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Miossec simplifie…

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Canty

La charité de Canty…

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"Mercy Street", c’est la face A du premier single "Follower" de James Canty, un chanteur et multi-instrumentiste issu de l’est de Londres. "Mercy Street" est une réponse à un souvenir d'enfance de Canty, lorsqu'il se promenait en ville en compagnie d’un adulte. En croisant un sans-abri l'adulte lui a dit de ne jamais lui donner d'argent, en se justifiant : ‘Y a-t-il un sentiment d'impuissance quand quelqu'un vous demande de l'argent dans la rue... Y a-t-il une déconnexion pendant que nous préparons une réponse ou que nous continuons à marcher ?’

"Mercy Street" est en écoute

 

 

The Vacant Lots

The Vacant Lots vu de l’intérieur…

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The Vacant Lots publiera son nouvel elpee, « Interiors », le 13 octobre 2023. En attendant, il nous propose son nouveau single, "Damaged Goods".   

‘"Damaged Goods", c'est l'intégration de sentiments internes contradictoires. Si vous dites que vous avez besoin d'une stratégie de sortie et qu'une vie suffit, vous entrez dans une toute autre dimension. Sur cet opus, j'ai voulu creuser plus profondément que je ne l'avais fait jusqu'à présent et faire ressortir la douleur’, explique Jared Artaud à propos du nouveau single : ‘Dans Damaged Goods, des lignes d'autres chansons de l'album sont référencées et contrastées. Nous l'avons beaucoup fait sur "Interiors". J'aime la façon dont toutes les chansons peuvent interagir les unes avec les autres, et cela donne à cette chanson et à l'album une autre couche d'intimité, de profondeur et de proximité…’

Enregistré au cours de nombreuses nuits blanches et matinées sous amphétamines dans les studios isolés du bunker du projet à Brooklyn, "Interiors" approfondit l'esthétique minimale et maximale du groupe, avec des clins d'œil au punk des années 70/80 et à la musique des boîtes de nuit comme celle de Depeche Mode et New Order. Sur cet album, The Vacant Lots fait à nouveau équipe avec Maurizio Baggio (The Soft Moon, Boy Harsher) pour le mixage, qui avait également travaillé sur les deux derniers albums du groupe, 'Closure' (2022) et 'Interzone' (2020). 

Iggy Pop, soutien de longue date du groupe et parrain du punk, a peut-être parfaitement exprimé l'éthique de The Vacant Lots lorsqu'il a fait tourner le groupe dans son émission BBC 6 Music : ‘J'aime bien The Vacant Lots. Ils essaient un certain nombre de choses pour créer une ambiance musicale. Ils ne cherchent pas vraiment à faire de la pop, de la dance, du rock n roll ou quoi que ce soit d'autre. Ils se contentent de créer une ambiance agréable où qu'ils aillent’.

Réalisé, par Alexander Schipper, le clip de "Damaged Goods" est disponible

 

The Vacant Lots

On boucle chez The Vacant Lots

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Issu de Brooklyn, The Vacant Lots, est un duo post-punk/synth-pop réunissant Jared Artaud et Brian MacFadyen. Son quatrième elpee paraîtra ce 30 septembre. Intitulé "Closure", il fera suite à "Interzone", paru en 2020. En attendant, il nous propose son single, "Chase". Composé à l’aide d’une boîte à rythmes Synsonics et d’un synthétiseur Yamaha CS-10, ce titre démontre que le tandem est capable de faire le maximum avec le moins d'éléments possible.

Non seulement Jared Artaud a coproduit les derniers opus d’Alan Vega, "IT" et l’album perdu "Mutator", mais il a publié un recueil de poèmes (‘Empty Spaces’) en 2014. Pas étonnant que certains médias ont qualifié The Vacant Lost comme un duo de synthétiseurs new-yorkais qui réalise la fusion entre Suicide et Burroughs...

