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Francoiz Breut

Françoiz Breut prise sur le vif !

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Vingt-sept ans de carrière, branchée sur un circuit alternatif, Françoiz Breut (Française et Bruxelloise d’adoption) s'évertue à faire sortir la chanson de ses gonds. Sur des airs pop et décomplexés, l’artiste fonctionne à l'instinct, se déplaçant au gré des images et des rencontres musicales qui décorent un cabinet de curiosité à l’imaginaire imprévisible où les chansons répondent constamment à l'appel du cœur. 

Tout droit sortie du « Flux-Flou de la Foule », paru en février 2021, paysages urbains aux âmes courbes, Françoiz replonge ses mains dans le terreau foisonnant de l’infiniment petit, infiniment concret. « Vif ! » est une volte-face d’une artiste qui, après avoir exploré la ville, observe le besoin de crever l’asphalte et d'y clamer une ode aux vers. Le mot d'ordre du prochain album : organique.

Marqué par la ligne claire des compositions et arrangements de Marc Mélia (claviers), François Schulz (basse-guitare) et Roméo Poirier (batterie), « Vif ! » constitue l'extension naturelle de l'énergie artistique de l'elpee précédent.

« Vif ! » est une symphonie spontanée en réponse à l’énergie de la ville et au détachement instinctif du ‘maintenant, tout de suite’ que cette dernière peut générer en nous. Françoiz vous invite au cœur d'une fresque sensorielle qui évoque une nature mystérieuse qui se cache jusque dans nos cellules. Chaque morceau de ce disque nous guide à travers une métamorphose où l'âme humaine se libère de ses attaches pour se fondre dans la beauté rugueuse des géants feuillus.

« Ode aux vers », extrait du nouvel album est disponible sous forme de clip

 

 

Ani DiFranco

Which Side are You on?

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Ani DiFranco a aujourd’hui plus de 40 ans (NDR : elle est née le 23 septembre 1970 !) La féministe américano-italienne n’a pourtant plus rien à prouver ; mais elle revient régulièrement sur le devant de la scène afin de dispenser ses brûlots politiquement engagés, dans un style folk très caractéristique. Depuis 1990, elle a publié, chaque année un nouvel elpee. Mais « Which Side are You on? » fait suite à “Red Letter Year”, gravé en 2008. Et toujours sur son propre label, Righteous Babe.

Pas de grands bouleversements à observer sur sa nouvelle œuvre. Comme d’habitude, les textes sont d’une importance primordiale (NDR : c’est probablement la raison pour laquelle cette artiste ne jouit que d’un succès limité de ce côté de l’Atlantique). Le jeu de guitare est dépouillé et sa voix puissante. Le combat mené par Ani semble, en outre, semble tomber à point nommé, aux Etats-Unis. Il colle ainsi parfaitement au mouvement créé par les ‘Indignés’ qui luttent contre les dérives de la Finance et la toute puissance de Wall Street.

Ainsi, ballade folk qui ouvre l’elpee, « Life Boat » nous raconte l’histoire d’une femme qui se bat pour survivre, à la Nouvelle-Orléans. Un combat qu’elle mène au jour le jour. Mais le sommet de l’album est atteint lors de la reprise du « Which Side Are You On », un classique de Pete Seeger (‘Are you part of the solution or are you part of the con?’), auquel le pionnier participe d’ailleurs aux chœurs. Quoique puisant ses influences dans le folk, le jazz et même la soul, cette œuvre s’adresse principalement au peuple yankee. A cause des lyrics, bien sûr. Et pourtant Mrs DiFranco possède suffisamment de talent pour faire son trou, sur le Vieux Continent…

 

