L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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Joseph Chedid

Joseph Chedid et ses amis…

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Joseph a créé son propre label ‘Maison Rock’ du nom de son premier album et fait ainsi un pas de plus vers l’autonomie et la créativité, deux piliers emblématiques de cet artiste à l’imagination débordante et à la vitalité contagieuse, en studio comme en live.

La première sortie du label fraîchement créé est tout naturellement son prochain opus au titre évocateur « Hey Friend ! », dont le premier single éponyme, fruit de sa rencontre avec l’artiste brésilien Camilo Solano, célèbre la fraternité au-delà des frontières. Et il est disponible ici

Sur ce nouvel LP aux accents pop, rock et électroniques, Joseph poursuit son voyage artistique dans un désir de répandre de la joie, des émotions, et de la bienveillance autour de lui.

« Hey Friend ! » est paru ce 16 janvier 2025.

Sur son quatrième single issu de cet opus, « Pourquoi », Joseph partage un autre duo percutant aux côtés de la chanteuse Brö. Ce morceau hybride fusionne des influences rock avec des sonorités hip-hop et R&B, créant un cocktail musical explosif. Et il est en écoute

 

Jose & the Wastemen

Du Rock avec beaucoup de Roll pour Jose & the Wastemen…

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Jose, pilier de la scène indé française (dixit Rolling Stone), ne lâche pas le morceau. Vous l’avez peut-être déjà vu ou entendu auprès de The Firecrackers, Bleu Tonnerre ou dans ses featurings avec Lafayette, Nadj, et quelques autres.

Revenu en formule trio post-covid en compagnie de ses deux comparses Quentin (batteur, également dans Gwizdek, Arabella, et Fav) et Mathias (basse Hyde Park Corner, Hot Chibers, Stone Shelter...), il a toujours l’envie de porter haut l’étendard d’un Rock avec beaucoup de Roll.

Après plusieurs Ep, un double album et une flopée de singles, le groupe a dévoilé fin septembre 2023 un Ep (“Monkey on my back”) on ne peut plus brut. Enregistré live, il est précédé en mai d’un single rentre-dedans-ta-face, « Am I Mad ? »

On retrouve dans toutes les nouvelles compositions et enregistrements l’authenticité des prestations scéniques qui a fait son succès et assis sa légitimité : franche, directe, minimaliste, mais ô combien efficace. Plug and play, pas d’ampli en side, pas de compromis. Dans une époque où le monde musical devient trop poli, trop lisse, Jose and the Wastemen retrouvent la fougue originelle et le son ‘plus bio tu meurs’, dans des prestations scéniques authentiques, toujours différentes et pleines de surprises rafraîchissantes.

Alors rock, mais surtout, roll…

Le clip de « Monkey on my back » est disponible

 

Joseph Shabason

The Fellowship

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Ce compositeur et multi-instrumentiste canadien est surtout connu pour avoir posé ses lignes de saxophone au sein de groupes d’envergure tels que War on Drugs ou Destroyer. Joseph Shabason s’est cependant lancé dans une carrière solo, en 2020. « The Fellowship » constitue déjà son 3ème opus.

Partagé en huit morceaux, cet album est plutôt difficile d’accès. A la limite, il est même inaccessible. Pour l’apprécier, il faut être réceptif à ce type de jazz-electronica expérimental. En tirant parti essentiellement de claviers, Joseph Shabason exécute une musique contemplative. Aucune place n’est laissée aux mélodies. Et lorsqu’on pense être parvenu à repérer un fil conducteur, l’artiste prend plaisir à injecter des bruitages ou des sonorités instrumentales parasitaires, à l’instar de « 13-15 » …

Difficile dans ces conditions de réellement s’accrocher à « The Fellowship ». Hormis la plage finale (« So Long ») qui, nonobstant son tempo lent, se distingue par sa rythmique et d’élégantes notes de saxophone jazzyfiantes, il faut bien avouer que l’écoute de cet elpee est loin d’être une partie de plaisir…

Will Joseph Cook

Les choses simples de Will Joseph Cook

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C’est ce vendredi 10 juin que paraît le nouvel elpee de Will Joseph Cook. Il s’intitule « Every Single Thing ». En attendant, il nous propose un titre qui en est extrait, « BOP », sous forme de clip, et il est disponible .  

