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Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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Texas & Spooner Oldham

Une collaboration étonnante entre Texas et Spooner Oldham…

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Texas et le pianiste américain Spooner Oldham se sont associés pour revisiter les plus grands classiques du groupe écossais dans un album réimaginé et mis à nu en piano-voix. Intitulé « The Muscle Shoals Sessions », il paraîtra ce 29 mars 2024.

Enregistré au célèbre ‘Fame Recording Studio’ de Muscle Shoals en Alabama, au cours de l'été 2022, l'album recèlera douze des plus grands succès de Texas, ainsi que deux reprises ("Would I Lie To You" de Charles and Eddie et "Save The Last Dance" des Drifters). Réduites à l'essentiel, guidées par la voix pleine d'âme de Sharleen Spiteri, accompagnées par les délicates lignes de piano de Spooner Oldham, les chansons brillent tout simplement dans ce format et prouvent leur valeur en tant que classiques intemporels à part entière.

A propos de cette expérience unique, Sharleen a déclaré

‘Avoir la possibilité d'aller à Muscle Shoals pour enregistrer, c'était comme être enfant dans un magasin de bonbons. Travailler avec Spooner a été une source d'inspiration et d'amusement, et c'est tout simplement un être humain merveilleux. Le fait que la musique Northern Soul ait été une influence majeure pour Texas a rendu l'association avec Spooner tout à fait magique et logique…’

En attendant, la version de « Say What You Want » est disponible sous forme de clip ici

 

Texas

The very best of 1989 - 2023

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En 38 ans de carrière, Texas en a sorti des hits ! Et son premier, « I Don't Want A Lover », remonte déjà à 1989. « The very best of 1989 – 2023 » nous en propose 22, ainsi que deux nouveaux titres « Keep On Talking », une cover de Nothern soul datant de 1965, signée par Dan Penn et Spooner Oldham et produite par ce dernier au studio Muscle Shoals et le nouveau single « After All ».

Sans quoi y figurent, inévitablement, « Say what you want » auquel participe Wu-Tang Clang. « Start a family » avec en featuring, l’acteur, le réalisateur et le metteur en scène britannique, feu Alan Rickman. « Sleep » qui avait reçu le concours Paul Buchanan, le chanteur du groupe écossais The Blue Nile. Le très ‘morriconesque’ « Hi » qui recèle un sample de « Love’s unkind » de Donna Summer. « Inner smile », coécrit en compagnie du grand mélodiste Gregg Alexander (New Radicals). « So called friend » qui est devenu le générique de la sitcom, Elien Degeneres ». « Summer sun » qui sera ensuite remixé par Georgio Moroder ; ainsi que « Mr Haze », mais par GBX et Paul Keenan. La reprise du « Tired of being » d’Al green. Et comme on aime bien Sharleen, on vous file le tracklisting ci-dessous…

Say what you want
Black eyed boy
Inner smile
Mr. Haze
Halo
I don't want a lover
Summer son
Keep on talking
The conversation
In our lifetime
In demand
Put your arms around me
Let's work it out
When we are together
Hi
Say what you want (all day everyday) feat. Wu-Tang Clan
Tired of being alone
Start a family feat. Alan Rickman
So called friend
Everyday now
Insane
After all
Sleep feat. Paul Buchanan
So in love with you

 

Texas

Hi

Écrit par

La formation écossaise a donc retrouvé des morceaux écrits pour « White on blonde », il y a un quart de siècle dernier, et a décidé d’en consacrer une partie à ce nouvel elpee. Et notamment « Mr. Haze », le morceau qui ouvre le long playing. Entraînant, caractérisé par la présence d’un sample du « Love’s unkind » de Donna Summer, sa mélodie évoque paradoxalement… Abba. Second single, « Hi » a bénéficié du concours de Wu-Tan Clan. Son style de rap rapide est ici imprimé sur des drums inspirés de la bossa nova. Sans le New-Yorkais, la deuxième version du morceau qui clôt cet opus passe mieux la rampe. Un hit potentiel ! Question de goût, entre les deux pistes, of course !

