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Ladylike Lily

Ladylike Lily sème à tout vent…

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Ladylike Lily est de ces artistes qui ne s’arrêtent jamais de créer et de nous surprendre. Entre deux tournages de clips, elle nous invite à nous plonger dans une bande son qui l’inspire.

On y découvre ses ami.e.s, ses coups de cœurs, ses coups de foudres de tournée et quelques indispensables à sa vie, à travers une playlist qui parle d’amour, du printemps, d’oiseaux, de rivières, de ruptures et de renouveau.

Intitulé « Les graines oubliées », le nouvel opus réunit 17 titres superbement arrangés. Dès les premières notes, on reconnait l’empreinte et la voix douce, veloutée, de Ladylike Lily.

Chacun de ses morceaux nous conte une histoire, se teintant d’électro, de pop, de chanson et d’arpèges de guitare. Un album-voyage plein de poésie, à l’adresse des grands comme des petits.

Le clip d’animation de « La pluie d’automne » est à voir et écouter

 

 

Lady Lamb

Even in the tremor

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Derrière le patronyme Lady Lamb se cache Aly Spaltro. Originaire du Maine, elle a posé ses valises à Brooklyn, il y a près de dix ans. C’est à cette période qu’elle embrasse une carrière en solo et commence à enregistrer. Paru en 2015, son second elpee, « After », lui permet de se produire sur le Vieux Continent, tournée qui va d’ailleurs passer par le Botanique à Bruxelles. Aujourd’hui âgée de 29 ans, elle nous propose donc son troisième opus, “Even in the tremor”, un disque paru sur le label Ba Da Bing.

Tout au long de cet LP, la songwritrice nous raconte des tranches de vie d’une voix bien maîtrisée. Elle évoque ainsi ses racines religieuses sur “Young Disciple” ou relate ses histoires d’amour tout au long de “Deep Love”. Tramées sur sa gratte acoustique, ses compos ont été ensuite enrichies par une instrumentation plus ou moins généreuse, suivant les morceaux. Faut dire que lors des sessions, elle a reçu le concours de brillants collaborateurs, dont Benjamin Lazar Davis (Okkervil River) à la basse et au synthé ainsi que le drummer Jeremy Gustin (croisé aux côtés de David Byrne et d’Albert Hammond Jr). L’opus nous réserve aussi bien des pistes strictement acoustique (“Without a Name”), aux accents clairement pop (“Deep Love”) que copieusement électriques, à l’instar du titre maître. Malheureusement, si les mélodies sont bien construites, il faut regretter qu’Aly en fasse parfois un peu trop, au détriment de sa spontanéité. En outre, la production est tellement léchée que régulièrement, les compositions pêchent par excès de lyrisme.

Lady Lamb

After

Écrit par

Aly Spaltro est une petite peste. Une vraie, celle que l’on déteste autant que l’on aime.

Celle qui te pique ton blouson de cuir en rameutant des crapules du quartier et t’enverra sauver son honneur à coups de tatanes fulgurantes.

Aly Splatro, c’est Lady Lamb. Elle crache par terre mais tire subtilement et classieusement sur un cul de joint.

Tout au long de cette plaque, résolument pop, elle propose des compositions pas nécessairement originales, mais plutôt bien léchées, aux arrangement discrets. Malgré des textes très ‘nana dans les bois’ difficile d’y rester totalement insensible. Surtout les mecs qui lui fileraient bien un coup de main pour ranger le matos, après la répète. M’enfin, il n’y a pas que le côté hyper girly qui les attire.

Elle possède quand même une voix. Elle coince parfois, quand elle la pousse un peu trop ; mais elle est authentique et reflète l’image de cette génération décomplexée. Une chose est sûre, elle envoie le bois. Quand même. Et puis elle ne cherche pas à plaire, tout en y parvenant. Même pas peur la donzelle !

Les 12 plages de cet « After » ne laisseront certainement pas de souvenir impérissable, mais elles valent le détour et méritent au moins une écoute attentive…

 

Ladyboy Project

Lady Boy

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Avant de lancer son nouveau projet, Olivier Hazemann militait au sein d’un collectif parisien de hip hop, Kalash. Il a donc décidé de changer complètement de cap en se lançant dans une nouvelle aventure, qu’il a baptisée Ladyboy Project. Financé par le système du crowfunding, via la structure Microcultures, il vient donc de publier un album conceptuel, dont le thème principal raconte l’histoire d’un Japonais qui souhaitait devenir une ladyboy, au cours des 50’s.

