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La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au…

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mercredi, 20 mai 2015 23:02

Barbara, du bout des lèvres...

Camille Simeray (de la Meute Rieuse) & Sam Burguiere (des Ogres de Barback) vous emmènent en balade autour de l'univers de la regrettée Barbara, revisitant une partie de son répertoire, s'attachant à ses combats, à son désespoir mais aussi à son humour.

Porté par l'oeil expérimenté de Werner Büchler, le duo ose l'appropriation sans pour autant dénaturer les morceaux originels & leur beauté mélodique. Les textes sont chantés, criés ou encore chuchotés et continuent de nous bouleverser tant ils parlent de chacun de nous & de nos luttes quotidiennes.

Volontairement intimiste, le spectacle tend à respecter au mieux la théâtralité des textes et la poésie qui s'en dégage. Du bout des lèvres en somme...

C'est un enchantement." (Bernard Serf, neveu de Barbara, représentant de ses ayants droits).

Date : 25 mai 2015 à 20h00
Lieu : Centre culturel de Jette – L’Armillaire - 145 bd de Smet de Naeyer - 1090 Jette

(D’après communiqué de presse)

http://www.ccjette.be/chanson-francaise-hommage-a

https://www.facebook.com/barbaraduboutdeslevres?_rdr

 

 

 

samedi, 28 mars 2015 16:37

Noémie Wolfs quitte Hooverphonic

D’un commun accord, Hooverphonic et Noémie Wolfs ont décidé de mettre fin à leur collaboration.

Alex et Raymond tiennent à remercier Noémie pour ces cinq dernières années et lui souhaitent beaucoup de succès dans le futur.

Le groupe tient à remercier les fans d’Hooverphonic : ‘Nous vous remercions pour votre soutien et nous vous tiendrons au courant de nos projets.’

Il n’y aura pas de réactions supplémentaires de la part de l’artiste, du management ou du label.

(D’après communiqué de presse)

 

 

Le jury des Octaves, composé de professionnels du secteur, a décerné cette année douze Octaves et cinq prix :

LAURÉATS - CATÉGORIES MUSICALES

Chanson française  Ivan Tirtiaux "L'envol"

Pop / Rock  BRNS "Patine"

Musiques urbaines  Mochelan "Image à la pluie"

Musiques électroniques  Herrmutt Lobby "Midi + Demi"

Jazz  LG Jazz Collective "New Feel"

Musiques du monde  Didier Laloy & Kathy Adam "Belem"

Musique classique  Vox Luminis et Les Muffatti  dans "Brockes-Passion", une œuvre de Keiser

Musique contemporaine  Cindy Castillo, Aurélie Franck, œuvres de Claude Ledoux et de Jean-Pierre Deleuze, ingénieur du son Jarek Frankowski  "Fragments"

LAURÉATS - CATÉGORIES GÉNÉRIQUES

Album de l’année  "Patine" - BRNS

Artiste de l’année  Antoine Chance

Spectacle / Concert de l’année  Stromae

PRIX

Prix Plug RTL  Nicola Testa pour  "Koko"

Prix PointCulture  André Borbé

SABAM Award Jeff Bodart  Girls In Hawaii pour  "Rorschach"

Prix de la Ministre de la Culture  Youness Mernissi

Prix Fun Radio  DJ Maestro

Jean-Luc Fonck (Sttellla) a reçu l’Octave d’honneur

www.lesoctaves.be

 

mercredi, 07 janvier 2015 18:18

Je suis Charlie

mercredi, 31 décembre 2014 16:49

Les feux d’artifice

Né le 30 juillet 1971 à Échirolles (Isère), Calogero Maurici est né au sein d'une famille d'origine sicilienne.

Ce fils d’ouvrier s’intéresse très tôt à la musique. Lui, son frère Gioacchino et un ami d’enfance partagent un goût immodéré pour la scène, et fondent Charts. Le groupe publiera cinq albums en dix ans !

Le succès commercial n’est pas véritablement au rendez-vous. La motivation des uns et des autres s’estompe. Ils se séparent en 1998. 

Le chanteur à la voix cristalline, référence à la transparence, la sonorité et la pureté, se lance alors dans une carrière solo. Pour notre plus grand bonheur !

