L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

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Farfouiller dans la Pure Carrière…

Après des années de chaos et de réinvention, Pure Carrière revient avec « Farfouiller », une ode brute, étouffante mais libératrice à l'ennui, au chaos et à la mort. Née des racines du slacker punk, cette pièce marque un nouveau départ et un retour en force.…

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One More Solo

Tonight Only

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One More Solo? Groupe ou projet solo? Ou alors ‘One More Solo from One More Band’ ?  En fait, il s’agit bien d’une formation, mais lyonnaise dont le patronyme est quand même équivoque. Dans ces conditions, on espère autant d’ambivalence dans leur musique. De personnalité, si vous préférez. Malheureusement, je doute fort que leur rock qui macère dans un grunge aussi poisseux que celui d’Alice In Chains voire de Soundgarden (« Bring the Sun Back ») ne parvienne à leur apporter une visibilité hors de l’Hexagone. Pourtant, la voix grave de Jérôme Perono et les guitares 90’s de Raphaël Crayton réveillent en nous des souvenir bien électriques. Nostalgie, nostalgie… Et si certains morceaux témoignent une maîtrise indéniable de leurs instruments ou que de belles et puissantes mélodies illuminent la très belle ballade crépusculaire « Taking My Hand » ainsi que le très bon « Bring the Sun Back », il faut reconnaître que le groupe manque parfois de rigueur et de subtilité, comme sur le plus pénible « The Bender ».

Pour votre information, sachez que c’est Christophe Arnaud d’Uncommonmenfrommars qui a mixé ce « Tonight Only », mais qu’il n’existe que très peu de points communs entre les deux combos…

 

Power Solo

Human Buzz

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Power Solo est le pouvoir du solo, c’est-à-dire la puissance unique de la musique créée par la puissance unique de l’électricité, déversant son bruit terrible sur le monde et directement dans vos oreilles. La puissance de Power Solo est immense et règnera sur votre chaîne stéréo comme un roi sans pitié jusqu’à ce que vous vous soumettiez finalement à son pouvoir et deveniez un véritable disciple du solo car nous savons tous que Power Solo sait parfois se montrer généreux, surtout envers les belles femmes qui ont un problème d’alcoolisme. Power Solo vous récompensera au centuple si vous achetez cet album, apportera la joie dans votre foyer et multipliera vos biftons par deux. Power Solo est le fétiche porte-bonheur du bruit maximum et du larsen sur lequel vous battrez la mesure à l’aide de vos pieds et vos tentacules. Ne passez pas à côté de votre chance, vous serez gagnant à chaque fois. Merci de votre attention’.

Ce sont les premiers mots de l’album de Power Solo, récités par Sébastien Doubinsky.

Ces quelques lignes résument fort bien l’esprit de ce groupe de sauvages qui nous livre un trash-rock-psychobilly tout ce qu’il y a de plus savoureux.

Le trio de Power Solo a vu le jour en 1996 et réunit Kim ‘Kix’ Jeppersen, son frère Bo et un batteur. Ils comptent 6 albums à leur actif : « Lemon Half Moon » en 2001, « It’s raceday and your pussy is GUT » en 2004, « Egg » en 2006, « Himmerland » en 2008, « Bloodsinkbones » en 2009 et le petit dernier dont il est question ici, « Buzz Human » sorti en décembre 2011.

« Buzz Human » est découpé en quinze –bel effort!– jolies discordances mélodieuses, accrocheuses et démoniaques. Le chanteur crie un peu, c’est vrai, mais c’est la raison pour laquelle on écoute Power Solo ; et en plus, le groupe a pris la peine de l’expliquer dans l’intro.

« Buzz Human » parle d’expériences personnelles relatées avec une bonne dose d’humour noir pour faire glisser plus impunément l’amère pilule de l’existence. Parce que fait de sang, de chair, de sexe et de sueur, cet album vit ! Il porte la marque des deux frères qui, enfermés dans le studio, tirant le max d’une boîte à rythmes et de deux guitares, ont produit l’album comme des grands, d’un seul trait, en quelques jours et plus probablement quelques nuits.

