître. Il assistait à nos concerts.

C'était un fan ?

Oui, un fan, mais un fan critique aussi. Ça, c'est chouette. S'il n'aime pas quelque chose, il le dit. Il a du caractère. En plus, il est jeune. Il a 33 ans et il y a des années qu'il milite au sein de formations et qu'il organise des concerts. Et c'est un bassiste très doué. Il se sert uniquement de ses doigts. Il refuse d'utiliser un onglet. Il joue même de la guitare. Et c'est aussi un bon chanteur.

Shazzula : Il développe également d'autres projets musicaux.

Corvus : Il a aussi beaucoup enregistré en compagnie de Déhà. Ce qui explique pourquoi c’est le premier nom qui nous est venu à l’esprit lorsqu’on a dû dégoter un remplaçant, en urgence. On savait aussi qu'au niveau humain, ça allait 'matcher'. Il s'y connaît en doom, en stoner, en ambient, en black metal. Et quand on lui a proposé de nous rejoindre, il a dit 'oui' directement, et avec enthousiasme.

Quelque part, il redonne du sang neuf à votre collectif ?

Corvus : Oui, il nous a réveillés, clairement, parce que pour lui, tout est important. Ce n'est pas qu'on était blasé après 10 ans, mais on avait pris des habitudes, c'est normal. Et il y a une lassitude qui s'était installée.

Shazzula : Et comme il connaissait déjà bien le groupe et les morceaux, il s'est intégré très facilement. Dès la première répétition, il était déjà parfaitement en place. C'est un truc que je n'avais jamais vu auparavant.

Et donc toi, Sharon, qu'est-ce que tu as pensé du nouvel elpee ? Est-ce que ta contribution a évolué par rapport aux précédents ?

Shazzula : Il y a toujours une évolution. Cet album-là, pour moi, a été comme un renouveau parce que j'en avais un peu marre... Je le dis franchement, j'en avais un peu assez de jouer toujours les mêmes compos. Donc, je suis très contente de ce nouvel album, qui regorge de titres qui 'pètent'. Et même le morceau en français (NDR : “Décharné”) me plaît beaucoup, même si normalement, je ne suis pas trop branchée musique française.

En outre, c'est un morceau qui est le plus en vue. C'est carrément un 'hit'.

Shazzula : Oui, c'est une introduction à l'album. Le message principal est carrément 'antireligion', avec les croix renversées.

Et où en sont tes activités de réalisatrice de documentaires ?

Shazzula : Je n'ai pas pu terminer la trilogie “The Spirits Trilogy”, à cause d’un problème de budget. Mais ce n'est pas grave ; je suis encore jeune. J'ai encore toute la vie pour la terminer.

Tu avais achevé le thème consacré à la Mongolie, si je me souviens bien ?

Shazzula : La Mongolie et l'Islande. Il me reste le Mexique et l'Ecosse à faire. Mais bon, ce n'est pas le sujet... (rires)

C'est aussi un sujet qui m'intéresse...

Shazzula : Tu avais même participé à un de mes tournages (rires).

Oui, c'est exact ! Tu sais, je vois un lien entre tout ça. Dans tes documentaires, tu parles de chamanisme et perso, j’estime que Wolvennest est très chamanique.

Shazzula : Oui, je vois ce que tu veux dire.

Tu mets la musique à fond dans ton casque. Tu prends n'importe quoi avant. Et tu pars dans un 'trip', carrément... un trip chamanique. Pas uniquement psychédélique. C'est un trip qui va dans tes tripes...

Shazzula : Ah oui, c'est pas mal, ça.

Dans le sens où tu en ressors différent. Ce n'est pas uniquement de la musique, c'est aussi du 'healing', comme une purification, une guérison.

Shazzula : Oui, il y a des gens qui me donnent leur ressenti et ça va souvent dans ce sens-là. D'une façon générale, je pense que tous nos albums sont des trips. Dans celui-ci, il y a même des parties qui sont dansantes, figure-toi. J'adore cette nouvelle énergie.

Corvus : J'ai remarqué que Sharon s'est beaucoup amusée pendant les sessions d’enregistrements.

Shazzula : Ces nouveaux morceaux m'ont communiqué de la joie. Et je pense que ce sont vraiment des hits. Perso, c'est ainsi que je le ressens et je m'amuse beaucoup à les interpréter sur scène. Et je vois bien que les gens s'amusent aussi. Ce que j'aime bien dans le dernier album, c'est Hekte Zaren. Elle a vraiment une aura particulière.

Corvus : On l'avait invitée à venir jouer au Botanique pour le 'release' mais cela n'a pas pu se réaliser.

C'est dommage, j'aurais adoré la voir chanter. Merci à vous deux pour cette interview !

