La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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Sprints

Sprints partage sa reprise du « Deceptacon » de Kathleen Hanna en clip !

Sprints vient de partager sa reprise électrisante du single classique de Le Tigre, « Deceptacon ». La chanteuse du groupe, Karla Chubb, confie : ‘Je ne pense pas qu'il existe une seule femme guitariste au monde qui n'ait pas été inspirée par Kathleen Hanna. « Deceptacon » est un classique du dance punk, un incontournable dans notre van de tournée, et une reprise que nous avions l'habitude d'intégrer à nos sets lors des festivals pour nous amuser. Quelle meilleure façon de marquer notre retour aux États-Unis et d'honorer notre amour pour le punk américain que de sortir notre petite interprétation de « Deceptacon » ?’

Le groupe est depuis longtemps célèbre pour ses concerts endiablés qui font écho au son brut et raffiné de ses enregistrements, plongeant les auditeurs dans un chaos contrôlé.

La foration se produira en concert au Botanique de Bruxelles, le 11 mars 2026.

Pour découvrir le clip de « Deceptacon », c’est

 

Sprints

Tout est fini pour Sprints…

Écrit par

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été salué pour son intensité et son impact.  

Le nouvel opus, « All That Is Over », explore de nouveaux territoires musicaux tout en conservant l'énergie brute du band. La première chanson, « Descartes », s'inspire d'une phrase de Rachel Cusk et transforme la célèbre citation de Descartes en ‘Je parle donc je comprends’. La chanteuse Karla Chubb utilise l'écriture comme un outil pour comprendre le monde.

L'elpee a été écrit dans un contexte de bouleversements personnels et mondiaux, et cherche à donner un sens à une société en crise.

La vidéo de « Decartes » est disponible

 

 

Sprints

Quelle show-woman !

Écrit par

Groupe post punk d’origine irlandaise, Sprints est né en 2019 et a sorti son premier single en 2020, » Kissing practice ». Depuis, son ascension a été tout simplement fulgurante. A son actif, deux Eps et un premier elpee, « Letter to Self », paru début de cette année.

Il se produisait ce vendredi 13 décembre au club de l’Aéronef. Et le concert est sold out.

Votre serviteur revient souvent sur le sujet, mais c’est sous l’impulsion de The Girl Band, devenu Gilla Band en 2021, que toute cette scène rock irlandaise a véritablement pris son envol, amorçant le réveil du rock indé du 21ème siècle. Pas étonnant, d’ailleurs, qu’on retrouve régulièrement le bassiste, Daniel Fox, à la production de nombreux albums de formations irlandaises, et notamment de Sprints. 

Sprints grimpe sur les planches. A sa tête, la chanteuse Karla Chubb. Rousse, de petite taille, elle porte un t-shirt sous une veste à courtes manches de couleur noire et un pantalon à damiers. Et par rapport aux clichés découverts sur la toile, elle a perdu du poids. Ce qui lui va bien. Elle s’installe derrière le clavier au centre du podium, et le quatuor entame sa prestation, en douceur, par « To the bone ». Les sonorités des ivoires semblent rognées, vintage ; puis la basse de Sam McCann commence à se tendre, et la voix de Karla monte déjà dans les aigus.

Dès « Shadow of a Doubt », elle empoigne une guitare et conjuguée à celle de Zac Stephenson, le morceau monte progressivement en puissance. L’hymne féministe « Adore Adore Adore » est imprimé sur une solide rythmique. Entre les titres, Karla parle beaucoup avec le public et n’hésite pas à défendre ses convictions. Place ensuite à « Feast », le tout nouveau single. La foule frappe dans les mains, en cadence, pendant le refrain. Les guitares deviennent plus agressives. Inévitablement puissant, « Heavy » fait monter la température dans la salle et les premiers crowdsurfings se déclenchent Tout au long de « I’m in a band », lead vocal et contre-voix se complètent à merveille.

Karla troque sa gratte contre une sèche pour « Shaking Their Hands », une ballade offensive, menaçante, mais subtilement mélodieuse. Elle est toujours à la six cordes acoustique pour le contagieux « Can’t Get Enough of It » ; et effectivement, difficile de chasser le refrain de sa mémoire de la tête, même après le spectacle. 

Des accords de guitare cristallins sont dispensés par Zac pendant « better ».

Franchement votre serviteur n’avait jamais assisté à un ‘circle pit’ lors d’un concert de rock indé. En général, ils se produisent lors des concerts de metal. Karla l’organise et le dirige de a main, tout au long de « Up and Comer ». Sa voix est granuleuse et passionnée alors qu’elle canalise toute sa colère dans la chanson. Elle couvre une amplitude rare, en fonction des émotions qu’elle libère. D’ailleurs, Karla en explore les sombres aspects sur « Cathedral », évoquant son éducation dans une Irlande catholique et homosexuelle.

Derrière ses fûts, Jack Callan imprime un rythme tribal à « New one » et « Letter to Self », le titre maître su long playing, qui aborde les thèmes de persévérance, d’acceptation de soi et de triomphe sur l’adversaire, et graduellement, la compo adopte un crescendo puissant.

Le public est de plus en plus excité. « The Cheek » et « How Does the Story Go ? » grimpent encore en intensité, même si sur ce dernier, la voix et contre-voix tempèrent quelque peu le climat.

Karla assure le show. A la demande d’un spectateur, la formation accorde un titre qui ne figure pas dans la setlist.

