Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

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Bruce Springsteen

Un manifeste de Bruce Springsteen dans les rues de Minneapolis

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Le Boss, Bruce Springsteen, se lève une fois de plus pour affronter un moment difficile de l’histoire des États-Unis, en écrivant un nouvel hymne urgent intitulé « Streets Of Minneapolis », qu’il a partagé plus tôt cette semaine.

À propos du morceau, Bruce déclare :

‘J’ai écrit cette chanson samedi, je l’ai enregistrée hier et je vous la présente aujourd’hui en réaction à la terreur d’État qui s’abat sur la ville de Minneapolis. Elle est dédiée au peuple de Minneapolis, à nos voisins immigrés innocents et à la mémoire d’Alex Pretti et Renee Good’.

Le single est en écoute ici

 

Teen Creeps

C’est aujourd’hui le jour pour Teen Creeps…

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Quatre ans après l’apparition des titres de « Forever » sur KEXP, le trio indie rock gantois Teen Creeps est de retour. Il sortira son troisième elpee, « Today Is The Day », ce 5 septembre. Sur cet album, le chanteur Bert Vliegen digère une rupture amoureuse et réapprend à être heureux. ‘Même si c'est parfois difficile, on finit toujours par sortir du tunnel. C'est le message de « Today Is The Day »’, explique-t-il.

Musicalement, le groupe, composé de Bert Vliegen (Sophia, Whispering Sons), Ramses Vandeneede (Hypochristmutreefuzz, Mooneye) et Joram De Bock (Batsmasher), déborde de confiance en lui. Teen Creeps mêle habilement des influences des années 90 à un rock indie moderne. Le single « Anywhere », véritable hymne, fait autant écho à Japandroids qu'à Dinosaur Jr. Plus discret, « Automatticaly » pourrait être diffusé sur Duyster. ‘Les influences des années 90 font partie de notre ADN. Nous ne sommes pas un groupe rétro, mais nous voulons reprendre le flambeau de nos héros. Ou du moins, entretenir la flamme’, avoue Joram De Bock (guitare).

Pour en connaître davantage sur Teen Creeps cliquez sur le nom du groupe, en rouge, dans le cadre ‘Informations complémentaires’, ci-dessous.

Teethe

Teethe : de la douleur au soulagement…

Le groupe texan de slowcore Teethe sortira son nouvel elpee, « Magic Of The Sale », ce 8 août. Sur cet album, il dévoile son monde triste et beau, où les quatre auteurs, chanteurs et artistes distincts de la formation posent une série de questions interdépendantes sur ce que signifie construire une vie à une époque d'effondrement commun.

« Magic Of The Sale » est un disque doux mais solide sur les pires difficultés que nous pouvons rencontrer, depuis le fait d'être pris au piège d'une existence que nous n'avons pas entièrement créée jusqu'à l'enfer que peuvent être les autres. Sur cet opus, les musicos ont renforcé leur équipement et leurs home studios et se sont plongés dans l'art de la composition et de la production.

D'une poche longtemps négligée de la richesse musicale du Texas, Teethe propose un travail profondément stratifié et collaboratif qui rend le poids du monde un peu plus léger à porter. « Magic Of The Sale » parle de l'endurance à la douleur et de ce que l'on sacrifierait pour la soulager, explique le groupe. ‘C'est un jugement sur la façon dont vous traitez la douleur dans votre vie et le chaos/le soulagement qui s'ensuit’.

Paru en single, le titre maître est disponible sous forme de clip vidéo

 

 

 

Drop Nineteens

Hard Light

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Après avoir publié « Delaware », en 1992, et « National coma », l’année suivante, Drop Nineteens se sépare. Un peu plus d’un quart de siècle plus tard, la formation bostonienne nous propose son troisième elpee, « Hard light ». En fait, son leader, Greg Ackell, voulait tout simplement savoir à quoi pourrait bien ressembler une compo contemporaine du groupe. Qui s’est donc reformé au 4/5 de son line up originel.

A l’instar de ses deux premiers opus, le band replonge dans le shoegaze, et bien sûr, sous une forme plus actuelle : des harmonies vocales diaphanes (en boucle tout au long de « A Hitch » et ‘byrdsiennes’ sur « Tarentula », une plage qui adresse un clin d’œil à Ride) des cordes de guitares cristallines, crépitantes, brumeuses, fuzzées, entrelacées ou qui hurlent en douceur (« T », une ballade de 7’), une ligne de basse cold ou ondoyante. Un vrai régal pour les oreilles. Le long playing recèle encore une compo jazzyfiante (« Lookout ») un instrumental dépouillé (« Rose with smoke ») et une version acoustique d’un titre de Clientele, « Policeman getting lost » …

Drop Nineteens

Drop Nineteens de retour 3 décennies plus tard…

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Il y a presque 30 ans, Drop Nineteens splittait. Il avait gravé son chef-d'œuvre shoegaze « Delaware » en 1992 et partagé la scène avec des groupes comme Radiohead, Hole, Blur, PJ Harvey et Smashing Pumpkins. Lorsque la formation a cessé d'exister, son chanteur et compositeur Greg Ackell s'est senti satisfait. Il avait le reste de sa vie devant lui pour trouver ce qu'il voulait faire. La musique était un chapitre clos.

Dans les décennies qui ont suivi, malgré le fait que le groupe se soit éloigné des projecteurs, l'héritage de Drop Nineteens s'est accru. Delaware est considéré comme un classique du genre, figurant sur les listes des meilleurs albums de shoegaze de tous les temps.