‘Le titre a été inspiré par les vidéos disco des années 1980, ces sessions de studio presque gênantes où des producteurs réservés ou des gens de l'industrie musicale surveillent la performance du musicien’, explique Will à propos de la vidéo.

Will a écrit les compos de cet opus en compagnie de son ami Eric Radloff (alias Okudaxij) et l'auteur-producteur Matt Parad, au début de 2021. ‘Au début, nous travaillions à distance sur une connexion internet de campagne douloureusement lente’, se souvient-il. ‘Nous nous envoyions des stems et des idées et les premiers morceaux se sont assemblés comme ça. Ensuite, il fallait juste trouver un moyen de se rencontrer quelque part.

Cet endroit a fini par être le Mexique. 'J'ai trouvé un Airbnb pour deux semaines et nous avons fait toute la pré-production là-bas. Dans nos valises, nous avions un mini-studio que nous avons installé dans un immeuble d'habitation. On a réduit à 10 pistes et on est parti de là pour Los Angeles. En gros, il fallait rester au Mexique pendant deux semaines, puis on était autorisé à entrer aux États-Unis…

Agé de 24 ans, Will Joseph Cook s'inspire aussi bien de Phoenix, Vampire Weekend et Darwin Deez que de Benny Sings, Eels et Neil Young.

 

Josephine Foster

No Harm Done

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Si c’est le Colorado qui l’a vu naître, Joséphine Foster est aujourd’hui établie à Nashville. Et non seulement ce berceau de la musique country se prête particulièrement bien à sa musique, mais il l’inspire. Et après plus de vingt années de carrière et plus d’une dizaine d’albums au compteur, la songwritrice semble toujours aussi motivée à plonger dans l’âme américaine et à mettre en valeur le terroir musical du Sud des Etats-Unis.

Soutenue par Matthew Schneider, Josephine Foster propose huit excellents morceaux qui puisent essentiellement leurs racines dans le blues et le folk. On s’imagine écouter cette musique sur le porche d’une maison face aux bayous de la Louisiane. En s’accompagnant simplement au piano ou armée d’une guitare et parfois d’un banjo voire d’une pedal steel, l’Américaine à la voix fluette dessine de belles ballades qui se dévoilent au fil des écoutes.

« No Harm Done » donne envie de parcourir les Etats du Sud du pays de l’Oncle Sam afin d’assister aux concerts de bluegrass dans de vieux troquets, tout en savourant un excellent poulet cajun…

Joseph Arthur

Les desseins artistiques de Joseph Arhtur...

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Singer/songwriter découvert au milieu des années 90 par Peter Gabriel, Joseph Arthur était de passage dans la capitale pour un concert dominical. Depuis son premier album (« Big City Secrets » -1997), l'artiste vit en autarcie artistique, isolé dans un univers décoratif où la peinture et la musique dépeignent son univers : indépendant et introspectif. Un monde à part, à des circonvolutions lumières des pratiques traditionnelles de l'industrie musicale.

