Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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Julia Drouot a coupé court…

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent. La chanteuse et compositrice a…

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Judith Hill

Le venin de Judith Hill...

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Chanteuse, compositrice et multi-instrumentiste, Juidith Hill, sortira son nouvel opus, « Letters From A Black Widow » le 12 avril 2024. Un album taillé en 12 pièces qui présente une histoire fascinante oscillant de la douleur privée à la transcendance communautaire et constitue son travail le plus profond à ce jour.

Le premier extrait, « Flame » est sorti ce 23 janvier.

« Flame » met en valeur une voix puissante et un arrangement musical incendiaire, tandis que les paroles de la chanson fixent l'obscurité et la douleur avec une révélation révélatrice sur les réserves intérieures de Hill : ‘Donnez-moi le chaos et donnez-la-moi douleur/mais vous ne pourrez jamais tuer ma flamme’.

La Californienne se découvre une force intérieure qui émerge plus forte et plus provocante que jamais. Elle déclare ‘Comme le fer et l'acier, mon cœur est devenu impénétrable’. Dans les jours les plus sombres, elle se branche sur l'ampli et entend la pulsation lancinante de la guitare comme une vague d'énergie qui ravive son esprit.

Bien qu'elle joue elle-même de nombreux instruments, ce nouvel LP n'est pas un projet strictement solo. S'appuyant sur une base musicale inébranlable dont elle a bénéficié pendant la majeure partie de sa vie, le groupe de Hill implique ses deux parents, le bassiste Robert ‘Peewee’ Hill et la claviériste Michiko Hill, tandis que le drummer John Staten et, Daniel Chae (6 cordes) et un groupe d'amis se joignent à elle pour les chœurs.

Le clip consacré à « Flame », extrait du nouvel elpee, « Letters From A Black Widow », est disponible

En concert le 29 mai 2024, salle De casino à Sint-Niklaas

 

Poppy Ajudha

Les dénégations de Poppy Ajudha

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La Londonienne Poppy Ajudha vient de sortir un nouveau single et une vidéo intitulés "NO !", écrit et coproduit avec Jungle. Défiant et propulsif, "NO !" s'articule autour d'un message essentiel : chérir notre autonomie et nos limites dans un monde qui tente de plus en plus de les détruire. C'est le premier single de Poppy depuis la sortie de son premier album "The Power In Us", en avril dernier.

Elle se produira en concert le 21 novembre au Botanique de Bruxelles

Le clip de « NO ! » est disponible

 

Judas Priest

Redeemer Of Souls

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Robert Halford, Glenn Tipton et Ian Hill affichent une moyenne d’âge de 65 ans. Scott Travis en a 50 et Richie Faulkner –le jeunot– 35. La ‘suédoise’ ou ‘kamikaze’, selon, ne devrait pas causer de problème pour l’âge de la retraite des vétérans…

Après le départ de K. K. Downing en 2011, le discret Ian Hill devenait le plus ancien membre au sein du line up. Mais depuis le retour de Rob Halford, en 2003, c’est ce dernier qui a repris son statut de membre fondateur.

Pour son 17ème elpee studio, Judas Priest a délibérément choisi de replonger dans le passé. Et les fans de la première heure vont certainement s’en réjouir. Sous sa version DeLuxe, la pochette est un véritable régal pour les yeux.

« Dragonaut » démarre sur les chapeaux de roues. Les riffs de gratte sont incisifs, malsains, et soutiennent parfaitement la voix graveleuse d'Halford. On dirait presque du Black Sabbath de la meilleure époque. Comme sur « Sword Of Damocles », par ailleurs. Le titre maître revient carrément aux sources. Du grand Judas Priest ! D’une durée de 6 minutes, « Halls Of Valhalla » est la plage la plus longue de cet opus. Et elle est épique. Tout comme « Secrets Of The Dead ». Subtilement blues, « Hell And Back » navigue dans des eaux plus paisibles. Et si le tempo accélère parfois, il ne s’emballe jamais démesurément. Tout au long de « Metalizer », les guitares opèrent un retour aux temps héroïques de « British Steel » et de « Painkiller ». Les riffs sont ravageurs et accrocheurs. « Crossfire » est un petit blues métallique, tonique, mais également dansant. Harmonieuse et précise, la voix d'Halford est toujours aussi impressionnante. Et il en fait une parfaite démonstration sur « Battle Cry ». Empreint de calme et de délicatesse, « Beginning Of The End » opère un nouveau retour aux racines.

