Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

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The Maccabees

Un retour gagnant…

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Séparé en 2017, The Maccabees s’est reformé en 2024 pour accorder une prestation en tête d'affiche à All Points East, dans la banlieue londonienne. Ce set a marqué le début d'une série de concerts préparatoires à travers l'Europe avant son passage à Glastonbury.

Originaire du sud de Londres, le band est devenu notoire pour sa narration émotive et sa musicalité ciselée. The Maccabees a durablement marqué la scène rock indépendante britannique à travers ses quatre elpee sculptés dans un post punk, qu’il teinte parfois de folk.

La première partie est assurée par le jeune troubadour anglais, Willie J. Healey. A son actif, trois opus, dont le dernier, « Bunny », remonte à 2023.

Il est seul sur les planches, armé d’une guitare semi-acoustique. Et pas de boîte à rythmes, comme il a pourtant l’habitude de se servir.

Impossible de ne pas aimer Willie J. Healey. Sa musique est vive et facile à écouter, relevant vaguement du genre indie/folk alternatif. Son style n'est pas vraiment révolutionnaire, mais ne manque pas de charme et surtout passe bien la rampe : ses paroles et sa musique sont bien écrites, et il compose d'excellents morceaux

Il combine avec brio l’esprit de Neil Young, des Beatles et d'Elvis Costello, tout en ajoutant une touche contemporaine de funk, probablement empruntée à David Bowie. Willie J Healey chante l’amour sous toutes ses formes et il est parvenu à dispenser un set sympa, malgré la chaleur étouffante qui règne dans la salle (page ‘Artistes’ ici). 

Setlist : « She's Heroin », « Little Sister », « True Stereo », « Sure Feels Good », « Heavy 94 », « My Room », « The Apple », « Songs For Joanna », « Fashun »

Les fans se pressent contre le podium, en attendant son groupe fétiche. Dès son entrée en scène, The Maccabees est vivement acclamé, et notamment, son chanteur compositeur Orlando Weeks. Le line up implique les frères Hugo et Felix White à la guitare, Rupert Jarvis à la basse et Sam Doyleaux aux drums. Depuis 2010, Will White les accompagne en ‘live’, aux synthés.

Puissant mais contrôlé, le light show souligne la présence scénique du combo et immerge immédiatement les premiers rangs dans une ambiance électrique.

La formation ouvre son concert par « Latchmere » et « Lego », extraits de son premier long playing, paru en 2017, « Colour It In », suscitant une vague de nostalgie instantanée. Felix White, visiblement exalté, enflamme la foule en hurlant : ‘On est les putains de Maccabees !’ D’ailleurs, tout au long de la performance, interactif, il n’a de cesse d’entretenir une connexion intense avec le public, l’incitant à chanter fort sur « Precious Time » ou à donner le meilleur pour fêter ce grand retour.

L’accueil de l’auditoire est à la hauteur de l’événement : enthousiaste, ému, profondément reconnaissant. Orlando, de sa voix aérienne et maîtrisée, s’accompagne à la gratte semi-acoustique sur plusieurs morceaux.

Subtilement construite, la setlist propose un bel équilibre entre extraits des quatre albums et titres phares. Les tubes s’enchaînent, portés par l’alchimie redoutable des deux sixcordes et pimentés par la voix magnétique d’Orlando. Au fil du temps, l’intensité du show ne fait que croître, le groupe démontrant une efficacité redoutable, tant sur le plan sonore que scénique.

Le son, fidèle à la réputation du groupe, est impeccable. « Kamakura » nous réserve un moment de grâce. En retrait, Orlando laisse les guitares apaisées envelopper l’auditoire dans une atmosphère envoûtante. Un instant suspendu, comme un souffle retenu au cœur d’un concert incandescent. Le titre éponyme du dernier elpee, « Marks To Prove it », fait mouche. Le band a visé juste. Les sixcordes sont furieuses et les chœurs s’envolent. Un petit bijou qui nous entraîne dans une danse déchaînée. Jusqu’à l’explosion des drums. Cette chanson frôle la perfection, alors que la voix d’Orlando guide les siens à travers toutes les dissonances.

« Pelican » achève brillamment le show. Moment choisi par les guitares pour décoller, à nouveau.

On regrettera, néanmoins, la pop mièvre de « Feel To Follow », qui a dû ravir, cependant, les fans de… Coldplay voire de Foals.

Cette célébration de la joie s’est transformée en fête vibrante de la musique, de l’amitié et de la communauté fidèle qui s’est formée autour de la formation au fil des ans. Un rendez-vous rare, chargé d’émotion, pour raviver la magie d’un groupe qui a marqué au fer rouge toute une génération de rock indépendant…

Setlist : « Latchmere », « Lego », « X-Ray », « Feel To Follow », « Kamakura », « Wall Of Arms », « First Love », « Precious Time », « Can You Give It », « Spit It Out », « No Kind Words », « Marks To Prove It », « Grew Up At Midnight », « Something Like Happiness ».

Rappel : « Toothpaste Kisses », « Love You Better », « Pelican »

(Organisation : Live Nation)

Hellfest 2025 : du jeudi 19 au dimanche 23 juin

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Un bilan s'impose après quatre jours passés au Hellfest, un festival qui a bien mérité son nom cette année ! Entre la programmation enflammée et une chaleur digne des enfers, l'édition 2025 a été mémorable.

Le festival a subi une véritable métamorphose. L'entrée a été entièrement repensée et accueille désormais les festivaliers sous une arche gigantesque, défendue par la désormais célèbre Gardienne des enfers. Cette imposante machine donne le ton dès l'arrivée.

Parmi les autres nouveautés notables, on découvre le restaurant ‘Hellcity’, parfait pour une pause gourmande loin du tumulte des scènes.

