Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

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Winter

Winter adults only ?

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Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme ‘Frankenstein’ de Mary Shelley et des comédies romantiques des années 90, est une lettre d'adieu à son temps à Los Angeles. Il a été enregistré sous la houlette de son collaborateur de longue date JooJoo Ashworth et mixé par Henry Stoehr.

L'opus s’ouvre par une introduction délicate avant de passer à une attaque musicale complète sur la compo "Just Like A Flower". Samira Winter, la chanteuse-compositrice et guitariste, décrit cette chanson comme capturant l'essence de la rêverie dans sa chambre. Le clip vidéo de ce morceau a été filmé à Los Angeles, ajoutant une couche de nostalgie et de vulnérabilité.

Winter, qui a grandi à Curitiba, au Brésil, et a déménagé à Los Angeles en 2013, a trouvé un sentiment d'appartenance dans la communauté rock DIY de la ville. Cependant, elle a ressenti le besoin de changer de décor pour faciliter sa croissance personnelle, ce qui l'a amenée à déménager à New York.

« Adult Romantix » explore les souvenirs et la nostalgie de ses 20 ans à Los Angeles, tout en abordant des thèmes de romance pure, d'autosabotage regrettable et de contemplation profonde. L’œuvre est marquée par des vagues de pédales de distorsion et des guitares acoustiques en accord ouvert, créant une ambiance à la fois douce-amère et introspective. 

Le clip de « Misery (feat. Horse Jumper of Love) est disponible ici et celui de « Just like a flower »

 

 

Johnny Winter

Johnny Winter s’est éteint en été…

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Véritable icône du blues et du rock, Johnny Winter vient de nous quitter. Il est décédé ce 16 juillet. Il avait fêté ses 70 ans, en février dernier. Albinos, ce Texan avait entamé sa carrière à la fin des 50s, en compagnie de son jeune frère Edgar. Il faudra attendre la fin 60s pour qu'il recueille un début de reconnaissance, et en particulier lors le la sortie de son premier elpee, "The progressive blues experiment", en 1968. L’année suivante, il est signé chez Columbia et grave un opus éponyme. C’est également en 1969 que Johnny se produit sur la scène du festival de Woodstock!

A cette époque, Winter voulait créer sa propre musique, en s’inspirant à la fois du blues et du southern rock, mais sous une forme plus puissante. Son troisième elpee, "Johnny Winter And", enregistré en compagnie du talentueux gratteur Rick Derringer, va lui permettre d’atteindre la consécration.  

Il décide alors de donner un nouvel élan, fin des 70’s, à la carrière du mythique bluesman, Muddy Waters, en produisant quatre albums du géant de Chicago. En 1984, il signe chez Alligator ; ce qui va permettre au label blues de publier une trilogie d'exception. En l’occurrence, "Guitar slinger", "Serious business" et "Third degree". Il rejoint un peu plus tard l’écurie Pointblank.

Winter rencontre ensuite de sérieux problèmes de santé : ce qui va l’éloigner de la scène pendant quelques années.  

Lorsqu’il revient dans le circuit, on se rend compte qu’il a perdu certaines de ses aptitudes. Mais il compense ces carences par une passion, demeurée intacte.

La sortie d’un nouvel album intitulé "Step back" était prévue pour ce 2 septembre. Johnny souhaitait en revenir au blues de ses origines, et avait reçu, notamment, lors des sessions d’enregistrement, le concours d’Eric Clapton, de Billy Gibbons, Leslie West, Joe Perry, Joe Bonamassa, Brian Setzer, Ben Harper ainsi que Dr John.

Johnny s’est éteint au beau milieu d’une tournée européenne ? Deux jours plus tôt, il avait encore participé au festival de Cahors, soit le 14 juillet. Il s'y était déjà produit en 2011. Il est décédé inopinément dans sa chambre d'hôtel, à Zurich.

L’histoire se souviendra de cette authentique légende du blues et du rock. Un guitariste ingénieux, dont les interventions gémissantes à la slide étaient particulièrement expressives, collant merveilleusement à sa voix à la fois sauvage et déchirante…

 

 

