La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

logo_musiczine

Ozark Henry connaît la musique Parker…

C'est vrai, l'attente a été terriblement longue ! « Us », son dernier album studio, date de 2017. Dans le monde éphémère de la musique pop, où les stars vont et viennent, c'est une éternité ! Mais il faut parfois savoir être patient, et en livrant « Light »,…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Redouane Sbaï

Redouane Sbaï

mardi, 30 septembre 2008 03:00

The Rhumb Line

Un peu plus d’un an auparavant, Ra Ra Riot publiait un EP éponyme et diffusait quelques démos sur le net dont une reprise du « Hounds Of Love » de Kate Bush. Un épisode rapidement répercuté au sein des nombreux refuges de la planète blog. Une petite hype pointait son nez. Mais en pleine genèse de son succès, la formation originaire de New York a dû essuyer l’un des pires événements de sa carrière naissante. Un matin de juin 2007, le corps inanimé de John Pike, le batteur, est retrouvé sur l’une des baies de la Grosse Pomme. Un coup dur pour les autres membres du groupe qui, après un deuil de quelques semaines, annoncent leur décision de poursuivre l’aventure. Il a cependant fallu attendre de longs mois avant de voir émerger « The Rhumb Line », un premier essai qui permet au quintet de sortir la tête des eaux troubles et de reprendre les affaires là où ils avaient été contraints de les abandonner.

Ce regrettable incident a probablement joué un rôle dans la douce mélancolie libérée par « The Rhumb Line ». Une mélancolie provenant essentiellement des vocalises affectées de Wesley Miles qui pose un voile nostalgique au-dessus l’œuvre, même sur les morceaux les plus rapides. Ce qui n’empêche en rien des extraits tels que « Too Too Too Fast », « Each Year », « Dying Is Fine » ou « Ghost Under Rocks » de constituer de merveilleuses petites perles d’indie pop entêtante. Sans être tout à fait exceptionnel, « The Rhumb Line » est un ouvrage plutôt honnête dans l’ensemble. Il offre une palette assez large de mélodies accrocheuses et convaincantes mais porte néanmoins en son sein quelques passages souffrant d’un léger manque de relief (« Suspended In Gaffa », « Winter ‘05 », « Oh, La »). Ce petit point négatif ne devrait pas empêcher Ra Ra Riot de retrouver la place qui lui est réservée dans l’impitoyable monde de la hype indie.

mardi, 10 juin 2008 17:51

Worried Well

31Knots est sans conteste l’un des trios les plus inventifs et passionnants de la scène indie. Sur scène, la formation originaire de Portland exploite au maximum ses capacités et se réinvente systématiquement. Côté discographique, Jon Haege et ses deux partenaires n’ont cessé d’épater et d’émouvoir depuis le génial « Talk Like Blood » et plus, récemment « The Days And Nights Of Everything Anywhere ». « Worried Well » change quelque peu la donne. Après « Baby Of Riots », une intéressante introduction de quelques secondes, le trio déverse des morceaux blafards par rapport à ses œuvres précédentes. « Certificate », « Take Away The Landscape » ou le banal « Worried But Not Well » n’arrivent pas à égaler la puissance foudroyante des « No Sound », « Man Become Me » ou « The Story Of Ivan Normal ».

« Worried Well » fait état d’un 31Knots usé au niveau de l’écriture. Quelques extraits tels que « The Breaks », « Opaque », « Statics And The Heart Of Man » et l’excellent et original « Update The Mandate » permettent à la formation d’étaler un semblant de motivation. Ce nouvel essai laisse penser, dans l’ensemble, que l’aventure studio du trio soit en pleine phase d’affaissement. Une pente descendante toute relative cependant, « Worried Well » étant en réalité la première faute de parcours de 31Knots. Ne leur reste plus qu’à publier un essai ‘live’ afin de motiver à nouveau les troupes.   

 

samedi, 20 septembre 2008 18:45

Comité réduit pour show exceptionnel

Aaah, la rentrée. Une nouvelle saison qui commence, d’innombrables concerts qui se profilent à l’horizon… Et, surtout, la joie de retrouver le Botanique, sa serre surchauffée, son bar design et son ambiance inimitable. Ce soir, direction l’Orangerie où 31Knots vient présenter son dernier bébé, « Worried Well ».

On ne se bouscule pas à la porte de l’Orangerie. A l’intérieur, la salle est quasi déserte. Effet amplifié par un rideau déployé au fond de la salle. Il dérobe un tiers de sa capacité. Un public plus ou moins enthousiaste salue la prestation des Canadiens de Ladyhawk. Une ouverture dont je n’ai pas pu voir grand-chose, arrivée tardive oblige.

Quelques minutes plus tard, The Constantines prend place sur le podium. Un set légèrement brouillon et trop long pour une première partie. La prestation manque de cohérence. Ce qui n’a pas empêché cette dernière d’être acclamée par ses fans et les autres.