Nouvelle zone nichée près du Metal Corner, la Purple House abrite une scène à 360° en forme de cage.

L'ancien emplacement de la gardienne a laissé place aux anciens très appréciés brasiers, parfait pour s'isoler de la foule des main stages ou pour se réchauffer si toutefois on en ressentait le besoin lors des températures caniculaires.

Heureusement, l'organisation est parvenue à gérer cette chaleur extrême en proposant des aménagements bienvenus : arrosage des festivaliers, gourdes autorisées, et points d'eau en libre accès, même si on en aurait apprécié quelques-uns de plus pour fluidifier les files d'attente.

Jour 1 : Le festival démarre en force. La Valley vibre grâce au doom des Suisses de Tar Pond, du stoner de Slomosa, et surtout du noise rock de Chat Pile, qui nous offre un set incroyable d’une quinzaine de morceaux. L'occasion de parfaire sa culture cinématographique grâce aux suggestions du chanteur qu'il partage entre chaque titre.

La journée est également marquée par les performances énergiques de Soft Play (anciennement Slaves) et de Jinjer, qui bénéficie de la technique incomparable de ses musiciens et la voix impressionnante de Tatiana Shmayluk. Impossible de ne pas mentionner Sunn O))), dont les décibels sont les seuls à grimper plus haut que le mercure du thermomètre par cette chaleur caniculaire, et Orange Goblin, les légendes du stoner qui, depuis 1994, n'ont rien perdu de leur superbe. 

Jour 2 : Cette deuxième journée est dominée par la Valley. Wormsand ouvre le bal, suivi par Crippled Black Phoenix. Un des moments forts est incontestablement le concert de Pentagram, dont les expressions de l'iconique Bobby Liebling continuent de fasciner. Mais le clou du spectacle demeure Hermano, le ‘very special guest’ mené par le légendaire John Garcia.

Petite incartade à la Warzone pour assister au concert des Sex Pistols, qui se distingue par l'énergie débordante de Frank Carter. Si la rencontre des deux semble une bonne idée, l'alchimie tant espérée s’est révélée laborieuse.

Jour 3 : Le hardcore est à l'honneur en compagnie de Pest Control, Spy, Nasty, et Terror. Mais le black metal n'est pas en reste, à travers les prestations des Sibériens de Grima et des étoiles montantes Agriculture.

La soirée atteint alors son apogée et on va se prendre deux claques mémorables. La première grâce à Deafheaven, qui confirme tout le potentiel de son dernier album "Lonely People with Power", en livrant une performance irréprochable. Ensuite, Russian Circles, les maîtres du post-metal, auteurs un set parfait, comme d’habitude.

La journée s'achève par le très attendu Turnstile, porté par son nouvel opus, "Never Enough".

Jour 4 : Déjà le dernier jour ! La dernière ligne droite commence pour nous sur la Warzone pour y accueillir le punk hardcore de Gouge Away suivi, sur la Temple, par l’expérimental Aluk Todolo. La journée est aussi marquée par l'ambiance potache de Gutalax, dont les aficionados, vêtus de combinaisons blanches, sont armés de brosses de toilettes badigeonnées de chocolat.

Les indétrônables Walls of Jericho dispensent un des meilleurs sets de l'édition sur la Warzone, prouvant qu'ils n'ont rien perdu de leur énergie depuis leur dernier elpee, paru en 2016. En face, sur la Valley, Jerry Cantrell et Greg Puciato nous offrent un concert tout aussi qualitatif.

Mais le véritable rouleau compresseur de cette édition n’est autre que Knocked Loose. Pendant qu'une partie des festivaliers regarde et écoute Linkin Park, la formation américaine a tout simplement imposé sa suprématie sur la Warzone. Enchaînant sans répit "Blinding Faith", "Don't Reach for Me" et "Mistakes Like Fractures", elle a instantanément conquis le public. Le set s'est achevé sur "Everything is Quiet Now", mettant un point final grandiose à cette édition.

Lorsque les dernières notes sont jouées, le décor fait jaillir ses dernières flammes tandis que la foule se disperse vers le camping et les dernières navettes avant que le Hellfest n'éteigne ses dernières lumières. Le festival est déjà terminé et il ne nous reste plus qu'à attendre l'édition de l'année prochaine.

Rendez-vous du 18 au 21 juin 2026. Le prochain Hellfest affiche déjà sold out pour ses pass 4 jours mais les plus chanceux pourront peut-être encore mettre la main sur des pass 1 jour. Gardez l'œil ouvert pour ne pas manquer leur mise en vente !

Que vous souhaitiez faire un rattrapage ou revivre une partie du festival, n'oubliez pas que bon nombre des concerts de cette année restent visionnables sur Arte Concert (voir ici)

Et pour les photos, c’est

(Organisation Hellfest)

 

 

Winter

Winter adults only ?

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Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme ‘Frankenstein’ de Mary Shelley et des comédies romantiques des années 90, est une lettre d'adieu à son temps à Los Angeles. Il a été enregistré sous la houlette de son collaborateur de longue date JooJoo Ashworth et mixé par Henry Stoehr.

L'opus s’ouvre par une introduction délicate avant de passer à une attaque musicale complète sur la compo "Just Like A Flower". Samira Winter, la chanteuse-compositrice et guitariste, décrit cette chanson comme capturant l'essence de la rêverie dans sa chambre. Le clip vidéo de ce morceau a été filmé à Los Angeles, ajoutant une couche de nostalgie et de vulnérabilité.