Vêtu d'un costume bleu ciel, un peu cheap mais plutôt classe, l'homme demeure seul sur scène, le regard caché par une frange capillaire rebelle. Dès les premiers accords, Joseph Arthur prend le spectateur par la main, guide son auditeur dans les tréfonds de son cerveau et l'invite à entrer en communion avec cette étrange expérience sensorielle. Nous sommes donc en sa compagnie pour Dieu sait quelle raison (« Our Shadows Will Remain », son dernier disque est sorti en 2004) mais cette visite semble ravir l'audience du bonhomme. Et puis, ce garçon possède une aura intrigante. Comme ses toiles, placées dans son dos, qui représentent des figures humaines déshumanisées dans un style déstructuré proche de celui de Miro. Joseph le musicien et Arthur le peintre sont donc les deux entités de l'homme qui nous fait face. L'entame du set laisse entrevoir la mélancolie de « She Paints Me Gold », avant de repasser du côté obscur de la pop par l'entremise de « Can't Exist » et de poursuivre au son de « Speed of Light ». En trois titres, Joseph Arthur revisite ses trois derniers enregistrements. Au fil des compositions, l'œuvre Arthurienne se dessine. Au sol, fusains, pinceaux, bombes de couleurs et autres peintures aident l'artiste dans son dessein artistique. Le concert prend une tournure globale, adopte les traits d'une œuvre complexe où Joseph Arthur est l'artiste, le point de liaison de formes artistiques éparses. La première partie du concert s'achève sur « In The Sun », belle et longue complainte dramatique logée sur « Come to Where I'm From » (2000).

Son retour sur scène marque l'avènement de son dernier album et teinte sa prestation d'une jovialité bienvenue. Derrière lui, la toile se complète au gré de ses envies, de ses extravagances, de ses chansons. Le concert s'étale, inégal mais prenant comme sur « There Is A Light That Never Goes Out », reprise improbable des Smiths. Les dernières enlevées de « Good About Me » diffusent dans l'air un parfum d'incompréhension. Et parfois, cependant, c'est bon de ne pas comprendre…

 

Joseph Veloz

Offerings

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Joseph Veloz n'est ni leader, ni chanteur. Mais bassiste. Depuis plus de 20 ans, il a parcouru les Etats-Unis et l'Europe, pour soutenir des stars aussi diverses que Lucky Peterson, Matt ‘Guitar’ Murphy, Mississippi Heat ou Joanne Shaw Taylor. Il a ainsi pu se frotter à de nombreux styles, comme le blues, rock, swing, reggae et r&b. Il a enfin eu l’opportunité d’enregistrer son propre album. Et, bien évidemment, lors des sessions, qui se sont déroulées près de chez lui, dans le Michigan, il a reçu le concours de nombreux amis musiciens. L’elpee recèle 8 plages originales, dont certaines ont été coécrites en compagnie de collaborateurs, et trois reprises. 

Ces offrandes démarrent par "Just jammin'". Funky, il s’agit bien d’une un jam instrumentale, au cours de laquelle la basse de Joseph est bien mise en exergue. Mais ce r&b atmosphérique fait la part belle à la guitare de Shawn Kellemerman (NDR : ce Canadien milite au sein de Godboogie) et l’orgue de Jim Alfredson (NDR : membre du backing group de Janiva Magness, c’est un spécialiste du Hammond. Signé Eddie Kirkland (NDR : the Gypsy of the Blues a longtemps accompagné John Lee Hooker, à la gratte), "Good good day" est un blues à la fois rythmé et bien amplifié. Biscuit Miller (NDR : Blues Award winner de la Blues Foundation en 2017) se consacre au micro, épaulé par le ‘Chœur des Offrandes’, l'orgue Hammond et la basse de Veloz. Nouvelle plage instrumentale, "Mules for Biles" (NDR : jeu de mots pour "Blues for Miles") rend hommage au trompettiste de jazz américain, Freddie Hubbard. Excellente, cette plage est entretenue par l'orgue Hammond et la guitare d'Eric Goebel (NDR : ami proche de Veloz, il est issu de Detroit, dans le Michigan). Lucky Peterson se réserve les vocaux tout au long du r&b nerveux et cuivré "Jukin' & Shakin'", un piste au cours de laquelle les cordes de Kellerman entrent une nouvelle fois en effervescence. Superbe ! Jolie ballade atmosphérique, "He loves me" véhicule des accents jazz. A cause de la ligne de basse tracée par Joseph, des interventions au piano électrique dispensées par Jim David (NDR : encore un musicien issu de Detroit), et des accords limpides dispensés par la gratte. Greg Nagy (NDR : et à nouveau un musico originaire de la Motor City) chante d’une voix soul "I like me better when I'm with you", une composition coécrite en compagnie de Veloz. Un coup de cœur ? "Jolene", une cover de Dolly Parton. Impeccablement interprétée par Jennifer Westwood, une charmante chanteuse americana (de… Detroit), cette roots song est colorée par la slide de Dylan Dunbar. Le long playing s’achève par "Kiss", un funk/r&b signé Prince, que chante d’une manière convaincante Joey Spina (… un concitoyen). Jim Alfredson siège derrière son orgue. Kellerman affiche toute sa vivacité sur les cordes. Et Joseph joue de sa basse en slappin’…