Pour atteindre son objectif, Hazemann s’est entouré de plusieurs musiciens (S. Martel, M. Gamet, B. Collin,…), afin d’habiller ses textes. Tout au long des treize morceaux de l’opus, l’artiste murmure des mots sur une instrumentation lyrique alimentée selon les morceaux, par un violoncelle, une guitare, un piano et même des cuivres. Parfois, le spectre de Gainsbourg se met à planer… Néanmoins, il faut reconnaître qu’au fil de l’elpee, l’attention commence à s’estomper. Et ce n’est ni la carence rythmique, ni l’absence de soubresauts qui risque de résoudre le problème. D’autant plus que les chuchotements de Hazemann finissent également par agacer.

Ce qui n’empêche pas Ladyboy Project de s’avérer un concept original. On saluera donc l’intention…

 

Burning Lady

Until the walls fall (b)

Écrit par

Genre défouloir par excellence, le punk rock permet aisément de passer outre l’originalité et le niveau technique de ses musiciens pour se concentrer sur l’énergie brute et le plaisir simple que procure l’écoute d’un album de ce type. De ce point de vue, Burning Lady remplit parfaitement le cahier des charges. Les compos sont catchy à mort, tout en évitant d’accumuler les clichés et les écueils du genre. En outre, le groupe bénéficie d’une production limpide et agréable à l’oreille, et un niveau technique qui leur permet de garder l’attention de l’auditeur sans se répéter. N’hésitant pas à sortir des sentiers battus, il s’aventure aisément en dehors de son jardin et les passages folk, ska, reggae ou franchement rock’n’roll constituent autant de respirations qui rendent « Until The Walls Fall » très agréable à écouter. La cerise sur le gâteau, c’est sa chanteuse, qui démontre que le groupe porte bien son nom : elle est en feu ! Maîtrisant parfaitement ce mélange de rage et de nonchalance propre au style, elle illumine le long playing de sa présence, et contribue à le transformer en un des meilleurs de l’année, dans l’univers du punk rock.

Burning Lady

Until the walls fall (a)

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Sommes-nous en présence des héritiers naturels des Bérurier Noir, du petit frère de Guerilla Poubelle ou des cousins de Tagada Jones ? Une chose est sûre, Burning Lady y puise ses sources. Et appartient à la scène punk française. Indépendante, of course ! Une formation lilloise fondée en 2008, qui dans le style, possède une fameuse expérience en live. Affichant plus de 150 concerts à son actif, elle a déjà partagé la scène avec quelques ‘ténors’ français, comme Lofofora ou Mass Hysteria (NDR : y a-t-il une date de péremption ?) A ce jour, le band n’avait publié qu’un seul Ep. « Until the walls fall » constitue donc son premier opus.

Burning Lady revendique donc une étiquette punk. Ni plus, ni moins. Sans pour autant ressembler à leurs idoles à crête. Pace que la formation est drivée par une fille. Sophie. Même si sa voix n’est pas toujours très féminine. Mais ses interventions vocales sont irréprochables, une situation rarement rencontrée auprès des groupes du style. Et c’est cette spécificité qui fait l’originalité du band. Sans quoi, la musique de Burning Lady adopte un profil conforme au style annoncé. Le drummer est véloce. L’énergie juvénile, omniprésente. Les chœurs sont contagieux. Les grattes, sémillantes. Et sans la moindre fioriture, la structure des morceaux est totalement instinctive. Pas de souci, leur expression sonore permet de garder la forme…

Malheureusement, quand la formation nordique tente de changer d’orientation, le résultat est plutôt bancal. A l’instar de « Girls with sunglassses », piste au cours de laquelle, sculptées dans le ska, les accès de cordes prêtent à sourire. Ou encore sur « Oleti » et « Monday in the sun », deux intermèdes folk, pas vraiment convaincants. Une exception qui confirme la règle, « Wasted Time », encore un morceau folk, mais plus latino. Bref, si « Until the walls falls » n’est pas un mauvais album, il souffre quand même d’une carence en originalité. M’enfin, l’essentiel, c’est qu’il entretient la bonne humeur.

 

Cascao & Lady Maru

Gong !

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Cascao est danseur et producteur. Lady Maru est DJ à Rome. Ils sont italiens et ont décidé de partager un projet en commun. Et « Gong ! » constitue le résultat de leur collaboration.

