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The Vaccines

“Do You Remember Rock’n’roll Radio ?”,15 ans plus tard, mais pas seulement…

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En 2026, The Vaccines célèbrent les quinze ans de leur premier elpee devenu culte, « What Did You Expect From The Vaccines ? » (NDLR : un titre emprunté à une compo des Ramones, datant de 1980). Le quatuor britannique choisit de marquer l’événement sur les podiums, en proposant l’intégralité de ce disque fondateur, complétée par une sélection de titres couvrant l’ensemble de son répertoire. À Bruxelles, la formation londonienne investit le Cirque Royal sous une atmosphère déjà électrique, propice à une soirée festive.

Publié en mars 2011, ce long playing a atteint directement la quatrième place des charts britanniques, décroché une certification platine et inauguré une série d’opus classés sans interruption dans le top 5 outre-Manche. La trajectoire s’est poursuivie jusqu’à « Pick‑Up Full Of Pink Carnations », paru en 2024, sixième LP studio du combo, désormais solidement installé sur la scène rock internationale. Considéré comme l’un des grands disques rock britanniques des années 2010, ce premier opus aligne des titres devenus incontournables, à l’instar de « If You Wanna, Post Break‑Up Sex » ou « Wreckin’ Bar (Ra Ra Ra) », encore capables de fédérer anciens fidèles et nouveaux adeptes.

Deux ans après un concert belge à guichets fermés, The Vaccines reviennent offrir une parenthèse de nostalgie, construite autour de riffs incisifs et de mélodies immédiatement identifiables.

La mise en jambes est assurée par GANS, duo britannique à l’énergie brute, parfois présenté comme une version 3.0 des Sex Pistols. Originaire de Birmingham, l’ensemble publie en 2025 « Good For The Soul », premier opus où se croisent post‑punk primaire et accents électro‑rock. Le tandem, composé d’un guitariste‑claviériste et d’un batteur, s’adjoint ponctuellement un flûtiste‑saxophoniste‑chanteur, véritable détonateur scénique. Le chant se partage, la tension ne retombe jamais et l’exécution exige un engagement total.

Sur les planches, GANS privilégie l’impact direct sans renoncer aux nuances. L’ouverture, structurée autour de « A Fool, In Time et It’s Just Life », plante immédiatement le décor. Leur électro‑rock évoque par instants les Viagra Boys, tout en cultivant un punk amplifié et dansant. Les tempos soutenus entraînent la fosse dans une transe quasi continue, tandis que certaines plages s’autorisent des détours noisy, alternatifs, voire légèrement funky, comme sur « I Think I Like You ». Lors du final, « Oh George », le drummer descend au cœur du public pour conclure un set aussi minimaliste que dévastateur (page ‘Artistes’ ici). 

Setlist : « A FOOL », « IN TIME », « IT’S JUST LIFE », « I THINK I LIKE YOU », « STEP-PSYCHOSIS », « THE KING'S HEAD », « THIS PRODUCT », « OH GEORGE ».

Une fois la salle chauffée à blanc, place aux maîtres de cérémonie. Pas de décor superflu pour The Vaccines : une tenture en fond de scène, une estrade à trois niveaux exclusivement réservée au batteur, et deux guitaristes positionnés en première ligne. À 21 h précises, les lumières s’éteignent tandis que résonne « Do You Remember Rock ’n’Roll Radio ? » des Ramones. « Blow It Up et Wreckin’ Bar (Ra Ra Ra) » déclenchent d’emblée une réaction en chaîne dans la fosse.

Après une salutation succincte, le band enchaîne « Post Break‑Up Sex » et « Wetsuit », transformant le Cirque Royal en salle survoltée. Les morceaux du premier elpee, courts, nerveux et fédérateurs, s’enchaînent sans temps mort. Nørgaard provoque les premiers pogos, tandis que « If You Wanna » et « Family Friend » accentuent encore la montée en intensité. À mesure que le disque anniversaire touche à sa fin, seule la version acoustique de « Somebody Else’s Child » manque à l’appel. Pour l’occasion, Freddie Cowan troque sa guitare pour les claviers, tandis que Justin Young s’assied brièvement, rare moment de respiration dans un concert mené tambour battant.

