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Editors

Un nouveau single et un nouveau membre pour Editors…

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Editors vient de graver un nouveau single. Intitulé « Heart Attack », c’est sa première sortie depuis 2019, et le premier titre pour lequel le compositeur et producteur Benjamin John Power, lauréat du prix Ivor Novello, alias Blanck Mass, est intégré comme nouveau membre du groupe.

En parlant de ce changement, Smith explique : ‘Ayant travaillé avec le groupe pendant près de cinq ans, rejoindre Editors semblait être une progression naturelle plutôt qu'une décision à prendre. Nous savons que nous travaillons bien ensemble, que nous sommes sur la même longueur d'onde sur le plan créatif et que nous sommes tous des amis très proches. Faire partie d'un ‘conglomérat créatif’ est quelque chose que je n'ai pas connu depuis un certain temps maintenant, alors faire partie de quelque chose qui fonctionne de cette manière est à la fois libérateur et excitant à parts égales’.

Avec son intensité électronique pulsée, ses synthés inspirés des années 80 et ses pads de batterie épiques et entraînants, « Heart Attack » se distingue par ses sonorités gothiques et la voix couvrante de Tom Smith, le rendant instantanément reconnaissable. ‘« Heart Attack » est une chanson d'amour morbide’, a déclaré Smith.

Pour la vidéo, Editors a fait équipe avec le réalisateur et artiste visuel Felix Geen, qui a utilisé une technologie d'IA révolutionnaire pour créer un vaste voyage visuel sombre et psychédélique.

Le clip de « Heart attack » est disponible

 

 

 

 

Editors

The Blanck Mass Sessions

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Si vous êtes un fidèle du festival Rock Werchter, vous n’êtes pas sans connaître Editors, une formation qui s’y est produite à maintes reprises. Si vous êtes un vrai fan, vous possédez certainement, dans votre collection, son album « Violence », publié l’année dernière. Si vous voulez prolonger le plaisir et replonger dans l’ambiance électrique de ce groupe né en 2002 à Birmingham, vous vous ferez certainement plaisir en acquérant sa dernière production qui n’en est pas vraiment une.

En effet, est paru en avril dernier, lors du ‘Record Store Day’, « The Blanck Mass Sessions ». Nouveaux morceaux ? Non ! Tout simplement des titres de « Violence » revus et corrigés par Benjamin John Power, membre du duo britannique de musique électronique, Fuck Buttons. Originaire de Bristol, en Angleterre, B.J. a travaillé sur ces morceaux dans le cadre de son projet solo Blanck Mass.

Revus et corrigés ? Non pas vraiment. En fait « The Blanck Mass Sessions » est paru un jour avant la sortie de « Violence » ; l’équipe des Editors, alors qu’elle bossait sur son elpee, a proposé à B.J. Powers d’y poser sa patte électro-industrielle personnelle. Ce dernier y apporte sa propre vision de ses arrangements : rythmique plus présente, synthés plus rugueux, lignes de basses plus dynamiques. Bref une vision qu’on pourrait qualifier de plus métallique et moins adoucie que « Violence »

Quel est l’intérêt de se procurer ce précieux opus ? Tout d’abord à cause du titre d’entrée inédit, « Barricades », non retenu pour le long playing, publié en 2018. Morceau qui ravira les fans dont les paroles invitent à dépasser les barricades de l’autisme induit par l’addiction aux moyens de communication. Présentes aussi les versions plus dynamiques et moins étouffées de « Hallejujah (So Low) » et de « Magazine ». Ne figurent pas sur cet exercice de style, les plages « No sound but the wind » et « Belong », deux titres plus aériens ne nécessitant pas un travail de déconstruction rythmique.

Bref, c’est un objet de collection qui ne s’adresse qu’aux inconditionnels. Une vision externe plus percutante, plus actuelle dans le traitement du son de compos qui allaient naître en 2018.

Préférant l’album de 2018, mon impression finale reste mitigée. Maintenant, je ne suis pas un inconditionnel des Editors non plus.

Aficionados, faites-vous plaisir avec cette prélecture survitaminée, élaborée lors des Blanck Mass Sessions.