Pour écouter "Chase", c’est ici

 

 

Bertrand Cantat

En guise d’adieu…

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C’est la première et ce sera peut-être la dernière fois que votre serviteur assiste à un concert de Bertrand Cantat. La tournée 'Amor Fati’ s’achève définitivement ce soir dans une Ancienne Belgique pleine à craquer. C’est le Palois en personne qui va annoncer cette décision, avec beaucoup d’émotion, au beau milieu du set. Elle fait suite à toute la polémique déclenchée par son retour sur scène. Pourtant, ce périple aura permis à plus de 35 000 personnes de le voir ou de le revoir en ‘live’. Un public qui s’est déplacé pour l’artiste et pas l’homme, n’en déplaise à ses détracteurs…

Il n’est que 19h15 lorsque Belfour, le supporting act, grimpe sur le podium. Un duo issu de Clermont-Ferrand, réunissant les chanteurs/percussionnistes Michael Sacctti et Mena Lucie, cette dernière se consacrant également aux percus.  

Energique, la musique du tandem puise ses sources dans la roots, le folk, le blues, le rock et l’electro, surtout à travers les samples. Les influences sont d’ailleurs multiples et oscillent de John Lee Hooker à Feist, en passant par T-Model Ford, Ali Farka Toure, PJ Harvey, Cat Power, Florence and The Machine, Janis Joplin, The Black Keys et The Kills. La voix de Michael Sacchtti est envoûtante, mais aussi parfois explosive. Celle de Mena adopte des inflexions proches de Beth Hart. Les chansons sont interprétées dans la langue de Voltaire ; et de la setlist, on épinglera « Juste une seconde ». Entre riffs entêtants, rythmique minimaliste, à la limite tribale, la paire s’autorise des crescendos bien sentis. Une excellente mise en bouche !

A 20h15, le backing group de Cantat débarque sur les planches, surmontées de deux estrades. L’une est destinée au préposé aux synthés et l’autre au drummer. Pascal Humbert (NDR : également impliqué chez Detroit) se charge, bien évidemment, de la basse. Et le line up est complété par deux guitaristes, Cantat empoignant épisodiquement une troisième gratte, et bien sûr se réservant le chant. Il entre en scène, après son quintet, sous un tonnerre d’applaudissements.  

« Amie nuit » puis le titre maître d’« Amor fati » ouvrent le show. Des images correspondant parfaitement aux thèmes traités par ces deux compos sont projetées sur un écran installé en hauteur. Les interventions de Humbert à la basse sont déjà bien marquées. « Silicon Valley » et l’implacable « Excuse My French » libèrent toute leur puissance électrique. Cantat est impérial tout au long d’« À l'envers, à l'endroit », un des titres-phares de Noir Désir, et tout particulièrement derrière son micro. D’ailleurs, en général, sa voix s’impose. Il signale être content d’être à Bruxelles, que le public belge est moins prétentieux que celui de Paris et qu’il a vécu de très bons moments dans l’Ancienne Belgique. Sous le coup de l’émotion, il va quitter le podium, à trois reprises. Mais ses musicos prennent alors le relais. Et soudain, il annonce qu’il s’agit de son dernier concert. Le public est sous le choc, mais l’applaudit très longuement. C’est également à trois reprises qu’il souffle dans son harmonica, des moments au cours desquels il vide ses tripes et épanche tout son spleen. Il fustige également le showbiz et une certaine presse. Humbert remercie le public et apparemment secoué par la décision de Bertrand, déclare également, qu’il s’agit du dernier concert. Il fond même en larmes en présentant l’équipe des techniciens et les musicos qui l’accompagnent.

Véritable bête de scène, Bertrand Cantat nous délivrera, ce soir, 7 reprises de Noir Désir dont un « Sa majesté » de toute beauté. Et notamment en rappel, dont les incontournables « L’homme pressé », « Tostaky », « Lost » et « Ici Paris ». Enflammé, l’auditoire lui rétorquera, à plusieurs reprises, un ‘Ici Bruxelles’, moment au cours desquels Cantat cessera de jouer pour profiter du moment.

Lors du second encore, il clôt le show par une version unplugged de « Comme elle vient ». Et la foule reprend les paroles en chœur, mais en les hurlant, illustrant une véritable communion entre elle et le band. Un concert exceptionnel, c’est le cas de le dire…

(Organisation : Live Nation en accord avec Uni-T)

Bertrand Cantat

Amor Fati

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Dans l’esprit collectif, Bertrant Cantat est celui dont les déboires conjugaux l’ont conduit tout droit en prison à Vilnius, en Lituanie, pour l’homicide de sa compagne de l’époque, Marie Trintignant.

