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Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de…

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Bienvenue dans le monde civilisé de Ghostwoman…

Ghostwoman est un duo réunissant Evan Uschenko et Ille van Dessel. Il est canadien et elle est belge. La paire s'apprête à sortir son nouvel album, "Welcome to the Civilized World", le 5 septembre et partage aujourd'hui son nouveau single, "Alive". Evan…

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Mount Mural

Everyone (single)

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Etabli à Toronto, au Canada, Mount Mural publiera son premier elpee, ce 16 juillet 2025.

En attendant, il a gravé un single, « Everyone ».

Véritables artistes bricoleurs, les musicos sont responsables des compositions, du mixage et de la production.

Bien que ses racines restent fermement ancrées dans le shoegaze, « Everyone » s'aventure dans des territoires inattendus, expérimentaux, alternant sans transition entre des éléments de post-punk et de dream pop.

Caractérisé par son instrumentation complexe, le morceau finit par se dissoudre dans un paysage sonore Introspectif et à l’atmosphère presque hypnotique.

« Everyone » est en écoute  

Podcast # 81 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Frànçois & The Atlas Mountains

C’est la fête chez Frànçois & The Atlas Mountains

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 ‘‘Party’’, c’est un nouvel extrait subtil et aérien du sixième album "Âge Fleuve", de Frànçois & The Atlas Mountains, dont la sortie est prévue pour le 31 janvier 2025 chez InFiné.

‘‘Party’’ est une ballade aux accents pop assurés, inspirée par un moment charnière dans la vie de François. C’est un regard délicat vers ‘’les festivités de l’ultime frontière’’, un voyage poétique qui offre une perspective originale sur la fin de vie, un instant où ‘le fleuve se jette dans l’océan, c’est le Grand Bain. On n’a pas pied, c’est vaste, ça résonne. Une tentative de se représenter le mystère du vide’.

 Sur des accords d’un quatuor guitare-basse-batterie-piano, Frànçois nous invite à contempler la perte et le détachement avec une sensibilité à la fois vagabonde et profonde.

‘‘Party’’ est disponible sous forme de clip ici

 

 

Big Mountain County

Le psychsexrock de Big Mountain County…

Issu de Rome, le groupe electro-psych Big Mountain County sortira son troisième album « Deep » ce 29 novembre.

Après avoir dévoilé un dernier Ep, « Klaus », au New Colossus Festival de New York et au SXSW d'Austin, et après avoir joué en première partie de Brian Jonestown Massacre et de La Femme, BMC a fait une pause d'un an en studio pour peaufiner et redéfinir un son distinctif.

« Klaus » marque un changement audacieux par rapport à ses origines psych rock, plongeant dans un son plus dansant et électronique, opérant des collaborations avec le producteur et DJ en résidence de Levitation, Al Lover, et le producteur romain Hugo Sanchez. Sur ce nouvel opus, Big Mountain County a pleinement mûri sa nouvelle direction artistique, jetant un pont entre le garage rock primitif et le néo-psychédélisme en servant de l’electroclash, du kraut et le disco. Sa musique est torride au point que certains l'ont définie comme du psychsexrock.

Pour en connaître davantage cliquez sur le nom du groupe (en rouge), dans le cadre ‘Informations complémentaires’, ci-dessous.

Mount Kimbie

La guitare muette de Mount Kimbie…

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Mount Kimbie et une formation britannique considérée comme visionnaire. Drivée par Dominic Maker et Kai Campos, rejoints par leurs collaborateurs de longue date Andrea Balency-Béarn et Marc Pell, elle a passé les quinze dernières années à élaborer un vaste catalogue de la musique la plus séminale, la plus durable et la plus influente de la vibrante scène électronique londonienne. Depuis son premier album, « Crooks & Lovers », paru en 2010, elle a continué à évoluer au fil du temps et des sorties, devenant l'un des principaux noms de la musique électronique britannique et servant également d'avant-garde à une nouvelle indie moderne, notamment sur son récent LP, « Love What Survives », gravé en 2017. Il est estimé par médias spécialisés comme probablement le plus réussi et le plus révolutionnaire de sa discographie, à ce jour. Il a ainsi influencé de nombreux groupes post-punk de la capitale anglaise.

« Dumb Guitar » s’ébroue sur des synthés ondulants rappelant les premiers long playings du combo, avant de s'enfoncer dans le fuzz de guitare frénétique de « Love What Survives ». Et il est en écoute

 

Et pour votre info, sachez que non seulement Kai et Dom drivent Mount Kimbie, mais en parallèle, ils mènent également des carrières solos fructueuses.

 

The Mountain Goats

L’évasion motorisée de The Mountain Goats…

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Le nouvel elpee de The Mountain Goats, « Jenny from Thebes », sortira ce 27 octobre 2023. Pour la circonstance, le groupe a décidé de s’appuyer sur des influences telles que Godspell, Jim Steinman et The Cars. « Jenny from Thebes » est une comédie musicale à grand spectacle, un mélodrame aux personnages richement détaillés et aux émotions profondes.

À propos de « Clean Slate », extrait de cet opus, John Darnielle a déclaré : ‘Nous sommes fiers de révéler la première chanson de notre nouvel album. Les gens aiment prendre des risques en utilisant le terme ‘conceptuel’, mais soyons clairs : il s'agit d'un opéra rock consacré à une femme nommée Jenny, qui achète une Kawasaki pour s'éloigner le plus possible d'une ville qu'elle porte sur ses épaules depuis trop longtemps…’

« Jenny from Thebes » a été produit par Trina Shoemaker, et a reçu le concours d'Alicia Bognanno (Bully), alors que les arrangements de cuivres et de cordes ont été assurés par Matt Douglas et les chœurs par Kathy Valentine des Go-Go's ainsi que Matt Nathanson.

Les ‘lyrics’ vidéos de « Clesn stale » et de « Fresh Tattoo » sont disponibles ici et

 

 

 

The Mountain Goats

Dark in Here

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Il est parfois difficile de suivre l’œuvre foisonnante –mais passionnante– de Mountain Goats. La bande à John Darnielle publie en effet des long playings avec une régularité de métronome. Quelques mois après avoir gravé le très bon « Getting Into Knives », elle nous propose « Dark in Here », un 6ème elpee en 6 ans et déjà le 20ème de sa longue carrière…

Tout au long de cet opus, John conte les destins brisés des solitaires, des infortunés et des laissés-pour-compte en tout genre… comme celui de Darnielle. Un peu comme s’il cherchait à exorciser ses angoisses lorsqu’il a enregistré en temps de pandémie !

