La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

logo_musiczine

Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (119 Items)

Witchcraft

Du gros poisson pour Witchcraft

Écrit par

Les pionniers suédois du doom folk Witchcraft sont de retour ce printemps avec un EP aussi intime que puissant : A Sinner’s Child, attendu pour le 13 mars chez Heavy Psych Sounds.

Après avoir gravé leur album « IDAG » en 2025, le groupe mené par Magnus Pelander propose cinq titres dépouillés, centrés sur l’émotion brute et un songwriting à vif. L’EP oscille entre la profondeur proto‑doom de Drömmen Om Död Och Förruttnelse et Själen Reser Sig, le folk lumineux porté par le single « A Sinner’s Child » (et sa suite « Sinner’s Clear Confusion »), et la noirceur acoustique de « Even Darker Days ».

Véritable retour à l’essence du projet, « A Sinner’s Child » dévoile un Pelander plus vulnérable que jamais, renouant avec les racines mélancoliques qui ont forgé l’aura unique de Witchcraft depuis plus de vingt ans.

Ce nouvel EP s’inscrit dans une trajectoire artistique marquée par l’évolution permanente : du revival analogique de leurs débuts en 2004, aux explorations progressives de Firewood et The Alchemist, au modernisme de Legend, puis au doom massif de Nucleus et au minimalisme sombre de Black Metal. Sur « IDAG » en 2025, Witchcraft signait une synthèse magistrale de son parcours — « A Sinner’s Child » en prolonge la sensibilité la plus intime.

Witch Post

Le papillon de Witch Post

Witch Post est le projet de l’artiste écossais Dylan Fraser et de la musicienne américaine Alaska Reid. Originaires de villes portant le même nom (l’une en Écosse, l’autre dans le Montana), ils se sont rencontrés par hasard, alors que chacun était déjà solidement ancré dans sa carrière solo. Leur EP « Butterfly » paraîtra le 20 mars 2026.

En mêlant la rugosité du rock écossais à l’esprit ouvert et cinématographique de l’indie américain, ils composent des morceaux qui célèbrent notamment l’émotion et la mythologie.

Le groupe est signé sur Partisan Records, le prestigieux label qui compte notamment IDLES, PJ Harvey, Grian Chatten et Laura Marling parmi ses artistes.

« Butterfly » invite les auditeurs à plonger dans un univers façonné par la dualité et la transformation, où la Bête rencontre le Papillon et où le crépuscule laisse place à l'aube.

L'album s'inspire d'une sagesse archaïque qui semble à la fois oubliée et vivante. Inspirés par leur nom, tiré de sculptures rurales anglaises du XVIIe siècle autrefois utilisées pour éloigner les sorcières, Alaska Reid et Dylan Fraser créent une musique sans attache, suspendue entre des mondes où le voile semble mince, tissant l'énergie de la route dans leurs chansons.

Le folklore et l'imagination s'entremêlent ici, créant un espace à la fois familier et étrange, où le temps s'étire et les moments s'attardent. Le résultat est une expérience envoûtante et immersive, offrant un étrange et magnétique sentiment d'appartenance à ceux qui sont prêts à s'y plonger.

Ainsi, Witch Post transforme l'anxiété en quelque chose de tranquillement affirmatif dans « Worry Angel », la façonnant en un rituel intime et minutieux. La chanson se déroule dans un espace feutré et introverti, où une subtile tension plane sous une guitare régulière et des voix retenues. Il y a ici une interaction frappante entre Dylan et Alaska, leurs voix se reflétant presque comme des forces opposées.

Pour découvrir le clip du single « Changeling », extrait de l’EP « Butterfly », c’est

 

Witch Post

Les faons jumeaux de Witch Post

Witch Post vient de dévoiler son nouveau single « Twin Fawn », alors que le groupe s'apprête à partir en tournée au Royaume-Uni et en Europe. Hanté par les souvenirs et le déracinement, mêlant une nostalgie onirique à des flashs saisissants de vie et de perte, le morceau oppose la puissance des guitares à l'intimité des voix d'Alaska Reid et Dylan Fraser, comme deux amants se chuchotant des secrets à travers un stade.

Il s'agit de son deuxième opus depuis l'annonce de sa signature chez Partisan Records, où il rejoint Fontanes D.C., Geese, Blondshell et PJ Harvey. Le morceau envoûtant « Changeling » était le premier depuis son premier Ep « Beast », qui avait révélé la formation comme l'un des plus magnétiques et des plus prometteurs de cette année. Évoquant des mondes inclinés tissés à partir de contes étranges et mystérieux, Witch Post nous aide à trouver une nouvelle compréhension du réel.