Très réducteur parce que l’existence de l’artiste a, elle aussi, fait couler beaucoup d’encre…

Il faut reconnaître que son talent inné a permis à Noir Désir de devenir –et à juste titre– un des meilleurs groupes de rock français, mais qui connaîtra un destin singulièrement tragique en raison de la condamnation de son leader. Denis Barthe (batterie), Serge Teyssot-Gay (guitare) et Jean-Paul Roy ont donc préféré donc changer d’air ou d’horizon, selon. Un divorce difficile que l’on imagine aujourd’hui définitif et sans appel.

Après huit ans de réclusion (dont quatre passées derrière les barreaux), Bertrand chasse les démons qui l’habitent et tente un retour sur scène en 2013, en formant Détroit. Une formation qu’il emprunte avec l’aide du bassiste Pascal Humbert et Bruno Green (responsable des programmations et des claviers).

Les uns crieront au haro sur le personnage, les autres le stariseront encore un peu plus.

Les polémiques pleuvent évidemment, mais il y fait face. Et le projet rencontre un vif succès. Une belle revanche !

Fort de cette renaissance, il ose une fois encore défier, contre toute attente, et amorce un retour solo en publiant "Amor Fati". Il s’imagine libre de toute dette, mais les médias, les radios et les organisateurs festivaliers l’entendront autrement… une fois de plus.

Le disque ne sera pas proposé à la presse avant sa commercialisation par Barclay, filiale du major Universal.

Il a fallu que Les Inrockuptibles illustrent sa couverture par son faciès pour créer immédiatement un flot d’indignations démesurées et relancent une polémique malsaine.

Parce que le fond du problème est là ! Trop souvent confondre l’œuvre de quelqu’un et les actes primitifs, rend caduc tout espoir de libre arbitre.

En gravant ce nouvel opus, le Bordelais a voulu s’assurer et se complaire dans une zone de confort et renvoyer son image. Mais « L’amour du destin » (traduction du latin – emprunté à Nietzsche) n’en constitue malheureusement qu’une ombre.

La plage titulaire "Amie Nuit" laissait arguer un disque d’une excellente facture. La voix de Cantat y brille de mille feux sur un socle new wave, synthétique et croustillant, que sublime la trompette d'Erik Truffaz (présente sur trois titres au total).

Les autres compositions, plus proches des fondamentaux du rock, révèlent un phrasé décousu opéré sur des cordes de gratte électrique ("Aujourd'hui") ou folk ("Les pluies diluviennes", "Anthracitéor'). Un son qui rappelle aux nostalgiques les bons jours de Noir Déz’.

Quelques fautes de goût impardonnables viennent noircir un ciel qui aurait pu devenir azur. 

Pourfendeur de la mondialisation et de l’ultra capitalisme, "L'Angleterre" (qui traite du Brexit) tombe assez vite dans l’ennui et la mièvrerie compulsive.

Si les thèmes abordés ne sont pas certes novateurs –pourquoi pas après tout– ils sont parfois traités avec légèreté et décadence, dans un style auquel les aficionados n’ont pas été habitués jusqu’alors.

Dommage aussi, ces lignes mélodiques entêtantes du début qui finissent par devenir niaises, répétitives et fondent vite dans une abyssale lassitude.

BC s'est toujours considéré poète et « Maybe I » lui permet de s’exprimer magistralement sur une voix douce et quelque peu éraillée.

Le spleen qui s’étire sur l’ensemble du disque témoigne une envie si ce n’est de tourner la page, de la déchirer.

Ce souhait rédempteur doit être souligné. Mais s’il est quitte de la Justice de l’Homme rien n’est moins sûr avec celle de Dieu…

Globalement, malgré le format coloré, Cantat ne s’en tire pas trop mal, car il fait la part belle aux genres variés, alternant titres tantôt dansants, tantôt lancinants.

S’il avait été un écolier, son titulaire de classe aurait indiqué sur son bulletin de fin d’année scolaire : ‘peut mieux faire’.