Franco

Classic Titles

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Franco est sans aucun doute un des artistes congolais les plus notoires, chez nous. Le guitariste/chanteur affiche plus de quarante ans de carrière au compteur. Et elle est résumée sur ces deux copieux disques qui retracent les premiers pas du ‘Tout Puissant Ok Jazz’ dans la première moitié des années cinquante, en passant par les diverses incarnations de la formation jusque dans les années quatre-vingt, où Franco a succombé au SIDA. L’auditeur rencontre ici le prototype (et l’origine) de la rumba congolaise. Ce style particulier propre à l’ex Zaïre mélange les sons cubains (chant, percussions) à des lignes de basses et de guitares virevoltantes ; le tout traversé discrètement par quelques cuivres. Les chansons s’étirent souvent au-delà des six minutes et content des histoires qui seront mieux appréciées si vous pratiquez le lingala. A ce titre, la chanson « Nabala ata mbwa » constitue est un bon résumé musical du contenu de ce disque : un chant très latino américain et des solos de guitares impressionnants. C’est d’ailleurs cette guitare, soutenue par la basse et les percussions en arrière-plan qui entretiennent le groove tout au long des huit minutes de cette plage. Au fil du temps, Franco va faire de son orchestre un véritable empire financier. Ce qui lui permettra d’entretenir jusqu’à cinquante personnes, toute l’année. Pour arriver à ce résultat, tous les coups sont permis et notre homme ne se privera d’aller débaucher les meilleurs musiciens chez ses concurrents directs… Musicalement, les années cinquante et soixante sont les plus intéressantes, surtout pour ces magnifiques parties de guitares très aigües et légèrement triturées qui ponctuent presque chaque titre. Cette compilation constitue un point d’entrée idéal dans la riche discographie de Franco, d’autant que les notes de pochette sont très instructives.

 

Francoiz Breut

Une saison volée

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5 ans se sont écoulés déjà depuis la sortie de « Vingt à trente mille jours », précédent opus de la charmante Françoiz Breut. C’est dire si ce disque ainsi que son prédécesseur se sont tranquillement installés dans les c(h)oeurs. C’est donc peu dire également de l’excitation entourant cette « Saison volée ». Rassurons d’emblée les fans et les autres, cet album reste dans la lignée du travail de la Nantaise : autrement dit de la bombe bébé. Autant le début de carrière de la chanteuse se plaçait sous le signe de la connivence et de l’exclusivité artistique, autant aujourd’hui, on frise l’orgie. Autour d’un trio plus ou moins fixe de musiciens, pas moins d’une dizaine d’artistes d’horizons divers collaborent aujourd’hui avec Breut. Tous se sont donnés ‘rendez-vous’ pour cet heureux événement que représente un nouvel album, et nous allons le voir, le bébé se porte plutôt bien, merci pour lui. Dès l’intro, le sentiment d’être sur le point d’entendre un très bon disque pointe le bout de son nez. Impression d’emblée confirmée par le très rock « La certitude » sorti tout droit du très bon Jérôme Minière (3 albums, tous recommandables, 2 chez le défunt label Lithium et La Tribu). Même si la patte de Minière imprime profondément ce titre, Breut griffe l’univers du français exilé depuis belle lurette au Québec. Se distingue également sur ce titre, le backing band de Françoiz, s’inscrivant en une trinité cohérente et fraternelle : Luc Rambo aux claviers (vu chez Dominique A), Boris Gronemberger (vu chez les belges de Raymondo et de Grandpiano) et enfin Sacha Toorop (vu chez Zop Hop Hop). Cette mise en bouche terminée, le premier duo en anglais commence. Acoquinée de Joey Burns, Breut trouve dans ‘le joyeux trublion’ de Calexico un duettiste tout en nuance et harmonie. Composé par un des frères Düne (du groupe Herman Düne), « Over all » annonce la couleur : album quadrilingue (français, anglais, espagnol et italien), « Une saison volée » est placé sous le signe de la diversité culturelle et d’une certaine manière, du déracinement. A peine le temps de traverser l’Atlantique que la calanque marseillaise nous frappe de sa chaleur migraineuse et éclatante. Dans la pure lignée des rythmes ‘breutiens’, « Le ravin » et sa thématique amoureuse nous ramènent à la dure réalité de certaines relations humaines. Signé par Deziel, groupe de là-bas dit, « Le ravin » sonne, en moins de trois minutes, le retour de la Françoiz que l’on connaît déjà. S’ensuit une autre franche réussite, issue de la plume de Frederico Pellegrini (Little Rabbits) ou le duo féminin de l’année. Dédoublée par Sandrine Collard (une des voix de la radio belge), Breut livre une étonnante ode maniaco-schizo-désabusée à l’amour. Et 10 secondes de bonheur : les Gilles de Binche à la maison. En route pour la joyeuse Italie made by Fabio Viscogliosi (Married Monk), le beau temps avant la pluie du « Km 83 » de Dominique A. Un goût unique du voyage. Interlude : Françoiz fredonne seule dans la rue. Et c’est reparti pour un tour. Minière remet le couvert. Philippe Poirier abandonne Dani et Rodolphe Burger (Kat Onoma) et emmène Françoiz dans « La boîte de nuit », l’anti « Twenty-two bar ». Anglaise puis espagnole, le jour se lève et ces vieux briscards de Frank et Jean (vus chez le suicidé Mike Brant) surprennent Françoiz au saut du lit. Mais l’incontournable Dominique veille et aura quand même le dernier mot.