C'est dans ce contexte qu'en 2021, un ami des débuts du groupe a appelé Ackell au téléphone pour lui proposer de créer de la musique ensemble, juste pour voir le résultat. Au lieu de fermer les yeux comme il l'avait fait au fil des ans, il a décidé d'envisager cette possibilité. Pour la première fois depuis près de 30 ans, il a repris une guitare avec l'intention d’en jouer. 

Greg Ackell explique : ‘J'ai eu du mal à trouver une réponse à la question ‘pourquoi maintenant. Quel a été le catalyseur qui m'a poussé à me remettre ensemble après une si longue période ? La meilleure réponse que je puisse donner est que c'est le premier moment de ma vie, depuis que j'ai arrêté de faire de la musique, où j'ai eu envie d'entendre à quoi Drop Nineteens pourrait ressembler aujourd'hui. Et il n'y avait qu'une seule façon de le découvrir !’ 

Aujourd'hui, Drop Nineteens a annoncé son retour officiel. Le groupe original au complet, réunissant Ackell, Steve Zimmerman, Paula Kelley, Motohiro Yasue et Peter Koeplin, a enregistré un nouvel album. Intitulé « Hard Light », il paraîtra ce 3 novembre 2023.  

Pour marquer cette annonce, le groupe partage le premier single issu de l’elpee, « Scapa Flow » qui incarne un excellent exemple de ce à quoi ressemble une chanson moderne de Drop Nineteens. Les voix d'Ackell et de Kelley sont froides et rêveuses, enveloppées dans une brume de réverbération. C'est incontestablement charmant.

« Scapa flow » est disponible sous forme de clip

 

Teenage Bed

Teenage Bed nous mène en bateau…

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Teenage Bed est un chaman du Do It Yourself nouvelle génération.

De la réalisation de ces morceaux à celles de ces clips, il démontre un art du bricolage certain qui vient définir les contours d’un projet forcément à part. Le Lorientais a notamment fait ses armes du côté de Philadelphie où il a squatté le canapé de Shelf Life et mangé un burger avec Alex G pour mieux s’imprégner de cette scène lo-fi est-américaine qui le fascine tant (The Microphones, Attic Abasement, Coma cinema, ...)

C’est à la suite de cette aventure qu’il sort l’album collaboratif enregistré sur place, « Shelf Life x Teenage Bed » en 2019. Porté par un recueil de chansons déjà fourni, il s'accompagne sur scène d'un lecteur k7 pour bricoler une musique enveloppante et impactante.

Des prestations à l'énergie presque grunge entre humour et introspection, qui mettent en valeur une voix et une qualité d’écriture bien à lui. « Grand Val », son premier album, est un bijou de songwriting et paraîtra le 7 avril 2023.

« Big Sur / Pop Urbaine » est à voir et écouter ici

Teenage Bed

Teenage Bed

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Teenage Bed nous plonge dans « La violence », tube pop lo-fi intense et généreux ponctué par la guitare électrique de son ami Mikoune (Gwendoline, Tropique Noir). Qu’à cela ne tienne, le Lorientais en profite pour prouver que le français s'accorde parfaitement à sa science du bricolage musical.

 « La Violence » déroute en même temps qu’elle embarque. Comme un train qui nous emmènerait dans une gare inconnue à un rythme effréné et pourtant serein. Ceux qui suivent le musicien expatrié au Mans savent qu’il ne s’agit pas ici de la première incursion du jeune homme dans la langue de Molière.

Cependant il s’agit là de sa plus maitrisée à ce jour, ouvrant de nouvelles portes à sa musique. Le résultat est une chanson aux apparats tubesques qui sonne comme une évidence. Rarement la pop indé à l’anglo-saxonne se sera aussi bien mariée avec le français.

Ce qui n’augure que du bon pour la sortie de « Grand Val », son premier long playing, dont la sortie est prévue pour le 7 avril 2023.

La vidéo de « La violence » est disponible

 

 

Nanowar Of Steel

Italian Folk Metal

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Nanowar Of Steel est une formation romaine qui pratique une forme de folk/metal. Une musique festive qui intègre également des éléments de punk, de rock et de musette. Mais quand on parle ici de folk, il s’agit de musique traditionnelle italienne. Et lorsqu’on évoque le terme puissance, elle est surtout parodique voire humoristique.

Chaque titre d’« Italian Folk Metal » est différent. A cause des nombreux collaborateurs qui ont participé aux sessions d’enregistrement. Il s’agit même de la crème de la crème de la scène italienne. Francesco Paoli de Fleshgod Apocalypse a collaboré à « L'assedio di Porto Cervo », Alessandro Conti de Luca Turilli's Rhapsody et Trick Or Treat à « La Mazurka del Vecchio che guarda i Cantieri » et Jade de Frozen Crown à « Rosario », entre autres.

Les sonorités napolitaines de musica neomelodica se heurtent à des balayages de guitare mélodiques sur « Scugnizzi of the Land of Fires » et des accordéons rapides (connus de la mazurka du nord de l'Italie) rencontrent des solos de guitare vertigineux sur « La Mazurka del Vecchio che Guarda i Cantieri ». Et puis encore, les puissants blast beats affrontent les violons, dès l’ouverture, « L'Assedio di Porto Cervo »

On notera encore que le bassiste et chanteur de Nanowar Of Steel, Gatto Panceri 666 affiche son multilinguisme sur les morceaux qui figurent en bonus tracks. Il interprète ainsi « Der Fluch des Kapt'n Iglo » en allemand et « El Baile del Viejo que mira las Obras », en espagnol. 

