La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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Redouane Sbaï

Redouane Sbaï

mardi, 27 juin 2006 03:00

The Sun Awakens

Le soleil se lève. Le téméraire Ben Chasny et ses comparses ouvrent un nouveau chapitre des aventures du mouvement ‘New Weird America’. Cette fois, l’histoire nous plonge au cœur des plaines arides d’un vaste univers à la fois sous-peuplé et hostile. Le décor est placé. Commence alors la longue épopée de Six Organs Of Admittance. Chasney trace la voie à travers des paysages troubles dont la chaleur étouffante provoque mirages et autres hallucinations (« Torn By Wolves », « Bless Your blood »). Au milieu du chemin, un « Black Wall » fascinant se dresse. Iron & Wine seraient-ils déjà passés par là ? Pas le temps de s’y éterniser. La marche se poursuit dans le désert, où la soif devient insoutenable (« The Desert Is A Circle »). Soudain, le ciel se déchire (« Attar »). Des trombes d’eau s’abattent sur les aventuriers qui, comme possédés, entament une étrange danse à la gloire de la beauté des lieues. La pluie cesse tandis que le soleil commence à se coucher. Chasney hâte le pas, rappelant à ses compagnons la raison de leur présence sur ces terres (« Wolves Pup », basé sur le même leitmotiv que « Torn By Wolves »). S’ensuit un voyage épique durant lequel se livrera la bataille finale du leader de la troupe contre ses propres démons, au pied de la mystique « River Of Transfiguration ». Bataille de près de 24 minutes, dont l’homme laissera le soin à l’auditeur d’imaginer l’issue. « The Sun Awakens » est, incontestablement, une aventure dont on ne revient pas indemne.

mardi, 18 avril 2006 03:00

Fake Chemical State

On a eu chaud. S’il avait fallu deux ans à l’ex-Skunk Anansie pour nous pondre un album aussi immonde que les premiers titres de « Fake Chemical State » laissaient présager, le second effort solo de la demoiselle au crâne culte aurait rapidement valsé à la corbeille. Dépassé les affreux « Alone In My Room » et « She’s On » ainsi que le très moyen « Movin’ », Skin se réveille et se révèle dans une suite d’arrangements sensés (« Just Let The Sun ») et sensibles (« Nothing But »). Malgré cette amélioration ponctuée par « Don’t Need A Reason », point culminant accrocheur sur lequel Ben Christophers l’accompagne à la guitare et au clavier, le disque ne parvient jamais à décoller. De la pointe de conviction qu’elle tente maladroitement d’insuffler aux morceaux les plus durs, il ne résulte que de candides compositions, sans grand intérêt et bien qu’elle se laisse écouter, on ne retiendra pas grand-chose de cette nouvelle plaque, hormis les ballades. Les fans de Skunk Anansie qui espéreraient retrouver en ce « Fake Chemical State » la force et la détermination des « Post-Orgasmic Chill » et autres « Stoosh » risquent d’être fort déçus.

jeudi, 25 mai 2006 03:00

Enemies Like This

Après la débâcle de « Stealing Of A Nation », on aurait pu craindre que l’aventure Radio 4 était arrivée en bout de course. Pourtant, le disque était plutôt de bonne facture. Mais d’une part, il a été très tièdement accueilli par les critiques. Et puis le groupe a fini par le détester. Enfin, la formation a dû enregistrer la désertion précipitée du guitariste Tommy Williams. Heureusement, la formation a enregistré l’arrivée d’un nouveau guitariste (Dave Milone), signé sur un nouveau label (Astralwerks) et engagé un nouveau producteur (Jagz Kooner). Des changements qui auguraient un nouveau départ. Bien plus qu’un redémarrage, « Enemies Like This » est, avant tout, un retour aux sources. Les bleeps électro du disque précédent ont désormais déserté les compositions des New-yorkais au profit des riffs ‘discoïsants’ et des percussions magnétiques qui avaient fait la richesse de « Gotham ! ». Radio 4 déballe à nouveau ses armes les plus éclectiques et efficaces à l’instar de l’entêtant « Packing Things Up On The Scene », d’« Ascension Street » au beat lascif ou encore de « This Is A Test », un titre puissant au potentiel aussi tubesque qu’un « Dance To The Underground ». Même s’il ne parvient toutefois pas à insuffler le zeste de fraîcheur et de passion des vieux jours sur l'intégralité des titres (le lancinant « Grass Is Greener »), le quintet prouve sur « Enemies Like This » qu’il est sur la voie de la guérison et fin prêt à remettre le feu dans les sous-sols !

