L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

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Le fossé à franchir par Snake Mountain Revival

« The Divide », le nouvel album du trio psychédélique indépendant américain Snake Mountain Revival, sortira le 23 octobre prochain. Formé sur la côte de Virginie à l’été 2017, Snake Mountain Revival est né de la rencontre entre des univers musicaux très…

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Night Beats

Rajan

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Night Beats, c’est le projet de Danny Lee Blackwell, un Texan établi à Los Angeles. « Rajan » constitue son sixième elpee. Un disque dont les compos semblent nées de la rencontre improbable entre psychédélisme et soul vintage. Légèrement reverb et en retrait, le falsetto de Danny rappelle celui de Moby. Encore que sur « Dusty jungle », sa voix devient aussi versatile que celle de Finn Andrews (The Veils). Il règne un climat particulièrement cool tout au long de cet opus à l’instrumentation complexe. Et le spectral « Osaka » en est certainement le plus bel exemple, une plage au cours de laquelle Ambrose Kenny-Smith (King Gizzard & The Lizard Wizard) se réserve le micro et l’harmo. La guitare traverse de nombreuses pistes. Ses sonorités tentaculaires épousent parfois celles de Carlos Santana, mais sur le blues Cautionary tale », elles se révèlent à la fois grinçantes et sinistres. « Thank you » laisse transparaitre, dans le refrain, le célèbre « Sunny » de Bobby Hebb, repris par une multitude d’artistes, dont Ella Fitzgerald, Marvin Gaye, Shirley Bassey, Boney M, etc.

Petit coup de cœur pour « Morocco blues », dont l’atmosphère psychédélique filtrée insidieusement par un sitar, est hantée à la fois par Marc Bolan, Syd Barrett et Brian Jones…

Night Beats

La cuisine au beurre de Night Beats…

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Night Beats, c’est le projet psychédélique de Danny Lee Blackwell, un artiste né au Texas et établi à Los Angeles. Son nouvel elpee, « Rajan » sortira ce 14 juillet 2023. Il s’agira de son sixième. Blackwell a créé une œuvre qui navigue quelque part entre le western spaghetti, la pop, le rock, le jazz, le blues, la soul, le hip-hop et le psycédélisme. Entre autres.

En attendant, il nous en propose le single, « Hot Ghee », sous la forme d’un clip vidéo réalisé Chris Keller. Et il est disponible ici

 

 

Elmer Food Beat

Les potes bruyants d’Elmer Food Beat

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Qui n’a pas été ébaubi par ce parcours hors norme qu’a vécu son premier elpee, le malicieusement intitulé « 30 cm » ? Il a affolé les compteurs, collectionné les certifications d’or et de platine pour atteindre le score stratosphérique de 650 000 albums vendus en remportant, cerise sur le déjà fort copieux gâteau, la Victoire de la Musique du groupe de l’année en 1991 ; coiffant sur le poteau rien moins que La Mano Negra et Niagara (excusez du peu !).

Dans une France morose, plombée par les années SIDA, un taux de chômage record et le spectre de la guerre en Irak, qu’il était bon d’entonner à tue-tête ‘Daniela » (la, la, la, la, la, la, laaa)’, « Le plastique c’est fantastique » ou « La caissière de chez Leclerc ».

Puis après une tournée américaine et un concert au mythique CBGB de New York, les Augustes tirent leur révérence en 1993, emportant avec eux un peu de notre légèreté potache d’adolescent pubère.

C’est sûr le Monde s’annonçait moins drôle…

En 2006, c’est un retour improbable et l’occasion de vérifier que Manou, le chanteur, reste le meilleur joueur d’épuisette de ce pays, que les salles sont toujours pleines et que les spectateurs affichent le même sourire partout.

Pourtant derrière ce parcours impeccable reste une blessure secrète, pas grand-chose en soi, à peine une égratignure : Elmer Food Beat ne serait que des amuseurs un peu paillards et légers, le tout dit avec la condescendance de celui qui se pâme devant la perspective d’un marathon ‘anthologie du cinéma d’auteur islandais de 1960 à 1967’ à la Cinémathèque de Saumur.

Pourtant, qu’il est difficile de faire rire sérieusement !

Et qu’il est encore plus difficile de faire rire tout en sensibilisant le monde sur les problèmes de société.

Car enfin, qui crée l’association Les Rockeurs ont du cœur ? Idée géniale, qui voit échanger des places de concerts par des jouets, offerts ensuite aux enfants défavorisés.

Qui modifie son iconique « Plastique c’est fantastique » (déjà utilisé à l’époque par le Ministère de la Santé pour promouvoir le port du préservatif) en « Plastique c’est dramatique » pour soutenir l’association « Sea Cleaners » et le projet Manta pour dépolluer les océans ?

On pourrait encore citer le consentement dans « Quand la dame » (dit non, c’est non) et le titre du nouvel LP, objet de ce panégyrique mérité : « Le Bruit des Potes ».

Car là encore, l’époque ne porte pas vraiment à la franche poilade et si les marchands de canons se frottent les mains, ils sont bien les seuls… alors au ‘bruit des bottes’ cher à Max Frisch ou Jean Ferrat, il n’est pas inutile de rappeler cet antidote à la sinistrose : « Le bruit des potes » avec qui partager les rires et le pain.

Et quitte à embarquer, nous préférons sincèrement, au ‘radeau de la Méduse’ vers lequel nous poussent nos élites bienveillantes (tout en s’aménageant, elles, des canots de sauvetage cinq étoiles ; l’histoire est tragiquement édifiante) celui d’Elmer ; ce ‘radeau de la méduse (la tatane)’ où l’on refait un Monde meilleur dans le respect des autres…

Issu de ce futur (?) elpee, « No future », est à voir et écouter ici ; un clip qui a bénéficié du concours de Romain Colucci.

Et redécouvrez cet univers déjanté en regardant la session ‘live’ de « Daniela », là

 

Echo Beatty

Les troubles de vision d’Echo Beatty…

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Le nouvel elpee d’Echo Beatty, "Vision Glitch", paraîtra le 3 mars 2023. Il s’agira de son troisième.

"Vision Glitch" nous entraîne à travers un monde où la réalité et les rêves se heurtent. Grâce à un mélange unique de guitares audacieuses et granuleuses qui alimentent des mélodies infectieuses recouvertes d'éléments doux et chaleureux, Echo Beatty crée un son distinct dans le rock indépendant et la pop alternative. L'album est un mélange de flashbacks, de déjà vus, de séquences de rêves, de réflexions, de visions et de souhaits, mêlant passé, présent et futur dans un seul et même glitch. L’opus été mixé à LA par Omar Yakar Jr, qui a déjà travaillé avec The War on Drugs, Warpaint et Perfume Genius.

En attendant la sortie de cet LP, une session ‘live’ de "The silence", titre d’ouverture de ce futur long playing, est disponible ici.

