La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

logo_musiczine

La fresque de Vincent Delerm

Six ans après « Panorama », le chanteur cinéaste au cœur battant Vincent Delerm élargit encore son travelling sentimental en gravant « La Fresque ». Un huitième album dont la chanson-titre parlée, sur un arrangement tout en palpitations électroniques et…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (10 Items)

Texas & Spooner Oldham

Une collaboration étonnante entre Texas et Spooner Oldham…

Écrit par

Texas et le pianiste américain Spooner Oldham se sont associés pour revisiter les plus grands classiques du groupe écossais dans un album réimaginé et mis à nu en piano-voix. Intitulé « The Muscle Shoals Sessions », il paraîtra ce 29 mars 2024.

Enregistré au célèbre ‘Fame Recording Studio’ de Muscle Shoals en Alabama, au cours de l'été 2022, l'album recèlera douze des plus grands succès de Texas, ainsi que deux reprises ("Would I Lie To You" de Charles and Eddie et "Save The Last Dance" des Drifters). Réduites à l'essentiel, guidées par la voix pleine d'âme de Sharleen Spiteri, accompagnées par les délicates lignes de piano de Spooner Oldham, les chansons brillent tout simplement dans ce format et prouvent leur valeur en tant que classiques intemporels à part entière.

A propos de cette expérience unique, Sharleen a déclaré

‘Avoir la possibilité d'aller à Muscle Shoals pour enregistrer, c'était comme être enfant dans un magasin de bonbons. Travailler avec Spooner a été une source d'inspiration et d'amusement, et c'est tout simplement un être humain merveilleux. Le fait que la musique Northern Soul ait été une influence majeure pour Texas a rendu l'association avec Spooner tout à fait magique et logique…’

En attendant, la version de « Say What You Want » est disponible sous forme de clip ici

 

Spoon

They Want My Soul

Écrit par

Lorsque Spoon cherche à se réinventer, il ne fait pas les choses à moitié. Faut dire qu’au fil des œuvres, il parvient à se réapproprier d’autres univers ; à tel point que parfois, il crée une véritable galaxie en constante expansion.

Et « They Want My Soul » ne déroge pas à la bonne règle. Pourtant, 10 titres en 38 minutes, c’est digne d’un horaire de fonctionnaire. Différence, mais elle est de taille, le café proposé est savoureux, loin de celui –infect– servi dans les organismes publics.

Entre explosions et ronronnements, entre intermède volatil et attaque frontale, les titres s’enchaînent, cisèlent leurs rythmes, s’électrifient, et se propulsent en avant, après avoir récupéré leur moelle au cœur des expérimentations successives du band, mais aussi celle de groupes issus des 80’s. Sans oublier le croc-en-jambe jazz/soul commis au beau milieu du jeu de quilles. Démontrant ainsi que le combo n’a peur de rien et surtout envie de tout. D’autant plus qu’il ose une approche plus électronique que sur les précédents essais. Personne ne s’en plaindra, car le résultat est succulent.

Vu le changement de label, on aurait pu craindre le pire ; mais finalement, vu leur background, les Ricains viennent une nouvelle fois de démontrer, que ce transfert n’est pas de nature à les perturber. Et c’est tout naturellement, qu’ils sont encore parvenus à imposer leur perception de la musique. Car si finalement « They Want My Soul », on n’a pas l’impression que nulle écurie n’est capable de leur voler. Et c’est tant mieux !

Spoon

Plus anglais que texan…

Inspirés par la musique des frères Davies, le Bowie de « Hunky Dory » et The Modern Lovers, Britt Daniel (guitares et chant) et Jim Eno (batterie et chœurs) fondent Spoon en 1994. L’année suivante, évoluant sous la forme d’un trio au sein duquel John Croslin se réserve alors la basse, il est débusqué et signé sur le champ par Matador, suite à un concert accordé dans un bar de sa ville d'Austin, capitale du Texas, patrie des Bush, des ‘rednecks’ (traduisez par ploucs fachos) et des exécutions capitales... De quoi être remontés !

Invité à plusieurs reprises sur les tournées de Pavement et Guided By Voices, la formation revisitée et complétée de Rob Pope ainsi que d’Eric Harvey vient d’enregistrer « They Want My soul », son huitième opus.

