Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

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Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

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Beirut

Le cirque de Beirut…

Zach Condon vient d’annoncer la sortie, le 18 avril prochain, du plus grand et du plus inattendu des albums de Beirut à ce jour. « A Study of Losses » est une odyssée de 18 titres commandée par le cirque suédois Kompani Giraff, pour un spectacle acrobatique du même nom. « A Study of Losses » se compose de onze chansons et de sept thèmes instrumentaux étendus, nommés d'après les mers lunaires et inspirés par l'histoire effrayante d'un homme obsédé par l'archivage de toutes les pensées et créations perdues de l'humanité.

Il s’agit du deuxième album de Beirut en seulement deux ans et la suite d'un chapitre prolifique caractéristique de Zach Condon.

Écrit et enregistré par Zach Condon aux États-Unis, avec des racines suédoises et allemandes, « A Study of Losses » élargit également le vaste monde qu'il a construit à travers la musique de Beirut, depuis qu'il a commencé le projet en tant qu'adolescent curieux et itinérant de 14 ans. ‘Lorsqu'on m'a proposé d'écrire la bande originale d'un cirque, un certain traumatisme de l'époque d'« Elephant Gun » a surgi’, explique Condon.

Alors que « A Study of Losses » entame cette semaine une nouvelle série de représentations, transcendant à la fois le concert et le théâtre, Zach Condon reprendra bientôt la route pour la première tournée de Beirut depuis 2019. Du 1er au 9 mai, Condon sera soutenu par un ensemble de membres du groupe, nouveaux ou de retour, et jouera des morceaux qui couvrent la discographie de Beirut et « A Study of Losses ». La tournée passera notamment par le Cirque Royal de Bruxelles.

Le clip de « Guericke’s Unicorn » est disponible ici

 

 

Beirut

March of the Zapotec & Realpeople Holland

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En observant de plus près la dernière galette de Zach Gordon, on peut apercevoir une ligne. Une médiane qui sépare parfaitement le rond de polycarbonate en deux. Cette ligne aurait pu être dessinée en pointillés afin de séparer les deux volets qui composent « March of Zapotec ». D’un coté, un Ep dans la plus pure lignée de « The Flying Club Cup » et de l’autre, un éventail de chutes de bandes au son nettement plus electronica. Un double Ep donc, rassemblé sous le même support.

La mixité des genres profite-t-elle à Beirut ? On en doute. Si des superbes morceaux comme « El Zocalo », « My Wife » ou « On a Bayonet », qui figurent en première partie, ont ce cachet inimitable d’ambiance balkanique, "My Night With The Prostitute From Marseille", "Venice" ou "The Concubine" souffrent quant à eux, de cet apport plus synthétique. Alors que l’Américain excelle dans le recours aux instruments à vent (NDR : notamment les cuivres), il semble moins en phase quand il cherche à remplacer les émotions propulsées à travers les tubes des instruments par des sonorités issues de claviers électroniques. Alors pourquoi avoir rassemblé ces deux univers ? Rompu aux sorties d’Eps, Zach Gordon, aurait pu continuer à nous proposer parcimonieusement des morceaux baignant dans son univers chatoyant, exempt de toute tristesse –des compos qui ont fait sa marque de fabrique– plutôt que nous imposer des exercices… de remplissage. Ne lui en tenons cependant point rigueur. Il faut peut-être comprendre, derrière cette démarche, une volonté commerciale de la part du label. Vous me direz que toutes les excuses sont bonnes pour ne pas jeter la pierre à Beirut ; mais vu le boulot incroyable qu’il accomplit lors de chaque sortie, on lui doit bien cette indulgence…

 

Beirut

The Flying Club Cup

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Les pérégrinations du génie Zach Condon se poursuivent de la plus belle manière qui soit. Après nous avoir offert un splendide panorama des Balkans, à peine un peu plus d’un an auparavant, le jeune homme, aujourd’hui installé en France, a emporté un nouveau chef-d’œuvre dans ses valises. « The Flying Club Cup » reprend là où « Gulag Orkestar » s’était achevé, nous entraînant, cette fois, davantage vers l’Ouest européen. Cette seconde carte postale dresse un portrait à la fois romantique et mélancolique de l’Hexagone et de ses environs, à coup d’accordéons, de glockenspiel et autres ‘french horns’.

