La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

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Super Furry Animals

Dark Days / Light Years

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Les membres de Super Furry Animals sont terriblement prolifiques. « Dark Days / Light Years » constitue déjà leur neuvième elpee en 13 années d’existence (NDR : sans tenir compte de leurs projets parallèles…) Malheureusement, cet opus risque fort de ne pas les extraire d’un relatif anonymat au sein duquel le groupe semble désespérément enlisé de ce côté de la Manche. La bande à Gruff Rhys pratique pourtant un pop/rock inspiré et mélodique. Alors une explication à ce manque de succès ? Sans doute la manière de placer la voix au même niveau que l’instrumentation. Et puis un penchant pour la structure bordélique. Ce qui pourrait expliquer en partie leur insuccès.

« Dark Days / Light Years » n’est peut-être pas leur meilleur album. Motif : il manque de fortes mélodies. Mais se situe toujours dans le haut du panier de la pop-rock anglaise. Pourtant, l’entrée en matière est plutôt indigeste. Et pour cause, « Crazy Naked Girls » est trop long et surtout agaçant. Mais la suite est bien plus intéressante, révélant une dizaine de morceaux de toute bonne facture, parmi lesquels j’épinglerai le très réussi « Helium Hearts » ainsi qu’« Inaugural Trains », une compo ‘eurodance’ imprévisible que Nick Mc Carthy des Franz Ferdinand soutient de ses vocaux dans la langue de Goethe. On finira par croire que Cardiff est devenue la capitale de la pop loufoque et bizarroïde. Une chose est sure, ces doux rêveurs ne doutent de rien et cherchent constamment à fuir les étiquettes. Autre certitude : des racines profondément ancrées dans la culture galloise. Très attaché à ses origines, le groupe achève d’ailleurs son album par deux morceaux interprétés dans ce dialecte. Vous pensiez peut-être qu’il n’existait pas de langue moins mélodique que celle de nos cousins germains. Après avoir écouté « Liliwau Llachar » et « Pric », vous reconsidérerez votre jugement, car cet idiome ne s’en tire pas mal non plus. Deux titres paradoxalement de toute bonne facture. Caractérisé par son crescendo électro et sa durée de 10 minutes, « Pric » lorgne manifestement vers Daft Punk. 

Ce nouvel opus de SPA est agréable à écouter ; cependant, si vous connaissez mal Super Furry Animals, je vous conseillerai plutôt de vous procurer un « Best Of ». De manière à mieux cerner leur style, à travers des compos accessibles. Véritables stars dans leur Pays de Galles natal, les musiciens fous de Super Furry Animals demeureront probablement toujours aussi incompris. Et ce n’est pas la sortie de ce « Dark Days / Dark Years » qui changera leur statut. C’est bien dommage ; mais les secrets cachés ne sont-ils pas souvent les plus excitants ?

 

Super Furry Animals

Hey Venus!

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'Du huitième album de la joyeuse troupe galloise des Super Furry Animals, on est assez triste d’émettre la constatation suivante : ni mauvais ni vraiment bon'. C’est ce que soulignait la chronique d’un de nos confrères des Inrocks. Et je partage entièrement ce point de vue. « Hey Venus! » manque manifestement de culot. Enfin, celui dont on aurait pu rêver. Super Furry Animals a beau être un excellent groupe de scène, on a l’impression que leurs compositions sont constamment issues du même moule. Pourtant, les premières chansons de « Hey Venus! » trempent dans une pop savoureuse ; et notamment « Show Your Hand », fragment qui aurait pu relever d’un elpee d’Harry Nilsson. Malheureusement, on reste assez vite sur sa faim. Les plages suivantes ne parviennent jamais à décoller, même si le thème principal de l’œuvre tient bien la route. Et sert de ligne de conduite. Il dépeint le parcours d’une jeune femme qui imagine changer son destin, en quittant la campagne pour la capitale ; cependant, son aventure n’est pas aussi idyllique qu’elle aurait espéré… On flashera quand même sur le remarquable artwork, dont le combo est coutumier ; mais c’est largement insuffisant pour changer la donne. Pour votre info, il a été réalisé par l’artiste japonais Keiichi Tanaami. On ne peut qu’espérer une revanche digne de leur prestigieux passé. A l’instar de « Rings Around the World », qui avait marqué le début du nouveau millénaire, de son empreinte.