Puisant ensuite dans un répertoire plus large, The Vaccines déroulent une seconde partie accueillie avec le même enthousiasme. « Your Love Is My Favourite Band », malgré son vernis légèrement kitsch, est repris en chœur, tout comme « Headphones Baby ». La preuve qu’une pop indé simple et efficace suffit encore à fédérer un auditoire entier un lundi soir. « Heartbreak Kid » et « I Can’t Quit » préparent le terrain avant un final constitué de « Teenage Icon » et « I Always New ».

Lors du rappel, Justin Young revient seul sur l’estrade pour interpréter « No Hope », gratte acoustique en main, un titre composé non loin de là, à l’AB. La foule immortalise l’instant, tandis que le reste du quatuor rejoint finalement les planches pour dévoiler de nouvelles compositions. « Ten Years Too Far » offre un avant‑goût prometteur du septième long playing actuellement en préparation, avant que « All My Friends Are Falling In Love », interprété à la demande, ne clôture la soirée dans une explosion collective.

En célébrant le quinzième anniversaire de « What Did You Expect From The Vaccines ? », la formation rappelle sa capacité intacte à captiver une salle entière. Une prestation généreuse, qui donne déjà un avant‑goût d’été et annonce un retour attendu, notamment au Rock Werchter le 2 juillet prochain.

Setlist : Intro préenregistrée : « Do You Remember Rock 'n’Roll Radio ? » (Ramones song),

LP » What Did You Expect From The Vaccines ? » en intégralité mais dans le désordre.

« Blow It Up », « Wreckin' Bar (Ra Ra Ra) », « Post Break-Up Sex », « Wetsuit », « A Lack Of Understanding », « Nørgaard », « Under Your Thumb », « Wolf Pack », « All In White », « If You Wanna », « Family Friend », « Somebody Else's Child ».

« Your Love Is My Favourite Band », « Headphones Baby », « Handsome », « Heartbreak Kid », « Lunar Eclipse », « I Can't Quit », « Teenage Icon », « I Always Knew ».

Rappel : « No Hope » (Acoustique), « Ten Years Too Far » (New song), « Tiger Blood » (sur demande du public), « All My Friends Are Falling In Love »

(Organisation : Live Nation)

 

The Vaccines

Court, mais excellent !

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Malgré le départ des membres fondateurs, Pete Robertson (le drummer) et Freddie Cowan (le guitariste), la notoriété de la formation londonienne ne semble pas avoir été altérée. Son sixième elpee, « Pick-Up Full Of Pink Carnation », est paru ce 12 janvier 2024. Il a été enregistré à Los Angeles sous la houlette du producteur Andrew Wells (Ellie Goulding, Adam Lambert, Jason Mraz). Ce qui qui a permis à la musique d’embrasser des horizons pop d'une autre dimension. C’est le premier depuis le départ de Cowan. Et pour le défendre, elle est repartie en tournée qui passait, ce jeudi 18 janvier 2024, par l’Ancienne Belgique de Bruxelles. Le concert est sold out depuis plusieurs mois. Le 25 février 2011, on avait vécu un moment historique et d’une belle intensité au Bota, lorsque le band avait joué son premier opus, dans son intégralité, en 35 minutes…

The Vaccines a eu le nez creux en choisissant pour supporting act, ce soir, Teen Jesus & The Jean Teasers, un groupe australien (NDR : il est originaire de Canberra) et féminin qui a gravé son premier long playing, « I Love You », l’an dernier. Fondé en 2015, Il réunit la chanteuse/guitariste Anna Ryan, l’autre sixcordiste Scarlett McKahey, la drummeuse Neve Van Boxsel et la bassiste Jadida Stephenson.

Dès le premier morceau, « AHHHH ! », le quatuor implique la foule lors des refrains. L’expression sonore baigne dans un pop/punk entraînant, parfois teinté d’une pointe de hardcore. Très électrique « I Used To Be Fun » évoque le « Kiss With A Fist » de Florence and the Machine. Pendant « Desk Chair » à l’avant de la fosse, la foule tente un petit round circle. Toute en douceur, la reprise acoustique du « Happier Than Ever » de Billie Eilish permet à tout le monde de souffler. Car forgé dans un rock puissant et accrocheur, « Lights Out » reprend vigueur et déménage littéralement. Intéressant et énergique pour un supporting act.   