Zulu Winter

Language

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Ce n’est pas du côté de l’Afrique qu’il faut aller chercher les influences de Zulu Winter mais plutôt dans la très décennie très à la mode des 80’s. Fondé en 2011, à Oxford, ce quintet y essentiellement puise son inspiration, à l’instar de Wild Beasts et Friendly Fires. Alors buzz ou flop en perspective ? Le management du groupe a été confié au même guru (Winter ?) que Kaiser Chief, The Cribs et Crystal Castles. Ballotage favorable. Néanmoins, hormis « We Should be Swimming » et « Silver Tongue », dont l’efficacité n’est pas sans rappeler Coldplay, « Language » manque de tubes immédiats. D’ailleurs, leur pop mélancolique, légèrement teintée d’électro –et parfois de jazz– exige plusieurs écoutes avant d’être appréciée à sa juste valeur. On reprochera également à cet elpee, une mise en forme un peu trop lisse (NDR : on n’assure pas la première partie de Keane pour rien) de morceaux pourtant subtils, mais qui perdent leur spécificité à cause de ce traitement inapproprié. Les musicos sont certainement talentueux, mais leur « Language » est ici bien trop stéréotypé…

 

Gone Til Winter

Gone Til Winter (Ep)

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Gone Til Winter doit être le seul groupe originaire de Manchester à ne pas jouer de la BritPop. Rien que pour cette raison, il faudrait lui décerner un disque d’or. A mille lieues de la musique ‘people’ acidulée des Oasis, Stone Roses, Happy Mondays, Primal Scream et autres combos de sa ville natale, Gone Til Winter, lui, fait headbanger Manchester.

Drivé par la jolie Talena Smith, le quatuor s’est formé en 2007. Et sur son nouveau mini elpee éponyme, il propose un mélange intéressant de gothic métal et de heavy trash mélodique. On pense souvent à Evanescence (NDR : le timbre de Talena est vraiment proche de celui d’Amy Lee), mais aussi à Lacuna Coil et Paradise Lost. La musique de cette formation est cependant un peu plus métallique que celle des trois combos précités ; à cause de l’incorporation d’éléments heavy trash mélodiques (riff speedés et soli de guitares) semblables à ceux dispensés sur les disques d’un groupe comme Nevermore. Quoique guère révolutionnaire dans l’univers des groupes de ‘métal à chanteuse’, « Gone Til Winter » constitue un disque très agréable à écouter. On en redemande.

 

Winterborn

Farewell to Saints

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Vu le patronyme, on aurait pu imaginer que les Finnois de Winterborn évoluaient dans les mêmes sphères que Nightwish. Absolument pas ! Le groupe se complait dans un style qui navigue quelque part entre power metal à l’allemande et heavy traditionnel. Le combo débarque de ses froides contrées, un deuxième album sous le bouclier. La sortie de « Cold Reality », leur premier opus, leur avait permis d’assurer la première partie de Doro, lors de sa tournée européenne, en 2006. On ne retiendra pas grand-chose de ces prestations à la limite de l’insipide.

A l’instar du précédent elpee, « Farewell to Saints » est loin d’être un monument d’innovation. Faut dire que les structures des morceaux ne diffèrent guère. Mais si les six protagonistes ne manifestent pas une originalité débordante, l’efficacité de certains riffs et les jolies nappes de claviers relativement discrètes, rendent l’ensemble finalement très accessible et facilement assimilable. Rien à voir avec Opeth, Riverside ou Porcupine Tree, bien entendu. On navigue plutôt dans des eaux sonores semblables à Rage, Iron Savior voire même Edguy. Les quelques apaisantes ballades ont été particulièrement soignées, et constituent paradoxalement un des points forts de cette rondelle qui bénéficie d’un mixage compact et carré.

Si certains amateurs de Power metal symphonique devraient trouver leur bonheur à l’écoute de ce « Farewell to Saints », les fans de rock burné risquent fort de rester complètement insensibles à ce type de musique… 

 

Wintersleep

Welcome To The Night Sky

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« Welcome To the Night Sky », le troisième opus de Wintersleep, combo originaire de Nouvelle-Ecosse, a donc dû se farcir toute une série d’étapes avant de trouver une place confortable dans les bacs européens. Publiée d’abord au Canda –c’était en octobre 2007–, l’œuvre n’avait guère suscité d’intérêt chez les distributeurs anglais. Avant que, l’année suivante, Wintersleep décroche le Juno Award (les Victoires de la Musique, version canadienne) consacré au ‘meilleur nouveau groupe de l’année’. Le reste de l’Europe va donc suivre le mouvement. Ce qui permettra à ce « Welcome To The Night » d’achever enfin son long voyage vers nos contrées, en février 2009.