Texas a recours à un Güiro, un instrument utilisé traditionnellement dans la musique portoricaine pour « Moonstar », une plage de country/blues/rock traversée par un souffle d’harmonica et colorée par des cordes de guitare chatoyantes.

Entre 1979 et 1983, Johnny McElhone, le gratteur de Texas, et Clare Gogan, militaient au sein d’Altered Images. Cette dernière et Sharleen Spiteri partagent les vocaux sur « Look what you’ve done », et l’association contrastée entre voix glaciale et chaude est particulièrement réussie. Une compo qui nous replonge 4 décennies en arrière, les accords de gratte rappelant même… Indochine.

On épinglera encore, le presque ‘unplugged’ « Unbelievable », « You can call me », qui aurait pu figurer sur « The hush » (1997), l’enlevé et particulièrement accrocheur « Sound of my voice » et les sonorités de guitare tropicales dispensées sur le mid tempo « Dark star », dont le rythme est imprimé par des claquements de mains.

La plupart des compositions sont enrichies discrètement d’arrangements de cordes et de cuivres. Bref, un album qui aurait pu sortir au cours des 30 dernières années, sans qu’on puisse le dater exactement… car Texas a encore fait du Texas…

Texas

Texas a manifestement encore des planches…

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A l’origine, Texas pratiquait du blues/rock. D’ailleurs, souvenez-vous, sur le méga tube « I don’t want a lover », les interventions à la slide sont bien marquées. C’était déjà en 1989 ! Par la suite, la musique de la formation a embrassé un format plus pop ; et si la créativité n’a pas toujours été au rendez-vous, en 30 années de carrière, sa popularité est demeurée intacte. Faut dire que la voix et le charme de la vocaliste, Sharleen Spiteri, y sont aussi et certainement pour quelque chose. Elle a fêté ses 50 printemps, il y a une semaine, et se produit, en compagnie de son groupe, ce soir, à Forest National. Une vraie galère pour arriver à destination. Décidément, vu la fréquence des chantiers sur les routes en Belgique –qui s’éternisent pendant des mois !– le réseau ressemble de plus en plus à du gruyère !

Le supporting act est assuré par Hightre, un duo programmé en première partie de la tournée européenne de Texas. Pas étonnant puisqu’il est également issu de Glasgow. Une fille et un garçon. Elle est vêtue d’une robe courte et chaussée de ‘combat shoes’, de couleur noire. Et se consacre à la guitare. Barbu, il est coiffé d’une casquette, également de teinte noire, qui recouvre la capuche de son pull rouge. Il est préposé au synthé. Dominée par l’électro, la musique proposée puise allègrement dans les eighties. Et les mélodies sont soignées, un peu comme chez… Texas. Pas grand monde dans l’hémicycle, lors de ce set, au cours duquel cinq titres, dont une reprise du « Boys don’t cry de Cure, seront expédiés en une vingtaine de minutes. Dans ces conditions, difficile de se faire une idée du potentiel de ce tandem…

Setlist : « Break It Off », « Compete With You », « Lutz Is In The Trees », « Boys Don't Cry  » (The Cure), « Falling ».

Dix minutes avant l’heure prévue, l’éclairage de la salle s’éteint. Des spots arrosent copieusement le podium et la fosse de lumières blanches et bleues. De la fumée envahit la scène. Coiffé d’une casquette en pied de poule, le bassiste s’installe à gauche, et le guitariste, à droite. Progressivement, l’écran de fumée se dissipe et on aperçoit enfin Sharleen Spiteri, la vocaliste. Et aussitôt, elle invite la foule à chanter « The Conversation », titre qui ouvre le show. Elle harangue la foule en déclamant les trois syllabes de la chanson. Le public est déjà chaud boulette. Sharleen porte un costume de couleur mauve, mais dans son dos est imprimé en filigrane blanc, les lettres de son band. Elle arpente l’estrade de long en large. Elle frappe dans les mains. Le smog s’est levé et on remarque enfin la présence du drummer, à gauche, en arrière-plan et du claviériste, à droite, sur la même ligne.