Bruce Springsteen

Letter to you

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Le nouvel elpee du boss est dédié à des camarades décédés ; des musiciens qui figuraient, à une époque ou une autre, dans ses backing groups. Et tout particulièrement son saxophoniste Clarence Clemons, disparu en 2011 (E Street Band) et puis George Theiss, plus récemment, des suites d’un cancer. Ce dernier est l’avant-dernier membre de Castiles, band au sein duquel ils militaient au cours de leur adolescence. « One minute you’re here », morceau qui ouvre l’opus et « I’ll see you in my dreams », qui le clôt, évoquent le souvenir de ces défunts.

Coproduit par Springsteen et Ron Aniello, « Letter to you » traduit le sentiment de nostalgie éprouvé par l’artiste. Autant dans les lyrics que la musique. Alternant ballades mélancoliques et plages rock mid tempo, généreusement alimentées par les musicos de l’E-Street Band (Hammond, piano, drums, basse, sax, grattes électriques et acoustique), le 20ème LP studio du septuagénaire ne devrait pas perturber ses nombreux aficionados. Sur l’excellent « If I was a priest », compo qui date de 1972, et « Song for orphans », il emprunte des inflexions à Bob Dylan. On retrouve également l’un ou l’autre refrain hymnique. A l’instar de « Ghost », un rock flamboyant souligné de chœurs. On épinglera encore la très jolie mélodie de « Last man standing » et l’offensif « Burning train » ; mais il faut reconnaître que ses berceuses romantiques, parfois enrobées d’orchestrations symphoniques auraient plus facilement eu leur place sur le dispensable « Western stars ».

Bruce Springsteen

Western Stars

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Soit la musique de Bruce Springsteen est riche, alors fertilisée par des tas d’instruments basiques (basse, guitares, orgue, piano, drums), ou épurée, trempant alors dans le country/folk. Mais pour enregistrer ce « Western stars », le boss a voulu ajouter des arrangements symphoniques. Parfois subtilement, mais souvent, jusqu’à l’emphase. Ce qui ne pose pas trop de problème, lorsqu’il marche sur les traces de The Divine Comedy. A l’instar de « The wayfarer » ou de « Sun down », deux morceaux au cours duquel, il croone comme Neil Hannon voire Neil Diamond. Mais en général, ces arrangements surchargent inutilement les compos, et notamment les plus country/rock. Pourquoi en remettre une couche, lorsque les interventions de pedal steel et de Hammond sont aussi lumineuses ? Enfin, étonnant, sur « Chasin’ wild horses », une plage traversée par un violoncelle, et « Somewhere north of Nashville », Springsteen emprunte les intonations de Dylan. Sans quoi, sur ce long playing, il décrit une nouvelle fois l’Ouest américain, à travers ses road trips, mais aussi nous parle des héros qui l’ont inspiré, dont John Wayne sur le titre maître. Une petite déception ! M’enfin, pour la fin de l’année, Bruce devrait graver un nouvel LP, mais flanqué de son E Street Band…

Colin Steele

Diving for Pearls

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Colin Steele est trompettiste de jazz. Ecossais, il est issu d'Edimbourg. Et tout au long de cet opus, il rend hommage à son compatriote, David Scott, le chanteur/compositeur des Pearlfishers. Steele a d’ailleurs souvent apporté sa collaboration à ce band. Il partage d’ailleurs un même goût pour les mélodies concoctées par Burt Bacharah, les Beatles et les Beach Boys. C’est le label Marina qui lui a demandé de réaliser ce projet. Qu’il a accompli à l’aide de trois acolytes. Tout comme Colin, ce sont des musicos de calibre. Ce quartet propose tout au long de cette œuvre un jazz plaisant, sophistiqué et d’excellente facture. Dominant le sujet, la trompette de Steele adopte une tonalité proche de celle d’un Miles Davis. Dave Milligan brille aux ivoires d'un bout à l'autre. Réunissant le bassiste Calum Gourlay et le batteur d'Alyn Cosker, la section rythmique forme une assise à la fois légère et sans faille.

 

Steel Panther

De l’humour parodique, humoristique et quand même libertin…

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Ce soir, l’AB accueille Steel Panther, un groupe qui perpétue l’héritage du ‘Sex, drugs and rock’n’roll’. En avril de l’an dernier, il se produisait au même endroit. Et son concert était sold out. Rebelote pour ce mercredi 12 octobre.

Avant le set, votre serviteur assiste à une conférence de presse/interview réalisée par Johnny Jailbait et Pete Da Bomber. Au Huis 123. Le chanteur Michael Starr et le bassiste Lexxi Foxxx ont accepté de répondre aux questions des deux spécialistes du style. Michael porte un t-shirt au nom de son band ; un bandana mauve lui enserre les cheveux. Lexxi se pâme derrière un miroir de couleur lilas. Au cours de cet entretien d’une trentaine de minutes, la paire va se distinguer par son humour décalé. Faut dire que leur heavy rock pullule de clichés cocasses et sexistes inspirés des eighties. Parmi leurs expressions favorites, en ‘live’, figure un certain ‘Hey girl's, put your titten’. Ils adorent la drague et, ne vont pas tarder à le démontrer, en faisant la cour à une jolie dame, assise aux premiers rangs. Incorrigibles ! 