 

Chuki Beats

Les cassettes cosy de Chuki Beats…

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Le producteur belge Chuki Beats a sorti son deuxième album, « Cozy Tapes », ce 29/07/2022. L'œuvre est une collection de morceaux instrumentaux où le croisement entre le hip-hop et l'électronique n'est jamais loin. Ce nouvel opus paraît exactement un an après son premier elpee, « INSIDEOUT », auquel collaboraient notamment Pregnant Guy, Sofiane Pamart, Yung Mavu, Frenetik et Charles.

Plus tôt en juillet, Chuki a dévoilé le single « Can't Stop », une chanson estivale et entraînante qui a immédiatement donné le ton au reste du projet.

Cet été, les chansons seront interprétées pour la première fois dans un tout nouveau set live sur la scène principale des Lokerse Feesten le 05/08/2022 à 19h00 et sur le Dance Hall Pukkelpop à Hasselt le 19/08/2022, où il invitera de nombreux guests !

Le clip de « Can’t stop’ est disponible là

 

 

Deadbeat & Camara

Trinity Thirty

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Alors qu’il débarque à l’aéroport de Rio de Janeiro, Scott Monteith entend la reprise du « Sweet Jane » (NDR : un titre composé par Lou Reed) de Cowboy Junkies, un groupe de country alternative canadien, et se remémore avoir beaucoup écouté et aimé « The Trinity Session ». Hasard du calendrier, l’elpee est paru trente ans plus tôt. Scott Monteith (NDR : mieux connu sous le pseudonyme de Deadbeat, il est considéré comme un pilier de la scène électronique berlinoise, où il s’est exilé) y voit l’opportunité de célébrer cet événement. Après avoir contacté les membres de Cowboy Junkies et recueilli leur approbation, il se lance dans une relecture intégrale de ce classique country/folk. Pour l’accompagner dans l’aventure, il fait appel à Fatima Camara, une musicienne active au sein de cette même scène. Le duo se lance alors dans une réappropriation du long playing « Trinity Thirty ». Pas question de guitare acoustique, accordéon ou autres instruments organiques, puisqu’ils ont été remplacés par des claviers et une boîte à rythmes. A l’instar du morceau original, le climat est glacial et le rythme langoureux. Même que la voix de Fatima Camara est aussi sensuelle que celle de Margo Timmins.

Finalement, Deadbeat & Camara est parvenu, à travers cet LP, à rendre hommage à Cowboy & Junkies. Et pourrait, peut-être, inciter le mélomane à (re)découvrir la mouture originale de « Trinity Thirty ». 

The Beat

Epatant et sans la moindre setlist…

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Double affiche pour ce samedi 28 octobre. La salle De Casino accueille The Beat et The Selecter, dans le cadre d’une tournée baptisée Co-headline tour 2017. Et ce soir, c’est soldout.

A l’instar de The Specials, Madness, Bad Manners et The Selecter, The Beat est un des groupes les plus populaires et représentatifs du mouvement ska, qui a sévi au début des années 1980, au Royaume-Uni, avant de se propager sur toute la planète. Originaire de Birmingham, la formation s’est séparée en 1983, et les musicos ont tenté leur chance en solitaire ou au sein de nouveaux combos, comme General Public, Special Beat ou encore Fine Young Cannibals. Seul ce dernier va vraiment récolter un succès commercial. Mais The Beat se reforme en 2003. Baptisé English Beat aux States, pour ne pas le confondre avec le groupe américain du même patronyme, The Beat compte 4 elpees studio à son actif, dont « Hard To Beat » est paru en juillet dernier. Mais ce sont surtout les hits incontournables « Mirror In The Bathroom » et « Tears Of A Clown » qui ont forgé la notoriété du band.

Une demi-heure de retard pour le premier concert. Il est donc 21 heures lorsque The Beat débarque sur le podium. Un septuor réunissant Everett Morton aux drums (NDR : installé du côté droit sur une estrade), David Steele à la basse, Saxa au saxophone (NDR : ben vu le nom !) ainsi que Dave Wakeling et Andy Cox aux grattes. Sans oublier les chanteurs, soit Ranking Roger, seul rescapés des débuts, et son fils, Ranking Junior. Ces deux derniers vont arpenter les planches au pas de gymnastique. Roger est fier de ses dreadlocks qui lui tombent dans le dos. Il signale que depuis 10 ans, il n’y a jamais eu de setlist. Pour chaque morceau, c’est lui qui souffle le titre à interpréter, aux autres musicos  (NDR : Bruce Springsteen, lui, demande au public de la créer).

« Hands Off... She's Mine » ouvre le bal. Roger demande à la foule –multi générationnelle, il faut le préciser– de lever les bras. Elle s’exécute, remue le popotin et se met à danser. Place ensuite au ska lent « Stand Down Margaret », une diatribe à l’égard de la première ministre britannique, de l’époque. Non seulement le public applaudit chaleureusement, mais très réceptif, il reprend en chœur les paroles, tant les couplets que les refrains. La section rythmique est en béton. Tout au long de la cover du « The Bed Is Too Big » de The Police, la fratrie se toise et sautille sur le podium. Deux téméraires y grimpent. Ils sont aussitôt remballés par le personnel de sécurité. Seconde reprise, le « Rock the Casbah » de The Clash. Et elle va littéralement mettre le feu aux poudres. L’intensité a alors atteint son comble. « Mirror In The Bathroom » reflète une époque lointaine, celle de la jeunesse du band, mais également de nombreux spectateurs, dont votre serviteur. Le répertoire va proposer trois titres signés par Andy Williams, dont « Can't Get Used to Losing You », en finale. Pendant 70 minutes –quand même– de concert, au cours duquel le ska sera contaminé tour à tour par du punk, du reggae, du dub ou du rub-a-dub, la foule et les artistes vont véritablement entrer en communion. La preuve que ce concert était vraiment épatant !

The Selecter est né en 1979. Tous les musicos sont issus de la scène reggae et soul de Coventry. A l’instar de The Specials, Madness et The Beat, il a participé à la renaissance du ska, à travers le mouvement ‘2 Tone’. Le nom du groupe se réfère à celui que l’on attribue au DJ en Jamaïque : ‘a music selecter’. Et avant d’opter pour ce patronyme, le collectif avait publié un énorme tube « Gangster », un single dont la flip side s’intitulait « The Selecter ». Il grave dans la foulée le fameux « On My radio ». Et en février 1980, son premier opus, « Too Much Pressure », devient disque d’or. Sa chanson fétiche, « 3 Minute Hero », se transforme en véritable hymne du 2-Tone. Et lorsqu’il quitte ce mouvement, 5 mois plus tard, c’est la débandade et l’inévitable split. Il faudra cependant attendre 1991 avant que le combo ne décide de reprendre le collier. Du line up originel, il ne demeure plus que les chanteurs. En l’occurrence l'emblématique Pauline Black et Arthur ‘Gaps’ Hendrickson. La formation implique aujourd’hui le drummer Winston Marche, le guitariste Will Crewdson, le bassiste Luke Palmer, le claviériste Lee Horsley ainsi que les préposés aux cuivres, Neil Pyzer-Skeete au sax ténor ainsi que Orlando La Rose au sax baryton et à la flûte.