Sharleen est la véritable star de la soirée. Elle est particulièrement interactive avec l’auditoire. Elle rappelle que le combo s’était produit, à ses débuts, il y a 30 ans, aux festivals jumelés de Torhout/Werchter.

Texas va puiser dans son large répertoire et ne va pas évidemment oublier ses tubes, tels que « Halo », « Let's Work It Out », « When We Are Together » ou encore « Tell That Girl ». Du dernier opus, « Jump On Board », seuls quatre morceaux seront interprétés, dont « Can’t Control ». La voix de Sharleen, à l’accent ‘scottish’ bien prononcé, est toujours aussi limpide et empreinte de sensualité. Elle signale que si on ne comprend pas ses textes, il suffit d’utiliser la fonction ‘translate’ en langue insulaire !’ D’ailleurs au cours du spectacle, elle va nous balancer plusieurs vannes, dont elle a le secret. Que ce soit armée d’une gratte semi-acoustique, d’une électrique ou simplement derrière son micro, Sharleen met littéralement le feu. Faut dire que ce public a, en général, le même âge que son idole. Et difficile de bouder son plaisir à l’écoute d’« Everyday Now » ou d’« In Our Lifetime ». Tout au long de la cover du « Tired Of Being Alone » d’Al Green, Mrs Spiteri se charge des ivoires.

Elle est donc devenue, depuis peu cinquantenaire (NDR : rien à voir avec le parc bruxellois !) Une fille plantée aux premiers rangs lui offre une rose, pour fêter cet événement. Sharleen l’invite alors à chanter en duo « So Called Friend ».

En rappel, Texas va nous réserver « Inner Smile » et la reprise d’Elvis Presley, « Suspicious Minds ». Une soirée vraiment agréable au cours de laquelle les musicos du groupe de Glasgow ont démontré qu’ils avaient, manifestement, encore des planches…

(Organisation : Live Nation)

 

Texas

Partage de musique en famille…

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Texas fête ses 25 années d’existence en 2015. Il en a d’ailleurs profité pour publier un nouvel album, en février dernier. Il s’intitule tout simplement « Texas 25 ». Sa nouvelle tournée européenne transitait donc par le Lotto Arena d’Anvers, pour un show de plus de 140 minutes. La salle n’est pas sold out, mais bien remplie quand même. Les portes s’ouvrent vers 18h30. Pas de supporting act.

Prévu pour 20h30, le concert accuse 10 minutes de retard. Impatiente, la foule crie, applaudit ou siffle. La star se fait attendre… Les lumières s'éteignent enfin, et Miss Spiteri débarque sur l’estrade armée d’une gratte semi-acoustique de teinte noire. Comme ses cheveux, aux reflets de jais. Mais aussi sa veste, qui recouvre un pull marin à rayures horizontales de couleur rouge. La star focalise déjà tous les regards. Normale, car elle est alors seule sur l’estrade. Le set s’ouvre par « Start A Family ». Intimiste, délicate et empreinte de douceur, cette nouvelle compo figure sur le dernier opus.

La chanson terminée, les autres musicos grimpent à leur tour sur les planches. Il y a deux drummers, dont Neil Payne. Le mari de Sharleen, Johnny McElhome (NDR : c’est également le compositeur) se charge de la basse. Michael Bannister est préposé au piano et aux backing vocaux. Ces trois derniers, et tout particulièrement le dernier, se consacrent aussi aux claviers. Un line up complété par deux gratteurs, Ally McErlaine et Tony McGovern.

Pendant « Halo » (« White On Blonde »), Sharleen arpente le podium de long en large. Elle amorce quelques pas de danse. Souriante, elle nous ouvre les bras. Entre chaque chanson elle s’adresse au public, d’un savoureux accent écossais. Elle l’incite à s’investir et tout particulièrement, celui installé au balcon. « The Conversation » est un titre de circonstance. Sharleen a des bouffées de chaleur. Et nous aussi. Elle laisse discrètement tomber sa veste, au pied des fûts.