The New Mendicants

Into the Lime

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The New Mendicants est un nouveau super groupe formé par l’Américain Joe Pernice (NDR : fondateur des Pernice Brothers, of course) et l’Ecossais Norman Blake (NDR : chanteur/guitariste du mythique Teenage FanClub), devenus tous les deux canadiens suite à leur mariage. Un line up complété par Mike Belitsky, le drummer des Sadies. « Into the Line » constitue leur premier album. Un disque tout au long duquel le trio cherche à choyer la pop, tantôt dans l’esprit des Beatles (« If You Only Knew Her »), de Belle and Sebastian (« Cruel Annette »), mais aussi en sublimant ses propres atouts pour créer un mix entre l’énergie power-pop du Teenage FanClub (« Shouting Match », « Verry Sorry Christmas ») et le sens des harmonies chères à Joe Pernice (« High on the Skyline »). Et si on regrettera peut-être le manque de folie, il ne faut pas oublier que cette pop d’orfèvre (« Cruel Annette ») était censée, à l’origine, illustrer un film de Nick Hornby…

 

The Scantharies

The Scantharies

Écrit par

Perdu quelque part au milieu de la péninsule hellénistique, j’errais de bar en bar. Nous étions au début des années 70. Non, plutôt la fin des sixties. Je ne sais plus. Ce dont je me souviens, c’était ce club où se produisaient pléthore de groupes issus de la scène locale. Il y avait The Persons (j’étais tombé amoureux de leur son dès que j’avais entendu « Drive My Mustang »), les Aphrodite’s Child et bien sûr The Scantharies, qui à eux seuls résumaient l’essence du Garage Rock made in Greece.

Des instrumentaux non balisés qui ondoyaient entre Surf et bande son de western spaghetti, le tout teinté de l’héritage traditionnel.

Les guitares Fender qui s’accouplaient à des pédales Fuzz et forniquaient là, à même la scène, bestialement ou élégamment, comme agitées d’un désir unique de rébellion ou encore le souffle court des claviers vintage enivrés par des rythmes étrangement chaloupés (The Whispering Sound »).

The Scantharies était le résultat improbable des fiançailles entre le diable et une quelconque déesse de la Grèce antique.

En fait, The Scantharies est une fiction née dans l’esprit d’Anglo Greek (musicien au pedigree modeste) et du producteur Andy Dragazis (Blue States).

Le résultat est entraînant, décalé, bien qu’assez anecdotique.

Cette synthèse d’un certain son hellénique ayant serpenté en catimini, de la fin des années soixante jusqu’au crépuscule tardif des seventies, a le mérite de mettre en lumière un aspect culturel assez méconnu du sud des Balkans.

Sorte d’hybride entre B.O. de séries TV (de Bonanza à Amicalement vôtre) et un Surf Garage rétro futuriste, cet opus éponyme apporte son lot de plaisir direct et c’est bien là tout ce qu’on lui demande.

Dans l’hypothèse d’un éventuel engouement de masse, Dragazis a quand même pris la peine de réunir quelques jeunes musiciens locaux pour donner corps à ce groupe imaginaire.

Comme le souligne fort justement la bio, juste au cas où l’Art viendrait à imiter l’Art…

 

CANT

Dreams Come True

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Petite escapade solo pour Chris Taylor, membre très actif de Grizzly Bear et Department Of Eagle ainsi que producteur à ses heures perdues. Sous le sobriquet de CANT, Taylor dévoile ses premières divagations en solitaire, entre pop et electronica. Enfin, pas si solitaire qu’on ne l’imagine. Car George Lewis Jr. donne également de sa personne en jouant quelques instruments sur plusieurs morceaux de « Dreams Come True ». Un choix peu étonnant tant la voix de Chris Taylor se rapproche de celle de son protégé.  En effet, les intonations relevées ici évoquent implacablement celles qui étayent le « Forget » de Twin Shadow, produit l’an dernier par le Grizzly Bear himself. 

