La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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Black Rebel Motorcycle Club

Black Rebel Motorcycle Club, Night Beats, De Roma, Anvers le 6 décembre 2025 – Photos

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S’il y a bien un groupe qui refuse d’être enfermé dans une case, c’est Black Rebel Motorcycle Club. À De Roma, ils célèbrent le vingtième anniversaire de leur légendaire album « Howl » : une ode à la liberté d’une vie baignée dans le pur rock.

À une époque dominée par la pop colorée et le hip-hop, Black Rebel Motorcycle Club vous emmène dans un voyage à travers l’histoire du rock authentique. Les membres du groupe, Peter Hayes (chant, guitare), Robert Levon Been (chant, basse) et Leah Shapiro (batterie), n’hésitent pas à puiser dans la riche histoire musicale de leur pays natal. Blues, rock’n’roll, roots, americana, une touche de psychédélisme, tout cela se retrouve dans les morceaux complexes du groupe américain.

En gravant « How »l (2005), Black Rebel Motorcycle Club s’est imposé, peu de temps après son premier album « B.R.M.C. » (2001) et le suivant « Take Them On, On Your Own » (2003), il y a vingt ans. Grâce à un son singulier et des prestations scéniques charismatiques, il est rapidement devenu l’un des groupes de rock américains les plus emblématiques des deux dernières décennies.

Une setlist constituée de classiques de « Howl », complétée par de nouveaux morceaux.

La formation américaine Night Beats assure la première partie. Eux aussi proposent un savoureux mélange de rock, de psychédélisme et de garage (page ‘Artistes’ ici

(Source : De Roma)

N’hésitez pas à jeter un œil aux photos :

BRMC

https://www.musiczine.net/index.php/nl/component/phocagallery/category/8907-black-rebel-motorcycle-club-06-12-2025

Night Beats

https://www.musiczine.net/index.php/nl/component/phocagallery/category/8908-night-beats-06-12-2025

Organisation : De Roma,

 

 

Blackwater Holylight

Blackwater Holylight n’est ici, ni là

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Le groupe Blackwater Holylight annonce la sortie de son nouvel album, « Not Here Not Gone », prévue pour le 30 janvier 2026 chez Suicide Squeeze Records. Originaire de Portland et désormais basé à Los Angeles, le trio propose un disque influencé par leur changement de ville, mêlant doom, shoegaze et rock psychédélique. Le premier single, « Heavy, Why? », aborde le thème de la désincarnation à travers une instrumentation lourde et des paroles introspectives.

Après avoir quitté Portland il y a trois ans, la formation a composé cet opus dans un nouvel environnement, ce qui a influencé son processus créatif. L’opus explore la dualité entre lumière et obscurité, alternant entre riffs puissants et mélodies aériennes. Certains morceaux, comme « Giraffe », marquent une évolution stylistique grâce au concours de nouveaux collaborateurs.

« Not Here Not Gone » a été enregistré au Sonic Ranch au Texas sous la houlette du producteur Sonny Diperri. L’album sera disponible en édition limitée, vinyle standard et CD. Deux dates sont prévues en Belgique : le 6 mai à l’Ancienne Belgique (Bruxelles) et le 16 mai au festival Obsidian Dust.

En attendant le combo a partagé l single, « Heavy, Why? », sous forme de clip. Et il est disponible

 

 

Black Market Karma

Le second chapitre du diptyque de Black Market Karma…

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Après avoir gravé » l’album « Wobble », en 2024, ‘Black Market Karma’ sortira le second chapitre du diptyque, « Mellowmaker », ce 6 juin.

‘Black Market Karma’, c’est le projet de ‘Stanley Belton’. Il écrit, enregistre et produit tout lui-même. 

Sur cet elpee, il embrasse les imperfections de l’analogique et l’effet des oscillations des magnétophones, en découpant les bandes et en les réassemblant à l’aide de techniques modernes pour créer une forme de psychédélisme ‘lo-fi’ agrégeant pop sixties, néo-psyché des nineties et breakbeats hip-hop bien croquants, tout en conservant les voix délavées et les sonorités de guitares frémissantes, mais en y ajoutant des sonorités de mellotron.

En attendant la parution de « Mellowmaker », ‘Black Market Karma’ en a extrait un single. Alors en route pour un voyage profondément introspectif à travers le temps, la mémoire et la nature éphémère de l'expérience humaine.