Corvus : Elle sera présente lors de notre concert en Pologne mais on espère bien pouvoir l'inviter bientôt dans nos régions...


Pour écouter la version audio de cette conversation, rendez-vous sur les pages de l'émission de radio WAVES :

-             mixcloud ici

-             radio panik

Pour écouter “Décharné”, c'est ici.

Pour acheter l'album “Procession”, c’est

Pour plus d’infos, voir la page ‘Artistes’ en cliquant sur Wolvennest, en vert, dans le cadre ‘Informations complémentaires, ci-dessous.

(Crédit photo : Void Revelations)

Weird Nightmare

Weird Nightmare quelque part pour toujours

Écrit par

Weird Nightmare est le projet power pop d’Alex Edkins, chanteur et guitariste du groupe METZ. Le nouveau single “Forever Elsewhere” marque une évolution majeure dans le son du projet, passant des débuts lo-fi à une production plus ambitieuse et mélodique. Co-produit par Jim Eno (Spoon) et enregistré sous la houlette de Seth Manchester, le morceau se distingue par son énergie brute, ses guitares saturées et ses refrains accrocheurs. Edkins décrit “Forever Elsewhere” comme sa chanson la plus optimiste, un message d’encouragement à ne pas baisser les bras même lorsque tout semble sombre, résumé par la phrase ‘L’amour, ça viendra. Le clip, tourné en Super 8 par Colin Medley, accompagne cette sortie.  Et il est disponible

 

Seigmen

La dissonance de Seigmen

La date de sortie du nouvel album de Seigmen, « Dissonans », le 23 octobre, n'est pas une coïncidence. Cet elpee marque un nouveau chapitre dans une histoire où tout est lié. « Dissonans » est notamment le deuxième volet d'une trilogie prévue, après « Resonans », nominé aux Grammy Awards norvégiens, l'année dernière. La sortie coïncide également avec le 30e anniversaire de l'album « Metropolis », qui a marqué le tournant dans la carrière de Seigmen et est tombé dans les bacs à la même date en 1995. Plus subtilement, plusieurs titres de « Dissonans » s'inspirent des premières années du groupe, lorsque sa musique était plus incisive et abrasive. La boucle est bouclée.

La première chose qui frappe dans « Dissonans », c'est son approche artistique. Alors que les précédents elpees privilégiaient la symétrie et le minimalisme, il offre quelque chose de plus brut, presque une esthétique punk dépouillée. Les fidèles followers reconnaîtront toujours l'atmosphère caractéristique de la formation, mais ils entendront également une volonté de briser les conventions et de laisser les chansons évoluer naturellement, où que cela mène. Enfin, le tempo a été accéléré d'un cran ou deux.

L'album s'ouvre sur « Dyret (23 bud) », qui a également servi de premier single. La chanson délivre, selon les standards de Seigmen, un message clair : reconnaître sa propre valeur unique et résister à l'influence des attentes des autres.

Le deuxième single, « Disiplin », fait monter considérablement le niveau d'énergie, porté par un riff de batterie qui attendait dans les tiroirs depuis 1990. Direct et sans compromis, il culmine dans un refrain cathartique construit autour de la phrase ‘for det som betyr noe for meg’ (‘ce qui compte pour moi’), une phrase qui résonne longtemps après la fin de la chanson.

Enfin, le dernier single avant la sortie du long playing s’intitule « Så Nært », une compo qui s'aventure dans un territoire nouveau et inattendu. Aérienne et pleine de vie, elle met en vedette Alex Møklebust dans une performance vocale plus intime et expressive que d'habitude. La monotonie des couplets laisse place à un refrain envoûtant, une libération, et oui, une véritable ballade.

Avec six autres chansons, ces titres composent « Dissonans », un LP qui permet à un groupe de redécouvrir, en quelque sorte, une nouvelle étincelle d'énergie, de créativité et de joie de jouer, des décennies après avoir été l'un des groupes de rock les plus importants de Norvège.

« Dyret (23 bud) » est en écoute là

https://www.youtube.com/watch?v=D0jx7xGcyLo

 

 

Nick Cave & The Bad Seeds

Nick Cave & The Bad Seeds : 1er nom de la 20e édition du Cabaret Vert

Écrit par

Dans le cadre de la 20ème édition du Cabaret Vert, NICK CAVE & THE BAD SEEDS se produiront, pour la 1e fois à Charleville-Mézières, avec un show de plus de 2h qui promet déjà d'être grandiose !

Soyez au rendez-vous de cet événement exceptionnel le vendredi 21 août 2026 à Charleville-Mézières.

Du 20 au 23 août 2025 à Charleville-Maizières.

L'ouverture de la billetterie est annoncée pour le vendredi 10 octobre 2025 à 12h.

https://cabaretvert.com/programmation/

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