Editors

Violence

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Deux ans plus tôt, Editors avait déjà opéré un tournant majeur, en optant pour un musique plus électro et surtout mainstream, en publiant l’album « In dreams ». Rebelote en 2017 pour un opus dont le climat baigne cependant au sein d’un climat sombre, indus et parfois même sinistre. Si « Hallelujah (so low) » se distingue par quelques accès plus fulgurants, un peu dans l’esprit du « Thought Contagion » de Muse, seul le plus élaboré « Belong », qui clôt le long playing, et « No sound but the wind », nouvelle version d’une compo qui figurait sur la B.O. d’un épisode de la saga ‘Twilight’ et dont le synthé a été remplacé par le piano, tiennent la route. Certaines compos adoptent pourtant un ton susceptible de rappeler… The National ; mais en général, grandiloquent, il finit par agacer. On a même droit à un morceau inspiré par Giorgio Moroder. A force de vouloir tâter de l’électronique pour être dans l’air du temps, les artistes et les groupes pop/rock en oublient ce qui faisait leur spécificité. Pire parfois, en appuyant sur la même gâchette, sans prendre garde, ils finissent par se tirer une balle dans le pied ! Violence mal placée !

 

Editors

Eat Raw Meat = Blood Drool (single)

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« Eat Raw Meat = Blood Drool » constitue le troisième extrait de « In This Light And On This Evening », recueil des Editors, publié en octobre dernier. Le plaidoyer libertaire des Anglais s’accompagne sur ce maxi-single de deux titres originaux ainsi que de 3 versions inédites du morceau maître. A l’image de « Eat Raw Meat = Blood Drool », les deux nouveautés (« Alone » et « Thousands Of Lovers ») n’apportent pas grand-chose à la discographie du quatuor, qui avait jusqu’ici enchaîné les singles imparables aux riffs entêtants. Le seul véritable intérêt de ce single consiste en deux remixes du titre-maître. L’un par Tom Barman et CJ Bolland, alias Magnus, l’autre par Steppin Brothers. Tous deux taillés pour les grand-messes electro. Mais une chose est certaine. Ce n’est pas ce « Eat Raw Meat = Blood Drool » qui fera redécoller les ventes de « In This Light And On This Evening ».

Editors

Un final hallucinant !

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La Caserne Fonck de Liège accueillait un concert surprise des Editors, ce vendredi 28 mai 2010. A peine 700 places avaient été mises en vente pour cet événement. Pas étonnant que le set ait été décrété sold out en deux temps trois mouvements. Mais pourquoi cette prestation ? En fait les Editors souhaitaient opérer un warm-up de leur nouveau spectacle prévu pour les festivals d'été. Au départ, le combo avait envisagé se produire dans une église. Mais ces édifices ne leur ouvrant que trop difficilement leurs portes, ils ont accepté de se produire à la Caserne, dont l’architecture offrait certaines similarités. Et puis quoi de plus logique de jouer à Liège, lorsque le lendemain, on est programmé au Pinkpop, dont le site n’est séparé que d’une petite heure de route.

Les réjouissances démarrent à 20h30. La formation sympathique Willow débarque sur le podium pour y dispenser un pop-rock de bonne facture. Peu bavards entre les morceaux, les musiciens dégagent cependant suffisamment de charisme pour chauffer la salle.

21h30 précises La bande à Tom Smith monte sur les planches. Immédiatement, le ton est donné. Le son est excellent. Les différents instruments libèrent des sonorités cristallines. Le combo semble avoir la pêche (NDR : à contrario de leur set accordé en 2008, à l’AB ; une prestation, soit dit en passant, qui m’avait laissé sur ma faim). La formation insulaire est, bien sûr, venue présenter son dernier opus ; mais elle a le bon goût de puiser sa set list au sein de ses trois elpees. Les tueries sont légion. Ce qui n’empêche pas le band de nous réserver quelques compos plus intimistes. A l’instar de "No Sound But The Wind", que chante Tom en s'accompagnant uniquement d’un piano. Une plage programmée entre "The Racing Rats" et "Smokers Outside The Hospital Door" (NDR : l’unique titre un peu trop mou à mon goût !) Imparable, "Papillon" achève le concert. Une heure au cours de laquelle les Brummies ont enchaîné douze titres, que Tom, dans un français quasi-impeccable, ose à peine perturber…