Ce nouvel opus embrasse les imperfections de l’analogique et l’effet des oscillations des magnétophones, découpant les bandes et les réassemblant à l’aide de techniques modernes pour créer une forme unique de psychédélisme lo-fi mêlant pop des années 60, néo-psyché des années 90 et breakbeats hip-hop bien croquants. Pour Belton, il s'agit d’une tentative de donner une forme de permanence à l’intemporel et à l’immatériel, une sensation liminale qui traverse les onze morceaux, soutenue par des voix saturées et des guitares cristallines enregistrées à l’aide de son Vox Ultrasonic vintage, doté d’une fuzz intégrée. Les synthés s’effacent davantage au profit d’échantillons de mellotron aux accents rêveurs. Les batteries, toujours captées avec un seul micro puis passées dans des amplis guitare ou mêlées à des boîtes à rythmes, s’orientent encore plus franchement vers les breakbeats des pistes de danse des années 60.

En attendant, il nous propose un single, extrait de ce futur elpee, le titre maître « Mellowmaker ». Il est à découvrir

 

 

Black Doldrums

Le magnétisme de Black Doldrums…

Le trio londonien Black Doldrums a annoncé la sortie de son deuxième elpee, « In Limerence ». Il est accompagné d'un nouveau single, « Hideaway », et d'un clip vidéo. L'album est prévu pour le début du mois de novembre.

Coproduit par Theo Verney (English Teacher, TRAAMS, Egyptian Blue), le post-punk gothique et morose de Black Doldrums est à sa plus pure et atmosphérique expression tout au long de « In Limerence » A la recherche d'un son plus propre et plus direct, tout en conservant l'intensité tourbillonnante de ses concerts, ses influences darkwave et shoegaze familières sont ici contrastées par de brillants moments de ‘goth-pop’.

La suite du premier opus « Dead Awake » (2022) reste fidèle à l'esprit de la formation tout en poussant les choses vers l'avant d'une manière qui semble intemporelle, plus significative, et apporte avec elle une nouvelle clarté et une honnêteté lyrique en approfondissant par la même occasion les thèmes du regret, de la solitude, de la confusion et de l'obsession.

Le combo (composé des membres fondateurs Kevin Goddard [guitare/chant] et Sophie Landers [batterie] ainsi que du nouveau bassiste Daniel Armstrong) déclare à propos du nouvel album : ‘Il y a un thème constant qui consiste à essayer de trouver le bonheur dans un monde moderne déroutant. À une époque de protestation, cet album est lui-même une protestation en exprimant comment se sentir dans un tel monde.’

À propos du premier single, « Hideaway », ils ajoutent : ‘C'est une chanson d'amour avec un petit quelque chose en plus. Un désir et une envie de laisser entrer quelqu'un et de lui montrer qui nous sommes vraiment à l'intérieur. En bien comme en mal, pour le meilleur comme pour le pire. Je veux que tu saches qui je suis. Maintenant que tu es à l'intérieur, tu n'aimeras peut-être pas ce que tu verras’.

Le clip consacré à « Hideway » est à voir et écouter ici

 

 

BlackBerry Smoke

Ce sont bien les fils spirituels de Lynyrd Skynyrd…

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Dans le cadre de sa tournée internationale, BlackBerry Smoke était de retour ce lundi septembre à l’Ancienne Belgique. Il est venu défendre son 8ème elpee, « Be Right Here », paru en février dernier. Un disque qui sent bon le rock old school, la country et le blues. 

Originaire d’Atlanta, en Georgie, Blackberry Smoke est parfois considéré trop country pour le rock et trop rock pour la country.

Le combo s’est formé en 2 000. Mais au fil du temps, le line up a changé. Le drummer, Brit Turner, le frère de bassiste Richard, est décédé en mars dernier, après une bataille de deux ans contre un cancer du cerveau. En outre, en avril, le percussionniste Preston Holcomb a annoncé qu'il arrêtait les tournées.  

Et bien sûr, le concert est sold out.

Le supporting act est assuré par Bones Owens. Issu de Nashville, le power trio (batterie, basse, guitare) a pu jouer les prolongations et a ainsi accordé un set de 45 minutes. Il est bien plus heavy que sur ses enregistrements audios, au cours desquels il se révèle particulièrement soigné.