Un opus découpé en 10 plages qui ne laisse pas indifférent. Et pour cause, énergiques, éclectiques et novatrices les morceaux sont alimentés par des mélodies plutôt étranges. Surprenantes, même. Tout comme les vocaux, d’ailleurs. Et « Bad Might », en est certainement la plus belle illustration.

« Gong ! » nous plonge donc au sein d’un univers déconcertant, déstructuré même. Parfois un peu retro. A cause des arrangements ou des synthés, réminiscents des années 80. Mais les titres les plus déjantés sont manifestement « Tropical Tasting » et « Viulenza e decadanza », deux pistes complètement délirantes, que nos deux compères parviennent pourtant à parfaitement contrôler.

Bref, ce parfum new wave voire électro punk qui baigne cet elpee n’est pas pour me déplaire et nonobstant son aspect un peu décalé, il s’avère totalement rafraîchissant. On guette déjà la suite avec impatience... et curiosité.

 

Ladytron

Best of 00-10

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Pour fêter ses 10 années d’existence, Ladytron a donc décidé de sortir une compile. Bien qu’ayant choisi pour patronyme le titre d’une chanson de Roxy Music, la formation liverpuldienne, partagée entre deux filles et deux gars, pratique une électro-pop dansante, très marquée par les eighties, aussi bien la new que la cold wave. Ils ont essentiellement recours aux synthés analogiques, et leurs lyrics souvent obscurs parlent de situations de la vie quotidienne, des textes parfois interprétés dans la langue de Mira Aroyo, Bulgare d’origine.

Le recueil propose 17 pistes, dont la plupart des hits du quatuor, et deux inédits. Soit le single « Ace Of Hz » (NDR : une piste peu molle des guiboles !) et une chouette cover du « Little Black Angel » de Death In June. Un ‘best’ of à conseiller aux Djs qui privilégient les soirées 80’s

 

Lonelady

Le goût de l’extrême…

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De son véritable nom Julie Campbell, Lonelady est une passionnée de new wave et de post punk. Pas étonnant lorsqu’on sait quelle est issue de Manchester. Et pourtant, ce n’est pas en fouillant dans les vieux vinyles de ses parents, qu’elle a acquis cette culture. Simplement, en s’intéressant à l’histoire de la musique de sa ville de naissance. Progressivement. A un tel point qu’actuellement, sa musique en est profondément imprégnée. Et « Nerve up », son premier elpee en est la plus belle illustration. Pourtant au cours de sa jeunesse, elle écoutait surtout la musique américaine des 90’s ; entre autres REM, Nirvana et Hole…

Julie confirme : « Effectivement. En fait, ce sont ces formations qui m’ont incité à acheter ma première guitare » Parmi ses influences américaines, elle cite encore Pylon ainsi qu’Emerald, Sapphire and Gold (NDR : dites ESG), deux combos américains qui ont marqué le début des eighties. Elle est un peu surprise de la formulation de la question, marque une pause, puis réagit : « Ah, c’est ce que signifiait le sigle ESG ? » Puis embraie : « Ces deux groupes pratiquaient une musique minimaliste, entrecoupée de longs silences, à l’instrumentation très parcimonieuse. Et on retrouve dans mes nouvelles chansons, ces formes de vide. Mais si la palette de sonorités était minimale, les compos étaient très énergiques et imprimées sur un rythme saccadé, funky ». Mais retraversons l’Atlantique pour revenir aux Iles Britanniques. Trois décennies plus tôt. Soit à une époque marquée par Throbbing Gristle, XTC, John Foxx, An Clark, Cure, The Smiths, Gang of Four, Joy Division et quelques autres. Et qui constituent quelque part une source d’inspiration majeure pour Julie : « Tous ces groupes et artistes ont eu une influence sur ma création. Mais il n’entre pas dans mon intention de me réapproprier leur musique. Cela n’aurait aucun sens. J’essaie de créer mon propre univers sonore, notamment en me servant de ma voix. Parfois les influences peuvent devenir un fardeau. Il faut savoir faire la part des choses. » Ecouter Joy Division est, en outre, une expérience quasi religieuse pour mon interlocutrice. Elle avoue : « Leur musique se détache de la vie quotidienne. Elle me fascine. Elle est intemporelle. Un peu comme si on figeait le temps à travers l’espace. Et il ne faut pas oublier d’y associer le producteur Martin Hannett, également responsable du son ». Vu sa fascination exercée pour les eighties, on pourrait facilement imaginer que l’artiste reprenne, de temps à autre, des morceaux composés par ses maîtres. La réponse fuse : « Non ! On a juste enregistré sur une flip side, la reprise d’un single très peu connu de The Fall. Et c’est vrai que dans le passé, on l’a jouée en ‘live’. Mais depuis, elle ne fait plus partie de mon répertoire, sur scène ». Vu le come-back de la new wave, illustré notamment par des formations comme Editors et Interpol, une question me brûlait les lèvres. Celle de ces fameux cycles dans l’histoire du rock’n roll. Elle argumente : (rires) « C’est une approche intéressante. Personnellement, je pense plutôt qu’il s’agit du fruit du hasard. C’est plutôt aléatoire que cyclique. D’ailleurs je ne suis pas trop au courant de ce qui se passe sur la scène musicale contemporaine. Et puis, l’important c’est plutôt l’aspect tridimensionnel (NDR : la musique, la parole, l’interprétation) qui compte quand on revisite une époque. »