Une flopée de tubes plus tard, tels que « En apesanteur », « Aussi libre que moi », « Tien an men », « Prendre racine » ou encore « Face à la mer », il revient ‘tout feu tout flamme’ en août 2014 pour allumer « Les Feux d’artifice ». Un disque coréalisé par Alan O’Connell. Les textes sont certainement les plus originaux qu’il ait pu recevoir. Les plumes de Marie Bastide (son épouse), Dominique A., Alex Beaupain, Christophe Cirillo et Paul Ecole y sont sans doute pour quelque chose. 

Enregistré entre Paris, Bruxelles et Londres, Calo nous propose douze titres aux influences anglo-saxonnes ; mais qu’il met au service de ce qu’il fait de mieux, à savoir de la bonne chanson française. Et le tout manifeste une finesse artistique rare ! 

L’édition ‘de luxe’ recèle un bonus de cinq titres : trois plages inédites dont l’une a été écrite par Charles Aznavour et deux versions acoustiques des singles « Un jour au mauvais endroit » et « Le portrait ».

Les sujets sont variés et intelligemment interprétés. Son cœur de « Cristal » porte un regard naïf sur le monde. Un petit reproche cependant pour cet elpee : l’absence de fil conducteur.

Pop/rock, fédérateur, « Un jour au mauvais endroit » rend hommage, sans jamais donner de leçons, à Sofiane Tadbirt et Kévin Noubissi. Ces deux adolescents ont été assassinés à Échirolles (Calogero y est originaire) par un groupe de jeunes de la Villeneuve de Grenoble. Les faits datent du 28 septembre 2012 et avaient indigné la sphère politico médiatique. En espérant que le message, fort et symbolique, soit entendu.

Balayant tout objectif mercantile (dixit son interprète), le single a connu un succès bien mérité !

Le chanteur y aborde aussi des thématiques sociétales telles que les familles recomposées (“Le Monde moderne”), l’homosexualité (“J’ai le droit aussi”) ou encore des enfants sans mères (“Le Portrait”, deuxième extrait de l’histoire très émouvante de ce petit garçon dessinant sa mère, que l’on devine décédée, à la craie).

Les gauchers on également ‘droit’ à leur petit clin d’œil à travers « Conduire en Angleterre ». Plus léger, certes, mais tout aussi subtil et touchant.

A l’écoute de ce petit bijou, je me surprends à siffloter, à chantonner… pour ensuite m’embraser rapidement de bonheur et de délectation !

Bref, « Les feux d’artifice » nous laisseront, à tous, des étoiles plein les yeux !

 

vendredi, 12 décembre 2014 00:00

En apesanteur…

Paru le 18 août 2014, le sixième opus de Calogero a été enregistré entre Paris, Bruxelles et Londres (pour la frime, raconte-t-il ironiquement à son public) ; et il est excellent ! Il aborde, dans un langage accessible, certains sujets sociétaux sensibles tels que l’acceptation de soi, la problématique des familles recomposées ou encore les relations mères/enfants… Sa plume n’est pas formatée par les diktats de l’industrie du disque. Elle est acerbe et sagace.  

C’est au Palais 12, à Bruxelles, devant un parterre de fans complètement ‘en apesanteur’ que le chanteur d'origine sicilienne a, le 12 décembre dernier, livré son cœur et dispensé ses riffs de guitare lors d’un show ‘son et lumière’ parfaitement huilé, durant près de deux heures! 

Evitant la surenchère, la discographie du chanteur a bien été revisitée. Le tout dans une ambiance tantôt intimiste, la formule piano/voix exacerbant l’émotion des textes, tantôt hystérique, comme par exemple lors de son interprétation de « Un jour au mauvais endroit », un morceau au cours duquel le public, poings en l’air, encouragé par l’artiste, a clamé haut et fort son indignation face au drame d'Echirolles (banlieue de Grenoble) où deux jeunes adolescents ont trouvé la mort.

Fils d'immigrés et d'ouvriers, le plus gaucher des bassistes (il s’en amuse tout au long de « Conduire en Angleterre ») vient du peuple d’en bas et on se ressent dans son rapport affectif avec son auditoire ! 

Le spectacle a d’ailleurs offert de jolis moments de complicité, comme lors de cette séquence plutôt cocasse au cours de laquelle le public a chantonné le gimmick de « Seven Nation Army » des White Stripes. Calogero a saisi la balle au bond et s’est tout naturellement livré au jeu en balançant quelques notes de basse provoquant l’hilarité du public.

