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Yawning Balch

Un quatrième volume pour Yawning Balch

Le quatrième opus « Volume Four » des maîtres californiens du rock instrumental Yawning Balch sortira le 29 mai chez Heavy Psych Sounds. Yawning Balch est un projet collaboratif à la créativité sans limite, formé par le guitariste Bob Balch (Fu Manchu, Big Scenic Nowhere) et les légendes du desert rock Yawning Man, incarnées par le guitariste Gary Arce (Softsun), le batteur Bill Stinson et le bassiste Mario Lalli. Sur leur nouvel album, ils poursuivent leurs explorations vertigineuses, offrant 45 minutes d’une tapisserie onirique et ensoleillée qui devrait ravir les fans de psychédélisme planant et de post-rock. Fermez les yeux, le désert de Mojave vous appelle…

Le voyage psychédélique et rêveur de Yawning Balch, porté par des jams, a débuté en 2023, lors de la sortie de « Volume One » et « Volume Two », un coffret de deux recueils issu d’un jam de cinq heures entre Balch et le trio dans le désert de Joshua Tree, salué comme ‘une expérience sonore envoûtante’ par Classic Rock Magazine et ‘une leçon de cohésion et de dynamisme’ par Everything Is Noise. Accueillant à nouveau la légende du rock du désert Mario Lalli à la basse pour la suite de 2025, « Volume Three », le quatuor a offert un autre voyage instrumental psychédélique et post-rock envoûtant, conçu avec amour.

À propos de la genèse du projet, le guitariste Bob Balch raconte : ‘En novembre 2022, je me suis rendu à Joshua Tree pour une journée de jam avec les gars de Yawning Man, avec l’intention de baptiser le projet « Yawning Balch ». Aucun riff n’était prévu. On a juste branché nos micros et joué. La seule discussion préalable concernait le fait que Gary Arce et moi voulions tester des tonnes de pédales de guitare. Je savais que ça sonnait super bien pendant qu’on jouait, mais ce n’est qu’une fois rentré chez moi, en réécoutant tout ça, que j’ai réalisé qu’on tenait quelque chose de spécial. C’est dur à croire qu’on ait joué pendant cinq heures et qu’on en ait tiré deux albums complets, voire plus. Tous les musiciens ont assuré sur ces enregistrements et je suis plus que reconnaissant que mon nom soit associé à ce groupe légendaire. Je croise les doigts pour qu’ils m’invitent chaque année à de nouvelles sessions de jam. J’espère que vous apprécierez ces jams et je vous invite à les écouter avec modération.’+

 

Failure

L’égarement de Failure

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À quelques jours de la sortie de “Location Lost“, Failure en dévoile un dernier extrait : “The Rising Skyline”, une ballade dépouillée qui s’offre le luxe d’un duo prestigieux.

Émotionnel, frontal et tout en acoustique, “The Rising Skyline” raconte une rupture et invite Hayley Williams (Paramore) au micro. La rencontre prend forme lorsqu’ils répètent une relecture unplugged de “Daylight”, classique de Fantastic Planet (1996), pour un concert de soutien aux victimes des incendies de Los Angeles, au début de l’année 2025.

Fan de la première heure, Hayley contribue depuis longtemps à remettre la formation californienne sous les projecteurs et à l’ouvrir à une génération d’auditeurs plus jeune, largement féminine. Elle figure aussi dans le documentaire ‘Every Time You Lose Your Mind’ (2023), qui retrace l’odyssée du trio : la séparation sous l’emprise des drogues, puis une renaissance improbable face à une foule plus diverse.

“Location Lost“ paraîtra ce vendredi 24 avril via Failure Records/Arduous Records/Virgin Music Group. Trente ans après ‘’Fantastic Plane’’t, le band ne rejoue pas le passé : il improvise, débat et s’accorde assez de confiance pour composer en plein doute. Ce long playing n’apporte pas de réponses faciles ; il saisit plutôt une formation en mouvement, qui lâche ses repères et avance à tâtons — et, contre toute attente, reste solidement vivante.

‘Failure collabore rarement, mais mon amitié pour Hayley — et l’appui qu’elle apporte au combo depuis des années — transforment ce morceau en duo particulièrement réussi. C’est sans doute la chanson la plus délicate que nous ayons jamais enregistrée, et sa performance vocale en révèle toutes les nuances. En écrivant, j’entendais une voix féminine, une octave au-dessus. On a passé une journée ensemble : je lui ai fait écouter quelques titres, et elle a tout de suite accroché. Ce morceau lui parlait, sur le plan émotionnel. C’est acoustique, très triste, mais traversé par une forme d’espoir nostalgique. J’aime la musique si sombre qu’elle devient réconfortante. Une bonne part de notre travail tient de ce paradoxe, et sa présence sur ce titre tombait sous le sens’.

Depuis plus de trois décennies, l’univers musical de Failure intrigue critiques, fans et pairs. Après ‘’Comfort et Magnified’’, le trio signe ce que beaucoup tiennent pour l’un des disques les plus influents et novateurs des années 90 : ‘’Fantastic Planet’’ (1996). Ce long playing de 17 titres récolte des critiques enthousiastes, fédère une foule nouvelle et propulse la formation en tête d’affiche de la deuxième estrade du festival Lollapalooza, tout en lui permettant d’accoucher d’un clip devenu culte : “Stuck On You”. Après 17 ans de silence, Failure revient en 2015 par ‘’The Heart Is a Monster’’, puis enchaîne ‘’In the Future Your Body Will Be the Furthest Thing from Your Mind’’ (2018) et ‘’Wild Type Droid’ (2021).

Enregistré peu après la sortie du documentaire ‘Every Time You Lose Your Mind’ (Hulu/Disney+), ‘’Location Los’’t n’a rien d’un tour d’honneur ni d’un réflexe nostalgique. À l’inverse, l’elpee ressemble au journal de bord d’un trio qui cherche, au présent, à comprendre où il se situe — et quelle forme prend Failure aujourd’hui.