Au cours de sa prestation, il va nous réserver de larges extraits de son dernier et second long playing intitulé « Love Out Of Lemons ». Un show énergique, métallique et groovy qui a enchanté l’auditoire alors déjà présent (page artiste ici).

Les musicos de BlackBerry Smoke grimpent sur les planches dans le calme, alors que l’intensité du light show s’atténue. L’approche visuelle est d’ailleurs minimaliste.

Puis le sextuor attaque l’explosif « Workin' for a Workin' Man ».

Starr veille à ce que les instrumentistes ne disparaissent pas dans l'ombre. Il permet à chacun d’entre eux de s'exprimer en les sollicitant à différents moments. A l’instar du guitariste et choriste Paul Jackson. Non seulement sa prestation est très électrique, mais c’est un fameux showman. Il joue sur l'énergie du public, pointe du doigt les spectateurs qui dansent et lance des médiators dans la foule qui l’acclame.

La voix de Stare passe des graves aux aigus, avec une facilité déconcertante.

De nombreux solos sont dédiés à Jackson et au bassiste Richard Turner, ce qui confère au concert une atmosphère improvisée tout en restant fidèle aux enregistrements du band.

Si la musique de Blackberry Smoke navigue quelque part entre la country et le rock, l'accent mis sur la guitare démontre qu’elle est davantage rock sudiste que country avec une influence rock. Finalement, ce sont bien les fils spirituels de Lynyrd Skynyrd…

L'utilisation d'éléments visuels par le groupe reflète l'attention qu'il porte à la musique. Au lieu de projections numériques, le groupe se sert d’une seule image fixe (le logo représentant un papillon) et le light show est destiné à varier les ambiances. Sur le paisible « Azalea », par exemple, l'arrière-plan s’assombrit pour attirer l'attention sur le projecteur braqué sur Starr alors qu'il chante cette mélodie mélancolique. Mais pendant les morceaux plus axés sur la guitare, de petits faisceaux de lumière variables transforment le fond coloré de papillons en une mosaïque psychédélique. Les paroles floues se marient bien aux effets visuels trippants, même s'ils ne sont produits que par la simple utilisation de l'éclairage de scène.

La seconde partie du concert va se concentrer sur la discographie la plus entraînante du groupe, épinglant notamment le titre emblématique « You Hear Georgia » ainsi que le tube « Sleeping Dogs », et rallume ainsi la flamme au sein de la foule.

Lors du rappel, Charlie Starr dédie le tube « Ain't Much Left of Me » à tous ceux qui doivent écrire des chèques de pension alimentaire sur le tableau de bord de leur Ford ; un clin d'œil ironique aux stéréotypes country auxquels la formation se livre parfois. Starr met tout son cœur dans cette chanson que l'on pourrait qualifier de magnum opus du band, déversant de l'émotion derrière des paroles apparemment désespérées. Mais les sourires contagieux de Blackberry Smoke communiquent un sens plus large et moins angoissant de la compo : ‘Eh bien, je tiens toujours bon, et il ne me reste plus grand-chose...’   

Setlist : « Workin' for a Workin' Man », « Good One Comin' On », « Hammer and the Nail », « Pretty Little Lie », « Like It Was Yesterday », « Hey Delilah », « Waiting for the Thunder », « Restless », « Rock and Roll Again », « You Hear Georgia », « Sleeping Dogs », « Azalea », « Medicate My Mind », « The Whippoorwill », « Sanctified Woman », « Ain't Got the Blues », « Run Away From It All », « One Horse Town », « Little Bit Crazy ».

Rappel : « Dig a Hole », « Ain't Much Left of Meer »

(Organisation : Live Nation)

 

A Forest Mighty Black (Italy)

The Gambler (single)

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Il existe deux groupes qui répondent au patronyme A Forest Mighty Black. Une situation qui est quand même étonnante, vu la complexité du nom. Le plus ancien est allemand et a été fondé à Fribourg, début des nineties. Sa musique baigne dans une forme de musique électronique aux accents trip hop, funk soul, jazz et world.

Le second est italien, et nous vient de Vincence, dans le nord de l’Italie. Il est né 2013. Un quintet dont l’expression sonore lorgne plutôt vers le stoner rock et le grunge, tout en véhiculant des accents psychédéliques.

