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Miossec simplifie…

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Mister H.

Le nouveau credo de Mister H.

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Mister H. & minimalist(e), c’est le nouveau projet de Sylvain Hennin qui a déjà bien bourlingué depuis le début des nineties.

Il a ainsi rejoint Land Of Passion en 1991, comme claviériste, qu’il a quitté en 1996 (discographie ici), une formation de rock gothique qui s’est produite en Allemagne, au Portugal, en Suisse, en France, en Pologne et aux Pays-Bas. Notamment.

Il a fondé Tales From The Trees en 1996, avec la chanteuse Valérie Cantin, aventure qui s’est achevée en 1998, laissant pour héritage, un cédé autoproduit et une participation a de nombreuses compilations (voir )

Au sein de ce band, il assurait la composition et la basse.

Il assure le même rôle chez Mayak, de 1999 à 2001, mais également le chant. 

Il a accordé des concerts performances pour un projet baptisé ‘Les rejetons de DD5 & DD6’, devenu alors simplement Mister H, mais plus de prestations impliquant des vocaux, jusqu’en 2023, lorsqu’il apporté sa collaboration à l'artiste plasticien ‘inSOlo’ (https://insolo.fr/ ) en compagnie duquel il a publié « Face Cachée » (disponible sur Bandcamp, là)

Depuis janvier il s‘est remis à la compo sous le pseudo Mister H. & minimalist(e).

Mister H. a toujours été son pseudonyme pour la musique et il y a ajouté ‘minimaliste’, car elle est minimaliste. Electro aussi.

Et un album, de nouveau autoproduit, est paru début novembre, « Question de foi ».

Mister H. & minimalist(e) se produira en concert le 14 décembre au Petit Troquet à Fargnies (F.), le 8 janvier au café le Bidule à Lille (F.), en février à Nantes, 14 mars au Rat Perché à Arras (F.) et enfin le 18 avril au Plateau à Tourcoinq (F.) ...

 

Father John Misty

Savoureusement rétro…

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Né le 3 mai 1981, Joshua Michael Tillman, mieux connu sous le pseudo de scène ‘Father John Misty’ (FJM), est auteur, compositeur, multi-instrumentiste (NDR : il joue de la guitare, du piano, de la basse, de la batterie et de l’harmonica), chanteur et producteur. Originaire du Maryland, aux States, Il a notamment milité comme drummer chez Fleet Foxes et apporté sa collaboration à une multitude d’artistes. Parmi les plus célèbres, citons Beyoncé et Lady Gaga.

L’Ancienne Belgique est en mode Ballroom. Il doit y avoir plus ou moins 800 dans la fosse.

Neuf musicos constituent le backing group. Tout d’abord un trio de cuivres qui se partage trompettes, bugle, saxophone, clarinette, flute à bec et traversière. Il s’installe sur une estrade, à gauche. Un préposé à la pedal steel et parfois à la trompette, un bassiste/contrebassiste, un drummer, un claviériste/guitariste et deux sixcordistes complètent le line up.

Joshua se consacre au chant, mais également à la guitare semi-acoustique ou électrique. Ce soir, il est venu défendre son dernier et cinquième album, « Chloë and The Next 20th Century », paru en avril de l’an dernier. Un opus où il s’éloigne définitivement de son registre folk-rock baroque pour mieux se plonger au sein des ambiances de comédie musicale rétro, comme l’atteste des titres à l’ampleur théâtrale…

Les baffles crachent « A Face in the Crowd », une excellente cover de Scott Walker, dont la voix de crooner préfigure l’univers de FJW. Cette intro permet aux musiciens de s’installer derrière leurs instruments. Le concert s’ouvre par « We Could Be Strangers », un extrait du dernier elpee, qui raconte l’histoire d’un couple victime d’un accident de la route. Les cordes contrôlent les opérations. Faut dire que lorsque les 5 grattes se conjuguent, il y a plus que de l’électricité dans l’air. Le light show est à la fois luxuriant et multicolore.

La musique oscille entre indie pop poignante, arrosée d’un romantisme luxuriant, lo-fi, blues, americana et lounge, mais l’ensemble est teinté de nuances jazzyfiantes. Equivoques, les textes sont empreints d’ironie et de sarcasme ou alors s’appuient sur la propre expérience de la religion vécue par l’artiste, naviguant alors du profondément personnel au totalement ludique.