 

Loïc Joseph

Parades

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Aucune « Parades » n’est possible à nos oreilles, pour lutter contre l’instantanéité et l’originalité des compos de ce nouvel Ep publié par l’artiste bruxellois Loïc Joseph ! D’autant plus que sa voix si particulière colle parfaitement aux morceaux. Loïc Joseph et son acolyte (NDR : Kway un musicien mystérieux qui se charge de la guitare et de la programmation) nous y réservent un folk alternatif, aux teintes quasi pop, illuminées par deux voix profondes et graves, réminiscentes de Bill Callahan, qui se complètent à merveille. Les six pistes de « Parades » sont particulièrement réussies. Depuis l’euphorisant « All the Things » au plus bluesy « Manilla Corazon », en passant par pas cette réjouissante immédiateté (« Taste for Pain »), qui n’est pas toujours nécessairement le point fort du genre…

 

Joseph d’Anvers

Les Matins Blancs

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Paru ce 9 février, ce long playing a été précédé par la sortie du single « Matin ». Le nouvel opus de Joseph d'Anvers est hanté par Bashung et Daniel Darc. Par Dominique A, également ; mais lui, il est encore vivant. Jouant habilement avec les codes actuels, sa musique oscille entre chanson française, rock et pop hexagonale.

Si Joseph d'Anvers,a pu sortir cet album, c’est notamment grâce à la mobilisation de ses fans sur les réseaux sociaux et la plateforme de financement participatif  'Kisskissbankbank', où la somme nécessaire a été récoltée en moins de 24h. Décomplexé, s'entourant des meilleurs collaborateurs, Joseph d'Anvers passe un nouveau cap en gravant « Les Matins Blancs». Autoproduit, ce disque est plus personnel que les précédents, comme une promesse de lendemain qui chante.

Joseph n'est ni anversois, ni flamand, ni belge. Il est français. Et n’est pas né de la dernière pluie. Il a simplement décidé de prendre un nouveau départ en signant chez At(h)ome. Il avait déjà publié trois elpees sur le label Atmosphériques et un pour l’écurie de Pantin. Et puis, auparavant, il a également sévi sur la scène indépendante, en compagnie de son ex-groupe Polagirl et Super 8, une période au cours de laquelle, il puisait ses influences chez Reed et Nick Cave & The Bad Seeds. Enfin, à ses heures perdues, il est écrivain et cinéaste.

Pour ce nouvel essai, Dominique A lui a écrit le texte de « Tremble », Miossec celui de « La nuit je t'aime quand même » et Lexcop, de « Marie ». Le reste est de la plume de Joseph. Des chansons poétiques au cours desquelles il raconte, un peu comme dans un clip vidéo, une histoire qu’il a vécue. Après une nuit blanche, il faut écouter ce petit rayon de soleil dans le paysage musical de l'Hexagone.

Des violons accrocheurs et mélancoliques ouvrent « Petite », une compo qui évoque la jeunesse qui part trop vite. « Surexposé » raconte l'histoire d'une dame coquine qui propose de vous aventurer sur des terrains interdits. Plage magnifique au refrain travaillé et immédiat, « Avant Les Adieux » est sculptée dans une pop à la fois lumineuse et dépouillée.