Chapeau noir vissé sur le crâne, vêtue d’un pantalon et d’une veste de couleur noire, Pauline Black est toujours aussi sexy et explosive. Et puissante, sa voix est intacte. Arthur 'Gaps' Hendrickson est coiffé d’une toque de cuir brune. Le groupe va nous réserver de larges extraits du nouvel LP, « Daylight » qui vient juste de sortir.  Dès les premiers accords, les saxophonistes mènent la danse. Et lorsque le combo attaque « Three Minute Hero », la fosse remue déjà dans tous les sens. Véhiculant un message politique, « Frontline », un reggae plutôt lent dominé par les cuivres, est issu du  nouveau long playing. Le public est réceptif aux demandes de participation émises par les vocalistes, même si parfois elles tirent un peu en longueur. Un papy ose un exercice de crowdsurfing et atterrit aux pieds des artistes. Les interventions au Hammond sont à la fois chaleureuses et stimulantes. Rythmique, la guitare se révèle tour à tour discrète ou percutante. Les cuivres dynamitent carrément certains morceaux ; à l’instar de « Train To Skaville » et du hit « To Much Pressure ». Il faudra néanmoins attendre près de 45 minutes pour vibrer au son d’« On My Radio ». Et il va secouer les tripes. « Madness » clôt ce set. Pas de rappel. Et pourtant tout au long des 75 minutes de spectacle, The Selecter a mis une sacrée ambiance en dispensant son cocktail musical de ska, country et reggae. Un retour dans le passé qui a ravi le public présent ce soir…

(Organisation : De Casino)

The Easybeats

R.I.P George Young

George Young est décédé ce 22 octobre 2017, à l’âge de 70 ans. Il était né à Glasgow avant d'émigrer, en Australie, dès 1963, à Sydney, très exactement. Ainsi que toute sa famille. Il fonde les Esaybeats, l’année suivante, en compagnie de Stevie Wright, Snowy Fleet, Harry Vanda et Dick Diamonde. Ce quintet grave en 1966, "Friday on my mind", une chanson qui deviendra un  hit planétaire. Au sein de la formation, il se consacrait à la guitare rythmique.

A la mi seventies, il avait fondé Flash & The Pan, en compagnie de Vanda, duo de studio qui allait décrocher quelques tubes, dont les plus connus restent « Waiting for a train » et « Walking in the rain ».

George était aussi le frère aîné des deux gratteurs d’AC/DC, Angus et Malcolm. Son rôle a été essentiel dans la genèse du célèbre groupe de heavy metal, formé en 1973. Il a d'ailleurs produit les premiers albums de ce band devenu mythique.

 

Volbeat

Elvis, taille Heavy

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Nous sommes mi-novembre. Une légère mais sournoise pluie vous gifle le visage. L’hiver n’est pas loin. Devant Forest National, on ne recense que quelques téméraires qui grillent de l’herbe à nicotine. Les autres se réchauffent au sein du hall d’entrée. Le regard s’évade en direction du stand merchandising. Volbeat, la tête d’affiche, n’a décidément pas lésiné sur les souvenirs à emporter : de l’ultra-classique t-shirt au hoodie, en passant par le sac de sport et même le pot de gel –histoire de se gominer la chevelure à la Michael Poulsen, vocaliste du band– le fan a de quoi dépenser quelques deniers. Mais trêve de contemplation, la batterie de Crobot résonne…

La fosse est encore clairsemée et les gradins guère peuplés, quand Crobot attaque « Legend of the Spaceborne Killer », le titre d’ouverture de son premier opus. La musique de la formation pennsylvanienne plait aux mélomanes. Sa perfusion de hard rock libère une fameuse dose de groove. En outre, sa bonne humeur est incroyablement contagieuse. Vêtu d’une chemise blanche, surmontée d’un gilet brun et d’un jeans moulant, Brandon Yeagley a un look qui rappelle les sixties. Sa voix est puissante et suave. Malheureusement, et c’est souvent le cas à FN, le son n’est pas au top. Il rebondit, devient confus et manque cruellement de relief. Mais qu’importe, le band se démène en espérant que l’auditoire le suive. Recroquevillé sur sa basse, Jake Figueroa est littéralement habité par son instrument et semble vivre chaque note qu’il en extirpe. Lorsqu’il n’est pas debout sur son ampli, Chris Bishop fait tournoyer sa gratte autour de lui. Mais soudain, le vocaliste l’assaille et, en un bond, finit par atterrir sur ses épaules. Une belle occasion pour entamer une sympathique distribution d’onglets aux premiers rangs. En une demi-heure de show, les Yankees ont montré ce qu’ils avaient dans le ventre.

Le backflag de Crobot, petit format, est décroché, et laisse la place à celui d’Airbourne. Imaginez plutôt : un immense corps rouge en plan taille, moitié humain, moitié squelette, yeux exorbités et mâchoire largement ouverte, surmontés d’une longue chevelure bouclée, prend toute la longueur du podium. En fait, il s’agit d’une réplique morbide de Joel O'Keeffe, le chanteur charismatique du band. La présence dans le pit est désormais beaucoup plus conséquente. Il faut dire qu’Airbourne, c’est déjà presque une tête d’affiche. Débarquant torse nu sur l’estrade, jeans noir largement troué, O’Keeffe se démène comme un beau diable sur les planches. C’est simple : il ne tient pas deux secondes en place, s’acharne derrière son pied de micro ou arpente la scène de long en large, en courant ou en imitant le célèbre pas chassé d’Angus Young, guitariste d’AC/DC. Ce groupe légendaire du Hard Rock hante largement les compositions d’Airbourne ; et ses musicos ne s’en cachent absolument pas. La rumeur raconte d’ailleurs que le chanteur aurait pu –c’est du moins ce que les fans d’Airbourne espéraient ardemment– rejoindre AC/DC, lorsque l’été dernier, Brian Johnson avait dû jeter l’éponge. Bénéficiant un peu moins d’une heure de set, la formation australienne (NDR : tout comme la bande à Angus, si vous voyez l’analogie…) enchaîne les morceaux pour construite un mur de Hard Rock bien gras, incisif et qui va droit au but. Un show carré et généreux, au cours duquel le chanteur, guitare à la main, décide de monter sur les épaules d’un de ses roadies (NDR : c’est récurrent) et commence à se promener au coeur de la fosse, avant de fracasser une canette de bière (NSR : une de 50cl, s’il vous plait !) sur son crâne, pour en faire jaillir une fontaine de houblon au milieu des metalheads. Très rock’n’roll !

