La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de…

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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

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Of Monsters And Men

Un Arcade Fire de grandes surfaces…

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Le pouvoir d’un single fédérateur. C’est à cette règle que tient toute la notoriété des Islandais de Of Monsters and Men qui, un an après avoir squatté l’ABClub, multiplie son public par dix pour une prestation à guichets fermés dans la grande salle de l’AB. Une ascension fulgurante mais disproportionnée au regard de ce que la formation nous propose sur scène…

Sur le coup de 20h et des poussières, l’AB est déjà prise d’assaut. Les gradins sont déjà full, les premiers rangs difficilement accessibles, même pour se rendre au bar ; et les sièges, à l’étage, sont protégés vigoureusement par leurs occupants.

Un certain Mugison se charge de la mise en bouche. Une première partie insupportable s’il en est. Equipé de son laptop, l’homme hésite entre electronica, folk, et parfois même noise, le tout entrecoupé de deux rugissements Metal. En résulte une soupe indigeste qui se termine pour votre serviteur par un raid (NDLR: ?!?!?) vers le bar…

Dès 21h, c’est au tour du septuor nordique de faire son apparition sur scène derrière un rideau de fumée, au son de « Dirty Paws », la première ballade d’une longue série. Le ton est donc donné. Of Monsters and Men ne s’en écartera pas d’un iota. Ce soir, c’est toute leur première œuvre qui est passée en revue. Les mélopées de « My Head Is An Animal » se suivent et se ressemblent un peu. Les sept membres de l’équipée sont propres sur eux comme de parfaits petits boyscouts. Au bout de quelques morceaux, il devient évident que l’auditoire ne devra pas compter sur eux pour voir jaillir une petite étincelle de folie sur l’estrade. Les écarts de conduite ne sont définitivement pas permis ce soir.

Gentillet comme tout, Of Monsters and Men offre à son public une série de jolies compositions folky, forcément reprises en chœur par l’assemblée. La troupe se permet néanmoins un petit détour hors de sa discographie pour interpréter une cover des Yeah Yeah Yeahs. Et tandis que le combo new-yorkais possède à son actif une tripotée de tubes taillés pour secouer l’auditoire, les Islandais jettent leur dévolu sur « Skeletons », ballade mollassonne extraite de « It’s Blitz! ». Le collectif délivre cependant une version charmante, qui colle parfaitement au reste de la setlist. Mais il en faudrait bien plus pour me sortir de la torpeur dans laquelle la formation m’a plongé ce soir.

Le moment le plus amusant de la soirée sera celui où Nana, co-interprète de la bande, demande au public ‘I think you guys speak French and German in your country, right ?’ Et à la jeune femme de se prendre un énorme vague de ‘Noooo !’ et autres protestations dans la gueule. Sauf que, les gars, aux dernières nouvelles on ‘speak’ aussi ‘german’ en Belgique, non ? La pauvre demoiselle se confond alors en excuses et se fait pardonner son omission en demandant comment traduire ‘Love’ en néerlandais. Le ‘Liefde’ qu’elle balance est chaudement accueilli. S’ensuit un « Love Love Love » mou du genou (encore…), très rapidement suivi par le moment que toute la salle attendait : « Little Talks ». En haut, à droite, à gauche, tout le monde hurle jusqu’à la moindre virgule de la chanson.

Le climax de la soirée est atteint, sans aucun rebondissement. Un titre supplémentaire et un rappel de deux morceaux plus tard, les sept musiciens s’éclipsent, me laissant l’impression tenace d’avoir assisté au concert d’un Arcade Fire de grandes surfaces… Et en parlant de grandes surfaces, Of Monsters and Men sera également de passage cet été du côté de Rock Werchter (what else ?), le dimanche 7 juillet 2013.

(Organisation : Live Nation)

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The Lumineers

En poussant la porte du saloon…

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The Lumineers est une formation issue de Denver, dans le Colorado. Si la formation n’a publié qu’un seul elpee à ce jour, un opus éponyme paru en avril 2012, elle a surtout décroché un succès radiophonique étonnant, grâce à « Ho Hey », un single qui a même été disque de platine aux States et au Canada. Pas étonnant dès lors qu’elle ait rempli sans mal, le Grand Mix, ce samedi 9 mars, à Tourcoing.

