L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

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Le parfum de vie de Goudi

Pierre Goudesone, alias Goudi, trace son chemin musical depuis la fin des années 80. Après s’être fait connaître en compagnie des groupes Flesh & Fell et Speaking T, il poursuit aujourd’hui une carrière solo. Son univers musical riche et profond l’a conduit à…

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Redouane Sbaï

Redouane Sbaï

mercredi, 04 novembre 2009 01:00

La Melody du bonheur

Révélée par « My One And Only Thrill », un second ouvrage plein de charme, Melody Gardot a accompli une véritable opération séduction auprès du public belge, ce 4 novembre. La Pennsylvanienne de 24 ans a présenté au Cirque Royal un show réglé comme du papier à musique et d’un professionnalisme bluffant. Le spectacle qui, à priori, aurait pu s’avérer froid et calculé s’est révélé étonnamment envoûtant. Une bien belle prestation. Et ce n’était pas la seule.

En effet, alors qu’aucune première partie n’était annoncée, une jolie surprise attendait le public du Cirque Royal. Flanqué uniquement de sa guitare, Gabriel Rios s’avance sur le devant du podium et entame un petit concert acoustique qui va durer près de quarante minutes. Entre chants hispaniques et pop anglophone, le Gantois d’origine portoricaine déballe le meilleur de ses deux ouvrages studio ainsi que quelques nouvelles compos. Plutôt bien accueilli, le pauvre jeune homme a pourtant l’impression de se produire devant un public qui n’a jamais entendu parler de lui. D’ailleurs, à la fin du set, un ‘What’s Your Name ?’ va fuser du fond de la salle, à son grand étonnement. Après sa prestation, Rios dépose sa guitare et se joint au public pour assister à la suite des événements.

Du haut de ses 24 ans, Melody Gardot a déjà tout d’une grande dame. Après avoir survécu de justesse à un accident de voiture qui a notamment endommagé sa vision six ans auparavant, la demoiselle a entamé un long processus de réhabilitation débouchant aujourd’hui sur une belle carrière musicale. Ce soir, elle défend « My One And Only Thrill », un second recueil qui a atteint les plus hautes sphères des charts, lors de sa sortie en avril dernier. Vêtue d’une jolie robe couleur bordeaux, coiffée d’un voile noir et arborant une longue chevelure blonde (NDR : qui doit certainement exiger trois heures d’entretien), Gardot s’avance dans la pénombre jusqu’au micro devant lequel elle s’agenouille. Elle s’empare ensuite d’une petite tasse dont elle déverse le contenu à terre. Du sable. Ou peut-être les cendres d’une vie antérieure. Une mise en bouche intrigante qu’elle enchaîne d’un chant a cappella, particulièrement bouleversant. Ses trois musiciens viennent ensuite la rejoindre tandis qu’elle se presse au piano et entame l’intro de « The Rain » en triturant les cordes à l’intérieur même de l’instrument. La prestation est d’une intensité inédite et le son est tout simplement d’une perfection rarement atteinte.

Au bout de quelques titres, Melody a déjà mis le public dans sa poche. Mais elle se retire le temps d’un petit bœuf entre les musiciens, au cours duquel Irwin Hall, le préposé au saxo, enflamme la salle en jouant un solo… à deux saxophones. Bien qu’il ne soit pas le premier à avoir exécuté ce type de voltige, être témoin d’une telle performance est pour le moins impressionnant. La prêtresse de la soirée réapparaît ensuite discrètement sous un imperméable et s’empare de la guitare pour dispenser un « Who Will Comfort Me » swinguant. La jeune femme fait souvent sourire le public en lui adressant la parole dans un français approximatif et à la deuxième personne du singulier. Elle clôture la soirée par « Over The Rainbow » une reprise joliment exécutée du grand classique de Judy Garland extrait du « Magicien d’Oz », interprétée en hommage à sa grand-mère.

Après un premier rappel, Gardot réapparaît à nouveau sur le podium, tandis que la salle commence à se vider. Devant les acclamations des moins pressés, la jolie blonde décide d’interpréter un dernier morceau pour la route. Elle tente une reprise de Trenet apprise le matin même. Deux essais plus tard, elle prend conscience qu’elle ne connaît pas encore assez bien le morceau et rend les armes, non sans rappeler ses musiciens pour un « Our Love Is Easy » qui pose la touche finale à un spectacle de deux heures envoutant et parfait en tous points.