Setlist : « AHHHH ! », « Desk Chair », « Treat Me Better », « I Love You », « Cayenne Pepper », « I Used To Be Fun », « Salt », « Happier Than Ever » (Billie Eilish cover), « Lights Out », « Girl Sports »

Place ensuite à The Vaccines. Le set s’ouvre par une intro préenregistrée du « Live and Let Die » de Paul McCartney ; ce qui permet aux musicos de s’installer devant leurs instruments. Le line up réunit aujourd’hui le chanteur/guitariste Justin Hayward-Young, le bassiste Árni Árnason, le guitariste/claviériste Timothy Lanham et le drummer Yoann Intonti, ces deux derniers perchés sur une estrade, respectivement à gauche et à droite de la scène. Et le team a engagé un second sixcordiste, pour la tournée, Matthieu Hitt. Le décor est sobre. Hormis les fleurs qui décorent amplis, pieds de micro et haut-parleurs, une tenture vintage tendue derrière le band changera de couleur au gré du jeu de lumières.

« Love to Walk Away » ouvre la prestation. Les morceaux ne dépassent pas les 3 minutes et s’enchaînent rapidement, même si, de temps à autre, pendant les intervalles, Justin y glisse une vanne.

« Wreckin' Bar (Ra Ra Ra) » fait monter la température ambiante. Les premiers rangs viennent se jeter contre les barrières près du podium et un timide round circle prend forme face à Justin qui ne tient pas en place. Mais à partir du hit « Post Break-Up Sex », c’est déjà le boxon. Le public reprend même les paroles en chœur ; ce qui laisse Justin pantois. Et « Wetsuit » prolonge le climat de houle dans la foule. Tout comme « I Can't Quit », une compo caractérisée par ses riffs de grattes surf addictifs.

Curieux, mais la voix de Justin évoque de plus en plus, celle de Paul Banks (Interpol). La formation commence alors à proposer des morceaux issus du nouvel opus. Dans son style bien spécifique, revivaliste, entre garage, rock, surf et post punk. Vivifiants, parfois explosifs, ils passent bien la rampe.

The Vaccines n’en n’oublie pas son hit, « If You Wanna », avant de clore le set par « All in white », et de revenir pour un rappel de 3 titres.

Court mais excellent !

Setlist : « Live and Let Die » (Paul McCartney), « Love to Walk Away », « Wreckin' Bar (Ra Ra Ra) », « Your Love Is My Favourite Band », « Post Break-Up Sex », « Wetsuit », « I Can't Quit », « Discount de Kooning (Last One Standing) », « Primitive Man », « Headphones Baby », « Wolf Pack », « Jump Off the Top », « Handsome », « Heartbreak Kid », « Teenage Icon », « I Always Knew », « If You Wanna », « All In White ».

Rappel : « Sometimes, I Swear », « Lunar Eclipse », « All My Friends Are Falling In Love ».

(Organisation : Live Nation)

The Vaccines

The Vaccines cueille des œillets roses…

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Le nouvel album des Vaccines, « Pick-Up Full of Pink Carnations », sortira ce 12 janvier 2024. Produit par Andrew Wells (Halsey, Phoebe Bridgers), il s’agira du sixième elpee studio du groupe londonien. De la guitare pop classique inspirée des années 60 filtrée par la new wave, et autant d'euphorie que de mélancolie. Parallèlement à cette annonce, le groupe partage son nouveau single hymnique « Heartbreak Kid », un classique instantané de Vaccines qui a été dévoilé lors d'un concert secret accordé à Londres, plus tôt cette année.

Le titre de l’opus s’inspire d’une parole mal mémorisée d’« American Pie » de Don McLean, une chanson qui, pour Young, évoque à juste titre la mort de l’innocence et du rêve américain. Après avoir déménagé à Los Angeles, Young a été contraint de faire face à la désillusion qui survient lorsque les attentes, les rêves et la réalité ne se rencontrent pas vraiment.