Au sein d’un climat plus paisible que dans le passé, la formation américaine livre une des partitions les plus abouties de sa carrière. Un opus partagé entre morceaux allègres mais inquiétants (« Lizard Suit »), tapissés de claviers presque chaleureux ou subtilement teintés de soul. Si « Dark in Here », l’album est franchement lumineux...

 

The Mountain Goats

Getting into Knives

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John Darnielle possède un talent de songwriter indéniable. En outre, il est particulièrement productif. Son Mountain Goats nous propose ainsi son 19ème album studio.

Intitulé « Getting into Knives », il a été enregistré avant le confinement, à Memphis, ville considérée aujourd’hui comme La Mecque de l‘americana. Mais à l’écoute de cet elpee, on est bien loin des débuts lo-fi de la formation. A travers des histoires diablement bien écrites, John exprime ses ambitions personnelles ou encore imagine les chemins qui mènent à la célébrité (« Get Famous »). Bien léchée (saxos et autres mellotrons au programme), l’instrumentation est mise au service de compos folk, pop/rock ou encore bluesy. Néanmoins, si le son est plus ample, il reste cette voix inimitable…

Quoiqu’il en soit, on n’est jamais déçu par la musique de Mountain Goats !

The Mountain Goats

In League with Dragons

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Hormis la voix nasillarde si reconnaissable et particulière de son chanteur Jeff Darnielle, il est parfois difficile de suivre The Mountain Goats, car sa musique part un peu dans tous les sens… et ce depuis ses débuts discographiques, en 1994. Entre un magnifique album consacré au catch (« Beat the Champ »), un autre à la culture gothique (« Goth ») ou encore dédié à sa ville de Portland (« We Shall All Be Healed »), cette formation a décidé de s’inspirer des légendes de ‘Donjons & Dragons’ pour enregistrer son 17ème elpee, en osant une comparaison entre les sorciers déchus et les athlètes rincés (« Doc Gooden ») ou les rockeurs vidés (Ozzy Osbourne sur « Passiac 1975 ») après avoir accompli de longues carrières… Rien que ça ! Libre comme jamais, le groupe s’offre, en outre, Owen Pallett pour orchestrer ses morceaux d’obédience country-folk. Pour un résultat assez bluffant. Entre les immédiats « Done Bleeding » et « Passaic 1975 », on épinglera néanmoins les interventions de pedal steel sur « Younger » et les magnifiques chœurs de « Clemency for the Wizard King ». The Mountain Goats n’avait plus affiché une telle forme depuis longtemps !

Black Mountain

Proche des nuages…

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Au cours des dix dernières années, Black Mountain n'a jamais cessé d’expérimenter et de progresser. Pourtant, s’ils ont de quoi séduire les nostalgiques des années 70, chaque album révèle sa propre spécificité. Et son dernier, « Destroyer », en est assurément une nouvelle démonstration. C’est cet opus que le band est venu défendre, ce samedi 26 octobre, au Botanique.

Quatuor punk rock gantois, Blackup assure le supporting act. Et son set envoie du bois ! Une prestation d’une demi-heure qui a chauffé les tympans d’une audience attentive.

C’est devant un public impatient et une Orangerie quasi-complète que Black Mountain monte sur le podium ; et il entame les hostilités en force par « High Rise ». Le ton est donné. Si la formation est venue présenter son dernier long playing, elle a le bon goût d’incorporer dans la setlist des tubes issus des 4 opus précédents, pour le plus grand plaisir de ses fans. Les morceaux s’enchaînent et brillent par leur diversité. Pas le temps de s’ennuyer, le choix et l’ordre des titres a été soigneusement préparé. Un florilège bien équilibré qui paie, oscillant entre ballades psyché/rock, rock progressif et morceaux plus ‘rentre-dedans’.

Le band issu de Vancouver est parfaitement au point et démontre toute sa maturité scénique. Tout au long du concert, le quintet nous entraîne au cœur de paysages sonores incroyables, tantôt écrasants ou atmosphériques. Les voix sont prépondérantes. Et notamment celles du leader Stephen McBean ainsi que de l’ex-Sleepy Sun, Rachel Fannan. Bien que fraîchement arrivée, elle semble s’être parfaitement intégrée au combo. Si la section rythmique soutient l’ensemble avec punch et précision, les sonorités du moog dispensées par le claviériste rappellent la période psyché/rock du Pink Floyd.   

Le final grimpe encore en intensité. Si Stephen alterne entre Gibson Les Paul & SG, il achève le show sur une Fender lors de l’excellent « Space to bakersfield (IV) ». Il s’en donne alors à cœur joie, se déchaine sur sa Strat’ tout au long d’un solo à rallonge. Après 1h30 de set, et pour terminer en beauté, Black Mountain remonte sur l’estrade pour accorder en rappel deux morceaux grandioses ; en l’occurrence « Mothers of the sun » (NDR : le public est aux anges dès les premiers accords du sample si particulier) et « Don't Run Our Hearts Around ». On est alors proche des nuages…

(Organisation : Botanique)

Mountain Bike

La der des der ?

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Ce serait le dernier concert de Mountain Bike. Les quatre joyeux drilles auraient décidé de mettre leurs vélos au clou… Une info qui est tombée via un communiqué de presse laconique. En fait, la formation a décidé d’arrêter la compétition et de prendre une pause, car pour eux, la musique reste une passion et ne constitue pas un job à plein temps. Après avoir couru de nombreux shows à travers le monde, remporté des tas d’étapes et même décroché des maillots jaunes, les cyclistes peuvent se targuer d’afficher un fameux palmarès. Leur parcours s’arrête donc ici, en souhaitant que ce ne soit pas une décision définitive… Il ne fallait donc pas manquer cet évènement.