Et pourtant, le single, « The gambler », qui annonce la sortie d’un second elpee, intitulé « The hedonist », prévue pour ce 6 septembre, ne manque pas de charme, dans un style qui marche allègrement sur les traces d’un Pearl Jam voire d’un Screaming Trees. D’ailleurs, la voix du chanteur, Costin Emilian Bursuc, est très susceptible de rappeler celle feu de Mark Lanegan.

La ‘lyric’ vidéo de « The gambler » est disponible ici.

Podcast # 48 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Black Paper Plane

From dark and beyond (Ep)

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« From dark and beyond » constitue le second Ep du groupe tournaisien, Black Paper Plane.

Il s’ouvre par « Ben », une compo parue en single qui rend hommage au meilleur ami du chanteur, décédé tragiquement lors d’une opération cardiaque. Tempêtueuse, très électrique, elle déferle, se déchaîne et libère une puissance de feu.

Tout en feeling, « Maelstrom » est interprété, à la sèche, en picking.

L’Ep recèle trois titres chantés. Tout d’abord « Black Box ». Caractérisé par sa jolie mélodie, il monte en crescendo, dans l’esprit de Metallica. Un spectre qui hante également « Across the univese » (NDR : rien à voir avec la chanson des Beatles !), une piste qui s’ouvre sous la forme d’une ballade tramée sur une gratte acoustique alors que bavarde, la ligne de basse se profile en contrepoint ; puis, à mi-parcours, le morceau monte en intensité et se complexifie. Les guitares s’électrisent et le drumming fluctue ente violence et amplitude. Avant que le soufflé ne retombe. Et enfin, « Not too late », une plage plus pop/rock. D’abord atmosphérique, elle change de cap au moment où les sixcordes construisent une trame élaborée.   

« Cosmo » s’ébroue au cœur d’un univers sonore intimiste entretenu par une guitare électrique jouée en picking (Durutti Column ?), puis nous replonge dans un post rock aux fluctuations climatiques et s’achève par un petit solo cosmique (NDR : pas étonnant, vu le titre) …

« Home II » se distingue par des arpèges de sonorités à la mandoline (And Also The Trees ?) qui succèdent à des arrangements de cordes alors que la ligne basse s’insinue en réitérant ses contrepoints. Et lorsque le drumming prend de l’amplitude, le soliste en profite pour opérer un envol final…

Emission Inaudible podcast 31

Inaudible est également disponible sur Deezer et Spotify

https://open.spotify.com/show/2f3XFKYz2vuBgR4oVgeSF1

https://www.deezer.com/fr/show/1001021432

 

Black Market Karma

Les oscillations de Black Market Karma

Écrit par

Black Market Karma sortira son onzième elpee studio, "Wobble", ce 26 juillet 2024. En attendant, il nous propose le single "Oozer", sous forme de clip ; et il est disponible

A propos de ce single, Stanley Belton déclare :

‘"Oozer" parle d'être malléable et de s'adapter à la vie telle qu'elle se présente à vous. S'accrocher à ce que l'on croit être vrai tout en étant ouvert à de nouvelles informations et techniques. Le liquide contourne un obstacle au lieu de le traverser. Il s'agit également de recycler les états mentaux négatifs en recherchant des choses que l'on aime, et de les réutiliser comme une sorte de carburant positif’

Stanley est le leader de ce band originaire de Londres et résidant désormais sur la côte sud. C’est lui qui écrit, joue, enregistre, produit et, jusqu'à présent, autoédite tout depuis son propre studio ‘Cocoon’. Le titre de l'album fait référence à l'oscillation de la bande, aux fluctuations subtiles de la hauteur de la voix, caractéristiques du matériel d'enregistrement analogique. Autrefois considérées comme une limitation par les anciennes générations, elles évoquent pour d'autres une nostalgie bienvenue, et c'est ce que Belton a cherché à creuser ici :

‘Sur le plan sonore, je voulais que l'album donne l'impression qu'une collection d'instruments mis au rebut et en mauvais état reprenait vie, se remettait en état et commençait à jouer. Le son est une tentative de donner une forme à ce sentiment souvent informe qu'est la nostalgie. Les chansons tentent de cristalliser un sentiment connu sous le nom de ‘fernweh’. Une sorte de nostalgie pour un lieu et un temps que vous n'avez jamais connu, que ce soit dans ce monde ou dans un autre.’