Super Furry Animals

Phantom power

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Une chose est sûre, cette formation galloise voue un culte aux Beach Boys et aux Byrds. En observant la pochette de ce " Phantom Power ", on ne peut d'ailleurs s'empêcher de penser à la bande à Brian Wilson et à celle de Roger Mc Guinn. Et après avoir écouté leur sixième album, c'est encore plus flagrant. Maintenant n'allez surtout pas conclure que SFA se contente de s'inspirer de ces deux légendes. Ce serait beaucoup trop réducteur. En dix années d'existence, cette formation galloise est toujours parvenue à se renouveler. Et donc à surprendre. Mais le plus étonnant procède de leur faculté à passer à l'échelon supérieur. Ce qui peut paraître invraisemblable, lorsqu'on connaît la qualité de " Rings around the world ", leur précédent opus. Et à l'instar de ce cette œuvre incontournable, la formation a le bon goût de continuer à mettre tout son talent au service d'un éclectisme très inspiré. Capable même de s'aventurer dans la bossa nova filmique (" Valet parking "), le folklore des Caraïbes (le ska cuivré " The undefeated "), le glam (" Golden rethriever "), la britpop 'blurienne' (" Hello sunshine " et " Bleed forever ") et, même de rendre un hommage aux Beatles, à travers le jazzyfiant " Father father # 1 ". Découpé en 14 fragments, " Phantom power " a bénéficié du concours de Mario Caldaro Jr, le producteur des Beastie Boys, au mixing. Des plages, pour la plupart, enrichies d'orchestrations lumineuses, dignes des Flaming Lips. Des chansons dont les mélodies vaporeuses sont régulièrement teintées d'un psychédélisme subtil; un psychédélisme qui se mue pourtant en acid punk garage sur le 'stoogien' " Out of control ". Et on n'est pas au bout de nos surprises ! Les complexes " The piccolo snare " (NDR : un compromis entre les Mama's & The Papa's, les Doors et Love), le baroque " Cityscape skybaby " (NDR : entre le Floyd, ELO et Brian Eno) et " Slow life " (NDR : imaginez Plaid converti au blues !) incarnant autant de Zombies qui peuplent cette remarquable " Phantom power ". Un must !

 

Super Furry Animals

Guerrilla

Super Furry Animals est un groupe qui déborde d’imagination. Et on avait déjà pu le constater lors de la sortie de ses deux premiers albums. Tout au long de ce « Guerrilla », il aborde la technologie avec un esprit futuriste, psychédélique, si vous préférez, sans pour autant négliger le sens mélodique des ses compositions ; que nous pourrions même qualifier d’omniprésent, quoique rampant. Un peu comme si Gorky’s Zygotic Mynci avait mangé du Blur. Et au fil de l’écoute, on va de surprise en surprise. En particulier, lorsque la formation galloise parvient à associer drum & bass avec une steel guitar, ou encore sur l’étonnant et aquatique « The door to this house remains open », abordé dans l’esprit d’Aphex Twin. Plus basique, cette fois, garage punk même, « Night vision », évoque ni plus ni moins The Fall, alors que le single « Nothern lites », aux sonorités transportées par la chaleur des cuivres et du xylophone, nous entraîne dans le monde des Caraïbes. Un disque franchement inspiré, qui bénéficie, en outre du talent de chanteur de Gruff, dont le timbre d’argile se fond naturellement dans l’ensemble…

Super Furry Animals

Out spaced

Ceci n’est pas le nouvel album de SFA, sa sortie étant prévue pour l’été 99, mais une compile réunissant quelques flip sides de singles, des sessions d’enregistrement réalisées pour la BBC, les premiers morceaux de plastique pressés chez leur premier label " Ankst ", quelques raretés, et l’inévitable " The man don’t give a fuck ". Ce qui vous permettra de vous faire une petite idée du chemin parcouru par la formation galloise entre 93 et 98, dans le domaine de leur musique pop hybridée de rock, de punk, de psychédélisme, de space, de métal, de funk, de techno, de dub , de house et même de prog. Tout un programme ! Une occasion également de mieux comprendre pourquoi SFA incarne le Todd Rungren des nineties. Et croyez nous, ce n’est pas une " Utopia "…

Super Furry Animals

Le rock (des nineties) est mort

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Si des prénoms comme Gruff, Guto ou Huw libèrent pour vous un parfum d'exotisme plus appuyé que d'autres comme Liam, Noel ou Damon, ne changez rien, vous avez zappé sur la bonne chaîne. Le rock anglais ne se limite heureusement pas à la Britpop et à ceux que le NME ou le Melody Maker décrivent comme incontournables. Les plateaux et les vallées du Pays de Galles abritent en effet quelques groupes précieux, comme les Super Furry Animals par exemple, dont les Gruff, Guto et autres Huw sont justement les principaux membres...

Etait-ce la bière belge, la chaleur, la fatigue ou autre chose de plus répréhensible, toujours est-il qu'au moment où Gruff le chanteur et Daffyd le batteur nous ont rejoints après avoir assuré la première partie d'Echo And The Bunnymen sur la scène de l’AB, en février dernier, ils étaient tous deux bien explosés. Par charité, l'interview a donc démarré par quelques questions simples...