Après avoir retiré son précieux sésame, votre serviteur file au balcon pour se réserver une place de choix.

Inglorious assure le supporting act. Il est 19h30. Cette formation insulaire est née en 2014. Objectif ? Faire revivre un passé glorieux incarné par Whitesnake, Deep Purple, Def Leppard, Led Zep, Bad Compagny, Judast Priest et consorts.

La voix de Nathan James est aussi puissante que celle de Richard Halfort. Outre le chanteur, le line up implique le bassiste Colin Parkinson, le drummer Phil Beaver ainsi que les guitaristes Andreas Eriksson à Wil Taylor. Le premier à la lead, le second à la rythmique. Début août, le combo avait servi d’opening act lors de la journée métal, dans le cadre des Lokerse Feesten. Son nouvel elpee est attendu pour 2017 ; cependant, la set list va essentiellement puiser au sein du premier opus (NDR : il est éponyme).

En intro, les haut-parleurs diffusent le célèbre « Won't get fooled again » du Who (NDR : c’est également le générique de la série télévisée 'Les Experts : Miami'). Les musicos en profitent pour s’installer. Les six cordes sont bien grasses et huileuses. Incisives aussi. Tout en dégoulinant de testostérone. Les percus sont puissantes. On se demande même si le drummer ne va pas finir par trouer les peaux de ses fûts. Tout au long de la cover du « I Surrender » de Rainbow, le spectre de Ritchie Blackmore se met à planer. Faut dire que la voix de Nathan est alors très proche de celle de son maître. Une deuxième reprise, le « Fool For You Loving » de Whitesnake. Et ici, c’est plutôt celle de Coverdale qui commence à rôder. Au bout de 45 minutes, le constat est implacable : du sang ‘deeppurpelien’ coule dans les veines d’Inglorious (pour les photos, c’est ici)

Les roadies évacuent le matos sis à l’avant-scène. Le rideau rouge se ferme. Un fait devenu plutôt rare à l’AB. Le concert de Steel Panther est prévu pour 20h45. Il débute pile à l’heure. La tenture se lève. Et le set s’ouvre par le « I Love It Loud » de Kiss. Le bulldozer américain est en marche. Et il risque bien d’écraser une foule venue en masse. Les musicos affichent des looks bien ‘glam’ : bandanas de couleurs dans les cheveux et pantalons en latex : mauve pour Lexxi, noir et argenté pour Michael, noir et orange pour Satchel. Ce dernier pète la forme. Il se balade de gauche à droite en exhibant sa Gibson de couleur verte et noire. Lexxi a pris soin de déposer sa trousse de maquillage sur sa gauche, afin de pouvoir se refaire une beauté. Ses cheveux ondulent, grâce à un ventilateur placé devant lui. Michael ressemble étrangement à David Lee Roth. Il déménage littéralement sur l’estrade. A travers ses gestes, sa chorégraphie est bien calculée. Il est partout. Constamment en interactivité avec les premiers rangs, il se focalise quand même sur les meufs. Satchel libère des riffs huileux de sa Gibson rutilante tout au long de « Eyes Of A Panther » (« Feel The Steel »). Alors que la voix de Michaël décolle dans les aigus, Satchel et Lexxi assurent des chœurs de luxe. 

Tout au long du mélodieux « Just Like Tiger Woods » (« Balls Out »), Michael invite le public à balancer les bras ; un mouvement qu’il accompagne à l’aide de son pied de micro. Satchel lève régulièrement la jambe pour appuyer son riff. Lors du brûlot « Party Like Tomorrow Is The End Of The World » (« All You Can't Eat »), une communion totale s’établit entre le public et les artistes. Les lumières se rallument. Avant la question existentielle (NDR : ou qui tue, selon) destinée aux nanas : ‘Hey girl's, put your titten’ (Trad : hé les filles montrez vos seins !’). Dans la fosse, quelques unes grimpent sur des épaules de mecs et s'exécutent. Un petit grain de folie qui permet au set de repartir de plus belle sur « Asian Hooker ». Et si dans la salle les spectateurs remuent, ils ne se lancent pas dans des pogos. Faut dire que la musique des Californiens ne s’y prête pas tellement.

Seul sur le podium, Satchel se réfugie derrière les fûts ; et pendant 10 minutes, il va faire son show en interprétant les plus grands standards du rock, à la guitare. Une forme de medley épinglant tour à tour « Smoke On The Water », « The Trooper », « Iron Man », « Sweet Child O' Mine », « Breaking The Law » et « Master Of Puppets ». Satchel a tout compris de la technique des Slash, Steve Vai, Joe Satriani, Eric Clapton et Eddie Van Halen. Et à l’issue de son exercice de style, il sera longuement applaudi. Les 3 autres loustics reviennent sur les planches pour « I won't suck itself ». Digne de Van Halen ! Michael s'époumone sans pourtant altérer sa voix. Il descend dans la fosse et serre de nombreuses mains.