La scène est à peine rallumée qu’un drapé vient immédiatement la voiler. Pour laisser la place à une tête de mort ailée, surmontée du logo de Volbeat. La salle de Forest National est à présent pleine comme un œuf. Depuis le parterre jusqu’en haut des gradins. Les premières notes de « Born to Raise Hell » du tant regretté Motörhead servent d’échauffement ultime. Les poings se lèvent pendant le refrain. La foule est à point pour accueillir –comme il se doit– Volbeat. Toujours invisible, le groupe entame « The Devil's Bleeding Crown », plage d’ouverture de son dernier elpee, « Seal The Deal & Let’s Boogie ». La batterie s’ébroue. Le rideau tombe. Le public exulte. Face à son pied de micro, Michael Poulsen, cheveux gominés, veste à patchs recouvrant un t-shirt de Mercyful Fate et jeans noir, fait claquer sa magnifique voix dans les enceintes de la salle. À ses côtés, Rob Caggiano, l’ancien guitariste de Thrash Anthrax, mais devenu depuis 2013, le second homme fort du combo danois, est tout sourire face à l’auditoire. À moins d’avoir eu la chance d’applaudir le quatuor au cours des festivals d’été, cette nouvelle tournée est également une belle opportunité pour les amateurs de faire connaissance avec Kaspar Boye Larsen, le nouveau bassiste qui a rejoint le line up, en mai 2016. Casquette vissée à l’envers sur la tête, Jon Larsen martèle ses fûts. Discrètement. L’arrière du podium forme un demi-cercle métallique surélevé, sur lequel les artistes viennent régulièrement se dégourdir les jambes. En son centre –au point donc le plus haut de la structure– est planté un pied de micro dont Poulsen vient fréquemment s’emparer ; ce qui lui permet de bénéficier d’une vue privilégiée sur l’ensemble de la salle.

Volbeat n’est pas du genre à se payer la tête de ses fans. Pendant pas loin de deux heures, il va parcourir un bel éventail de sa discographie, en faisant néanmoins la part belle aux compos de son dernier LP, dont « For Evigt » (chantée entièrement en anglais, alors que la version cd propose une version partiellement en Danois), « Seal the Deal » et encore le slayerien « Slaytan ». Mais également des titres plus anciens, comme le devenu culte « Pool of Booze, Booze, Booza », « Hallelujah Goat » mais aussi « Still Counting ». Certains medias n’ont pas hésité à qualifier sa musique d’‘Elvis Metal’. Qui serait donc le fruit de la rencontre parfaite et bienheureuse entre Elvis Presley et Johnny Cash (NDR : ils sont considérés comme deux des principaux précurseurs du heavy metal) sur un lit de… Rockabilly. Michael Poulsen ne manque d’ailleurs jamais de se référer à la mémoire de l’Homme en Noir, en invitant la foule –troquant pour l’occasion sa guitare électrique pour une sèche– à reprendre en chœur le célèbre « Ring of Fire », en guise d’introduction au pastiche cashien, « Sad Man’s Tongue ». Le quatuor ne manque également pas de communiquer sa bonne humeur à l’auditoire. Le chanteur est d’ailleurs surpris en lisant une banderole brandie aux premiers rangs, invitant le groupe à interpréter « Ecotone ». Amusé, Michael demande au fan de lui envoyer le bout de tissu, afin de l’afficher dans le local de répétition. ‘Cette chanson, tu peux la retrouver en effet sur un de nos albums…’, balance-t-il à la personne concernée, passablement gênée, avant de finalement poursuivre : ‘Il y a longtemps qu’on ne l’a plus jouée ; mais on va quand même essayer’. Volbeat se lance donc dans une improvisation, d’un titre hors set list, pour le plus grand bonheur des fans et de la foule. Et les plus jeunes risquent fort de ne pas oublier ce concert ; surtout lorsque Poulsen invite les ‘kids of rock’ à monter sur l’estrade, afin de vivre la fin de parcours auprès des musicos. Des moments qui resteront gravés dans leurs mémoires. Et notamment lorsque le chanteur s’installe derrière un des ces petits mecs, baladant sa guitare au-dessus de l’enfant tout en continuant d’en jouer, à sa hauteur. Ou encore lorsqu’il invite ces metalheads en herbe à donner un dernier coup d’onglet sur sa gratte, en guise d’au revoir plus que d’un adieu.

Fidèle à sa réputation de bête de scène et malgré de gros problèmes de son liés à la salle de Forest National (les sonorités de guitare dispensées par Rob Caggiano ont failli plus d’une fois percer nos malheureux tympans), Volbeat a véritablement assuré le show. En une quinzaine d’années, le quatuor est devenu un incontournable de la scène Metal, trustant désormais les têtes d’affiche de festivals. Le genre de groupe dont on risque, pour le plus grand bien des oreilles, d’entendre encore parler pendant de nombreuses années.

Setlist : “The Devil's Bleeding Crown”, “Heaven nor Hell”, “A Warrior's Call”, “I Only Want to Be with You”, “Lola Montez”, “Let It Burn”, “Sad Man's Tongue”, “Hallelujah Goat”, “The Gates of Babylon”, “Slaytan”, “Dead but Rising”, “16 Dollars”, “Ecotone”, “For Evigt”, “Pool of Booze”, “Booze”, “Booza”, “Boa [JDM]”, “Goodbye Forever”, “Fallen”.

Encore: “Black Rose”, “Doc Holliday”, “Seal the Deal”, “Still Counting”.

(Organisation : Live Nation)

Beat Happening

Look Around

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Comment votre serviteur a pu passer à côté de ce trio américain fondé en 1982, à Olympia, dans l’Etat de Washington ? Surtout quand on sait qu’il devenu en quelque sorte mythique. Il a ainsi publié, depuis 1992, 5 albums remarquables. Une erreur de jeunesse, probablement…

Ce qui explique pourquoi, ce « Look Around » constitue une véritable découverte. L’univers ‘DIY’ échafaudé par Bret Lunsford, Calvin Johnson (NDR : il s’agit du fondateur du légendaire label K Records –Kurt Cobain s’était même fait tatouer son logo !– qui a notamment hébergé, Beck, Modest Mouse, The Gossip et Built to Spill, à leurs débuts…) et Heather Lewis est unique en son genre. 

Compilant 23 plages, « Look Around » est une parfaite porte d’entrée qui donne accès à l’univers singulier de Beat Happening. Une longueur qui pourrait s’avérer rédhibitoire au premier abord ; mais le mélomane signerait sans hésiter à deux mains, pour atteindre la barre des 30 pistes, tant celles-ci sont imparables. Imaginez la rencontre entre la fragilité électrique lo fi d’un Velvet Underground et l’aisance mélodique foutraque de Baxter Dury voire des Moldy Peaches (qui leur doivent tout) abordée avec un esprit résolument punk (« Bad Seeds ») et vous obtiendrez un résultat très proche de l’expression sonore proposée par Beat Happening. Produits sommairement, sans pourtant se révéler brouillons, les compos de cet ensemble yankee débordent de sensibilité tout en affichant un profil quasi puéril. Elles alternent voix féminine et masculine et sont enrichies de textes émouvants et drôles à la fois, reposant sur une instrumentation à la fois efficace et minimaliste. Les perles sont pourtant légion : à côté d’« Indian Summer » –qui  frôle la perfection– difficile de ne pas être scotché à l’écoute de l’imparable « Cast a Shadow » (repris par Adam Green) ou le bouleversant « Look Around ». Un bon conseil : plongez ou replongez-vous au plus vite au coeur de la discographie de Beat Happening !