Lorsque le band attaque « Thrill Has Gone » et « Everyday Now », deux plages issues de l’elpee « Southside » (Trad : côté sud !), un disque paru en 1989, on se remémore que le groupe a toujours été fasciné par le Sud des States. D’ailleurs son patronyme s’inspire du film ‘Paris, Texas’, de Wim Wenders. Trois grattes –deux électriques et l’acoustique pour Sharleen– alimentent « Thrill Has Gone ». Sharleen aborde ensuite une autre compo, derrière le piano, soutenue par le Hammond.

Elle a empoigné une sixcordes de couleur noire (NDR : of course !) lors de « Detroit City » (« The Conversation »). Pas de cuivres, cependant. Dommage ! Cependant ravi, l’auditoire applaudit.

Tendre, « In Demand » est un morceau plus acoustique. Elle invite le public à reprendre le refrain en chœur. Et ça marche ! Chauffé à blanc, le band entame une série de hits : « Southside », « I Don't Want A Lover », « When We Are Together », « In Our Lifetime » et « Insane ». 120 minutes viennent de passer comme une lettre chez Bpost. L'âme de Gainsbourg hante « Guitar Song ». Un bel hommage…

Sharleen déclare qu'il est temps de retourner chez soi. Le public n'est pas content. Elle demande alors s’il en veut encore. Vous connaissez la réponse. La formation aligne alors « Summer Son », « Black Eyed Boy » et « Say What You Want », moment choisi par l’auditoire pour souhaiter un ‘happy birthday’ à Texas, tout en l’ovationnant chaleureusement, pendant de très longues minutes.

Un rappel ? Bien sûr. Au cours duquel le combo nous réserve « Inner Smile », un autre brûlot qui relance la machine. Et l’apothéose sera atteinte par « Suspicious Minds  », une compo signée Mark James, qu’Elvis Presley avait traduite en tube. Pour ce soir, votre serviteur avait entraîné son fiston. Il a quand même 18 ans ; mais à la fin du show, il m’a confessé : ‘Papa, génial, j'ai passé un bon moment ; et puis la chanteuse est top et sexy’ (NDR : elle pourrait être sa mère). Une bonne manière de partager la musique en famille…  

(Organisation : Live Nation)

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The Texas Horns

Blues gotta holda me

Écrit par

The Texas Horns est un collectif de cuivres, soutenu par la crème des musiciens locaux, principalement issus d'Austin, la capitale du Texas. Une formule qui se répète depuis 1998. Trois d’entre eux ont participé à la confection de ce "Blues gotta holda me". Tout d’abord le saxophoniste/harmoniciste notoire Mark 'Kaz' Kazanoff. Il a apporté sa collaboration à une foultitude d'artistes, que ce soit en studio ou lors de tournées. Il est impliqué sur plus de 130 albums. Une paille ! Puis John Mills, un autre saxophoniste (ténor et baryton) réputé dans l’univers du jazz. Et enfin le trompettiste, Adalberto Gomez. Le trio est soutenu par le drummer Barry ‘Frosty’ Smith et le gratteur Derek O'Brien. Les sessions se sont déroulées au sein du studio Wire Recording, à Austin. Au cours desquelles de nombreux invités se sont manifestés. Cet LP est découpé en treize pistes.