Après une mise en bouche très Yeasayer-esque (« Too Late, Too Late »), le disque ratisse large au niveau des influences. Outre Twin Shadow, Chris Taylor s’aventure également sur les terres déjà occupées par Brandon Cox et ses nombreux projets. « Believe » et « Bang », pour ne citer qu’eux, auraient aussi bien pu apparaître au sein d’une œuvre de Deerhunter qu’une autre d’Atlas Sound. Si on se laisse facilement prendre au jeu de CANT, ce n’est pas tant pour son originalité que son foisonnement d’idées. La richesse et la variété des compositions de « Dreams Come True » se révèlent être ses principaux points forts. Peut-être même les seuls. Mais c’est déjà beaucoup plus que d’autres…

 

Bertrand Cantat

Chœurs

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Déjà disponible en MP3 sur la plupart des plateformes de  téléchargement payant, "Choeurs" sortira ce vendredi 16 décembre en livre-CD chez Actes-Sud et sera distribué en librairie.

De "Dithyrambe au soleil" aux "Serviteurs d'Arès", 17 pistes figurent sur cet enregistrement, prolongement de la trilogie "Des Femmes", consacrée à Sophocle par le dramaturge Wajdi Mouawad. ‘L'album « Chœurs » est une dérive des chœurs mis en musique par Bertrand Cantat, Bernard Falaise, Pascale Humbert et Alexander MacSween dans les pièces "Les Trachiniennes", "Antigone" et "Electre"  de Sophocle traduites par Robert Davreu et qui composent le spectacle Des Femmes, trilogie théâtrale mise en scène par Wajdi Mouawad’, explique l'éditeur Actes Sud. 

D'une couleur très rock, le groupe –qui, sur scène, prenait la place du chœur antique– réunit Bertrand Cantat, le bassiste Pascal Humbert (ex-Passion Fodder et ancien membre de 16 Horsepower), le guitariste canadien Bernard Falaise et son compatriote, Alexander Mac Sween, préposé aux drums.

Toutes les musiques ont été composées et signées par les quatre musiciens. Quant aux textes, ils sont adaptés de Sophocle, sauf deux exceptions : "Bury Me Now", un titre issu de la plume de Bertrand Cantat, qui a cosigné "Dithyrambe au Soleil" en compagnie de Wajdi Mouawad.

Par sa noirceur, sa puissance émotionnelle et –forcément– la forte personnalité de la voix ainsi que l'instrumentation (guitare, voix, basse, batterie), cet ensemble n'est pas sans connexion avec l'univers que Bertrand Cantat est parfois parvenu à développer, par le passé, chez Noir Désir.

Pour ses moments de forts contrastes, il peut être rapproché du projet ‘Nous n'avons fait que fuir’. Le 21 juillet 2002, Noir Désir avait alors donné à Montpellier, dans le cadre du festival Radio-France, une représentation unique de ce long poème de Bertrand Cantat, mis en musique en direct par Noir Désir.

Programmé par France-Culture, ce projet avait fait l'objet d'une parution en livre CD aux éditions Verticales, en 2004.

Tracklisting de « Chœurs » :

1.         Dithyrambique au soleil
2.         Déjanire
3.         Le Choeur Joie
4.         La puissance de Cypris
5.         Les mouillages
6.         Révélation de l’Oracle
7.         Puisse un vent violent se lever
8.         La victoire de Thèbes
9.         Rien n’est plus redoutable que l’Homme
10.       Heureux sont ceux qui du malheur
11.       Eros
12.       Bury me Now
13.       Dionysos
14.       Elle viendra l’Erinys
15.       Courir sous la pluie
16.       Le Chœur des Oiseaux
17.       Les serviteurs d’Arès

 