Beau ? Qui ?

Que pensez-vous de votre prestation accordée ce soir?

Gruff : Je suis très content d'avoir pu jouer ici. Ce n'est pas toujours facile de devoir assurer une première partie et de ne pouvoir dispenser que des sets réduits ; mais le public était assez réceptif. Une situation agréable.

Qu’est-ce qui est essentiel chez Super Furry Animals et dans sa musique?

G. : Sans vouloir faire de généralisation hâtive, euh....
Dafydd : Nous nous intéressons aux sons, à leurs fréquences, aux mots....
G. : Aux textes aussi, aux mélodies, aux harmonies vocales....

Certaines de vos chansons me rappellent les premiers disques de David Bowie...

G. : Tu sais, je pourrais te citer une quinzaine d'artistes qui nous ont influencés. Nous n'idolâtrons pas David Bowie. Je dois avoir deux ou trois de ses albums des années 70, dans ma collection ; mais j'en possède aussi de Lou Reed, John Cale, des New York Dolls, d'Iggy Pop. Cette période nous intéresse beaucoup.

Et Tom Jones, alors ?

Certaines de vos chansons sont écrites en gallois; vous les jouez parfois quand vous êtes en tournée hors de chez vous?

G. : Oui, absolument. Il arrive parfois que nous modifiions notre set et qu'accidentellement, il n'en comporte aucune ; mais ce phénomène ne se produit pas souvent. A tout casser, je dirais que nous avons dû accorder cinq ou six concerts sans aucune chanson en gallois. Evidemment, c'est cool pour nous de pouvoir chanter dans notre langue, mais il n'y a rien de particulier qui nous pousse à le faire ou non.

Vous êtes célèbres au Pays de Galles?

D. : Ça dépend de ce que tu entends par célèbres. Tom Jones est célèbre au Pays de Galles, oui.
G. : Nous avons déjà joué dans de grands festivals, chez nous comme en Angleterre.

Qu'avez-vous de plus original que d'autres groupes britanniques?

G. : Ce n'est pas le genre de question que nous nous posons. Nous raisonnons plutôt en termes de musique. Nous ne nous voyons pas comme un groupe britannique ou gallois, même si nous avons le sentiment d'appartenir à notre communauté. Nous aurions pu venir de Belgique, du Japon ou même d'ailleurs et sortir des disques similaires ou posséder des collections de disques semblables à celles d'autres gens de par le monde. Nous avons grandi avec des disques que bien d'autres gens possèdent: de la musique anglaise, américaine, française, même belge, pourquoi pas?

Vous connaissez la musique belge?

G. : Oui, de l'industriel, Front 242 et des trucs du style…

Vous sentez-vous proches de groupes essentiels issus des années 80?

G. : Pas psychologiquement. Disons que s'il fallait faire un lien, ce serait plutôt au niveau des mélodies pop. Mais ce qui nous plaît le plus, c'est de pouvoir jouer devant un public qui n'a jamais entendu parler de nous et voir ce qu'il en pense. Dire que nous pratiquons une musique britannique, est quelque peu offensant. La musique est la musique, d'où qu'elle provienne. Elle ne doit rien aux nationalismes. C'est ce qui pourrait faire sa force, motiver les gens. Il y a des mélodies, des rythmes qui te font bouger, des émotions, ça oui.

A écouter vos disques et vos concerts, on dirait que vous accordez de l'importance aux sons bizarres que vous pouvez tirer de vos claviers...

G. : Je ne dirai pas ‘bizarres’.

Mais vous n'êtes pas seulement un guitar band ?

G. : Exactement! Nous sommes intéressés par tous les sons. Le bizarre n'a rien à voir là-dedans. Pour nous, tous les sons sont valables. Nous essayons simplement d'être inventifs, de faire fonctionner notre imagination. Il y a tellement de guitar bands chiants, des chansons qui n'en finissent plus, qui se ressemblent toutes, tu vois ce que je veux dire? On dirait qu'il y a une formule nineties, un rock nineties. Nous essayons d'écouter tout ce qui nous passe entre les mains. C'est chouette de pouvoir jouer à l’aide de différents instruments, de recourir à différentes techniques et de les pousser le plus loin possible, de mixer des idées pour notre seul plaisir.

Quel est le disque le plus chiant que vous ayez entendu ces dernières semaines?

