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Le rire de Will Paquin

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Denver ou DNVR ?

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Redouane Sbaï

Redouane Sbaï

lundi, 09 janvier 2006 02:00

Chris Stills

Première réaction en apercevant les contours du disque : ‘c’est qui ce type ?’. On apprend alors qu’il s’agit du fils de Véronique Sanson. Inévitablement, on évalue le risque encouru : ‘s’il couine comme sa mère, on est mal barrés…’. Mais on se rassure, dégottant, ici et là, de nobles collaborations en compagnie de Jean-Louis Murat, Stephan Eicher ou encore Ryan Adams. Moins sceptiques qu’au départ, on lance donc la galette du Franco-américain dans le lecteur en se laissant bercer par son contenu, démarrant sur un reposant « Golden Hour ». Mais dès le deuxième titre, tout bascule déjà. Hélas ! La voix du jeune homme irrite et se noie dans une marée de guimauve dans laquelle le reste de l’album continuera de baigner, à quelques exceptions près. Sur les quatre titres chantés dans la langue de sa mère, seul « Kitty Cathy » sauve les meubles (merci Jean-Louis !). Sur ceux interprétés dans la langue de papa (Stephen Stills), c’est un honorable « For You » (merci Ryan !) et les potables « Story Of A Dying Man », proche de Brendan Benson, et « Landslide » qui sortent du lot. Si ce n’était pour ces rares bons morceaux, d’aucuns auraient certainement jeté cet album dans le bac ‘blues soldé’…

jeudi, 29 novembre 2018 11:37

Below The Branches

Kelley est un courageux bosseur. Après avoir enregistré dans son salon puis distribué tout seul son album « Antique Glow » en 2001, il dû attendre 2004 pour se faire enfin remarquer par les critiques et s’attirer les faveurs de Sub Pop. Le label lui propose alors de publier un EP, « The Sun Comes Through », fin 2005. Sa victoire personnelle, il l’a remportée cette année, grâce à la sortie de son premier ‘vrai’ disque. A la fois anachroniques et intemporelles, les compositions de Kelley Stoltz se baladent tranquillement sous les branches de l’arbre généalogique des Beach Boys et, inévitablement, des Beatles. Mais parmi la masse d’artistes revendiquant de telles influences, Stoltz a le mérite de se détacher et de puiser dans l’essence même de la musique de ses pères, faisant de « Below The Branches » un disque sincère, non pas soumis à un effet de mode. Malheureusement, la sincérité ne paie pas et rien ne serait plus étonnant que de voir ce bout de plastique sympathique passer presque inaperçu…

 

lundi, 06 février 2006 02:00

Stone Hits : The Very Best Of Angie Stone

Le monde est si injuste. Allumez la télé. Zappez sur MTV. Qu’y voyez-vous ? A coup sûr, une bande d’anorexiques prétentieuses à la jupe plus courte que mon index et la cervelle plus vide qu’un portefeuille de chômeur. Et sous le prétexte hypocrite que leurs œuvres n’entrent pas dans les critères sélection de ce type de postes télévisés, de grands artistes ne voient et ne verront peut-être jamais leur talent reconnu. Elle-même injustement ignorée, beaucoup plus à cause de son tour de taille que toute autre raison, Angie Stone n’a, hélas, jamais réellement cartonné commercialement. Cette compilation est donc, à juste titre, un « Best Of » plutôt qu’un « Greatest Hits ». Cependant, à l’écoute de ce recueil à la sensualité troublante, il est indéniable que ce « Stone Hits » aurait pu, aisément, revendiquer la seconde étiquette. Les médias, dans l’un des rares moments où ils ne fixaient pas le fond de leurs poches, ont toutefois reconnu le potentiel des singles « Wish I Didn’t Miss You » et « Brother Part II » qui ont été un éphémère instant des hits FM. Leçon de rattrapage pour ceux qui auraient raté les 3 épisodes précédents, « Stone Hits » résume avec conviction la carrière de cette grande dame de la Soul. La synthèse parfaite entre les envolées vocales et les voluptueuses mélodies qui parcourent ce disque invite à la romance et à ses dérives les plus épicuriennes. Des savoureux « Little Boy » et « Wish I Didn’t Mis You » ou des funkys « Lover’s Ghetto », « I Wasn’t Kidding » et « What U Dyin’ For », on retiendra surtout la prédisposition d’Angie Stone à captiver, même lorsqu’elle use des doses les plus faibles de son élixir (« Bottles & Cans », « Time Of The Month »).