Laura Cantrell

Humming by the Flowered Wine

Écrit par
Laura Cantrell a plus de six cordes à sa guit-arc. Née à Nashville, elle a grandi bercée par la country music. Etudiante à New York, elle a investigué l’héritage folk d’avant-guerre à la bibliothèque de la Columbia University. Passionnée par la radio, elle est DJ sur deux stations colleges US. Diplômée en droit et finances, elle travailla - entre autres - pour la Bank of America. Elle a surtout un très joli brin de voix, qu’elle emploie à merveille lors de ses reprises de standards country et folk. Elle s’est même découvert des talents de parolière et compositrice. Elle peut enfin compter, parmi ses parrains musicaux, sur des noms aussi illustres que John Peel ou Elvis Costello. Ce 3e opus permet à Laura de célébrer cette country music qu’elle vénère tant, entourée pour l’occasion de la crème des musiciens de l’americana (Dave Schramm, JD Foster, Calexico…) Une moitié de reprise (dont un inédit de Lucinda Williams), l’autre de compos personnelles (plus rock), le tout vous plonge immédiatement en pleine campagne américaine, avec pedal-steel, violon et banjo à gogo. Rien de virevoltant certes, et même une propension au neo-classicisme (cf. Neko Case). C’est d’ailleurs ce que l’on peut reprocher à Laura Cantrell. Que je trouve par ailleurs très jolie…

Dawn Of The Replicants

One head, two arms, two legs

Premier album pour ce quintette du nord de l'Angleterre, de Galashiels très exactement, un patelin perdu à la frontière de l'Ecosse. Un opus qui accumule une foultitude de références, oscillant de Roxy Music à Echo & The Bunnymen, en passant par Stereolab, Status Quo, My Bloody Valentine, Velvet Underground, Sonic Youth, 60ft Dolls, Arab Strab, Mogwai, Gorky's Zygotic Mynci, Syd Barrett, les Kinks, Wire, Throbbing Gristle, Joy Division, Suicide ; et nous n'avons pas la prétention de toutes les avoir décelées. C'est dire si ce " One head, two arms, two legs " se révèle déroutant dans son art du recyclage. On pourrait même ajouter les Only Ones et Midnight Oil, à cause du vocal nasillard de Paul Vickers, coincé quelque part entre celui de Peter Perrett et de Pete Garett. Un Vickers qui est un peu la tête pensante de ce Dawn Of The Replicants ; et surtout le responsable des lyrics, des lyrics torturés, surréalistes, bourrés de symboles et de métaphores. Ce disque est, en tout cas, d'excellente facture, libérant une pop expérimentale qui ne néglige pas pour autant l'aspect mélodique…

 

Jerry Cantrell

Boggy depot

Pour enregistrer son premier album solo, le guitariste d’Alice In Chains a notamment reçu un coup de main de deux de ses condisciples ; en l’occurrence le drummer Sean Kenny et le bassiste Mike Inez ; mais pour deux titres seulement. Un disque qui baigne inévitablement au sein d’un climat post grunge. Surtout à cause du timbre vocal languissant, mélancolique de Jerry. Et puis de l’aspect insidieux, teinté d’amertume des mélodies. Mais la texture instrumentale se révèle beaucoup plus riche, plus élaborée. D’abord, les parties acoustiques et les poussées de métal sont bien équilibrées. Certaines compositions adoptent même un profil franchement country. Et la présence d’une slide n’y est certainement pas étrangère. Une country originale qui nous rappelle, quelque part, un certain Poco. D’autres encore s’aventurent, à l’instar d’un Brad, dans le funk, le jazz et même la prog. Des expériences que Cantrell mène avec beaucoup de bonheur ; et qui, en tout cas, nous ont agréablement surpris…

 

Bel Canto

Magic Box

Depuis sa création en 1989, cet ensemble californien (San Francisco), ne parvient toujours pas à trouver un line-up stable. Du combo initial, il ne reste d'ailleurs plus le moindre membre. Et pour ajouter un peu de confusion au contexte, déjà pas facile à démêler, deux nouveaux remplacements viennent d'être enregistrés, quelques semaines avant la confection de ce "Land of no surprises". Aux drums et au violon. Succession assurée respectivement par l'ex-Subtle Plague, Theo Denaxis et Morgan Fichter, autrefois impliqué sur les elpees de Camper Van Beethoven et de Jane's Addiction. Malgré ces multiples changements, il faut reconnaître que la musique continue à servir la cause du folk. Pas seulement hérité du Fairport Convention, mais également à coloration pop, rock, et puis surtout punk. A l'instar des Pogues ou des Levellers. A la limite country & western lorsqu'il retrouve ses propres racines. Enfin slave lorsque ce même violon se charge de sensibilité tzigane...