Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

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Redouane Sbaï

Redouane Sbaï

mardi, 25 novembre 2008 01:00

& Then Boom

On pensait le rap-rock enterré en même temps que les formations du genre, Limp Bizkit ou Papa Roach en tête. On croyait même, dur comme fer, que Crazy Town avait fini d’achever ce style méprisé. Et bien non. Iglu & Hartly le ravive de ses cendres et le met au goût du jour. Effectivement, finies les grosses guitares. Le quintet opte pour des grattes et autres sonorités très eighties. Un genre que la presse ricaine nomme d’ores et déjà ‘rap-synth’. Mené par un Jarvis Anderson, le quintet, et non pas duo –comme le nom de la formation le laisserait imaginer– déploie sur « & Then Boom » une artillerie de morceaux casse-couilles aux textes aussi peu inspirés que les mélodies. D’ailleurs, certains extraits, tels que « Tomorrow », « Out There » ou les terriblement affreux « Dayglo » et « Jump Out Of The Car », frisent le ridicule et la pléthore de textes rappés est prompte à une incontrôlable éruption d’urticaire.

« & Then Boom » est, certes, léger et propice à animer gaiement les meilleures boums de vos petits frangins mais l’ensemble est d’une telle imposture qu’il est impossible de prendre la formation au sérieux. Précurseurs d’un style pseudo-musical dont les jours sont comptés, les cinq gaillards de Iglu & Hartly ne sont rien d’autre qu’une bande de petits branleurs dont le projet est voué à l’échec. Du moins, espérons-le. Pour le bien de nos tympans. 

 

mardi, 25 novembre 2008 01:00

Ladyhawke

Ladyhawke est le projet solo de Pip Brown, jeune Néo-Zélandaise francophile. Son aventure démarre durant l’été 2007 lorsque son single « Paris Is Burning » envahit la blogosphère. Comme tous les phénomènes issus de la toile, Ladyhawke enchaîne rapidement par un second titre, « Back Of The Van », moins efficace que son prédécesseur mais qui lui permettra de décrocher un contrat juteux au sein de Modular, petit mais consistant label relevant de Universal. Quelques mois plus tard, elle publie un troisième single, « Dusk Till Dawn » accompagné d’une vidéo ‘kitschissime’, remémorant le meilleur (et le pire) des eighties. Et l’esprit des années 80, la donzelle l’exploite à fond sur son premier recueil éponyme. Peut-être même un peu trop.

Outre les trois morceaux précités, l’œuvre d’introduction de Ladyhawke regorge de petits délices auditifs immédiats, rassemblant en un seul et même lieu le gotha de la pop féminine des années ’80. On y croise ainsi Bananarama et les Bangles (« Another Runaway », « Love Don’t Live Here Anymore », « Morning Dreams »), Cindy Lauper (« Manipulating Woman ») ou encore Kim Wilde (« Crazy World », « Back Of The Van ») à laquelle miss Brown emprunte énormément de tics vocaux. Cependant, « Paris Is Burning » et « Dusk Till Dawn », ses titres les plus contemporains, sont probablement les plus belles réussites d’un disque qui manque parfois de consistance. En effet, certains extraits paraissent forcés (« Morning Dreams », « Back Of The Van », « Professional Suicide », « Crazy World ») et manquent d’atteindre leur objectif. Amputé de ces passages dispensables, « Ladyhawke » s’avère néanmoins hautement addictif. Du moins, pour l’instant…

 

mardi, 25 novembre 2008 01:00

We Are Beautiful, We Are Doomed

Enregistré dans l’urgence entre deux tournées, « We Are Beautiful, We Are Doomed », le second bébé de Los Campesinos! éclot quelques 9 mois à peine après la naissance de « Hold On Now, Youngsters… », le premier opus des Gallois. Cette urgence, le septuor la transpose sur l’entièreté d’un disque qui s’inscrit dans la continuité de son prédécesseur. Los Campesinos! ne cherche manifestement pas à innover ou à se réinventer mais tente simplement de ne pas se faire oublier. Le résultat de « We Are Beautiful, We Are Doomed » est plutôt attendu. Très peu de morceaux se distinguent du reste de la discographie du groupe. L’étincelle se fait attendre mais bien que certains extraits s’avèrent supérieurs aux autres, il y manque un single de la trempe de « You! Me! Dancing! », ce tube immédiat qui invitait ses auditeurs à faire des bonds sur leur matelas en chantant à tue-tête son refrain. Il faut d’ailleurs craindre que le combo ne puisse jamais reproduire une semblable perle…