Le supporting act est assuré par Mind Rays. Il y a du peuple, au sein duquel on remarque la présence des quatre membres de Mountain Bike. Quartet gantois, Mind Rays pratique un punk/rock/garage old school. Et il est venu présenter de larges extraits de son dernier elpee, « Nerve Endings ». Energique, sauvage, sa musique se caractérise par ses accords de gratte incisifs, ses drums sauvages, frénétiques et, une ligne de basse ronflante. Le chanteur se démène comme un beau diable. Oscillant entre 1 et 2’30, les titres sont courts. A revoir…

Mountain Bike a publié, en mars 2017, un second opus baptisé « Too Sorry for Any Sorrow ». Un disque davantage pop que vraiment garage. Les refrains y sont davantage accrocheurs et les mélodies soignées. Mais quand il est sur les planches, le combo franco-belge aime faire la fête et permettre aux spectateurs d’y participer. Des canettes de houblon d’une célèbre marque belge sont disposées au pied de chaque cycliste. Il faut éviter la déshydratation, dans l’effort. Depuis 2012, le line up réunit Etienne (chant, guitare), Charles-Antoine (guitare), Aurélien (batteur) et Stefano (bassiste). Tous les potes et les aficionados on répondu présent pour assister au set des vététistes…

La première partie est plutôt pétillante. On y reconnaît « Absolutely », « Is That All About The Money » « This Lonely Place » et « Escape Plan ». Furtivement, dans votre esprit, les références aux Kinks, à Oasis, à Ty Segall, aux Stranglers ou encore aux Buzzcocks se mettent à circuler. Au bout de 40’, Etienne signale que le premier acte est terminé.

Les musicos sont partis se changer et reviennent sur l’estrade en calbuttes et tee-shirts de basketteurs. Un look qui reflète parfaitement leur humour au second degré. Et puis cette envie inextinguible de faire la nouba. En compagnie des spectateurs qui vont d’ailleurs participer à un lancer de boîtes de bière, mais également oser le crowdsurfing. Le set s’achève par une solide reprise du « The Sweater Song » de Weezer. Etienne invite, ensuite, tout le monde à prendre un dernier pot au bar. Généreux, Mountain Bike n’est donc pas seulement porteur d’eau, mais aussi de houblon. Une chose est sûre, il ne s’est jamais caché dans le peloton. D’ailleurs on espère déjà que lorsqu’il reviendra sur la route (NDR : le plus rapidement possible), il mettra le grand braquet… 

(Organisation : Ancienne Belgique)

Mount Eerie

Dans un profond recueillement…

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Il y a un peu plus d’an, l’épouse de Phil Elverum, Geneviève Castrée (NDR : musicienne et cartooniste), décédait des suites d’un cancer. Afin de faire son deuil, le Canadien enregistrait un album relatant la relation qui s’était établie entre lui, sa femme et leur jeune enfant. Un opus retraçant des évènements qui se sont produits au sein de leur famille, des ressentis personnels avant, pendant et après le moment fatidique. « A Crow Looked at Me », ce huitième opus conceptuel avait été unanimement salué par la critique. Au fil de l’elpee, seul, armé d’une sèche, Elverum y livre donc ses états d’âme. A côté du folk minimaliste proposé par le natif d’Anocortes, celui de Sun Kil Moon, dispensé tout au long de « Benji », est une véritable partie de plaisir. Pour accueillir cette performance introspective, l’Ancienne Belgique a donné rendez-vous à son public aux Brigittines. En effet, quoi de plus approprié qu’une ancienne église pour aborder un sujet aussi bouleversant.

L’auditoire qui a répondu présent ce samedi soir sait pertinemment que l’ambiance ne sera pas à la fête. Dans l’ancienne église, les chaises ont été disposées en rangs, face à la scène. À 20h, tout le monde est installé. Phil Elverum, alias Mount Eerie, est vêtu d’une chemise à carreaux et entame sa séance d’introspection. Outre celui de la musique et de la voix, pas un seul bruit ne vient perturber ce silence qui règne au sein de l’édifice. On peut entendre les doigts du Canadien glisser sur les cordes de sa guitare acoustique. Derrière cette voix illusoirement douce et apaisée, on sent logiquement poindre la douleur. Il enchaîne les morceaux de son dernier LP en n’adressant que quelques timides mots au public qui ne manque cependant pas d’applaudir lors de chaque intermède. L’artiste va également nous réserver quelques nouveaux titres qui s’inscrivent dans la droite lignée du dernier long playing. Et dans la seconde partie, reprendre d’anciennes compos.

Il est difficile de juger le concert de Mount Eerie tant la charge émotionnelle portée par Phil Eleverum est immense. L’ancienne église des Brigittines convenait parfaitement à cet exercice. Cependant, il faut bien avouer qu’après une heure de concert, musicalement, on a rapidement fait le tour. Et au cœur de cette atmosphère pour le moins recueillie, il n’était pas toujours facile de rester concentré…

(Organisation : Ancienne Belgique)

 

Mountain Bike

Une fin d’étape bien arrosée…

Moutain Bike se produisait ce samedi 8 avril 2017 au Salon, à Silly. Il avait mis le grand braquet pour présenter son second excellent opus, « Too Sorry For Any Sorrow ». Et pas lors d’une balade réservée aux cyclotouristes, mais bien pour grimper sur le podium, et si possible sur la première marche. Faut dire que les cyclistes en ont sous la pédale et comptent plus de 200 épreuves à leur actif… Une centaine de spectateurs sont venus applaudir ces grands sportifs… 

Joy As A Toy assure le supporting act. Ce quatuor bruxellois réunit le drummer Jean Philipe De Gheest (Creature With The Atom Brain, Mark Lanegan band, Cheresse), Gilles Mortio (basse, chant, clavinette) ainsi que deux nouveaux, David Picard (Applause, Orchestre du Belgistan, Vismets) et Lola Bonfante. A ce jour, le combo a publié trois elpees : « Valparaiso », « Dead As A Dodo » et « Mourning Mountains ». Coproduit par l’ex-Metal Molly Pascal Deweze et Gil Mortio, ce troisième LP est paru en décembre dernier. Et ce soir, la formation va nous en réserver de larges extraits.