Un très bon concert donc !

 

jeudi, 02 octobre 2014 10:43

Flashforward invite Terrence Parker (USA)

Vendredi, le 10 octobre 2014  @ Rockerill

Flashforward devient de plus en plus la soirée a ne plus manquée en Belgique.  C’est la soirée idéale pour aller voir des grands artistes dans un cadre intime et special. Le Rockerill rappelle les rares endroits atypiques de la scène club internationale, le Berghain ou le Tresor à Berlin, Fabric à Londres, des lieux qui fascinent par leur architecture mais aussi par leur atmosphère.

Initiée par DJ Globul et Fabrice Lig, les soirées FlashForward présentent  des artistes essentiels de la scène électronique. La programmation met en avant des artistes originaux, précurseurs et innovateurs.  Ils reçoivent les plus grands noms   de le scène comme Laurent Garnier,  Carl Craig, Kevin Saunderson, DJ Sneak, Ken Ishii, Stephan Bodzin, Brodinski, Kerri Chandler, Kink, … 

Pour chaque édition, les « Dirty Monitor », collectif de visuel carolo à la renommée mondiale, gratifient le public de visuels (mapping) époustouflants qui transcendent à chaque fois l’évènement.

La première soirée après l’été avec Carl Craig a bien lancé la saison et Flashforward continuera à presenter des soirées legendaries avec les plus importants producteurs de la techno, cette fois ci avec Terrence Parker, le père spirituel de la musique de Detroit et se sera sa première visite en Belgique.

(Communiqué de presse)

Terrence Parker
www.terrenceparkermusic.com
www.soundcloud.com/terrence-parker

Fabrice Lig
www.electronicbeats.net/tv?videopath=tv%2Fvideo%2Fslices-feature-fabrice-lig
www.fabricelig.com
www.youtu.be/SBrotbfFJXk
www.facebook.com/fabricelig
www.versatilerecords.com/

The Babel Orchestra
www.soundcloud.com/thebabelorchestra
www.facebook.com/pages/The-Babel-Orchestra/193428180673627

Globul
Résident Rockerill, on ne le présente plus…
www.facebook.com/pages/DJ-Globul/31121237995?ref=ts
www.03records.com

 

Infos pratiques:

Lieu : 

Rockerill, Rue de la Providence, 136, 6030  Marchienne-au-Pont

Horaires :  

De 22h. à  6h.

 Tickets : 

5 € à la porte   ( pas de prévente )

Line-up : 

Terrence Parker (USA),  The Babel Orchestra, Fabrice Lig, Globul + visuels de Dirty Monitor

 Pour plus d’info :

www.rockerill.com
www.facebook.com/Rockerillproduction
www.facebook.com/events/1500522606831276/

 

samedi, 31 décembre 1994 00:00

Unsafe

Bien que fondé en 1990, Channel Zero en est à son troisième opus. Un disque qui a été enregistré à New York sous la houlette de Michaël Barbiero (Metallica, Soundgarden, L7, Slash), alors que le précédent avait été produit à Nashville par Vinnie Paul, drummer de Pantera. De solides références pour cet ensemble belge dont le trash metal sauvage, redoutable, impitoyable est de la même veine que celui d'Helmet. Un seul reproche, la présence de clichés trop souvent empruntés à Alice In Chains. Sans quoi, dans l'univers du hardcore, cet "Unsafe" est loin de faire pâle figure...

 

samedi, 12 juillet 2014 01:00

LaSemo 2014 : samedi 12 juillet

Ma journée a commencé dès 6h00 du mat’. Raisons professionnelles. Mais votre serviteur est heureux de savoir qu’il va assister à la seconde journée du festival LaSemo ; un festival qui se déroule donc dans le magnifique parc du Château d'Enghien. Bref, pas tellement loin de mon domicile. Cependant, pour obtenir le sésame qui lui donne accès toute la journée, tu dois attendre minimum, 40 minutes au guichet d’entrée…

Je me dirige vers la scène 'Pavillon' pour y découvrir Marty and the Magic Minds, un quatuor qui pratique une sorte de pop rock teinté de jazz et de delta blues. Fondé en 2010, le quatuor réunit la jolie Vovk aux vocaux (NDR : elle chante dans la langue de Shakespeare), Martin Seghers (alias Marty) à la guitare, Lionel Pothin à la basse et le Kevin Aubry aux drums.