The Black Keys

Ohio Players

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On connait surtout les Black Keys pour leur blues-rock-garage qui s’est parfois bien enfoncé dans le glam, mais pour ce 12ème long playing, Dan Auerbach et Patrick Carney ont invité des tas de collaborateurs aussi bien pour jouer d’un instrument, pour composer que pour produire ou mixer. Parmi ces invités figurent Noël Gallagher, Dan The Automator, Juicy J, Lil Noid et la liste est loin d’être exhaustive. Il y en a bien une quarantaine.

Finalement sur ce disque, on y rencontre peu de blues ou de garage, mais de la soul, du hip hop, du surf, de la pop 60’s (The Beatles en tête) et surtout du funk guilleret dans l’esprit de Beck. Ce qui s’explique puisque ce dernier a co-écrit la moitié des titres et joue de plusieurs instruments tout au long de l’album.

Il y a bien quelques exceptions, comme ce « Live Till I Die » une compo très susceptible de rappeler Neil Young et le blues/rock élégant « Please Me (Till I’m Satisfied) », mais en général, les compos du douzième album des Black Keys souffrent d’un trop grand maximalisme, un peu comme si les protagonistes avaient voulu entasser un maximum d’idées dans les 14 titres.

Black Paper Plane

Release party à Tournai pour Black Paper Plane, ce samedi 20 avril…

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Black Paper Plane est un groupe de rock alternatif qui puise ses influences dans la pop, le post-rock et le stoner. Formé en 2017, le groupe a rapidement sorti son premier Ep, et a depuis joué de nombreuses dates en concert. Le single, "Home" (clip à revoir ici) est sorti en décembre 2021, et le suivant, « Black Box » (vidéo à découvrir ) en septembre 2023.

Son nouvel Ep, « From the dark and beyond », paraîtra ce 20 avril 2024. Il y propose un rock alternatif mélodique et puissant inspiré par le post-rock, la pop et le stoner.

Dans le cadre de sa ‘relase party’, la formation accordera un concert gratuit ce samedi 20 avril 2024, Place St Pierre à Tournai.

 

Black Duck

Black Duck

Écrit par

Black Duck et un trio qui réunit trois musiciens chevronnés ; en l’occurrence, le drummer Charles Rumback (Colorlist, Leaf Bird), le guitariste Bill Mackay (NDR : il a notamment joué en compagnie de Nathan Bowles et Bill Callahan, mais aussi au sein de Broken Things et Sounds of Now) et le guitariste/bassiste Douglas McCombs (NDR : il a sévi chez Eleventh Dream Day et milite encore auprès de John McEntire, chez Tortoise). Ces deux derniers sont issus de la scène de Chicago. Point commun pour les trois musicos : ils ont fréquenté le talentueux chanteur/compositeur/sixcordiste, Ryley Walker.

Instrumental, cet opus éponyme permet aux musiciens de se livrer à l’impro. Et pas seulement dans le free jazz, à l’instar de « Thunder fade that earth ». Mais aussi de s’aventurer dans l’avant-gardisme tout en conservant une fluidité sonore certaine. McCombs signe « Of the lit backyards, une plage cool dont les sonorités de gratte sont empruntées au surf des fifties, MacKay, « Delivery », et Rumback, « The trees are dancing ». Le reste a été improvisé en studio.

Morceau le plus court, « Foothill daze » déploie des vagues de distorsion atmosphériques. De la distorsion qui peut devenir grinçante. Coup de cœur cependant pour « Lemon treasure », une compo qui rend hommage à feu Jaki Libezeit, le légendaire batteur de Can, tout en laissant rôder le spectre de Duruti Column.

Bref, d’excellents instrumentistes, mais dont l’expression sonore s’adresse surtout à un public (très) averti…

The Black Angels

Wilderness of mirrors

Écrit par

Le précédent opus de The Black Angels, « Death song », remonte à 2017. Depuis, le line up du band a subi de profondes modifications, puisque Kyle Hunt et Nate Ryan ont cédé leur place au multi-instrumentiste Rami Verdooren et au sixcordiste Jake Garcia. Le quintet est, bien entendu, toujours drivé par le chanteur/bassiste/organiste Alex Maas et compte toujours en ses rangs la drummeuse Stephanie Bailey ainsi que le guitariste Christian Bland.  