La formation est disposée en carré. Les deux synthés se font face. Le drummer, au bassiste. Une bonne manière de renforcer la cohésion. En début de set, le son est bien trop puissant. Et s’ouvre par deux anciens morceaux, « Action Love» et « Zombie Safari », dont le bal des vampire sert plutôt à rassurer les fans. Les claviers sont trop envahissants. Il faut attendre « Cowboy Mode » pour que la six cordes sont bien distincte, lors d’une envolée prog rock exaltante, ponctuée de voix atmosphériques. Les claviers reprennent le pouvoir tout au long de « Misbehave ». Mais sous une forme expérimentale. « Ghost Train » nous entraîne dans l’univers du jazz/rock. Les accords de gratte et les sonorités d’orgue Hammond (?!?!) s’y imposent naturellement. Instrumental et cérébral (NDR : ça rime !), « Hispsters Of The Apocalypse » prend littéralement son envol, grâce notamment aux harmonies vocales aériennes. « Subway To Your Brain » (« Dead As A Dodo ») s’enfonce dans le délire psychédélique. Et le show de s’achever par « Vidéo Game » et « Home », deux compos –apparemment– inédites…

Place ensuite aux cyclistes. Qui refusent de servir de porteurs d’eau. Donc, réclament du jus de houblon au bar. Mais le patron doit mettre un frein à leurs revendications. Le contrôle anti-dopage guette…

Fondé en 2012, le line up de Mountain Bike implique Kinkle (chant, guitare), June Moan (guitare, chant), Billie Joe (basse et chant) ainsi que Nerveux (batterie). Le ‘lead vocalist’ ne roule plus en slip kangourou ; il a tout simplement enfilé un jeans. Et ne porte plus sa vareuse jaune ou orange.

Le quartet puise manifestement son inspiration chez Strokes, Ty Segall, Beck, Deerhunter et Grandaddy. Son rock garage nerveux et déjanté, mais parfaitement maîtrisé, est impeccablement illustré par les morceaux de ses deux premiers opus. Eponyme, le premier avait été boosté par le single « I Lost My Hopes In Paradise ». Et le deuxième, « Too Sorry For Any Sorrow », suit un même parcours. Sans changement de plateau. La set list va enchaîner les titres de ces deux long playings. Les cordes de guitares peuvent se révéler atmosphériques. Les percus vous pénètrent insidieusement. Le lead vocal est à la fois mordant et métallique. Les cyclistes brillent sur la route. Ils mouillent leur maillot. Il y libèrent une fameuse dose d’énergie communicative. Et pas de coup de pompe ! Faut dire que les pistes sont chargées de testostérone. Ce qui remue les tripes de l’auditoire. Parfois l’expression sonore se teinte de nuances hawaïennes. Ou lorgne vers la pop. Lors du rappel, le band va nous réserver un percutant « Got Power ».

Mais la course n’est pas finie. Elle va s’achever au bar. Où les vedettes vont se désaltérer. Au sein d’une ambiance particulièrement conviviale. Manifestement, ils ont une fameuse descente. Même que l’organisateur de l’épreuve va devoir faire appel à ‘Bob’ pour ramener les coureurs et leur staff, à bon port…

(Organisation : Silly concerts ASBL)

François and The Atlas Mountains

Solide Mirage

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Après avoir tutoyé les cimes, en publiant « E Volo Love » et « Piano Ombre », ses deux opus précédents, François Marry et ses Atlas Mountains ont dû affronter le très difficile exercice de la confirmation. Un pari difficile, quand on sait qu’une partie du staff, en l’occurrence Pierre Loustaunau et Gerard Black, a décidé de quitter le navire pour se consacrer à des projets personnels, respectivement Petit Fantôme et Babe…

Bien que reproduisant des recettes semblables, le band a décidé de les agrémenter de nouvelles épices. Et le résultat est plus que probant. Quoique bien indie, « Solide Mirage » continue de puiser au sein de la world, et tout particulièrement africaine, dont le raï, mais se nourrit également de calypso (NDR : musique de carnaval issue des Antilles –Trinidad et Tobago– et du Venezuela).

En pétard contre la situation mondiale actuelle, François ose des textes plus engagés –mais toujours poétiques– sur « Le Grand Dérèglement » et « Apocalypse à Ipsos ». Le premier morceau évoque la crise des migrants et le second se penche sur les excès des sondages. Désireux de varier les plaisirs, le combo français s’autorise une piste quasi-punk (« Bête Morcelée ») et bénéficie du concours de l’incontournable Owen Pallett, responsable de superbes arrangements de cordes (« Perpétuel Eté »). Moins accessible que « Piano Ombre » et peut-être moins mélodieux, « Solide Mirage » gagne toutefois en profondeur grâce à son engagement mais aussi à la production d’Ash Workman (Metronomy, Christine & The Queens). Bien plus solide qu’un simple mirage donc...

 

Black Mountain

Sonorisation approximative…

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Il y a un peu moins d’un an, Black Mountain se produisait dans le cadre des Nuits Botanique. Une belle opportunité de fêter le dixième anniversaire de la sortie de son premier elpee. Il était de retour ce mercredi soir à l’Orangerie, pour défendre son quatrième opus, baptisé logiquement « IV », un disque encensé par la critique. Un retour magistral à son premier amour.

La première partie est assurée par Guy Blakeslee. L'Américain est surtout connu comme leader du The Entrance Band. Il est venu présenter son premier LP solo, "Ophelia Slowly". Il grimpe sur l’estrade vers 20 heures. Il est seul, armé de sa sèche. Peu notoire sur le Vieux continent, il se produit dans l’indifférence quasi-totale. Faut dire que lors de son set, le public est plus que clairsemé…

Vers 21 heures, les lumières s'éteignent à nouveau. Les choses sérieuses peuvent commencer. Le line up du band réunit la chanteuse Amber Webber, le bassiste Brad Truax, le drummer, Josh Wells, le claviériste Jeremy Schmidt et le chanteur/guitariste Stephen McBeam. Ce dernier est le parfait sosie de Dude (interprété par Jeff Bridges), dans le film ‘The Big Lebowski’. En moins apathique, quand même. Il se plante à gauche du podium, tandis qu’Amber s’installe au centre. Le quintet canadien ouvre le set par deux titres du dernier long playing. Le climat est lourd. Tamisé et minimaliste, le light show émane de l’arrière-scène. Très à l’aise, la chanteuse se réserve alors le lead vocal. Mais rapidement, les riffs blues/rock entrent dans la danse. Paradoxalement, des riffs à la fois subtils et puissants. McBeam s’en donne d’ailleurs à cœur joie sur sa gratte. Et lorsqu’il chante, l’intensité monte encore d’un cran. Les interventions de l’orgue –le plus souvent en nappes– colorent les compos de psychédélisme. Tout est parfaitement en place. Et le band canadien n’hésite pas à aller repêcher des morceaux plus anciens, à l’instar de l’excellent « Stormy High ».