Le parcours musical de Lonelady a commencé en 2004, un itinéraire jalonné d’une poignée de singles. Qu’elle produisait elle-même. Elle a même aménagé un studio dans une ancienne filature. C’est d’ailleurs ainsi qu’elle s’est forgé une solide expérience. Mais comment a-t-elle réussi à se faire signer par Warp ? Julie raconte : « L’histoire et un long processus. Au départ c’était du D.I.Y. ; puis en 2007, Jason (NDR : White) de Too Pure a agi comme catalyseur pour que je puisse franchir une étape. Il m’a permis de rencontrer Steve Beckett. Et puis de fil en aiguille, il s’est intéressé à ma musique, puis nous a signés ».

Julie estime que la plupart des critiques de disques et même de concerts sont rarement pertinents. Pourquoi donc ? « La manière de me poser cette question implique que tout est noir ou blanc. Personnellement, l’écriture est un acte privé, individuel. Et mon but n’est pas de faire l’objet d’un article dans un magazine. Or une majorité de journalistes essaie de tout traduire en mode et en courants. Ce n’est pas vraiment ce qui m’intéresse… » Parlons quand même un peu de ‘Nerve’, son premier opus. Et tout d’abord de cette compo baptisée ‘Army’, caractérisée par des riffs de guitare très effilés, comme chez Gang Of Four. Or, un des titres les plus notoires du band de Leeds s’intitule ‘I love a man in a uniform’. (Eclats de rires). C’est peut-être une coïncidence… « Et ça te fait rire ! J’adore ce groupe. Il véhiculait une énergie funkysante incroyable. Andy Gill est un guitariste génial. Et leur musique était à la fois brutale et fragmentée… » A contrario le morceau maître de l’elpee est beaucoup plus soul/funk disco. Davantage dans l’esprit de Madonna. Mais était-ce intentionnel ? « J’apprécie beaucoup Madonna. Elle est une de mes influences. Et sur cette compo, plus précisément, c’est vrai. En fait, mes prochaines adopteront un profil plus funky… »

Julie a déclaré beaucoup aimer la poésie et le cinéma extrêmes. Souhaiterait-elle mener une vie extrême ? Serait-elle blasée par la vie quotidienne ? (Eclats de rires…) Elle réplique : « Ca, c’est la meilleure question qui m’ait été posée aujourd’hui. Oui, j’éprouve le désir de ne pas mener une vie ordinaire. Je ne sais pas pourquoi, mais je suis attirée par les idées extrêmes. Et je suis particulièrement fascinée par les films d’Ingmar Bergman ; et notamment par ‘7th Seal’ (NDR : le titre –en français ‘Le Septième Sceau’– provient d'une phrase de l'Apocalypse selon Saint Jean l'Évangéliste, chapitre 8 ; voir Wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Septi%C3%A8me_Sceau». Dans le même esprit, sur la homepage de son site Web on peut lire ‘La brutalité a une place dans la pop. La férocité et le secret, également’. Ce qui méritait quand même un complément d’explications » Elle clarifie : « Il serait peut-être judicieux de demander des explications à Paul Morley. C’est un journaliste (NDR : plume brillante qui a longtemps sévi au New Musical Express), mais aussi un écrivain qui jouit d’une belle popularité aux Royaume-Uni. Au cours des dernières années, il a aussi composé pas mal de musique. C’est lui qui a rédigé ce texte sur le site. Je l’avais contacté pour qu’il consacre quelques lignes sur Lonelady, parce que j’aime bien la façon dont il formule ses impressions au sujet de la musique. Ce texte n’est pas linéaire, mais plutôt abstrait… »