Que dire de plus qui n’ait déjà été écrit dans l’introduction ? Si… une chose à préciser malgré tout, c’est que ce cirque musical capable de faire vibrer en nous l’hypothétique corde country-punk teintée de blues comme seuls les Américains y parviennent est… danois. Alors là, double chapeau bas. Des Danois ! Quel pied de nez aux angoisses de Kirgegaard et à la mélancolie d’Agnès Obel. Des Danois au taux de ‘déjantage’ pulvérisant tous les champs de marie-jeanne à cinq mille kilomètres à la ronde. Des Danois fous-fous, mais ô combien efficaces et gentlemen. Soumettez-vous à leur pouvoir !

 

Mano Solo

A l’Olympia

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Véritable idole pour les uns, interprète irritant pour les autres, on ne peut enlever à Mano Solo sa constante intégrité ainsi que son évident talent ! Pour rappel, victime du SIDA, il est décédé en 2010, à l’âge de 46 ans. Ce ‘live’ immortalisé à l’Olympia permet de rendre un dernier hommage au très attachant fils du caricaturiste Cabu. Depuis son premier album solo sorti en 1993, « La Marmaille Nue », Mano Solo s’était peu à peu –et avec succès– construit un univers de ‘gavroche’ passionné, lyrique et poétique. Le concert à l’Olympia s’est déroulé en 2009 et réunit des morceaux issus de ses différents albums –mais surtout de son dernier intitulé « Rentrer au Port »– dont les déchirants « Des Années Entières » et « Une Image ». Bien que l’artiste français semble souvent ‘surjouer’ en injectant dans son interprétation un sentimentalisme exacerbé, son interprétation poignante et ses textes d’écorché vif gomment rapidement ces considérations…

Les fans ne peuvent passer à côté de ce ‘live’ d’adieu. Depuis le Père-Lachaise, où il repose, Mano Solo peut être satisfait de ce dernier testament sonore, reflétant un condensé de son écriture si particulière et tellement humaine… Notons que les bénéfices de la vente de ce disque seront reversés à l’association Fazasoma (http://www.fazasoma.org )

 

Mano Solo

Mano Solo s’est éteint à l’âge de 46 ans…

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De son véritable nom Emmanuel Cabut, Mano Solo, est décédé ce 10 janvier 2010. Hospitalisé à l’issue de son dernier concert accordé à l’Olympia de Paris, le 12 novembre dernier, il avait depuis été victime de plusieurs anévrismes. Né à Châlons-sur-Marne, il avait entamé une carrière personnelle début des années 90, après avoir milité au sein du groupe punk, les Chihuahuas. Responsable d’une dizaine d’albums, il était aussi bien engagé dans l’univers artistique, social que politique. Atteint du SIDA, il était depuis de nombreuses années sous trithérapie. Il avait enfin décroché trois disques d’or. Son dernier elpee « Rentrer au port » était paru ce 28 septembre.

http://manosolo.net/test-bonze

Powersolo

Bloodskinbones

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A première écoute, on a l’impression que Powersolo nous vient des States. Pas du tout ! Il faut d’ailleurs regarder plus au Nord-est sur une carte du monde, pour trouver le berceau d’origine de ces allumés : le Danemark ! Aussi étonnant que cela puisse paraître, ces faux Ricains possèdent toutes les caractéristiques pour semer le doute : patronyme, tatouages à outrance, etc. ; bref le portrait parfait d’un groupe rock-garage né sous la bannière étoilée.