Le clip de "The Rising Skyline (feat. Hayley Williams)" est à voir et écouter ici

 

 

 

Michele Ducci

La guerre hybride de Mihele Ducci

Écrit par

À l’approche de la sortie de son prochain album et film d’animation « Snail in the Clouds », prévue le 5 juin 2026 chez Monotreme Records, l’ancien membre de M+A et Santii, Michele Ducci, dévoile son nouveau single « Woman Like You ». Le morceau est accompagné d’un clip remarquable réalisé par Ducci et Letizia Mandolesi.

« Woman Like You » associe une guitare électrique vive et saturée à une rythmique électronique, enrichie par la voix soul de Ducci et un refrain entraînant et lumineux, soutenu par les harmonies vocales douces de Letizia Mandolesi. Un pédalier d’orgue vintage, actionnée par Ducci, génère simultanément accords, basse et rythme, à la manière d’un homme-orchestre. Shane Kennedy (Girl in the Year Above) participe également à la guitare. Simon Milner (Is Tropical, Ysing) a enregistré et produit le titre dans son studio 4am Studios à Londres.

L’opus et le film racontent l’histoire d’une planète appelée Snail, peuplée d’hybrides — principalement un mélange de scorpions, d’escargots et d’humains — qui mènent une vie inspirée du style de Pythagore, consacrée à la musique. On y trouve aussi un homme-nuage nommé Agostos, auteur d’opérettes musicales, qui, avec une machine à fumée parlante appelée Doctor Subtilis, commence à éliminer tous les hybrides, visant en particulier le musicien hybride Diodoros et son groupe, dans le but de s’emparer de l’arche des mélodies, un ancien vaisseau qui permet à toute la planète de survivre dans la musique et la joie...

L’elpee et le long métrage sortiront le 5 juin chez Monotreme Records. L’album est déjà disponible en précommande au lien suivant : https://orcd.co/g8xkbam

Le clip d’animation « Woman like you » est disponible

 

 

Hermetic Delight

Hermetic Delight ajoute de l’insulte à l’injure

Le groupe français Hermetic Delight vient de dévoiler le clip de son single « Adding Insult to Injury », un titre extrait de « Vagabond Melodies », son dernier album sorti le 7 novembre 2025 chez October Tone.

« Adding Insult to Injury » prolonge l’une des veines les plus sombres de « Vagabond Melodies », le deuxième album d’Hermetic Delight. Réalisé par Laurens Saint-Gaudens et produit par Tamara Films, le clip met en scène Atef Aouadhi et Delphine Padilla dans les rôles de deux personnages blessés, qui se remettent d’un accident avant de traverser un drive-in hanté, peuplé de figures féminines, tandis que Zeynep Kaya apparaît à l’écran comme une présence centrale du film.

Tourné en 16 mm, le clip déploie un univers nocturne, sensuel et spectral, à mi-chemin entre le désir et le romantisme noir, à la croisée du clip vidéo, de la fiction et du cinéma de genre.

Hermetic Delight est actuellement en tournée européenne.

Pour découvrir la vidéo du single « Adding Insult to Injury », c’est

 

 

Salamirecorder

Salamirecorder à l’intérieur de la cage

Écrit par

Salamirecorder sortira son nouveau long playing, « Inside The Cage », ce 24 avril, un opus garage 60’s à la fois brut et mélodique. Entièrement enregistré et produit en solo sur un magnétophone 4 pistes, le disque capture une énergie rock’n’roll urgente, entre garage punk à l’ancienne et power pop rugueuse. Fidèle à une approche analogique assumée, Felix Schnabl livre dix titres intenses et personnels, inspirés autant par l’héritage des outsiders du rock que par son expérience de jeune musicien grandissant en périphérie urbaine.

The Ultimate Dreamers + Implant

Les implants paradoxaux de The Ultimate Dreamers

Écrit par

Après avoir gravé l’album « Paradoxical Sleep », The Ultimate Dreamers poursuivent leur exploration sonore en proposant « Paradoxical Implants », un EP de remixes aussi audacieux qu’inspiré. Ce projet particulier est né d’une collaboration étroite avec leur producteur de longue date Len Lemeire, figure emblématique de la scène électronique et cerveau d’Implant.

À l’origine simple commande de remixes, « Paradoxical Implants » a rapidement pris une toute autre dimension. Emporté par l’élan créatif, Len Lemeire a déconstruit puis reconstruit six morceaux de Paradoxical Sleep – des titres qu’il connaissait intimement pour les avoir déjà façonnés en studio. Le résultat ? Bien plus qu’un EP de remixes : une véritable fusion entre deux univers, où le post-punk mélancolique de The Ultimate Dreamers se confronte à l’électronique tranchante et industrielle d’Implant

Sur « Paradoxical Implants », The Ultimate Dreamers livrent une relecture audacieuse de leur propre matière musicale et bâtissent un pont fascinant entre post-punk et électronique, confirmant une fois de plus leur goût pour les croisements artistiques forts et singuliers.

Pornographie Exclusive

Gagnez des tickets pour le film “Incomplete Chairs” et le DJ set de Pornographie Exclusive au BIFFF!

Musiczine, le festival BIFFF et le podcast WAVES vous offrent l’occasion de gagner 15 x 2 places pour la séance nocturne de projection du film japonais “Incomplete chairs”, le jeudi 16 avril à 00h30 (dans la nuit du jeudi au vendredi) au BIFFF, précédée par un DJ set du duo Pornographie Exclusive.

C'est ce duo belge, composé de Séverine Cayron et Jérôme Vandewattyne, qui a composé la musique hypnotique du film réalisé par Kenichi Ugana. “Incomplete Chairs” est une satire noire dans la veine d'American Psycho qui changera votre regard sur les meubles!