Winter, qui a grandi à Curitiba, au Brésil, et a déménagé à Los Angeles en 2013, a trouvé un sentiment d'appartenance dans la communauté rock DIY de la ville. Cependant, elle a ressenti le besoin de changer de décor pour faciliter sa croissance personnelle, ce qui l'a amenée à déménager à New York.

« Adult Romantix » explore les souvenirs et la nostalgie de ses 20 ans à Los Angeles, tout en abordant des thèmes de romance pure, d'autosabotage regrettable et de contemplation profonde. L’œuvre est marquée par des vagues de pédales de distorsion et des guitares acoustiques en accord ouvert, créant une ambiance à la fois douce-amère et introspective. 

Le clip de « Misery (feat. Horse Jumper of Love) est disponible ici et celui de « Just like a flower »

 

 

Guerilla Toss

Les bizarreries de Guerilla Toss…

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Guerilla Toss a annoncé la sortie de son nouvel elpee, "You’re Weird Now", le 12 septembre chez Sub Pop. Cet album, le cinquième du groupe et le deuxième pour Sub Pop, est une déclaration joyeuse sur la créativité. En enregistrant cet LP dans le Vermont, la chanteuse Kassie Carlson préparait des ‘punk lunch’ avec des ingrédients aléatoires du frigo du studio. Stephen Malkmus et Trey Anastasio ont participé à ces sessions, Malkmus comme producteur.

La formation a également partagé une vidéo animée pour leur nouveau single "Red Flag to Angry Bull", mettant en vedette un duo entre Malkmus et Carlson, et un solo de guitare d'Anastasio. Ce single suit "Psychosis Is Just a Number", un hymne no-wave sur le fait de rester présent dans le chaos.

Le clip d’animation de “Red Flag to Angry Bull” est disponible ici et de “Psychosis Is Just a Number” là

 

 

Wednesday

Les blessures de Wednesday…

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Wednesday a annoncé la sortie de son nouvel opus, « Bleeds », prévue pour le 19 septembre via Dead Oceans. Cet elpee opère le lien entre curiosité et confession. Karly Hartzman, fondatrice et parolière principale, attribue la maîtrise accrue de l'identité du groupe au temps passé à collaborer sur des long playings précédents et à un emploi du temps de tournée intense. Elle considère « Bleeds » comme le successeur spirituel de « Rat Saw God » et l'album par excellence de « Wednesday Creek Rock ».

La chanson « Wound Up Here (By Holdin On) », sortie avec une vidéo de Joriel Cura, est inspirée d’une histoire racontée par un ami de Hartzman. Le mois dernier, la formation a partagé le single « Elderberry Wine », interprété lors de ses débuts à la télévision dans ‘The Late Show with Stephen Colbert’.

« Bleeds » a été enregistré à Drop of Sun à Asheville et produit par Alex Farrar. Hartzman et ses camarades de groupe ont travaillé en équipe pour étoffer les compositions avec des éléments de vérité country, d’accroches indie-pop et de grunge, guidés par le lyrisme de Hartzman.

Le clip de « Wound Up Here (By Holdin On) » est disponible ici

 

Forth Wanderers

Les prolongations de Forth Wanderers…

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Forth Wanderers sortira son troisième album, « The Longer This Goes On », le vendredi 18 juillet 2025. Produit par Dan Howard et mixé par Al Carlson, il s’agite sa première production depuis l’opus éponyme, gravé en 2018.

Le groupe insiste sur le fait qu'il n’est pas de retour, mais que les musiciens se sont réunis pour enregistrer dix nouvelles chansons. Ils ont réimaginé leur processus de création musicale, travaillant de manière plus collaborative. L'elpee propose des mélodies brillantes, des harmonies vocales et des rythmes variés, montrant une maturité et une assurance accrues.

Les chansons de l'elpee reflètent leur croissance personnelle et leur évolution musicale. Ils explorent différents styles, du blues au country, tout en conservant leur son distinctif. Les paroles d'Ava Trilling sont honnêtes et poignantes, abordant des thèmes de l'amour et de l'incertitude.

Forth Wanderers ne sait pas encore ce que l'avenir lui réserve, mais ce long playing capture un moment précieux de son parcours musical. Les musicos font de la musique à leurs propres conditions, sans pression extérieure.

Le clip d’animation de « Bluff » est disponible ici et celui de « 7 months »

 

 

Yungblud

Les idoles de Yungblud…

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Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force.

Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié.

Dès « Hello, Heaven, Hello », fresque opératique de neuf minutes, Yungblud impose un ton grave, introspectif, presque mystique. Le morceau, sorte de rituel de renaissance, explore la solitude, la quête d’identité, l’appel à un soi oublié : ‘Hello, are you in there ?’. Lentement, il construit une montée cathartique, entre théâtralité et mise à nu. La chanson, à la mise en scène soignée, semble hors du temps, affranchie des carcans commerciaux.

Les morceaux suivants, comme l’émouvant « Zombie », le percutant « Monday Murder » ou encore l’explosif « War », révèlent une palette musicale riche et une maturité grandissante. Dominic Harrison, de son vrai nom, fait preuve d’une grande versatilité, alliant fougue juvénile et expérience acquise, pour proposer un album généreux, intense et parfaitement maîtrisé.

« Idols » s’impose ainsi comme un témoignage fort du talent de Yungblud, à un moment charnière d’une carrière plus prometteuse que jamais. En gravant « Idols », Yungblud tire un trait sur son passé et se réinvente. Ce nouveau chapitre s’ouvre par un adieu : celui de Dom aux postures qu’il a lui-même érigées depuis ses débuts. Fini l’adolescent en colère, porte-voix d’une jeunesse queer, figure rebelle figée dans une image devenue cliché. Il le reconnaît : il était devenu ‘cette photo accrochée au mur’. Cet opus marque la fin de cette époque. Exit les refrains calibrés pour Tik Tok, les gimmicks aguicheurs. Ici, c’est une vision d’artiste qui s’impose.