Malheureusement, le son n’est pas à la hauteur. Ce n’est pas la première fois que l’Orangerie souffre de ce déséquilibre de balances lors du mixing. Ainsi l’amplification d’un instrument dépend beaucoup trop de l’endroit où l’on se situe dans la salle. Quand on est planté devant le préposé au synthé, on n’entend guère la guitare. Alors imaginez la frustration, lorsqu’au bout d’une demi-heure, Black Mountain attaque le splendide « Tyrants », un titre magnifié –sur disque– par les cordes électriques. Soit…

D’une bonne heure, le concert s’achève par un superbe morceau de 10 minutes, que McBeam met à profit pour démontrer toute l’étendue de son talent sur sa gratte. Enfin, quand on l’entend…

La formation vancouvéroise revient rapidement pour accorder un rappel au cours duquel elle va nous réserver l’excellent « Don’t Run Our Hearts Around ».

Malgré une sonorisation approximative, Black Mountain est parvenu à tirer son épingle du jeu ; et tout particulièrement grâce au duo McBeam/Amber. Vu le monde agglutiné au stand merchandising, en sortant de la salle, il faut croire que le public a accroché.

(Organisation : Botanique)

 

The Mountain Goats

Un peu de réconfort, au cœur d’un climat tourmenté et angoissant…

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C’est l’automne… une saison propice à la chute des feuilles… C’est également la période au cours de laquelle se déroule le festival Autumn Falls. Un festival itinérant qui invite des groupes ou artistes émergents, à travers la Flandre et Bruxelles, à se produire au sein de différentes salles, dont le Trix d'Anvers, le M@Z de Bruges, le Trefpunt à Gand, le 4AD de Diksmuide, le Botanique et bien d’autres encore. Et un pass de 50€ vous permet d’accéder à tous ces concerts qui s’étalent du 20 octobre au 18 décembre. Ce soir le Bota accueille The Mountain Goats et The Weather Station.

Les tentures sont tirées à hauteur de la table de mixage, de manière à rendre la salle moins déserte. Lorsque The Weather Station entame son set, il y a plus ou moins 150 personnes, au sein de l’Orangerie.

The Weather Station n’est pas une station météorologique anglo-saxonne, mais une formation canadienne drivée par Tamara Hope. Auteur/compositrice/multi-instrumentiste, elle est également actrice. Elle a ainsi assuré le rôle principal dans la série télévisée 'Guenièvre Jones'. Son dernier opus, « Loyalty », est paru cette année. Un disque enregistré en étroite collaboration avec Afie Jurvanen (Bahamas) et Robbie Lackritz (Feist).

Tamara alterne entre guitare, banjo et claviers. Et propose une musique folk mélodieuse, intense, parcourue de lyrics à double sens, ambigus et chargés de métaphores complexes. Brefs, les amateurs de Steve Gunn ou encore Ryley Walker devraient s’y retrouver.

Armée de sa gratte électrique, elle attaque « Floodplain ». Dès la fin de son morceau, elle convie ses deux musicos –en l’occurrence un bassiste (barbu) et un drummer– alors backstage, à la rejoindre, en leur adressant un petit signe de la tête. La voix de Hope est claire, limpide, cristalline même. La section rythmique est au diapason de la musique, empreinte de douceur et de tendresse. Mais le répertoire manque cruellement de punch et un ennui certain commence à gagner votre serviteur. Si bien qu’il s’éclipse du côté du bar. Dehors, de nombreux véhicules des forces de l’ordre circulent sur les grands axes. Les trams et les bus sont à l’arrêt. Quatre policiers lourdement armés surveillent l’entrée du Botanique. L'ambiance est lourde…

The Mountain Goats vient de graver son quinzième elpee. Il s’intitule « Beat the Champ ». Un concept album qui s’intéresse au monde du catch professionnel, dont les combats se déroulent au Sud des States, une discipline qui fascine le frontman, John Darnielle. Il y dépeint parfaitement des personnages imparfaits, qui vivent au sein d’un monde à la fois déchirant et exaltant. Et les plages qui oscillent entre ballades mélancoliques (avant le combat) et titres énergiques (pendant le combat) reflètent les émotions ressenties par les athlètes, comme les doutes ou les peurs…

John Darnielle se consacre au chant, à la guitare et aux claviers. Il est soutenu par le bassiste Peter Hugues, le drummer Jonathan Patrick 'Jon' Wurster et le multi-instrumentiste Matthew Douglas. Ce sympathique barbu (encore !) est un fameux musicien. Il brille d’ailleurs aussi bien aux cuivres (saxophone alto, clarinette), qu’à la six cordes.  

Tendre, « Southwestern Territory » (« Beat The Champ ») ouvre le show. John est habité par son chant. Les cuivres sont magiques. Le tempo s’élève progressivement tout au long de « Cry For Judas » (« Transcendental Youth »), un morceau cuivré, stimulé par le piano, au cours duquel John se sert d’une gratte semi-acoustique. La set list privilégie quand même les titres folk/pop voire americana (« Animal Mask », « Heel Turn 2 », « Never Quite Free »), compos que tisse soigneusement John, parfois même comme de la dentelle (« Get Lonely »).

Les musicos quittent le podium pour laisser s’exprimer le frontman en solo. Et il va nous réserver une véritable démonstration à la six cordes électro-acoustique ou aux claviers, pendant 15 bonnes minutes. Sa voix est aussi à l’aise dans les graves que dans les aigus. Particulièrement interactif, il nous balance quelques vannes entre les morceaux. Une reprise : le « Going To Marrakesh » de The Extra Glenns.