22h. Enfin. Le trio à l’honneur ce soir fait finalement son apparition. Tandis que ses deux comparses entament l’intro de « The Breaks », Joe Haege chantonne les premiers vers. Caché. A genoux. Derrière son laptop. Un sac brun sur la tête. 31Knots enchaîne ensuite par  quelques extraits de « Worried Well », son dernier opus, ainsi que les excellents « Talk Like Blood », « Polemics » ou encore « It Was High Time To Escape ». Le temps de se rechausser, d’arracher son horrible chemise, ses bretelles et son pantalon, pour dévoiler une tenue plus décontractée, Joe adresse quelques mots à son public. Le meilleur moment de la soirée sera atteint lors d’un extraordinaire « Man Become Me », extrait de l’indispensable « The Days And Nights Of Everything Anywhere ». La formation affiche une assurance sans faille. Le leader arpente toute la largeur du podium, communiquant une énergie incroyable à son public. Le combo avait déjà tout fracassé lors de sa prestation, à Dour. En 2006. Aujourd’hui, les trois prodigieux musiciens de 31Knots ont confirmé leur statut de bêtes de scène. A cause de leur prestation magistrale, quasi théâtrale. Dommage que le public n’a pas été au rendez-vous. Il aurait même été judicieux de déménager le spectacle à la Rotonde. Elle aurait été remplie…

Organisation Botanique

 

mercredi, 24 septembre 2008 17:20

Un inédit de Bob Dylan gratos

Pour fêter la sortie imminente de « The Bootleg Series, Vol. 8: Tell Tale Signs », le journal britannique The Guardian offre en téléchargement légal et gratuit sur son site un extrait de cette compilation intitulé « Mississippi ». Le morceau date de 1997 et fait partie des chutes de la session d’enregistrement de « Time Out Of Mind ». Suivez le lien…

 

http://www.guardian.co.uk/music/audio/2008/sep/19/1

mardi, 16 septembre 2008 23:56

Crayons

‘The Queen Is Back’, déclare très modestement l’ex-souveraine du disco. Pour fêter ses 60 ans, Donna Summer s’offre un petit caprice sous la forme d’un Xième recueil, dix-sept ans après son dernier effort studio, « Mistaken Identity ». Celle qui aura fait danser nos (grands-)parents sur ses légendaires « Hot Stuff », « I Feel Love » et autres « Love To Love You » revient avec un essai haut en couleurs. « Crayons » est un condensé surproduit de R’n’B électronique propice à de longues heures d’aérobic. L’échauffement démarre au son de « Stamp Your Feet » et « Mr. Music » qui dévoilent une Donna Summer manifestement heureuse de se retrouver à nouveau derrière le micro et de découvrir la magie du vocodeur. Sur le titre maître, la dame accélère la cadence et invite Ziggy Marley à se joindre à elle pour quelques flexions-extensions sur un beat raggamuffin’ carré et sans surprise. Après quelques abdos sur « The Queen is Back » et le brouillon « Fame (The Game) », l’instructrice nous propose quelques minutes de répit le temps d’une ballade obligatoire, « Sand On My Feet », et de quelques rythmiques ‘Lounge do Brasil’ sur le bien nommé « Drivin’ Down Brazil ». La séance reprendra ensuite sur « I’m A Fire », un morceau club gay-friendly de plus de sept minutes qui finira d’achever les plus téméraires. Summer, toujours en grande forme, continuera malgré tout à s’égosiller même si plus personne dans la salle ne lui prête attention.

En laissant son trône inoccupé bien trop longtemps, l’ancienne reine de la pop et du disco doit faire face aux productions bien mieux léchées des figures royales actuelles que sont Madonna ou Kylie Minogue. De plus, face aux innombrables prétendantes au titre, les « Crayons » de Donna Summer ne lui attribueront même pas la troisième marche du podium. Dépassé(e).

Lien iTune : http://clk.tradedoubler.com/click?p=24379&a=1303609&url=http%3A%2F%2Fphobos.apple.com%2FWebObjects%2FMZStore.woa%2Fwa%2FviewAlbum%3Fi%3D281051185%26id%3D281051184%26s%3D143446%26partnerId%3D2003

 

 

mardi, 16 septembre 2008 23:52

Skeleton

Vampire Weekend, No Age et HEALTH n’auront pas eu le temps de poser les armes que la relève semble d’ores et déjà assurée. Premier émule : Abe Vigoda. Originaire de L.A., le quatuor présente un troisième ouvrage constituant un amalgame tortueux du son des trois formations précitées. « Skeleton », gigantesque et curieux bordel organisé, fait la part belle aux expérimentations tout en distillant une dose bien tassée d’art punk. Et il demeure crédible ! Abe Vigoda débute pourtant la visite guidée de leur nouvelle demeure par des « Dead City / Waste Wilderness », « Bear Face » et « Lantern Light » trop familiers pour être honnêtes. Puis, l’interlude « Whatever Forever » donne le signal de départ d’une seconde partie explosive. Une épaisse fumée psychoanaleptique envahit l’ensemble des pièces, les grosses caisses sont maltraitées à tous les étages, les squelettes dansent dans les placards et les incantations de Juan Velazquez transpercent instantanément les murs.