Il y a donc déjà une petite vingtaine d’années que les gars de Spoon sont actifs, et plus spécifiquement, une bonne décennie que leur musique agite véritablement les cercles indépendants. Un groupe qui se fait plutôt rare sur le Vieux Continent. Il avait cependant décidé de prendre place dans le magnifique Vooruit de Gand. Une bonne occasion pour visiter cette belle ville du Sud de la Flandre avant d’affronter les 11 nouvelles mélodies post « Transference » (2010) du groupe texan. Une salle de concert aux allures de vieux théâtre déglingué qui colle délicieusement au pop-rock du band. Le temps de se perdre dans le centre culturel gantois, d’user d’un néerlandais bancal pour enfin trouver la salle de concert (NDR : attention, l’entrée de celle-ci se cache à l’arrière du bâtiment et n’est pas particulièrement bien indiquée) et on investit enfin les lieux, alors que le début de set vient de commencer, le troublant Britt Daniel entonnant déjà « Do You », le single groovy de son dernier effort, « They Want My Soul ». Onze titres renouant avec la spontanéité et la fraîcheur des impeccables « Gimme Fiction » (2005) et « Ga Ga Ga Ga Ga « (2007). Un retour aux sources choisi par le frontman qui contraste avec le très rugueux et hermétique « Transferrence » (NDR : certainement le meilleur album du groupe américain.)

Sans ne jamais s'éloigner d'une formulation folk rock somme toute assez classique, Spoon envoie le bois tout en décochant des mélodies imparables. Ce qui le caractérise, c'est l'inventivité de ses digressions, la variété des chemins de traverse qu'il emprunte, la soudaineté des attaques bruitistes de la guitare de Britt Daniel, le concours d'un quatuor à cordes, l’apparition d'un soubresaut électronique ou encore du contre-chant de Jim Eno. « Two Sides Of Monsieur Valentine » et « My Mathematical Mind » (un monstre instantané qui renvoie vers Spiritualized) raillent chacune à leur manière l'esprit dérangé des prédicateurs sudistes... Impossible de résister à la power pop de « Sister Jack », pas plus qu’à « The Delicate Place » et son, euh, délicat (très) gros son tout comme au contre-pied musical de « Was It You? » (une allusion au choix de nom du groupe, le titre d'un des meilleurs morceaux de Can ?) Ultime aspect paradoxal de la musique de Spoon : il a un son bien plus anglais qu'américain. Divine surprise.

 

Spoon

Transference

Écrit par

Fondé en 1993, ce quatuor texan (NDR : d’Austin, très exactement) a publié son premier elpee en 1996. Intitulé « Telephono », cet opus était sculpté dans un pop/rock indie largement influencé par les Pixies. Au fil du temps, la formation a affiné son style. Plus serein et intimiste, « Transference », son septième essai, en est une belle illustration.

Filiation logique de l’excellent « Ga Ga Ga Ga Ga », « Transference » présente un visage plus dépouillé et une production en apparence moins soignée. Un onze titres aux confusions authentiques et aux énergies brutes qui ne laisse cependant jamais les qualités intrinsèques d’auteur-compositeur de Britt Daniel (chant/guitare) sur le bord de la route. Si « Transference » donne effectivement l’impression d’une œuvre incomplète et irrégulière, c’est précisément ce sentiment elliptique qui confère un charme chaotique au dernier elpee. Un enregistrement et des paroles traînant un amer sentiment de résignation et de je-m’en-foutisme délibérément contrôlé sonnant comme un disque laissé en suspens par la vie. Vous apporter toutes les réponses n’aurait pas de sens puisqu’il les ignore lui-même : « Is Love Forever ? ».

En effet, Britt Daniel (chant/guitare) et Jim Eno (Batterie), deux ingénieurs expérimentés et surdoués de studio, ne laissent ici rien au hasard. Pas de paresse excessive mais une volonté de travailler la forme de morceaux présentés dans leur version originale ‘démo’. Rien de lo-fi mais plutôt un son issu de changements inattendus entre les textures brutes et les nappes audio. Une architecture sonore qui offre une instantanéité désarmante, une forme moins polie et un ensemble musical informel que l’on ne retrouve pas sur les albums antérieurs. En comparaison, « Transference » diffère davantage par sa production expérimentale que par ses compos demeurant très ‘spooniennes’. L’effet sur les microsillons déstabilise par des morceaux de sons brusquement tronqués ou encore des phrases interrompues à mi-syllabe. Un contexte de brume indécise habilement manipulé s’installe alors et déséquilibre les sens. Déséquilibre né précisément d’un équilibre paradoxal entre improvisation et discipline rigide, soulignant encore, si besoin en était, le talent de Spoon en tant que groupe de studio.

Un format incontestablement plus brut et plus froid que par le passé exprimé par des morceaux comme « Out Go The Lights » (NDR : titre au cours duquel on peut étrangement apercevoir l’ombre de Zita Swoon !) Ou encore « Good Night Laura », ballade facile jouée au piano, qui traduit précisément cette impression et vous trébuche accidentellement dans une répétition Spoon.  