Wintersleep est l’une de ces formations capable d’enthousiasmer et de crisper à égales mesures. Ainsi, « Welcome To The Night Sky » est parcouru de petites perles comme l’excellent “Weighty Ghost” et son refrain à la Arcade Fire ou « Miasmal Smoke & the Yellow Bellied Freaks », mariage inopiné entre Mogwai et Pearl Jam. Mais il recèle également d’autres extraits baignant dans un rock plus basique à la Coldplay, Snow Patrol, Editors et consorts (« Search Party », « Astronaut », « Laser Bean », « Archaeologists »…). Enrichi de deux bonus tracks, « Welcome To The Night Sky » n’est pas le meilleur labeur des Canadiens. Ils détiennent cependant le potentiel nécessaire et indispensable pour surprendre…

 

Winterpills

Central Chambers

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Un sans faute pour Winterpills. Après le splendide éponyme et le non moins bon « A Light Divide », le quintet propose un troisième essai résolument pop. L’optimisme que l’on reprochait au second essai de la formation prend ici tout son sens et s’allie parfaitement à la beauté des arrangements. Sans atteindre l’éclat de « Winterpills », « Central Chambers » semble être le disque le plus abouti de Philip Price et de ses compagnons. Flora Reed et ses vocalises somptueuses y tiennent d’ailleurs une place prépondérante, renforçant le pouvoir magnétique des compositions de Winterpills.

La formation n’en démord pas, son influence principale demeure Elliott Smith mais elle lorgne cette fois également du côté de leurs contemporains tels que Arcade Fire (« Wire ») ou encore Low (« Everything »). Les majestueux « What Makes Me Blind ? », « Immortal », « Secret Blue Thread » et « Beesting » confirment le talent d’écriture de Philip Price qui, après avoir fait ses armes dans de nombreuses et obscures formations, s’est déniché une famille fiable et soudée. Ne reste plus au public que de découvrir enfin ce génialissime combo qui, bien plus que d’autres, mérite une certaine reconnaissance…  

 

Rachel Unthank & The Winterset

The Bairns

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Cet album est paru en 2007, mais il n’a été distribué sur le Vieux Continent que l’année suivante. A cette époque, la formation était exclusivement féminine. Depuis, la pianiste Belinda O’Hooley a cédé le relais à Stef Conner. « The Bairns » constitue leur deuxième opus et il fait suite à « Cruel sister », sorti en 2005. Si les quatre membres de la formation se partagent les vocaux, c’est Rachel qui assure le chant principal. D’un timbre délicat, d’une grande pureté, mais grevé d’un accent du Nord-est de l’Angleterre (NDR : le quatuor est originaire de Northumbria), lorsqu’elle n’interprète pas carrément ses lyrics en dialecte local. Des textes sombres, dramatiques, émouvants, qui traitent aussi bien d’amour perdu, de violence conjugale que de mortalité infantile. Bref, pas de quoi faire la fête. La plupart des chansons s’inspirent ainsi de morceaux traditionnels, même si on y retrouve des compos personnelles et une cover bouleversante du « Sea song » de Robert Wyatt. Si basiquement Rachel Unthank & The Winterset puise dans l’héritage du folk typiquement britannique et en particulier chez Fairport Convention, leurs morceaux sont tantôt teintés de jazz, de blues, de cabaret, de classique, de pop voire de musique contemporaine, quand ils n’adoptent pas un profil de berceuse d’enfants. On a même droit à de réguliers exercices de style a cappella. Les harmonies vocales sont d’ailleurs absolument époustouflantes, même si elles peuvent parfois se révéler glaciales. Si le(s) violoncelle(s), le piano et le(s) violon(s) se partagent l’essentiel de l’instrumentation, l’une ou l’autre compo implique de l’ukulélé, un zeste de guitare et une double basse. Le tout enrichi d’arrangements irréprochables et circonstanciellement enrobé d’orchestrations majestueuses. Un seul reproche : le climat qui baigne tout au long des quinze plages de cet elpee : morose, mélancolique, presque sordide. Il y a bien un soupçon de valse (« Blue bleezing blind drunk »), de jigue (« Blue Gaen’ Oot O’ The Fashion ») et d’allégresse (« My Donald »), des tentatives de changement de rythme (NDR : le mid tempo est parfois toléré), mais les longues mélopées finissent par vous flanquer le bourdon. Dommage, car c’est un disque absolument irréprochable…

 

Winterpills

The Light Divide

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Winterpills remet le couvert deux ans après son immense premier essai éponyme. « The Light Divide » reprend  à peu de choses près là où Phillip Price et ses potes s’étaient arrêtés. Les paysages désolés se dessinent à nouveau dès les premières notes du morceau d’ouverture, « Lay Your Heartbreak », ravivant le sentiment de faux désespoir provoqué par le disque précédent et qui avait sournoisement laissé ses marques. La formation s’est cependant appliquée à apposer une once d’optimisme supplémentaire. Pas forcément nécessaire. Un petit point négatif qui s’avère insignifiant devant la beauté des harmonies vocales de Price mariées à celles de Flora Reed. Cette dernière s’avère d’ailleurs beaucoup plus présente que sur « Winterpills », ce qui n’empêche pas le fantôme souriant d’Elliott Smith de hanter quasi chacune des compositions de ce nouvel et (presque) impeccable second recueil. A écouter sous la couette, des images plein la tête…