Parmi les fantômes présents, outre ceux des trois formations susmentionnées, on repère les spectres de Panda Bear, The Smell, Dirty Projectors et Os Mutantes. Que l’on saute d’étage en étage de manière aléatoire ou que l’on visite la demeure en profondeur, la structure de « Skeleton » reste d’une cohérence en béton armé. La scène que les critiques américains surnomment le ‘Tropical Punk’ vient de se dénicher un nouveau chef de file.

 

mardi, 18 avril 2006 03:00

Schism / Parabola (DVD)

5 ans après la sortie de l'album « Lateralus », dont ils sont issus, les singles « Schism » et « Parabola » sont enfin édités sous forme de DVD. Le nouveau Tool débarquant dans les bacs le 2 mai prochain, il y a de quoi se poser des questions quant à cette démarche inhabituelle. Pourquoi avoir attendu si longtemps ? Grosse opération commerciale ? Le fait est qu’au fond, on s’en fout un peu ! Les deux beaux objets, qui devraient faire le bonheur des fans de la première heure, reprennent les deux clips dirigés par Adam Jones, guitariste de la formation. Des clips d’une esthétique irréprochable et d’une noirceur absolue inspirants malaise et fascination. Accompagnés de splendides pochettes et de livrets exhibant des photos de tournages, les DVD « Schism » et « Parabola » (ndr : vidéo qui devrait également faire plaisir aux fans de Tricky, qui y fait une apparition) sont agrémentés d’une version remixée de chacun des titres ainsi que de commentaires audio quelque peu particuliers. Et c’est en écrivant ces dernières lignes que l’on se rend compte que le label a bien fait son travail et qu'il peut bien s’en frotter les mains : son but est atteint. Effectivement, impossible de terminer cette chronique sans rappeler à la populace que le très attendu « 10,000 Days », précédé du single "Vicarious", sera déjà disponible en Belgique le 28 avril et, surtout, que ses ingénieux créateurs pourront être observés en chair et en métal le 29 juin, quelque part en Flandre.

Dans le souci de faire économiser un max d’euros à leurs fans, Poney et Talking To Teapots ont décidé de présenter leurs deux albums respectifs sous un seul et même emballage. Astucieux au premier abord puisque moins encombrant, il n’en est pas moins peu judicieux ; car la comparaison entre les deux formations peut paraître inévitable. Pourtant, les compositions lo-fi de Poney se détachent de celles des Suédois de Talking To Teapots ; ces derniers accusant un aspect beaucoup plus pop-rock. Bien qu’ils soient largement différents l’un de l’autre, les deux groupes se complètent et, dans les deux cas, on pense inexorablement à Why? tant musicalement que dans l’écriture. Les titres valent à eux seuls le détour (« Show Me A Poor Just To Feel Better », l’excellent et bref « Multo Sympatico Outro » pour Poney et « There’s A Roadblock On The Road Between The Road And The Block » pour Talking To Teapots). Les deux faisant la paire, l’idée d’un split-CD ne pourra que ravir les fans de lo-fi en manque de (bonnes) découvertes.

 

 

lundi, 27 février 2006 02:00

11:11

Tentatrice démoniaque, Maria Taylor se joue des hommes. D’une voix légère et quasi-céleste, elle capture les mortels avant de les noyer dans un océan de volupté. Après avoir fait ses preuves au sein d’Azure Ray ainsi que Now It’s Overhead et sorti un premier album solo, « Hold On To Love » (en 2003), la séductrice remet le couvert sur un « 11 :11 » pop-folk d’une beauté envoûtante. Rien que ça ! Dès les premières secondes de l’aérien « Leap Year », on sait qu’il est trop tard pour fuir. Pourquoi essayer d’ailleurs ? Se laisser emporter par le flot lyrique de « Light House » ou de l’obsédant « Song Beneath The Song » se fait nécessité plutôt qu’alternative. Et diable, qu’il est bon de s’abandonner à la délicatesse perverse des vocalises de la jeune femme, fusion entre Sarah Mclachlan et une Enya légèrement moins hallucinée. Secondée par ses complices de chez Bright Eyes, Cursive et Now It’s Overhead, Maria Taylor hypnotise, même lorsqu’elle s’adonne à un étonnant et décalé « One For The Shareholder », carrément electro-pop. Confirmation : on sort rarement indemne d’une promenade du côté de Saddle Creek.

jeudi, 11 septembre 2008 19:07

La bonne idée de Death Cab For Cutie

Les Californiens de Death Cab For Cutie, qui sont de fervents supporters de Barack Obama, ont décidé d’offrir un concert gratuit au collège américain qui enregistrera le plus d’étudiants inscrits sur les listes de vote. Ce concours est soutenu par MySpace et les associations Rock The Vote et Declare Yourself. Le résultat sera connu le jour des éléctions. Une idée qui suscite déjà énormément de réaction de la part des collégiens concernés et qui pourrait faire des émules.

Death Cab For Cutie, dont l’album « Narrow Stairs est déjà dans les bacs, sera de passage à Bruxelles aux Halles de Schaerbeek le 22 novembre.

http://www.deathcabforcutie.com/splash/

Page 93 sur 137