mercredi, 10 septembre 2008 00:16

Partie Traumatic

On les attendait de pied ferme, ces garnements. A la première écoute de « Wizard Of Ahhhs », leur autoproduction mise à disposition gratuitement fin 2007, c’est la révélation. Ces cinq gosses sont destinés à devenir grands. Plus le temps passe, plus l’attente d’un premier essai devient insupportable. Des fouilles archéologiques sur la toile finiront par porter leurs fruits. Pas moins de 7 démos auront permis d’alimenter la hype jusqu’à la sortie très attendue de ce « Partie Traumatic ». Mais, au vu de la tracklist, les Black Kids et leur producteur Bernard Butler (Suède) ne se seront pas vraiment foulés en plus d’un an. Les impatients, qui s’attendaient à en prendre plein leurs oreilles grâce à une nouvelle série de tubes, se voient servir une version légèrement retravaillée de « Wizard Of Ahhhs » et des quelques autres démos déjà dispos sur le web. Seuls trois morceaux inédits viennent étoffer ce premier essai.

Il faut reconnaître cependant que la production de Butler permet de pallier à la légère déception provoquée par le tracklisting. Les méga-tubes « I’m Not Gonna Teach Your Boyfriend How To Dance With You » et « Hurrican Jane » prennent sur cette plaque une réelle et irrésistible dimension pop bubble-gum acidulée tandis que les inédits « I’m Making Eyes At You », « Partie Traumatic » et le dernier single en date « Look At Me (When I Rock Witchoo) » sont autant d’imparables tueries. Par ailleurs, les vocalises de Reggie Youngblood évoquent un Robert Smith qui aurait retrouvé le sourire. Enfin, « Partie Traumatic » aurait pu se glisser dans une discographie très pop des Cure si ce n’était pour les accompagnements vocaux des deux demoiselles de la formation, Ali Youngblood (la sœurette de Reggie) et Dawn Watley. Le duo féminin multiplie exponentiellement le quotient jouissif de la courte mais addictive première œuvre du quintet. « Partie Traumatic » est presque impossible à détester. Et puis, qui oserait prononcer les mots ‘I Hate Black Kids’ ?

 

mercredi, 10 septembre 2008 00:13

Only As The Day Is Long

Responsable des grosses caisses au sein des regrettés Carissa’s Wierd mais également de Band Of Horses lors de l’enregistrement du très bon « Everything All The Time », Sera Cahoone se paie une seconde tranche de liberté. Au programme, de la country et du folk lo-fi peu transcendant. « Only As The Day Is Long » est un disque à éviter aux narcoleptiques ou aux victimes de fatigue chronique.

Peu inventifs, les boulettes « Runnin’ Your Way », « You Might As Well », « Seven Hours Later » ou « Shitty Hotel » n’apportent rien au genre et consistent en des mélodies déjà entendues plus d’un millier de fois auparavant. Certainement inspirée par Neko Case ou Cat Power, Sera Cahoone brasse de l’air en tentant d’émouvoir (« The Colder The Air », « Tryin’ ») ou de susciter le rêve (« You’re Not Broken »). Incidemment, le meilleur morceau de la plaque s’intitule « Happy When I’m Gone ». Ce à quoi on lui répond, ‘en plein dans le mille, cocotte !’.