Kaz et Al Gomez amorcent "Soul stroll", un instrumental qui reçoit la participation du redoutable gratteur texan établi à Dallas, Anson Funderburgh. Les cuivres tirent déjà leur épingle du jeu. Dave Bartholomew, illustre compositeur louisianais, a écrit "Go on fool" ; et cela s'entend. La pianiste Marcia Ball chante ce titre bien nerveux. Elle se libère aux ivoires, mais ce sont encore et toujours les cuivres qui sont à la fête! Baignant dans le jazz traditionnel, "You're driving me crazy" est une plage saturée de swing. Roscoe Beck se consacre à la basse acoustique, Nick Connolly, au piano et Kaz aux vocaux. Successivement, les trois cuivres s’autorisent un billet de sortie. "Kick me again" est un instru nerveux, sculpté dans le funk. John Mills signe cette plage. Pas étonnant qu’il en profite pour se libérer sur son sax baryton. Dany Levin (ex-Asleep at the Wheel) se concentre sur son piano et Derek O'Brien brille aux cordes. Kaz Kazanoff est passé à l'harmonica sur son "Cold blooded lover", un blues imprimé sur un tempo soutenu que chante W.C Clark, le parrain du blues d'Austin. Deux morceaux ont été composés par Percy Mayfield. Tout d’abord le blues fin de soirée "Lost mind", une plage empreinte de tendresse, trempée dans le West Coast, que chante Kaz d’une voix un peu limite et au cours de laquelle le sax ténor et la trompette font à nouveau la différence. Puis "People get ready", dans une version instrumentale, caractérisée par les sorties successives des trois Texas Horns et le superbe renfort de Beck à la basse. Le "Sing sing sing" d'Earl King macère dans une atmosphère néo-orléanaise. Une atmosphère bien festive au cours de laquelle Nick Connoly chante en s’accompagnant au piano, alors que Kaz manifeste toute sa verve sur son instrument. Encore un instru : "Rippin and trippin". Du swing jazz en format quatuor. Soit Kaz, DanyLevin au piano, Ronnie James à la basse et Frosty Smith aux drums. Kaz chante encore son "Blues gotta holda me", un boogie rock'n'roll rapide au cours duquel Johnny Nicholas (également un ex-Asleep at the Wheel) s'éclate aux ivoires alors que les cuivres sont toujours en effervescence. Kazanoff se réserve pour la dernière fois le micro sur la reprise du grand succès de Louis Jordan, "Caldonia" (NDR : un morceau qui avait été composé par son épouse, Fleecie Moore). L’occasion rêvée pour les deux saxophones et la trompette de prendre leur pied une dernière fois. De bonne facture, cet opus s’achève par deux instrumentaux. Soit "Home cookin" et le rocker remuant "Spanky's Twist".

 

Texas Slim

Driving blues

Écrit par

Robert ‘Robin’ Sullivan est né en 1963. Au Texas. A Dallas, très exactement. En découvrant John Lee Hooker, il contracte le virus du blues. Il fréquente alors un vieux bluesman, Alex Moore. C’est ce dernier qui va lui coller son sobriquet de Texas Slim. En 1983, il se produit régulièrement en compagnie du chanteur de couleur noire, Little Joe Blue. Il prend alors goût à la scène et se met à tourner sans relâche, que ce soit chez le Cold Blue Steel, flanqué de Randy McAllister ou au sein de son propre blues band.

Il avait publié son premier opus en 2002, "I have arrived". Pour concocter ce nouvel elpee, il a reçu la collaboration d’Aaron Comess des Spin Doctors. A la basse, la batterie ainsi qu’aux percussions. Il assure aussi la production. Slim signe les treize plages. Il se réserve également les vocaux.