Le combo propose toute une série de chansons paisibles, en début de set. Les voix de Sasha et de Martin sont complémentaires. Mais je n'accroche pas trop. Trop calme pour votre serviteur. Et je décroche après 10 minutes.

Un autre quartet. Tourangeau. As de Trèfle. Leur aventure a débuté en 1996. Dans un garage… A ce jour il a écoulé un peu plus de 80 000 exemplaires de ses 5 albums. Des disques autoproduits. Et dans ce créneau, il a réalisé les meilleures ventes au cours de l’année 2 000, décrochant même une présélection aux Victoires de la Musique, dans la catégorie album découverte. Il a accordé plus de 800 concerts à travers toute la France et l’Europe. Et finalement, s’est forgé une certaine notoriété grâce au bouche-a-oreille.

Caractérisé par une irrésistible énergie rock rappelant la scène alternative hexagonale des 80’s, dont les regrettés VRP, leur musique véhicule des textes solides à l’humour grinçant. Le premier album « Haut les Nains », remonte à 1999. Il y a du rock. Du folk aussi. C’est déjanté, complètement loufoque ; mais surtout ce long playing sème un grain de folie sur la scène rock française, alors moribonde. Un opus qui recèle déjà quelques perles, comme « Haut les mains », « Chanson d’Amur » ou « Jessica ».

Le band fonde son propre label, La Charrette Productions, et vu le succès de l’opus signe un contrat sous licence avec BMG.  

Le deuxième elpee, « Sans les mains », paraît en 2003. Il est très bien reçu par la critique, mais également le public. En outre, le combo acquiert une solide réputation de groupe de scène, suite à ses prestations qualifiées de survitaminées.

Il se produit à la même affiche que d’autres ténors, comme Sergent Garcia, les Têtes Raides, Benabar, Jacques Higelin, Matmatah, les Wampas, La Tordue, Babylon Circus, Lofofora, Eiffel, High Tone, Les Wriggles, Percubaba, La Rue Ketanou, Hubert Felix Thiefaine, Les Hurlements d’Léo, Les Skatalites, Mass Hysteria, Max Romeo, et bien d’autres…

En 2005, il publie « Merci, Bonsoir », un Dvd live. De quoi faire le bonheur des fans de la première heure. Immortalisé dans son fief, à Tours, il confirme tout le bien qu’on pense du band sur les planches…

Après trois longues années de tournée, le combo grave le très attendu « Houlala ». Nous sommes alors en 2008. Un disque enregistré sous la houlette de Terence Briand. La popularité de la formation monte encore en flèche. Et étonnant, leur premier single issu de cet elpee, « A l’oreille de ta femme », parvient à faire une entrée fracassante sur les ondes radiophoniques, outre-Quiévrain.  

Plus ou moins150 concerts plus tard, accordés dans le cadre du ‘Houlala Tour’, en France mais aussi en Allemagne, Suisse et Tchéquie, périple au cours le band va croiser Shaka Ponk, Skip the Use, Les Ogres de Barback, Elmer Food Beat ou encore Zenzilé, As De Trèfle décide de pérenniser le dernier concert de ce périple, lors de son dernier show, exécuté de nouveau at home, à Tours. A l’Escale, très exactement. Un événement reproduit sur un Cd (mixé par Fred Norguet) et un Dvd (réalisation Les Films du Réel), sobrement intitulé « Houlalive ». Il paraît chez l’Autre Distribution, été 2010.

As De Trèfle est venu défendre son dernier elpee, « Pas Comme Tout Le Monde ». Et en live, il faut reconnaître que leurs compos véhiculent une véritable énergie rock. Pourtant, Géraldine, la violoniste attitrée, a cédé son archet à Smad. Mais ce dernier s’est rapidement intégré à l’ensemble, n’hésitant pas à colorer les compos de ses interventions stridulantes.  Parfois, leur folk/rock me fait quand même penser à celui de Louise Attaque. Même si leur expression sonore est parfois teintée de reggae. D’ailleurs, le chanteur a une vraie tête de rasta. Il épice ses lyrics de tas de calembours, des textes qui peuvent se révéler ravageurs ou atteindre le comble de la dérision. Ce qui ne l’empêche pas de solliciter l’auditoire pour reprendre les paroles en chœur.