Winterpills

Winterpills

Écrit par

Bienvenue dans le monde féerique de Winterpills, quartet mené par Philip Price, homme aux projets multiples (The Maggies, Feet Wet, Memorial Garage, Gay Potatoes,…) mais qui semble, avec cette formation, avoir enfin trouvé sa voie. Disque aux faux accents de désespoir, « Winterpills » passe en revue les maux de ce monde et se donne comme mission de les éradiquer en n’usant que de la beauté lyrique de son contenu paradoxal. Le micro se partage entre la voix claire-obscure de Philip Price et le souffle divin de Flora Reed contant en chœur les tourments de leurs amis proches, sur des arrangements opaques (« Pills For Sara », « Cranky », « Letter To A Friend In Jail »). Sombre de prime abord, la formation change ensuite la donne en promettant aux âmes les plus amères un futur meilleur (‘you will live forever’ fredonnent-ils sur « Found Weekend »). Bien plus qu’un bout de plastique, le premier album de Winterpills, oscillant entre slo-core et folk acoustique, peut sans aucune difficulté faire office de calmant, de psy ou de confident de substitution. Magistral, intelligent et relaxant.

61 Winter’s Hat

61 Winter’s Hat (Ep)

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61 Winter’s Hat est un projet monté par Fabio Magistrali et Mattia Coletti. Un duo italien (le premier nous vient de Milan et le second d’Ancône) dont la musique avant-gardiste mêle psychédélisme, folk et électronique. Dans l’esprit du célèbre « Several Species Of Small Furry Animals Gathered Together In A Cave And Grooving With A Pict » du Floyd. Enfin, c’est l’impression que nous a laissée cet Ep 4 titres. Ou plus exactement cinq ; si on tient compte des commentaires ajoutés en fin de parcours.

Thomas Winter Et Bogue

Sur la colline

Écrit par
En littérature ou en musique, pour parler d’amours déchus, d’heureuses amourettes ou de solitudes éperdues, les mots de la langue française gomment la concurrence linguistique à grands coups d’effaceurs. Conscientes de leur fonction romantique, les lettres s’amusent et se promènent sur le tableau noir de nos deux professeurs au cœur brisé : Thomas Winter et (Nicolas) Bogue. "Sur la Colline", il pleut toujours. Mes yeux sont secs, mon cœur déprime. L’improbable duo excelle dans l’art contagieux de troquer une triste réalité contre une tendre dose épicée d’existentialisme romantique. Amateurs confidentiels de textes crus et d’infaillibles mélodies, Winter et Bogue maîtrisent la chanson française, la légèreté narrative, le poids des mots. A travers des paysages érotiques où ne subsistent que haine et rancune, les deux garçons chantent et confessent nos plus sombres pensées. "Sur la colline", deuxième album confondant, élève sans mièvrerie nos animosités les plus acérées vers des sommets pacifiques, des panoramas de mélancolie poétique.

Johnny Winter

Dust Bowl blues

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Johnny Dawson Winter III est âgé de soixante ans depuis le 23 février dernier. Un anniversaire qu’il n’a fêté que quelques mois plus tard. En commettant "I'm a bluesman", son premier opus depuis plus de six ans. Originaire de Beaumont au Texas, cet albinos avait fondé son premier groupe en 1962, Johnny and the Jammers. En compagnie de son frère cadet Edgar, préposé alors au piano. Au cours des années suivantes, il aligne toute une série de singles sur différents labels, plus obscurs les uns que les autres. En 67, il émigre à Houston ; et l’année suivante concocte "The progressive blues experiment", un elpee pour lequel il reçoit le concours de Tommy Shannon à la basse et d’Uncle John Turner aux drums. Signé par Columbia, il leur consacre cinq albums. Jusqu'en 1974. Il est alors considéré comme une véritable megastar. Il passe alors chez Blue Sky, un sous-label de CBS. A cette époque, il fréquente de plus en plus Muddy Waters, et rejoint d'ailleurs le MW Band en 1977. De cette rencontre naîtront quatre long playings. A l’issue de ce périple, il a quelque peu perdu de sa notoriété. Le label chicagolais Alligator tente alors de le remettre sur pied. Avec des résultats plus ou moins concluants…
 