Synopsis: Avec un portfolio à faire pleurer Marcel Breuer et Le Corbusier, Shinsuke Kujo est en passe de devenir le designer de chaises le plus demandé du Japon. Alors qu’il enchaîne les entretiens d’embauche dans son studio, il est approché par une certaine Natsuko Kato, courtière en mobilier bauhaus qui pourrait vendre un pouf Ikea au prix d’une Rolex. Kujo lui propose alors le graal des chaises, son oeuvre ultime dont la matière première est encore un secret bien gardé. Mais qui commence doucement à refouler dans son studio, à cause de tous les postulants qu’il démembre systématiquement pour bien travailler l’os et le cuir humain… Avec cette satire très sanglante de l’élitisme culturel, Kenichi Ugana nous prouve qu’il n’y a pas d’âge pour jouer aux Lego (humains).

Avant la séance nocturne, Séverine et Jérôme accorderont un DJ set incandescent, qui tranformera la salle de cinéma en dancefloor psychédélique. A noter que la BO du film, auto-produite par le duo, sortira officiellement en vinyl ce soir-là.

Pour gagner l’un des 15 lots de 2 places mis en jeu pour cet événement, rien de plus simple ! Envoyez un email à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. en mentionnant “CHAIRS” et en donnant vos coordonnées. Le tirage au sort aura lieu le 13 avril. Les gagnant(e)s seront averti(e)s par email. Concours accessible jusqu’au 12/4/26 à 23h59. Les résultats seront communiqués par email aux gagnants le 13/04/26 (pensez à vérifier vos spams!). Bonne chance !

Toutes les infos concernant ce film se trouvent ici: INCOMPLETE CHAIRS – BIFFF.

 Pour commander la BO du film, composée par Pornographie Exclusive, c'est ici.

Pour écouter les interviews de Pornographie Exclusive dans le podcast WAVES:

 

Lambrini Girls

Le culte de la célébrité dénoncé par les Lambrini Girls

Écrit par

Brighton a encore trouvé ses fauteurs de troubles : le duo Phoebe Lunny (chant/guitare) et Selin Macieira (basse) frappe fort en partageant « Cult of Celebrity ». Caractérisé par un riff immédiat et une énergie abrasive, le morceau s’attaque frontalement au vernis du pouvoir et à l’obsession contemporaine pour les idoles médiatiques.

Dans un message accompagnant la sortie, Lambrini Girls évoquent le vieux récit de la vente de son âme au diable pour pointer les mécanismes de domination et de compromission qui prospèrent dans l’ombre. Le single est accompagné d’un clip signé Harv Frost (The Last Dinner Party, Laufey) et il est disponible ici

Sur scène, leur réputation n’est plus à faire : Lambrini Girls poursuivent une tournée entre l’Europe et l’Amérique du Nord et enchaînent les festivals cet été, dont le 21/8 à Hasselt (BE) au Pukkelpop.

La Jungle

Le nouvel ordre des choses de La Jungle

Le groupe belge La Jungle passe à la vitesse supérieure et s'offre une course effrénée à deux batteries. Le duo est passé à un trio pour sortir son septième album studio, *An Order Of Things*. Neuf titres écrits à six mains à Mons, en Belgique, sur les rives de La Trouille, cette rivière inquiétante, et enregistrés dans les bois de Normandie.

En 2026, Roxie, Jim et désormais Da proposent un nouvel ordre des choses après 700 concerts et plus de 10 ans de tournées en face à face. Double grosse caisse, double caisse claire, triple trance. De la danse, toujours.

*An Order Of Things* paraîtra le 17 avril 2026 sur Hyperjungle Recordings, le label fondé par la formation.

*Sabbertoother*, extrait de *An Order of Things*, est en écoute ici

 

 

Placebo

Le premier album de Placebo ressort dans une version reliftée avec démos, bonus, etc.

Pour célébrer les trente ans de la sortie de son premier elpee, Placebo annonce « Placebo RE:CREATED », une nouvelle version puissante de l’album qui les a fait connaître au monde entier en 1996. L’opus sortira le 19 juin 2026 via Elevator Lady Ltd, en collaboration avec AWAL.

Apparu à l’apogée de l’ère Britpop, Placebo contrastait fortement avec l’esprit culturel dominant. Alors qu’une grande partie de la musique britannique à la guitare de l’époque s’appuyait sur une nostalgie virile et l’identité nationale, le premier long plaing de Placebo proposait quelque chose de bien plus provocateur et contestataire. Ses chansons abordaient la sexualité, l’androgynie, la dépendance et l’aliénation avec une honnêteté rarement entendue dans le rock grand public de l’époque, imposant la formation comme l’une des voix les plus distinctives de sa génération.

Trente ans plus tard, Placebo RE:CREATED voit le groupe revenir sur cette œuvre charnière avec un regard neuf. Il propose des adaptations retravaillées et enrichies des dix titres de l’album original, ainsi que deux titres bonus issus de la mouture première, capturant la façon dont ces chansons ont évolué au fil de décennies de concerts tout en conservant l’esprit brut qui les a définies. Parmi les plages figurent les singles emblématiques de l’époque « Nancy Boy» et « 36 Degrees », des chansons qui ont contribué à établir la réputation de Placebo pour ses paroles audacieuses et sa sonorité défiant les genres.

À propos de ce nouvel elpee, Placebo explique : ‘Nous considérons cet album comme une version du réalisateur. Nous ne l’avons pas recréé à partir de zéro. Nous sommes revenus aux bandes originales et avons réinjecté dans l’album 30 ans d’interprétation de ces morceaux en concert. Ce projet visait à enfin achever l’album, à le faire entrer dans le XXIe siècle sur le plan sonore, tout en préservant l’intégrité et l’esprit de l’original. Il ne s’agit pas de l’améliorer, il n’y a rien à redire, mais de le compléter’.