« Bonjour A Tes Parents » ouvre le concert. On s’éclate à l’écoute de « Ça Ou D'La Merde » et « Tes Mains ». Burlesque, « Chanson d'Amur » fait pourtant la part belle aux grattes et au violon. Vieux standard du groupe, « Haut Les Mains » vous incite à jumper. Outre le fait de lever les bras en l’air. Un chouette spectacle à prendre au second degré, mais qui a surtout permis au public de faire la fête…

On ne peut pas dire que Fastlane Candies ait musardé en route, aujourd’hui. Ce matin, il se produisait aux Ardentes. Puis, il a mis le cap sur Enghien. Il est programmé sur le podium ‘Pavillon’. Et rien que pour le soundcheck, le public est déjà conséquent. Il s’agit de la quatrième fois que j’assiste à un de leurs sets. Et la toute première, c’était en supporting act de Wampire. Déjà, à l’époque, j’avais pris une véritable claque.

Fastline Candies est un autre combo liégeois signé par le label Jaune/Orange. Et dans l’espace rock francophone, c’est un gage de qualité. Après avoir publié un Ep 6 titres en 2011, baptisé "Cold Cold Caribbean", il vient de graver son premier opus, "Telenovelas", un elpee réalisé au Studio 5 (NDR : c’est aussi à Liège) et produit par Xavier Guinotte (My Little Cheap Dictaphone) ainsi que Raphaël Wynands.

Outre le chanteur/guitariste Alexis Alvarez (aka El Niño), l’autre gratteur Laurent Boutefire (aka Krispy Velours), le bassiste Baptcha et le drummer Jrm, le line up est enrichi d’une choriste, également préposée aux maracas, Sandy C. (aka Cheesy Cliché). Caractérisée par leurs superbes harmonies vocales, la pop acidulée du band ne manque pas de charme. Dès "Nothing At All" l’esprit est rivé par cette mélodie contagieuse. Un hit potentiel. Et si les guitares s’imposent, les percus trament le fil conducteur pendant que les voix caressent vos tympans. La setlist puise dans leurs deux essais : "Waiting", "Second Hand Boyfriend", "Girls", "Wound Me", "I Still", le premier single "Let Yourself Go", l’entraînant "Telling Stories" ; sans oublier le superbe "Telenovelas", titre maître de l’opus. Pas de claviers sur "La Chica", mais les vocaux féminins y mènent la danse. Le set s’achève en beauté par "Behind My Back" et le terrible "Summertime's Away". Excellent !

 

 

Direction grande scène pour aller applaudir un phénomène : Baptiste Lalieu aka Saule. Deux ans déjà qu’il étrenne son elpee « Géant », sur toutes les scènes des festivals. En produisant son album, Charlie Winston lui a ouvert les portes du circuit international. Et lui a aussi permis de prendre une autre dimension sur les planches. Ainsi, depuis, Baptiste n’hésite plus à haranguer les foules, mettant littéralement le feu partout où il passe. Pas étonnant qu’une grande amitié soit née entre les deux artistes.

Le set s’ouvre par l’incendiaire « Home Sweet Home». Ce sera le point de départ d’une hystérie collective déclenchée par « Chanteur Bio ». Il y a une belle interactivité entre  Baptiste, ses musiciens et le public. Si on jumpe sur « Un Type Normal », « Vieux » concède quelques instants de douceur. Un zeste de reggae nous propulse quelque part du côté de Kingston. Un extrait du premier opus destiné à ne pas trop perturber les fans de la première heure. « Dusty Man » constitue le cœur du spectacle, même si la voix de Charlie est remplacée par celle du bassiste, également préposé aux quatre cordes au sein du backing group du Britannique. C’est la sixième fois que j’assiste à un show de Saule. Un spectacle toujours aussi endiablé et enchanteur. Pourtant, il serait peut-être temps que Baptiste se décide d’écrire de nouvelles compos, ou tout au moins, de les inclure dans sa set list. Et s’il souhaite augmenter son capital sympathie, il serait peut-être bien inspiré en accordant une interview à Musiczine. C’est un appel du pied. J’attends impatiemment sa réponse…