mardi, 12 septembre 2006 03:00

Razorlight

Introduit par « Up All Night » en 2004, le quartette anglo-suédois (!) a dû faire face, cette année-là, à une appréciation très mitigée, pour finalement remporter un succès public inattendu. Succès qui les propulsa, notamment, aux côtés de Coldplay sur la scène londonienne du ‘Live 8’. Reboosté par la confiance de ses fans, Razorlight promettait ‘le meilleur disque de l’année’, quelques semaines avant la sortie de cet éponyme. Devant tant d’optimisme, on reste dubitatif quant au résultat concédé par « Razorlight ». Au moment de la sortie de « Up All Night », les critiques anglais reprochaient au combo de n’être qu’une pâle copie de nombreuses formations déjà actives à l’époque. Pour y remédier, il se contente cette fois d’imiter ses héros. Que ce soit The Clash (« In The Morning », « Before I Fall To Pieces ») ou The Kinks, (« Kirby’s House ») les quatre musiciens semblent avoir du mal à se débarrasser de leurs influences. « Razorlight » manifeste, dès lors, un manque flagrant d’originalité. Reste, au final, un disque gentillet, fond sonore potentiel pour le Carrefour du coin…

mardi, 30 mai 2006 03:00

rinôçérose

Il y a sept ans déjà, « Le Mobilier », premier single de rinôçérôse, était diffusé en boucle sur les ondes. Les contours du paysage électro de l’époque étant définis par la French Touch, le duo n’eut aucun mal à imposer sa ‘Guitaristic House’ singulière. Pas de chance, la French Touch est morte une ou deux années plus tard. Et, avec elle, tout ce qui faisait l’originalité des compositions de Jean-Philippe Freu et Patrice Carrié. Après « Installation Sonore », sorti en 1999, rinôçérôse s’est enfermé dans un carcan mélodique des plus itératifs. Les vocalises, harassantes et de plus en plus nombreuses, ont fini d’achever l’histoire d’une formation au potentiel manifeste mais mal exploité. Pour preuve, un « Schizophrenia » insignifiant, publié l’an dernier. A l’image d’une carrière en dents de scie, ce rétrospectif éponyme témoigne donc autant des réussites de la formation que de ses erreurs de parcours. Des quinze morceaux, on retiendra essentiellement les instrumentaux, constituant la véritable richesse et l’œuvre la plus réfléchie du duo. En bref, rinôçérôse c’est un peu comme le « Louxor » de Katerine : ‘Et je coupe le son… Et je remets le son…’

Il aura fallu du temps pour que les Russian Futurists sortent de l’ombre. Ou devrait-on plutôt dire ‘le Russian Futurists’ puisqu’il s’agit en fait du projet d’un seul homme, Matthew Adam Hart. Loin d’être une ‘introduction’, comme son titre le laisse entendre, « Me, Myself & Rye » rassemble en fait quelques morceaux choisis des trois premiers essais du jeune homme. Entamé par le single « Paul Simon », ce recueil nous plonge dans un univers surréaliste proche de celui des Flaming Lips (« Let’s Get Ready To Crumble », « Two Dots On The Map »). Un peu comme si Matthew Adam Hart avait convié Wayne Coyne à un barbecue trop arrosé, à l’issue duquel les deux hommes auraient fini par se déguiser en saucisse géante tout en se prenant pour les Pet Shop Boys (« It’s Not Really Cold When It Snows », « Science Of The Seasons »). Les sympathiques ritournelles des Futurists sont parfois desservies par une atmosphère trop lourde due à une recherche minutieuse du détail. Détails qui font toute la richesse de « Me, Myself & Rye… » mais qui, comme des frites noyées dans la sauce, risquent d’en rebuter plus d’un. Par contre, les fans des références mentionnées plus haut s’en régaleront.

mardi, 02 septembre 2008 20:31

Langhorne Slim

‘Sometimes, I Hate The Things That You Do’. Ce sont par ces mots que débute « Sometimes ». Et voilà que l’on se surprend à acquiescer, un air sombre sur le visage. Langhorne Slim nous attriste. Tout avait pourtant bien commencé. « Spinning Compass », plage d’ouverture de ce recueil éponyme, laissait effectivement présager quelque chose d’énorme. La promesse d’une belle aventure, qui s’évanouit rapidement. L’interprète nous plante en pleine escalade. Retour sur la terre ferme. Au bas de la montagne, on s’accorde une seconde tentative; cette fois, guidés par l’envie de distinguer le moment exact où tout a basculé. A peine arrivés à mi-hauteur, c’est la révélation. L’œuvre éponyme de Langhorne Slim est tout simplement fallacieuse et inconsistante.