Lorsque Placebo a fait ses débuts en 1996, l’esthétique et la perspective lyrique du combo ont bousculé les attentes de la culture rock britannique. Leur identité visuelle, délibérément ambiguë, glamour et provocante, allait à l’encontre des idées traditionnelles sur le genre et la masculinité à une époque où ces questions faisaient rarement partie du discours dominant. Ce faisant, Placebo s’est taillé une place pour une voix alternative d’un autre genre, une voix qui a profondément résonné auprès d’un public se sentant en marge de la culture dominante.

Aujourd’hui, les débats autour de l’identité, de l’expression de genre et de l’individualité sont plus présents et souvent plus controversés que jamais. Dans ce contexte, les origines du premier long playing de Placebo retrouvent une pertinence saisissante. Placebo RE:CREATED célèbre non seulement l’héritage de l’elpee original, mais met également en lumière son importance culturelle durable, réaffirmant à quel point cet album était avant-gardiste lors de sa sortie.

L'album a été recréé par Brian Molko et Rob Kirwan à partir des bandes originales et mixé par Adam Noble. Le résultat est une collection qui préserve l'immédiateté et la rébellion de l'original tout en poussant le son vers de nouveaux horizons.

Plus tard cette année, Placebo se lancera dans une grande tournée des arènes au Royaume-Uni et en Europe pour célébrer cet anniversaire mémorable. La formation interprétera des titres issus de ses deux premiers albums, « Placebo » et « Without You I’m Nothing », dont certains n’ont pas été joués en concert depuis plus de 20 ans ! 

« Bruise Pristine » est en écoute

 

The Reds Pinks & Purples

Le passé, le présent et le futur de The Reds, Pinks and Purples

The Reds, Pinks and Purples sortira son nouvel album, *Acknowledge Kindness*, le 24 avril. Les 11 titres mettent en lumière la vie du compositeur prolifique Glenn Donaldson à travers un mélange émouvant de passé, de présent et d’avenirs possibles.

Donaldson vient de partager le single « Houses », à propos duquel il commente : ‘Cette chanson est atypique pour moi dans la mesure où elle est en 6/8 et aussi parce qu’elle ne parle pas directement des gens. Elle parle des espaces entre les maisons, où poussent les plantes et s’accumulent les objets. Eux aussi ont peut-être une vie. Mon ami Steven R. Smith joue de la guitare baryton sur le canal gauche, et la vidéo est réalisée par Katiana Mashikian, qui joue de la basse dans le groupe live The Reds, Pinks & Purples et fait partie du groupe April Magazine’

*Acknowledge Kindness*est né d’un nouvel état d’esprit, d’un plateau plus assuré où Donaldson observe à la fois le présent et le poids de ce qui l’a précédé. Les chansons semblent ancrées dans un sentiment de nostalgie plus profond et plus actif, Donaldson s’appuyant sur cet instinct tout au long de l’opus, se permettant de regarder en arrière et de passer au crible de vieux sentiments. ‘Cet album parle probablement d’apprendre à vivre avec ses fantômes et d’essayer d’être vivant dans le présent’, commente Donaldson.

Inspiré par de vieux journaux intimes, la poésie, des disques bouleversants et des balades dans le parc sous l’emprise de la drogue, Donaldson compose une indie pop magnifiquement mélancolique pour les fans des Go-Betweens, de The Cure et des Smiths, transformant les moments de calme en univers lumineux chargés d’émotion. Les guitares cristallines qui ponctuent l’elpee transforment les souvenirs pesants en une source d’espoir, dévoilant un univers à la fois nostalgique, intime et discrètement expansif. ‘J’ai travaillé sur cet album pendant huit mois, en essayant de trouver les arrangements parfaits tout en gardant les émotions au cœur de l’œuvre’, explique Donaldson.

Le clip du single « Houses », est disponible

 

Michael J Sheehy

Michael J. Sheehy mérite un peu d’amour…

Michael J. Sheehy enregistre des albums depuis près de trente ans, d’abord en tant que fondateur et porte-parole du groupe culte Dream City Film Club au milieu des années 90, puis comme artiste solo et leader du groupe de garage rock aux accents roots, Miraculous Mule. Il a tourné avec des artistes tels que Kristin Hersh, Tindersticks, John Cale et Peter Murphy, tandis que ses chansons ont été utilisées dans des films comme ‘Intimacy’ et la série télévisée ‘Deadwood’ .

Après une pause de six ans, Sheehy vient d’annoncer la sortie, le 5 juin, de « Don’t We Deserve Some Kind of Love ? », son septième elpee solo, dont deux titres, « Full Moon, Empty Belly » et « Don’t Put Yourself Beyond The Reach Of Love », sont parus sur un seul single, le 20 mars.

Parfois, quand j’écris des paroles, j’essaie de laisser les mots aller où bon leur semble’, explique Sheehy. Pour « Full Moon, Empty Belly », il s’est imaginé que son personnage principal était un loup-garou se demandant ce que la nuit lui réservait. ‘Je suppose que mon subconscient a choisi le loup-garou comme métaphore, et c’est en quelque sorte parfait : l’idée de malédiction, de dysmorphie et de lanugo (une affection où des poils fins poussent sur tout le corps pour compenser le manque de graisse corporelle chez les personnes souffrant d’anorexie)’, ajoute-t-il.

S'accompagnant au piano, « Don’t Put Yourself Beyond The Reach Of Love » voit Sheehy pleurer la perte d’un ami dont il s’est éloigné, devenu reclus à cause de sa propre addiction. Prônant le choix de l’amour et de la compagnie plutôt que l’isolement et la solitude, il entonne ‘It’s OK to be frightened’ dans les aigus, et un frisson sacré parcourt votre colonne vertébrale.

En explorant les thèmes de la dépendance, du rétablissement, du pardon, de l’amour, de la perte et de la quête d’identité, ce nouvel opus met clairement en lumière un changement de perspective amorcé par le précédent long playing, gravé en 2020, « Distance Is The Soul Of Beauty ». ‘J’ai arrêté de boire en 2012 et, après vingt ans d’abus d’alcool, il y avait beaucoup de dégâts et de débris dont il fallait s’occuper’, explique Sheehy.