 

mercredi, 10 septembre 2008 00:11

Carried To Dust

Si le sixième recueil de Calexico arborait un sous-titre, ce dernier serait vraisemblablement ‘Back to Basics’. Alors que l’œuvre précédente publiée en 2006, « Garden Ruin », n’était rien d’autre qu’un exercice frustrant et fort décevant, « Carried To Dust » reprend le flambeau de « Feast Of Wire » (2003) et retrouve le son lo-fi et chaleureux propre aux travaux de Calexico. « Victor Jara’s Hands », la plage d’ouverture interprétée en anglais et en espagnol, nous jette instantanément sur ces routes désertiques des States qui entraînent les cœurs esseulés vers le Mexique et au-delà. A l’instar de l’illustration de la pochette, on s’imagine au volant d’un vieux van, traçant la route sans regarder en arrière. Les « Two Silver Trees », « House Of Valparaiso », « El Gatillo (Trigger Revisited) » ou « The News About William » s’échappant des baffles et rappelant à notre souvenir combien la vie peu être excitante.    

Ce voyage initiatique, John Convertino et Joey Burns l’exécutent d’une main de maître, accompagnés de leurs quatre musicos mais également de quelques invités de prestige. Sam Beam (Iron & Wine), Amparo Sanchez (Amparanoia), Doug McCombs (Tortoise) font un bout de chemin sur « Carried To Dust » et donnent un relief inédit aux paysages esquissés par la troupe. Bien qu’il n’égale pas « The Black Light » (1998), ce nouvel essai éblouissant attribue une large place à l’introspection, allant parfois jusqu’à laisser sans voix (les magnifiques « Contention City », « House Of Valparaiso » ou l’interlude « Falling From Sleeves »). Une splendide réussite !

 

mercredi, 10 septembre 2008 00:11

Fleet Foxes

Il y a quelques mois, Fleet Foxes nous émerveillait de leur splendide EP « Sun Giant ». Aujourd’hui, le quartet, devenu quintet depuis l’intégration (temporaire?) de J. Tillman en son sein, débarque une fois pour toutes, un premier essai long durée dans les bras. Et, pour la seconde fois, la formation époustoufle les aficionados de l’indie et du folk rock. Annoncé par le single « White Winter Hymnal » et son fantastique vidéoclip, « Fleet Foxes » est assurément la petite merveille incontournable de l’année. Les cinq gaillards au look de bûcherons usent d’une palette d’émotions tellement variées que l’on ne sait pas où donner la tête. « Quiet Houses », « Ragged Wood » et « White Winter Hymnal » inspirent de joyeux frétillements tandis que les déchirants « Heard Them Stirring », « Blue Ridge Mountains » et « Oliver James » vous arrachent d’incontrôlables larmes sans révérence. N’évoquons même pas les frissons inévitables qu’une telle beauté suscite.

Les onze morceaux de la plaque sont d’une virtuosité éblouissante et dégagent une atmosphère à faire rager toutes ces formations folk qui se creusent la cervelle des années durant, pour obtenir au final un résultat plus qu’insatisfaisant. « Fleet Foxes » pose d’ailleurs la barre à des hauteurs quasi-inaccessibles pour ces derniers. Le quintet impose le respect et vient de s’offrir une belle double page dans les annales du genre, aux côtés de Crosby, Stills & Nash et autres Beach Boys. Ingénieux, intemporel et, surtout, indispensable.

mercredi, 10 septembre 2008 00:04

Postcards

« Postcards », premier recueil des Australiens de Sparkadia tente de nous faire croire au printemps éternel. Le quatuor présente une collection de onze morceaux de pop ensoleillée qui aurait pu être également convaincante si le son de la formation n’était pas aussi nonchalant. L’ensemble prête solidement au farniente mais les faiblards « Connected », « The Kiss Of Death », « Last Thing You Need » ou « Up In The Air » manquent bien trop de substance pour susciter un quelconque intérêt. Sparkadia évoque tour à tour Coldplay (« Connected », « Space & Time »), Keane (« Sleeping Lion ») ou Embrace (« Morning Light »).