« We Are Beautiful, We Are Doomed » se rapproche largement plus du petit caprice d’une bande de joyeux lurons que d’une œuvre achevée. Seuls « The End Of The Asterisk » et le joli « Heart Swells/Pacific Daylight Time » permettent à l’auditeur de différencier les deux ouvrages de la bande. Les fans seront probablement ravis de l’ensemble, mais Los Campesinos! devront produire un troisième recueil sensiblement différent s’ils veulent rester dans les bonnes grâces des autres.

vendredi, 21 novembre 2008 01:00

(Ego) Trip dans l’espace

Quelques mois après avoir effectué un premier passage à Forest National, dans sa mouture Club, Kanye West s’est arrêté une seconde fois au même endroit. Pour être précis, ce vendredi 21 novembre. Le rappeur le plus ‘humble’ des Etats-Unis a pris d’assaut la salle ‘forestoise’, dans sa configuration originelle, afin d’y présenter un nouveau show annoncé comme spectaculaire.

 
 

Et pour ne rien gâcher à la fête, le businessman a emmené dans ses bagages une première partie de taille. En l’occurrence Santogold. Accueillie tièdement par un public manifestement venu pour assister au spectacle de Kanye West –et personne d’autre– la jeune femme s’est démenée dignement. Soutenue par ses deux inséparables danseuses, elle a ainsi interprété une large partie de son disque éponyme. De quoi faire vibrer la salle de ses tubesques « You’ll Find A Way » dans la version remaniée par Switch & Sinden, « Unstoppable », « Shove It », « Say Aha », les vrombissants « Creator » et « Starstruck » ou l’incontournable « L.E.S. Artistes ». Bien que son set soit totalement identique à celui présenté au Pukkelpop l’été dernier, Santi White peut se targuer d’avoir réussi à chauffer un auditoire qui, au départ, semblait peu enclin à apprécier son mariage des genres.

 
 

A 20h40, les lumières se rallument et un large rideau noir coulisse de manière à dissimuler les préparatifs sur scène. La salle est pleine à craquer et le public, surexcité. Si bien qu’il est impossible d’accéder à la fosse. Quelques groupies poussent des hurlements au moindre pixel apparaissant sur les écrans ornant les extrémités du podium. On aura même droit à un bon quart d’heure de ‘Ola’ dans les gradins. Mais il faudra une bonne heure aux roadies, pour tout mettre en place.

 
 

21h40. Le show peut enfin commencer. L’ouverture des tentures dévoile lentement une installation impressionnante mais moins spectaculaire qu’imaginée. Trois écrans ornent la scène. L’un, gigantesque, décore l’arrière-scène. Le second, mobile, se tient juste au dessus du rappeur, allongé tranquillement sur le troisième. Le parterre, en relief, est incliné de manière à permettre à toute l’assistance d’admirer le ‘grand’ Kanye. Après tout, si les gens ont payé, c’est pour le voir, lui... Les premières notes de « Good Morning » s’échappent des baffles et, déjà, c’est la folie. Même le public assis dans les gradins se lève comme un seul homme…  

 
 

Kanye West invite l’assistance à un voyage à travers la galaxie. L’écran mobile, seul élément à interagir avec le rappeur, constitue son système de géo-positionnement intergalactique. Il est animé par une voix féminine suave. L’homme aimerait faire du cinéma et ça se voit. Très théâtrale, la mise en scène le propulse à travers des contrées arides et menaçantes, au son de ses trois premiers opus, « The College Dropout », « The Graduation » et « Late Registration », sans oublier des extraits de « 808’s & Heartbreak », son tout dernier elpee, paru officiellement le jour de ce concert. Les terribles « Heard ‘Em Say », « Diamonds From Sierra Leone », « Love Lockdown », « Welcome To Heartbreak », « Jesus Walks » s’enchaînent lors d’un show renvoyant ceux de P. Diddy aux oubliettes.

 
 

En près de deux heures, Kanye West est parvenu à parcourir l’entièreté de la voie lactée, allant jusqu’à combattre une espèce de ver des sables géants aux yeux rouges –un monstre mécanique un peu ridicule mais amusant– sur un « Can’t Tell Me Nothing » surpuissant. Et un concert de rap n’en étant pas un sans la présence de ‘biatches’ sur scène, la gentille voix du GPS propose à l’interprète de lui donner un coup de main lorsque celui-ci s’exclame être en manque. La forme mécanique déployée sur l’écran mobile laisse soudain apparaître virtuellement les formes voluptueuses d’une sulfureuse jeune femme au corps enduit de peinture dorée. Très vite rejointe par une ‘copine’, elle se met alors à faire valoir ses charmes sur un « Gold Digger » qui mettra définitivement le feu aux fesses du public.