Sheehy est devenu père en 2017 et, lentement mais sûrement, les chansons ont recommencé à jaillir. Pour la première fois, de minuscules rayons de lumière ont commencé à percer à travers les fissures de ses chansons souvent graves. ‘J’écris toujours pour les mêmes personnes, mais ma perspective a changé. Plutôt que de refléter la misère à travers les chansons et ma façon de vivre, j’essaie d’offrir de l’espoir, de l’humour et une sagesse durement acquise.’

« Don’t We Deserve Some Kind Of Love ? » a bénéficié de la participation de Fiona Brice (violon), Sandy Mill (chœurs), Ian Burns (batterie) et Patrick McCarthy (guitare). L’album a été enregistré chez lui sur une période de cinq ans, alors que Sheehy était père au foyer et travaillait le soir dans un bar de Camden, au nord de Londres.

« Full Moon, Empty Belly » est en écoute là

 

 

Blood Red Shoes

Les cris de Blood Red Shoes…

Écrit par

Le duo indie-rock britannique Blood Red Shoes vient de partager le single « Screams », premier inédit depuis 2023, et annonce une nouvelle tournée à travers l’UE et le Royaume-Uni en octobre 2026.

Originaire de Brighton, le groupe réunit Laura-Mary Carter (guitare, chant) et Steven Ansell (batterie, chant). Après avoir célébré ses 20 ans d’activité sur 20 Years Of Blood Red Shoes: Live In Paris et quatre concerts événements en 2024, Laura-Mary Carter s’est consacrée à ses projets solo, entre nouvel album studio et tournée en première partie de QOTSA. Aujourd’hui, le duo se retrouve pour se consacrer à nouveau pleinement à sa complicité musicale.

‘Quand on n’est que deux dans un groupe pendant plus de deux décennies, on développe des pouvoirs psychiques. […] On fait, tout simplement, et on laisse notre intuition commune nous guider’, résument-ils. Une philosophie qui irrigue « Screams » (§pour voir et écouter le clip, c’est ici 

), un rock’n’roll à la fois réfléchi et brouillon, pensé comme une vidéo de famille partagée avec le public, et réalisé en totale autonomie : écriture, enregistrement, prise de son et mixage — sans intervention extérieure.

La tournée d’octobre 2026 promet déjà la couleur, sous une devise on ne peut plus claire : ‘Les concerts seront aussi bruyants que les lois de votre pays nous le permettront !’

 

Après l'Everest et la nuit, place à l'éclat de l'Eldorado des Girls in Hawaii !

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Le retour d'un groupe essentiel sous le ciel du rock belge

Formé au début des années 2000, Girls In Hawaii s'est imposé au fil des ans comme un pilier de la scène indie rock européenne.

De From Here To There (2003) à Everest (2013), en passant par Plan Your Escape (2008), le groupe a construit un univers musical qui a marqué toute une génération.

En 2023, ils ont célébré le vingtième anniversaire de leur premier album avec une tournée européenne à guichets fermés.

Ils sont de retour aujourd’hui ! Le premier single du prochain album de Girls in Hawaii (Sortie prévue Sept. 2026 sur Capitane Records) Is It Happening Right Now? est un morceau tout en rupture et contraste qui nous dit surtout de lever les yeux au ciel, de ne pas oublier de regarder le soleil, d’écouter les battements de son cœur, de contempler la beauté du monde.

On se demande parfois si ce qui nous arrive est réellement en train de se passer. Va t’on droit dans le mur? Est-ce que le mur est encore loin?

Le clip est à découvrir ici.

DEADLETTER

Un concert proche de l’envoûtement !

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Ce lundi 30 mars, le club de l’Aéronef affiche complet pour recevoir Deadletter. Drivée par le chanteur Zac Lawrence, la formation s’est imposée sur le circuit live britannique depuis 2020, après avoir gravé une poignée d’EPs puis un premier long playing baptisé « Hysterical Strength » (2024). D’abord nourri de folk — à l’époque où les musiciens se produisaient dans la rue —, le projet s’électrifie. Le combo déménage à Londres et bascule vers un post-punk nerveux, rythmique et dansant, que les médias conventionnels rapprochent alors volontiers et schématiquement de Gang of Four ou de Talking Heads. Le saxophone, d’abord joué par Poppy Richler jusqu’en 2024, a depuis été repris par Nathan Pigott, et s’intègre parfaitement dans l’expression sonore. Le second elpee, « Existence Is Bliss », attaque son post punk sous un angle différent, se frottant notamment à une new wave plus synthétique. Et si « Hysterical Strength » s’est forgé sur les planches, au fil de morceaux longuement rôdés avant le studio, ces nouvelles compos ont pris forme en local de répétition, juste avant l’enregistrement, laissant davantage d’espaceet de liberté pour l’interprétation en ‘live’…

En première partie, Blech 9:3 a livré une prestation à l’énergie brute, guidée par une esthétique punk et un son qui puise clairement dans l’alt-grunge des nineties. Le quatuor, dublinois d’origine mais aujourd’hui établi à Londres, affiche une assurance scénique étonnante pour un projet encore jeune.

Formé en 2024, le groupe réunit Barry Baz Quinlan (chant/guitare) Sam Duffy (guitare), James Quinlan (basse) et Luke O’Neill (batterie). Sur les planches, leur identité se dévoile autant dans le visuel — coiffures colorées, tenue punk, attitude — que dans la manière de jouer sur les contrastes, entre couplets tendus et montées plus explosives.

Mais musicalement, c’est le duo Barry/Sam qui fait la différence. Le chanteur-guitariste impose une voix puissante, bien projetée, qui colle parfaitement à ce registre rugueux. À ses côtés, le soliste apporte des textures plus créatives, donnant du relief aux morceaux au-delà du simple mur de son.