« Heartbreak Kid », le nouveau single, est en écoute

 

The Vaccines

English Graffiti

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Sorte de chaînon manquant entre les Strokes et les Ramones, The Vaccines avait réussi à enthousiasmer les fans de rock, grâce à deux elpees flamboyants. Des long playings dont les compos étaient parvenus à capturer adroitement la morgue des premiers et les mélodies bubblegum des seconds. Ce qui avait permis au band de publier toute une série de tubes immédiats tels que « Teenage Icon » ou encore « Post Break-Up Sex ». « English Graffiti », leur nouvel opus, risque de décevoir les fans de la première heure ; mais aussi attirer de nouveaux aficionados. En fait, son pop/punk a été raffiné par Dave Fridmann ; alors que les intentions du combo ont été démultipliées… Oubliées les vignettes simples et efficaces et bienvenue aux morceaux ambitieux souvent très produits (« Want You So Bad »), gonflés par des claviers qu’on croirait piqués à Julian Casablancas (« Minimal Afflection ») et parfois dont les lyrics évoluent à la limite de la vulgarité (« Dream Lover »)… Bien entendu, il reste l’une ou l’autre petite perle cultivée dans le pop/rock ; à l’instar de « Handsome » ou « 20/20 ». Si, en général, un groupe ne gaspille pas toutes ses caractéristiques essentielles en deux temps trois mouvement, il faut reconnaître qu’à cause de ces métamorphoses, The Vaccines perd quand même un peu de son âme. Maintenant, il a peut-être envie d’atteindre une certaine maturité, susceptible de lui permettre de récolter un succès dans les stades, aux Etats-Unis… Davantage la démesure d’un « American Graffiti » qu’un « English Graffiti », sans prise de tête donc…

 

The Vaccines

Come of Age

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Ce quatuor londonien est devenu la nouvelle coqueluche de l’Albion. Fondé en 2010, il vient de publier son deuxième album, « Come of age ». Un disque qui a bénéficié de la mise en forme d’Ethan John (King of Leon, Emmylou Harris).

Si la formation puise ses influences majeures chez les Ramones, The Strokes et The Jesus And Mary Chain, c’est souvent aux Libertines et à Arctic Monkeys qu’elle est comparée. Normal, puisque ces deux groupes sont nés en Grande-Bretagne.

Des références qui semblent de mieux en mieux digérées sur leur nouvel opus. Parfois pour laisser un peu de place à d’autres. Une chose est sûre, les cordes de guitares sont toujours bien présentes. Surf, tintinnabulantes, déchiquetées, saignantes ou pétillantes (NDR : sur l’allègre « All in vain », elles gémissent même comme la Rickenbacker de feu George Harrison) elles balisent la plupart des compos. Depuis le ‘strokesien’ « No hope », au cours duquel Young emprunte un timbre vocal ‘dylanesque’ à « Lonely world »’, une ballade britpop hymnique qui aurait pu figurer au répertoire d’Oasis, en passant par le menaçant (The Cramps ?) « Ghost town », trempé dans le psychobilly, « Aftershave ocean », une compo mid tempo dont le sens mélodique lorgne vers Ash, « Weirdo », secoué par une ligne de basse trépidante (Pixies ?) et bercé par une voix détachée (Pastels ? Belle & Sebastian ?), le rugueux et hypnotique « Bad mood », fruit d’une rencontre hypothétique entre Jesus & Marychain et The Arctic Monkeys et le superbe « I wish I was a girl », une plage imprimée sur un tempo new wave. La panoplie de rythmes développés par le drummer est également un des atouts des Vaccines. Il adopte même le célèbre 4/4 des Ramones sur « Teenage icon ».

Les Vaccines se produiront ce 8 novembre 2012 à l’Aéronef de Lille, dans le cadre du festival des Inrocks.

 

The Vaccines

Taux d’anticorps encore insuffisant…

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Deux années, c’est le temps qu’il a fallu aux Vaccines pour passer du statut de parfaits inconnus à celui de superstars du rock. Bref, retour sur cette folle ascension. En janvier 2011, le quatuor britannique se révèle au grand public par l’intermédiaire de « Post Break Up Sex », ovni musical survitaminé qui a vite fait de conquérir la planète rock. S’ensuit un premier album en mars de la même année et une tournée mondiale. Les critiques sont dithyrambiques, la machine de guerre est lancée. Le second opus sort en septembre 2012 et suit le même chemin que son petit frère, la gloire et la postérité leur tend les bras.

C’est à l’Ancienne Belgique que le groupe a décidé de poser ses valises le temps d’une soirée. La salle est surpeuplée, moite et hume bon les relents de transpiration et de houblon allègrement consommé ; une odeur à vous faire (presque) regretter le temps où la cigarette vous tapissait les narines de ses douces émanations.