L’homme tente ponctuellement de singer ses idoles et surcharge ses compositions d’une aura ‘dylanesque’, tandis que des extraits tels que « Hello Sunshine » ou « Spinning Compass » évoquent un Arcade Fire sorti de nulle part. D’aucuns auront beau tenter de s’accrocher de toutes forces au Mont Slim, cette deuxième épreuve s’avère irrémédiablement décevante…

 

mardi, 02 septembre 2008 20:32

Pershing

Second ouvrage des ‘springfieldiens’ au nom improbable, « Pershing » aurait certainement fait de la peine à Boris Yeltsin. Loin de toute hype, Someone Still Loves You Boris Yeltsin tente de se tailler une petite réputation dans l’univers indie à travers un essai bien forgé mais trop gentillet. « Think I Wanna Die », « You Could Write A Book » et « Modern Mystery » sont autant de titres qui justifieraient les comparaisons entre SSLYBY et The Shins, opérées par la presse Outre-Atlantique. Du moins si celle-ci évoquait des Shins amplement moins inspirés et dirigés par Josh Rouse. « Heers » et « Some Constellation » auraient par ailleurs carrément pu être extraits de l’un des ouvrages de ce dernier.

L’intention de Someone Still Loves You Boris Yeltsin y est très certainement. Mais le quatuor tapisse sa pop estivale d’une enveloppe power pop mid-90’s un peu trop désuète et policée pour être prise au sérieux. Pourtant, les onze plages de ce recueil sont tout à fait digestes. Il est donc dommage que « Pershing » ne laisse qu’un vague souvenir après son écoute. Un troisième recueil moins prudent serait plus que bienvenu… 

 

lundi, 27 mars 2006 03:00

Night out live (Ep)

Aaah, Röyksopp et ses membres aux noms imprononçables ! Ceux-là même qui nous ont fait goûter à leur délicieux « Melody A.M. » et ses irrésistibles perles électroniques avant d’en décevoir plus d’un en servant le correct mais tiède « The Understanding ». Pour la suite, on pouvait s’attendre à mieux mais Svein et Torbjorn viennent de remettre le couvert en nous servant un EP ‘live’ d’une froideur nordique. Au menu : un « What Else Is There ?» mutilé, un « Only This Moment » sans saveur et un « Remind Me » nappé d’un vocoder indigeste. Et on ne parle que des entrées… Vu le massacre, on ne regrettera pas un seul instant l’absence de « Eple », la bombe des dancefloors. En lieu et place, on a droit à un « Go With The Flow » des Queens Of The Stone Age à la sauce suédoise. Ecœurant ! Nul doute que cet enregistrement public vise les véritables mordus de Röyksopp. Et peut-être aurait-il mieux valu au duo de le proposer uniquement via son site internet.

lundi, 13 mars 2006 02:00

Testify

Alléluia, le P.O.D. nouveau est arrivé ! Attendu par les ados américains comme les fidèles attendent la messe dominicale, « Testify » annonce la couleur : 2006 sera plus spirituel que jamais. Refusant l’étiquette ‘rock chrétien’ durant ses premières années d’existence, la formation rap-métal de San Diego a enfin décidé de cesser de jouer aux hypocrites et d’afficher distinctement son amour pour le tout-puissant. Les quelques crucifix ornant la pochette de ce quatrième pamphlet en témoignent. Les Californiens continuent de prêcher la bonne parole en colportant des thèmes universels tels que le respect de soi-même et de la nature, la célébration de la vie ou encore l’amour fraternel (NDR : bien ironique pour un groupe ayant éjecté l’un de ses membres ayant osé évoquer la possibilité d’un projet solo…). Si l’écriture se veut encore plus inspirée - bibliquement, cela va sans dire - que dans leurs efforts précédents, le quatuor reste musicalement si fidèle à lui-même que l’on croirait entendre un de leurs disques précédents. Fidèle à son éternel condensé de rap énergique sur riffs énervés et de chants flegmatiques sur mélodies aériennes, P.O.D. fini par exaspérer. A eux seuls, les embarrassants « Strenght Of My Life », « Mark My Words » et « Lights Out » suffisent à décourager le plus fervent amateur de 'rapcore'. Sur « Goodbye For Now » Sonny s’interroge : « When Will We Sing A New Song ? ». Apparemment, c’est pas pour tout de suite…

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