Ce box set réunit quatre disques. Mais le plus intéressant est sans conteste le premier. Baptisé "Walking by myself", il immortalise un concert live enregistré en 1977, à Long Island (New York). Un set programmé dans le cadre de la tournée organisée pour assurer la promotion de l'album "Nothing but the blues". Apparemment, Johnny est accompagné par Edgar Winter au piano, Pat Ramsey à l’harmonica, Pat Rush à la guitare, I.P Sweat à la basse et Bobby Torello aux drums. Un concert exceptionnel au cours duquel Johnny est au sommet de son art. On y retrouve les superbes blues lents "Mother Earth" et "Busted in Austin", des blues rockers ("Messing with the kid", "Walking by myself") et quelques titres franchement rock qu'il avait l’habitude d’interpréter à cette époque : "Johnny be good" ainsi que les reprises d’"It's all over now" et le "Jumping Jack flash" des Rolling Stones.
 
Intitulée "A lone star kind of day", la deuxième plaque nous replonge dans la période qui précédait son avènement au rang de star. De nombreuses plages sont extraites de sessions issues des 60s, parfois des 70s. On y décèle déjà la future étincelle qui s’annonce. Sa manière furieuse de chanter, comme si sa vie en dépendait, est éloquente sur le morceau d’ouverture. Une version originale du "Louie louie". Pourtant, on le reconnaît à peine lorsqu'il chante "We go back quite a ways". Un blues qu’il interprète parfaitement face aux choeurs féminins. Difficile d’imaginer qu’"Ease my pain" soit de Johnny. Même si c’est un swamp blues de bonne facture. Que dire alors lorsqu’il chante "Fallin' in love" et "Shed by many tears", des chansons d’amour interprétées avec bien de la conviction. Pur country honky tonk, "A Jack Daniels kind of way" intègre même un violon. Cet opus recèle quelques moments intéressants. Et je pense tout particulièrement à l'instrumental "Ookie dookie stomp". Au curieux "Broke and lonely". On croirait presque entendre le Sir Douglas Quintet" d'un certain Doug Sham.
 
Intitulé "Nightrider" le troisième disque propose des prises alternatives et quelques inédits. Des enregistrements exclusivement destinés aux inconditionnels de Winter. A nouveau des témoignages d’un artiste en devenir. Evidemment, on y discerne déjà son génie musical. Qui se manifeste déjà sur le Delta blues électrique "Half a pint", un blues lent bien senti. Ou encore tout au long de "Carefool with a fool", au cours duquel la flamme est bien présente. Je retiendrai encore des versions très poignantes de "Leaving blues" et du "Kind hearted woman" de Robert Johnson. Dommage que ces bandes ne fassent l’objet d’aucun commentaire. Un travail d'archiviste aurait été bien nécessaire pour les mettre en valeur !
 
Le quatrième volet (NDR : "Blue to the bone") épingle une session studio de 1967. Soi-disant inédite elle est rehaussée par la présence de Calvin Loudmouth Johnson. Cette tranche de blues primaire n’a cependant rien d’inédit. De cette plaque seules les plages très roots "Lien on your body", "Alone in my bedroom" et "Take my choice" méritent une attention particulière. En fait ces quatre albums étaient déjà parus séparément sur le label américain Relix. En 1992. Et sous la forme du même coffret 4CD en 2000.

The Long Winters

When I Pretend To Fall

John Roderick est un des plus fidèles destriers de la pop gracile et champêtre. De très bon augure, ce " When I Pretend To Fall " recevra sans doute tous les honneurs, des amateurs de chansons folk-pop-country à la Wilco aux " College Radios " qui passent REM et les Counting Crows. De fait, The Long Winters sonne un peu comme la bande à Michael Stipe. Même Peter Buck a mis la main à l'ouvrage (la mandoline sur le merveilleux " Cinnamon "). C'est sympa, sautillant, charmant : " When I Pretend To Fall " possède une veine mélodique qui fait mouche à tous les coups, malgré la production de Ken Stringfellow (Posies, Big Star) un poil trop lisse. Le meilleur : ce " Blanket Hog " en forme de symphonie de poche (riffs costauds, violons, trompettes) suivi d'une ballade contrastée (" It'll Be A Breeze "), toute en simplicité et finesse (une guitare acoustique, une voix). En deux chansons, Roderick montre l'étendue de son talent de songwriter. Ne lui reste plus qu'à piquer la vedette au grand chauve efféminé pour faire péter la tirelire.