La version Deluxe propose un bonus cd. Y figurent cinq perles : « Snakebite », « Tears Of Blood », « Creatures », le plus cool « Bring It On » et la ballade « Never Forget ».

Même quand il envoie du lourd, Judas Priest prend toujours le soin de soigner le sens mélodique de ses compos. En outre, ces ‘papys’ du métal ont des heures de vol, du talent et une technique irréprochable. Plus ‘classique’, ce « Redeemer Of Souls » devrait ravir les fans de la première, comme de la dernière heure…

 

Judas Priest

Single Cuts

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Quel est donc l’intérêt de publier une énième compilation du grand Judas Priest, si ce n’est pour capitaliser un maximum sur son compte avant la dissolution de la légende du heavy metal ?

« Single Cuts » aura au moins, outre son aspect bassement commercial, la qualité de retracer l’histoire de la meilleure période du combo. Celle qui oscille entre 77 et 1992. Et on s’amuse follement à redécouvrir des singles au succès des plus relatifs tels que « Locked In », « United » ou « Don’t Go ».

Le mélomane lambda sera également étonné d’apprendre que les deux premiers simples du Priest étaient, l’un comme l’autre, des reprises d’artistes au style bien éloigné du metal. Le sublime « Diamonds and Rust » signé Joan Baez et le moins populaire « Better by Tou, Better Than Me » emprunté à Gary Wright révèle une formation qui se cherche encore.

Et quel contraste, lorsqu’on est confronté aux machines de guerre que sont « Painkiller » et « Freewheel Burning ». Vraiment de quoi déconcerter. Révélation en pleine période punk, Judas Priest a traversé toutes les modes et s’est imposé comme une des formations les plus importantes de l’histoire du metal.

Au final, « Single Cuts » égrène 19 ‘hits’ qui nous rappellent à quel point Priest nous est indispensable !

 

Judith Godrèche

Toutes les filles pleurent

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Femme de spectacle, actrice confirmée, ex-compagne de Danny Boon dont elle produisait à l’époque les ‘one man shows’, Judith Godrèche se lance à son tour dans la chanson. Après avoir été à la fois l’interprète principale et la réalisatrice du film « Toutes les filles pleurent », elle a souhaité prolonger l’aventure en réalisant un album largement inspiré par ce dernier.  Les chansons ne composent pas la bande originale du long métrage, mais elles y sont toutes intimement liées tout en formant un album indépendant.

Afin de mettre son projet à exécution, la jolie blonde s’est bien entourée. Elle a réuni autour d’elle des collaborateurs de choix : Benjamin Biolay, Pete Yorn, Julien Doré, Mary Gauthier, Bonnie Prince Billie, Syd Matters, Piers Faccini et Wallis Bird pour l’écriture et les compositions des 12 titres.

L’ensemble de la réalisation, outre les trois compos, a été confié à Benjamin Biolay avec qui elle interprète en duo « Je ne rentrerai pas ce soir ».

Grâce à un joli filet de voix que l'on ne soupçonnait pas, l'actrice-réalisatrice-chanteuse réussit son pari et prouve qu'elle peut tout entreprendre et… briller. Et cette dizaine de titres folk en est une belle illustration.

Le résultat final est dans son ensemble positivement étonnant. Mentions spéciales pour « Longtemps », « Toutes les filles pleurent », « Mile of Smiles », « Friends », « Farewell » et un superbe « Freaky New Child ». Reste maintenant à voir le film pour se forger une meilleure idée de la valeur globale du projet.

Frais et étonnant !