Produit par John Agnello, « Wilderness of mirrors » constitue le 6ème elpee de cette formation texane (Austin) dont le patronyme été emprunté au titre « The Black Angel's Death Song » du Velvet Underground. Pourtant, la musique émarge surtout au psychédélisme. Et tout au long de « Wilderness of mirrors », elle emprunte au Floyd de Syd Barrett, à Love, aux Beatles circa « Tomorrow never knows » et au 13th Floor Elevators. Sur l’excellent « The river », le groupe évoque spécifiquement ces références. Et le rythme lancinant du titre maître ainsi que la voix flottante de Maas s’inspirent manifestement des premiers elpees du Pink Floyd. « 100 flowers of Paracusia » nous replonge dans la Californie des Byrds et de Jefferson Airplane. Un psychédélisme West Coast qui alimente « Vermillion eyes », une plage rognée par un clavier vintage et qu’imprime un tempo syncopé. « A walk on the outside » adresse un clin d’œil au band de feu Roky Erickson. « History of the future » libère des décharges électriques rampantes. Caractérisé par son drumming martelé, « El jardin » s’autorise des giclées de guitares joyeusement discordantes. Et elles passent au fuzz sur l’intense « La Pared (Govt. Wall Blues) », une piste au cours de laquelle des cloches d’église sont invitées. Plus enlevé, « Empire falling » est aussi pugnace qu’emballant. Enfin, « White a trace » est canalisé par une section rythmique lancinante, alors qu’en début de parcours le cri d’un guerrier indien nous avertit peut-être qu’il vient de déterrer la hache de guerre. Des sonorités d’orgue lointaines voilent le presque acoustique « Here & now ». Elles deviennent sibyllines et ténébreuses sur « Suffocation », le morceau qui clôt ce superbe album, dont les lyrics continuent de traiter des rapports entre les êtres humains, l’individu et la société…

Black Lips

Apocalypse love

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Fondé en 1999, Black Lips est originaire d’Atlanta, en Géorgie. « Apocalypse love » constitue son 10ème album et fait suite à « Sing in a world that’s falling apart », un elpee sculpté dans la country et le country/punk.

Nouveau changement de style et radical cette fois, puisque la formation américaine a décidé d’en revenir à une forme musicale plus sauvage. En fait, à chaque LP, elle explore de nouveaux horizons sonores. Mais sur ce nouvel opus, l’exploration est particulièrement ample.

Libérant un groove hypnotique, « No rave » est hanté par des chœurs falsetto tourmentés. Sinistrement entraînant, l’hymnique « Love has won » lorgne vers Beechwood. Country, « Stolen valor » aurait pu figurer sur le long playing précédent. Une ligne de guitare surf trace le nonchalant et crépusculaire « Lost angel », dans l’esprit des Cramps. Une guitare surf qu’on retrouve sur le titre maître, une ballade country mid tempo.  « Whips of holly » macère dans une forme d’exotisme tordu. « Among the dunes » marche sur les traces de Rocket from the Crypt. Entre tex mex et western spaghetti, « Tongue tied » est traversé de cuivres mariachi. Ballade folk enlevée, « Antiaris toxicaria » trahit un refrain à la Violent Femmes. Et enfin, les interventions de la saxophoniste Zumi Rosow décollent sur le blues glauque « Cryin’ on a plane » (Royal Trux ?), deviennent spectrales sur « Sharing my cream », une compo déchirée entre disco et rap old school et enfin entraînent « The concubine », dans la cacophonie, en fin de parcours. C’est également la piste qui clôt l’album.

L’excentricité dans toute sa splendeur !

Black Orchid Tribe

Black Orchid Tribe de retour à la maison…

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Après avoir publié un tout premier single blues rock, presque stoner, intitulé « Numb my Beast » (la vidéo est toujours disponible ), puis un morceau plus folk et acoustique baptisé « Better Run », Black Orchid Tribe alias Loïc Videtta nous propose « Feel The Tribe », un titre qui ouvrira son nouvel Ep, « Back home ».

Agé de 30 ans, Loic Videtta a connu des épreuves de vie, vécu au sein de tribus mongoles dans la forêt Sibérienne, la Taïga, berceau des Chamanes pour se reconstruire. Il a appris sur le tas, la vie, la mort, s'est confronté au réel. Repéré par le groupe Black Mirrors, il prend goût aux tournées internationales et à la scène, ce terrain de jeu parfait pour libérer son trop plein d'énergie et ses vibes communicatives.