21h00 : Entrée sur scène sobre et somme tout classique d’un band sûr de lui, convaincu que plus rien n’est à prouver, du moins pas devant une assistance de moins de deux mille personnes. Les débuts sont tonitruants et agréablement nerveux. La fougue et l’énergie nullement calculées. Ici tout est naturel et parfaitement spontané, allant jusqu’à rappeler les jeunes années des Clash. Une petite demi-heure grisante à souhait, accueillie à bras ouvert par un public réceptif comme jamais et puis un mini drame survient.

21h28 : Les premières notes du morceau qui a popularisé le groupe retentissent. L’audience exulte… un court instant. « Post Break Up Sex » est méconnaissable, joué bien trop rapidement. Les paroles sont bafouillées dans un micro trop éloigné. La cassure entre le public et l’auditoire est effective (à l’exception de quelques irréductibles aficionados). Il faudra trois titres au groupe pour relever la tête et récupérer l’engouement manifesté précédemment par le public de la capitale. Fort heureusement, « If You Wanna », autre référence des Vaccines, s’avère dantesque dans son format ‘live’. Une claque qui va durer près de cinq minutes (soit près du double de la version studio). Fiers d’être parvenus à reconquérir une assemblée, les Anglais quittent la scène caressant le doux espoir d’être rappelés sur leur terrain de jeu par une foule en liesse.

21h45 : Ils reviennent, le regard victorieux et, comme pour se faire pardonner d’une prestation inégale, offrent à Bruxelles une exclusivité mondiale : « Aftershave Ocean », jusqu’ici jamais décliné sur les planches. S’ensuivent « Bad Mood » et « Norgaard », interprétés de la plus belle des manières pour conclure.

21h55 : Ils quittent définitivement l’estrade après 55 minutes de concert, rappel compris, laissant un goût amer de trop peu dans la bouche des spectateurs. Consolons-nous malgré tout, ce set était bref, certes, mais ô combien intense ! Et puis, c’était peut être la dernière date belge à dimension humaine de ce groupe qui n’en finit plus de grimper les marches du succès.

Setlist

1. No Hope
2. Wreckin’ Bar (Ra Ra Ra)
3. I Always Knew
4. Tiger Blood
5. A Lack of Understanding
6. Wetsuit
7. Teenage Icon
8. Under Your Thumb
9. Ghost Town
10. Post Brek-Up Sex
11. All in White
12. Change of Heart, Pt. 2
13. Blow It Up
14. If You Wanna

Encore:

1. Aftershave Ocean
2. Bad Mood
3. Norgaard

(Voir aussi notre section photos ici )

 

The Vaccines

What did you expect from the vaccines ?

Écrit par

Le titre de l’album des Vaccines est formulé sous la forme d’une interrogation : ‘What did you expect from the Vaccines ?’ Réponse : presque tout. Et elle est unanime.

Adulé par le NME et encensé par Steve Lamacq, sur les ondes de la BBC, The Vaccines sont depuis quelques semaines la nouvelle coqueluche des Anglais. Et donc, impossible d'y échapper.

La hype en place, et suite à un concert bref mais jouissif, accordé en février dernier, à l'Orangerie du Botanique (voir chronique sur notre site), restait à statuer sur cet opus.

D'emblée, « Wreckin' bar (Ra ra Ra ») situe le groupe et ses ambitions bien au delà de la mêlée. En une minute vingt-deux tout en inoculant un humour dévastateur, The Vaccines renvoie pléthore de groupaillons jouer dans le bac à sable.

Ce qui frappe à l'écoute de ce brûlot, c'est l'indéniable qualité de ces pop songs, la gouaille de ses auteurs et leur incontestable talent à reformuler un rock qui décidément renaîtra toujours de ses cendres. Le tout servi avec une décontraction pince sans rire du meilleur effet. Le piège est béant et c'est sans dissimuler ma satisfaction que je m’y plonge.

Car il semble difficile de résister à ce « If you wanna » si entraînant et entêtant, aux faux airs d'optimisme débridé ou à ce « A lack of understanding » à l'accent débonnaire balancé au gré d'une basse ronde qui scintille sous les facettes miroitantes du bal de fin d'année.