 

Judas Priest

Nostradamus

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Mais que se passe-t-il au sein de la plus grosse machine anglaise (après Iron Maiden) d’authentique metal lourd ? Déjà, le nouveau logo sur l’artwork très réussi de « Nostradamus » interpelle et trahit un signe de changement radical. Responsable d’une mode vestimentaire dans l’univers du heavy metal, le combo se livre ici à l’exercice périlleux du concept album, une formule déjà maintes fois explorée. Une double plaque, vingt-trois titres, pour un total de près de 103 minutes de zique.

Mais à l’issue de l’écoute de cet opus aussi attendu qu’un Beaujolais nouveau, on en vient à se demander si le Priest ne cherche pas à saborder son navire. A moins qu’il ne tente de battre le record du monde du Cd le moins vendu de toute l’histoire du hard rock. Car les fans d’Halford et consorts ne se reconnaîtront jamais dans cette nouvelle livraison produite par la paire Tipton/Downing. Une erreur qui pourrait se révéler fatale. Le regard d’un producteur extérieur aurait peut-être permis au groupe d’embrasser de nouvelles perspectives, sans pour autant renier sa fabuleuse marque de fabrique.

Si la voix d’Halford demeure quasiment intacte, les nombreuses interventions de claviers –assurées par le brillant Don Airey– sont à ce point envahissantes qu’elles noient celles des autres musiciens. Pourtant, des titres comme « Prophecy » et le plutôt bien foutu « Revelations » présentent la meilleure facette de « Nostradamus » ; mais la suite proposée sur le premier skeud est loin d’être réjouissante. L’ambiance nécessaire à un tel sujet ne colle absolument pas, et le ‘grand prêtre’ perd sa crédibilité. Plutôt que d’inciter à headbanger furieusement, « War » et « Pestilence and Plague » provoquent bâillements et suscitent l’ennui.

La première rondelle s’achève, mais on est loin d’être au bout de ses surprises. On espère que Judas va enfin balancer la purée, comme à l’époque bénie de « Painkiller » ou de « British Steel ». Mais gare à la claque ! Il faut attendre la fin de la huitième plage, toutes d’une mollesse invraisemblable, pour se prendre en pleine poire deux morceaux indéniablement efficaces. Le choc ! Le titre maître et « Future of Mankind » marquent le retour des guitares acérées et d’un chant agressif, jusqu’à présent, beaucoup imité mais jamais égalé. Un réveil quelque peu mouvementé après ce long passage à vide…

Manifestement, « Nostradamus » aurait pu jouir d’un certain crédit s’il était paru sous la forme d’un projet parallèle. Ou encore, récolter une meilleure évaluation, si le combo s’était limité à sélectionner les meilleurs compos des deux plaques.

Trop ambitieux ou suicidaire ? « Nostradamus » restera pour longtemps, aux yeux des fans purs et durs, une erreur dans la carrière d’un des groupes les plus brillants de toute l’histoire du heavy metal. Néanmoins, nous conseillerons aux plus jeunes de ne rater leur prestation au Graspop Metal Meeting, sous aucun prétexte. Sur scène, Priest demeure une référence absolue !

Lien iTunes :

http://clk.tradedoubler.com/click?p=24379&a=1303609&url=http%3A%2F%2Fphobos.apple.com%2FWebObjects%2FMZStore.woa%2Fwa%2FviewAlbum%3Fi%3D282805562%26id%3D282805413%26s%3D143446%26partnerId%3D2003

 

 

Judge Bone & Doc Hill

Big bear's gate

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Tuomari Nurmio est finlandais. C’est une véritable légende vivante du rock'n'roll dans son pays. Il s'y est d'ailleurs toujours exprimé dans sa langue maternelle. Pourtant, cet universitaire (NDR : il est diplômé de la faculté de droit) a décidé de se mettre à langue de Shakespeare. Histoire de mettre tous les atouts dans son jeu pour obtenir une certaine reconnaissance internationale. Il aurait pu être juge (tuomari en finnois) mais a opté pour les voies musicales. Il a choisi pour adjoint, Markku Hillilä… un médecin! Manifestement, le duo –qui a choisi pour patronyme Judge Bone et Doc Hill– ne manque pas de matière grise. Le bon juge signe l’intégralité de cette "Porte du Grand Ours". Les sessions d’enregistrement se sont déroulées dans le garage du disciple d'Hippocrate. Doc affiche le physique décharné et le regard plutôt énigmatique, un grain de folie attaché aux paupières, il tient ses guitares rageusement près du corps. Il aime le blues, la musique country et le rock. Il emporte le tout dans son laboratoire expérimental avant de le transborder dans son univers déjanté.