Après avoir abordé tant de sujets sérieux (NDR : quoique), rien de tel que de terminer un entretien par une boutade… Mancunienne, Julie n’a pas son permis de conduire. Ni son drummer. Pas évident quand on doit se déplacer pour jouer en ‘live’. Or dernièrement, elle a engagé un claviériste, qui lui est détenteur du permis de conduire. Ce critère était sans doute indispensable avant qu’il ne soit engagé. Elle se défend : « Une manière très intéressante d’aborder le problème (rires). Le claviériste est autorisé à circuler en automobile sur la voie publique. Quelle belle coïncidence ! Vous savez j’habite au centre-ville. Je me déplace donc à pied. Je n’ai jamais éprouvé le besoin d’apprendre à conduire. C’est vrai qu’il n’est pas évident de se produire en concert dans ces circonstances. Et avant qu’il ne rejoigne le band, on sollicitait un proche ou un ami pour nous véhiculer… »

Merci à Vincent Devos

Ladyfinger(NE)

Dusk

Écrit par
Cette formation nous arrive directement d’Omaha, dans le Nebraska (comme l’indique le (ne)) ; et comme par hasard, Ladyfinger(ne) est signé chez Saddle Creek, label devenu célèbre pour avoir révélé quelques excellent groupes comme Bright Eyes, Cursive, The Faint, et j’en passe.

Formé en 2006, Ladyfinger(ne) propose ici son deuxième opus. Un disque dont la musique sculptée dans un rock, ma foi fort classique, s’inspire à la fois du punk-hardcore de Drive Like Jehu, mais aussi du métal de Motördead, surtout dans le jeu de guitare. Sans oublier les réminiscences eighties. En bénéficiant du concours de Matt Bayles (Mastodon, Minus the Bear, Isis) à la production, le combo avait mis tous les atouts de son côté. Et le début de l’elpee confirme cette impression. Notamment sur « Over and Over » et « A.D.D » deux morceaux bien calibrés, allumés par deux grattes incendiaires et caractérisés par des interventions aux drums particulièrement percutantes. Malheureusement, après ces deux bons titres, on a la désagréable sensation que le quatuor a consommé tout son crédit. Et il a beau tenter de pallier sa carence en originalité par une énergie jamais prise en défaut, l’enthousiasme laisse rapidement sa place à la lassitude. Un disque anecdotique qui ne casse certainement pas trois pattes à un canard. Quant à l’écurie, c’est rare, mais il faut le souligner, elle n’a manifestement pas misé sur le bon cheval.

 



Formé en 2006, Ladyfinger(ne) propose ici son deuxième opus. Un disque dont la musique sculptée dans un rock, ma foi fort classique, s’inspire à la fois du punk-hardcore de Drive Like Jehu, mais aussi du métal de Motördead, surtout dans le jeu de guitare. Sans oublier les réminiscences eighties. En bénéficiant du concours de Matt Bayles (Mastodon, Minus the Bear, Isis) à la production, le combo avait mis tous les atouts de son côté. Et le début de l’elpee confirme cette impression. Notamment sur « Over and Over » et « A.D.D » deux morceaux bien calibrés, allumés par deux grattes incendiaires et caractérisés par des interventions aux drums particulièrement percutantes. Malheureusement, après ces deux bons titres, on a la désagréable sensation que le quatuor a consommé tout son crédit. Et il a beau tenter de pallier sa carence en originalité par une énergie jamais prise en défaut, l’enthousiasme laisse rapidement sa place à la lassitude. Un disque anecdotique qui ne casse certainement pas trois pattes à un canard. Quant à l’écurie, c’est rare, mais il faut le souligner, elle n’a manifestement pas misé sur le bon cheval.

 

Ladyhawke

Ladyhawke

Écrit par

Ladyhawke est le projet solo de Pip Brown, jeune Néo-Zélandaise francophile. Son aventure démarre durant l’été 2007 lorsque son single « Paris Is Burning » envahit la blogosphère. Comme tous les phénomènes issus de la toile, Ladyhawke enchaîne rapidement par un second titre, « Back Of The Van », moins efficace que son prédécesseur mais qui lui permettra de décrocher un contrat juteux au sein de Modular, petit mais consistant label relevant de Universal. Quelques mois plus tard, elle publie un troisième single, « Dusk Till Dawn » accompagné d’une vidéo ‘kitschissime’, remémorant le meilleur (et le pire) des eighties. Et l’esprit des années 80, la donzelle l’exploite à fond sur son premier recueil éponyme. Peut-être même un peu trop.