 
 

Incontestablement, Forest National a accueilli un des meilleurs concerts de rap de son histoire, même si le show de Kanye West a tout de même souffert de l’ego du bonhomme. Et pour cause, il a gentiment relégué son orchestre au devant de la scène mais un niveau plus bas, même si un système d’élévation a permis à son band de montrer le bout du nez une ou deux minutes. Et la choriste n’a pas davantage été mise en évidence. Si elle a pu s’égosiller quelques secondes au vu de tous, aucun spot ne lui a permis de profiter de son instant de gloire avant que 'l'ascenseur ne la refasse disparaître, en même temps que l'orchestre. « Touch The Sky » constituera l’un des meilleurs moments d’un concert que le public ne risque pas d’oublier de sitôt. Kanye West a beau avoir le melon, sa réputation de showman-prodige se confirme tranquillement…

 
 

Organisation : Live Nation.

 

mardi, 18 novembre 2008 01:00

Cuts

Le 6 juin 2004, Charlotte Maison et David Baboulis publiaient un « Stop Talking » qui imposera instantanément Soldout comme la formation d’électro à la belge incontournable. Le message était simple : ‘Ta gueule et danse’. Un ordre que l’on se faisait un plaisir de suivre au son des imparables « I Don’t Want To Have Sex With You » ou « Man On The Radio ». Le duo aura ensuite délaissé le micro et les platines pendant un peu plus de quatre ans, laissant derrière lui un vide relatif. En 2008, Soldout se réinvite enfin aux réunions électroniques nocturnes.

Toujours résolument tourné vers le dancefloor, « Cuts » marque le retour d’une formation manifestement plus sûre d’elle et ancrée dans le moment présent. Ce second ouvrage est sans conteste le disque « adulte » de Soldout. A la fois riche, professionnel et réfléchi ainsi qu’un chouïa plus sombre que « Stop Talking », « Cuts » contient autant de pépites que son prédécesseur. « One Word And The Next », « Come On (Part 1) », « Mysteries », « The Call » ou le second single « Build Ip Up / Knock It Down » sont autant de tubes aux inéluctables poussées d’adrénaline propices à des nuits blanches interminables. Pas nécessairement évident à apprivoiser lors des premières écoutes, « Cuts » s’avère être, à long terme, une jolie réussite.

 

mardi, 18 novembre 2008 01:00

Donkey

La grande bestiole brésilienne Cansei de ser sexy, plus connue de ses initiales CSS, montre les crocs au reste de la planète pour la seconde fois. Lors de sa première apparition, celle-ci avait injecté une bonne dose d’adrénaline dans le sang de ses proies et disséminé sur son passage une foule de corps frénétiquement remués. Depuis, l’animal fabuleux a perdu un membre, ses couleurs et quelques dents. Moins menaçant, il n’est plus aujourd’hui que l’ombre de lui-même.

Effrayée par les terres ardentes qu’elle a pourtant un jour parcourues spontanément, la bête limite ses allers et venues aux espaces les plus peuplés et les moins aventureux qui se présentent à elle. Autrefois prisée, elle provoque désormais l’indifférence générale et se fond progressivement dans le décor. Pour retomber sur ses pattes, on lui conseille donc vivement un petit tour chez le dentiste et une bonne leçon de courage.

 

mardi, 18 novembre 2008 01:00

Funhouse

Elle en a fait du chemin la fillette aux cheveux roses qui faisait ses armes au sein de la scène R’n’B sans rien n’y apporter. Alecia Beth Moore alias Pink (ou P!nk pour les intimes) s’est depuis tournée vers le Pop-Rock, à nouveau sans rien n’y apporter de plus sinon un groove indéniable et une sacrée dose de fun. Aujourd’hui, la Rock Chick publie un cinquième ouvrage intitulé « Funhouse » s’inscrivant dans la continuité de « I’m Not Dead », son prédécesseur. Le recueil s’ouvre sur « So What », le premier des singles de la jeune femme à avoir atteint la pôle position des charts américains. Elle y clame haut et fort un « So What ? I’m Still A Rock Star… » que confirment les sympathiques morceaux « Sober », « Funhouse », « It’s All Your Fault », « Bad Influence » et d’autres plus accessoires tels que « Ave Mary A », « Mean » et « This Is How It Goes Down », un duo en compagnie de Travis McCoy (Gym Class Heroes).