Pas le temps de reprendre son souffle que Tom, Chris, Russ et Ed remontent sur les planches pour se lancer dans un rappel. Qui s’étalera sur six titres. Mais si volet principal se concentrait essentiellement sur les tubes du groupe, le rappel nous proposera des morceaux moins connus, moins évidents à appréhender. Et en finale, le combo nous accordera une compo totalement hallucinante. Intitulée "Fingers In The Factories", elle constitue la cerise sur le gâteau, après une  heure et demie de concert.

Un grand merci aux Editors dont on attend, bien sûr, de nouvelles surprises de ce style…

(Voir aussi notre section photos)

 

 

Editors

In This Light and On This Evening

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Troisième album pour la formation de Birmingham, toujours emmenée par Tom Smith au chant et aidé de ses complices habituels, Chris Urbanowicz à la guitare, Russ Leetch à la basse et Ed Lay aux drums.

Si a ses débuts, Editors était aujourd’hui comparé à des grosses pointures comme Joy Division ou Echo and the Bunnymen, aujourd’hui le quatuor semble marcher de plus en plus sur les traces d’Interpol. Pour l’atmosphère, pas de souci, elle est toujours aussi glaciale. Faut dire que la voix caverneuse de Tom n’y est pas pour rien !

Pour leur troisième ouvrage, les Anglais (NDR : Interpol est un combo américain) ont décidé de changer de voie, en s’enfoncent un peu plus dans l’électro-rock/danse. Un choix qui leur va comme un gant. Du moins sur quelques titres.

En ouverture, « In this Light and on this Evening » donne le ton. Un mélange empreint de gravité où les synthés et la voix d’outre-tombe de Tom dominent l’espace sonore. Hanté par OMD, « Bricks and Mortar », lorgne encore plus vers les eighties. La voix est remarquable de puissance et d’intensité. Lorsqu’il sera remixé et remasterisé, « Papillon » devrait faire le tour des pistes de dance du monde ; et je me demande d’ailleurs dans quelle mesure ce ne serait pas le but avoué du groupe… « You don’t know love » s’ébroue doucement ; mais après 3 minutes, c’est-à-dire à mi-parcours, le rythme s’accélère et provoque un véritable envoûtement. Enfin « The big exit » démontre combien la voix de Tom peut s’adapter à tous les registres. Elle peut se faire douce, mélancolique ou agressive… 

Mais à partir de ce morceau, Editors semble avoir épuisé toutes ses cartouches et manifeste des signes inquiétants d’essoufflement. Après 5 morceaux menés tambour battant, « The Boxer » et « Like Treasure » détendent un peu (trop) l’atmosphère. En outre, les Britanniques ne parviennent plus à nous enflammer lors des derniers titres, comme en première partie d’opus. La fin de parcours est même un peu décevante. Après une mise en bouche alléchante et une entrée en matière intéressante, on est reste un peu sur sa faim quant au reste du ‘menu’.

L’elpee ne recèle que huit plages. C’est une excellente initiative. Il n’en fallait pas davantage. D’ailleurs, le final « Walk the fleet Road » corrobore cette conclusion. Il a perdu toute saveur. Un dessert insipide clôturant quelque peu ‘pauvrement’ un repas si bien entamé. Une constante : la longueur (excessive) des morceaux (NDR : le plus court s’étale sur 4’20) et l’utilisation des synthés qui devient ‘encombrante’, lorsque Editors ne parviennent plus à nous faire danser…

 

Editors

Plutôt trois fois qu’une

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Editors sont probablement l’une des success-story les plus fulgurantes de ces dernières années. En deux albums et une (grosse) poignée de singles, le quatuor a réussi à s’imposer et à imposer le respect, autant de la part du public que des critiques. Dans le cadre de la tournée promo de leur petit dernier, « An End Has A Start », les Britons se produisaient non pas un mais trois soirs de suite dans nos contrées. A guichets fermés. Après leurs prestations à Gand et Anvers, c’était au tour de Bruxelles de succomber au charme des vocalises Curtis-iennes de Tim Smith.