Alaska raconte : ‘Cette chanson parle de la quête des souvenirs ou du désir d'une époque plus simple, dont on se souvient mal. C'est une lettre d'amour à Dylan et à mes différentes expériences sur la côte ouest : les coyotes, le verre poli par la mer, le retour à la maison à 3 heures du matin, coincés sur l'autoroute à regarder le coucher de soleil... Avec Witch Post, nos souvenirs deviennent aussi fantastiques et entremêlés que deux faons jumeaux.’

Witch Post est une rencontre d’esprits à la manière du signe des Gémeaux, qui est le fruit du hasard (ou du destin, si vous préférez. Par une autre coïncidence, les musiciens ont découvert qu'ils venaient de villes portant le même nom, l'une en Écosse, l'autre dans le Montana.

Le clip de « Twin Fawn » est disponible 

Hatchie

De la réglisse pour Hatchie.

Écrit par

Hatchie, projet musical de l’Australienne Harriette Pilbeam, sortira son nouvel album « Liquorice », le 7 novembre via Secretly Canadian. Produit par Melina Duterte (Jay Som), l’opus explore les thèmes du désir, de l’obsession et de la découverte de soi à travers une pop rêveuse et brute. Inspirée par les romances tragiques, Pilbeam décrit « Liquorice » comme l’aboutissement de sa vision artistique. Le premier single, « Lose It Again », coécrit avec Jeremy McLennan, mêle vulnérabilité et sonorités Britpop, accompagné d’un clip nostalgique tourné en pleine nature. Après un retour en Australie, Hatchie a trouvé l’inspiration dans une vie simple et introspective, écrivant sans influences précises et acceptant ses limites comme des forces. L’elpee a été enregistré en compagnie de Stella Mozgawa à la batterie, mixé par Alex Farrar et masterisé par Greg Obis.

Le clip consacré à « Only one laughing » est ici

et celui à “Lose It Again”

 

 

Project Pitchfork

Trois rappels pour le grand bonheur d’une fidèle fan base…

Écrit par

18 ans après son passage (NDR : à l’Expo, pour le défunt Gothic festival), Project Pitchfork est de retour à Waregem, mais dans un lieu plus intimiste cette fois. En effet, la salle Schakelbox de la maison culturelle a une capacité de 350 personnes. Pas étonnant donc que ce concert ait affiché sold-out, un mois à l’avance. Dès notre arrivée, nous sommes surpris par la beauté de l’endroit et du quartier, entièrement rénovés. Un contraste avec certains centres culturels wallons, qui demain seront encore davantage soumis à des restrictions ; mais ça c’est une autre histoire.

Arrivés à l’heure malgré la tempête, nous sommes récompensés par une première partie de qualité : un autre groupe teuton, Oberer Totpunkt (NDR : souvent réduit à ses initiales, ‘OT’). Une formation issue d’Hambourg dont la musique oscille entre une new-wave classique, une forme de dark-wave, de l’Electro Body Music et carrément du metal, enrichi de des beats electro/techno. Un peu comme si Anne Clark (NDR : la voix de la chanteuse, bien que différente physiquement et pudiquement, s’en rapproche) rencontrait Front 242, Prodigy, Oomph et Alec Empire. Des styles qui varient autant que leurs tenues de scène (et leurs accessoires) tout au long de ce début de soirée.

Démarrant son set, 5 minutes à l’avance, les six musicos déboulent progressivement sur les planches, accoutrés comme s’ils participaient à un défilé mêlant, en même temps, Halloween, le fétichisme, la provocation et une parade militaire, tout en brandissant des drapeaux (neutres heureusement). Bonjour les contrastes ! Le claviériste, posté sur la droite, porte parfois un masque et chapeau dignes de la fête des morts au Mexique. Au milieu, la chanteuse, blonde, a enfilé une robe en cuir échancrée, qui ne laisse pas indifférent. Quant au batteur, planté à sa gauche, débordant d’énergie, il restera debout toute la soirée, se servant même quelquefois de la pointe de son pied pour frapper sur ses timbales. Une jeune danseuse/choriste les rejoint dès le deuxième morceau, suivie d’un guitariste capé et masqué, balançant des riffs puissants. Le sixième acolyte, un danseur en tenue de zombie, revient souvent sur le podium pour se déhancher. Mais installé au centre, la chanteuse possède une voix tellement captivante, que de temps à autre, on a l’impression qu’elle chuchote à votre oreille. Les compos sont agréables à écouter, même si les textes traitent régulièrement de mort ou d’apocalypse. A l’instar de « Alltag macht tot » (Trad : la vie quotidienne tue), de « Langfristig gesehen sind wir alle tot », proposé en début de parcours, que la chanteuse déclame partiellement en espagnol, et encore de « Dias de los Muertos »), toujours dans la langue de Cervantès, mais également, celle de Molière (‘A long terme nous sommes tous morts’, s’exclame-t-elle !). Enfin, leurs beats sont paradoxalement dansants.