Outre les trois morceaux précités, l’œuvre d’introduction de Ladyhawke regorge de petits délices auditifs immédiats, rassemblant en un seul et même lieu le gotha de la pop féminine des années ’80. On y croise ainsi Bananarama et les Bangles (« Another Runaway », « Love Don’t Live Here Anymore », « Morning Dreams »), Cindy Lauper (« Manipulating Woman ») ou encore Kim Wilde (« Crazy World », « Back Of The Van ») à laquelle miss Brown emprunte énormément de tics vocaux. Cependant, « Paris Is Burning » et « Dusk Till Dawn », ses titres les plus contemporains, sont probablement les plus belles réussites d’un disque qui manque parfois de consistance. En effet, certains extraits paraissent forcés (« Morning Dreams », « Back Of The Van », « Professional Suicide », « Crazy World ») et manquent d’atteindre leur objectif. Amputé de ces passages dispensables, « Ladyhawke » s’avère néanmoins hautement addictif. Du moins, pour l’instant…

 

Acoustic Ladyland

Skinny Grin

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Référence évidente à l’Electric Ladyland d’Hendrix, Acoustic Ladyland dispense un freeform jazz aux accents postpunk et électroniques étonnant (si, si). « Skinny Grin », second essai de la formation, peut de prime abord déconcerter l’oreille peu habituée à ce type de délires sonores. Démarrant sur les douces notes de piano et de saxo entrecoupées par quelques saturations de guitares de « Road Of Bones », le combo laisse éclater sa rage sans crier gare sur un « New Me » baroque et grandiose. « Skinny Grin » oscille entre plages placides (« Red Sky », « Hitting Home ») et agitées (l’éponyme, « Salt Water ») et définit une certaine tourmente pouvant envahir n’importe qui à n’importe quel moment. Semi-instrumental, l’ouvrage compte les vocalises d’entre autres Alice Grant (de Fulborn Treversham) ou encore celles d’Anne Booty sur l’excitant « Cuts & Lies ». Défiant les âmes les plus opiniâtres à s’abandonner à leur folie, Acoustic Ladyland franchit sans révérence les dernières limites imposées par les genres et ouvre au monde les portes d’une musique à priori moins accessible. Captivant.

 

Acoustic Ladyland

Last Chance Disco

Écrit par

Cette formation anglaise s’était déjà fait remarquer lors de la sortie d’un premier album concocté en hommage à Jimi Hendrix (d’où le nom). Issu du collectif artistique « D-Fire », ce quatuor impétueux vient de pondre une œuvre pour le moins bruitiste, en injectant une attitude jazz dans un propos qui doit beaucoup au rock’n’roll. Basse, batterie, clavier souvent saturé et le saxophone de Peter Wareham (le compositeur principal) mènent donc la danse. L’opus s’ouvre par le court « Iggy », une cavalcade punk survoltée sur fond d’impro au sax. Le disco « Om Konz », hommage croisé à Olivier Messiaien et les Yeah Yeah Yeahs, rappelle le sax dissonant de James Chance, les paroles comiques en moins. Il y a bien quelques moments plus calmes et mélancoliques (« Deckchair », « Remember ») ; mais cette impression s’avère toute relative, vu la présence de déflagrations électriques qui traversent les mêmes morceaux. Après le punky « Perfect Bitch », la seule plage chantée du set, la routine finit par s’installer, la faute à une certaine uniformité, due au minimalisme de la démarche et des compos pas toujours à la hauteur (à l’instar du mielleux « Trial and error »). Reste une parfaite maîtrise instrumentale, de l’originalité et ces quelques morceaux ultra rapides (« Thing », « High Heel Blues ») à la Blak Flag où il ne manque plus qu’Henry Rollins pour compléter le tableau. Inégal mais attachant.