A contrario, la section rythmique laisse une impression plus discutable. Le drummer frappe fort, au détriment des nuances, et l’assise globale peine par moments à soutenir les guitares avec la même précision. La basse, elle, marque davantage par le look et la posture de celui qui en est chargé que par des interventions réellement utiles à l’expression sonore.

Chez Bleech 9:3 on sent un potentiel réel, mais il serait bien plus efficient si la section rythmique se mettait au diapason des deux sixcordistes, notamment en matière de subtilité (Photos Ludovic Vandenweghe ici, page ‘Artistes’ ). 

Les six musiciens de Deadletter débarquent alors que l’« Arena » d’Ennio Morricone, tirée du film ’Le mercenaire’ (1968), est diffusée par les haut-parleurs, comme un faux calme avant l’orage. Zac Lawrence (chant), Will King (guitare), Sam Jones (guitare/claviers), Nathan Pigott (saxophone), Alfie Husband (batterie) et George Ullyott (basse) se répartissent l’espace : King se planque à droite, légèrement en retrait, tandis que Jones s’étale à gauche, beaucoup plus expansif. Sur le podium du club, la formation semble à l’étroit.

Un brouillard épais avale les amplis, puis Lawrence, plutôt bien fringué, gagne le centre et agrippe le micro. « Credit to Treason » ouvre le bal dans une interprétation débridée : débit incantatoire, gestes nerveux, petits pas saccadés. Il descend à plusieurs reprises dans la fosse, micro en main, au plus près des premiers rangs.

Dès les premières minutes, l’auditoire se laisse happer. Lawrence, silhouette à la Mick Jagger voire Brian Jones, version vingt ans (coupe de tifs comprise), focalise l’essentiel des regards : sauts, mouvements secs, regard qui scrute la salle. On devine pourtant une retenue au départ ; à plusieurs reprises, il appelle la foule à se masser vers l’avant.

Autour de lui, chacun occupe sa place. Husband, discret derrière ses fûts, verrouille un jeu percussif infatigable qui sert de point d’ancrage. Ullyott déroule des lignes de basse entraînantes, tandis que Pigott, moustache et coupe à la Frank Zappa, épaissit l’air au saxophone puis vient frapper des percussions installées à l’avant, que Zac rejoint parfois, un stick dans une main, le miro dans l’autre. Jones, lui, profite du côté gauche pour tourner sur lui-même, passer au tambourin et relancer les motifs.

Le set déroule ensuite ses tableaux. « Purity I » est imprimé sur un tempo maîtrisé, mais laisse la tension grimper par paliers : Lawrence martèle des phrases répétitives, proches du mantra, sur une diction toujours aussi incisive. « To the Brim » bascule dans une couleur plus trouble ; Jones tire de son clavier des sonorités de mellotron, pendant que guitare et saxophone s’entraînent dans une danse macabre. « He, Himself and Him » installe un groove souple et recentre le propos : le morceau ne vise pas seulement le monde extérieur, il renvoie chacun à sa part de bascule.

Sur « More Heat ! », son écriture tranche net : il raconte un couple qui ne trompe personne, sinon lui-même ; ‘Elle y croit, mais à force d’insister, les choses peuvent changer’, confie-t-il, sous des guitares discordantes et un saxophone râpeux. « Bignones » observe les retombées d’un meurtre et lâche cette formule sèche — ‘l’existence honteuse pourrait se réduire à des condoléances sincères’ ; la basse sombre guide le morceau, le saxophone lui donne un flottement de jazz. « Sangles » aborde la liberté d’expression et la manière dont les opinions se retrouvent étouffées. « Hat the World Missed » tire enfin le concert vers une mélancolie lucide : signaux ignorés, occasions manquées, cécité collective. En fin de parcours, « It Comes Crépine » impose un post-punk spectral, presque violent ; cuivres, percussions et riff menaçant s’imbriquent dans une écriture plus raffinée, où l’inde rock flirte par instants auprès de l’avant-garde.

L’ensemble reste cohérent du début à la fin : une musique dense, parfois presque prog lors des interventions du saxophone (clin d’œil à Dave Jackson du Van der Graaf Generator ?), mais toujours ramenée au nerf post-punk. D’ailleurs, si le public commence à remuer, il semble comme hypnotisé par la musique et le lâcher-prise tarde à se manifester ; beaucoup de quadragénaires et quinquagénaires occupent l’avant de l’auditoire, tandis que les plus jeunes campent derrière. Les gestes de Lawrence finissent toutefois par resserrer les rangs au moment du rappel, où « Binge » (tube de 2022) déclenche les premières vraies tentatives de crowdsurfing. Annoncé sur trois titres, le rappel n’en lâche finalement que deux : « Binge » puis « Cheers ».

Un concert proche de l’envoûtement !

(Photos Ludovic Vandenweghe ici

Setlist : 1. Purity I, 2. To the Brim, 3. Mere Mortal, 4. He, himself and him, 5. (Back to) the Scene of the Crime, 6. More Heat ! 7. Bygones, 8. Songless, 9. Deus Ex Machina, 10. What the World Missed, 11. It flies, 12. Among us, 13. Fit for Work, 14. It Comes Creeping, 15. Frosted Glass

Rappel : 1. Hero, 2. Binge, 3. Cheers !

(Organisation : Aéronef, Lille)

 

MPL

Bisou Magique : Le câlin auditif de MPL !

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Bisou magique, le nouvel album de MPL, est enfin sorti !

Un bisou magique c’est un petit geste qui console et qui redonne le sourire. Il suffit simplement d’y croire !

C’est ce que les cinq amis d’enfance ont tenté de faire avec ce nouvel opus : des chansons qui rappellent que l’amitié, l’amour et la tendresse sont parfois les meilleurs des pansements.

Le disque a été pensé comme un manège musical, un grand huit des émotions où chaque chanson est une partie du parcours. Ça monte, ça descend, le cœur se soulève, on rit ou on ferme les yeux. Au détour d'un looping on croise Clou (Sans avion) et Ben Mazué (Fleur Bleue), deux voix amies venues ajouter leur lumière à l'attraction.