Et puis tout au long de « Literary Mind », elle fait tourner le micro, en tenant le fil, à la manière de Roger Daltrey.

Mais c’est le morceau final, « Little Fix », qui va révéler (confirmer ?) le statut de frontwoman de Karla. Un roadie débarque et prend sa guitare. Elle se lance alors dans un monologue des paroles dans la même veine qu’une lecture de poésie, rien de plus qu’un bourdonnement mécanique en arrière-plan. Et puis entame un crowdsurfing sur la foule au grand bonheur des mains tendues, aux premiers rangs. Quand elle remonte sur l’estrade, c’et sous les acclamations d’un auditoire, conquis.

Il n’a aura pas de rappel. Mais quelle show-woman !

(Photos Ludovic Vandenweghe ici)

Setlist

To the Bone
Shadow of a Doubt
Adore Adore Adore
Feast
Heavy
Band
Shaking Their Hands
Can’t Get Enough of It
better
Somethings Gonna Happen
Up and Comer
Cathedral
New one
Letter to Self
The Cheek
How Does the Story Go?
?
Literary Mind
Little Fix

(Organisation : Aéronef, Lille)

Sprints

Letter to self

Écrit par

Pour enregistrer son premier elpee, Sprints a reçu le concours de Daniel Fox (Gilla Band), à la mise en forme. Pas étonnant, puisque le quatuor est issu de Dublin. Encore que la chanteuse, guitariste et compositrice, Karla Chubb, a passé une partie de sa petite enfance en Allemagne. Certaines paroles du titre qui ouvre l’elpee, « Ticking », sont d’ailleurs interprétées dans la langue de Goethe. Et cette langue gutturale colle parfaitement au morceau. En outre, au cours de cet opus, on parfois l’impression qu’elle emprunte certaines intonations à Nena. Musicalement, Sprints évolue dans un tout autre registre. Quelque part entre post/punk et rock garage, l’expression sonore se révèle abrasive, viscérale, percutante et bien électrique, notamment dans l’esprit du « Surfer Rosa » des Pixies, alors que Karla se sert de sa voix comme exutoire pour libérer ses émotions. Des émotions qui traduisent une certaine forme de vulnérabilité et oscillent de la colère à la tristesse, en passant par la passion et la douleur. Ses griefs ? Sa vindicte ? La religion et la sexualité. Sur son tout premier single, « The cheek », elle avait ainsi dénoncé les réactions misogynes dont elle a été victime face à sa bissexualité. Et « Cathedral », qui figure sur ce long playing, évoque la culpabilisation inhérente à son éducation catholique.

Si certains morceaux montent progressivement en intensité, d’autres alternent moments calmes et explosions frénétiques. A l’instar du sombre « Shadow of a doubt », qui se distingue également par des interventions de guitare tintinnabulantes. Ou encore de « Up and comer », au cours duquel la langueur est quand même chargée de rage… Quant à « A Wreck (A mess) » il est modulé suivant le flux et le reflux du rythme. 

Plus élaboré, « Shaking their hands » se signale par un bel équilibre entre voix et contre-voix. Incantatoire, « Can’t get enough of it » nous replonge dans l’univers du « Dry » de PJ Harvey. L’opus recèle une version plus calme du single « Literary mind ». Enfin, le long playing s’achève par le très vindicatif titre maître.

Un bien bel album, mais à ne pas mettre entre toutes les oreilles.

Sprints

La missive de Sprints…

Écrit par

La formation dublinoise Sprints sortira son premier elpee, Letter To Self, le 5 janvier 2024.

Le quatuor garage punk a partagé un nouveau titre et une vidéo consacrée à Up and Comer, qui fait suite aux singles autonomes Adore Adore Adore et Literary Mind, parus précédemment.

Formé en 2019, Sprints pratique un punk/rock abrasif, influencé par les premiers Pixies, Bauhaus, Siouxsie Sioux, King Gizzard, Savages et LCD Soundsystem. Ses Eps Manifesto (2021) et A Modern Job (2022) ont suscité l'enthousiasme de la presse musicale britannique, qui les a soutenus à de nombreuses reprises.

Karla Chubb, chanteuse, guitariste et compositrice principale, explique que leur premier album est profondément personnel et autobiographique dans ses paroles et ses thèmes clés, tandis que sur le plan sonore, il explore un espace inspiré par leur amour du gothique du début des années 80, du noise rock des années 90 et d'influences plus modernes. Il revisite leurs moments les plus vulnérables et les imprègne d'un garage-punk viscéral. L’album vise à transformer en positif ce qui est considéré comme intrinsèquement négatif : les sentiments d'anxiété, de colère et de rage. C'est cathartique, c'est honnête, c'est brut.

Le premier single Up and Comer s'attaque au syndrome de l'imposteur. ‘C'est un récit invisible qui a été construit par les doutes et la négativité dont j'ai été nourrie par les autres’, explique-t-elle. ‘C'est une chanson qui s'attaque à ces idées et qui, au lieu de les laisser continuer à me freiner, me voit enfin me libérer de ce que l'on attendait de moi.’

Chubb, le guitariste Colm O'Reilly, le batteur Jack Callan et le bassiste Sam McCann se sont rendus dans la vallée de la Loire en France pour enregistrer l'album en 12 jours avec Daniel Fox du Gilla Band. Le résultat est un album d'une puissance stupéfiante, dont le message central est l'acceptation de soi.

Le clip de Up and comer est disponible