Mais « Idols » ne se limite pas à l’introspection. C’est aussi une lettre d’amour au rock britannique. Passionné par le son analogique et le récit musical, Yungblud y convoque ses héros : Bowie, Queen, Oasis… L’album entier résonne comme un hommage ambitieux, une traversée de l’histoire musicale anglaise, tout en affirmant une voix propre, sincère, risquée. Avec « Idols », Yungblud Ne cherche plus à plaire. Il cherche à marquer.

La vidéo du clip « Hello, Heaven, Hello » est disponible ici

et celle de « Zombie » 

 

 

Concerts Live Nation (update du 21/06/2025)

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Jeudi 04 septembre 2025 – ADDI SON – Cirque Royal, Bruxelles

Mardi 28 octobre 2025 – Ava Max – Forest National, Bruxelles

Samedi 01 novembre 2025 - Yong Yello – Ancienne Belgique, Bruxelles

Mardi 04 novembre 2025 - Yong Yello - De Roma, Anvers

Mercredi 05 novembre 2025 - Yong Yello - De Roma, Anvers

Lundi 10 novembre 2026 – Alex B – Ancienne Belgique, Bruxelles

Vendredi 06 mars 2026 – Orchestra Worakls - Forest National, Bruxelles

Jeudi 12 mars 2026 -Yong Yello – Cactus Club, Brugges

Mercredi 18 mars 2026 - Yong Yello – Wilde Westen, Leuven

Samedi 21 mars 2026 – Yong Yello – Het Depot, Leuven

Vendredi 27 mars 2026 – Yong Yello – C-Mind, Gand

Dimanche 29 mars2026 – Airbourne, Ancienne Belgique

Jeudi 02 avril 2026 – Yong Yello – De Warande, Turnhout

Vendredi 03 avril 2026 – Franz Ferdinand – Forest National, Bruxelles

Jeudi 16 avril 2026 – Yong Yello – De Vooruit, Gand

Vendredi 17 avril 2026 – GoGo Pinguin – Ancienne Belgique, Bruxelles

Dimanche 28 juin 2026 - Linkin Park – Festival de Werchter, Werchter

http://www.livenation.be/

 

  

Tropical Fuck Storm

Le chaos organisé…

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Quatuor australien majoritairement féminin, très potes avec leurs prolixes compatriotes de King Gizzard and the Lizard Wizard, Tropical Fuck Storm est moins fécond. Et pour cause, « Fairyland Codex » constitue ‘seulement son cinquième opus en neuf ans d'existence.

Un disque au sein duquel figurent les ingrédients typiques de son maelstrom musical - indie rock, punk, reggae, jazz et blues - qui semble, pour la circonstance, naviguer dans l’œil plus calme du cyclone. Un elpee ‘presque’ apaisé donc, au chaos apparemment plus structuré, dont nous parle le seul membre masculin : le guitariste et chanteur Gareth Liddiard.

Qu’évoque la chanson « Joe Meek Will Inherit The Earth » dont le refrain est ‘Charity Begins At Home’ ?

Ce titre possède des références bibliques, à l’Apocalypse, au Livre de la Révélation, à l’agneau aux sept yeux et sept cornes…

Tout le monde manifeste aujourd’hui, que ce soit le 6 janvier en Amérique dans le cas de la droite extrême, voire des ‘black blocs’, pour la gauche radicale, toujours dans une atmosphère apocalyptique. Tous se comportent comme des moines-guerriers, prêts à combattre. 

Cette chanson proclame que le chemin vers l’enfer est pavé de bonnes intentions, chacun défendant une vision utopique de la société, à partir d’un point de vue particulier…

Mais, finalement, nous avons juste tenté d’écrire une chanson qui ressemble au « Smooth Operator » de Sade. Y a-t-il un meilleur sujet pour se référer à l’apocalypse (rires… jaunes) ?

Quelle est la signification de « Dunning Kruger’s Loser Cruiser », single qui figure sur cet elpee ?

‘A loser cruiser’, c'est un mot d'argot australien pour désigner un bus... C'est une supplique pour se procurer un peu de solitude, dans une société où désormais tout est public dans l'existence.

Votre portefeuille est sur votre téléphone, tout comme votre identité. Le monde vous scrute. Cette chanson exprime le souhait d'être oublié, ce qui est désormais un luxe. Juste être un ‘non-existant’ et ne pas être jugé.

Être ‘down under’ vous permet-il d’accomplir des acte renversés et renversants, lorsqu’on a la tête en bas (head over heels) ?

(Il rit) Oui, jusqu'à un certain point. Il existe une excellente citation de Tom Waits relative à la création musicale. Il recommande à peu près ceci : ‘Ce que tu fais doit être unique et, pour y parvenir, apprends d'abord à voler. Ensuite, apprends à voler à l'envers !’

Notre musique sonne un peu comme celle de Tom Waits ou Captain Beefheart, voire, dans un autre style comme celle des B-52's.

Par ailleurs, vu que nous vivons en Australie, nous sommes éloignés de tout. A Bruxelles ou Paris, vous êtes dans le monde, contrairement à nous. Nous n'allions pas assister aux concerts der Stan Getz, des Rolling Stones, des Beatles ou du Led Zeppelin...

Nous ne nous nourrissons de rien et sommes forcés de nous alimenter nous-mêmes. On peut se sentir frustrés d'être ainsi éloigné de tout ; puis, dépasser son désespoir en réalisant que l'on peut tout se permettre, y compris les approches musicales les plus extravagantes...

Ce que vous proposez est une sorte de chaos organisé ?