D. : Pfff, il y en a des tonnes, tu sais.
G. : Je préfère essayer de penser aux bons trucs que nous avons entendus. Disons que la proportion de bon par rapport aux conneries doit être de 20/80. Cette semaine, j'ai entendu un auteur/compositeur américain dont le nom m'échappe à l'instant mais qui joue des trucs acoustiques vraiment accrocheurs. Ryuichi Sakamoto, c'est pas mal non plus. Je suis tombé l'autre jour sur un groupe de Bruges qui s'appelle Khon, tu connais?
D. : Ce sont vraiment des aliens. Ils jouent des trucs bizarres, très lents comme ça, plein de bruits étranges... Manifestement, ils doivent avoir une bonne raison. C'est le genre d'attitude que nous voulons aussi manifester. Habituellement, nos concerts ont un peu plus de sens parce que nous pouvons les mener à terme.

C'est frustrant de devoir assurer une première partie?

G. : Ce n’est déjà pas mal. Mais un supporting act ne peut s’exprimer qu’à moitié.

Sacrés Anglais!

A quoi peut-on s'attendre de votre part, au cours des prochaines semaines ?

G. : Je ne sais pas exactement ce qui est déjà disponible ici en Belgique. Ce mois-ci (NDLR : en mai) nous sortirons un nouvel Ep, un peu différent de ce que nous avons enregistré jusqu'ici. En septembre devrait paraître une compilation de singles devenus difficiles à se procurer. Et ensuite, nous commencerons à travailler sur notre nouvel album.

Avec une idée particulière derrière la tête?

G. : Nous aimerions pouvoir nous exprimer de manière plus ambitieuse, surtout en dehors de la Grande-Bretagne. L'Angleterre n'est jamais qu'une île à la con plantée à quelques kilomètres de 1’Europe et complètement obsédée par elle-même.

Comment jugez-vous cette manie, dont souffre la presse britannique, d'encenser tout ce qui vient d'Angleterre?

G. : Tu sais, la presse britannique a besoin de créer une nouvelle scène chaque semaine. C'est comme dans un comics: vite, il faut imaginer l'épisode suivant. Il ne faut pas prendre tout ce que les journalistes écrivent au sérieux. Mais elle manifeste quand même un certain sens de l'humour. C'est très amusant de lire toutes ces conneries.
D. : Bien sûr, nous avons eu droit à de bons articles dans cette même presse, mais ça ne veut pas tout dire. L'important reste de pouvoir se faire une opinion personnelle de ce qu’on écoute…

(Interview parue dans le n°64 du Magazine Mofo de Juin/Juillet 1998).

 

Super Furry Animals

Radiator

Gorky's Zygotic Mynci et Super Furry Animals sont deux formations galloises caractérisées par un goût très prononcé pour l'excentricité. En outre, ces deux groupes n'hésitent pas à chanter dans leur dialecte natal. Surtout en public. Mais ici s'arrêtent les comparaisons, car si GZM appartient au psychédélisme pastoral, SFA adopte une vision plus futuriste, plus électronique, vision qu'il inocule dans une structure basiquement rock. Une musique hybride contaminée par la sophistication d'ELO, la sensibilité pop rampante de Supergrass, le prog rock de Faust, l'expérimentalisme de Wire et la frénésie du Move. Beaucoup d'effets technologiques, donc, sur les quatorze fragments de ce " Radiator ". Donc des synthés. Mais aussi des instruments conventionnels. Dont deux guitares. Agressives ou liquides, elles sculptent délicatement les chansons, pour mieux laisser filtrer la voix mélancolique, languissante, mais aussi parfois empreinte de cynisme de Gruff, dont le timbre se fond parfois dans un lit d'harmonies vocales limpides, falsetto...

 

Super Furry Animals

Fuzzy logic

Tout comme Gorky's Zygotic Mynci, Super Furry Animals est issu du Pays de Galles, et n'hésite pas à composer et à chanter dans son dialecte natal. Mais, apparemment, sur son premier album, les musiciens se sont résolus à ne s'exprimer qu'à travers la langue de Shakespeare. Business oblige! Un groupe dont le cheminement est plutôt inhabituel, puisque avant de s'intéresser à la pop, le groupe pratiquait de la techno. Ce qui explique sans doute pourquoi Super Furry Animals estime être étranger à la nouvelle scène britpop incarnée par Marion, Shed Seven, Bluetones, Menswear, Cast et consorts. Faut dire que si mélodiquement le groupe possède certaines affinités avec le glamour de Supergrass, la solution sonore est truffée d'effets spéciaux psychédéliques (Syd Barrett ?), de bruitages électroniques (Chemical Brothers?) et d'arrangements. Arrangements vocaux aussi sophistiqués que chez Weezer. Arrangements orchestraux comparables à ceux que Jeff Lynne réservait aux elpees d'ELO. Le tout abordé sur un ton humoristique, pasticheur, plus proche du burlesque de Bonzo Dog Dog Band que des Beatles circa "You know my name"...