Le show s’achève au bout d’une bonne cinquantaine de minutes par une forme de cérémonie, au cours de laquelle les six protagonistes s’avancent sur le devant de l’estrade pour chanter comme des enfants de chœur lors d’une cérémonie de funérailles. Une chouette découverte ! (Page ‘Artistes’ ici)

Rigueur et rapidité germanique oblige, le changement de matos opéré par les roadies est extrêmement rapide (NDR : précisons quand même que celui de la tête d’affiche campait déjà à l’arrière de la scène). Quinze minutes chrono, balance express comprise ! Les lumières s’éteignent alors, et le concert peut commencer. Enfin, pas tout à fait. Elles sont tamisées et le resteront tout au long de l’intro et du premier morceau. En l’occurrence le single entraînant « Timekiller ». Un démarrage en force pour Project Pitchfork ! Les deux batteurs, Léo (à gauche) et Achim (à droite), entourent le claviériste et choriste, installé au centre. Vers la fin de ce premier titre, un écran géant, de plus ou moins 15 mètres de large et 4 mètres de haut s’allume soudainement en arrière-plan. Y seront projetés successivement les logos du groupe, des clips vidéo ou des images de sensibilisation. « Song of the winds » (LP – « Entities -1992) et « Conjure » (LP - « Lam-‘bras » -1992) s’enchaînent. Durant tout le set, combo n’aura de cesse de nous faire voyager au sein de sa vingtaine de longs playings gravés en 35 ans de carrière. La ferveur du public ne faiblit pas. En milieu de parcours, la charmante épouse de Spilles, Sue, rejoint la troupe pour assurer les synthés et les chœurs, le claviériste passant à la guitare. Elle reviendra un peu plus tard, pour échanger un duo avec son époux, sur « Ascencion », en avant-scène. Avant que le band ne nous gratifie de trois titres phares : « Rain », « Souls » et « Beholder ».

Infatigable, la formation accordera 3 rappels, toujours en alternant nouvelles et anciennes compos. Project Pitchfork aura ainsi accordé un set de 22 titres, ce soir.

Après avoir assuré la tête d’affiche de l’Amphi festival, au pied levé, en juillet 2025, Project Pitchfork nous a donc gratifiés d’une date exclusive en Belgique, lors de cette tournée ‘best-of’, baptisée ‘Epitaph’. S’ils se produisent fréquemment en Allemagne, leurs passages en Belgique restent plus rares. Il fallait remonter aux éditions 2018 et 2023 du W festival, à Amougies puis à Ostende, pour retrouver les traces de leurs visites au pays des moules-frites. Sur les planches, Peter Spilles est toujours aussi charismatique et enthousiaste. Néanmoins, il faut reconnaître que sa voix devient de plus en plus rauque. Et puis les autres musiciens ont été à la hauteur. Que ce soit les deux drummers, en retrait, qui sont parvenus à maintenir le tempo tout au long de la soirée. Ou le claviériste en support au chant et à la guitare. On peut évidemment toujours regretter le départ, depuis 2021, de Dirk Scheuber, parti pour embrasser d’autres projets. Membre fondateur aux côtés de Spilles, il assurait le backing vocals et une deuxième présence charismatique derrière ses ivoires. Mais ne boudons pas notre plaisir d’avoir revu, dans une salle intimiste, et une bonne ambiance, cette formation allemande qui conserve indéniablement sa fan base.

(Organisation CC De Schakel)

Witch Post

Witch Post signe chez Partisan Records

Écrit par

Réunissant Alaska Reid et Dylan Fraser, Witch Post, vient de signer chez Partisan Records et dévoile un nouveau single, « Changeling », qui fait suite à un premier Ep baptisé « Beast ». Sa musique mélange des sonorités grunge-rock des années 90 à une touche personnelle, à la fois envoûtante et brute. Le groupe s’est fait remarquer en gravant des titres comme « Chill Out » et « Rust ». Sa capacité à surprendre se confirme lors de versions acoustiques de leurs morceaux.

« Changeling » est disponible sous forme de clip ici

 

Frankie & The Witch Fingers

Frankie & The Witch Fingers remet les compteurs à ‘zéro’.

Frankie and the Witch Fingers, le groupe psych-punk de Los Angeles, a récemment partagé un autre exemple de ce que l'on peut attendre de son nouvel album « Trash Classic » (6 juin 2025). Le titre « Total Reset » est accompagné d'une vidéo aux paroles macabres.