Découpé en 12 plages, aucune n’excédant les 3 minutes, « Bloodskinbones » libère, dès les premiers accords, un son bien bâtard digne des Black Lips. Des morceaux bien lourds triturés par des distos sauvages qui rivalisent d’audace et d’énergie au sein d’un univers psychobilly, sis aux confins du punk rock satanique. Le tout en 30 minutes. Et elles passent vite ces minutes. Tellement rapidement, qu’une deuxième écoute s’impose aussitôt, afin de mieux comprendre ce qui vient de nous tomber sur la tête. Et vu le poids du bloc, on suppose qu’il s’agit d’une enclume. Pratiquement inconnu chez nous, Powersolo n’est pourtant pas à son coup d’essai. Ce dernier opus est le quatrième des lascars et n’a rien à envier aux précédents. Excellent de bout en bout, « Bloodskinbones » nous entraîne dans les catacombes du rock pour y dessiner, sur nos crânes, la ligne qui servira à la trépanation. Le cerveau en main, la langue pendante et les oreilles en chou-fleur, il ne reste plus qu’à attendre l’apocalypse. Un regret : les dates de concerts de Powersolo sont plutôt rares dans nos contrées…

 

Solo

Solopeople

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Originaire des Pays-Bas, Solo ne risque pas de provoquer de vagues de notre côté de la frontière. Des clapotis tout au plus. L’unique subtilité de la formation tient en son nom puisqu’elle compte en réalité deux membres. Aussi mou qu’un caramel resté trop longtemps au fond d’une poche, le duo tente lamentablement de puiser son inspiration chez dEUS. Le fait est qu’un nombre incalculable de leurs pairs s’y sont déjà essayés. La plupart sans succès. Solo n’échappe pas à la règle et propose un premier essai d’une monotonie mortelle.

Mano Solo

Les années sombres

Terriblement sinistre mais réaliste, le titre du deuxième elpee de l'ex-leader du défunt combo français, La Marmaille Nue. Peintre, dessinateur et poète, Mano Solo est séropositif. A 15 ans, il était toxico. Aussi, aujourd'hui il a des choses essentielles à dire. En un minimum de temps. Pas question donc pour lui de les gaspiller en futilités. Ses lyrics traduisent d'ailleurs parfaitement cet état d'esprit... Au cours des derniers mois, il s'est même découvert une conscience politique. En fustigeant les essais nucléaires décrétés par le pouvoir hexagonal. N'hésitant pas à interpeller la foule au cours de ses concerts. ‘Personne à ce jour, ajoute t-il, ne s'est pourtant manifesté, pour défendre la philosophie de Chirac. Soit son électorat a honte, soit mon audience pense à gauche. Un peu comme moi, même si j'ai applaudi la chute du mur de Berlin’. De sa voix écorchée, désabusée, il épanche toute sa tristesse fiévreuse: ‘La musique qui pleure avec moi... un manque d'amour... pays sans femme et sans chien’. Des phrases qui reflètent parfaitement le climat cafardeux mais poignant au sein duquel baigne ce disque. Dix-sept chansons, dix-sept rengaines empreintes de chagrin, d'ennui et d'abandon plaquées sur fond de blues, jazz, guinguette, flamenco ou cabaret. Dix-sept témoignages du spleen vécu par ses contemporains pendant ces années sombres...

 

Mano Solo

La Marmaille Nue

Après avoir touché à la poésie, au dessin et à la peinture, ce Châlonnais a décidé d'embrasser une carrière musicale. En fait, Mano a beaucoup de choses à raconter. Toxico à quinze ans, séropositif à vingt-quatre, il n'a plus beaucoup de temps à perdre. Tout au long de "La Marmaille Nue", il nous parle de déprime, de solitude, d'absence d'idéal, et bien sûr de SIDA sur un ton brumeux, écorché, imprégné d'un drôle de trémolo. Entouré d'une formation qui limite sa participation à la clarinette, au violon, à la guitare et à l'accordéon, son expression flotte entre guinguette, jazz et flamenco, un style qui malgré quelques affinités avec Les Négresses Vertes ou Pigalle s'inscrit plutôt dans la tradition de la bonne chanson française...