Satchel troque sa Gibson pour une bonne vieille gratte semi acoustique afin d’attaquer « She On The Rag ». Et le résultat est probant. Michael s’installe sur un siège haut. Stix descend de son estrade, empoigne un IPhone et commence à y jouer des claviers. Lexxi en profite pour se refaire une beauté. Avant « Girl From Oklaoma », une jeune fille est invitée à monter sur les planches pour participer au chant. Elle s’appelle Liesbeth. Et quoique intimidée, elle ne s’en sort pas mal du tout derrière le micro. Puis une vingtaine de gonzesses sont conviées à faire la fête, sur l’estrade, pendant « 17 Girls In A Row ». Très rock’n’roll ! Et plutôt hot. Car à l’issue de cet épisode, Satchel noue plusieurs soutiens-gorge laissés sur le sol par quelques unes d’entre elles, autour du manche de sa 6 cordes.

Un set de près de 120 minutes, y compris le rappel de deux titres. Un spectacle impressionnant, particulièrement au point et à l’humour parodique, humoristique et quand même libertin. C’est ce que le public souhaitait (pour les photos, c’est ).

(Organisation : Ancienne Belgique + Live Nation)

TEEN

Love Yes

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Rien que le générique de l’album annonce la couleur : il y aura de l’amour et de l’adolescence. Des intentions reflétées à travers sa musique qui sera sucrée et lumineuse ! Emmené par les 3 sœurs Lieberson, TEEN est un groupe issu de Brooklyn. Et « Love Yes » constitue son troisième long playing (NDR : on ne parle donc pas des Eps). Un elpee dont les compos électro/pop un brin cérébrale sont boostées par des sonorités synth-pop réminiscentes des 80’s (« Example »). Jouissant déjà d’une belle expérience, le combo yankee a décidé de s’autoriser une totale liberté de ton en nous réservant des airs de valse contemporaine (« Tokyo »), des morceaux parcourus de jazzy crapuleux (« Superhuman ») ou sculptés dans des harmonies subtiles (« Gone For Good ») pour aborder des thèmes tels que leur sexualité, leurs amours, le sexisme ambiant ou les diktats du monde moderne… le tout sous une forme dansante. Un cocktail qui agrège le divertissement purement frivole et une certaine dose d’exigence et de modernité que l’on a déjà vu chez Chairlift… ‘Love’ ? Yes’ !

 

Atari Teenage Riot

Reset (b)

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C’est en 1999 que votre serviteur a découvert Atari Teenage Riot, dans le cadre du festival de Dour, et sous une chaleur étouffante. Et il reconnaît avoir pris une claque monstrueuse… 

Peu après, la seconde choriste, Hanin Elias, avait tiré sa révérence. Mais c’est surtout le décès de Carl Crack, dans des conditions obscures, qui avait remis l’aventure du band en question. Cependant, malgré un long hiatus traversé jusqu’en 2010, il a continué sa route, de manière intermittente. Et tout particulièrement sur les planches, ne publiant qu’un seul elpee studio, en 2001, « Is this hyperreal ? ». 

Le duo charismatique Alec Empire et Nic Endo a donc gravé un nouvel opus, en 2015, « Reset », tout en continuant à enflammer les scènes. Une œuvre découpée en 10 pistes qui entretient la flamme du digital hardcore.

D’entrée « J1M1 » démontre que non, non rien n’a changé, mais tout a évolué. Les beats numériques cognent toujours aussi dur. Dans l’esprit de leurs cousins germains Scooter ou encore des Insulaires The Prodigy. Surtout en ce qui concerne le rythme breakbeat. Les guitares sont perpétuellement tranchantes et c’est le backing vocal de Nic qui vient booster l’ensemble.

Le titre maître du long playing rappelle que l’engagement sociopolitique du combo est intact (‘Nous vivons dans une décennie au cours de laquelle la violence engendre davantage de violence. Les forces destructives sont au travail ! Il est temps de se poser les bonnes questions. Prenez votre destin en main’).

Certains morceaux semblent avoir été enregistrés en public ou carrément au milieu d’un centre urbain (« Modern liars »). 

L’énergie est palpable tout au long de cet album, et il a fort à parier que ces compos devraient prendre davantage d’ampleur en ‘live’. Atari Teenage Riot se produira d’ailleurs dans le cadre de l’Ieper Fest, ce 13 août 2016.

 

Teen Daze

Stupéfait d’avoir retrouvé ses jambes de l’adolescence…

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De son véritable nom Jamison, Teen Daze est canadien. Issu de Vancouver, en Colombie Britannique, très exactement. A son actif quelques singles (NDR : « Célébrer », son dernier est sorti en décembre dernier), Eps et trois elpees, dont le dernier, « Morning World », remonte à août 2015. Son électro se sert paradoxalement de l’instrumentation organique (arrangements de cordes surtout), une expression sonore destinées à faire danser, et sur laquelle il pose sa voix éthérée…   

Il n’y qu’une soixantaine de personnes dans l’hémicycle, lorsqu’il débarque sur l’estrade pour entamer son set. Un set au cours duquel il jongle entre ses platines et machines magiques.

Un DJ qui remue et chante en même temps, ce n’est pas courant. Et ce l’est encore moins quand il parvient à faire danser son auditoire. L’aspect mélancolique de ses compos est souligné par les sonorités de violons, de harpe, d’ivoires ou de grattes, à l’instar de ce fameux single atmosphérique « Célébrer ». Des images défilent dans votre tête. Celles des grandes étendues qui peuplent le Canada. Grandes plaines, prairies, forêt boréale, grands lacs… que l’on imagine recouverts de neige. D’ailleurs sa musique pourrait servir de bande sonore à un documentaire qui traite de ces thèmes. Parfois, le spectre de Marie-Pierre Arthur se met même à planer. Encore que son humour, son sens de la dérision et sa bonne humeur, qu’il dispense avec un accent si caractéristique, évoquent plutôt Lisa Leblanc. Pourtant, les compos de Jamison incitent aussi à danser. A cause de ces beats électro qui vous remuent les tripes. Et votre serviteur a fini par succomber à la tentation. Comme s’il avait retrouvé ses jambes de l’adolescence… Stupéfait ?

