Les mille destins d’eightycuts

Nouvelle signature du label Teenage Menopause, eightycuts réunit Siam Coudrais à la batterie et Grégoire Léauté Culioli à la guitare et au chant. Le duo publiera son premier long playing, Thousand Fates, le 25 septembre 2026. Inspiré par Solénoïde de Mircea…

Sparks dans la lune

Sparks, éternel laboratoire de la pop, poursuit son exploration de territoires inédits.…

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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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Snake Mountain Revival

Le fossé à franchir par Snake Mountain Revival

« The Divide », le nouvel album du trio psychédélique indépendant américain Snake Mountain Revival, sortira le 23 octobre prochain.

Formé sur la côte de Virginie à l’été 2017, Snake Mountain Revival est né de la rencontre entre des univers musicaux très distincts. Le batteur Josh Woodhouse a apporté la précision des scènes death metal et progressives de Floride, le bassiste et chanteur Ryan Chandler a insufflé une profondeur expérimentale et psychédélique, tandis que l’ancien guitariste Zack Trowbridge a complété le trio avec ses racines ancrées dans le blues, le jazz et le surf rock. Plutôt que de cacher leurs influences, les membres de Snake Mountain Revival les embellissent avec espièglerie, créant ainsi une approche vibrante et avant-gardiste du psychédélisme, à la fois intemporelle et bouillonnante.

Leur EP démo éponyme de 2018 a fait sensation dans la blogosphère, récoltant des éloges des deux côtés de l’Atlantique et imposant le groupe comme une formidable formation de scène. En 2021, ils ont sorti leur premier album « Everything Is Sight » chez Rebel Waves Records, salué par Distorted Sound Magazine comme « un paysage vibrant, vaste et inébranlable que toutes les oreilles prendront plaisir à conquérir ». Forts d’une présence scénique polarisante et pleine d’énergie, ainsi qu’un son éclectique, ils ont partagé la scène avec des artistes partageant la même vision, tels qu’Acid Dad, Freedom Hawk, Sammi Lanzetta et Frankie & the Witch Fingers.

Aujourd’hui, grâce à leur deuxième elpee « The Divide », ils se tournent à la fois vers l’intérieur et vers l’extérieur. Ce nouvel opus promet de prendre les auditeurs au dépourvu et de les entraîner dans leur univers singulier et transcendant. Comme le dit le chanteur Ryan Chandler : « Je veux provoquer. On l’a toujours fait. Mais « The Divide » n’est pas uniquement fait d’épines et d’aspérités. Une juxtaposition majeure dans bon nombre de ces morceaux vise à nous rappeler ce pour quoi nous nous battons peut-être. Lorsque nous défendons la beauté, la paix, l’amour et le bonheur, nous devons parfois montrer les crocs. C’est ce que nous faisons avec ce nouvel album ».

Le single « The Divide » est en écoute ici

 

Dead Soul Revival

Ignite

Écrit par

Formé par les natifs de Los Angeles, Matt Clark (chant/guitares), Scott Freak (batterie) et Kendall Clark (basse), Dead Soul Revival a acquis une certaine notoriété après avoir participé à la B.O. de la célèbre série américaine ‘The Big Bang Theory’ pour son titre « Into A Hole ». Le band nous propose un heavy rock alternatif, mais en général accessible et adapté à la bande FM.

Premier elpee de la formation, « Ignite » déborde d’énergie et d’urgence. En 12 titres, le groupe montre clairement qu'il a une vision unique du style à travers des refrains accrocheurs et une production impeccable.

L'album démarre par une reprise puissante du « The Hand That Feeds » de Nine Inch Nails. Véritable brûlot, mais entraînant, « Black Roses » véhicule des accents pop, les guitares et les ivoires s'intègrant parfaitement dans l'ensemble.

« Let It Ride » constitue une pièce essentielle de cet opus. Un rock qui groove grave. Un solo classique de sixcordes communique de la douceur à « Nothing Left », un morceau inspiré par la pandémie et les sentiments de frustration qu’elle a suscités chez beaucoup d’entre nous.

Hymnique, « Monsters In My Head » est destiné aux grandes salles et aux stades.

Dead Soul Revival mêle volontiers les genres. Ainsi, du rap s’immisce dans les lignes vocales de « In This Moment », alors que la mélodie est bien mise en exergue par le clavier.  

Dans l’esprit d’un Bring Me The Hrizon, « Still Frames » se nourrit davantage d’électronique.