           

Elmer Food Beat

Les Rois Du Bord De mer

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Elmer Food Beat est une formation nantaise qui a sévi fin des eighties / début des nineties. Son créneau ? Des textes qui parlent de sexe… avec humour. Parfois même au 4ème degré… EFB a gravé des hits à la pelle : « Le plastique, c’est fantastique », « Daniela », « La caissière de chez Leclercq », « Couroucoucou Roploplo », « Je vais encore dormir tout seul ce soir », « Est-ce que tu la sens », et on en passe. Et puis est responsable de prestations ‘live’ totalement déjantées. Séparé en 1993, le groupe se reforme épisodiquement, pour participer à l’un ou l’autre festival, puis décide de reprendre l’aventure, en 2006. Et a donc gravé un nouvel album en 2013, « Les rois du bord de mer ».

Première constatation, les musiciens ont vieilli et les paroles se sont un peu assagies. Pour concocter cet opus, les musicos ont invité le réalisateur artistique Matthieu Ballet (Miossec, Alain Bashung, Alexis HK.) afin qu’il se penche sur l’état de leur libido.

On y croise « Paméla », un robot à tout faire qui prend en charge l’« Electroménager » et un mec qui a le béguin aussi bien pour les blondes, les brunes que les rousses dans « Mon Coeur Balance »... entre Daniela, Pamela, Linda, Brigitte, Caroline, madame l'infirmière ou la caissière de chez Leclercq. Sur un tempo enlevé, « Le roi du bord de mer » rappelle les années ados, lorsqu’on s’envoyait en l’air sur les plages de sable fin.

Ça a la couleur d'Elmer, le goût d'Elmer et c'est du EFB ! Merci les filles ! 

« Frédéric Dard Dort » rend hommage à l’auteur des romans du commissaire ‘San Antonio’.

Entre rockabilly, pop, punk et garage, EFB s’est à nouveau fait plaisir ; un plaisir qui se savoure cependant davantage en ‘live’. Et, un nouvel LP est en préparation. Baptisé « A Poil Les Filles », il devrait sortir en avril 2016. Stay Tuned !

 

The Beatbox

La réincarnation des Beatles par un groupe italien…

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Une soirée très particulière se déroule ce lundi 9 novembre 2015. Et pour cause, elle est entièrement consacrée aux Fab Four. En supporting act, le talentueux sixcordiste Antoine Goudeseune, et en tête d’affiche le cover band italien des Beatles, The Beatbox. Il est venu présenter son spectacle 'Revolution The Show - The Best Beatles Experience'. Un quatuor considéré comme le meilleur groupe de reprises des quatre de Liverpool au monde ; et dont le show s’étale sur plus de 150 minutes ! Il doit y avoir plus ou moins 500 personnes dans le Cirque Royal. Un auditoire, dont la majorité est à la fleur de l’âge. On y croise des barbus bedonnants (NDR : comme votre serviteur) et des mammys aux sourires éclatants. Mais également des plus jeunes. Et finalement, on peut affirmer que 4 générations vont assister à ces représentations. Parfait ! 

La première partie est donc assurée par un Binchois, Antoine Goudeseune. Un guitariste qui a adapté l'album « Abbey Road », en fingerpicking (NDR : voir chronique cd ici) 

Antoine monte seul sur l’estrade armé d’une gratte électro-acoustique. Tout au long du set, il va se servir d’une loop machine, d’une pédale de réverb et d’un accordeur, placés à ses pieds. Il ouvre son set par « Abbey Road » (NDR : il y a des parasites dans l’entourage de votre serviteur, qui décide de déménager). Et embraie par une adaptation sympa de « Lady Madonna ». Il revisite « I Want You » dans une version plus courte. Et explique que sur l’originale, en fin de parcours, il y a tellement d’instruments qui enrichissent les arrangements, qu’elle s’achève dans un chaos indescriptible. Aussi qu’il va essayer de recréer cette finale à l’aide de sa loop machine. Pari réussi ! Il enchaîne ensuite « Golden Slumbers », « Carry That Weight » et « The End », sous la forme d’un medley et achève son set, unplugged, par « Across The Universe », au bord du podium. Bel exercice de style, mais de l’endroit où se trouve votre serviteur, on n’entend rien…

Dans le cadre du quarantième anniversaire de la tournée américaine du plus grand groupe de rock de tous les temps, The Beatbox a créé le magnifique spectacle ‘Revolution’, rehaussé par un light show remarquable, retraçant l’histoire des Fab Four, depuis leurs premiers concerts accordés dans la ‘Cavern’ de Liverpool, jusque leur séparation. La setlist épingle les 40 chansons les plus notoires (“Twist And Shout”, “She Loves You”, “A Hard Days Night”, “Yesterday”, “Help !”, “Michelle”, “Sgt.Peppers LonelyHearts Club Band”, “Lucy in the Sky with Diamonds”, “Let It Be”, “Get Back”, “Revolution”, “Something” et Hey Jude, notamment).

Chargé d’histoire, le show évoque bien évidemment les 8 années d’existence des Beatles, mais également celle du rock. Des films d'époque sont projetés sur deux immenses téléviseurs vintage, placés aux deux extrémités de la scène. Alfio Vitanza, Mauro Sposito, Guido Cinelli et Riccardo Bagnolli ont souhaité que chaque détail soit minutieusement reproduit. Tant musicalement que visuellement. Taillés sur mesure, les vêtements sont à chaque fois adaptés pour l’époque. Depuis les costumes noirs classiques des débuts au look ‘baba cool’ d’« Abbey Road », en passant par les vestes brunes ‘Cosplay’ (NDR : comme celles portées lors du fameux concert accordé au fameux ‘Shea Stadium’, à New York city, en 1965) et les uniformes multicolores circa « Sgt Pepper’s ». Ils ont été confectionnés par la même maison de couture que ceux de la bande de Liverpool. Enfin, les musicos se servent d’instruments identiques et des mêmes amplis Vox. Le spectacle est divisé en deux parties, comme au cinéma ; mais la chronologie de la seconde sera quand même bousculée…

Et il s’ouvre par la diffusion d’images immortalisées dans la ‘Cavern’. Le mimétisme est parfait. L’imperfection du son reproduite. On remarque même les tics de Paul, alors encore très timide. (Setlist : « I Saw Her Standing Here » / « Please Please Me » / « Love Me Do » / « Please Mr. Postman » / « Roll Over Beethoven » / « She Loves You »)

Les artistes s’éclipsent pour enfiler leurs vestes 'Cosplay’. De nouvelles images défilent. Elles se concentrent justement sur celles des concerts filmés aux States, lors de ce périple accompli aux States, en 1965. De retour sur l’estrade, le quatuor transalpin aligne « I Want to Hold Your Hand » (NDR : c’est ce single qui a déclenché ce que les Yankees ont appelé la ‘British Invasion’, dans leurs hit-parades ; une chanson qui est la première des Beatles à avoir figuré au sein du Billboard), « All My Loving », « Can't Buy Me Love  », « This Boy  » et « Yesterday ».

Pas de changement de fringues pour achever la première partie au cours de laquelle se succèdent « A Hard Day's Night  », « Ticket To Ride », « I Feel Fine », « Help », « Day Tripper » et « Twist and Shout ». De 1963 à 1966, c’est la ‘Beatlemania’. Entre deux tournées triomphales, les Beatles tournent deux films ; mais découvrent également les substances hallucinogènes. C’est un tournant dans leur carrière.