Le disque s’ouvre par "Welcome to the game", un tout bon Texas blues. Subtilement funky et proche du style d'Albert King, la guitare est constamment à l'avant-plan. Comess sort son artillerie lourde pour propulser son leader sur d’excellents rails, tout au long de "Driving blues", un shuffle percutant. Les lignes de cordes sont excellentes. Manifestement l’homme n’est pas du style à se retourner. Il fonce droit devant lui. Place ensuite à un blues lent torride, très caractéristique. Les inflexions vocales sont dramatiques. Les cordes réverbérées, très amplifiées mais jamais écrasantes. Nous sommes bien à Dallas. "You're hip" sort tout droit des bayous de la Louisiane (NDR : nous n’en sommes pas très loin). Le rythme est bien soutenu. Autoritaire, la guitare réverbère ce léger écho spécifique du style. Du Slim Harpo à la sauce contemporaine! TS maintient la pression sur "Funky love". La rythmique demeure funkysante, bien entendu et la guitare continue de briller sous son meilleur jour. C’est d’une voix plus ou moins ravagée (NDR : un lendemain de la veille ?), qu’il aborde "Deville", un autre blues enrichi par la présence d’un piano électrique et d'une trompette aux sonorités feutrées. Intimiste, créative et mélodieuse, la six cordes se teinte légèrement de jazz. "When it's cold outside" accélère à nouveau le tempo. Une compo efficace exécutée dans l’esprit de Buddy Guy. Il se montre très à l’aise dans l’exercice du blues lent. A l’instar de "High alert", une plage soutenue par le piano acoustique d'Andy Comess. Si vous aimez  Stevie Ray Vaughan dans ce style, vous allez adorer ! Slim réenfile son costume de rock'n'roller. Il aligne l’ABC des riffs chers à Chuck Berry pour nous vanter les vertus de cette "Coffee shop girl". Et afin de diversifier son répertoire, Slim goûte au R&B ("Cool with the flow") au country blues acoustique ("Country home") et même à la ballade roots ("And it is"), une piste sur laquelle TS double dobro et orgue. Et on a encore droit à un bonus track, "Jacqui's house", une plage chantée presque a capella, sur fond de percussions. Quoique sans prétention, cet opus tient la route…

Texas

Red Book

Écrit par
On peut dire que le train de Texas a du mal à atteindre la gare suivante… Depuis l’énorme succès commercial de « The Hush » suivi, 2 ans plus tard, par le gros flop de « Careful What You Wish For », Sharleen Spiteri et ses figurants tentent laborieusement de reconstituer les ruines de leur empire. Cette orientation leur a d’ailleurs valu un passage obligé dans la fameuse « Etoile Ecole », fabrique officielle des billets verts d’une chaîne privée française… En cause, une pop calibrée et plate à souhait. Le disque à beau tourner de long en large, les tympans ne suivent pas et perçoivent incrédules la même information. On peut même avancer qu’en compagnie de Texas, ils recueillent la même info depuis près de 4 ans. Pour preuve : le single « Getaway » semble tellement familier qu’il pourrait être tout droit sorti de leur catalogue antérieur. A défaut de créativité, le groupe ressert le même plat, prenant soin de ne modifier qu’une dose infime de chaque ingrédient. Sharleen s’égosille donc, sans surprise, sur de la pop estivale (« Cry ») et irritante (« Bad Weather ») et s’aventure sur une série de compos réalisées sur-mesure pour les karaokés (« Just Hold On »). Sans oublier les dispensables ballades soporifiques (« Sleep », « Nevermind »). Au final, l’album ravira les fans les moins exigeants et arrivera, peut-être, à convaincre ceux de Natalie Imbruglia ou d’Heather Nova.

Texas

The greatest hits

Écrit par

Lorsqu'un artiste ou un groupe décide d'éditer la compilation de ses plus grands succès, je ne peux m'empêcher d'émettre des doutes quant à la pureté de ses intentions. Surtout lorsqu'on connaît son évolution douteuse. En comparant le premier et le dernier morceau de cette compilation, pas la peine d'écrire une encyclopédie sur la fulgurante ascension commerciale de Texas qui contraste avec la lente et abominable déchéance musicale. " I don't want a lover " était une composition rafraîchissante, teintée de country, de folk et de pop. La voix de Sharleen était majestueuse, envoûtante, puissante. " Say what you want (All day every day) ", remix hip hop du single sorti quelques années auparavant et le très glamour "When we are together", extrait du dernier album, n'ont plus rien à voir avec le style d'antan. Pas que la musique soit devenue exécrable. Non, l'écoute reste agréable. Mais l'argument " notre musique a évolué " sent l'hypocrisie à plein nez. Madonna injecte aujourd'hui dans ses produits marketing quelques éléments pop ou rock. Le combo écossais a noyé feeling, émotion et profondeur dans une super production quasi hollywoodienne. Et avec un peu de franchise, il faut avouer qu'on a parfois du mal à faire la différence… C'est peut-être le prix à payer pour devenir le chouchou d'MTV et compagnie. Enfin, sachez encore que ce " Greatest hits " ne contient aucun titre du second elpee " Mothers Heaven ". Un comble lorsqu'on sait que ce disque est tout simplement leur meilleur. Par contre, la plupart des autres " classiques " n'ont pas été oubliés. Ce qui devrait décider certains acheteurs potentiels mais hésitants à se procurer la compile. C'est à dire ceux qui ne voient en Texas qu'une usine à tubes. D'autant plus que dans cette optique, elle est financièrement avantageuse. Et pour d'autres aussi…