Le meilleur des chaos, parce que nous le plaçons dans une structure, comme on insère une photo dans un cadre. Nous mettons ce chaos au milieu du rythme de la charpente d'une chanson pop. Elle se transforme en quelque chose d’intéressant, intégrant de la folie et du... chaos. De la même manière que Sade peut adopter des airs suaves comme « Smooth Operator » ... (rires)

Vous paraissez obsédé par Sade.

Nous l'étions en enregistrant ce dernier album, ce qui était assez amusant. Sade est tellement attirante... Il est difficile de l'être à ce point.

Vous pouvez interviewer un large éventail de groupes ou d'artistes, ils seront tous d'accord sur ce point. Si vous interrogez Slash ou d'autres musiciens du style, ils vous répondront à quel point il est difficile d'être extrêmement heavy. Mais ils seront unanimes pour affirmer qu'il est pratiquement impossible d'être aussi attirante que Sade, de l'être à un point qui conduit à un art raffiné.

Plus sérieusement, le cancer du sein de Fiona Kitschin, bassiste et cofondatrice du groupe, a-t-il eu un impact sur votre musique ?

Oui. Si nous avions été plus jeunes, nous l'aurions évoqué dans nos chansons. Mais nous nous sommes retrouvés dans l'urgence ; nous avons pris beaucoup de temps pour nous occuper de Fiona, de son traitement. Et le temps est l'essence même, puisqu'il n'est pas infini.

C'était vraiment chiant, parce que nous sortions à peine de la pandémie. Nous avions ce nouveau projet Tropical Fuck Storm dans lequel nous voulions totalement nous impliquer, tourner après la COVID, profiter du bon temps... Bref, être actifs !

Le cancer de Fiona se déclenche et soudain, nous sommes de retour à la case départ. Et bien entendu, cette tumeur se révèle d'un autre calibre que cette grippe, même si elle était sévère.

Cette maladie a affecté notre production, depuis que nous avions vraiment goûté le moment de jouer en groupe.

Ce nouvel album est d'ailleurs moins foutraque et complexe, plus direct, parce que nous voulions juste prendre nos instruments et profiter d'être tous ensemble. Nous souhaitions donner l'impression d'être en live... prouver que nous étions en vie.

Tropical Fuck Storm est composé de trois filles et un garçon. Qu’est-ce que ça change ?

C'est différent. Les filles sont différentes des garçons dans la manière dont elles communiquent leurs émotions. Elles les affrontent et les expriment plus franchement ; ils les abordent indirectement. Ce qui ne signifie pas que la communication directe et émotionnelle féminine pacifie tout.

D'autre part, les femmes sentent différemment et meilleur que les hommes... mais se droguent autant qu'eux (rires).

Les filles sont de même tout aussi amusantes que les garçons. Leur humour est un peu différent. L’humour des hommes se pratique aux dépens des autres. Pas forcément celui des femmes. Ce qui ne les empêche pas d'être drôles.

Par ailleurs, les filles sortent autant que les mecs...

Finalement, elles sont tout aussi épuisantes et ont autant de mauvaises habitudes... Par exemple, lorsqu'il est préférable d’aller se coucher parce qu'il y a un concert le lendemain, les filles restent debout jusque 4h du mat' à boire et fumer.

Bref, elles sont différentes, mais, au bout du compte... c'est la même chose (rires) !

Tropical Fuck Storm : album « Fairyland Codex » (Fire Records), paru ce 20/06/2025

En concert

Reflektor (Liège) - 4 septembre

Wintercircus (Gand) – 6 septembre

 

Greenhouse Talent : les nouveaux concerts (update 17/06/2025)

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LU 15.09.2025 Engelbert Humperdinck
Stadsschouwburg, Anvers
Les billets sont en vente à partir du lundi 23 juin à 10 heures

LU  27.10.2025 Anna Vissi
Cirque Royal, Bruxelles
Billets en vente à partir du jeudi 19 juin à 11 heures

MA 24.02.2026 Yasmine Hamdan
Ha Concerts, Gand
Les billets sont en vente dès maintenant

SA 27.06.2026 Luz Casal
De Roma, Anvers
Les billets sont en vente à partir du vendredi 20 juin à 10 heures

https://www.greenhousetalent.com/befr/

TVOD

Un show rock’n’roll, bordélique, énergique et rafraîchissant…

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La copieuse tournée de TVOD transitait, ce mercredi 11 juin, par le club de l’Aéronef.

TVOD (pour Television Overdose et pas pour la vidéo transactionnelle à la demande) est une formation new-yorkaise, issue de Brooklyn, très exactement, dont le premier opus, « Party time », est paru en mai dernier. Il fait suite à deux mini-elpees, « Daisy », gravé en 2020, et « Victory Garden », en 2021.

Fusionnant les influences post-punk, dance punk et krautrock, non seulement la formation bouscule les genres, mais elle s’est forgé une fameuse réputation pour ses concerts incroyablement imprévisibles où personne ne sait trop ce qui va se passer, y compris le groupe.

Le sextuor grimpe sur les planches dont deux blacks : une claviériste (aux cheveux roses/orangés) et un guitariste à la longue chevelure coiffée en rasta. Le line up compte également un second sixcordiste, un drummer (planté en retrait), une bassiste, et le chanteur Tyler Wright (il a enfilé un vieux t-shirt déformé par le temps et les lessives, on suppose) qui dès le premier morceau, « Clorox », ne tient pas en place. Dynamisé par les mélodies nerveuses, survolté, anarchique, le set entre alors dans une forme de chaos, mais sans pour autant perdre le fil.