Le titre maître ouvre l’elpee. Les accents métalliques de la guitare sont découpés sur le fil du rasoir. La voix semble venir d'outre-tombe. Les percussions se concentrent autour des cordes. Les règles du jeu du blues ont bien changé depuis l’époque au cours de laquelle les sonorités émergeaient des Collines du Nord Mississippi. C'est-à-dire les créateurs du son Fat Possum. Manifestement, c’est le message dispensé par "You hate me and my stepson hat". Le monde est bien cruel et difficile à vivre. Boogie se consumant sur des braises incandescentes, "Do the Hoodang" célèbre une danse macabre. Bone y répète indéfiniment son message de terreur. Plus classique, "Down to the cold cold ground" trace une ligne mélodique qui relève presque d’un monde ordinaire. Il chante nerveusement des lyrics destinés à forcer un passage au creux de nos méninges, ébahies par cette audace. Judge Bone a l'intelligence de varier son répertoire. En solitaire, il est capable de se frotter à du folk blues de bonne facture. A l’instar de "Bonnie George Campbell". "Ramona" baigne au sein d’un climat plus pop, même si l'attaque des cordes se révèle particulièrement nerveuse ou encore sur "Seventeen and in misery", un tantinet plus débridé et nous entraînant à la limite du délire. Et au sein de cet univers un peu fou, le juge semble raffoler des rechutes spectaculaires. Il assène ainsi des riffs menaçants, meurtriers même, à "Buffalo's Bone" ou encore à "Fare thee well". Un combat mené à la manière du Magic Band d'un certain Captain Beefheart, sous son meilleur jour. Deux titres de rockabilly sont susceptibles de perturber les esprits : "15,000 head" et "Train train train". Un peu comme si la magie des studios était parvenu à ressusciter Elvis Presley au cœur du berceau de Fat Possum. L'atterrissage s’opère en douceur. Et nous permet de quitter cette œuvre l’âme en paix. Voire même de célébrer un hymne à la joie : "I let the angels do the dreaming". Si « Big bear's gate » est un opus fort intéressant, il nous permet surtout de découvrir les multiples facettes exaltées et exaltantes du Juge Bone…

 

The Judy Experience

Judy is rising (Ep)

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Six titres sur l’Ep de cette formation drivée par James Brooks Caperton, un personnage qui a sévi au sein de Veronica Lipgloss and The Evil Eyes, combo responsable d’un album intitulé « Cold Standard Laboratories », en 2005. Une œuvre particulièrement intéressante, mais totalement passée inaperçue.

Le Californien a décidé de poursuivre l’aventure sous son propre patronyme, mais semble y avoir entraîné la flûtiste Michelle Rodriguez et le percussionniste Nathan Carrera. The Judy Experience emprunte un chemin balisé, entre 95 et 99, par feu Dream City Film Club, au sein duquel militait le chanteur/guitariste/claviériste Michael J. Sheehy (NDR : il a depuis entrepris une carrière en solitaire). Mais un DCFC qui se serait intéressé à  la musique avant-gardiste de Tuxedo Moon.

Hormis « Candace prance », composition orientaliste dynamisée par un groove envoûtant et tribal, née de la fusion entre drums, percus et basse et hantée par un saxophone geignard, reptilien, trois compos évoluent sur un tempo lent, presque sinistre ; la guitare discordante mais terriblement efficace et le sax torturé se partageant l’essentiel de l’espace sonore. Hanté par un vocal issu d’outre-tombe, le titre maître ressemble à du Siouxsie & The Banshees défilant au ralenti, alors que « Cloak of the priestess » nous entraîne dans un univers visionnaire. Parcourue par une flûte pastorale et caractérisée par des cordes de guitare jouées en picking, cette plage toute en subtilité et en atmosphère me rappelle quelque part le « Foxtrot » de Genesis (NDR : celui de l’Archange Gabriel, bien sûr). Une manière de jouer des cordes que l’on retrouve sur le final « Fall river ». Les drums y sont imposants. Mais c’est surtout le vocaliste qui fait la différence. Son timbre falsetto est d’ailleurs aussi bouleversant que celui de Jeff Buckley. Ce groupe (ou artiste) a du potentiel, c’est une certitude. Il est donc à suivre de très près.