‘Total Reset est une explosion spasmodique de punk et de synthés, un lancement de produit technologique pour l'ère post-humaine’, explique le groupe. ‘L'écriture et l'enregistrement d'une chanson peut être une telle corvée, alors nous avons laissé l'IA s'en charger cette fois-ci (plus rapide, moins cher, aucune plainte). « Trash Classic » fait suite à un autre type de classique, « Data Doom », l'œuvre maîtresse du band datant de 2023 et largement acclamée.

Ce nouvel elpee marque une mutation importante pour Frankie and the Witch Fingers, un disque qui gronde de venin proto-punk, de mélodies anguleuses et de textures électroniques qui toussent et crachent comme des néons mourants sous un ciel empoisonné.

Cet opus pousse le son de Witch Fingers sur le fil du rasoir. Filandreux et frétillant, il se plie au synth-punk et à la new wave fracturée, avec des fragments de crasse industrielle collés sous les ongles. Le résultat est un monument brut et tordu à la pourriture et à l'excès, au glamour toxique.

Pour découvrir le clip d’animation consacré au single « Total Reset », c’est

 

 

L.A. Witch

Le dieu canin de L.A. Witch

L.A. Witch a émergé de l'underground rock sud-californien en plein essor grâce à un son qui fusionne le psychédélisme rétro et la dark-wave intrépide. Aujourd'hui, le groupe annonce un nouvel album, « DOGGOD », qui sortira le 4 avril 2025. Il a été enregistré à Paris et le groupe y repousse les limites de sa formule tout en réfléchissant aux thèmes spirituels de l'amour et de la dévotion. L.A. Witch a également partagé le single « 777 », qui souligne la capacité du groupe à mélanger dynamisme et rêverie. La chanson est à la fois brumeuse et viscérale, avec des guitares punk et un groove parsemé d'harmonies de guitare.

Sade Sanchez, membre de la formation explique : ‘Une partie de l'énergie de notre nouvel album est due au fait que nous avons pu enregistrer dans une ville que nous aimons tous et qui est si différente de la nôtre. Enregistrée aux studios Motorbass à Paris, « 777 » est une chanson qui parle de la volonté de mourir pour l'amour en le servant ou en souffrant pour lui. Il s'agit de la loyauté jusqu'au bout. Remplie de chœurs et de guitares, c'est l'une de nos morceaux préférés et nous sommes impatients de le jouer en concert’.

« DOGGOD » résume parfaitement l'approche de L.A. Witch. C'est à la fois romantique et menaçant, révérencieux et profane, une célébration et une complainte. L’opus a pour fil conducteur la relation entre le passé et le présent. Il prend des sons familiers et les remet au goût du jour. Cependant, il annonce aussi une nouvelle ère pour le band, en regardant au-delà des souvenirs Kodachrome de l'Amérique du milieu du siècle et creusant plus profondément dans les énergies médiévales et gothiques de Paris et d'ailleurs.

Le clip de « 777 » est disponible

 

 

Itches (Belgium)

Two flies in one clap

Écrit par

D’après les articles récoltés sur le net, la Campine serait devenue fertile en groupes de garage/rock. Itches en est un nouvel exemple. Un trio drivé par Philippe Peeters. Il a composé et enregistré ses démos pendant la pandémie. Chanteur/guitariste, il s’est servi de sa guitare pour reproduire la ligne de basse en l’accordant plus bas…

Et pour la batterie, il a martelé un seau avec un tournevis.

A l’issue du confinement, il s’est adjoint deux musicos : un bassiste et un drummer. « Two flies in one clap » constitue le premier elpee du trio et tuer deux mouches en un clappement de mains, c’est tout à fait possible. Une condition, c’est qu’elles soient proches.

La musique d’Itches pourrait facilement naître du fruit d’un cocktail entre rock, garage, surf, punk primal, lo-fi et pop sixties.

Dans certains refrains, il y a des ‘ooh-ooh’, dans d’autres des ‘lalalala’, un peu comme à l’époque des Faces et des Kinks.

Enfin si certaines paroles caricaturales sont susceptibles de rappeler les Ramones, les références sont plutôt à chercher du côté de Ty Segall, des Black Lips, de Jay Retard et de Jacuzzi Boys

Enfin, caractérisé par ses chœurs paradoxalement drôles et effrayants à la fois, « Level 25 » constitue probablement le morceau le plus pop de l’opus. Il est en écoute ici

Podcast # 52 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Tokyo Witch

Elena, du groupe Eosine, lance son projet solo: Tokyo Witch

Elena Lacroix, la chanteuse du groupe Eosine, annonce la sortie imminente du premier album de son projet solo: Tokyo Witch. Intitulé “Skin Like Feathers”, il propose des compositions qui, dit-elle, “sont trop intimes pour être incarnées par le groupe Eosine”. Il comprend 7 morceaux, qui illustrent “7 péchés capitaux, le temps d'un cycle nycthéméral, de la lumière à la lumière en passant une longue nuit d'introspection”.