Après cet intermède, ses acolytes remontent sur l’estrade. Deux guitares, mais pas de cuivres pour le rock plus classique « The Diaz Brothers » (« Transcendental Youth »). Caractérisé par son refrain accrocheur, « Foreign Object » (« Beat The Champ ») est une compo pop davantage sucrée.

Plus déclamatoire, « Stabbed To Death Outside San Juan » (« Beat The Champ ») est un titre plus expérimental, dont le climat ténébreux est entretenu par la ligne de basse. Atmosphérique, « Damn These Vampires » (« All Eternals Deck ») est dominé par les ivoires. Ce soir, les caprins (NDR : ce sont des chèvres des montagnes qui vivent dans les Rocheuses) nous ont apporté un peu de réconfort, au cœur d’un climat tourmenté et angoissant…

(Organisation : Botanique + Toutpartout)

Black Mountain

Coup d’oeil dans le rétro, après 10 années d’existence…

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Ce vendredi, à l’extérieur, la température est caniculaire. La climatisation de l’Orangerie du Bota devrait me rafraîchir les idées. D’autant plus que ce soir, il s’agit d’un spectacle quelque peu rétro. Du stoner et du psyché en compagnie de VHS From Space, en supporting act, et de Black Mountain, la tête d’affiche. La formation canadienne célèbre son dixième anniversaire et a décidé de partir en tournée pour y interpréter les plages de son premier elpee. Un opus éponyme. De nombreux artistes adoptent la formule. C’est apparemment à la mode…

Bruxellois, VHS From Space est un quatuor réunissant Christophe Gennen (guitare, synthé, chant), Jérôme Vandewattyne (guitare, chant), Thomas Gennen (basse) et François Vandewattyne (drums). Le band a déjà écumé tous les bars de notre capitale pour défendre son nouvel Ep 6 titres, « A Taste From Space ». C’est tout de noir vêtu que les musicos montent sur l’estrade. Même leurs visages et les bras sont peints en noir, tout comme le tour des yeux et le masque qui surplombe leur nez. Mais de la peinture fluo a été badigeonnée sur leurs vêtements, les doigts et les masques. Leurs compos sont essentiellement instrumentales. Leur style ? Semi math rock / semi grunge, les grattes lorgnant plutôt vers Nirvana voire Pearl Jam. Et le tout est subtilement teinté de psychédélisme.

Après une petite intro, le set s’ouvre par un « Satellite Me », ma foi, plutôt atmosphérique. Les riffs de guitares sont bien balisés par la section rythmique, tout au long de « Meth ». « Sounds Of Uranus » synthétise idéalement leur expression sonore. Un titre qui me fait parfois penser à It It Anita. Judicieusement intitulé, « Vanishing Gaze » nous transporte dans la stratosphère, notamment grâce à la voix éthérée. Une nouvelle compo : « Memories ». Et le concert de s’achever par « Nowhere », plage qui clôt également l'Ep. Une belle découverte programmée chez Fred Cerise. A revoir absolument !

Originaire de Vancouver, Black Moutain est un quintet au sein duquel militent le chanteur/guitariste Stephen Mc Bean, la vocaliste Amber Webber (la seule présence féminine parmi les mâles couverts de poils), le préposé aux synthés Jeremy Schmidt, le bassiste Arjan Miranda et le drummer Joshua Wells. Le groupe fête donc sa décennie d'existence. Et c’est également en 2005 qu’il a publié « Black Mountain », son premier opus. Cette réédition est prévue officiellement pour le 23 juin. Et elle paraîtra également sous la forme d’un vinyle coloré, enrichi d’un second elpee, dont les bonus tracks sont partagés entre démos et un extended remix de « Druganaut ».

Pour ce jubilé, le combo a donc décidé d’interpréter son premier long playing. Histoire de se faire plaisir, mais aussi de satisfaire ses aficionados. Son dernier en date, « Wilderness Heart », remonte à 2010. Il faisait suite à « In The Future », paru en 2008. Hormis la petite B.O. réalisée pour le film « Year Zero », en 2012, leur discographie ne recèle aucun autre long format. Faut dire aussi que trois de ses membres développent des projets parallèles : Stephen McBean chez Pink Mountaintop ainsi qu’Amber Webber et Josh Wells au sein de Lightning Dust.

Votre serviteur cherche une place idéale pour assister au set. Il se déplace de gauche à droite pour se retrouver face à Amber, la chanteuse. Sa voix n’est guère perceptible. Problème de balances ?   

Chez Black Moutain, la musique est, en général, puissante, parfois un peu trop, en s’appuyant sur une ligne de basse pachydermique. La formation puise ses sources au cœur des seventies. Dans le prog/rock et le metal. Pink Floyd, Led Zeppelin et Black Sabbath figurent parmi leurs influences majeures. Autrement dit, le combo ne fait pas dans la dentelle. On dénombre entre 400 et 500 personnes au sein de l’Orangerie. Un auditoire plutôt éclectique. Depuis le jeune boutonneux jusqu’au quinquagénaire. Pas de light show tape-à-l’œil. Mais bien destiné à bien mettre en exergue l’expression sonore

« Modern Music » ouvre le set. Un titre musclé par les grattes incisives. Plus ‘floydien’, « Don't Run Our Hearts Around » est rogné par des claviers réminiscents du Deep Purple époque Jon Lord (NDR : 3 ans déjà que le légendaire organiste s’est éteint !) Les riffs de guitares sont généralement speedés. Le psychédélisme des 60’s et du début des 70’s est remis au goût du jour. Coup de canif au contrat, « Tyrants » et « Wucan » sont des extraits d’« In The Future », deux morceaux plus atmosphériques entretenus par la conjugaison des voix de Stephen et Amber. Distorsion de guitares et ligne de basse imposante nourrissent le psyché/blues « Set Us Free ». « No Hits » en revient à sa ligne directrice. Le spectre de Kraftwerk plane lorsque Jérémy éclabousse le morceau de synthés vintage. La voix d’Amber illumine « Queens Will Play ». Dommage que le son ne soit pas au diapason. Il est bien meilleur au fond de la salle, là où votre serviteur a décidé de reculer. Bien vu, car c’est alors que le combo va nous délivrer un « Druganaut » d'anthologie. A cet instant, la musique baigne dans le psychédélisme pur jus. En fin de show, le combo attaque « Defector », puis « Stormy High », un troisième extrait de l’opus classieux « In The Future ». Mais encore une infidélité à sa thématique. Une conclusion fulgurante, davantage rock’n’roll, alimentée par des grattes bien huileuses.