Lady Godiva

21st Century Beatnixx

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Lady Godiva aurait vécu au début de l’an 1000. Epouse du comte Léofric de Chester, elle prit pitié des habitants de la ville de Coventry, écrasés sous le poids des impôts prélevés par son cher et tendre ( ?!?!?) pour financer ses campagnes militaires. Elle l’implora donc d’alléger le taux de taxation. Celui-ci accepta sous la condition qu’elle traverse la place du marché en tenue d’Eve. Elle accepta la gageure en demandant à la population de rester chez elle, les volets clos. Puis exécuta ce défi sur un cheval, sa longue chevelure rousse dissimulant son corps. La légende raconte, qu’un seul habitant osa regarder la scène par la fente d’un volet. Il en devint aveugle… Lady Godiva est également le nom choisi par un groupe marseillais drivé par une certaine Tallulah X (NDR : elle avait notamment participé à l’enregistrement des deux excellents elpees de Dimi Dero Inc). Elle chante et se charge de la programmation et des samples. « 21st Century Beatnixx » constitue le deuxième opus de Lady Godiva (NDR : leur premier, « Louise Brooks avenue » est paru en 1999). Passé à un quatuor depuis que Major Den a abandonné le poste d’ingénieur du son pour se réserver la basse, histoire d’insuffler davantage de groove aux compos, Lady Godiva pratique une musique inspirée à la fois par l’électro wave des eighties (Human League, Berlin Blondes) et le glam rock pailleté des seventies (T Rex). Et leur look androgyne, glacé, en dit long sur leurs goûts musicaux. Un univers sonore tour à tour énigmatique ou ludique, torturé par la guitare acide, rugueuse de Krees D, nappé de claviers envoûtants mais mélodiques par Foxx Murder et infiltré par la voix vénéneuse de Tallulah (NDR : dont le pseudonyme doit probablement faire référence à une formation écossaise de la fin des eighties). Découpé en 10 fragments, la plaque laisse même transparaître des traces d’arrangements ‘motown’ sur le cinématique « Loser ».

The Ladybug Transistor

The Ladybug Transistor

Il ne faudrait pas grand-chose pour que The Ladybug Transistor soit considéré comme un grand groupe de pop. Pour l’instant, il s’agit seulement d’un « petit » grand groupe de pop (ou vice versa), bref un groupe qui a tout pour plaire mais auquel il manque ce « quelque chose » qui fait la différence. C’était le cas des Papas Fritas. C’est toujours le cas des High Llamas. Ce sera sans doute toujours celui des Nits. Un tube ? Peut-être. Une image ? Bah… Un scandale ? Le vrai problème, c’est que The Ladybug Transistor plaît sur la longueur et la durée, à une époque où le prédigéré s’étend même à nos pratiques auditives… Cette pop est raffinée mais manque, pour l’auditeur lambda, d’évidence. Cette pop est trop classe. C’est triste à dire mais l’élégance ne paie plus, à moins de s’appeler Tindersticks, Lambchop ou Belle & Sebastian. Il faut dire ce qui est : les costumes à paillettes, le rimmel qui coule, la langue bien pendante, les chœurs à la Queen, les riffs qui arrachent, le beat qui kiffe, les procès avec l’avocat d’O.J. Simpson, les références à Gang of Four et New Order, les pantalons rouges, les covers de Led Zeppelin au Moog, les rouflaquettes, les clips de Chris Cunningham, le sexe, les Neptunes en guests, etc. Voilà ce qui plaît aux masses ! Non mais vraiment, quel monde… Y a plus de saisons ! Faute de grives on mange des merles, et quand le vin est tiré il faut le boire… Mais les petits ruisseaux font les grandes rivières, et puis c’est bien connu : tout vient à point à qui sait attendre.

Lady & Bird

Lady & Bird

Fin de la saga Keren Ann/Bardi Johannsson, placée sous le signe de l'humour. Si les albums de Bang Gang et de la copine à Salvador (cfr chroniques) émouvaient par leur fragilité et leur spleen diaphanes, celui-ci, le plus dual des trois (les 10 chansons, à part deux reprises, sont signées à quatre mains), pêche par… joliesse. Eh oui ! Quand c'est trop mignon, ça tanne : on a même l'impression que les deux compères se foutent un peu de nous, comme s'ils s'amusaient tous seuls dans leur jardin d'enfants sans se soucier du reste. Bardi joue avec ses instruments comme s'il s'agissait de Playmobils (" Ooooh ! ! ! Un synthé ! Un xylophone ! Une guitare en plastique !), et Keren se shoote à l'hélium pour chanter comme Casimir (l'inénarrable " La Ballade of Lady & Bird ")… Certes, on retrouve ces ambiances douces et feutrées entendues chez Bang Gang, ces mélodies légères et limpides dont le duo semble friand. Il n'empêche que pour une fois, cette apesanteur ne nous donne plus le vertige, mais la nausée. Pas assez polisson mais trop poli pour être honnête, cet album s'écoute avec le sourire de celui qui n'est pas dupe.