On espère que vous êtes bien attaché.e.s et on vous souhaite un bon voyage avec cet extrait.

CharlElie Couture

CharlElie Couture se la coule douce !

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CharlElie Couture dévoile le deuxième single Chanson de la petite rivière, accompagné par sa fille Yamée Couture issu de l'album Projet Bleu Vert, un titre du début des années 90 qu’il revisite dans une version réarrangée.

À l'origine, une histoire personnelle : enfant, CharlElie venait taquiner le brochet dans le Brénon, rivière de son enfance. C'est là qu'il a appris à nager, dans ce coin qu'il appelait « la petite île ». Des années plus tard, constatant l'appauvrissement de la rivière, il décide de s'engager concrètement dans sa restauration.

En collaboration avec la Ligue de protection des oiseaux (LPO), des travaux sont menés pour redonner au Brénon un débit naturel et préserver son écosystème. Une initiative qui permet aujourd'hui à la rivière de retrouver son équilibre et sa biodiversité.

Avec son prochain album, « Projet BLEU VERT », CharlElie Couture remet en lumière les questions environnementales, qu'il explore depuis toujours dans son répertoire, à travers des textes célébrant l'amour de la nature et la nécessité d'une forme de décroissance.

L’intégralité des bénéfices sera reversée à la fédération. Chaque euro généré après compensation des frais de production et de promotion sera investi dans la sensibilisation à l'écologie, soutenant les 6 000 associations membres de FNE qui œuvrent pour protéger la nature et défendre un monde vivable.

CharlElie a réuni pour ce projet une véritable équipe de voix, donnant encore plus de puissance à ses chansons : Jean-Louis Aubert, Angélique Kidjo, Yannick Noah, Cali, Kent, Pur-sang, Papillon Paravel, Souleymane Diamanka et sa fille Yamée Couture.

Le titre est en écoute ici.

Lilly Wood & The Prick : entre élégance et piquant !

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Lilly Wood & The Prick est le projet fondé par Nili Hadida et Benjamin Cotto.

Le groupe a connu un démarrage fulgurant avec leur premier album, a enchainé les tournées mondiales, porté par leur hit international Prayer In C (plus d'un milliard de streams).

En janvier,  le groupe a sorti son cinquième album Christina, qui marque un virage artistique et une volonté d'explorer des univers musicaux différents.

Une volonté d'ouvrir la porte aux collaborations.  Ils collaborent avec e.a. avec Dan Black pour l'écriture et confient la production à Myd, (musicien et producteur connu pour son projet Club Cheval, pour ses colabs avec Brodinsky, avec le label Ed Banger...).

Lilly Wood & The Prick parle d’amour, d’amitié, de dérive, de solitude — mais toujours avec ce mélange rare de lucidité et de lumière. En studio, plus besoin de se convaincre ou de s’expliquer. L’alchimie est là, installée.

Le clip de Christina (feat. Myd) est à écouter ici.

False Figure

L’incarnation de False Figure

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False Figure a sorti son nouvel elpee, « Incarnate », ce 17 février, un disque post punk qui mêle tension brute, refrains mélodiques et une mélancolie lumineuse. L’album explore des thèmes allant des relations toxiques (« Favorite Game ») à la lucidité face au chaos (« Original Sin ») et à l’urgence de l’action (« Say Nothing »).

Sur « Incarnate », le trio élargit sa palette vers une dream pop plus luxuriante, nourrie par la cold wave française, la Movida espagnole et le shoegaze britannique, avec une formation renouvelée (Keven DeFranco à la seconde guitare, Kenan Hamilton à la basse).

Le clip de « Flowers in bloom » est à voir et écouter ici

 

 

Dear Pola

Les petites choses de Dear Pola

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Dear Pola, c’est le projet de Mary, autrice-compositrice-interprète et poétesse née dans la Drôme.

Elle chante et écrit en anglais, façonnant une musique introspective et exigeante où la voix et la guitare se répondent comme des fragments de pensée. Entre folk dépouillée et mélancolie moderne, ses chansons explorent la mémoire, le deuil, le désir et la solitude, à la croisée de l’intime et de l’indicible. Autodidacte, elle a développé un jeu de guitare en picking et open tuning, organique et reconnaissable, qui dialogue avec ses textes et porte les émotions là où les mots échouent. Ses chansons ne cherchent pas à consoler ni à résoudre : elles observent, recueillent et exposent, avec un mélange de fragilité et de lucidité.

Son travail artistique est une exploration du passé, des non-dits et des fissures de l’existence, où chaque geste musical devient une tentative de dire ce qui reste inavoué.

Après avoir gravé son premier EP, « Ma Part du Ciel » (2023), Dear Pola s’apprête à livrer son premier album en octobre 2026, poursuivant son exploration de l’émotion et de la mémoire à travers un langage musical à la fois sobre et intense.

En attendant, elle a partagé le single « Little things » sous forme de clip, et il est disponible

 

Stereolab

Une musique tellement riche et rafraîchissante…

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Reformé en 2019, d’abord pour accompagner une salve de rééditions impulsée par Warp, Stereolab est revenu sur le devant de l’actualité grâce à un nouvel opus, « Instant Holograms On Metal Film », paru en mai de l’an dernier. Sur les planches de l’Aéronef, la formation franco-britannique va livrer un set qui assume ses alliages : pop oblique, krautrock motorik, touches de jazz et d’électronique. Les textes, chantés en français ou en anglais, selon les titres, conservent leur message engagé.

Depuis les nineties, le combo s’est imposé dans l’indie pour son art de la superposition : motifs répétitifs, harmonies vocales en couches, claviers vintage et lignes de guitare qui tracent des diagonales.

La foule est constituée majoritairement de quadragénaires et de quinquagénaires.

Le concert s’ouvre par l’intro « Mystical Plosives » : sur ces notes robotiques, les musiciens apparaissent, puis s’installent.