Elena explique: “J'ai composé et enregistré les morceaux seule, sans crainte et sans contrainte, hors du rythme effréné de la musique rock, en hibernation, et j'avais gardé ce projet secret depuis lors. J'ai l'impression que maintenant, les étoiles s'alignent, et il est temps de partager ce projet qui me tient tant à coeur. Skin Like Feathers est comme un écho lointain, plus réverbéré, plus distordu et onirique, des compositions ciselées et calculées d’Eosine. La guitare demeurant au centre de la majorité des morceaux, elle est entremêlée de synthés, de voix, comme des ronces autour des roses dans un rêve marbré de cauchemars.”

“Chaque arbre de ce jardin secret est représente un péché capital, une part inavouée de soi-même qui forme finalement la nature humaine la plus universelle. Du crépuscule hésitant et vacillant aux lueurs vives et franches d'après l'aube, l'introspection se transforme en exposition d'un intérieur maculé et assurément humain."

L'album sera disponible en format vinyle et Elena a lancé une levée de fonds via ulule pour pouvoir le faire presser.

Ce projet s'adresse en priorité aux fans de Beach House, Ride, Low, All About Eve, Cocteau Twins, Clannad et Cranberries et à quiconque aime la shoegaze dans un style dépouillé, atmosphérique, proche de la folk celtique.

Pour découvrir le projet et écouter le premier morceau extrait de l'album, “Season of Sighs”, c'est ici.

Pour lire l'interview d'Eosine (décembre 2022), c'est ici. Pour écouter cette interview, diffusée dans l'émission WAVES, sur Radio Vibration, c'est ici.

Visuel réalisé par Mary Autumn.

 

Frankie & The Witch Fingers

Miles Davis inspire Frankie & the Witch Fingers…

Écrit par

Le 7ème opus de Frankie & the Witch Fingers, « Data doom » paraîtra ce 1er septembre 2023. En attendant, le groupe nous propose « Mild Davis », dont la vidéo animée déroutante est inspirée par le travail électrique de Miles Davis au début des années 70. Le 7/4 vertigineux du morceau se faufile à travers des riffs épais, des voix puissantes et des synthés proggy avant d'atterrir en catastrophe dans un champ de mines d'harmonies de guitares anguleuses.

Le chanteur/guitariste Dylan Sizemore a déclaré : ‘C'est très différent de tout ce que nous avons fait par le passé. Nous voulions que la première déclaration de l'album soit quelque chose de nouveau et de frais.’

Le clip de « Mild Davis » est disponible

 

 

KNTC

Le roupillon de KNTC…

Écrit par

C’est sous la forme d’un trio fondé en 2017 que KNTC a gravé deux Eps. Lorsque le bassiste quitte le navire pour se consacrer à d’autres projets, le chanteur/guitariste et le drummer décident de poursuivre l’aventure sous la forme d’un duo. Enregistré pendant le confinement de 2020, « The Great escape », son premier elpee, sortira en juin 2023.

KNTC pratique un power rock dans l’esprit de formations issues d’outre-Manche, comme Royal Blood, Frank Carter & the Rattlesnakes ou encore Biffy Clyro. Mais ses influences ne s’arrêtent pas là, elle naviguent à la frontière du rock, de la pop, de l’électro et de la musique classique, flirtant même parfois avec le métal. La musique de KNTC est tantôt explosive, tantôt contemplative, mais toujours empreinte de mélancolie.

Issu de ce long playing, « Melatonin » est à découvrir sous forme de clip ici

 

 

Los Bitchos

Let the Festivities Begin !

Écrit par

Los Bitchos, c’est la grosse hype, pour l’instant. Issues de Los Angeles, établies à Londres mais originaires de Suède, d’Amérique du Sud, d’Australie et du Royaume-Uni, les filles trustent les festivals, cette année (elles se produisaient à Dour le week-end dernier, par d’ailleurs !). Mais leur premier album, « Let the Festivities Begin ! », mérite-t-il un intérêt particulier ? La réponse est affirmative, car le quartet nous balance une petite bombe anachronique mais qui ne manque pas de charme, grâce à ce cocktail au sein duquel se mêlent cumbia, sonorités 70’s et 80’s, volutes psyché ainsi que musique surf. Un elpee rétro mais addictif comme une version ‘fun’ de Khruangbin ! Idéal pour cet été et parfaitement produit par Alex Kapranos (oui, oui, le leader des Franz Ferdinand !)