De nouvelles vidéos et un changement de décor plus tard, le quartet revient, vêtu d’accoutrements psychédéliques. Tout s’est allongé : les vestes, les cheveux, les barbes et même parfois les moustaches. Un piano a été installé pour le clone de John Lennon (NDR : c’est l’époque à laquelle, ce dernier devient prolifique). Les Fab Four avaient publié « Yellow Submarine  », un dixième elpee. On aura droit notamment au titre éponyme de cet LP, mais également à « All You Need Is Love  », « Magical Mystery Tour » (NDR : la version du film) et d'autres morceaux. « Abbey Road », c’est le onzième et avant-dernier album du groupe. Il s’est vendu à 20 millions d’exemplaires. Et pourtant, c’est l’époque au cours de laquelle, les tensions entre les musiciens se multiplient. Néanmoins, George s’implique davantage dans la composition. Finalement, les sessions accoucheront d’un medley de 8 plages. Du tracklisting, seront extraits « Because », « Get Back », « Let it be », « Come Together» et « The End ».

Après un bref entracte de 10 minutes, on change à nouveau de panorama. Il est coloré et en toile de fond, juste derrière le double de Ringo, juché sur une estrade surélevée, est projetée l’image de la pochette de l’incontournable « Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band ». Le drummer bénéficie de davantage de visibilité. (NDR : Ringo est parvenu à vaincre sa timidité et s’exprime plus souvent). Ce volet se consacre à la période 1967 - 1970 ; ce que les médias ont décrit comme ‘les années studios’. Un claviériste se place à l’extrême droite (NDR : coiffé d’une casquette, il réincarne Billy Preston). La musique est devenue davantage expérimentale. Les musicos lancent des bandes préenregistrées au sol et les recollent au hasard ; ils passent ce même type de support à l’envers (NDR : à l’instar de « Rain »), en accélèrent la vitesse ou encore ont recours à de multiples instruments, dont des violons ou des instrus folkloriques, et en particulier hindous. Défilent alors « With A Little Help From My Friends », « Lucy In The Sky With Diamonds », « Hello Goodbye  », « Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band (reprise) » et « A Day In The Life », piste qui termine l’interprétation de ce concept album essentiel.

Le quatuor italien a accordé un rappel. Après un film aussi vivant, je quitte le spectacle, les yeux plein d'étoiles. Mais il se fait très tard, et ce matin, mon réveil va me rappeler à l’ordre dès 6 heures. The Beatbox se produira au Palais des Beaux-Arts de Charleroi le 17 novembre et au Théâtre Le Forum de Liège le 21 du même mois.

(Organisation: Dan Events Booking et I Live Genova)

The Beat Daddys

Hoodoo that we doo

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A l’origine, The Beat Daddys était un duo réunissant Tommy Stilwell et Larry Grisham. Ils sont nés à Evansville, un patelin sis au bord de l'Ohio, dans l'Indiana. Fin 1981, ils militent chez The Phonz. En 1986, le duo fonde The Beat Daddys. Début des 90’s, il signe chez Waldoxy, label qui relève de Malaco. Leurs deux premiers elpees, "No, we ain't from Clarksdale" et "South to Mississippi", ont été enregistrés au célèbre studio Muscle Shoals (NDR : c’est dans l'Alabama). Stillwell entame alors une carrière solo en 1995. Mais dès 2000, il opère son come-back. Larry chante, se consacre à l'harmonica et la guitare rythmique ; Tommy se réserve la guitare solo et assure les backing vocals. "Hoodoo that we doo" constitue déjà leur 9ème opus. Pour l’enregistrer, ils ont reçu le concours d’une section rythmique composée de John Gillespie à la basse et David Parks à la batterie.

"These chains", morceau qui ouvre l’LP, restitue bien l'atmosphère des blues ancestraux ; des ‘work songs’ qui reflétaient la misère des noirs, dans le delta du Mississippi. Les percussions sont lourdes. "Sorry" est une plage grave et mélancolique. L'accent est posé sur les voix. En arrière-plan, l'harmonica accentue le climat lugubre. Quant aux percus, elles sont toujours à l’avant-plan, même si la gratte amplifiée de Stillwell occupe progressivement le terrain. Le tempo est aussi nonchalant sur "You made me cry", une très belle compo, subtilement parfumée de southern blues, au cours de laquelle la voix de Grisham devient autoritaire face au riff de guitare et aux interventions discrètes de Patrick Preston, à l’orgue. "The moment" adopte un même tempo. La voix grave de Larry est chargée d’émotion, alros que son ami, Tommy, égrène des notes empreintes d’une grande sensibilité, sur ses cordes. Le tempo s’élève légèrement pour "Pie or cake", une piste tracée sur la ligne Memphis – Chicago. Larry entrecoupe son chant de brèves mais judicieuses interventions à l’harmo ; Preston enrichissant le tout au piano. Dynamisé par ses rythmes exotiques et syncopés, élaborés par David Parks, "Hoodoo woman" est sans aucun doute un moment fort de l’opus. Stillwell se réserve un excellent solo sur sa gratte en reverb destiné à rendre l’atmosphère spectrale. Tommy exécute un autre solo sur "DUI Love". Parcimonieux, il monte progressivement en intensité tout au long de cet autre blues lent. Cool, "Been thinkin'" est coloré par les voix soul. Et l’orgue favorise un envol de cordes. Et c’est un régal ! Changement de style pour "Luck's got to change". Une plage plus solennelle, légèrement teintée de country et de soul. Douce, la voix est éraillée. L’orgue, dense et chaleureux. La sèche imprime le rythme alors que la gratte amplifiée se révèle paradoxalement majestueuse. Shuffle, "The blues can heal Ya" bénéficie d’excellentes harmonies vocales et se distingue par de bonnes sorties d’harmonica et de six cordes. En intro d’"I need a woman", on perçoit des craquements, comme si on voulait reproduire les sonorités d’un 78trs. Mais le ton change rapidement, et le morceau se révèle bientôt agressif, tant dans la voix, la slide que les drums… 

 

Beat Assailant

B

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En toute logique, « B » marque le début de la seconde phase de la carrière de Beat Assailant. Et pour cause, le MC natif d’Atlanta exilé en France a décidé de complètement revisiter son répertoire sur ce nouvel opus. Alors que son hip-hop était jusqu’ici principalement influencé par le jazz, Adam Turner a décidé de lorgner ver le ‘dirty south’, c’est-à-dire un style pratiqué dans sa région d’origine, rendu célèbre par d’aimables artilleurs tels que Lil’ Jon, Ludacris ou Outkast. En se servant d’un flow efficace, l’Américain quitte les ambiances enfumées et la compagnie de musiciens pour revenir au plus près de beats old-school concoctés par Farhot, HKCorp Musik ou Lyrikal. A côté des hits ensoleillés –parfois un peu faciles– comme « B » ou le funky « Rain or Shine », le Géorgien balance des pures tueries sudistes telles que « Birds of Prey » ou « Hands Up ». Si en partant dans tous les sens, « B » risque de perdre en cohérence, il constitue une véritable bouffée d’air frais, dans l’univers du hip hop. A noter encore, la participation d’Oxmo Puccino sur le très cool « Justified »…