Contagieux, « Mon Ange » nous replonge dans les années 80. Joseph parle d'un amour triste, peut-être perdu, sur « La Vie A Présent », une piste tramée par des accords vaporeux de gratte acoustique. Les mélodies de « Sally » et « Marie » lorgnent plutôt vers Gaëtan Roussel. « Les Amours Clandestines » nous narre l'histoire de deux amants blottis à l'arrière d'un taxi…

La présence de cordes accentue le feeling mélancolique de « Chaque Nuit En Son Temps » et « Histoire de Johnny S ». Un duo violoncelle/trompette balaie « Les Jours Incandescents ». Et « Regarde Les Homme Tomber » achève ce superbe long playing, un titre au cours duquel la voix est soutenue par des accords de piano réconfortants.

Joseph d'Anvers accomplira une tournée, à travers toute la France, périple qui commence par  le Café de la Dance, ce 10 mars 2015.

 

Josephine Foster

I’m a Dreamer

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Dès les premières notes de « Sugarpie I’m not the Same », morceau qui ouvre l’opus, le mélomane est transporté au sein d’un troquet des années 30 : une contrebasse, un piano aux sonorités ‘cabaret’ et la voix vintage de Josephine Foster. De quoi être plongé dans le climat enfumé d’un club de Jazz d’avant-guerre (NDR : elle reprend d’ailleurs « Cabin in the Sky », un morceau issu d’une comédie musicale datant de 1940). Mais, bonne nouvelle, Josephine Foster, Américaine ultra-douée, est loin d’être une novice et ne se limite pas à un simple exercice de style : elle impulse à ses chansons un indéniable sens du swing et un véritable talent pour trousser des mélodies imparables (« No One is Calling Your Name »)… Le tout en y ajoutant une touche de country à laide d’une pedal-steel, d’un harmonica ou encore d’un violoncelle. L’album n’a pas été enregistré à Nashville pour rien…

« I’m a Dreamer » n’est pas le coup d’essai de Josephine Foster, mais il pourrait lui valoir la reconnaissance tant il semble dans l’air de ce temps… vintage. Un disque diablement plaisant en tout cas !

 

Loïc Joseph

Hellos and Goodbyes

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« Hellos and Goodbyes » constitue le premier album de cet artiste belge (un de plus). Il est seul (ou presque) et s’accompagne à la guitare. Il a mis en boîte, sur cet elpee, ses neuf premières chansons, qui oscillent entre indie, folk et pop ; et le tout est légèrement saupoudré de petites notes ou sonorités jazzy.

C’est pas le genre de disque susceptible de réveiller les foules ou de vous inciter, d’un coup de baguette magique, à décoller de votre fauteuil, non ! Au contraire… On aurait même plutôt tendance à somnoler en écoutant ces compos construites autour de quelques accords de gratte. Ah oui, il y a quand même un soupçon de drums sur « What is loosy » et quelques très discrètes percus sur « Eating up a Frog », l’avant-dernière plage. Enfin, il me semble percevoir de succincts accents rythmiques sur « Dead Song » qui clôture le disque, mais difficile d’identifier l’instrument (si c’en est un…) Le reste s’avère plutôt ennuyeux et on glisse très rapidement vers la piste suivante, car on a l’impression qu’il ne se passe rien.

C’est pas vraiment mauvais, mais ce n’est franchement pas bon non plus. Pas de goût, pas d’épices, rien ne relève le plat et n’enchante mes papilles auditives (ça existe ?)

De « Hellos », on passe rapidement aux « Goodbyes ». Ben alors, salut Loïc. Désolé, ta musique ne me botte pas du tout…

 