(Organisation : Le Botanique)

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The John Steel Singers

Everything's a thread

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Quelques semaines après avoir célébré la sortie du splendide album de Pond, le side project du collectif Tame Impala, l'Australie se rappelle de nouveau à notre bon souvenir. Grâce au premier opus de The John Steel Singers, un quintet fondé en 2007 par Tim Morrissey et Scott Bromiley, un combo responsable d’une musique psyché/pop/rock. A première écoute, on est un peu noyé sous les sonorités luxuriantes ; mais au fil des lectures, elles vous accrochent insidieusement.

Les 12 plages d’« Everything's a thread » libèrent une énergie contagieuse. Ligne de basse caoutchouteuse (« Happy Before »), chœurs à profusion, claviers en couches et guitares lumineuses (le titre maître) alimentent des compos toutes en relief et hautes en couleur. Et afin de donner davantage de variation à l’ensemble, le combo n’hésite pas à adopter un tempo languissant, à l’instar de « There is a Bird » ou « The AC ».

Manifestement, ce band a du potentiel. Et pas seulement parce qu’il marche sur les traces de ses compatriotes, Tame Impala. D’ailleurs, en signant chez Full Time Hobby, il rencontre déjà une forme de reconnaissance…

 

Atari Teenage Riot

Reset (a)

Écrit par

Au cours des 90’s, cette formation teutonne était devenue culte. Elle était même considérée comme dangereuse par la pensée unique. Elle s’était séparée en 2001, suite au décès de MC Carl Crack, un de ses membres fondateurs, une disparition consécutive à une overdose médicamenteuse. Atari Teenage Riot avait repris du service en 2011, publiant par ailleurs « Is This Hypereal ? », un LP qui n’a jamais atteint ma platine. Je rattrape donc aujourd’hui mon retard en découvrant « Reset », nouvelle œuvre du groupe anarchiste et antifasciste, drivé par Alec Empire ; et c’est un euphémisme de dire que leur mélange d’électro hardcore et de punk est toujours aussi difficile d’accès et même éprouvant à écouter ! La chanteuse d’origine japonaise Nic Endo s’époumone sur une fusion de synthés trafiqués et stridents (« New Blood »), des samples furieux, des rythmes technos martiaux (« Modern Liars ») et des riffs de guitares distordus et métalliques (« Death Machine ») ; une expression sonore qui véhicule des lyrics engagés et extrêmement politisés, abordant des thèmes comme la violence au boulot (« Reset ») ou le contrôle d’Internet par les Etats modernes (« We Are From Internet »).

Atari Teenage Riot est avant tout un groupe de scène. Son message est plus important que sa musique. Aussi se farcir « Reset » est une fameuse épreuve ; et je ne vous parle pas de son écoute au casque… Mais le discours politique et la révolte prônés par le band restent plus d’actualité que jamais, bien que parfois à la limite du cliché.

 

Steel Panther

Des bêtes de sexe, peut-être… de scène, sûrement !

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Après avoir écumé les bars américains à coups de reprises de Glam Metal des années 80, les amis d’école de Metal Skool décident de composer leurs propres morceaux et deviennent, en 2008, les Steel Panther. Reconnus pour leur humour franchement décalé, portant essentiellement sur leur côté festif, la drogue et le sexe à outrance, les Américains ont la réputation de dispenser des shows explosifs et totalement déjantés. Ils avaient mis une fameuse ambiance, lors de leur dernier passage en Belgique, au Graspop Metal Meeting, en 2014 ; mais quid de leur première date à l’Ancienne Belgique ? Immersion au cœur des paillettes et du troisième degré en dessous de la ceinture.

Alors que je m’attendais à croiser un public plus âgé, nostalgique de l’âge d’or du Glam Metal de la fin des 70 et du début des années 80, marquées par Twisted Sister, Mötley Crue ou encore W.A.S.P., c’est au contraire un public majoritairement dans la vingtaine qui a répondu ce soir à l’appel des glammers. Deuxième surprise : il y a très peu de monde à l’ouverture des portes. Impossible pourtant que la foule ne se soit pas déplacée pour applaudir les Yankees potaches… La raison procède peut-être de l’absence d’une première partie ‘consistante’. D’ailleurs, le public va affluer progressivement jusqu’à finalement transformer le show en spectacle sold-out. Mission réussie.

Sur l’estrade, sont disposées deux toiles tendues sur des armatures métalliques. Sur l’une d’elle figure l’inscription ‘The Lounge Kittens’ en lettres néon multicolores ; sur l’autre, les initiales ‘TLK’, toutes aussi bariolées. Trois femmes montent sur les planches, vêtues d’une tenue moulante rayée verte et noire. Seul un petit piano trône sur l’estrade. Et là… surprise : sur une rythmique digne d’un twist complètement déjanté, les trois demoiselles vont reprendre pendant une demi-heure des classiques du Metal ; depuis Slipknot à Iron Maiden, en passant par Metallica, Limp Bizkit, Papa Roach, System of a Down, mais aussi Queen, Bob Marley ou encore Prodigy. De véritables ovnis. Se réappropriant totalement les chansons, toutes trois ont chauffé l’ambiance à coups d’humour, de stéréotypes et de folie, le tout dans un style cabaret décalé. Une ouverture de show atypique, dont la sauce a peut-être eu du mal à prendre au début tant ce genre d’‘opening act’ est unique en son genre. Mais au final, un bon moment de bonne humeur. De quoi mettre en appétit avant un show qui va glisser directement à la troisième vitesse, en matière de facéties décalées.