« The Flying Club Cup » nous transporte instantanément dans les rues de « Nantes » et autres « Cherbourg », à une époque où l’insouciance était de mise. La beauté des mélodies de Beirut n’est pas sans rappeler l’esthétique architecturale de ces lieux circa mid-20e siècle. Une esthétique que l’on peut presque percevoir à travers ces 13 lettres d’amour intemporelles. Sur ce deuxième recueil, Beirut s’offre la compagnie d’Owen Pallett de Final Fantasy, qui, en plus de jouer sur quasi toutes les compositions, pose sa voix sur « Cliquot ». Les vocalises de Pallett, étrangement similaires à celles de Condon, se fondent tellement bien dans le décor que la confusion entre les deux est presque inévitable. Enfin, complément indispensable au disque, le livret de « The Flying Club Cup » contient quelques jolis textes écrits par Ryan Condon, frangin de Zach ; et ils valent le coup d’oeil.

Beirut, jeune artiste des plus accomplis, vise à nouveau nos cœurs et met dans le mille avec une précision déroutante. « The Flying Club Cup » est définitivement un incontournable de cette fin d’année.

Beirut

Gulag Orkestar + Lon Gisland Ep

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Fraîchement signé chez 4AD, Beirut et son nouveau label célèbrent cette collaboration par la réédition de son splendide chef d’œuvre « Gulag Orkestar » (NDR : voir chronique correspondante), enrichi de « Lon Gisland », un EP forgé à l’aide des mêmes ingrédients ensorcelants. 5 plage (NDR : 4 dans la version promo que nous avons reçue) qui ne font que confirmer l’incroyable talent de Zach Condon. De ces nouveaux titres, on retiendra surtout « My Family’s Role in the World Revolution », courte plage instrumentale étonnamment allègre et dansante. On l’a déjà dit et on ne se gênera pas pour le répéter : tant « Gulag Orkestar » que maintenant « Lon Gisland EP » constituent quelques unes des plus belles œuvres de l’année. On l’attend sur scène de pied ferme.

 

Beirut

Gulag Orkestar

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Le tour de l’Europe en 37 minutes. Point de départ, les Balkans. Les écouteurs sur les oreilles comme seul bagage, on se laisse aller à errer sur des terres inconnues et pourtant si familières. La chaleur de l’accueil des autochtones suffit à réchauffer les cœurs. Et à sécher des larmes inopinées, exacerbées par la froideur de l’atmosphère. 33 minutes. L’Europe centrale, déjà. Non pas cette triste et morne Europe. Une autre, plus insolite, dont les traits sont esquissés par l’imagination d’un jeune prodige. 19 minutes. Retour aux Balkans. L’époustouflante beauté de ces contrées devient presque insupportable. Tant de choses à découvrir en si peu de temps… 8 minutes. La virée touche presque à sa fin. Une torture. Encore quelques photographies mentales avant que tout ne disparaisse. 1 minute. Le souffle coupé, on se prépare pour un atterrissage qui risque de s’avérer brutal. Fin du voyage. Le choc du retour à la réalité est trop douloureux. Les yeux fermés, on appuie à nouveau sur la touche play. Décollage instantané.

Si vous remarquez Beirut/Beyrouth sur une carte de Brooklyn, ne vous inquiétez pas, ce n’est pas un rêve. Zach Condon, petit prodige américain de 20 ans à peine s’offre sur « Gulag Orkestar » un indéniable coup d’éclat (d’état ?). Carte postale universelle, son premier essai très largement inspiré de l’univers de Kusturika et des orchestres balkaniques, s’inscrit comme l’une des plus belles réussites musicales de l’année. Plus qu’un chef d’œuvre, une pure merveille.