Fletcher

Sexy et juvénile…

Écrit par

La grande salle de l’Ancienne Belgique est en mode Ballroom, c’est-à-dire que les balcons et les places assises ont été condamnées. Le concert est complet depuis belle lurette. La queue débute à l’entrée de l’AB, s’étend tout le long de la rue des Pierres et atteint l’entrée de ‘Music village’. Jamais vu une telle file d’attente ! La majorité du public est composé de jeunes adolescentes dont la moyenne d’âge ne doit pas dépasser les 17 printemps. Votre serviteur se sent un peu perdu au milieu de ces grandes ados…

Depuis la sortie de « Undrunk », Cari Elise Fletcher (28 ans), aka Fletcher, a le vent en poupe. Ce single remonte à janvier 2019. Depuis, l’artiste a gravé deux Eps et une volée de singles. Elle devrait bientôt publier son premier elpee.

Le supporting act est assuré par Taylor Cameron Upsahl, aka Upsahl. Née le 28 novembre 1998, cette auteure/compositrice/interprète et multi-instrumentiste américaine est issue de Phoenix, dans l’Arizona. A son actif, un album studio, un live, deux Eps et une volée de singles.

Vêtue d’un body et de bas noirs, elle alterne, guitare, basse et ivoires. Elle est soutenue par un sixcordiste et un drummer.  

Puissantes, les interventions d’Upsahl à la guitare évoluent à la limite du métal. Très interactive, elle affiche une présence scénique dynamique qui fascine l’auditoire. Tout au long de « Drugs », « Lunatic » et « Lady Jesus », elle parvient à faire chanter et danser la foule. Faut dire que ses refrains sont accrocheurs. On est sans doute en présence d’une future star. Enfin, c’est un avis qui n’engage que votre serviteur…

Fletcher débarque sur le podium vêtue d’un bermuda et d’une veste à franges aux épaulettes d’officier de l’armée. Elle est soutenue par un drummer et deux guitaristes, dont une de sexe féminin, très complice avec Fletcher.

Agressif, le light show se focalise aussi bien sur les musicos que sur la foule.

Fletcher réinvente « I Kissed A Girl » de Katy Perry, en utilisant quelques paroles de la version originale afin de raconter sa propre histoire lorsqu’elle est passée à l'âge adulte. Les paroles sont significatives de l’esprit de la chanson : ‘J'ai embrassé une fille et je l'ai aimée. Je l'ai sirotée comme une démodée’. La pop star du New Jersey l’interprète sur le refrain du hit décroché par la Californienne, en 2008, au cours duquel elle racontait : ‘J'ai embrassé une fille et elle a aimé ça. C'est mieux que ce que j'imaginais’.

Après ce morceau dansant, elle nous réserve le plus paisible « Forever », un morceau dont les lignes de guitares particulièrement souples canalisent sa voix qui fluctue constamment.

Elle n’oublie pas « Cherry », enregistré en compagnie de l’icône lesbienne Hayley Kiyoko. Et exécute son dernier Ep, « The s(ex) tapes », dans son intégralité. Manifestement, Fletcher est également devenue une sorte de symbole lesbien au sein de la communauté LGBTQ (NDR : dans la salle, il y avait pas mal de couples féminins). Sa version du « Happier Than Ever » de Billie Eilish est particulièrement entraînante.

Le show va traverser quelques moments cocasses ; notamment, lorsque des sous-vêtements féminins atterrissent sur la scène, mais munis de leur étiquette et du prix. Fletcher a de quoi s’habiller pour l’hiver prochain. Et puis, lorsqu’elle a failli perdre son bermuda. Ce qui a déclenché l’hilarité dans la fosse, la forçant à aller se réajuster en coulisses. De retour sur l’estrade, elle entame alors une danse sensuelle avec sa guitariste.

Un peu de funk ou d’électro plus tard, elle n’oublie pas son tube « Undrunck ». Au sein des premiers rangs, les aficionados connaissent les paroles et les reprennent en chœur. Moment choisi par les spectateurs pour allumer leurs smartphones afin de parsemer l’auditoire d’étoiles. Pendant « If I Hated You », Fletcher s’allonge puis lève sensuellement les jambes en chantant « Sex (With My Ex) », une compo au cours de laquelle elle raconte avoir mal vécu une rupture amoureuse difficile. Très interactive, au cours du show, Fletcher prend plusieurs bains de foule, mais près du front de scène. Et le concert de s’achever par le très rock « Bitter », une nouvelle chanson.