Progressivement, Father John Misty va nous entraîner dans un monde éthéré et théâtral, tel un Frank Sinatra contemporain. Le saxophone s’impose régulièrement et s’accommode de cordes lancinantes.

Si les interventions de cuivres se révèlent souvent somptueuses, les titres blues et americana laissent davantage d’espace à la pedal steel.

Juste avant « Nancy From Now On », l’artiste s’adresse plus longuement au public, le remercie d’être présent et raconte quelques anecdotes. Une dame lui remet une boîte métallique contenant des friandises. Un dialogue s’installe entre elle et l’artiste. C’est touchant !

Tout au long de la ballade « Disappointing Diamonds Are The Rarest Of Them All », l’auditoire se montre particulièrement attentif. Dans un registre qui évoque le music-hall d’avant-guerre, Josh Tillman se montre plus crooner que jamais, et particulièrement lorsqu’il interprète des chansons plutôt rétro, certaines totalement irrésistibles, à l’instar de l’envoûtant « Chloë », qui nous plonge au cœur d’un cabaret new yorkais des années 50 ; modulable à souhait, la voix de Joshua laissant planer le spectre de Chet Baker.

A l’écoute de « Goodbye Mr Blue » on ne peut s’empêcher de penser à la bande originale du film ‘Macadam Cow-Boy’, et notamment « Everybody’s Talkin » d’Harry Nilsson. Les cordes, les cuivres, le piano, la contrebasse et la batterie y soutiennent parfaitement la voix, plus pure que jamais, de John Tilman.

Davantage country/folk, « Q4 » raconte l’histoire d’une romancière ambitieuse qui s’inspire du parcours de vie de sa sœur décédée. « Buddy's Rendez-vous » est une superbe reprise de Lana Del Rey. En rappel, « Pure Comedy » n'est peut-être pas la chanson la plus populaire de FJM, mais c'est sa plus révélatrice.

Un regret ? L’absence d’« Olvidado (Otro Momento) ». Ses rythmes bossa nova auraient pu faire fondre les cœurs de l’auditoire. N’empêche, quelle belle soirée !

Setlist : « A Face in the Crowd » (Scott Walker song), « We Could Be Strangers », « Mr. Tillman », « (Everything But) Her Love », « Nancy From Now On », « Goodbye Mr. Blue », « Funny Girl », « Disappointing Diamonds Are the Rarest Of Them All », « When You're Smiling And Astride Me », « Chateau Lobby #4 (in C for Two Virgins) », « Q4 », « Chloë », « Total Entertainment Forever », « Things It Would Have Been Helpful To Know Before The Revolution », « Buddy's Rendez-vous », « Hollywood Forever Cemetery Sings », « The Next 20th Century », « I Love You, Honeybear ».

Rappel : « Date Night », « Pure Comedy », « Holy Shit » (acoustic, guitar and piano only)

(Organisation : Ancienne Belgique)

Mister Cover

Manquait plus que « La fête au village » des Musclés…

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En attendant l'ouverture des portes, prévue pour 20 heures, la file s'étend sur plus de 50 mètres. Du jamais vu au Salon. Ce soir, on risque manifestement d’être comprimés comme des sardines. Et dire que le concert ne débute seulement qu’à 21h30. En attendant, une solution, tuer le temps au bar. D’ailleurs les frigos et les bacs se vident rapidement. A l’affiche, ce soir, un groupe de reprises, Mister Cover…

Le set prend un peu de retard. Les musicos sont nombreux sur les planches ; même que le drummer doit se contenter d’un coin de l’estrade, à droite, pour ne pas occuper trop d’espace. Faut dire que l’équipe réunit plusieurs chanteurs et choristes. Sans oublier le gratteur, le bassiste et les cuivres.

Fondé en 2002, le combo puise son répertoire dans les standards du rock, de la pop, de la soul, des variétés et de la chanson française. N’hésitant pas à balayer 5 décennies de musique populaire.

Derrière les manettes, on retrouve Antoine Goudeseune (NDR : le roi des adaptation des compos des Beatles, en fingerpicking) et Moorad, l’ingé son du Botanique.  