(Organisation : Live Nation) 

 

dimanche, 08 novembre 2009 23:56

Norah Jones remixée

La splendide Norah Jones qui accouchera d’un petit dernier prénommé « The Fall » ce 16 novembre, désire relooker certains de ses morceaux. Elle a donc confié la tâche à ses amis Santigold, Beck et même Beastie Boys. Le résultat sera dispo sur une version limitée de la plaque.

dimanche, 08 novembre 2009 23:56

Ca va saigner chez Yeasayer !

« Odd Blood » est le titre du second elpee de Yeasayer. Il fait suite à l’énorme « All Hour Cymbals » et sera disponible le 19 février. Une date encore lointaine que les fans peuvent attendre en se mettant le premier single, « Ambling Alp », sous l’oreille. Le morceau est disponible gratuitement sur le site conçu pour l’occasion.

http://www.amblingalp.com

 

dimanche, 08 novembre 2009 23:56

Le courage de Midlake

Midlake. Enfin. Une troisième plaque est en chemin vers les bacs. « The Courage Of Others » verra y atterrira le 1er février et sera suivi d’une tournée qui passera chez nous à l’AB le 11 du même mois. Un nouvel ouvrage dont beaucoup se demandent s’il sera à la hauteur du grandiose « The Trials Of Van Occupanther » (2006).

Tracklisting :

Acts of Man
Winter Dies
Small Mountain
Core of Nature
Fortune
Rulers, Ruling All Things
Children of the Grounds
Bring Down
The Horn
The Courage of Others
In The Ground

 

dimanche, 08 novembre 2009 23:55

Un Beach House de rêve

Bonne nouvelle pour les fans de Beach House. Victoria Legrand et Alex Scally reviendront enchanter les chaumières début 2010 ! Après nous avoir captivés en 2008 avec sa « Devotion », le duo réinvestira les platines le 25 janvier. Ce troisième travail est intitulé « Teen Dream » est sera publié via Bella Union.

dimanche, 08 novembre 2009 23:54

Numéro 5 de Liars

Le cinquième ouvrage des Liars est en boîte. Sa date de sortie est prévue pour le 8 mars 2010. Il s’intitule « Sisterworld » et a été coproduit par les Liars eux-mêmes et Tom Biller (responsable des B.O. de la merveille de Gondry « Eternal Sunshine » et du très attendu Spike Jonze, « Where The Wild Things Are »). Un intriguant site spécialement conçu pour la promo de cet album est d’ores et déjà visible sur la toile.

Tracklisting

Scissor
No Barrier Fun
Here Comes All The People
Drip
Scarecrows On A Killer Slant
I Still Can See An Outside World
Proud Evolution
Drop Dead
The Overachievers
Goodnight Everything
Too Much, Too Much

Pour plus d’infos : http://www.thesisterworld.com

 

dimanche, 08 novembre 2009 23:54

Un cadeau des Pixies

En pleine tournée pour fêter les 20 ans de leur disque culte, « DooLittle », les Pixies ne limitent pas les festivités à la scène. La bande à Frank Black se fait pardonner auprès de ceux qui n’auront pas eu la chance d’assister à l’un des concerts de cette tournée en leur offrant un Ep live. Les quatre titres de « DooLittle 20th Anniversary Live » sont disponibles en téléchargement gratuit sur le site de la formation. Au menu : Gouge Away, Dancing The Manta Ray, Monkeys Gone To Heaven et Crackity Jones.

http://www.pixiesmusic.com/splash.html

 

mardi, 03 novembre 2009 01:00

DJ Kicks

Etre invité à produire un DJ Kicks est un gage de confiance qu’aucun artiste electro qui se respecte, n’aurait l’audace de décliner. Deux ans après avoir fait appel aux services de Hot Chip et Booka Shade, le label !K7 a eu l’excellente idée de se tourner vers Chromeo pour ressusciter sa collection. Le principe de celle-ci est simple : l’artiste invité compile et mixe une série de morceaux, récents ou poussiéreux. De préférence peu connus ou sous-estimé au moment de leur sortie. En y ajoutant un petit inédit de son cru, pour la forme. Et l’exercice sied à merveille aux Canadiens qui se sont manifestement fait plaisir en dépoussiérant les plus improbables de leurs vinyles.