Au cours du rappel, elle interprète « For cari », un inédit qu’elle déclare avoir écrit à un moment particulièrement déprimant de sa vie…

Setlist : « Girls Girls Girls », « Forever », « Cherry », « If You're Gonna Lie », « All Love », « Undrunk », « If You're Gonna Lie », « Fuck You for Ruining New York City for Me, Happier Than Ever » (cover Billie Eilish), « Silence », « If I Hated You », « Feel », « Sex (With My Ex) », « The One », « Shh...Don't Say It », « Bitter ».

Rappel : « For Cari », « Healing ».

(Organisation : Ancienne Belgique)

 

 

 

 

 

Butch Hancock

Eats away the night

Auteur d'une douzaine d'elpees depuis 1978, ce Texan fait aujourd'hui figure de mythe dans le monde de la musique folk. Et son "More a legend than a band" sert de référence pour bon nombre d'artistes contemporains. Emmylou Harris, Jimmi Dale Gilmore, Joe Ely, les Texans Tornadoes et quelques autres sont même allés jusqu'à puiser dans son répertoire. Maintenant, n'allez pas croire que Butch se limite à gratter une râpe acoustique pour accompagner son chant. A la manière de Bob Dylan, il s'est entouré d'un groupe de rock basique. Comme sur ce "Junkyard in the sun" où non seulement il a recours à un drummer et à un bassiste, mais à la bagatelle de deux guitaristes. Neo folk rock !

 

Ilitch

White light

Écrit par

Après s’être investi dans plusieurs projets, dont celui partagé en compagnie de Pepe Wismeer pour « L’écho des chiens dans le sang de la tactique / No re re night fever », Thierry Müller a décidé de relancer Ilitch, une formule qu’il n’avait plus explorée depuis 2010.

Ce concept album pose une réflexion sur le temps qui passe et ses conséquences sur le vieillissement de l’être humain ; et notamment sur la maladie et la perte de mémoire. Plusieurs plages et notamment « La danse des neurones », « Stop fighting in my brain », au cours de laquelle les envolées au mellotron frôlent l’univers du King Crimson circa « Islands », « Se souvenir d’oublier » et la « La danse des neurones », que tourmente des cuivres angoissants, abordent probablement ces sujets. Mais c’est surtout « White light » (NDR : il n’y manquait plus que la chaleur d’une même couleur, et on aurait pu évoquer le Velvet Underground !) qui concentre ces différentes thématiques…

On épinglera encore « You smoothing voice », une plage qui baigne au sein d’un climat semi-électronique, semi-symphonique et puis le curieux « Serenity bug ». La guitare électrique y est jouée en picking alors qu’à plusieurs reprises c’est vers « The end » des Doors que l’expression sonore s’enfonce…

Thierry se réserve la guitare, la basse ainsi que les claviers (synthés, piano, mellotron), sans oublier les quelques parties vocales et tout ce qui touche à l’électronique. Il est épaulé par un trompettiste, un saxophoniste, une violoniste et une harpiste.

Dans sa musique, on retrouve ses influences majeures : depuis Phillip Glass à Terry Riley, en passant par Robert Fripp et Brian Eno. Le spectre de ce dernier rôde ainsi tout au long de la ballade « Se souvenir d’oublier » ainsi que la première partie de « Avant que mon cercueil ne se transforme en citrouille », mais lorsque les oscillations électroniques s’effacent, c’est pour laisser la place à un rock instrumental bien rythmé…


 

The Jazz Butcher

Dr Cholmondley Repents : A-sides, B-Sides and Seasides

Écrit par

58 titres répartis sur 4 cds pour ce Box consacré à The Jazz Butcher, une formation britannique drivée par feu Patrick Huntrods, mieux connu sous le pseudo de Pat Fish (NDR : il est décédé ce 5 octobre 2021, à l’âge de 64 ans).

Au début de sa carrière, Pat était influencé aussi bien par le mouvement hippie que punk. Puis, progressivement, il a intégré un peu tous les courants musicaux qui lui plaisaient afin de forger son propre style, sis quelque part entre indie pop et pub rock ; un style à la fois classieux, parodique, tordu, obsessionnel et débraillé, mais à l’humour soigneusement décalé.

Lorsque Bauhaus se sépare, David J., puis Kevin Haskins, viennent rejoindre le line up de la première mouture du band.

Paradoxalement, c’est au moment où The Jazz Butcher décide de changer d’orientation musicale, qu’il est signé par Alan McGee sur le label Creation. Mais ce n’est pas ce que le boss espérait, et finalement après la sortie de quelques albums, concoctés sous un nouveau line up, The Jazz Butcher disparaît des radars. Patrick va alors se lancer dans d’autres aventures sous le patronyme Sumosonic ou encore Wilson, tenter de relancer The Jazz Butcher, mais il ne parviendra plus jamais à s’extraire de la zone crépusculaire de l’underground.