Arrivés vers 20h à l’AB, on constate que l’on vient à peine de manquer Red Light Company, qui se produisait en ouverture de la soirée. Pas grave, on se rattrape cinq minutes plus tard en compagnie de la première partie, Mobius Band, trio originaire de Brooklyn, distillant d’agréables compos pop nappées d’une fine couche de synthé. La formation présentait son premier essai, un intéressant mariage entre Death Cab For Cutie et… Dntel ! A suivre de près.

Après cette mise en bouche sympathique, la scène dévoile un énorme écran à l’image de la pochette du dernier essai des Editors. Le public, serré comme des sardines, s’impatiente tandis que les roadies s’occupent du soundcheck. A 21h15, Tim et sa troupe apparaissent sur scène et, sans cérémonie, entament « Camera » suivi directement par « An End Has A Start ». Après un petit bonjour à l’assistance, la formation enflammera la grande salle de l’AB en enchaînant les tubes « Blood » et « Bullets ». Smith attire toute l’attention du public sur ses gestes et mimiques frénétiques, parcourant tous les recoins de la scène, grimpant au dessus de son piano ou tournoyant inlassablement autour de l’instrument. La prestance scénique du leader fait légèrement penser à un Chris Martin, un rien plus aliéné. Suivront quelques extraits tirés du dernier ouvrage, tels que « Escape The Nest » ou encore « When Anger Shows ». Editors poursuivront avec leur reprise imparfaite mais intéressante du « Lullaby » des Cure, enregistré spécialement pour une compilation de la station de radio britannique, Radio 1. Les fans en extase hurlent leur joie, qui ira crescendo tandis que la formation les abasourdit en balançant d’une traite les singles « Munich », « All Sparks » et « Put Your Head Towards The Air ». Le quatuor terminera son set sur un efficace « Fingers In The Factory » avant de se retirer quelques minutes et revenir en mettre plein les oreilles de l’assistance lors d’un « Racing Rats » surpuissant. Smith et ses Editors clôtureront leur excellent set par le single « Smokers Outside Hospital Doors ». On quitte la grande salle de l’AB le sourire aux lèvres, complètement charmé par cette formation qui, il faut le reconnaître, arrive sans le moindre effort à engendrer une série de tubes à partir d’un seul et même riff de guitare (à quelques notes près)…

Setlist :

Camera

An End Has A Start

Blood

Bullets

Escape The Nest

Weight Of The World

Lights

When Anger Shows

Spiders

Lullaby

All Sparks

Munich

Push Your Head Towards The Air

Bones

Fingers In The Factories

Racing Rats

You Are Fading

Smokers Outside Hospital Doors

 
(Organisation : Live Nation)

Editors

The racing rats (3 CD set)

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Le nouveau single des Editors, “The racing rats” est également disponible en version triptyque, mais en édition limitée. Le single contient outre le titre maître, issu du deuxième opus de la formation insulaire, « An end has a start », trois compos interprétées en ‘live’. C'est-à-dire « When anger shows », « Lights » et « Smokers outside the hospital doors ». Le deuxième disque s’intéresse toujours aux enregistrements en public. Le titre maître, bien sûr ; mais également « The weight of the world », « Fingers in the factories » et « An end has a start ». Des plages immortalisées le 17 août dernier lors de la dernière édition du Lowlands, qui s’est déroulée aux Pays-Bas. Enfin, le troisième cd est vidéo. Il épingle deux clips, dont bien sûr le titre maître et « An end has a start », mais surtout une version acoustique de « Smokers outside the hospital doors », accordée lors du même festival. Tous ces disques sont disponibles sous des versions séparées, différentes, en vinyle, etc.