 

Texas

The Hush

Voici déjà deux ans, nous avions relevé le côté très ‘lucratif’ de " White on Blonde ", précédent album qui avait propulsé Texas à l’avant plan de la scène internationale. Nous pensions à ce moment là que cette aventure n’était qu’un accident de parcours et que la formation écossaise reviendrait à des sentiments plus basiques. A savoir un country-rock contemporain dont la puissance n’était pourtant dénuée ni de douceur ni de mélodicité. Il a fallu déchanter. Parce que le nouveau CD de Texas, " Hush " est encore plus complaisant, plus commercial, si vous préférez. A l’image des deux titres les plus diffusés sur les ondes radiophoniques : " In our lifetime " et " Summer son ". Davantage de synthés, de chœurs " soul " et moins de guitares. On a même droit avec " When we are together ", à une composition qui aurait pu figurer dans le répertoire des Supremes ! Pour le reste, Texas persiste et signe dans les ballades soft pop circa " White on Blonde ". Lorsqu’elles n’épousent pas un profil typiquement Spice Girls, à l’instar de " Saint ". Et là, ce n’est pas un compliment. Texas est très bon dans ce qu’il fait. Comme Madonna ou George Michael sont très bons dans ce qu’ils font. Ou plutôt ce qu’ils sont : des produits musicaux collectionnant les disques d’or et de platine. Ce " The Hush " plaira certainement. Parce qu’il est abordable, gai et bien ficelé. Mais il ne nous a pas plu. Sharleen Spitteri, chanteuse et leader du groupe affirme avoir atteint, avec ce disque, son objectif. Une déclaration qui soulève quand même une question fondamentale : " Faut-il (se) vendre au grand public ou rester fidèle aux fans de la première heure ? Nous vous laissons le soin de trouver la réponse…

 

Texas

White on blonde

En gravant " I don't want a lover ", dont la mélodie trotte toujours quelque part dans notre mémoire, Texas entamait sa carrière sur la plus haute des marches de la gloire. La suite sera bien moins triomphale, puisqu'elle se résumera à une dégringolade progressive des échelons, que le groupe n'avait même pas gravis. " White on blonde " semble être une exception à cet inéluctable déclin. En effet, l'opus est entré la semaine dernière dans le top 5 britannique, ce qui ne leur était plus arrivé depuis bien longtemps. Peut-être est-ce dû à l'accessibilité du CD. Il est vrai que du côté de la production (voire surproduction) ils nous ont gâtés! Violons, effets symphoniques, cuivres, sha-la-la par-ci, sha-la-la par-là. Reste le timbre de Sharleen qui a conservé toute sa sensibilité, sa puissante, son aura. Et puis la musique reste malgré tout celle de Texas. Certains titres nous ont d'ailleurs semblé fort intéressants. En particulier " Halo " ou le titre maître. Dommage que l'opus soit piqué aux hormones commerciales...

 

God And Texas

Double Shot

Tout comme Afghan Whigs, God And Texas nous vient de l'Ohio. Mais ici cesse la comparaison. Car si le premier pratique une musique sombre, empreinte d'une extrême sensibilité, le second volète sans arrêt du hardcore au punkcore en passant par le jazzcore. Guère de place donc, pour le romantisme ici, mais un bain d'électricité sulfureux, poisseux, épisodiquement traversé de cuivres ténébreux, où s'agitent convulsivement drums arides, accès de basse syncopés, éruptions de riffs de guitare sauvages, impénétrables, et vocal irascible...