Le public est chaud boulette, dès les premières mesures. Et il danse ! Sans huile, mais en perdant énormément de sueur. Votre serviteur observe la fête depuis le bar. Le « Viva La Vida » de Coldplay déclenche une farandole. Après un petit medley consacré aux succès des années 80, place au « Seven Nation Army » du duo mythique White Stripes. Chevelu, le chanteur, malgré ses 40 balais, est un showman. Et les autres musicos sont pros jusqu’au bout des ongles. La suite de la set list épingle des compos signées par les Fab Four, Police, les Stones, Rihanna, U2, les Blues Brothers, Lenny Kravitz, Abba, Daft Punk, Queen, Telephone, Bob Marley, Pink Floyd, Goldman et Madonna. Bref, il y en a pour tous les goûts, les âges et toues les générations. Mais c’est surtout le « Smells Like Teen Spirit » du Nirvana qui va mettre le souk. A cet instant, la température est à son paroxysme dans la fosse. L’ambiance retombe d’un cran pour la reprise de Sardou, « Les Lacs du Connemara ». Pas vraiment le truc de votre serviteur. Mais dès le rappel, au cours duquel le team attaque la « La Salsa Du Démon » du Grand Orchestre du Splendid, c’est la folie furieuse. Manquait plus que « La fête au village » des Musclés. Mister Cover est un ensemble à voir et écouter en ‘live’. Son spectacle vous permet de vous déconnecter de la réalité et de faire la fête. Comme lors d’un mariage, d’une communion ou d’une fancy-fair. Et au sein de ce créneau, Mister Cover est passé maître. D’ailleurs, il est programmé à Forest National en décembre…

(Organisation : Le Salon de Silly et Silly Concerts ASBL)

Father John Misty

L’alchimie parfaite !

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Ce mercredi 4 mars, l'Orangerie accueille John Father Misty ou plus exactement Josh Tillman, un personnage atypique, faussement mystique. Sous son nom, il a publié 7 elpees. Mais, c’est sous le patronyme de son projet alternatif qu’il se produit ce soir, pour y défendre son second opus, « I Love You, Honeybear », paru ce 10 février dernier. Un disque très bien reçu par la critique. Sur cet LP, l’ex-drummer de Fleet Foxes s'amuse à déconstruire, d'une manière sarcastique, les piliers de notre société. Musicalement, ce long playing propose un folk épique, enrichi par une instrumentation à la fois luxuriante et chargée de nuances.

Pour assurer sa première partie, le Californien a invité Kieran Leonard, un songwriter anglais qu'il a rencontré à Los Angeles. Leonard débute son concert vers 20h. En solitaire, uniquement armé de sa sèche, devant une salle quasiment vide. Manifestement, son folk ne déchaîne pas les foules. Faut dire que ses morceaux sont d'une telle banalité ! Le set de Kieran Leonard ne restera certainement pas gravé dans les mémoires.

Il est presque 21h et l'Orangerie est à présent pleine à craquer. Les lumières s'éteignent et les six musiciens du backing group de Father John Misty montent sur l’estrade. De chaque côté de la scène se postent le claviériste et le guitariste. Ils arborent une longue chevelure. Le violoniste et le bassiste se plantent en retrait. Le line up est complété par un troisième gratteur et un drummer.

Lorsque les premières notes de « I Love You, Honeybear » retentissent, Josh Tillman débarque à son tour su le podium. Elancé, vêtu d’un costard, ce barbu vient se placer tout naturellement au milieu du jeu de quilles. Il est particulièrement à l’aise, sûr de lui. Il arpente la scène de long en large, monte sur la grosse caisse, s'agenouille, tout en chantant d'une voix magistrale. Une belle entrée en matière donc...

Dès le morceau suivant, Josh empoigne sa six cordes et en joue pendant plusieurs titres. Et sur son instrument, c’est loin d’être un manchot. Et vocalement, il excelle aussi bien comme crooner que redneck, dans l’univers de la country (« I'm writing a Novel »).

Dès qu’il en a l’opportunité, et le plus souvent entre les morceaux, il dialogue avec le public. Il a le sens de l’humour, un humour parfois sarcastique. D’ailleurs, avant de tirer sa révérence, vers 22h, il en profite pour railler la coutume américaine du vrai/faux ‘rappel’. Aucune surprise donc, quand l'Américain opère son comeback et nous livre trois superbes morceaux : l'épuré « Bored in the USA », la reprise du « I'm Your Man » de Léonard Cohen et pour terminer, « Everyman Need a Companion ».

Véritable bête de scène, Father John Misty est littéralement parvenu à ensorceler son auditoire tout au long d’un spectacle musicalement très propre et au discours décalé… L’alchimie parfaite !