Un long playing linéairement désorganisé où l’on peut cependant entendre quelques originalités. Ainsi, quand le détachement glacial de « Who Makes Your Money » se nappe d’un funk lacunaire, « Out Go The Lights » nous régale d’une légère new-wave mélodramatique sous un dub-reggae en ‘reverb’ qui force un désir hypnotique. Ou, plus classiquement, « Trouble Comes Running » et « Mean Red Spider » (NDR. : piste 12 : morceau caché) se promènent du côté de chez Strokes.

Un ‘Spoony album’ faussement négligé qui fera certainement partie des bons crus rock alternatif de l’année 2010.            

 

Fischerspooner

Entertainment

Écrit par

Il aura fallu quatre années au duo constitué de Warren Fischer et Casey Spooner pour retomber sur ses pattes après l’échec de « Odyssey », son second recueil. Un raté qui aura valu à la formation son licenciement express de l’écurie EMI. Fischerspooner a depuis trouvé refuge au sein de Lo Recordings, moins réticent à accueillir les expérimentations électronique et visuelles auxquelles la formation est loin d’avoir renoncé. « Entertainment », le troisième recueil, s’inscrit donc dans la droite lignée de ses prédécesseurs.

La véritable plus-value du disque est le soin apporté à la production, qui s’est étalée sur une période longue de deux ans. Chaque son semble minutieusement étudié et, bien que l’on puise reprocher à la formation un manque de spontanéité, l’ensemble se révèle fascinant au bout de quelques écoutes. Le grain de folie théâtral de « Amuse Bouche » et « Danse En France » contrastent avec le sérieux manifesté par Fischer et Spooner pour aborder les radiophoniques « We Are Electric » ou « Supply & Demand », tout en conservant une certaine cohérence.

« Entertainement » ne sera peut-être pas le disque de l’année mais, au moins, il porte bien son titre.

 

Spoon

Gimme Fiction

Écrit par
5ème album pour les texans de Spoon et, enfin, le succès… En effet, par la grâce d’un seul single, ces Américains au passé mouvementé (débarqués d’Elektra Records en 1998 pour ventes insuffisantes, ils passèrent à deux doigts du split) semblent aujourd’hui en mesure d’assurer leurs arrières pour les 30 années à venir. Il faut dire que le morceau en question est plutôt réussi. Funk glacial à la basse tendue comme le fil du rasoir, « I Turn my camera on » est de plus servi par une production minimaliste qui a le mérite de mettre en avant le chant énamouré de Daniel Britt, leader attitré du combo… On en connaît qui vont s’en mettre plein les poches… Ce constat posé, qu’en est-il du reste de « Gimme Fiction », dont on parle tant de l’autre côté de l’Atlantique ? Eh bien il faut avouer qu’il n’est franchement pas désagréable… Articulé autour de morceaux pop/rock de facture beaucoup plus classique, l’album offre son lot de bon moments : « « Two sides/Monsieur Valentine », « I summon You » ou encore « The Beast an Dragon, adored » viennent ainsi nous rappeler que Spoon, en plus de lorgner vers le haut des charts, entend aussi travailler sur la longueur. Et si les influences proclamées du groupe semblent lorgner du côté de Hüsker Dü ou de Television, on ne peut s’empêcher de penser, à l’écoute des ces quelques titres, que nos nouveaux amis ont décidemment beaucoup écouté les Beatles quand ils étaient petits…

Spoon

The Way We Get By (single)

Spoon = cuillère/album de Can/groupe rock texan fondé il y a dix ans par Britt Daniel et Jim Eno, dont le dernier album, " Kill The Moonlight ", est sorti l'année dernière. Voilà pour le glossaire. A propos de ce disque : il s'agit d'un single (le sautillant " The Way We Get By ", assez proche de la pop dandy d'Ed Harcourt et des frasques au piano de Ben Folds Five), assorti de quatre titres live, de deux inédits (dont un bâti sur des clappements de mains, l'autre plus rock'n'roll) et de trois vidéos Quicktime plutôt lo-fi. Sympa, mais pas essentiel. A choisir, mieux vaut garder ses sous pour le dernier I Am Kloot ou l'Electric Soft Parade.