En attendant la sortie de leur prochain recueil, prévu pour 2010, le duo s’amuse à engendrer des unions cocasses entre R’n’B, Disco et Pop des années ‘80, Funk ou encore Space Disco. Ainsi, Château Marmont, l’excellent Lifelike ou le duo lui-même côtoient Shazam, Val Young ou les inattendus Diane Tell et Pierre Perpall ! Comme pour la plupart des « DJ Kicks », le tracklisting interpelle à première vue, mais devient très rapidement addictif. Malgré quelques enchaînements douteux, Chromeo s’en sort haut la main, même lorsqu’il concède une reprise inopinée d’« I Can’t Tell You Why », un morceau extrait du répertoire des Eagles.

Ce nouveau DJ Kicks en bonne et due forme plaira essentiellement aux fans de la formation mais également à ceux qui s’étaient déjà trémoussés sur la compile du même nom, signée par The Glimmers. Et, pour ceux qui n’en ont jamais assez du son vintage de Chromeo, le duo prolonge le plaisir sur son site officiel en offrant en téléchargement gratuit son sympathique nouveau single, « Night By Night ». Fonkay ! http://www.chromeo.net

 

mardi, 03 novembre 2009 01:00

Goodnight

Derrière sa barbe et ses petites lunettes, William Fitzsimmons est un homme plein de bonnes idées. Et un auteur interprète aussi doué que Sam Beam (Iron & Wine). Ce qui est un gage de qualité en soi. Le don largement exploité sur ce ravissant « Goodnight », il le doit à ses deux parents aveugles, musiciens de formation. Ceux-ci auront flanqué un instrument entre ses petits doigts avant même qu’il ne prononce son premier mot. Et maman et papa peuvent être fiers du résultat. « Goodnight », troisième ouvrage de leur rejeton, est sans conteste un travail d’orfèvre. Pas étonnant donc qu’il soit également le disque de la révélation.

Relevé d’un poil d’electronica, « Goodnight » n’aurait pas fait figure d’intrus au sein de la discographie d’Iron & Wine. Le folkeux de Pittsburg accomplit un travail soigné comme pas deux. Les mélodies, coiffées de splendides vocalises, y sont d’une délicatesse hors norme. William Fitzsimmons est l’un de ces artistes qui s’adresse directement à la sensibilité de ses auditeurs et marque sa cible à tous les coups. Et un artiste qui fait la nique à Kanye West en réinterprétant de manière magistrale l’une de ses compositions les plus moyennes (« Heartless », inédit dispo sur les plateformes de téléchargement légal) ne mérite rien d’autre qu’un immense respect. « Goodnight » est l’un des incontournables de 2009.

 

mardi, 27 octobre 2009 01:00

Get Color

Ca va faire mal. Les adeptes de HEALTH savent combien la formation aime en mettre plein la vue et les oreilles du public, lors de prestations ‘live’ déjantées. Et « Get Color », le second produit de l’imagination des Californiens, contient largement de quoi perpétuer le mythe, côté studio. HEALTH envoie valser les pots de peintures sur des toiles immaculées, sans se soucier de ce qui se trouve autour. D’ailleurs, leur art, ce n’est pas ce qui se trouve sur la toile mais les éclaboussures erratiques sur les murs, le sol et le plafond. Des empreintes qu’ils s’amusent ensuite à amplifier de leurs paumes crasseuses.

« Get Color » exorcise les démons du quatuor de manière plus consciente qu’au cœur de son œuvre éponyme. Le travail d’écriture est désormais plus réfléchi, mieux contrôlé. Il aura fallu une bonne corvée de remixage (« HEALTH//DISCO ») pour que HEALTH prenne conscience de la direction à prendre et y entraîner ses suiveurs sans état d’âmes. Que ces derniers suivent l’infernale cadence, ou pas, importe guère aux quatre gaillards qui réinventent la noise, en lettres capitales, au même titre que les bluffants Fuck Buttons. Une seule écoute de « Get Color » et votre conception du bruit ne sera plus jamais la même…

 

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