Ani DiFranco

Educated Guess

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15ème album (sans compter les 3 ‘live’) en un peu de moins de 15 ans ! Belle moyenne pour cette artiste américaine qui a réussi à se constituer un bon noyau de fans en Europe et aux USA par l’intermédiaire de sa propre structure discographique. Rien que pour ça Ani diFranco mérite tout le respect du monde. Et puis aussi et surtout à cause de son authenticité et de son intégrité, en cette putassière période musicale qui sent le plastic. Mais parlons d’Educated Guess. Une guitare folk omniprésente, quelques notes de clavier et un traitement singulier des chœurs constituent le menu musical diététique de cette œuvre. Les textes se taillent la part du lion, et nul doute qu’il faut bien maîtriser le langage yankee pour apprécier pleinement les propos de cette féministe militante. Réservée aux fans de la belle, cette collection de chansons intimistes me semble un point d’entrée difficile dans son univers. En effet, l’accompagnement minimaliste (des mélodies très déliées) et le chant quasi parlé d’Ani risquent de décourager le plus motivé des auditeurs non anglophone au bout du cinquième morceau, tant l’uniformité musicale de l’ensemble est grande.

Ani DiFranco

Little plastic castle

Guitariste/compositrice/chanteuse folk punk dans le sens le plus alternatif du terme, Ani DiFranco sort des albums à une cadence infernale. Si nos renseignements sont exacts, ce " Little plastic castle " doit être au moins son dixième. En huit années, ce n’est quand même pas de la tarte ! Ce dernier opus, constitue, en outre, son œuvre la plus accessible, commise à ce jour. Les cuivres y font une apparition remarquée. Notamment sur le titre maître, " Deep fish " ainsi que " Pulse ", ce dernier fragment bénéficiant même du concours de Jon Hassell à la trompette. Mais le changement le plus caractéristique procède de la plus grande mélodicité de ses chansons que nous pourrions qualifier de pop, nonobstant des lyrics toujours aussi féroces, féministes dans le sens le plus libéré du terme, qu’elle chante d’une voix très vibrante, dont le timbre navigue quelque part entre celui de Tracey Chapman et de Suzanne Vega…
 

 

 

 

Ani DiFranco

Living in clip

Les enregistrements de ce double compact disc ont été réalisés au cours de la dernière tournée d'Ani aux States, entre septembre 95 et novembre 96. Un périple pour lequel elle s'était entourée d'un drummer/percussionniste, Andy Stochansky, et puis avait surtout bénéficié du concours de la prestigieuse bassiste Sarah Lee. Ex-League of Gentlemen, ex-Gang of Four, nous nous demandions même ce qu'elle était devenue. Ani DiFranco se réserve bien sûr la guitare acoustique. Et en dispensant des accords nerveux, mais harmonieux, elle interprète, d'une voix très expressive qu'elle entrecoupe de petits éclats de rire malicieux, des chansons à la fois féroces et amusantes, notamment sur la condition féminine. Dans le style, on l'a même surnommée Sinead O' Chapman Vega. Encore, qu'elle fasse preuve de trop d'humour pour être comparée à O' Connor, respire une joie de vivre que ne partage pas Tracey et n'a pas le souci des arrangements pointillistes de Suzanne. Agit folk!