 

Balkan Beat Box

Give

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C’est reparti ! Les allumés du Balkan Beat Box dégainent à nouveau leurs armes chargées de munitions faites de cuivres, de samples, de scratches et de beats électro énervés… Sans le concours habituel d’une multitude de guests, le trio américain d’origine israélienne s’est enfermé en studio pour composer ses nouvelles bombes –un peu plus rock que d’habitude–mais toujours aussi engagées politiquement (« Political F*ck », « Enemy in Economy »). Ori Kaplan (ancien membre de Gogol Bordello) et Tamir Muskat habitent à New-York mais ont les yeux et les oreilles tournées vers le reste de la terre, ce qui leur permet de concocter un cocktail original et détonant entre musiques traditionnelles (méditerranéenne, balkanique, klezmer) et urbaines (hip-hop, dancehall, dub). « Give », leur 4ème album, ne déroge pas à la règle en s’adressant tant aux pieds qu’à la tête : M.I.A. (l’amusant « Part of the Glory » ou les plus ennuyeux « Money » et « Suki Muki ») rencontre Asian Dub Foundation (« Political F*ck ») ou un Goran Bregovic hip-hop (« Urge to be Violent ») !

Difficile de résister à la bonne humeur politique de Balkan Beat Box ! Et pourquoi ne pas danser de façon responsable cette année ?

 

The Beatles

1

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Tiens une compile consacrée aux Beatles. Vous allez me dire, une de plus. En fait, intitulée « 1 », elle est parue à l’origine, le 13 novembre 2000 au Royaume-Uni et le lendemain aux States. Elle réunit tous singles les plus vendus des Fab Four, de 1960 à 1970. Et le tout a été remasterisé. Jusque là rien d’extraordinaire à vous raconter. Sauf que le booklet a la bonne idée de nous proposer les images des pochettes originales de ces singles. En miniature, mais parfaitement distinctes. De quoi se faire une idée des différentes illustrations, proposées selon les pays de distribution…

 

Beatsteaks

Boombox

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Stars en Allemagne, les Beatsteaks sont nés à Berlin, en 1995. Le gang teuton pratique, depuis le début de sa déjà longue carrière, du punk-rock old-school, essentiellement influencé par Bad Religion et Pennywise. En 2008, les musiciens avaient décidé de se mettre en standby indéfini ; mais, très vite, le virus de la musique a repris le dessus, et la formation a de nouveau décidé de sévir sur les scènes européennes (et du monde entier d’ailleurs), en refourguant leurs riffs acérés aux oreilles de leurs aficionados. 

« Boombox » constitue déjà leur 6ème album ; et il faut reconnaître que le combo berlinois y a fortement adouci le ton. De quoi se mettre à dos une partie de leur public de la première heure. La plupart des morceaux privilégient l’aspect mélodique, lorsqu’ils ne flirtent pas carrément avec la pop. Parfait album printanier, « Boombox » regorge de tubes comme le sautillant « Milk & Honey », rappelant les dernières productions de Madness ou le rigolo « Cheap Comments », qui lorgne du côté des Ramones. En outre, Sublime n’aurait certainement pas renié la coolitude ensoleillée de « Let’s See » et les King of Leon, « House is on Fire ». La belle voix enrouée d’Arnim Teutoburg-Weiß apporte toutefois un peu de profondeur à une musique parfois trop produite et attendue. Il subsiste cependant encore quelques salves punk sur l’opus. A l’instar de « Bullets From Another Dimension » ou encore « Behavior » ; mais on n’y croit plus beaucoup. Les Beatsteaks sont devenus un très bon groupe de pop-rock. Sucré, « Boombox » est un album assurément de bonne facture, mais dont l’urgence punk a presque totalement disparue…

Les Beatsteaks se produiront dans le cadre de l’Eupen Musik Marathon, le 26 juin.

Balkan Beat Box

Blue eyed black boy

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Si Balkan Beat Box rencontre autant de succès, c’est sans doute parce que ce groupe est à l’image d’une génération : celle qui a grandi à l’ère du village global et a voyagé un peu partout, autour du globe. Une jeunesse révoltée contre le racisme et la guerre.

Ce collectif new-yorkais est drivé par trois musiciens d’origine israélienne : Ori Kaplan au saxophone, Tamir Muskat à la batterie et Tomer Yosef au micro. La plupart des membres du line up ont déjà roulé leur bosse musicale dans des groupes punko-klezmer tels Gogol Bordello, Firewater, Big Lazy et Shotnez. Et depuis la sortie de leur premier album éponyme, en 2005, les BBB sont parvenus à se faire une place de choix, notamment grâce à leurs concerts frénétiques. Sept invités new-yorkais et israéliens sont venus enrichir, de leurs sonorités aux couleurs venues d’ailleurs, les compos du nouvel elpee de Balkan Beat Box.

Si leurs racines sont balkaniques, leurs influences évoluent et s’élargissent de disque en disque. Leur premier opus (« Balkan Bet Box ») était surtout le fruit d’un mélange entre fanfares et musiques plus actuelles (hip hop, electro), le second (« Nu-Med ») empruntait également aux musiques traditionnelles orientales. « Blue eyed black boy » y ajoute des rythmes latins de cumbia, des sons caribéens, et du raeggeton. Le tout fortement agrémenté, grâce à la magie du numérique, de breakbeat, de drum'n'bass et d’électro.

C’est parfois beaucoup pour un même morceau et l’on se perd un peu dans ce zapping d’influences. Le résultat ressemble parfois aux hymnes de Manu Chao, surtout l’entraînante « Marcha de la vida », chantée à travers un mégaphone et reprise par une foule en délire. Entre dub balkanique et samba de carnaval, les styles changent mais l’énergie passe du début à la fin. Il faut donc avoir la forme pour danser sur cette musique résolument taillée pour le live (qu’on pourra écouter aux Nuits du Bota).

Quant à la détermination ‘politique’ de Balkan Beat Box (qu’on se rappelle la pochette de leur premier album ou les groupes au sein desquels ont milité les 3B), il faut avouer que si elle émane du punk, elle prône davantage aujourd’hui une philosophie mondialiste. 

« Blue eyed black boy » (un garçon noir aux yeux bleus) prône le pluriculturalisme et la paix dans le monde, mais n’annonce rien de nouveau. La musique s’oriente vers le global-sound, une musique universelle pour un village global. Mais ce qui fait la richesse des peuples et nationalités, n’est-ce pas justement leurs différences ? Peut-on garder une identité quant on prétend les embrasser toutes à la fois ?

Le Balkan Beat Box propose, en un tour un peu rapide du globe, une musique pour aller danser et se défouler. Mais pour entrer dans une culture, un état d’esprit, il faudra résolument prendre le temps, ailleurs.