Un voile bleu, similaire à de la soie, cache l’ensemble de la scène de l’Ancienne Belgique. La fosse, mais également les gradins, sont à présent bien remplis. La salle est plongée dans le noir lorsque retentit « Runnin’ with the Devil » de Van Halen. L’ambiance monte crescendo, atteignant son apogée à la fin du morceau, lorsque retentissent des coups de batterie. Les premières notes de « Pussywhipped » s’envolent et font tomber le voile, laissant apparaître les membres du band en grande forme. Vous voyez Slayer ? Faites-en un cliché en négatif et vous obtiendrez l’image qui correspond le mieux à Steel Panther. A la virilité exacerbée à coups de laque, pantalon moulant, lifting et gestes obscènes à outrance, les membres n’hésitent pas à stéréotyper et à amplifier le mouvement Glam. Tout sourire et les yeux un peu plus ouverts que la normale, vêtu d’un pantalon noir ultra serrant étoilé et d’un t-shirt à tête de chat, Michael Starr enflamme directement le public. Et le band d’attaquer « Party Like Tomorrow Is the End of the World », issu de son dernier opus, « All You Can Eat » (qui est en outre l’appellation de la tournée). Michael exécute ses mimiques, en triturant son micro, tel un phallus en érection. Le bassiste, Lexxi Foxx, le plus efféminé des rockers, se dandine dans son cuir pailleté et lance des regards appuyés à la foule, tenant sa bouche en cul de poule. Satchel, quant à lui, le guitariste musclé, légèrement vêtu d’un treillis déchiré de partout, manie sa guitare vigoureusement, tout en lançant des clins d’œil aux premiers rangs, pour le bonheur de ces dames médusées. Plus discret, le puissant Stix Zadinia, bandeau autour de la tête pour tenir ses cheveux, se contente de marteler les fûts de sa batterie, élevée sur un podium.

Les Steel Panther sont également reconnus pour leurs blagues commises pendant leur show, prenant le temps de se vanner l’un l’autre tout le long du set. Exprimant la plupart du temps des propos à connotations sexuelles, ils se plaisent à évoquer la taille de leur sexe, se rappeler qui ils ont baisé la nuit dernière ou encore savoir qui s’est envoyé la mère, la fille ou la grand-mère des filles qu’ils ont connues. Finesse, quand tu nous tiens. Une part belle du concert sera consacrée à leur second LP, paru en 2009, « Feel The Steel », à travers les tubes tels que « Asian Hooker », « Eyes of a Panther » ou encore « Death to All but Metal ». Récemment questionné pour savoir si, vu leur renommée importante, le groupe allait enfin écrire des chansons un peu sérieuses, la réponse de Michael Starr avait été très explicite : ‘Non ! On veut uniquement se marrer et on va toujours plus loin. On a décidé qu’on prendrait toujours notre pied et qu’on ne se prendrait jamais au sérieux’. Du fun à la Steel Panther, c’est aussi inviter un maximum de filles sur le podium lors du morceau évocateur « 17 Girls in a Row », où les plus aventureuses (et plantureuses) se sont ruées sur la stage afin de rejoindre, parfois de manière très proche, les Américains. Les plus échauffées ont atteint Michael Starr, s’y frottant de manière suggestive avant de dévoiler leur poitrine, pour le plus grand plaisir des mâles, dans la fosse. Le chanteur va même comparer les nichons des deux nanas, présentant l’une comme la version post-chirurgie esthétique de l’autre. Une attitude stéréotypée qui s’assoit parfois sur le respect et glorifie pompeusement le machisme, mais ne semble pas affecter les donzelles montées sur l’estrade.

Steel Panther ne manque également pas de régler ses comptes avec le rappeur Kanye West. Car ce dernier leur aurait manqué de respect lors de la remise d’un Grammy Awards. Avant de démarrer le morceau « Kanye », les artistes invitent la foule à entonner en chœur un ‘Fuck Kanye’ tout à fait suggestif. Cette revanche passée, les glammers poursuivent par « Weenie Ride » ou encore « Why Can’t You Trust Me », issus de leur elpee « Balls Out », au cours duquel Michael Starr s’amuse à lancer son chapeau que rattrape au vol Stix Zadinia, de sa baguette. Les filles de The Lounge Kittens –qui terminent le supporting act de la tournée Steel Panther, ce soir– sont conviées à rallier la tête d’affiche pour attaquer « Girl From Oklahoma », et de poursuivre par la reprise du « Ain't Talkin' 'Bout Love » de Van Halen.