Juste avant sa mort, il avait enregistré un dernier elpee, sous le patronyme The Jazz Butcher ; et ce disque devrait paraître en 2022.

Sans quoi, le coffret baptisé « Dr Cholmondley Repents : A​-​sides, B​-​Sides and Seasides » réunit les (hit) singles (faces A et B), les raretés, depuis ses premiers essais chez Glass jusque son passage chez Creation. Mais également l’immortalisation d’une session réalisée pour la radio KCRW de Los Angeles, en 1989. Le tout est bien sûr enrichi d’un livret.

Ce box permet de se rendre compte de l’éclectisme affiché par The Jazz Butcher, tout au long de son histoire.


 

Clock Stretcher

Walking On Shell (Ep)

Écrit par

Stanislas Micoud a décidé de fonder un power-trio en compagnie de ses comparses : le bassiste Alexandre Montel et le batteur Maxime Poux. Ce Français est en outre, grand fan d’Alt-J, de Radiohead et de Coldplay. Pas étonnant, dès lors, que son rock légèrement teinté d’électronique est taillé pour les stades, rappelant les trois groupes susvisés, et tout particulièrement la bande –souvent énervante– à Chris Martin, mais également U2.

Le tout est très bien réalisé et interprété, bénéficiant d’une belle qualité mélodique. Mais définitivement, tout y très/trop (biffer la mention inutile) propre…


 

Wytch

Exordium

Écrit par

Avant d’opter pour le patronyme Wytch, cette formation suédoise répondait au nom d’Aska. « Exordium » constitue cependant son premier elpee. Elle pratique un stoner légèrement teinté de blues, de psychédélisme, de rock 70’ et de doom. Mais bonne nouvelle, le combo peut compter sur l’excellente chanteuse Johanna Lundberg. Tour à tour puissante, sulfureuse, sensuelle, lyrique, envoûtante, incantatoire ou fantomatique, sa voix apporte un plus à une musique qui pourtant bien balancée pour le style, ne brille pas par son originalité.

De cet opus, on épinglera quand même le single « Black hole », au groove impitoyable, le plus punk « Evil heart », un morceau aussi rapide que féroce entrecoupé d’interludes lents et atmosphériques. « Savior », au cours duquel on découvre un mouvement qui rappelle le « Don’t fear the reaper » de Blue Oyster Cult. Et enfin « You », un morceau particulièrement sombre, tramé sur un riff en boucle, qui nous replonge quelque part, dans l’univers sonore du premier elpee de Black Sabbath.

SCRTCH

Möther / Sümmer (Ep)

Écrit par

Deux titres sur cet Ep pour ce duo réunissant un bassiste et un drummer, qui se partagent les vocaux. Apparemment originaire de Lille, cette paire pratique un punk hardcore rappelant ‘68 voire Death From Above. Surtout D.F.A. ! Parce que la basse est utilisée comme une six cordes.

Sur « Möther », elle est particulièrement corrosive, un peu comme chez Killing Joke. Cependant, malgré la sauvagerie de la plage, un subtil fil mélodique guide imperceptiblement la compo. Cette basse est plus radicale et menaçante tout au long de « Sümmer », une piste dont le drumming riche et ample entraîne le morceau, in fine, dans une forme de noisy frénétique.

On devrait en connaître davantage lors de la sortie d’un Ep plus conséquent, voire d’un album, tout simplement…

Frankie and The Witch Fingers

Monsters Eating People Eating Monsters…

Écrit par

A l’instar de Thee Oh Sees (dont ils ont assuré la première partie), King Gizzard ou de Ty Segall, Frankie and The Witch Fingers appartient à cette catégorie de formations qui gravent des albums à la pelle. Depuis six ans, ce band originaire de Los Angeles, en parfait métronome, publie un long playing chaque année. Enregistré en cinq jours, « Monsters Eating People Eating Monsters » constitue donc son sixième.

« Activate », morceau qui ouvre l’opus, plante magnifiquement le décor, en nous réservant sept minutes de psyché/rock stimulées par des percussions exotiques. Et le trio yankee a le bon goût de poursuivre son parcours par des pistes d’une efficacité redoutable. Les riffs de guitare font mouche et la voix nasillarde de Dylan Sizemore se cache sous des effets vintage. Les titres se succèdent sans perdre en intensité, atteignant leur point d’orgue lors de l’excellent « Simulator », au cours duquel lequel le guitariste martyrise sa guitare, mais parvient toujours à retomber sur ses pattes.

Frankie and The Witches est le type de formation qui nous fait espérer encore un peu plus la réouverture des salles de spectacles. Vu l’énergie véhiculée par ce combo tout au long de cet LP, assister à un de ses concerts peut devenir un excellent moyen pour décompresser…

Page 1 sur 4