Editors

Un certain sens du mystère

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Responsables de deux albums à ce jour, les Editors surfent sur une vague de succès qui pourrait bientôt les propulser sur la planète des stars ( ?!?!?). Etonnant pour un groupe britannique (NDR : de Birmingham, très exactement) qui remet au goût du jour, une musique nettement inspirée par la cold wave des eighties. Et en particulier des groupes comme Joy Division, Chameleons, And Also The Trees ou Echo & The Bunnymen. Interpol a tracé la voie. Et une foultitude d’autres formations s’y sont engouffrés. Dont les Editors et Bloc Party. N’en déplaisent à ces fers de lance de ce revivalisme auxquels on ne peut certainement pas reprocher de bâcler leurs copies. Au contraire. Sur les planches, les Editors semblent même dépasser largement leurs concurrents directs. Mais pour oser leur parler de ce type de corrélation, il est nécessaire de bien connaître son sujet et de mettre des gants, histoire de ne pas trop froisser leur susceptibilité. C’est Russ Leetch, le bassiste qui s’est dévoué pour affronter le questionnaire. Dommage que Tom Smith, le chanteur/guitariste, préalablement prévu pour épauler son acolyte, n’ait pas osé venir défendre leur point de vue. Notamment dans le domaine des lyrics. Ce n’est peut-être que partie remise…

Sur place, il a donc fallu réaménager ses questions, en se doutant bien que nombre d’entre elles allaient être éludées. Mais il est parfois intéressant d’entendre le point de vue d’un autre membre du groupe, dont la vision est parfois différente, et qui recèle des aptitudes aussi cachées qu’intéressantes (NDR : on y reviendra). Plutôt que d’attaquer de front le sujet sensible des influences, j’ai donc demandé comment les Editors pouvaient expliquer que les admirateurs des groupes susvisés étaient sur la même longueur d’ondes. Bref, que ces formations drainaient un public aux goûts semblables. La réponse de Russ est évasive : « J’ignore si le public veut nous enfermer dans cette catégorie ; tout ce qui je puis affirmer, c’est que ce sont tous de bons groupes. Les gens qui aiment les Beatles et Elvis Presley peuvent aussi apprécier les Editors. Je ne vois pas d’explications » (NDR : ou il ne veut pas les voir !) Par contre, le groupe reconnaît pour influences majeures Elbow et The Walkmen. Elbow surtout. En plus ce sont des amis. Enfin ils sont devenus des amis. « On les a croisés bien longtemps après avoir écouté leur musique. Nous étions des fans avant de les rencontrer. Quand nous fréquentions l’université. Lorsque notre premier album est paru, les musiciens d’Elbow nous ont avoué qu’ils aimaient beaucoup notre musique. Nous sommes sortis ensemble à Manchester. A une occasion. On a trinqué ensemble. Et l’un d’entre eux nous a proposé de nous apporter leur collaboration. On ne les voit plus très souvent, mais on les aime bien. Et, oui, c’est une de nos influences. » Radiohead, Doves et Spiritualized sont également des références qui revêtent un caractère majeur pour le combo. « Nous aimons beaucoup ces groupes. Radiohead et Spiritualized, tout particulièrement. Nous écoutions leurs disques lorsque nous avions 16/17 ans. A cet âge, il est important de découvrir des nouvelles perspectives ; et Radiohead nous a permis de faire ce pas. De nous interpeller. Si tu ne fais pas la démarche de t’approprier un groupe lors de ton adolescence, tu risque de rester en rade. Et de t’enfoncer dans les stéréotypes. Surtout à cet âge là. C’est la raison pour laquelle ces groupes sont importants. En outre, ils te permettent de t’ouvrir vers d’autres types de musique, et pas seulement le rock. » La nouvelle orientation de la bande à Thom Yorke est donc judicieuse ? « Elle ne m’emballe pas particulièrement. Je respecte ce qu’il fait, mais c’est bien moins important qu'‘OK Computer’… » Enfin, pour rester dans le même domaine, les Editors reconnaissent également que ‘Murmur’ de REM et ‘This is it’ des Stokes sont deux opus incontournables, pour eux. « En fait ‘Murmur’ a influencé l’écriture de Tom. En ce qui concerne les Strokes, il faut se remettre dans le contexte. Nous étions en 2001. La britpop, en Angleterre, s’était essoufflée. Depuis deux ou trois ans. Et la guitare était reléguée au second plan. Lorsqu’ils ont débarqués, on s’est dit, le rock’n roll est de retour ! »