Sur le podium ‘Pavillon’ se produit le ‘Régional’ de l’étape, en l’occurrence le très affable Cédric Gervi. Il est en pays conquis. Il exerce la profession d’enseignant à Enghien, sa ville d’origine. Ses aficionados sont venus en masse. Il y a d’ailleurs un monde fou sur la plaine. A l’instar de Jean-Luc Fonck, Cédric est un artiste atypique. Ses textes sont engagés, subtils et surtout truffés de calembours. Mais c’est un soliste, et il chante en s’accompagnant uniquement de sa guitare. Etonnante mais excellente initiative, une intermédiaire reproduit les textes de l’artiste en langage des signes. J’avais déjà eu l’occasion d’assister à ce type de relais, lors d’un concert de Kiss And Drive. Et même pour les personnes qui ne sont pas malentendantes, le spectacle est exceptionnel. D’autant qu’on ressent une complicité extrême entre l’artiste et l’intermédiaire. Cédric nous signalera quand même avoir dû adapter son spectacle pour faciliter le travail de la traductrice. Il a ainsi exhumé quelques anciennes perles, issues d’un répertoire qu’il avait délaissé.

La prestation de Cédric est terminée et je tire ma révérence en faisant l’impasse sur le concert de Patrice. Votre serviteur se lève très tôt demain matin et la fatigue commence à se sentir. Bref, l’édition 2014 de LaSemo est une belle réussite et je vous donne déjà rendez-vous en 2015. 

(Organisation LaSemo)

 

 

 

(Organisation LaSemo)

 

vendredi, 11 juillet 2014 01:00

LaSemo 2014 : vendredi 11 juillet

C’est au coeur du Parc d’Enghien, endroit rêvé et enchanteur, que se déroule un des festivals les plus écologiques de Belgique, le LaSemo (NDR : ce qui signifie graine en espéranto). C’est la seconde fois qu’il retrouve ce site. Jusqu’en 2012, il était hébergé à Hotton, en Province de Luxembourg. L’an dernier, il avait drainé 20 000 personnes dont 1 000 enfants. A l’instar de l’Esperanza, le LaSemo se veut avant tout écologique : aucun papier ne traîne et de nombreuses poubelles sont disséminées aux quatre coins du site. Mais surtout, une alimentation ‘bio’ est disponible pour les festivaliers. Deux podiums sont prévus pour les artistes : 'Clairière' pour les artistes ou groupes confirmés et 'Pavillon' pour les découvertes et les surprises. Le festival propose également des spectacles de théâtre, du cirque, de l'Art de la rue, des saltimbanques, des fanfares ainsi que diverses activités pour petits et grands. Les organisateurs sont également sensibles à l'accueil des familles ainsi qu’aux personnes à mobilité réduite. Et dans ce contexte, on peut allègrement accorder 4 étoiles sur 5 à cette organisation. En outre, vivre 3 jours de festivités dans un cadre aussi agréable, sans une goutte de pluie, que demande le peuple ?

Votre serviteur débarque à 16h00 pile pour assister à la prestation de Casssandre sur le podium 'Pavillon'. Le patronyme du groupe cumule bien 3 's', afin se différencier d’une autre formation française, lauréate de l'émission TV' X-Factor'. Par contre, Casssandre a également remporté le concours 'Du F dans le texte', organisé par le Conseil de la Musique. Un combo drivé par la chanteuse Cassandre Brieux. Elle est soutenue par le bassiste Laurent Brouhon, le claviériste Anatole Zephir, le guitariste Rom Bazz et le drummer Yann Chapoutier. Sans oublier la percussionniste/flûtiste, Esinam Dogbatse, qui a débarqué au sein du line up, il y a peu. La troupe se produit surtout en Belgique et dans le Nord de la France. Et compte un premier Ep à son actif. Il est d’ailleurs paru tout récemment.

La voix de Cassandre est tour à tour, tendre, réconfortante ou autoritaire. Parfois aussi marécageuse (NDR : le bayou ?). Le band pratique une sorte de folk teinté de jazz et chargé de swing, dans l’esprit de Matt Bianco, même si les textes sont interprétés dans la langue de Voltaire. Au sein de la setlist, j’épinglerai « Anima », « Silence », « Impossible », « Cigarette » et surtout « Ma brune » ainsi qu’« Impertinente ». Difficile cependant de se faire une idée du potentiel de ce groupe en 45 minutes. D’autant que la scène est étroite et empêche les musicos d’optimaliser leur show. Et finalement, ce sont surtout les interventions d’Esinam, à la flûte traversière qui vont le plus me séduire. Car franchement, elles apportent un plus aux compos. A revoir dans d’autres conditions. Aux Francofolies de Spa ou au Brussels Summer Festival ?