Serge Zbrizher tient sa guitare très haut, quand il ne la brandit pas vers le plafond ou la foule, comme une arme, tout en déménageant sur toute la largeur de l’estrade, alors que son compère, Denim Casimir, se distingue surtout par sa technique et son feeling.

Une forme de paso doble berce « Boo » tandis que le single, « Car wreck » libère un bon groove, entretenu par la ligne de basse hypnotique et le drumming solide.

Pendant « Alcohol », Tyler sort une drôle de bouteille et en boit une lampée au goulot.

« Mud » trahit des réminiscences empruntées aux B-52’s. Wright mime des gestes de boxeur sur un ring. Sa voix mi-parlée, mi-chantée me fait penser à celle de James Cox (Crows). Régulièrement, il se cache le visage en soulevant son t-shirt, un peu comme un footballeur pro qui vient de manquer la conversion d’un penalty ou une occasion en or. Avant d’attaquer « Poppies », il se lâche sur le président des States : ‘Fuck Trump’. ‘Fuck the IUSA’. Depuis son élection, la plupart des groupes et artistes indés américains ressentent une aversion profonde pour leur dictateur.

Il y a un bon bout de temps que dans la fosse, les premiers rangs s’agitent. Très concentrée sur son instrument, la bassiste a du retard à l’allumage, mais finit par se mettre au diapason des autres musicos, en remuant la tête et le corps.

En se tortillant et assurant les backing vocaux (rôle partagé avec le batteur, Mem Pahl), Jenna Mark, de son clavier, diffuse des sonorités vintages et spectrales. Et elle passe au lead vocal sur « Ex-Boyfriend Beat ».

Au cours de « PIT », les spectateurs répondent aux slogans prononcés par les musicos. Tout comme sur « Party time », le titre maître du nouvel album, une compo au cours de laquelle les guitares se révèlent joyeusement discordantes.

Le rappel est accordé très rapidement et s’ouvre par « Alien », avant de s’achever sur « Mantis ». Tyler lance son fil de micro au-dessus d’une barre de support du light show, rattache le microphone, et après avoir réussi son troisième essai, recommence à chanter…

Après un show aussi rock’n’roll, bordélique, énergique et rafraîchissant, il est évident que TVOD est prêt à enflammer les grands festivals. Il doit, peut-être, encore mieux canaliser son énergie. Mais votre serviteur et votre photographe partagent un même point de vue. Ils ont l’impression d’avoir assisté à la naissance d’un futur grand groupe de scène… (photos Ludovic Vandenweghe, ici)

Setlist

Clorox
Pool House
Bend
Car Wreck
Alcohol
MUD
Super Spy
Uniform
Poppies
Ex-Boyfriend Beat
PIT
Goldfish
Wet Brain
Party Time
Alien

Rappel

Wells Fargo Bank Account
Mantis

The 113 assurait le supporting act. Issu de Leeds, ce quatuor constitue une bonne surprise pour une première partie. Plus classique, son post punk est fédéré par le tempo new wave, syncopé, imprimé par le drummer. La musique est ténébreuse et viscérale. Malgré un accent local typique bien prononcé, Frank, le chanteur/guitariste, possède une bonne voix aux intonations hip hop. Lui et le second sixcordiste assènent des riffs impeccables et bien tranchants, alors que cotonneuse, la ligne de basse s’avère rapidement hypnotique.  Le band n’a pas encore sorti d’album, mais suivant la formule usuelle, il est à suivre de très près… (page ‘Artistes’  et photos Ludovic Vandenweghe ici

(Organisation : Aéronef, Lille)

 

Badvril

In Heaven

Deuxième elpee de Badvril, « In heaven » fait suite à « I am god », paru en 2024. Une chose est sûre, les titres de ces albums possèdent des références religieuses. Et sur le dernier, il y a même des plages baptisées « Hell » et « Possessed ». Ce qui explique, peut-être pourquoi, il serait le premier groupe shoegaze à se produire dans une prison fédérale.

Tant sur le plan sonore qu'esthétique, la formation cherche à générer une personnalité qui est fidèle au créateur-chanteur et guitariste principal, Becket Schroeder.

Douces et brumeuses, les harmonies vocales flottent au-dessus de l’instrumentation guidée par les guitares tour à tour oniriques, frénétiques, savoureusement discordantes, en couches ou encore sinusoïdales, mais alors dans l’esprit de My Bloody Valentine.

Extrait de ce long playing, « Bitter » est en écoute ici

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Moonpool

Nothing Sacred (Ep)

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Entre 2017 et 2024, cette formation répondait au patronyme The Sickly Hecks et pratiquait du garage rock.

En optant pour Moonpool, elle a aussi changé de style, puisque sur son premier Ep, « Nothing Sacred », les 5 pistes révèlent un vaste éventail d’influences qui oscillent du grunge des années 90 au shoegaze, en passant par le punk.

Percutants ils se distinguent par des guitares floues, carillonnantes ou crépitantes, des synthés lourds et des voix mélancoliques.

Issu de cet Ep, « Autumn » est en écoute 

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High Colorful Minds

High Colorful Minds (Ep)

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High Colorful Minds était à l'origine le projet personnel de Florian Godier, multi-instrumentiste et concepteur de jeux. Il est ensuite rejoint par John Harding, le bassiste de Pretty Inside.

Proposant trois plages, le premier Ep du duo bordelais est éponyme.

Il recèle trois pages diamétralement différentes, mais dont le titre d’ouverture, « Take It All » est largement inspiré de l'indie rock, avec guitare, basse et voix mais enrichi d’’électronique dont des synthés, des boîtes à rythmes et des loopers. Car sa musique se veut dansante tout en conservant des accents introspectifs et parfois mélancoliques.