On dit Editors et pas The Editors. Il paraît que ce patronyme colle mieux à leur image monochrome. Mais en même temps, que ce choix leur permet de brouiller les pistes. D’autres également avancent que c’est parce que ce ‘The’ est trop à la mode et que le groupe voulait un patronyme intemporel. Où est la vérité ? « J’ai exécuté le travail graphique des pochettes du premier album ‘Backroom’ et des quatre premiers singles. Mais cette tâche devenait trop envahissante, et j’ai l’abandonnée. Avant d’opter pour le nom Editors, nous nous appelions Snowfield. Mais c’était un peu trop humide comme nom. En fait, on a enlevé le ‘The’, parce qu’il ne faisait pas joli sur la pochette. D’un point de vue grammatical, le ‘The’ s’impose ; et pourtant d’autres groupes ont utilisé le même  concept. Les Pixies, par exemple. On dit Pixies et pas The Pixies. Maintenant, il n’est pas exclu qu’un jour, on y remette le ‘The’. » Chez ce type de groupe, l’attitude revêt quand même une certaine importance. On a parfois l’impression qu’ils aiment entretenir un sens du mystère, voire de l’ambigüité « On n’aime pas trop que les gens connaissent constamment notre emploi du temps. Nous voulons préserver notre vie privée. Ce qui importe, c’est le live. On s’est rendu compte que dans le public, il y a des gens qui se posent des questions et qui n’auront jamais la réponse… Et plus ils s’en posent, plus ils accentuent ce mystère. En fait, nous voulons maintenir une certaine distance avec eux. » Peut-être par jeu… Sur les photos, on voit souvent les musiciens vêtus de vêtements sombres. Russ tire sur le col de sa chemise : « Regarde ! Nous aimons la couleur. Nous nous améliorons. En fait, les teintes sombres, nous les adoptions surtout, lorsque nous étions étudiants. Aujourd’hui, nous commençons à nous vêtir différemment. A porter des chemises. A mieux se fringuer. D’ailleurs nous aimons bien les vêtements chics. Surtout sur scène… »

La voix de Tom Smith campe un baryton profond, sensuel. A tel point qu’un journaliste britannique a un jour écrit que sur scène, il pourrait déclencher une ovulation spontanée chez les filles. (NDR : à ce moment précis, Elvis Perkins et son équipe, attablés à quelques mètres, éclatent de rire). Tom essaie de garder son sérieux. « Ce qui est dingue avec lui, c’est qu’il est capable de stimuler l’orgasme de beaucoup de femmes en même temps. Lors de certaines chansons explicites de notre set, on reste très attentif, pour voir si les filles rougissent… » Les lyrics sont également criblés de métaphores. Mais est-ce pour les rendre plus cryptiques ou simplement pour permettre au public d’y épancher ses propres émotions ? « Ce que tu dis est vrai. Les gens pourraient donner leur propre signification (NDR : c’est à la mode !) aux chansons. Une manière de mieux faire vibrer leur corde sensible. Rien que le titre des chansons est susceptible de les interpeler. Ils se projettent une image dans leur esprit. Il existe des petites phrases qui peuvent déclencher une représentation dans leur inconscient, alors que les paroles n’ont rien à voir avec l’élément déclencheur. Il est important pour un groupe ou un artiste de trouver une accroche. » ‘Well worn hand’ est certainement la chanson la plus dramatique du répertoire des Editors. En fin de parcours, on a même l’impression que Tom est au bord des larmes. « Ce qui a permis de la rendre dramatique, c’est la façon dont elle a été enregistrée. En une seule prise. La tension était à son paroxysme. Et le résultat est parfait. D’un point de vue instrumental, on s’est mis la pression. Histoire de communiquer une plus grande intensité émotionnelle à l’interprétation. Maintenant, je ne crois pas que Tom était au bord des larmes ; mais si c’était le cas, on ne pourrait que s’incliner. » A une certaine époque, on taxé leur style de ‘Dark disco’ (disco sombre). « En fait, cette déclaration sort du contexte d’une interview, au cours de laquelle nous avions répondu en ces termes sous forme de boutade. Elle traduit une volonté de se soucier de la recherche musicale, une démarche qui nous hante. Il ne fallait pas prendre cette réponse à la lettre… »