Anthony Joseph

Rubber Orchestra

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Difficile de ne pas sentir des fourmis vous démanger les jambes, à l’écoute de « Rubber Orchestra », le nouvel et 3ème album du très doué Anthony Joseph. Pour la circonstance, il est de nouveau flanqué de son Spasm Band (double référence aux orchestres de rue chers à Louis Armstrong et aux spasmes dus aux incantations des chants des Baptistes), le poète et écrivain anglais (originaire de Trinidad) dévoile une série de 10 titres au groove et à la foi imparable. Une version moderne et cérébrale de Marvin Gaye ou des génériques endiablés de « Shaft ». Un sacré mélange de funk 70’s (« Speak the Name »), de jazz (« Bullet in the Rocks ») et de musiques africaines chères à Fela Kuti (« Damballah »). Anthony déclame des textes, souvent en spoken-word, d’une rare intelligence sur de longs instrumentaux que l’on croirait joués ‘live’ (« Cobra »), des plages parcourues de guitares funkysantes (« Tanty Linn »), de saxo furieux (« Cobra » encore), de percussions caribéennes (« Griot »), de chœurs féminins (« Money Satan ») ou d’accès de basse caoutchouteux (tout le temps…) Vu sa ferveur proche d’un prêcheur religieux et son immense talent, Anthony Joseph devrait parvenir à convertir de nombreux fidèles ! 

 

Josephine Foster

Anda Jaleo

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Joséphine Foster se glisse le temps de cet album dans l'âme andalouse, sous les traits du fantôme de Antonia Mercé y Luque (dite La Argentinita). Célèbre danseuse et chorégraphe espagnole, morte prématurément en 1936 à l'âge de quarante-six ans, elle avait enregistré cinq années auparavant un recueil de chansons populaires espagnoles en compagnie de l’artiste protéiforme Federico García Lorca. Reflet du patrimoine folk(lorique) et hispanique, « Anda Jaleo » s'attache à réactualiser la beauté intrinsèque de l'histoire chantée. Sérieux et appliqué, The Victor Herrero Band soutient la voix troublante de sensualité de cette artiste atypique en reflétant au mieux les ombres et lumières de cette musique d'ailleurs et d'une autre époque. Castagnettes, harpe et guitares portugaises, airs de Flamenco et comptines dramatiques (très beau travail de traduction dans le livret joint) constitue le menu de ce disque qui surprend et enchante l'auditeur égaré dans ses jardins de Séville. En somme, bien plus qu'une espagnolade.

Joseph Arthur

Temporary People

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Joseph Arthur court tellement vite, que son « Temporary People », concocté en 2008 à l’aide de ses Lonely Astronauts, est resté, pour nous, dans les starting-blocks. C’est que l’animal Arthur a de quoi troubler les esprits. Véritable ogre de la composition, il propulse tout ce qui sort de son studio, à grandes brassées. S’il comptabilise déjà 6 albums en 10 ans, on en oublie presque les multiples Eps, maxis et remixes que l’Américain collectionne dans sa discographie. S’il a fallu un petit coup de pouce de Lou Reed et Peter Gabriel en 1996 pour sortir son premier opus ; aujourd’hui, Joseph Arthur aide les autres, et cet altruisme pourrait finalement lui rapporter gros.

Pour cette septième galette il a de nouveau fait appel aux Lonely Astronauts, groupe qui avait participé à la confection de « Let’s Just Be », en 2007. Et une fois de plus, le travail est remarquable. On serait tenté de dire, plus précis. Même si l’ambiance générale reste toujours très folk-blues, Arthur et ses potes délaissent quelque peu leur terrain de jeu préféré pour nous balancer un son un peu plus rock, un peu plus revivaliste, très 70’s si vous préférez, mais surtout d’assez bonne facture. Reconnaissable entre mille, la voix de Joseph Arthur vient, comme à son accoutumée, déposer sur l’échine, cette petite brise vivifiante. « Temporary People » n’est pas vraiment novateur au sein du courant musical contemporain, mais il a le mérite de préserver ce cachet spontané et sincère qui manque à beaucoup dans le milieu. Nous n’aurions que des louanges à formuler sur ce disque s’il n’y avait cette irrésistible envie de ne plus en entendre parler quelque temps. Certes tout est toujours aussi bien millimétré. Certes tout à l’air parfaitement en place comme dans le mécanisme d’une horloge suisse ; mais à force de voir tous les 6 mois une nouvelle galette débarquer, on finit par se lasser. J’essaierai de sauter un album sur deux pour les prochains, j’y retrouverai peut-être du plaisir.