Fidèle à elle-même, Pink entrecoupe ses délires à la guitare de ballades gentillettes aux textes marqués par son récent divorce. Faute d’innovation, Pink s’amuse et communique agréablement sa bonne humeur à travers ses mélodies légères et hautement radiophoniques. « Funhouse » n’est certainement pas le produit du siècle ou même le meilleur ouvrage de la donzelle mais il vaut toujours mieux qu’un déchet d’Avril Lavigne et consorts.

vendredi, 14 novembre 2008 12:07

Le grand retour de Noir Désir

A l'ocassion de la réouverture de son site officiel, Noir Désir sort enfin de sa réserve. La formation vient de poster deux nouveaux morceaux sur son site. "Le Temps des Cerises" et "Gagnants / Perdants", enregistrés en collaboration avec Estelle et Romain Humeau du groupe Eiffel, sont disponible en téléchargement gratuit sur celui-ci, accompagnés d'une pochette CD imprimable et des paroles. Quant à la date de sortie d'un nouvel album, Noir Désir prefère garder le silence, indiquant uniquement via un communiqué que le groupe est au travail.
 
mardi, 11 novembre 2008 01:00

A Hundred Million Suns

Le succès foudroyant du single « Chasing Cars » et de « Eyes Open », l’ouvrage dont il est issu, a propulsé Snow Patrol dans les plus hautes sphères des charts. Cinq travaux auront été nécessaires à la formation pour se forger un petit nom au sein de la scène pop rock internationale. Produit par Jacknife Lee, « A Hundred Million Suns » ne risque pas de changer la donne. A l’instar de l’opus précédent, le nouveau recueil de Gary Lightbody et de ses camarades réunit une série d’hymnes taillés pour les stades et des tubes à la structure certes classique mais assurément radiogéniques (« Crack The Shutters », « Please Just Take These Photos From My Hands », « Disaster Button » ou encore le single porte-drapeau, « Take Back The City »).

Snow Patrol délaisse toutefois l’intensité qui caractérisait les tubesques « Run », « Chasing Cars » ou « Set The Fire To The Third Bar » au profit de morceaux majoritairement uptempo. Les morceaux les plus lents (« The Planets Bend Between Us », « Set Down Your Glass ») conservent un aspect agréable mais oublient d’émouvoir à la manière des deux œuvres précédentes. Même l’épique « The Lightning Strike », long de 16 minutes, ne contient aucune des armes nécessaires pour se mesurer à la beauté de l’énorme « Make This Go On Forever » (extrait de « Eyes Open »). Les Anglais privilégient ici leur recherche de nouveauté. Celle-ci s’exprime à travers l’expérimentation de nouvelles sonorités, comme illustré sur « Lifeboats », « If There’s A Rocket Tie Me To It », « Engines » ou le ravissant « The Golden Floor ». D’un point de vue général, la recette fonctionne toujours. Mais celle-ci pourrait éventuellement lasser, à long terme.

 

 

Pour voir le clip de "Take Back the  City" :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/snow%2Bpatrol%2Btake%2Bback/video/x78fad_snow-patrol-take-back-the-city_music

http://www.alloclips.com/video/Snow_Patrol/Take_Back_The_

http://fr.youtube.com/watch?v=lDGzB82bIZc

 

 

 

mardi, 11 novembre 2008 01:00

Gravity At Last

Joy Olasunmibo Ogunmakin alias Ayo reprend sa baguette magique et se remet à envoûter son petit monde deux ans après « Joyful », sa première opération de séduction. Né d’un père nigérien et d’une mère roumaine, la jeune femme de 28 ans a transité de Londres à New-York en passant par Paris pour finir par désigner Hambourg comme ultime terre d’accueil. Rien de plus naturel pour elle que d’opter pour le métissage des genres. A l’attirail Soul, Pop et Reggae qui faisait la richesse de « Joyful », viennent s’ajouter des influences Blues et Folk. « Lonely », « Love And Hate », « Get Out Of My Way », « Sometimes » et « What’s This All About » sont autant de compositions au charme irrésistible, sur lesquels Ayo pose gracieusement sa voix. Prolongement naturel de « Joyful », « Gravity At Last » tient la mesure face à son prédécesseur. On peut éventuellement regretter un son un peu trop propret et des compos tellement gentillettes qu’elles tendent vers la guimauve. Mais si l’objectif de ce second ouvrage est de faire fondre les cœurs, il est atteint. Sans faire d’efforts.

 

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