La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

logo_musiczine

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (4 Items)

Les Fatals Picards

Les Fatals Picards victimes du syndrome de Göteborg…

Écrit par

Paul, Yves, Jean-Marc et Laurent ont l’immense joie de vous annoncer la naissance du « Syndrome de Göteborg », le dixième album studio des Fatals Picards.

D’après ses parents –une famille tétraparentale point trop dysfonctionnelle– c’est un bien beau bébé de 11 titres écrits et composés durant le désormais historique ministère de Sainte Roselyne Bachelot, quelque part entre Rennes, les Landes, Lille, Paris, et le Puy du Fou.

Fidèle à cet ADN qui fait l’originalité du groupe depuis l’an 2000 –une combinaison unique faite d’humour, de rock, de chanson française, d’énergie et d’engagement– Les Fatals Picards ont une nouvelle fois décidé de poser les seules questions qui méritaient de l’être : ‘Quel plus beau cadeau pour Noël qu’une boîte de Playmobils complotistes ?’ ‘Quel meilleur bunker pour la fin du monde ?’ ‘Comment choisir son adolescent(e) en fonction de la marque de son téléphone portable ?’ ‘Une rupture sentimentale à Limoges est-elle plus supportable qu’à Montréal avec l’accent québécois ?’ ‘Le métal vosgien des années 80 a-t- il encore sa place dans le paysage musical actuel ?’ ‘Le pull-moche de Noël est-il moche parce qu’il est beau ou est-il beau parce qu’il est moche ?’’ Vaut-il mieux se promener la nouille à l’air sur une plage normande qu’en costard cravate dans les couloirs d’une tour de La Défense ?’ ‘Est-il vrai que quand la France vend et fabrique des armes, c’est un enfant du Yémen qui retrouve le sourire ?’

Tant de questions et bien plus de réponses encore dans « Le syndrome de Göteborg », le nouvel elpee des Fatals Picards.

Sous la forme d’un clip, « Le Syndrome de Göteborg » est à voir et écouter

 

Les Fatals Picards

Une punktitude rock’n’rollesque…

Écrit par

La dernière fois que les Fatals Picards ont visité la Belgique, c’était dans le cadre du festival LaSemo. Pourtant, il s’agit de la seconde date du band au Salon de Silly. Et elle est sold out depuis belle lurette. A contrario, celle de la veille ne l’était pas ; mais elle s’est révélée riche en émotion et en calembours. Sans oublier que la bière a coulé à flots, et fatalement, chez certains de ses membres…

Le combo compte quand même 15 années d’existence. Un période au cours de laquelle il a accordé des milliers de concerts à travers le monde, participé au concours ‘Eurovision’ en 2007 et publié sept albums studio, deux ‘live’ et un double Dvd,  immortalisant la dernière tournée, accomplie en 2014.

Il revenait à Cédric Gervy d’assurer le supporting act. Face à un parterre plus que bien garni, le prof de néerlandais attaque son set, armé de sa gratte semi-acoustique. Le fil rouge de son spectacle repose sur une vision critique de la société contemporaine. Une critique pertinente qu’il truffe de jeux de mots tout à la baignant dans un climat de bonne humeur communicative. Ce qui va permettre à la température de grimper de quelques degrés dans la salle, avant le concert de la tête d’affiche.

Setlist : « Le Journal des Bonnes Nouvelles », « Bonne Année Quand Même », « Ik Weet Het Nietzsche », « Georges est Content », « La Mauvaise Réputation », « La Moitié d’un Père », « Le Jour du Chien », « Renaud », « Walibi », « Premiers à la Fifa », « 1-2-3 Zéro », « Camille », « J’Aimerais Trop », « Cotcha-Ca », « Playstation », « En Quarantaine », « Poisson d’Avril », « La Gousse d’Ail », « Bon Public ».

Les Fatals Picards sont quatre, comme les mousquetaires. Ils pourfendent de la pointe de l’humour tout ce qui traverse leur esprit. Des exemples ? Lavilliers, le difficile job d’enseignant, la mort de Johnny, les dangers de la radioactivité sur les dancefloors, le chômage, l'homophobie, les violences familiales, le naufrage des politiciens, la mondialisation, la société qui fout le camp, et on en passe… Manifestement, leur muse est intarissable.  

Il est plus ou moins 21h45 quand les gratteurs Laurent Honel et Yves Giraud (NDR : tour à tour à la guitare ou à la basse), Jean-Marc Sauvagnargues (drums) et Paul (chant et épisodiquement gratte semi-acoustique) déboulent sur les planches. Ils ont la banane aux lèvres. Et on est parti pour 75 minutes de délire musical. Une punktitude rock’n’rollesque qui sert de support aux textes interprétés dans la langue de Voltaire. Parfois, à force de rire, on a mal au bide. Particulièrement interactif, Paul est certainement le personnage le plus déjanté du quatuor. Il se retourne et exhibe sa raie de lune (NDR : son cul, quoi !). Le combo parvient, bien sûr à mettre le boxon, et tout particulièrement tout au long de « Le Retour A La Terre », une compo irrésistible caractérisée par ses 'pa-la-pa-pa-pa'. Sur un air de ska ‘kingstonien’, il se moque de hippies, présents dans la salle. Et nous invite à bondir dans la fosse comme sur les planches. Bien sûr, la set list privilégie les titre du dernier elpee, « Septième Ciel », qui remonte quand même à 2013. Bien rock, engagé, « Le Combat Ordinaire » roule à gauche. « Gros Con » aborde sérieusement (!?!?) les méfaits de l’alcoolisme. La foule jumpe sur « Atomic Twist ». Un peu comme Marcel Et Son Orchestre twiste, mais on n’est pas à Saint-Tropez. Si le nucléaire n’est pas cher, il a au moins le mérite de foutre la merde. Le message est passé 5 sur 5. Chanson d’amour, « L'Amour A La Française » est dédié aux filles. « Bernard Lavilliers », était inévitable. Et déclenche un véritable délire ! « Manouches » nous entraîne au cœur des Balkans. Avant que le groupe n’opte, en fin de parcours, pour un profil plus métallique. Les Fatals Picards, auront bien entendu droit à un rappel, histoire de mettre tout le monde d'accord. 