Our Lady Peace

Spiritual machines

Écrit par

Serions-nous en présence d'un concept album? Tout porte à le croire, puisque les lyrics de ce disque sont inspirés par " The age of spiritual machine ", un livre de philosophie écrit par Ray Kurzweil dépeignant un monde déchiré entre humanité et technologie, au sein duquel l'informatique prend le pas sur l'intelligence de l'homme. Tout un programme ! " Spiritual machines " constitue le quatrième opus de cette formation canadienne. Un disque dont l'enregistrement a reçu le concours du drummer de Pearl Jam, Matt Cameron, sur deux titres : " Right behind you (mafia) " et " Are you sad " ; et puis de Brendan O'Brien (Soundgarden, Pearl Jam) au mixing. Tout au long de ce disque, OLP (NDR : rien à voir avec l'organisation politique dirigée par Yasser Arafat !) consomme une musique hymnique, vivifiante, généreusement électrifiée, sise à la croisée des chemins de Smashing Pumpkins, de Live et de Tragically Hip. Seule différence, mais elle est de taille, le chanteur, Raine Maida possède un timbre vocal clair, frémissant, tantôt acéré, tantôt falsetto, qui confère aux mélodies une sensibilité pop particulièrement rafraîchissante…

 

Lady Bianca Thornton

Rollin

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Lady Bianca Thornton est née à Kansas City, dans le Missouri. Depuis l'âge de 4 ans, elle vit dans la baie de San Francisco, à Oakland pour être plus précis. C'est à l'église qu'elle commence à chanter, au sein de chœurs gospel. Elle fréquente l'académie musicale de San Francisco où elle apprend le piano. Un 1er album était sorti en 1995, "Best kept secret" sur le label Telarc. Elle a composé tous les titres de ce " Rollin " en compagnie de son époux, Stanley Lippitt. Ils en assurent ensemble, la production.

"Jung gawk wah yow" est un blues rocker. La voix autoritaire de Bianca s'impose. Son piano la suit à la trace. Ses cordes vocales, puissantes et modulées, sont faites pour chanter le blues ; et en particulier sur les thèmes les plus lents, tels que "Easy lovin" et "Keep my baby outta your eyes". La meilleure composition, "You slept with my man last night", manifeste une intensité bien dramatique…vu l'événement. Lorsque le tempo est plus rapide et dansant, à l'instar de "Blues fonk", de "Sexy bones" et de "Lyin' to me", elle me rappelle Irma Thomas. Et c'est un compliment ! Elle en reste aussi proche sur le langoureux, sensuel et latin "Can you sleep away again tonight", pour lequel elle a reçu le concours de Carl Lockett à la guitare acoustique. La section rythmique est chargée de groove pour entamer "Spendin' money". Elle a reconduite les mêmes musiciens qui avaient participé à l'enregistrement de son 1er album. En l'occurrence, Tony Saunders à la basse et Dave Rokesch à la batterie. Et puis Dave Matthew, toujours planté devant son orgue, pour communiquer une ambiance Memphis soul. "Little drop of water" est une bien jolie ballade qui nous rappelle, cette fois, Tracy Nelson. En finale, "Roll thang" vaut son pesant de cuivres. Et à cet instant, le piano roule à la néo-orléanaise, au sein d'un univers toujours très proche de Marcia Ball. Un bon album.

 

The Ladybug Transistor

Beverly atonale

Apparemment, " Beverly atonale " serait le deuxième elpee de Ladybug Transistor. Un quatuor new-yorkais, de Brooklyn très exactement, qui fait preuve, tout au long de cet album, d'une imagination particulièrement débordante. Si les compositions les plus électriques adoptent un profil aussi versatile que chez Pavement, les titres acoustiques atteignent un feeling mélancolique digne des Go-Betweens. Des chansons, le plus souvent truffées d'orchestrations minimalistes, extrêmement soignées. Des cuivres surtout. Et ce n'est pas tout, puisque d'autres fragments encore vibrent aux oscillations du clavier, dont le dépouillement presque mystique nous rappelle quelque part, Eyeless In Gaza. Un disque qui s'ouvre et se clôt par des parenthèses vaudevillesques. Tracées au piano, bien sûr. Encore que dans le final, cet instrument accentue surtout, à l'instar d'un Peter Hammill, l'aspect torturé de la chanson...