Il croise aussi la route de mentors comme Pierre Lateur (Black Mirrors) et de David Cagiari, leader du groupe britannique Appartment, qui le cadrent et balisent à la production ses élans créatifs vers ce croisement subtil entre une forme de grunge 90's et un blues sioux à la Dead Men teinté de folk des grandes plaines.

Et son projet solo, Black Orchid Tribe, prend finalement la forme d'un band en live.

« Feel the tribe » est à découvrir ici

 

 

The Black Waves

Le soleil noir de The Black Waves…

Écrit par

Issu de Voiron (Isère, France), The Last Waves vient de sortir « Under a black sun », un Ep (c’est son 4ème !) qui baigne au sein d’une forme de cold-wave/post-punk/dark-pop/indie-rock et nous propose un récit hypnotique et froid, ponctué de beats minimalistes et de mélodies aussi entêtantes que glaçantes. La musique de ce quintet français (trois garçons, deux filles) suscite des sentiments d’inquiétude, d'angoisse et de solitude. Nouvel espace inhabitable, il nous fait partager sa détresse et son désespoir…

L’Ep est en écoute

 

 

Black Marble

Fast Idol

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Depuis le départ de Ty Kube, Black Marble est devenu le dessein solo de Chris Stewart. Et « Fast idol » constitue le deuxième opus du Marbre Noir, sur le label new yorkais Sacred Bones. Une écurie qui convient parfaitement au projet. Il s’agit du premier essai de Stewart depuis qu’il est installé à Los Angeles. Le soleil californien n’a toutefois pas eu d’emprise sur la musique de Black Marble. Elle est toujours trempée dans un mélange de cold-wave et de synth-pop. Le dress code est plus au noir qu’à la chemise à fleurs. Malgré ce constat, les paroles en retrait, « Fast Idol » est loin d’être un album déprimant. On retrouve des mélodies accrocheuses. Le son est éthéré. Stewart s’amuse avec ses synthés qu’il pose sur une boîte à rythmes. Les ambiances planantes laissent place à des passages plus entraînants a l’instar du titre introducteur, « Somewhere ». Ce voyage dans les 80’s nous rappelle les belles heures de New Order, The Smith ou The Cure. Plus proche de nous, on pense à un artiste comme John Maus.

Black Mirrors

Demain, ce sera sans Black Mirrors…

Écrit par

Black Mirrors sortira son nouvel elpee, "Tomorrow will be without us", ce 4 novmebre. En attendant, il nous propose un premier titre, "Hateful Hate, I'll Kill You", sous forme de clip vidéo. 

Le release-concert est prévu (et déjà annoncé) le 18 novembre au Botanique à Bruxelles. Signé chez Napalm Records, le groupe est responsable d’une musique qui puise son inspiration chez Idles, Queens Of The Stone Age, Rival Sons, Nirvana et The Distillers.

Black Mirrors présente un disque substantiel et musicalement varié sur lequel la chanteuse Marcella Di Troia nous confronte avec un message écologique.

L'album a été enregistré sous la houlette du célèbre producteur Alain Johannes (QOTSA, Arctic Monkeys, Mark Lanegan).

L’énergie qui libérée par le clip de « Hateful Hate I’ll Kill You » (à voir et écouter ici ) est très proche de ce à quoi on peut s’attendre en assistant à un concert de Black Mirrors…

Izzy & the Black Trees

La vague des révolutions annoncée par Izzy and the Black Trees…

Écrit par

Le groupe polonais Izzy and the Black Trees sortira son nouvel opus, "Revolution Comes in Waves", le 7 octobre 2022. En attendant, il nous propose son nouveau single, "Kick Out the Damned", sous forme de clip, et il est disponible

Issu d’une ville universitaire tranquille de l'ouest de la Pologne, Izzy and the Black Trees apportent une énergie punk brute soutenue par des riffs de guitare psychique bruyants, un rythme fort et des mélodies fougueuses. Rebelles et poétiques, les compos post punk sont hantées, à la fois, par Patti Smith, Debbie Harry et PJ Harvey…

Black Cat Biscuit

The way it is

Écrit par

Black Cat Biscuit est une formation issue du Nord de la Belgique impliquant le chanteur/guitariste (rythmique) ‘Yasser’ Arnauts, le bassiste/contrebassiste Patrick ‘P. Daddy’ Indestege, l’autre sixcordiste (soliste) Raffe Claes, l’harmoniciste Mark ‘Mr. Mighty’ Sepanski et le drummer Jeff ‘Junior’ Gijbels.