Setlist : « Le Retour A La Terre », « Le Combat Ordinaire », « Gros Con », « Atomic Trust », « Pourquoi », « Les princes Du Parc », « Mon Père Etait tellement De Gauche », « Les dictateurs », « Manouches », « L'Amour A La Française », « Bernard Lavilliers », « De L'Amour A Revendre », « Robert », «Ernestine », « Boum », « Punk A Chien »

Rappel : « Sans Contrefaçon », « Noires », « Punk Au Liechtenstein ».

(Organisation : Le Salon + Silly Concerts ASBL)

Les Fatals Picards

Le Sens de la Gravité

Écrit par

Les Fatals Picards sont-ils vraiment drôles ? Ont-ils ce talent, que le nombre croissant de fans semble revendiquer ? Personnellement j’en doute. Sur la trace de Bobby Lapointe, les VRP ou les Nonnes Troppo, les Français balancent des calembours bien plats sur une musique, somme toute, basique. Mais là où les ancêtres précités ont marqué leur époque, Les Fatals Picards usent, plus qu’ils n’amusent. Suite au départ d’Ivan au micro, c’est Paul qui le remplace au pied levé. Une mouture fraîchement constituée qui s’attaque donc à tout ce qui lui passe l’esprit : l’amour, la mort, le foot, le rock, etc. Le combo se moque de tout. Sauf de lui-même. Un peu lâche, non ? Les Fatals Picards méritent-ils donc la stèle qu’ils revendiquent ? Une fois de plus j’en doute. Et si en certaines circonstances le doute profite ; ici il serait le fruit d’une lourdeur excessive plutôt que d’une qualité indéniable.

Au bout de trois chansons, on a les boules. Et il y en a douze (NDR : des chansons, hein !) Fallacieusement sympas, faussement comiques, les textes se veulent drôles voire burlesques, mais nous incitent rapidement à zapper. Pas que la musique soit en cause, mais leurs lyrics. Aussi basiques et bâtards que chez Elmer Foot Beat. Hanté par de semblables références, je préférerai aller me cacher. Les Fatals Picards ne se contentent pas d’uriner partout, ils se conduisent comme Rantanplan ou Gai-Luron en énervant tout le quartier par leur conneries et aboiements agaçants.

Après une chronique pareille, je vais encore me faire des amis, tiens…

 

Les Fatals Picards

Pamplemousse mécanique

Écrit par

Il n’est pas courant de lire des chroniques de groupes relevant de la variété télévisée sur ce site. Et pourtant c’est bien le cas ici, puisque la sortie de ce quatrième album des Fatals Picards coïncide avec leur élection comme représentant de la France pour le concours Eurovision 2007 ! Et oui, lors d’un scrutin organisé par FR3 (!), les Picards ont été sélectionnés parmi une liste assez ouverte de candidats dont les…Wampas. Ne manquait plus que Morrissey comme ambassadeur pour le Royaume-Uni et nous aurions eu toutes les raisons d’assister à la finale du 12 mai, programmée à Helsinki, devant notre petit écran.

Bref, revenons à ce CD, le quatrième de la formation parisienne (au nom trompeur donc) dorénavant signée chez Warner, après trois premiers opus complètement autoproduits (et auto-distribués lors de leurs concerts, la totale !) « Pamplemousse mécanique » comme son nom l’indique, est un savant condensé d’humour au second degré et de caricatures extrêmes parfois même acerbes. La plage d’entrée « Bernard Lavilliers » donne le ton, tant au niveau du texte corrosif, que du tempo. On pense immédiatement à d’autres Picards, les « Marcel et son orchestre » ; mais bien que les morceaux soient plutôt de courte durée (comptez 3 minutes en moyenne pour les 16 titres), la deuxième et troisième plage font retomber notre enthousiasme. « Djembé man » ou « Les dictateurs » cassent un peu le rythme d’un punk/ska redondant, lors d’une parodie de reggae, toujours sur fond de textes ironiques. « Monter dans le pantalon » plagie ouvertement Zebda, et repart dans le ‘name coding’ où d’autres personnalités médiatiques sont entachées (Jean-Pierre Pernaud ou Descombes, par exemple). « Cure toujours » rappelle les premiers pas d’Indochine. Tout aussi caustiques, les textes dressent le portrait d’un jeune disciple de la cause gothique ; mais toujours en adoptant le ton de la dérision omniprésent sur cet opus. Seule la reprise de « Partenaire particulier » épouse un format classique. « Et puis merde je vote à droite » ainsi que l’interminable « Où se demandait » clôturent cette plaque dont le patchwork puise aussi bien dans la chanson française, le rock, le punk, le ska que la musique de rue.

Typiquement français, ce style possède-t-il suffisamment de caractéristiques grand public pour décocher la palme lors de l’Eurovision ? Réponse ce 12 mai 2007. Cependant, après la victoire conquise par les guignols heavy-métal de Lordi on peut s’attendre à toutes les surprises…