Dans une intro dissonante et toutes guitares dehors, « Blow it up » rappelle les Wedding Present et les Pixies. Excusez du peu! Souligné par un défaut de prononciation souligné à la truelle dans le premier couplet (une réelle volonté qui résulte d'un mystérieux désir formulé en studio, car ce chuintement n'apparaît pas aussi évident dans la première mouture du mix), ce titre est sans doute le plus énigmatique de l'album. Mais son efficacité n'en demeure pas moins percutante.

Ensuite, « Wetsuit » se pose en manifeste légèrement plus grave, avant que « Norgaard » ne se déballe comme une friandise (tout comme le mannequin auquel cette déclaration est dédiée).

Puis vient « Post break-up sex », ce single imparable et irrésistible dont la version album s'affuble d'un peu plus d'audace que sur les ondes FM par la grâce d'une petite digression de vocabulaire. Clin d'œil !

« Under your thumb » est peut-être le morceau le plus faible.

Qu'à cela ne tienne, puisque s'ensuit « All in white », conduit par une basse conquérante et des salves mélodiques de haute volée.

A ce stade, ce disque figure déjà en bonne position pour les Polls de fin d'année.

« Wolf Pack » et « Family friend » ne viendront pas ternir cette impression d'ensemble, ce sentiment d'être confronté à un groupe d'excellence, à un groupe d'exception.

Je tiens l'objet dans les mains, je contemple sa pochette, son livret intérieur, et je souris. Oui, ce petit disque est un grand disque. Et il faudra compter à l'avenir sur The Vaccines, dont l'humour sous-jacent irradie de bonne humeur jusqu'aux dernières notes (ici cachées).

iTunes : http://itunes.apple.com/be/album/what-did-you-expect-from-vaccines/id420038936

 

The Vaccines

Piqûre de rappel

Écrit par

Sur foi d'une poignée de singles aussi enthousiasmants qu'emplis de promesses, La hype The Vaccines déferlait ce vendredi sur notre plat pays. Engouement intempestif ou réel potentiel à suivre sur le long terme? Première approche...

Les portes de l'Orangerie s'ouvraient donc en lieu et place de celles de la Rotonde, pour un concert qui avait tôt fait d'engranger les demandes. Remplie de curieux, la salle vibrait d'impatience alors que la première partie s'installait sur scène.


A peine sorti de l'enfance, les quatre de Throw Television donnent le ton et s'affichent sans complexe. Directe, fougueuse et déjà bluffante de maîtrise, la musique de ces ketjes assure l'essentiel, à savoir une agréable mise en jambes avant l'évènement tant attendu.

21h00. Les membres de The Vaccines s'approprient les lieux pour un concert abrasif de... trente-cinq minutes.

Que faut-il retenir de celui-ci?

Primo, le groupe possède un fameux potentiel, manifeste un charisme certain voire une certaine propension à la prétention (NDR : notamment dans le chef du guitariste ; ce qui du reste peut faire figure d'argument commercial), et est responsable de hits irrésistibles

Secundo, les morceaux encore inconnus valent bien ceux qui, jusqu’à présent, nous ont chatouillé les oreilles. De bonne augure en ce qui concerne ce premier album au titre judicieux « What did you expect from the Vaccines? » qui tombera, très prochainement, dans les bacs de toute bonne officine.

Enfin, si la durée du set et l'absence de rappels justifiaient une grimace légitime de la part des spectateurs venus en masse, force est de constater que la qualité de ce concert mérite à lui seul de consacrer toute son attention à l'avenir de ces Londoniens.

Si « Love break-up sex », dernier single en date, accroche immanquablement par son gimmick très Wedding Present, « If you wanna » est une chanson Pop on ne peut plus classique, alors que « Wreckin' bar (ra ra ra) » se déverse dans vos tympans comme une décharge d'adrénaline Punk. Mais le charme principal de ce groupe procède avant tout de son énergie dévastatrice et sa bonne humeur communicative. Alors, efficace antidote à la morosité ambiante? Une chose est sûre, au vu des sourires plaqués généreusement au sortir de cette courte soirée, si ce n'est l'immunité totale à l'ennui, The Vaccines offre tout de même une solide dose de ‘good time’.

A suivre...

Organisation: Botanique.