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Imagine Dragons

Jouer du tambour pour décrocher la timbale…

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On ne peut pas dire que votre serviteur ait pris son pied, la dernière fois qu’il s’est rendu à Forest National. C’était la semaine dernière pour le concert de Fall Out Boy, gâché par un volume sonore trop puissant. Ce soir, la salle est presque sold out. Il doit rester une centaine de places de libres, dans les gradins. Belle ascension pour Imagine Dragon, qui en 3 ans est passé du Witloof Bar à la Rotonde (NDR : vu l’engouement) ; puis s’est offert l’AB et le Cirque Royal, avant d’investir Forest National…

Le supporting act est assuré par Sunset Soons, un quatuor réunissant un guitariste, un bassiste, un drummer et un claviériste/chanteur. Quoique établis à Hossegor, en France, les musicos sont issus de pays différents (NDR : Royaume-Uni et Australie). Le combo s’est formé en 2010. Il jouit d’une solide réputation en ‘live’. D’ailleurs le Times lui a attribué un quatre étoiles, lors de sa prestation accordée au ‘Hoxton Bar and Kitchen’ de Londres. Et il figure également dans la prestigieuse shortlist du ‘BBC Sound of 2015’. Son nouvel elpee, « The Fall Line », est paru en mars 2015. Imagine Dragon a choisi ce groupe pour assurer le supporting act de sa tournée européenne et insulaire.

Sur les planches, le combo remue plutôt bien. Appréciable ! La voix du chanteur est limpide. L’instrumentation recherchée et efficace. Les refrains sont accrocheurs. Parfois, son indie rock me fait penser à U2. Mais le son est pitoyable. En outre, en observant les vumètres, je constate qu’il atteint parfois 110 db. Est-ce vraiment nécessaire ?

Imagine Dragons a vu le jour en 2008, à Las Vegas ; et a été bombardé ‘Winner Of The Week’ par le magazine Rolling Stone, lors de la sortie de son premier elpee, « Night Visions », disque qui a longtemps trôné au faite du hit-parade américain sur ITunes. Aux States, le band s’est forgé son expérience en assurant notamment les premières parties de Garbage, Hot Chip, Weezer, Interpol et The Killers. Et il a été battu de justesse par Coldplay, dans la catégorie ‘Best Rock Video’, aux MTV Music Awards 2012. Son deuxième opus a encore bénéficié, comme le précédent, de l’excellente mise en forme du producteur et compositeur Alex Da Kid (Eminem, Dr. Dre, Rihanna et Nicki Minaj).

Responsable d’un pop rock indie chargé de groove, mais aussi contaminé par le dubstep et le hip-hop, ce quatuor implique le chanteur charismatique Dan Reynolds, le guitariste (NDR : un chevelu !) D. Wayne Sermon, le drummer  Daniel ‘Z’ Platzman et le bassiste Ben McKee. Pour la tournée, le line up a recruté un multi-instrumentiste, préposé aux claviers, à la gratte et aux chœurs.

Huit écrans réfléchissants sont installés tout en longueur, en arrière-scène. Une avancée a été aménagée au centre du podium, afin de permettre au leader de se rendre, le plus près possible, de son auditoire. Devant les drums, on remarque la présence d’un énorme tambour. Des lumières blanches entourées de couleur bleue illuminent la scène pour accueillir le quintet. Et ce light show à l’américaine va nous en mettre plein les mirettes.

Puissant, « Shots » (NDR : c’est un extrait du nouvel opus) ouvre les hostilités. Les premiers rangs sont essentiellement occupés par de très jeunes filles. La compo s’achève sous un tonnerre d’applaudissements.

Les ivoires envahissent « Trouble », une chanson empreinte de douceur. Dan R. salue le public et crie 'Brussels' en levant les bras. C’est la folie dans la salle. Dan Wayne a changé de gratte, et dispense ses premiers riffs à l’aide d’une semi-acoutique. Et ils sont incisifs ! Plus sauvages, les accords de piano balisent cependant l’ensemble. Dans les gradins, les spectateurs sont debout. La reprise du « Forever Young » d'Alphaville est chantée presque a capella. Magique ! Dan Wayne a empoigné sa mandoline pour attaquer « It's Time ». La pression monte. La foule reprend le refrain en chœur et entre en communion avec le band. Le maître de la six cordes passe sa sèche au-dessus de l’électrique ; ce qui ne l’empêche pas de déambuler sur les planches.

Le batteur tire son épingle du jeu tout au long de « Polaroïd », une compo soulignée par des sonorités de clochettes, qui suscite le délire dans la foule, alors que les ‘Ho-Ho’ fusent aux quatre coins de la fosse. Qu’une multitude de smartphones illumine (NDR : le temps des briquets semble révolu !) 