Votre serviteur estime alors avoir eu sa dose et tire sa révérence avant le rappel. Pas un mauvais concert. Même plutôt bon. Mais qui ne s’est pas déroulé dans des conditions sonores optimales. Dommage !

(Organisation: Botanique)

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Mountain Bike

Sans complexe…

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A l’issue de la conférence de presse qui dévoilait l’affiche du PaCRocK (le 25 avril 2015, à Pont-A-Celles), Mountain Bike se produisait dans les locaux de la brasserie Eden à Charleroi.

Outre l’heure ingrate (grosso modo l’heure de l’apéro), les gaillards ont fait fi des ersatz festifs de la veille et ont livré un (trop court) show case de trois titres enjoués : « Japanese Guitar », « Is that all about money? » et l’excellentissime « Torture ».

On regrettera l’absence d’« I Lost My Hopes (In Paradise) », sans doute un rien plus pop!

C’est donc cheveux hirsutes, regard ténébreux et bâillements intempestifs, que Mountain Bike (amputé aujourd’hui d’un de ses comparses), plutôt stylé garage rock, a présenté aux journalistes couvrant l’événement, un échantillon de son premier opus éponyme (publié sur le label belge Humpty Dumpty Records).

Dans les bacs depuis avril 2014, ce long playing, sans révolutionner le genre, apporte tout de même une sacrée dose de dynamisme et d’énergie. L’idéal afin d’accompagner le retour du beau temps !

Formé en juillet 2012, le line up est aujourd’hui constitué de Kinkle (chant et guitare), June Moan (guitare et chant), Billie Joe (basse et chant) ainsi que Nerveux (batterie).

Si leurs visages ne sont plus inconnus, c’est parce vous les avez déjà vus au sein de différents projets tels que Thee Marvin Gays, Warm Toy Machine, Billy Joe ou encore June Moan. Leurs influences oscillent de Beck à Ty Segall en passant par Deerhunter, Mikal Cronin ou même encore Grandaddy.

Distillant un son électrique et enragé, parfois saturé, la formation noir jaune rouge, se crée aujourd’hui, à force de travail et de persuasion, une place de choix au creux de la tentaculaire et dispersée scène musicale ! 

Les vocalises éraillées et le phrasé désinvolte de Kinkle, ne sont pas sans rappeler, ici et là, un certain Julian Casablancas (The Strokes). Et cette nonchalance décomplexée fait mouche !

Décidément, ces joyeux lurons méritent bien qu’on s’y attarde !

(Organisation Eden, Charleroi)

François and The Atlas Mountains

L'Homme Tranquille (Ep)

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Lorsque les événements se déroulent naturellement, autant tirer parti de la situation… c’est ce qu’ont dû se dire François Maury et ses sbires en pleine surchauffe créative ! Quelques mois à peine après avoir concocté l’inusable « Piano Ombre », le combo sort déjà « L’Homme Tranquille », un Ep enregistré en Afrique lors de leur tournée accomplie en 2013. Les Français en profitent pour développer plus profondément ce côté afro qui faisait déjà tout le charme de leur musique… De retour sur le Vieux Continent, ils ont ramené des ‘jams’ réalisées en compagnie de musiciens locaux et ont décidé d’en sélectionner quatre pour figurer sur ce 4 titres.

Le disque s’ouvre par le single dansant « Ayan Filé », une plage immortalisée à Ouagadougou à laquelle ont participé les Burkinabés ‘Papa’ Djiga Boubacar (qui se sert d’un n’goni, sorte de oud d’Afrique de l’Ouest), Luc Kyenbreogo (au n’goni basse) et Sanou Darra (au chant et au balafon, une variante de xylophone local). Les rythmes indigènes se marient à merveille à la douce voix de François Maury et les guitares cristallines des Atlas Mountains.

Tout au long de l’« Homme Tranquille », François & the Atlas Mountains nous proposent d’ouvrir une véritable parenthèse tranquillement enchanteresse…

 

Mountain Bike

Quelques nouveaux titres sur le porte-bagages…

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Pour le premier concert de l’année, le foyer culturel de Peruwelz Arrêt 59 a eu la bonne idée de combler l’annulation de Moaning Cities par Mountain Bike. Le public n’allait donc pas être privé de concert rock et allait pouvoir découvrir l’une des révélations belge de 2014, dont la musique est caractérisée par ses mélodies pop aux sonorités garage.

Récemment pointé parmi les coups de cœur du célèbre magazine culturel français ‘Les Inrockuptibles’ lors de l’Eurosonic Festival de Groningen, les quatre gars avaient donc l’occasion de défendre cette symbolique distinction. Qui plus est, ils jouaient presque à domicile. Le groupe Franco-belge impliquant deux Tournaisiens.

C’était la première visite de votre serviteur à Peruwelz. En descendant la vingtaine de marches qui mènent à la salle, on ne s’attend pas vraiment à découvrir un gigantesque théâtre. L’endroit est certes magnifique mais un peu trop grand. En outre, le podium est fort surélevé. Ce qui inévitablement crée une légère distance entre les musiciens et le public, venu assez peu nombreux.

Ce n’était donc pas forcément gagné d’avance pour le quatuor qui allait finalement plaider brillamment la cause de son premier opus éponyme, paru en avril de l’année dernière…

Parce que Mountain Bike respire la joie et le plaisir de produire de la musique. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il arrange différemment les chansons entre différents concerts. Des nouvelles idées, des nouveaux essais ou même des délires passagers qui permettent de se renouveler et d’aller de l’avant.

Ainsi le titre d’ouverture, « Hangin’ Around », recèle une petite touche funky qui le rend bien différent de ce que l’on retrouve sur l’elpee. La plus-value du concert ne s’arrête pas simplement à de petites retouches sur des morceaux déjà connus. Nous avons également pu découvrir, en toute curiosité, quelques nouveaux titres très prometteurs. Car le deuxième long playing roule déjà dans la tête des Mountain Bike. Et c’est avec plaisir et enthousiasme qu’ils présentent leurs dernières compositions, sans pression (NDLR : en roue libre ?) Un morceau n’a d’ailleurs même pas encore reçu de titre. Par contre, placé en milieu de parcours, « Good For Nothing » réussit à captiver dès la première écoute. Joué en septembre lors d’une vidéo pour ‘Bruxelles Ma Belle’, il réussit parfaitement sa transition entre son atmosphérique au début et puissance dans son dénouement. Et en live, c’est une combinaison qui fonctionne terriblement bien !