Une petite poignée de morceaux sort du lot et évite de justesse à « Postcards » l’étiquette de ‘bruit de fond’. Les entraînants « Animals » et « Help Yourself », ainsi qu’un  « On Our Way » éthéré permettent au quatuor de sortir leur épingle du jeu. Dans l’ensemble, il s’agit d’une première œuvre sans relief dont on ne retient que quelques rares morceaux choisis. Le printemps de Sparkadia sera définitivement plus court que prévu.

 

mercredi, 10 septembre 2008 00:01

Conor Oberst

Délaissant temporairement ses Bright Eyes, Conor Oberst s’offre une seconde aventure solo. Ou presque, puisqu’il est ici accompagné du Mystic Valley Band, orchestre formé pour l’occasion. Enregistré sous le soleil du Mexique, l’éponyme du New Yorkais est une œuvre introspective qui ne s’éloigne pas drastiquement de ce qu’il nous avait pondu sur le « Cassadaga » de Bright Eyes. Dans le but de différencier ses deux projets, le roi des arrangements délicats en matière d’Americana met simplement la pédale douce sur les distos. Quelques extraits se démarquent du reste de la discographie du poète prolifique. « I Don’t Want To Die (In The Hospital) » et son piano blues ou « NYC – Gone, Gone » réveillent des pulsions alcooliques aussi bien assumées qu’inavouées tandis que « Moab », « Cap Canaveral » confirme l’étiquette de ‘jeune Dylan’ que la presse ricaine se borne à lui coller au dos à chaque publication.

Une comparaison qui s’explique également par une écriture aigre-douce qui parcourt la plupart des travaux d’Oberst et dont il fait à nouveau grand usage sur son dernier recueil. On se surprend d’ailleurs à prêter une oreille attentive aux textes raffinés de « Milk Thistle », « Sausalito » ou « I Don’t Want To Die In The Hospital ». « Conor Oberst » n’atteint cependant pas l’éclat instantané de « I’m Wide Awake, It’s Morning » (Bright Eyes, 2005). Il est alors légitime de s’interroger sur les éléments censés différencier cette plaque de la discographie de Bright Eyes. Pas de quoi crier au génie, mais ce disque éponyme contient assez de compos enthousiasmantes pour que l’on s’y attarde un minimum.

 

mercredi, 10 septembre 2008 00:00

The Rex The Dog Show

Enregistré principalement à l’aide d’un synthé Korg 700S, le premier ouvrage de Jake Williams, alias Rex The Dog, procure une saveur particulière. Outre sa structure et ses beats identifiables entre mille, « The Rex The Dog Show » est composé en majorité de morceaux déjà disponibles depuis un moment. Les singles « Circulate », « Frequency », « I Can See You, Can You See Me ? » et surtout « Maximize », remis ici au goût du jour, sont en effet d’ores et déjà des grands classiques des dancefloors. La première œuvre de Williams contient également deux remixes, l’un de The Knife (« Heartbeats »), l’autre de The Sounds (« Tony The Beat »). Ces deux relectures sont certes bien foutues mais donnent immanquablement un arrière-goût de ‘fourre-tout’ à l’ensemble. Un peu comme si, en panne d’inspiration, le compositeur avait décidé de balancer les deux premiers remixes qui lui passaient sous la main afin de clôturer au plus vite sa première œuvre.

Rex The Dog parvient à faire trembler la piste de danse au son de tueries comme « Maximize 2008 » et « Frequency » mais frise également l’amateurisme sur des « Itchy Scratchy », « Prototype » ou « I Look Into Mid Air » incertains. De manière générale, l’utilisation de vocalises (« Bubblicious », « I Look Into Mid Air »…) ne sied que très peu aux compos du disque. Bref, dans l’ensemble, sur ce disque, il y a à boire et à manger. « The Rex The Dog Show » est l’exemple-type du premier exercice trop éparpillé. Heureusement, les quelques bombes electro parviennent à sauver les meubles. De justesse !

 

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