(Organisation Botanique)

Mister Heavenly

Out of love

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Non content de sévir chez Islands et The Unicorns, Nick Thorburn multiplie les projets, à une cadence infernale. Le dernier ? Mister Heavenly, un super groupe, au sein duquel il a réussi à entraîner Ryan Kattner (Man Man) et Joe Plummer (Modest Mouse). Et Nick a décidé de créer un nouveau style : le doom wop, fruit de la rencontre entre l’indie et le doo-wop. En réalisant en quelque sorte un compromis entre le pop/rock alternatif contemporain et la musique des 50’s, et tout particulièrement en pastichant les ensembles vocaux classiques de R&B de cette époque comme les Penguins, les Platters et les Moonglows (NDR : c’est Nick qui le prétend!) Le tout en y injectant une bonne dose d’humour. Bref, un opus plutôt agréable à écouter, dont les riffs parfois très tranchants sont cependant bien maîtrisés, et dont les compos oscillent entre le surf, le rétro, la pop hymnique (NDR : ces harmonies vocales à la Supergrass !) et le rock branque, sans jamais tomber dans le kitsch. Et ça c’est déjà une performance ! On attend impatiemment la suite des aventures de Mister Heavenly…

 

The Qemists

Spirit in the System

Écrit par

Si je devais dissuader un seul de nos lecteurs d’acheter un album, cette année, je lui conseillerai sans hésitation d’éviter « Spirit in the System », le nouveau cd de The Qemists. Il m’est impossible de recommander un disque, dont la musique, affiche de telles réminiscences nu-métal, en 2010. Alors qu’on pouvait imaginer cette triste époque révolue, ce groupe de Brighton a décidé de raviver les pires sonorités issues des 90’s, celles qui, gangrénées par ces voix atrocement vocodées, suintent le mauvais goût. Pensez à ces affreux Linkin’ Park de la grande époque (« Apocalypse »). Fred Durst se serait-il réincarné ? Non… même lui n’aurait pas osé proposer une pareille et immonde tambouille Heavy-Drum-Dance-Métal.

Dès l’horrible « Take It Back », interprété en compagnie des noms moins inécoutables Enter Shikari, le ton est donné! Et honnêtement, le reste de l’album est tout aussi ignoble. Les rythmiques électro saturées sont très peu inspirées, les interventions hip-hop ou R&B ringardes (« Fading Halo », « Life’s Too Short ») et le recours au drum&bass inopportun. Le nouveau single « Hurt Less » (interprété par une certaine Jenna G) ne mériterait même pas un passage sur NRJ. Sauver les titres « Renagade » ou « Your Revolution » de l’ensemble ? Peut-être les 20 premières secondes, un couteau sous la gorge. Je préfère encore remplacer Di Rupo lors des négociations sur BHV avec Bart De Wever que devoir réécouter « Spirit in the System ».  

The Qemists est signé sur Ninja Tunes ? Signe de bon goût paraît-il. Bon d’accord, oubliez tout ce que j’ai écrit là-dessus. Je suis probablement juste trop vieux pour ce genre de musique. Mais, parfois, ça fait un bien fou de vieillir un peu. Si malgré tout, vous voudriez découvrir ce groupe en concert, il se produira au Groove City, à Bruxelles, le 27 novembre prochain.

 

The Conformists

Three Hundred

Écrit par

Un mélomane n’est pas nécessairement musicien. Souvent, ces grands amateurs de musique sont des musiciens frustrés. La plupart ont essayé d’apprendre à jouer d’un instrument. Se sont exercés. Mais rarement, rares sont celles et ceux qui sont parvenus à s’y exprimer. Il faut s’y faire, tout le monde n’a pas hérité de ce ‘don’. Face à cette déception il reste encore malgré tout deux solutions. La première est de devenir, comme votre serviteur, un chroniqueur amer et de mauvaise foi. Critiquer le travail des autres, ce n’est pas bien, mais ça peut aider à exorciser certaines désillusions. La seconde consiste à concocter un disque pourri et de se faire signer chez African Tape. Il m’est déjà arrivé plusieurs fois de souligner mon incapacité à apprécier les productions de ce label. Ce n’est surement pas l’album « Three Hundred », du combo américain The Conformists, qui m’incitera à changer d’avis. 

The Conformists est un groupe minimaliste/avant-gardiste originaire de la ville de St. Louis, dans le Missouri. Bien qu’il ait entamé sa carrière en 1996, il n’a (heureusement) que deux albums à son actif : « Two Hundred », publié en 2004 et « Three Hundred », en 2007.