Quant aux textes de ses chansons, ils sont principalement liés à la peur de vivre dans un monde déshumanisé. L'autoritarisme, la violence physique et mentale, la haine et la résignation face à ce qui peut sembler immuable sont souvent au cœur des paroles.

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Mei Semones

Animaru

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Agée de 24 ans, Mei Semones est une auteure-compositrice-interprète et guitariste étable à Brooklyn. « Animaru » constitue son premier elpee. Il fait suite à son Ep, « Kabutomushi », paru en 2024.

« Animaru », c’est la prononciation japonaise du mot animal. Mais il reflète également l'incarnation de la profonde confiance de Mei dans ses instincts.

En outre, ses textes traitent de l’amour non romantique : amour de la vie, amour de la famille, amour de la musique et de sa guitare.

Elle chante en anglais et en japonais, reflétant son identité interculturelle.

Son mélange unique et rafraîchissant d'indie, de bossa nova et de jazz trouve son équilibre entre tension et relâchement.

Souvent, au sein d'un même morceau, il y a des interventions de gratte acoustique épurées, des vocalises limpides, des vagues orchestrales de cordes et des rythmes de guitare complexes.

Et tout en demeurant agréable à l’écoute, cet opus est bien plus élaboré qu’il n’y paraît.

Le premier single, « Dumb Feeling » est disponible sous forme de clip ici et celui consacré à l’autre single « I can do what I want »,

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Teethe

Teethe : de la douleur au soulagement…

Le groupe texan de slowcore Teethe sortira son nouvel elpee, « Magic Of The Sale », ce 8 août. Sur cet album, il dévoile son monde triste et beau, où les quatre auteurs, chanteurs et artistes distincts de la formation posent une série de questions interdépendantes sur ce que signifie construire une vie à une époque d'effondrement commun.

« Magic Of The Sale » est un disque doux mais solide sur les pires difficultés que nous pouvons rencontrer, depuis le fait d'être pris au piège d'une existence que nous n'avons pas entièrement créée jusqu'à l'enfer que peuvent être les autres. Sur cet opus, les musicos ont renforcé leur équipement et leurs home studios et se sont plongés dans l'art de la composition et de la production.

D'une poche longtemps négligée de la richesse musicale du Texas, Teethe propose un travail profondément stratifié et collaboratif qui rend le poids du monde un peu plus léger à porter. « Magic Of The Sale » parle de l'endurance à la douleur et de ce que l'on sacrifierait pour la soulager, explique le groupe. ‘C'est un jugement sur la façon dont vous traitez la douleur dans votre vie et le chaos/le soulagement qui s'ensuit’.

Paru en single, le titre maître est disponible sous forme de clip vidéo

 

 

 

Ghostwoman

Bienvenue dans le monde civilisé de Ghostwoman…

Ghostwoman est un duo réunissant Evan Uschenko et Ille van Dessel. Il est canadien et elle est belge. La paire s'apprête à sortir son nouvel album, "Welcome to the Civilized World", le 5 septembre et partage aujourd'hui son nouveau single, "Alive".

Evan Uschenko a déclaré à propos du nouveau single : ‘J'installais une guitare à 12 cordes et j'ai commencé à jouer les accords. Dans les années 60, des groupes comme The Byrds utilisaient des guitares à 12 cordes comme instrument principal, alors j'imaginais ce genre de son. J'essayais de jouer quelque chose qui avait le même type de feeling’.

Ille van Dessel ajoute : ‘Evan a fait le riff, j'ai fait la batterie. C'était très facile, presque immédiat. J'aime cette chanson à cause de la journée qui l'a précédée, de sa simplicité, du fait qu'il n'y a pas à réfléchir. C'est comme lorsque tout le monde est aligné, qu'on prend une photo et que c'est tout. Ça restera toujours comme ça. Tout cela avait un sens’.

Le quatrième elpee de Ghostwoman est né dans un monde brisé, un héritage corrompu - Evan Uschenko et Ille van Dessel ne se font pas d'illusions sur sa futilité - et pourtant, cette chose est vivante. C'est une réaction allergique à l'époque dans laquelle nous vivons.

Le clip du single est à voir et écouter ici

 

Superchunk

La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ».

‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’, déclare Mac McCaughan, membre du groupe. ‘C'est aujourd'hui plus vrai que jamais, mais c'est aussi le cas que nous traversons tous des choses ensemble. Face à cela, à quoi sert l'art et où se trouve le bonheur ?’

En cherchant une réponse, « Songs in the Key of Yikes » libère un son triomphant et lumineux dans l'obscurité. Le premier single « Is It Making You Feel Something » donne le ton dès le début. La formation constituée de McCaughan, Laura Ballance, Jim Wilbur et Laura King construit un hymne à partir du potentiel de joie, plongeant dans des eaux polluées par la boue et émergeant avec une perle.

Cette chanson parle du fait de ne pas se remettre en question dans le processus d'écriture des mots et de la musique’, explique McCaughan. ‘Il s'agit de la question légitime de savoir qui a besoin de cela et à quoi cela sert, mais aussi de ne pas placer la barre trop haut pour faire de l'art que l'on ne commence jamais. Est-ce que cela vous fait ressentir quelque chose ? Si la réponse est oui, c'est un bon point de départ’.

« Songs in the Key of Yikes » est un elpee caractéristique de Superchunk : viscéral, intemporel et accrocheur. Il s’agit d’un baume cathartique pour ces temps oppressifs.

Le single est en écoute

 

 

The Intemperate Sons

La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

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The Intemperate Sons a fait irruption sur la scène rock alternative de Dallas (Texas), à l'été 2019, se distinguant immédiatement par un son mêlant riffs de guitare brûlants, mélodies obsédantes et profondeur émotionnelle brute. En 2021, son talent incomparable a attiré l'attention de Ryan Shuck et Amir Derakh - légendes dans le monde du rock grâce à leur travail pour Orgy, Dead By Sunrise et Julien-K - qui ont signé le groupe sur leur label, Frame|Work.