« Breathe » déclenche une urgence rythmique. « In The Meantime » est une adaptation d’un classique de Spacehog, un groupe de glam/rock alternatif américano-britannique (NDR : les musicos sont originaires de New York et Leeds) qui ont sévi de 1994 à 2002 avant de se reformer en 2008.

« Down For The Last Time » s’intéresse aux excès du rock n'roll.

L'album s’achève par des versions acoustiques de « Black Roses » et de « Breathe ». Plus douces et plus cool, elles permettent de démontrer le large potentiel offert par Dead Soul Revival en termes de savoir-faire et de composition.

The Orange Revival

Futurecent

Écrit par

Quatre ans après avoir publié un premier album autoproduit, The Orange Revival a déniché le label de ses rêves. Le groupe suédois est en effet parvenu à incorporer le team Fuzz Club. Un environnement idéal pour développer son rock psychédélique teinté de shoegaze.

Cerise sur le gâteau, il a pu bénéficier de l'expérience de ce bon vieux Sonic Boom qui a posé sa patte patinée sur le son de « Futurecent ». Une collaboration sans douté née dans un backstage, puisque le combo a assuré la première partie de Spectrum avant l'enregistrement de l'opus. Les Scandinaves ont également eu l'opportunité de se produire en supporting act de Warlocks et White Hills, au cours de ces dernières années. 

On ne sera donc pas étonné de découvrir le nom de Spacemen 3 dans la longue liste de formations susceptibles d’évoquer Orange Revival. Des influences à chercher autant dans le psychédélisme des sixties (Doors, Stooges, Velvet Underground) et des générations suivantes (Brian Jonestown Massacre, Black Angels) que dans le shoegaze et la noise (Jesus & Mary Chain, The Telescopes voire Galaxie 500). Les amateurs de guitares ‘fuzz’, de synthés analogiques et de reverb trouveront donc de quoi se repaître.

De cet opus, on épinglera cependant le nonchalant single « Carolyn », les boucles entêtantes de « Setting Sun » et le final « All I Need », évoquant un Joy Division shoegaze.

Même s'il est bien difficile de s'affranchir d'influences écrasantes dans ce style, The Orange Revival manque toutefois un peu de personnalité. « Futurecent » est un elpee plaisant mais il ne se démarque pas. L'avenir nous dira si The Orange Revival est une bonne formation psychédélique de plus ou si elle est capable de se distinguer par une touche davantage reconnaissable. En attendant, ne boudons pas notre plaisir.

 

Revival

Horses of war

Écrit par

Il y a quelque chose de singulièrement britannique dans la musique de cette formation californienne. De Los Angeles, très exactement. Le sens mélodique. Probablement. Mais surtout les harmonies vocales sinusoïdales, qui évoquent pour les plus jeunes Archive, et pour les vétérans, le Floyd. Surtout la période « Wish you were here ». Même si on y décèle également quelques traces de country. Et puis, n’oublions pas les guitares. Tour à tour pétillantes, belliqueuses, atmosphériques, limpides, crépitantes, écorchées ou alanguies. Un peu dans l’esprit de Madrugada (NDR : ce ne sont pas des insulaires, mais des Norvégiens) voire dans celui du défunt Hurricane #1, notamment lorsque les mélodies deviennent hymniques. Les ballades dominent le tracklisting. Imprimées sur un mid tempo elles peuvent aussi emprunter celui le rythme d’une valse (« King of Kings »), avant de s’abandonner en fin de parcours dans une sorte d’éther alangui, atmosphérique, propice à la méditation en solitaire. D’autant plus que les lyrics réverbèrent, en général des sentiments de colère, de mélancolie voire même de désespoir… 

 

Solid State Revival

From the bubble to the box

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EP camouflé en album (7 morceaux, 27 minutes), « From the Bubble to the Box » est la première plaque de Des Murphy, alias Solid State Revival. Débutant par « Step into the sun », morceau pop franchement emballant, l’oeuvrette a ensuite tendance à s’essouffler quelque peu sans pour autant sombrer dans la médiocrité. Evoluant dans un registre pop indie saupoudré d’électro, Solid Sate Revival propose ainsi deux ou trois autres morceaux de qualité plus que correcte. « Circles » lorgne du côté de Flaming Lips période « Yoshimi Battle The Pink Robots» alors que « Better » se rapproche de certains morceaux des Américains de Wheat. En un peu moins bien, cependant…