Dan nous parle brièvement des réfugiés. Il semble quand même préoccupé par leur destin.

Au cours du set, le combo va nous proposer deux pots-pourris épinglant quelques-uns de ses tubes. D’abord, « Bleeding Out / Warriors / Demons ». Puis « Amsterdam / Tiptoe / Nothing Left to Say / Smoke and Mirrors », qui met alors en exergue la superbe voix de Dan. 

Pour « Gold », l’imposant tambour a été déplacé à la droite de Dan. Et des tom basses sont installés, près de chaque musicien. Mais pas du drummer. De quoi permettre à la compo de se frotter au dubstep et à la drum’n’bass. Daniel ‘Z’ Platzman nous réserve un solo de batterie hypervitaminé. Et en apothéose, « Radioactive » achève le concert ; un hit qui a fait connaître le groupe. Un morceau au cours duquel le tambour et les toms basse constituent de nouveau la source principale du groove…

« The Fall » sert de bref mais intense rappel. Une chanson contagieuse qui trotte encore dans ma tête au moment d’écrire ces quelques lignes. Ce soir Imagine Dragons a joué du tambour, mais surtout décroché la timbale…

(Organisation : Live Nation)

 

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Dragons

Here are the roses

Écrit par

Les bras en croix, il a le teint hagard et les membres engourdis, mais concentre la hargne du survivant. Avec une précision chirurgicale, Dragons a fait renaître le spectre des regrettés Joy Division. Ambiance sombre et énigmatique d’où s’élève une voix d’outre-tombe ; la batterie martèle au métronome sur des harmoniques anxieuses et des guitares crispées. L’attente d’un paroxysme annoncé tire l’album dans une urgence souvent jouissive. Malheureusement, le contenu laisse plus perplexe. « Here are the roses » toussote des mélodies avortées. A découvert, il respire plus souvent la copie pâle, affable et surannée. Car à l’opposé d’Interpol et Editors, Dragons perd en singularité autant qu’il excelle en reconstitution. Les plus sceptiques crieront au blasphème ou à l’imposture. Les autres laisseront une chance à ce son puissant et ces références admirables. Les coutures sont solides, la force ne manque pas, mais jamais les balbutiements du disciple n’égaleront la parole du maître. Et aussi fidèles et dévoués soient les deux protagonistes de Dragons, ils effleurent autant l’anachronisme que le génie imitateur. Un album dispensable pour qui n’a pas encore exploré avec zèle les discographies de Joy Division et New Order ; curieux et intéressant pour les insatiables du mouvement, qui y trouveront une explosion de miettes cold wave au goût amer. Non, Ian Curtis n’est pas ressuscité.

The Dragons

Rock and Roll Kamikaze

Écrit par
Rock and Roll Kamikaze… Tudieu, quel nom d’album ! Nul, bête à chi…, mais tellement bon ! Le genre de slogan qu’on arborerait finalement avec une certaine fierté sur un t-shirt à une soirée pleine de minettes. Oui, c’est affreux à dire mais c’est la vérité, tout comme ce qui va être dit dans les lignes à venir sur The Dragons. Ce groupe, c’est un peu l’horrible combo de punk/métal dont vous êtes en train d’assister au concert dans un pub pourri accompagné par trois compagnons de perdition. Au début, vous vous approchez de la scène, un sourire narquois aux lèvres et une Gordon à la main. ‘ ..tain, qu’est ce qu’ils sont ringards, c’est pas vrai des types pareils, j’y crois pas’. Lançant un petit regard en coin au pote de gauche qui vous le rend bien vous apercevez alors dans ses yeux la petite lueur moqueuse qui ne trompe pas. Et il est vrai que c’est nul, que tous les clichés y passent. Chanteur à la voix de pochard des bas quartiers, guitariste aux solos héroïques abominables, morceaux d’une banalité affligeante, c’est à se demander ce que vous foutez encore là. Et puis, petit à petit, la métamorphose honteuse s’opère. « Merde, c’est pas vrai, ça commence à me plaire ». Pas que la musique se soit améliorée, loin de là, mais nom de dieu ces types jouent du rock and roll comme si leur vie en dépendait et c’est bon. Y’a pas à dire l’honnêteté rachète beaucoup de défauts… A la fin du concert et à l’heure des commentaires tout le monde se retrouve au centre de la salle
- « Oh là là, c’était mauvais, quelle horreur »
- « Ouais, affreux hein ? »
- « Hmm, hmm… »
- « Bon allez, on se casse ? »
Sur le chemin du retour, tout le monde la ferme, mais pas parce qu’il n’a y rien à dire… Juste qu’il est quelque fois difficile d’avouer qu’un truc laid et vulgaire vous a plu l’espace d’un instant…Allez, virez-moi cet album hors de ma vue…