Joseph d’Anvers

Les choses en face

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Faire valser les gens à contretemps ? Un soir de Saint-Sylvestre, orchestré d’effets pyrotechniques joyeux, Joseph a détourné les yeux, ressassé cette immuable question. Les idées noires côtoyaient désillusions et revers amoureux. « La vie était une putain ». Temps de se prendre en main, de chercher de meilleurs lendemains. Entre hésitations et déterminations, Joseph s’affuble d’un patronyme métropolitain. D’Anvers débarque des bouches éponymes d’une station de métro du IXe arrondissement. Paris : ces trottoirs, sa vie nocturne, taciturne, nostalgique, impossible. Les thèmes se bousculent aux portes du répertoire de Joseph d’Anvers. Les rencontres aussi. Comme celle, décisive, en compagnie de Daniel Darc. De bars en salles indescriptibles, le musicien gagne finalement ses jalons sur une compilation des Inrockuptibles. L’univers personnel de Joseph s’orne alors de nouvelles contributions. Celles de Jean-Louis Piérot (Daho, Brigitte Fontaine, Bashung) ou de Miossec demeurent déterminantes. Au bout du compte, Joseph d’Anvers étale ses sentiments et regarde, enfin, « Les choses en face », son premier album. Quatorze titres, ni trop tristes ni trop mélancoliques, qui empruntent un itinéraire subtil, posé entre la trame de Dominique A et les confidences de Miossec (en duo sur « La vie est une putain »). L’ombre de Daniel Darc, aussi, n’est jamais très loin. Un disque sombre et, paradoxalement, haut en couleurs. Ces textes précieux s’installent dans les oreilles des malheureux, des cœurs brisés, au gré d’une production impeccable. Mais ce disque n’est pas l’apanage exclusif des âmes tourmentées. Un tout un chacun somnole inconsciemment en filigrane des jolis refrains de Joseph d’Anvers. Les belles chansons (« A contretemps », « Nos jours heureux », « Comme un souffle ») s’alignent. Sans se ressembler, elles donnent envie d’aimer, de rêver. De se laisser vivre, toujours avec le sourire.

Joseph Arthur

Come to where I´m from

Écrit par

Bien que signé sur le label de Peter Gabriel, Joseph Arthur n'est pas un nouveau disciple de la ‘world’, mais un chanteur/compositeur américain responsable d'un folk/pop/rock terriblement contemporain. C'est-à-dire susceptible d'intégrer des influences aussi diverses que le punk, le hip hop, le métal, la lo-fi ainsi que la prog. Sans oublier de tirer parti au maximum de la technologie moderne. D'ailleurs, au détour d'une chanson, votre esprit est hanté par de multiples spectres. Entre autres, Tom Waits, Kurt Cobain, Dylan, Violent Femmes, Lou Reed, Léonard Cohen, Led Zeppelin, Elvis Costello, Beck, les Beach Boys, The Verve, Patti Smith et même Jeff Buckley, auquel on avait eu un peu trop tendance à le comparer sur son premier elpee. Mais ils sont tellement fugaces qu'ils disparaissent aussi rapidement qu'ils n'étaient apparus… On a parfois l'impression qu'Arthur est en perpétuelle recherche d'identité. Une impression confirmée par son deuxième opus, " Come to where I'm from ". Ce qui explique sans doute pourquoi il est capable, d'une composition à l'autre, de changer de style, d'épouser tour à tour un profil tendre, mordant, douloureux, profond, éthéré, intimiste, recherché, féroce ou torturé. Des compositions emballées dans des mélodies simples, qui au contact de la production (NDR : impeccable, auquel a collaboré T-Bone Burnett), deviennent complexes et uniques. Des compositions ravagées par son timbre vocal graveleux, acide, gémissant, qui véhiculent des lyrics malsains, introspectifs, bohêmes, sur lesquels les mots grincent, les angoisses fleurissent et la magie opère. Vaudou probablement. A l'instar de la superbe illustration de la pochette de ce disque, qu'Arthur a dessiné en personne. Un must !