Le film « La Momie » nous avait mis en garde : il existe des secrets enfouis, qu’il est préférable de ne pas déterrer. Pourtant, African Tape, qui n’en est pas à son premier faux-pas, a bel et bien décidé de rééditer en Europe l’album « Three Hundred » auquel nous avions eu la chance d’échapper jusque là. Chez The Conformists la notion ‘minimaliste’ est liée au plaisir d’écoute. Il est évident que l’on n’est pas obligé d’être un virtuose pour créer de la bonne musique. Le mouvement punk en est une belle preuve. Cependant, quel que soit son niveau de sophistication, toute musique est sensée apporter un minimum de plaisir. Celle de The Conformists n’apporte rien de tel. Quelle perte de temps !

 

Mist

Period

Écrit par

Mist est un duo originaire d’Amsterdam. Il propose ici « Period », son troisième opus. Ecrit et enregistré entre 2005 et 2008, « Period » fait suite à des « We Should Have Been Stars » et « Bye Bye » passé inaperçus hors de la frontière linguistique. Il est triste de constater que ce nouvel ouvrage, à l’écoute de son contenu en demi-teinte, risque fort de connaître la même destinée. Des morceaux tels que « Born In The Summer Of Love », « Escape Lane », « Going On » et « Grand And Humble » attestent de la recherche d’authenticité et de la volonté de la formation de sortir des sentiers battus. Mais la majorité de ce « Period » se fond inexorablement dans la masse et les influences évidentes et convenues (Radiohead, Coldplay et consorts) de Mist s’étalent de long en large au sein de la plaque. Les quatre morceaux précités valent assurément le détour. Dommage que le reste ne suive pas…

 

Mist

Bye Bye

Apparu sur la scène batave en 1992, le groupe de Rick Treffers a connu, en un peu plus de dix ans, deux changements de patronyme (Girlfriend Misery, Miss Universe, et maintenant Mist) ainsi que quelques modifications de line-up. “Bye bye” constitue leur 4e album (NDR : 3e pour le label espagnol Astro Discos). Servie par une instrumentation léchée et économe, la musique de Mist joue sur les gammes de la mélancolie et de la sensibilité. Un piano par ici, un violon par là ; bref des ambiances automnales au service de mélodies que les Nits ne désavoueraient pas (“Weightless”). L’influence de la scène belge se fait également sentir, notamment celle de Dead Man Ray sur les titres plus énergiques (“Only For a Moment”). Malheureusement “Bye Bye” est un album qui s’endort sur lui-même à mi-parcours, se complaisant dans des ballades routinières.

The Mistreaters

Playa hated to the fullest

Écrit par

12 titres en 30 minutes, le quatuor de Milwaukee aime la concision. Hébergé par Estrus et sa cohorte de groupes “culte” (The Mummies, Soledad Brothers, Man or Astro-man ?), The Mistreaters s’est adjoint les services de Jim Diamond des Dirtbombs à la production. Lorsqu’on sait que les Dirtbombs constituent une influence des groupes en “The”, apparus au cours des derniers mois, The White Stripes et The Von Bondies en tête, vous l’aurez compris, les guitares riffent comme jamais, la batterie amortit les chocs, le charleston s’emballe, et les mains clappent à s’en fouler les poignets. Et pour votre information sachez que cet opus a reçu la collaboration de Deanne Iova, membre chez The Sirens (tiens encore un “The”), habillée en rouge et noir pour la circonstance. Ca ne vous rappelle rien, vous ?

Mistigri

Mistigri

Il est néerlandais et joue de la guitare. Elle est de souche brésilienne, chante et se réserve les percussions. Ils vivent en Belgique et appartenaient à la formation Sweeties, tout début des eighties. Pour compléter le line-up du groupe, ils ont engagé un drummer et un bassiste. Eponyme, ce disque constitue leur premier album. Vous avez sans doute déjà eu l'occasion d'apprécier le single "La chanson de la forêt". La plupart des titres de l'opus sont taillés dans la même structure mélodique. Des chansons pop contagieuses, vivifiantes, lacérées de cordes de guitare ‘larsenées’, croustillantes, crues, effilées, noisy même, mais à la manière de Dominic Sonic ; et parfumées par la voix claire, candide, sensuelle d'Ariane, dont le timbre semble s'immiscer entre les inflexions de Lio et de Vanessa Paradis. Des chansons exprimées dans la langue de Voltaire, mais aux lyrics assez simplistes. Ce qui n'empêche pas le morceau de plastique de s'avérer très agréable. Niagara rencontre Mary Goes Round!