Formé par la famille Watson - Keith (batterie), Jake (guitares) et Max (chant, guitares, clés) - ainsi que le bassiste Mark Marks, The Intemperate Sons est une affaire de famille avec une connexion profondément enracinée qui imprègne chaque note que les musiciens jouent.

Keith, artiste chevronné connu pour avoir dynamisé des foules massives lors de projets tels que Gun Hill, Natural Born Thrillers et Agents Of Solace, pose les fondations lyriques et rythmiques du combo. Son travail sur des titres comme « Dust To Dust », « The Color Within » et « Unrealized » montre sa capacité à puiser dans les recoins les plus sombres de la psyché humaine, transformant la douleur personnelle en un rock hymnique.

Max Watson, multi-instrumentiste et leader du band, apporte un mélange unique de polyvalence et d'intensité. L'approche méticuleuse de Max en studio, où il crée sa collaboration avec Keith sur des titres comme « Way Back When » révèle une voix aussi fascinante que diffusent des harmonies vocales complexes, garantit que chaque chanson résonne à un niveau viscéral. Sa voix lyrique sur des plages comme « Faceless Man » et « Once Again » met en évidence son talent en tant que voix d'une génération.

Jake Watson, le principal architecte sonore de la formation, est un maître de la narration musicale. Son approche novatrice de l'écriture de chansons - évidente dans des morceaux comme « Remission », « Way Back When » et « Wading in the Gray » - transforme les paroles en récits puissants. Son rôle va au-delà de la musique, car sa vision artistique influence tout, de l'identité visuelle du groupe à sa présence sur scène.

Mark Marks, la force unificatrice à la basse, apporte à la fois son expérience et son groove au groupe. Vétéran de la scène musicale de Dallas, il apporte une contribution indispensable au processus d'écriture de The Intemperate Sons. Ses succès passés, dont la première partie d'icônes du rock comme Sebastian Bach, témoignent de son talent et de son dévouement.

Le partenariat avec Tony Franklin (The Firm, Whitesnake) sur ce premier long playing, « The Color Within », souligne encore l'engagement de la formation envers l'excellence, le travail de la basse de Franklin ajoutant de la profondeur à des titres marquants comme « Dust to Dust » et la chanson-titre.

The Intemperate Sons propose une approche convaincante du rock alternatif, fusionnant l'intensité grinçante du hard rock et des éléments folk et grunge. Sa musique est un voyage sombre et introspectif qui résonne dans l'âme, suscitant des comparaisons avec des combos emblématiques comme Alice In Chains, Stone Temple Pilots et R.E.M. Le lien familial entre le clan Watson se manifeste dans leur son unique - un mélange d'hymnes à la guitare et d'harmonies vocales complexes qui résonnent longtemps après le dernier accord.

La vidéo du single « Dum, radio edit » est disponible

 

This Will Destroy Your Ears

Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

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This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10 octobre 2025. Il a été produit et mixé par Ben Hampson (DITZ, Lambrini Girls) et masterisé par Katie Tavini (Bloc Party, Los Bitchos),

This Will Destroy Your Ears voit le jour en 2018 dans les Landes et part aussitôt sur les routes anglaises, partageant la scène avec USA Nails, JOHN ou Black Midi. Cette première tournée, dans un vieux Renault Master surnommé Georges par les Anglais, donne le ton : frontal, sans détour et farouchement DIY.

Son troisième elpee, « Funland », est le premier entièrement enregistré dans son propre studio d’enregistrement (Recording United), niché au cœur du tiers-lieu Kontainer, dans les Landes — un espace de création autant inspiré par la Factory de Warhol que par l’activisme DIY de Death By Audio. Inspiré de leurs virées anglaises, et en particulier de Blackpool — station balnéaire en Technicolor délavé — le disque tire son nom d’un parc d’attractions à la dérive : un mix improbable mais magique de machines à sous mourantes, de clowns tristes et de néons blafards. Une carte postale de cauchemar pop, quelque part entre David Lynch et Stephen King.

La vidéo du premier single « Gorgeous Eve Holds A Banger Hammer », est à voir et écouter ici

 

DNVR

Denver ou DNVR ?

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DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à la fois riche et moderne, où cuivres flamboyants, rythmiques envoûtantes et voix chaleureuse s’entrelacent pour créer une expérience live intense. En parallèle de sa carrière scénique, la formation a remporté plusieurs tremplins et dispositifs de soutien à l’émergence tels que Blues de Traverse, INKUBB, GO, et Pop-Up, prouvant la qualité de sa proposition artistique. Sa musique, à la croisée des genres, est un appel au voyage entre des racines soul profondes et une modernité audacieuse.

2025 marquera un tournant, puisque le band sortira son premier elpee. Il a été mixé par Arnaud Fradin, leader du groupe nantais Malted Milk, et masterisé à Los Angeles par Gerard Albo, ingénieur du son ayant travaillé pour Amy Winehouse. Il a été enregistré à la Gare aux Musiques de Louviers et s’accompagnera d’une tournée de lancement, une étape clé pour affirmer encore davantage leur identité musicale.

Depuis sa création, DNVR s'est forgé une solide réputation sur scène, comptant une trentaine de concerts à son actif et des premières parties prestigieuses pour Faada Freddy et The Brooks. Ces performances ont confirmé son statut de formation à suivre, capable de captiver et de faire vibrer toutes les générations.

La vidéo du single « Milkshake » est disponible ici et celle de « Jealousy », 

 

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