Cap vers la scène principale 'Clairière' pour y harponner les boucaniers de Cré Tonnerre. L’équipage compte huit albums à son actif. Boucanier, Mousse, Flibustier et Passager Clandestin, qu’importe, ils nous viennent tous du fin fond de nos grandes forêts qui recouvrent la Province du Luxembourg. Finalement, ils auraient tout à fait leur place au festival des Barges, à Scène Sur Sambre. Mais ici nous sommes à Enghien. Les cinq pirates vont nous faire vivre un premier moment festif. Une bouée de sauvetage en guise de décor. Pas de batterie : deux grattes électriques et une acoustique, du fifre, une basse, des claviers et de l'accordéon. Très second degré, le spectacle est coloré et humoristique. Les zygomatiques sont constamment sollicités. Une envie irrésistible de danser vous prend dans les bas des reins dès les premiers instants du spectacle. Le pont du paquebot est immense. Les moussaillons préparent l'abordage en courant de gauche à droite ou de droite à gauche, selon. Ils nous filent notamment « Un P'tit Orval », « Moussaillon Capitaine » ainsi que « Kenavo ». A cet instant, en fermant les yeux, on a l’impression d’accoster à Saint-Malo, à bord d’un vaisseau d’époque, en compagnie des corsaires de Surcouf... Elio est même de la partie. Mais surtout les spectres de Renaud, Tri Yann et des Cow-Boys Fringants planent dans l’atmosphère. Suivez le son des fifres et entrez dans la farandole. La Cré Tonnerre, c’est également la marque d’une bière, en dégustation au bar. Mon LaSemo commence en boulet de canon…

Je fais cependant l'impasse sur Cozier et Hermans, un duo piano/chant qui revisite quelques standards jazz et classique. Géraldine possède une jolie voix, manifestement très travaillée ; mais je n'accroche pas. Il est temps de se diriger vers les stands de restauration pour y découvrir les spécialités ‘bio’.

Je regarde de très loin la prestation de GieDré. Elle est seule sur la grande scène armée de sa guitare et entourée de poupées gonflables, marionnettes et préservatifs. Son discours est imagé, vulgaire et provocateur. Il y a des gosses dans l'assemblée et j’estime que ce type de spectacle ne s’adresse à ces petites têtes blondes. J’avais déjà eu l’occasion de voir et d’écouter son récital dans le cadre de l'Inc' Rock BW en 2013, et je n’avais pas accroché du tout.

Sur l’estrade ‘Pavillon’, le duo Heymoonshaker va constituer une belle découverte. Coiffé d’un chapeau mou, Andy Balcon se charge de la gratte. Dave Crowe sert de beatbox. Ces grands voyageurs ont expérimenté leur show, dans la rue, en Nouvelle-Zélande où ils se sont rencontrés. Ils mettent ensuite le cap sur la Suède, où ils décident de traduire leur spectacle en salle. Au fil temps, le tandem a emmagasiné les influences, tout en conservant une même passion pour le blues. Enfin, la paire est retournée en Angleterre pour y enregistrer un Ep intitulé « Shakerism ».

Dave est un véritable phénomène. A l’aide de sa bouche (et de son micro), il reproduit les sonorités de drums, basse, et même de machines. Particulière, la voix d'Andy est grave et rocailleuse. Un peu comme si elle était née d’un croisement entre Joe Cocker et Don Van Vliet (Captain Beefheart). Le set s’ouvre par un morceau digne de Jimi Hendrix. Le duo est capable de mettre le feu avec trois fois rien. D’ailleurs, on remarque la présence toute proche de pompiers et secouristes prêts à intervenir. Outre le blues, la paire brille dans le domaine du dubstep, que Dave dispense tout simplement à l’aide de son organe vocal. On comprend mieux pourquoi Heymoonshaker comptabilise plus de 30 millions de vues sur le web. A mon humble avis, il est à l’aube d’une grande carrière. En trois-quarts d’heure, il a mis tout le monde dans sa poche. Une prestation unique et à voir absolument. Je quitte le premier jour du LaSemo épaté par ce show, mais aussi fatigué. Demain, dès l’aurore, je suis au turbin…

(Organisation : LaSemo)

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