 

Fischerspooner

#1

" Emerge " constitue le plus gros tube de la génération elektroklash : sexy, sauvage, jouissif. De la dynamite. Le genre d'hymne transgressif que l'on fredonne sans cesse, même après 10.000 écoutes. Alors que le genre, déjà en pleine baisse de régime, ne devrait plus faire long feu, on ressort le premier et unique album de Fischerspooner, alias Warren Fischer et Casey Spooner. Sans doute parce qu'" Emerge " est encore sur toutes les lèvres : " Sounds Good… Looks Good… Feels Good Too " serait en passe de devenir le slogan des adeptes de l'hystérie collective et du Carpe Diem, des clubs aux salles de concert rock. Parce que les deux compères, au départ, ne comptaient pas faire de la musique. Plutôt des expos et des performances vidéos dans les galeries d'art, à semer leur bonne parole à la Andy Warhol et tenter de récolter leurs " 15 minutes de gloire ". C'est ainsi que, de fil en aiguille, Fischer et Spooner sont devenus des stars de l'électro glam-trash, érigés symboles déviants d'une jeunesse électro qui voulait le retour des strasses et du show, de tout ce cirque qu'on croyait réserver à Kiss et Marilyn Manson. Fischerspooner représente la plus bestiale mais aussi la plus sensuelle des incarnations de notre société déliquescente. Comme à l'époque de la Factory, tout est ici basé sur l'apparence, le commerce, le marketing, comme nouvelles règles d'un art qui se veut destiné aux masses. Que personne ne s'y trompe : Fischerspooner n'est qu'une splendide arnaque manigancée par deux génies de la pub avides d'exposition médiatique. Bien sûr, c'est grotesque. Et génial à la fois. Parce que cela prouve une fois de plus que ces 15 minutes de gloire sont à la portée de n'importe quel bon manipulateur. Fischer et Spooner l'ont bien compris, puisqu'ils ressortent leur album une troisième fois (après International DeeJays Gigolo et Ministry of Sound), agrémenté cette fois d'un DVD d'1 heure. Au menu : docs, clips, interviews,… Un complément essentiel au disque, puisque l'image s'avère essentielle chez ces deux pirates de l'information, qui sont parvenus avec talent et malice à détourner le medium musical à leur avantage, encore et toujours (et ça fait presque trois ans que ça dure !). Côté musique ? " Emerge ", énorme. Et une reprise de Wire (" The 15th "), genre slow élektro-glam étonnant de profil bas. Puis d'autres tubes, certes mineurs par rapport à " Emerge ", qui empruntent leur minimalisme à Kraftwerk, D.A.F. (" Turn On ") voire Plastikman (" Horizon ") et Orbital (" Ersatz "). L'expérience, aussi bien musicale que visuelle et promotionnelle, vaut en tout cas le détour. Jusqu'à leur prochain coup d'état médiatique.

Spoon

Kill the moonlight

Écrit par

Ce quatuor texan (Austin) vient d'enregistrer son sixième album. Un disque dont la solution sonore capricieuse, aventureuse et complexe ne néglige jamais l'aspect mélodique. A un tel point qu'elle en devient parfois contagieuse (NDR : autrement dit, au bout de quelques écoutes, les chansons n'en finissent plus de trotter dans votre tête). Pourtant, côté références, Spoon n'y va pas avec le dos de la cuiller ( !?!?!?). Oscillant de Wire aux Modern Lovers, en passant par Young Marble Giants, Split Enz, Bowie, les Beatles, Led Zeppelin, Booker T, les Pixies, Elvis Costello période Attractions et les Faces. Sans oublier Badly Drawn Boy et Aphex Twin, histoire de ne pas seulement regarder dans le rétroviseur. Et on n'est jamais au bout des surprises. A l'instar de " Stay don't go ", à la fois minimaliste et imprimé par une boîte à rythmes terriblement humains. De " Paper tiger ", sorte de clin d'œil à " An Englishmen in New York " de Godley & Creme ; ou encore de l'anti ballade légèrement psyché, " Vittorio e ". Enfin, si le timbre vocal âpre, nasonnant, de Britt Daniel campe toujours un hybride entre celui de Costello (NDR : encore !) et de Roddy Woomble (Idlewild), les claviers et le piano sont beaucoup plus présents. Etonnant !

 

Spoon

Love ways

Écrit par

Si le sens mélodique des compositions de Spoon est aussi coriace, aride, intense et effilé que celui des Pixies circa " Surfer Rosa ", il est loin de manifester la même férocité (NDR : même pas au niveau de la voix) ; en outre, il évite soigneusement les brisures de rythmes caractéristiques chez le défunt groupe de Frank Black. Sur son dernier EP, la formation texane (d'Austin très exactement) s'est même autorisé quelques écarts de conduite. A l'instar de " Chips and dip ". Une composition ‘lennonesque’ alimentée d'accords de piano profonds et voilée d'arrangements psychédéliques. De " Figures of art ", dont les riffs de guitare funkysants, sont abordés dans l'esprit de Keith Richards. Du boogie " I did'nt come to here. Ou encore de "Jealousy", aussi sucré et contagieux qu'une chanson des Buzzcoks. Reste " Change my life ", titre lo fi qui correspond davantage au style pratiqué par le trio texan…