Judas Priest

Live Vengeance 82 – Dvd

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Certains reprocheront au Priest de multiplier les produits, et particulièrement les DVD’s, à l’instar de leur compatriote Iron Maiden. Après deux VHS filmées aux States, un DVD shooté à Londres, Judas Priest rendait enfin hommage à l’un des premiers pays l’ayant consacré star, le Japon, en concoctant il y a quelques mois le très réussi DVD « Rising in the East ». Et voilà que le porte-monnaie du fan est une nouvelle fois sollicité par la sortie de ce « Live Vengeance 82 », soit le témoignage en public d’un groupe au sommet de son art !

Enregistré le 12 décembre 82 à Memphis durant la colossale tournée « Screaming for Vengeance world Tour », le set est la parfaite illustration de la fureur et de l’énergie dégagées par les metal gods, au début des années 80. Epoustouflant de charisme, bardé de cuir et d’acier, Rob Halford monte dans les aigus. Il arpente la scène de long en large, fait hurler un Coliseum bondé, tandis que la paire de guitariste KK Downing/Glen Tipton réalise quelques performances guitaristiques notoires, aussi bien dans les parties rythmiques que les soli. Pour l’époque, le jeu de scène est démesuré ; et le light show à la hauteur de l’énergie communicatrice des hits du combo qui s’enchaînent dans un déluge de décibels.

Une setlist à faire baver le Priest Maniac le plus intransigeant : « Electric Eye », « Riding on the Wind », « Heading out to the Highway », « Metal Gods », « Bloodstone », “Desert Plaint”, “The Ripper”, “Diamonds and Rust”, « The Green Manalishi »,…..impossible de tous les énumérer, mais force est de constater que bon nombre de ces classiques ne sont plus interprétés depuis des années par la bande à Halford. Quelques gros plans sur le visage du chanteur en plein effort sont assez réussis. Le son est très bon ; mais il faut cependant relever quelques petites imperfections sur certains plans qui auraient pu être retouchés plus minutieusement. Néanmoins, l’ensemble reste plus que satisfaisant. Par contre le fan est en droit de s’étonner de ne trouver aucun bonus sur ce DVD. Que dalle ! Disposant d’un budget bien plus conséquent que certains groupes underground qui en donnent toujours plus, la formation aurait pu faire un petit effort, en ajoutant - par exemple - des images backstage ou l’un ou l’autre vidéo clip rare de la période eighties. Au prix où sont vendus les DVD’s actuellement, ce ‘petit détail’ méritait d’être souligné. Mais si vous aimez, avez aimé ou ne connaissez pas Judas Priest, cet objet est absolument indispensable. La tournée de 82 reste un moment mythique de l’histoire du heavy métal.

Jude

Sarah

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" Sarah " est présenté comme l'album de la renaissance pour ce songwriter débarqué du label Maverick en 2001, pour cause de ventes insuffisantes. Un disque découpé en 9 plages oscillant entre petites comptines dramatiques et pièces folk plus classiques. Bien produit, orchestré avec sensibilité et servi par la belle (mais parfois quelque peu excessive) voix de Michael Jude Cristobal (NDR : c’est son vrai nom !), l'opus se révèle intéressant même s'il peine à convaincre sur la longueur. Débutant par un " Madonna " emphatique mais diantrement émouvant, " Sarah " s'essouffle ensuite progressivement et laisse finalement un petit goût de trop peu en bouche…

Judas Priest

Angel of Retribution

Écrit par
Dire que ce nouvel album du Priest est l’une des rondelles métalliques des plus attendues de 2005 relève du pur euphémisme. Quinze ans après la sortie du brutal « Painkiller », le monstre du heavy british revient plus fort que jamais, sous sa formation originale. Le grand ordonnateur Rob Halford est de retour, après quelques essais plus ou moins fructueux en compagnie de Fight, Two, et Halford. Le résultat est évident. La nouvelle œuvre confirme que jamais Tipton, Downing et Halford n’ont été meilleurs que lorsqu’ils bossent ensemble.
 