Plein d’énergie, le set plein touche à sa fin et les quatre amis prennent la direction des coulisses. Ils sont d’ailleurs, comme d’habitude, vêtus d’un simple maillot de basket et d’un caleçon, quand même, parfois bien moulant (NDR : ce n’est pas Charles, le batteur, qui me contredira). Les lumières se rallument : il est évident qu’un rappel n’est pas vraiment prévu. C’était sans compter sur la détermination de quelques fans qui, en tapant du pied sur les planches, vont provoquer le retour d’Etienne. Le temps d’éteindre les lampes et le chanteur entame, seul à la guitare, « Just Good Friends » pour la première fois durant une représentation. Le calme revient provisoirement avant de faire sonner le réveil par un « Cigogne » concluant vigoureusement la soirée.

Une nouvelle fois, Mountain Bike ravit en live. Malgré la faible assistance (mais jugée très satisfaisante par le groupe), le quatuor donne tout sur scène et respire la joie de vivre à travers sa sympathie visible presque une heure sur scène mais également autour d’un verre après le show.

Seule déception de cette soirée, l’absence dans la setlist  de « Russian Roulette Casino », qui m’obsède depuis quelques temps. Je le pardonne aisément mais la prochaine fois, je veux l’entendre ! Car prochaine fois il y aura, sans aucun doute…

Mountain Bike

Mountain Bike

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Entre Mountain Bike et votre serviteur, c’est un peu l’histoire d’un oubli. Charmé par la prestation du groupe qui s’était produit en première partie de Cloud Nothings et Mac DeMarco, lors des Nuits Botanique, au mois de mai, j’avoue avoir par la suite l’avoir laissé de côté sans réelle raison.

Heureusement, le quatuor franco-belge a su me rappeler à son bon souvenir lors du sympathique festival Ward’in Rock 2014. Le lendemain, je me procurais le précieux album sorti quelques mois plus tôt.

Le résultat est, sans surprise, très bon. Le groupe enchaîne les chansons en parcourant des sonorités parfois surf, rock, punk ou plus souvent garage. Le tout proposant également quelques passages un peu plus pop. Le long playing reste donc assez accessible et l’entrée en matière convaincra les sceptiques à pousser l’écoute jusqu’au bout des 11 pistes. Le morceau d’ouverture, « Word Land », accroche directement le mélomane grâce à ses petits coups de guitare et sa construction en crescendo. Le second titre, « I Lost My Hopes (In Paradise) », est le véritable tube du disque. Rythme entêtant (construit autour de la guitare sèche) et refrain qui ne quitte pas la tête après écoute : la recette magique est bien présente ! S’ensuivent deux plages au rythme effréné avant d’arriver au morceau « Just Good Friends » qui marque l’LP. Cette ballade n’a pas seulement la fonction d’apporter un peu de répit à l’auditeur, elle apporte une magnifique touche mélancolique à cet opus souvent très nerveux. Le souffle repris, nous pouvons attaquer la seconde partie. Celle-ci est toujours aussi intéressante et atteint son apogée lors des deux dernières chansons. « Hangin’ Around » est le titre planant de l’opus, alors que « Japanese Guitar » le conclut en puissance. Le son y est très dense mais également mélodique. Clairement un des meilleurs morceaux du groupe.

Si nous notons un petit coup de mou dans le deuxième tiers, le premier elpee de Mountain Bike est une belle réussite qui rafraîchira ceux qui auront le plaisir de se le procurer. Et surtout, c’est une formation qu’il ne faut pas rater en live, car leurs morceaux y prennent une autre dimension !

 

Pink Mountaintops

Get back

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Stephen McBean, c’est le leader de Black Mountain. Leur véritable dernier opus, « Wilderness Heart », remonte à 2010. En 2012, la formation avait bien gravé « Year Zero : The Original Soundtrack », mais il s’agissait d’une B.O. pour le film du même nom. Stephen développe cependant également d’autres projets en parallèle. Dont Pink Mountaintops. Soit ses expérimentations en solitaire. Et « Outside Love », son dernier essai, date quand même de 2009. Originaire de Vancouver, l’artiste canadien s’est depuis établi un peu plus au sud. A Los Angeles, très exactement. Et manifestement ce déménagement a eu une influence sur sa musique. En fait, lors de ses escapades en solitaire, McBean en profitait pour s’abandonner dans le minimalisme, le plus souvent acoustique. Sur ce nouvel elpee, il a décidé de délaisser le folk rock pour embrasser du psyché/rock, un style qu’il affectionne tout particulièrement.

Pour y parvenir, il a invité quelques amis, dont quelques grosses pointures. Et notamment Steve Kille (Dead Meadow), Rob Barbato (The Fall) ainsi que J. Mascis (Dinosaure Jr.). Quant à la production, il l’a confiée au leader de The Icarus Line, Joe Cardamone. Un casting idéal pour charger d’électricité une expression sonore…

Dès « Ambulance City », le morceau qui ouvre l’elpee, le ton est donné. La ligne de basse semble tourner en boucle. Les grattes sont chargées de distorsion. Un canevas hypnotique sur lequel McBean vient poser sa voix et n’hésite pas à la forcer ; ce qui n’est pourtant pas dans ses habitudes. Caractérisé par ses accords de guitare spasmodiques, « The Second Summer of Love » adopte un format rock plus direct. Plus paisible, « Through All the Worry » évoque plutôt les long playings précédents de Pink Mountaintops.

Pourtant, tout au long de cette œuvre, la patte de McBean est parfaitement identifiable. Surtout quand les compos trempent au sein d’un climat plus ténébreux.

« Get Back » est un album de bonne facture, mais qui s’adresse surtout aux aficionados de Black Mountain. Dans ces conditions, on ne comprend pas trop, pourquoi il l’a réservé à Pink Mountaintops…

 

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