‘You’re absolutely amazing tonight, Belgium. I must admit, it’s the best show of our career’. Bon, on continuera à prendre sa déclaration au troisième degré, en évitant de penser que le frontman doit certainement avoir le même discours lors de chaque prestation. La scène est plongée dans le noir, seul le backflag à l’effigie du band reste éclairé par des spots de couleur bleue. Les spectateurs en redemandent, hurlant un ‘We want more’ avant de reprendre tel un seul homme le refrain de « Party All Day (Fuck All Night) ». Après un long moment d’attente, Michael Starr et Satchel finissent par réapparaître et abordent « Community Property », puis leur tube réclamé par la foule pendant le rappel, laissant un auditoire désormais rassasié après quasi deux heures de show explosif. Vu le niveau des lyrics et l’attitude qu’on qualifiera sans limite dans l’obscénité, ce type de projet n’aurait jamais dû dépasser le stade de la reconnaissance locale. Mais comme les membres de Steel Panther sont de redoutables musicos, ils parviennent à relever le défi d’enchaîner les bêtises et les blagues potaches en se servant de compositions puissantes et accrocheuses. Personne (ou du moins, peu de monde) ne peut vraiment confirmer qu’ils sont, comme ils le prétendent, des bêtes de sexe. Mais toute l’Ancienne Belgique a bien conclu, jeudi soir, que les Steel Panther étaient définitivement des bêtes de scène. (Voir aussi la section photos ici)

Tracklist : Pussywhipped, Party Like Tomorrow Is the End of the World, Fat Girl (Thar She Blows), Tomorrow Night, The Shocker, 17 Girls in a Row , Gloryhole , If I Was the King, Ten Strikes You're Out, Kanye, Weenie Ride, Stripper Girl, Why Can't You Trust Me, Girl From Oklahoma, Ain't Talkin' 'Bout Love, Asian Hooker, Eyes of a Panthers, Death to All but Metal, Community Property, Party All Day (Fuck All Night)

(Organisation : Ancienne Belgique)

Bruce Springsteen

Bruce Sprinsteen & 1 (Dvd)

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Produit par Ridley Scott, ce documentaire aligne toute une série de témoignages recueillis auprès des fans du Boss qui expliquent la raison pour laquelle il mérite leur admiration. Des anecdotes, des souvenirs, des moments d’émotion entrecoupés de quelques archives qui s’adressent surtout à ces inconditionnels.

Le plus intéressant procède des 6 titres immortalisés sur la scène d’Hyde Park, dont deux en compagnie de McCartney (« When I saw her standing there » des Beatles ainsi que le standard de r&b popularisé par les Isley Brothers et les Fab Four, « Twist and shout »). Et franchement ce (trop) court bonus vous donne vraiment envie d’aller assister à un concert de Srpingsteen. Soutenu par son E-Street Band (cuivres et chœurs y compris), il s’y révèle impressionnant de maîtrise et de charisme…

 

Bruce Springsteen

Collection : 1973-2012

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Les 18 compos les plus populaires du boss, enregistrées entre 1973 et 2012, réunies sur cette compile. Il doit d’agir déjà de la septième. Bref, si vous ignorez tout de Bruce Springsteen, ce disque constitue la meilleure manière de se familiariser avec son style bien yankee. Mais si vous êtes un inconditionnel, seul le booklet peut vous sembler intéressant. En ce mois de septembre l’artiste et son E Street Band tournent en Amérique du Sud (‘Wrecking ball tour’), puis feront un break avant d’accorder toute une série de dates aux Antipodes, soit en Australie et en Nouvelle-Zélande, à partir de février 2014.

 

Teengirl Fantasy

Tracer

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Teengirl Fantasy est le projet de Nick Weiss et Logan Takahashi, deux gars originaires de l’Ohio qui se découvrent une passion commune pour les musiques électroniques pendant leurs années collège. Inévitablement, le duo décide d’explorer ce point commun en engendrant Teengirl Fantasy. Pari réussi puisqu’un an plus tard, les deux Ricains signaient auprès de True Panther Sounds (Girls, Cloud Nothings, Ty Segall, Delorean, Glasser,  etc.) et publiaient discrètement « 7AM », leur premier LP.

Deux ans plus tard, le duo titille d’abord les oreilles de Crystal Castles, qui traîne les deux garçons à travers les Etats-Unis. Puis celles de Panda Bear, l’une des têtes pensantes d’Animal Collective, qui décide à son tour de les embarquer sur la tournée européenne de sa formation ; mais également d’enregistrer un morceau en leur compagnie. Et la maison belge R&S Records (James Blake, Lone, Model 500, Egyptian Hip Hop) leur fait les yeux doux. Il n’en fallait pas beaucoup plus à Weiss et Takahashi pour être transcendés et concocter un second disque plus ambitieux que le précédent. Outre Panda Bear, les deux hommes ont mis le sampling, qui étayait « 7AM » en sourdine et réuni quelques potes en qualité de guests vocaux (Lauren Halo, Kelela ou encore Romanthony –mais oui, celui du « One More Time » des robots français).

Le résultat figure sur « Tracer », un opus dégoulinant de bonnes idées parfaitement canalisées. Le duo jongle entre Dream Pop, Electronica, Breaks, Deep House et R’n’B déconstruit. Une macédoine de genres qui a d’autant plus de saveur que la tambouille se déguste d’une traite sans haut-le-cœur. Un seul regret, l’absence de l’excellent single « Motif », publié un mois avant l’album, et disponible uniquement en vinyle. Si Weiss et Takahashi gardent le cap et entretiennent la détermination et l’ambition distillée sur « Tracer », on ne peut que prévoir un avenir brillant à Teengirl Fantasy   

 

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