« Aerial Troubles », « Motoroller Scalatron » puis « Vermona F Transistor » définissent d’emblée la méthode Stereolab : pulsation régulière, claviers qui scintillent sans trop s’épancher, et détails de timbre glissés au bon moment. Lætitia Sadier passe au trombone à coulisses sur « Vermona F Transistor » ; en bout de course, les claviers esquissent un clin d’œil au Boléro de Ravel.

Le set se permet ensuite un retour en arrière : « Peng ! 33 », ancien titre, avance sur des claviers volontairement rognés, comme passés au cutter, pendant que la section rythmique garde le cap.

Sur « The Flower Called Nowhere », le chant joue la superposition : voix principale, contre-voix, puis falsetto qui se répondent et se croisent sans jamais saturer l’espace.

Pièce centrale du concert, « Melodie Is a Wound » multiplie les changements de rythme tout en revenant régulièrement vers une bossa nova de traverse. Sadier y prend la trompette, étire les phrases, puis laisse le morceau s’allonger en improvisation. Parfois, le climat devient plus ‘doorsien’, mais en fin de parcours, il s’enfonce dans un psychédélisme spatial.

« If You Remember I Forgot How to Dream Pt. 1 » serpente entre appuis jazzy et pop plus légère. Sadier revient au trombone à coulisses, puis en français, fidèle à des convictions pacifistes assumées, chante : ‘J’appartiens à la terre, je dis non à la guerre’.

« Miss Modular » remet du relief dans la fosse grâce à un groove net et un travail vocal soigné. Sadier y manie un trombone à coulisse, tandis que les chœurs (Joe Watson et Xavier Muñoz) cadrent les mélodies par des secondes voix impeccables.

« Household Names » vire vers un funk discret, avant qu’ « Esemplastic Creeping Eruption » ne réinstalle les boucles et les micro-variations chères au band, sans jamais perdre la lisibilité des lignes.

En fin de parcours, « Percolator » revient à une bossa nova minimale, puis « Electrified Teenybop ! » bascule en instrumental motorik, roues parfaitement alignées, l’expression sonore avançant par petites stries répétées.

Le rappel s’articule en deux temps. « Immortal » installe une matière plus atmosphérique, puis « Cybele’s Reverie » met en avant la voix de Sadier, capable d’enchaîner graves et aigus sans forcer l’effet, tout en restant dans cette distance caractéristique.

Sur le podium, Lætitia Sadier occupe le côté droit, guitare en gauchère. Un petit pupitre placé devant elle lui sert de poste de commande : il lui permet de déclencher des sonorités proches d’un Moog. Veste à brillants sur les épaules, elle passe d’un instrument à l’autre – guitare, claviers, trombone, tambourin puis trombone à coulisse – au gré des morceaux.

À l’autre extrémité, Timothy Gane (barbe grisonnante) reste concentré sur ses motifs de guitare, comme s’il était sans son monde. À l’arrière, Andy Ramsay verrouille la pulsation, pendant que Joe Watson, aux claviers et caché derrière ses partitions ainsi que le multi-instrumentiste (basse surtout, claviers et parfois guitare) Xavier Muñoz consolident l’édifice par leurs interventions et des secondes voix particulièrement justes. Hormis pour les voix, on a l’impression que chaque musicien est sur son île, et paradoxalement ces individualités forment un collectif soudé.

La voix de Sadier, claire et bien timbrée, survole des arrangements qui aiment la stratification. Les harmonies se construisent par couches, parfois en contre-voix puis en falsetto, ce qui renforce l’impression de mouvement interne, même lorsque la rythmique choisit la répétition.

Entre deux titres, Sadier échange quelques mots en français, d’une voix douce et posée. Ces apartés, brefs, ramènent le concert à une échelle simple, loin des postures, alors que la musique, elle, continue d’assembler kraut-pop, échappées jazz et détails électroniques.

Au fil du concert, l’enthousiasme gagne la foule qui applaudit de plus en plus longtemps, à l’issue des morceaux ; et puis, au bout des 13 titres du set, et du rappel, elle salue longuement une prestation maîtrisée en tous points d’une musique tellement riche et rafraîchissante.

Photos Ludovic Vandenweghe ici

En supporting act, le duo liégeois Chaton Laveur s’est plutôt bien débrouillé face à un public encore clairseme, celui-ci ayant décidé de ne rappliquer que pour la tête d’affiche.

Julie, robe noire assez courte, papillonne entre basse (souvent), guitare (parfois) et claviers ; Pierre se réserve la batterie (constamment) et les claviers (dont un moog). Et le tout est enrichi de boucles et d’effets sonores. Ils chantent en harmonie et en falsetto. Il faut reconnaître que le drumming est aussi ample qu’efficace. Les morceaux sont longs et dépassent régulièrement les 5 minutes. La trame de la musique repose sur les rythmes motorik du krautrock, et le tout est traversé d’accès de dream pop et de shoegaze. Leur premier elpee, «   Labyrinthe » est paru ce 13 mars.

Bref, minimaliste, l’expression sonore tient la route, mais – et ce n’est qu’un avis personnel – il serait peut-être intéressant d’élargir le line up à un ou une guitariste, pour donner davantage d’épaisseur à la musique. Tout au moins sur les planches (page ‘Artistes’ ). 

Setlist Sterolab

1.    Intro : « Mystical Plosives »
2.    « Aerial Troubles »
3.    « Motoroller Scalatron »
4.    « Vermona F Transistor »
5.    « Peng ! 33 »
6 .   « The Flower Called Nowhere »
7.    « Melodie Is a Wound »
8.    « If You Remember I Forgot How to Dream Pt. 1 »
9.    « Miss Modular »
10.    « Household Names »
11.    « Esemplastic Creeping Eruption »
12.    « Percolator »
13.    « Electrified Teenybop ! »

Rappel : « Immortal », « Cybele’s Reverie ».

(Organisation : Aéronef, Lille)

 

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