Entre le premier album (‘The back room’) et le second (‘An End Has a Start’), le groupe a changé de producteur. Jim Abbiss a cédé le relais à Jacknife Lee. Y avait-il une différence majeure dans la manière de travailler entre ces deux personnages ? « Nous les apprécions tous les deux pour le boulot qu’ils ont accompli. Jim a bossé sur le premier. Nous étions quatre. Un groupe enfermé dans une pièce. Point à la ligne. Et on n’a rien ajouté. Pour le deuxième, nous voulions qu’il soit plus ouvert et bénéficie d’arrangements plus soignés et d’un son plus puissant. Mais on ne sait pas si dans le futur on continuera à travailler avec lui ou quelqu’un d’autre… » Restait une question plus sournoise. A poser en fin de parcours. Et vu le succès qui commence à prendre des proportions conséquentes. A savoir si Editors ne craignaient pas de devenir un nouveau Coldplay. « S’il te plaît ne nous compare pas à Coldplay. Il y a également un piano sur scène, et notre chanteur a aussi les cheveux bouclés. Mais j’imagine mal, un jour, que cette formation puisse écrire une chanson impliquant le mot ‘Smokers’… » Pas trop bien compris. Il doit y avoir un jeu de mot fumeux là-derrière…

Merci à Vincent Devos.

 

Editors

An End has a Start

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Déguster quelques pissenlits par la racine, six pieds sous terre : personne n’ignore la destination finale, le dernier souffle. Surtout pas les Editors. Sur « An End has a Start »,  successeur de l’initial « The Back Room », les Anglais se focalisent sur ce fil, fragile et éphémère, qui relie la vie à la mort. Thème formidable de noirceur, idéal pour une formation qui perpétue un recyclage du sombre héritage de Joy Division. Aussi, au jeu du « qui-chante-le-mieux-comme-Ian-Curtis », Tom Smith, la voix des Editors, rejoint-il les tessitures caverneuses de Matt Berninger (The National) et de Paul Banks (Interpol). Mais à la grande différence de ceux-là, Smith reprend à son compte une tradition nationale, des référents majeurs du rock anglais.

Tels des jeunes guerriers sur la tombe de leur ancêtre, les quatre de Birmingham empruntent donc les grandes méthodes sibériennes de la cold wave. L’originalité étant certainement le cadet de leurs soucis, les Editors signent un album hyper référencé. Mais grouillant de tubes criants : « Smokers outside the hospital doors » ou « The racing rats », notamment. Ici (« When anger shows ») et là (« Push your head towards the air »), l’emphase s’apparente au meilleur ennemi du groupe. Car, lorsque les Editors parviennent à canaliser le lyrisme exacerbé de leur chanteur, ils finissent toujours par imposer leurs hymnes hantés. Mais il faut bien le concéder : des fois, la voix de baryton de Tom Smith mériterait bien quelques coups de bâtons !

Editors

The back room

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L’Angleterre a déniché un jeune groupe talentueux et prometteur capable de rivaliser avec les Américains de The Killers et d’Interpol : The Editors. Rythmé et entraînant, le single « Munich » a opéré une fougueuse entrée dans les ‘charts’ de l’Albion. Dès la première écoute, on ressent une inspiration new ave aux tons explosifs, manifestement sous l’influence de Joy Division. « The back room » constitue le premier opus de ce quatuor. Etrangement semblable à celle du chanteur d’Interpol, la voix intrigue. On craint même l’imitation. Ce qui n’est absolument pas le cas. Car ce groupe a trouvé son créneau en jouant une pop qui nous transporte dans un univers à la fois sombre et romantique. Une chose et sûre, cet opus devrait plaire aux fans des eighties. Et des morceaux comme « Blood », « Lights », « Fingers in the factories » et bien sûr le single en sont la plus parfaite démonstration.