 

Beat Assailant

Rhyme Space Continuum

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C’est un secret de polichinelle, le rap US est mort. Convoqué devant le Père fondateur, il a dû reconnaître ses fautes, ses écarts et sa sujétion à la cupidité. La sentence semble irrévocable : tourner en boucle avec des sons ‘cheap’. Néanmoins, certains rappeurs américains n’ont pas encore envie de déposer les armes et surtout de se laisser enfermer au sein d’une structure musicale aseptisée et récurrente. Beat Assaillant figure parmi ces réfractaires. Au lieu de rôder au volant de rutilantes cabriolets sur un quelconque bord de plage ou de subir les événements, il a anticipé et s’est cassé du pays de l’Oncle Sam. Direction : Paris. La ville lumière. Il y rencontre le producteur Danny Wild sur un Continent où mijote encore un certain bouillon de culture. Il décide de ne plus quitter les lieux. Et il ne lui en faut pas plus pour brancher le mic et balancer ses textes à la manière d’un sniper. Rapides, précis, imparables, les verbes s’enchaînent tout au long d’un sublime travail d’écriture.

Beat Assaillant aborde l’univers electro-jazz en commettant d’abord, dès 2005, « The Hard Twelve ». Il y est flanqué d’un véritable orchestre qui mène la danse. Aussi, Beat Assaillant a dû se battre pour y planter sa voix et imposer son univers personnel. « Rhyme Space Continuum » traduit une nouvelle fois son besoin d’afficher ses différentes influences musicales. Sur la galette, on rencontre ainsi des envolées funky, des riffs rock, certains aspects sombres du crunk, des paillettes disco et tout ce qui est encore susceptible de vous faire bouger le popotin. Variant les genres et les rythmes, Beat Assaillant lance la roue à vous donner le tournis. Si l’écoute est réellement agréable, les directions empruntées sont tellement variées, qu’on finit par en perdre le fil conducteur. Individuellement, les plages brillent par leurs remarquables orchestrations et les arrangements à couper le souffle. Mais cette opulence finit par provoquer une légère nausée. Pas un morceau pour se reposer ou pour réellement reprendre son souffle. Une telle richesse est même susceptible de vous transmettre un surplus de cholestérol. Une bonne raison pour ne pas de l’enfiler d’une seule traite.

 

The Sensational Skydrunk Heartbeat Orchestra

Grown

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Cet album est probablement excellent. Malheureusement, il n’a pas trouvé en votre serviteur le public qu’il mérite. Mes connaissances en matière de ska sont plutôt limitées. Madness m’avait beaucoup fait rire dans les années quatre-vingt. Plus récemment, Ska-P m’avait plutôt scotché grâce à son Ska/Punk latino décoiffant, comme la musique que j’affectionne. En recevant « Grown », j’avais secrètement espéré que l’expression sonore de ce premier album du groupe bavarois The Sensational Skydrunk Heartbeat Orchestra, taperait un peu dans la même catégorie ou du moins qu’elle m’amuserait autant que celle de Madness. Malheureusement (NDR : c’est à titre personnel, mais probablement pas pour le reste du monde), le groupe allemand vise plus le public des radios à grande écoute que celui des rockers en mal d’humour, en pratiquant un ska fortement teinté de pop. Cependant, ma propre déception n’est pas suffisante pour rédiger une chronique négative de ce disque, tant il est de grande qualité.

The Sensational Skydrunk Heartbeat Orchestra n’a pas lésiné sur les moyens pour conquérir un public. Excellente production, chanteur à la voix magnifique et utilisation d’instruments aussi variés que les cuivres, les percussions, les guitares électriques, l’accordéon et la beatbox pour varier les ambiances au maximum. Ici, le ska est décliné à toutes les sauces. On glisse du ska/reggae au ska/pop, en passant par ska/polka, le ska/funk, le ska/hip-hop et même le ska tout court. Quelques riffs de guitare électrique opèrent même une apparition furtive afin que les rockers puissent justifier la possession d’un tel elpee dans leur discothèque. Tous les titres réunis sur « Grown » ont un potentiel commercial évident. Il suffirait d’un petit coup de pouce du destin pour que ce combo devienne énorme. On en reparlera. Probablement pas moi, mais on en reparlera, c’est sûr !

 

Volbeat

Un excellent remède contre la morosité...

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Tandis que nous affrontons les embouteillages coutumiers sur le ring d’Anvers, des centaines de headbangers se pressent déjà à l’entrée de la salle Hof Ter Lo pour un concert qui affiche sold out ! Une fois n’est pas coutume, c’est un double évènement qui est proposé aux fans de metal en cette soirée ensoleillée. Le club ‘Trix’, adjacent à la salle bien connue des amateurs de rock puissant, propose un mini festival de death metal. En tête d’affiche : les Hollandais de Goresfest. Maigre consolation pour les fans de Volbeat sans ticket ; mais vu le droit d’entrée à 5€, il aurait été inopportun de faire la moue…

Il est un peu plus de 19h30 lorsque les jeunots de Serum 114 investissent le podium de l’Hof Ter Lo, déjà envahi par les backdrops de Volbeat. Tatoué, chapeau visé sur le crâne, le chanteur blondinet campe un hybride entre Kid Rock et le leader de Green Day. C’est d’ailleurs dans le registre de ces derniers, et plus particulièrement celui de Sum 41 que milite la formation allemande. Anissa me fera d’ailleurs très judicieusement remarquer que si l’on rabote deux lettres au mot Serum, et qu’on bascule le 4 de 114, on obtient Sum 411 ! Il est vrai que le combo n’a rien inventé et qu’il devient vite très ennuyeux.

Même si le chanteur du groupe fusion hardcore Stuck Mojo est soutenu par d’excellents musiciens, nous préférons prendre un rafraîchissement et fouiner dans les bacs à CD’s de l’échoppe de Metalzone. Le chant ‘rapé’ n’est décidément pas notre tasse de thé.

En insufflant un brin de country façon Johnny Cash et quelques touches de rockabilly à son metal lourd, Volbeat est devenu le phénomène à la page ! Comment résister et rester de marbre face à ce cocktail détonnant. On parle même d’‘Elvis metal’ tant l’organe de Michael Poulsen évoque celui du ‘king’, dont il reprend les intonations pour exécuter un metal à la limite du thrash, particulièrement teinté de Misfits et de Metallica.

Dans la salle, l’ambiance est survoltée et ne faiblira pas jusqu’au monumental « Still Counting ». Si la recette était rôdée dès le premier album de ces Danois atypiques, elle est ici encore améliorée ; et le public s’enflamme dès les premiers accords de « Guitars, Gangsters and Cadillac Blood ». Belle entrée en matière ! Le son est monumental. Les lights sobres ; et il est incontestable que l’atout principal du band demeure le timbre vocal de Poulsen. Tandis que « My Believe » s’enchaîne à « Sad Man’s Tongue », le service de sécurité n’en finit pas de réceptionner les nombreux ‘stagedivers’ qui participent joyeusement à cette soirée endiablée aux allures de grande fête du rock’n’roll !

Volbeat s’avère être un excellent remède contre la morosité. Il suffisait d’observer les mines réjouies des spectateurs qui ne sont pas près d’oublier cette prestation incandescente d’un groupe avec lequel il faudra désormais compter.

 

 

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