Ce quintet avait remporté le ‘Belgian Blues Challenge’, en 2018, et décroché la 4ème place lors de l’‘European Challenge’, en 2019. Son inspiration, il la puise dans un éventail particulièrement large de blues (Texas, shuffle, swamp, boogie, jump, etc.), mais également dans le jazz et le funk.

Lorsque les lignes de contrebasse entrent dans la danse, les compos libèrent un maximum de swing. Mais quand l’harmo se déchaine, il déchire littéralement tout sur son passage. Comme sur « Mean is just an average », un boogie à la Canned Heat au cours duquel la voix de ‘Yasser’ se révèle paradoxalement déclamatoire. En général, les plages sont allègres voire bien rythmées. Et puis, à la slide, Bart laisse gémir ses cordes, comme si elles allaient y passer. A l’instar du fiévreux « Heart is burning ».

Rolling Blackouts Coastal Fever

Endless rooms

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Les lyrics des compos du nouvel opus de Rolling Blackouts Coastal Fever traitent de la destruction de l’environnement consécutif au changement climatique, et tout particulièrement celui dont l’Australie, en proie à des feux de forêts destructeurs, a souffert entre 2019 et 2020. Et c’est notamment sur ces thématiques que le quintet a construit les 12 nouvelles chansons de son album. Le troisième.

Hormis trois morceaux plus pop, dont le titre maître et le plus doux « Caught low », tramé sur des cordes de gratte acoustiques et traversé de sonorités de pedal steel, on retrouve les caractéristiques essentielles de sa musique : des guitares chatoyantes, carillonnantes, duales, fluctuantes, joyeusement discordantes, en cascades, ce groove uptempo, ces mélodies accrocheuses, dynamiques, cette ligne de basse bavarde, fluide, et ce drumming fédérateur. Sans oublier les trois voix (Fran Keaney, Tom Russo, Joe White) qui alternent le lead vocal.

Du changement ? Oui, circonstanciellement du clavier. A l’instar de l’excellent « The way it shatters », une compo au cours de laquelle, les sonorités de gratte suivent les vocaux, une technique très souvent utilisée chez les groupes de blues. Et dans l’esprit des 70’s, « Blue eye lake » et « Saw you at the eastern beach » semblent s’inspirer du Blue Oyster Cult originel, à travers l’attaque des trois guitares. Riffs funkysants et solos acérés font bon ménage, tout au long de la berceuse électrique, « Dive deep ».

Bref, bien que cherchant à explorer de nouveaux horizons, Rolling Blackouts Coastal Fever est parvenu à conserver ce son si singulier, qui fait tout son charme… et c’est une bonne nouvelle !

En concert ce 21 juin 2022 au Botanique de Bruxelles.

Black Doldrums

Dead awake

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Basé au Nord de Londres, Black Doldrums est passé d’un duo à un trio depuis que Matt Hold est venu les rejoindre pour se consacrer à la basse. Si Sophie Landers se réserve les drums et Kevin Gibbard la guitare, les deux musiciens se chargent également des vocaux, et paradoxalement les inflexions de ce dernier rappellent parfois celles de Philip Oakey (Human League).

Produit par Jared Artaud (le chanteur/compositeur/guitariste/poète de The Vacant Lost), « Dead awake » constitue son premier long playing, un œuvre qui navigue à la croisée des chemins du psyché rock, du shoegazing et du post punk gothique. Après avoir écouté cet opus, il est manifeste que parmi ses influences majeures figurent Jesus & Mary Chain, Crystal Stilts, Joy Division et The Brian Jonestown Massacre. Encore que sur le morceau qui ouvre cet LP, « Sad Paradise », la mélodie semble inspirée de Dandy Warhols, alors que les lyrics se réfèrent à Ginsberg et Kerouac. Les mélodies sont d’ailleurs, en général, accrocheuses et mélancoliques, même si le climat s’avère souvent ténébreux pour ne pas dire glacial.

Soufflant un léger parfum oriental, « Dreamcatcher » véhicule des accents empruntés à Sisters of Mercy, alors que « Now you know this » emprunte le tempo d’une valse. Un album excellent, mais qui nous replonge 4 décennies dans le passé. Ce qui n’est pourtant pas fait pour nous rajeunir.

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