Même si « Angel of Retribution » révèle quelques fautes de goût, et s’il n’atteint pas la force d’un « British Steel » ou d’un « Defender of the Faith », il pourra trôner sans honte auprès des classiques du combo au lourd palmarès. Un titre énorme ouvre les hostilités : « Judas Rising ». Martelé par la double grosse-caisse de Travis, il entrera bien vite dans le patrimoine des incontournables du quintette de Birmingham. Taillé pour les salles de concerts, « Deal With the Devil » accélère la cadence. Halford n’a rien perdu de son timbre de voix très agressif et les riffs de guitares s’enchaînent sans défaillir. De loin le titre le moins marquant de l’album, « Revolution » est pourtant le premier single qui en est extrait. Son approche moderne et son refrain ‘bateau’ ne colle vraiment pas à l’image du Priest. Dans un registre inhabituel, et mid-tempo, « Worth Fighting For » laisse à Rob l’occasion d’utiliser sa voix naturelle, comme à l’époque de « Sad Wings of Destiny » ou de « Sin after Sin ». Une agréable pause avant les deux tornades qui s’enchaînent : « Demonizer » et « Wheels of Fire ». Deux fragments qui évoluent dans un style de composition auquel le combo nous avait habitués à la sortie de « Painkiller ». Plus qu’anecdotique, la ballade « Angel » nous invite à passer à la plage suivante. « Hellrider » et son riff particulièrement efficace nous invitent à un sauvage headbanging, la guitare en carton en bandoulière ! Si « Angel of Retribution » constitue probablement l’œuvre la plus ambitieuse jamais entreprise par la machine Judas, la grosse surprise procède de la présence d’une plage avoisinant les 14 minutes au final époustouflant : « Lochness ». Un riff sabbathien, un refrain sublime, des solos émouvants. Ce titre est à ranger auprès du classique des classiques « Beyond the Realms of Death ». Le prêtre est de retour ! La tournée qu’ils accompliront en compagnie des Scorpions et de Paradise Lost confirmera l’état de santé de l’institution anglaise plus de trente ans après sa formation.

Jud

The perfect life

Écrit par

Hum… critique bien difficile que voilà. L'enthousiasme qu'essaie de faire passer le label à propos de Jud ne parvient guère qu'à susciter mon étonnement. Le groupe semble pourtant s'être bâti une honnête expérience scénique et Ross Robinson (Korn et Sepultura) a produit le premier album (celui ci est quand même le quatrième…) Pas de néo métal à l'horizon ou encore de métal tout court, mais plutôt du heavy/stoner/grunge. Soundgarden saute en toute logique à l'esprit. Bon, laissons une chance à Jud en nous forgeant une idée plus précise sur scène où le véritable potentiel du groupe explose (semble-t-il) et où l'aspect sombre et mélancolique de leur musique apparaît au grand jour (mwouais, c'est vite dit !…)

 

Jud

Chasing California

Du bon et du moins bon sur le deuxième album de cette formation californienne. Peu à son affaire dans sa tentative de ‘gothification’ du hardcore, Jud montre d’évidentes qualités de créativité et de sens mélodique, dès qu’il parvient à se dépêtrer de cette autosuffisance claustrophobe. Sans pour autant mettre son intégrité underground en péril. Comme sur le blues urbain, " Hip kat ", que ne désavouerait pas Girls Against Boys, ou encore sur le sulfureux " Spam ", composition énigmatique, qui avant de s’enfoncer dans une forme d’exorcisme ténébreux, prend plaisir à se laisser caresser par une voix féminine, tellement sensuelle… Produit par Joe Floyd, cet opus épingle quand même deux titres plus pop. Tout d’abord, la superbe ballade, " The hands ", et puis, le cosmique, presque floydien, " Thing ", deux morceaux paradoxalement enrichis par la présence d’un violon spectral…