Et lorsque le New-yorkais Langhorne Slim ouvre le bal, la salle est déjà comble. Des conditions pas nécessairement faciles pour un supporting act, quand il s’agit de chauffer l’ambiance. Et bien l’americana de ce vieux briscard yankee est parvenu à capter l’attention de l’auditoire. Enfin, lui et son backing band. Sa voix de crooner du Midwest couplées aux envolées irrésistibles du banjo a conquis, même les plus sceptiques…

La bande à Wesley Schultz (voix et guitare) et Jeremiah Fraites (batterie) implique également  la charmante Neyla Pekarek (violon et voix), le plus énervé Stelth Ulvang (piano) ainsi que le très cool Ben Wahamaki (basse). Le combo va passer l’intégralité de son premier et unique album à la moulinette. Difficile de résister à leur americana hyper mélodique et entraînant. Le piano est joyeusement sautillant. La voix de Wesley Schutlz, savoureusement éraillée. Mais surtout, leur sens mélodique est irrésistible. Le combo parvient à transformer des morceaux de country rock éculés en véritables hits radio-friendly (NDR : n°2 au Billboard américain tout de même…) Les Mumfords & Sons n’ont qu’à bien se tenir ! Le band semble, en outre, être heureux de jouer ici, ce soir. L’énergie dispensée est communicative et malgré le succès rencontré aujourd’hui, les musicos restent simples. Parfois on a l’impression d’assister à un concert accordé par quelques pionniers de l’Ouest sauvage, après avoir poussé la porte d’un saloon… Des chansons comme « Ho Hey » et « Stubborn Love » donnent au public l’occasion de s’époumoner ; mais le reste de leur répertoire est suffisamment varié pour succomber à leur prestation. Le groupe va même s’autoriser une reprise de Bob Dylan. Le public est manifestement ravi. Et pour enfoncer le clou, The Lumineers va entamer son rappel a cappella. A cet instant, dans la fosse, règne un silence monacal. Avant de clôturer leur set par un final enthousiasmant, en compagnie de Langhorne Slim et sa troupe. Un réel ‘feelgood’ concert qui a permis de découvrir une formation taillée pour les festivals !

(Organisation Le Grand Mix)

 

Everything Everything

Most Likely You Go Your Way (And I'll Go Mine)

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Un peu plus de deux ans après avoir commis « Man Alive », un premier album dont ils ne sont pas particulièrement fiers, les Mancuniens d’Everything Everything reviennent aux affaires en publiant « Arc », un second LP d’art pop aussi bien foutue que…  standard. En 2011, le quatuor effectuait un passage à guichets fermés sur la scène de l’ABClub. Ce 9 mars 2013, il pose ses valises sur celle de la Rotonde du Botanique, avec le même succès de foule.

Dès 20h15, Everything Everything apparaît sur scène flanqué, dans sa mouture live, d’un cinquième membre préposé aux synthés. Pas de chance pour les retardataires. Les Mancuniens ont l’air plutôt ravis d’être sur les planches. Plus particulièrement le chanteur, Jonathan Higgs, qui affiche un large sourire contagieux, à l’heure d’enfourcher sa guitare. Et le public ouvre ses oreilles, plein d’attente. Alors, Eveything Everything : énième buzz sans avenir ou formation sous-estimée?

Le quatuor se lance dans une déferlante d’art pop qui ne répond pas vraiment aux interrogations, malgré toute la motivation dont font preuve les cinq gars présents sur le podium de la Rotonde. Car leur set tient la route surtout grâce à ses morceaux les plus dynamiques de leur répertoire. Un peu à l’image de « Arc »,  leur nouvelle galette, qui se paie la plus grosse tranche de la setlist et dont les tubes potentiels sont éclipsés par l’omniprésence de ballades un peu trop sirupeuses.

Malgré l’aversion de leur leader pour « Man Alive », Eveything Everything propose tout de même quelques titres extraits du premier LP. « Schoolin’ » ou « Photoshop Handsome », par exemple, viennent relever la tête des membres de l’assistance qui piquent ponctuellement du nez. A la bonne heure. On est samedi soir. Le public a envie de danser. Il frétille sur des « Kemosabe » et « Radiant », se secoue sur la batterie syncopée de « Cough Cough », headbangue (un peu) sur « Suffragette Suffragette » ou « Photoshop Handsome » et sort même son iPad (si, si, ça commence…) pour filmer « Armourland ». A contrario, les « Final Form » ou « The Peaks » font retomber la pression. La minute-câlin s’éternise. Et on se contente de décompter les minutes avant le prochain soubresaut mélodique qui, lorsqu’il frappe, en est presque salvateur.

Les quatre gaillards d’Eveything Everything n’ont pas encore trouvé le bon équilibre, tant en studio que scéniquement. Higgs et consorts doivent parvenir à pondre un troisième essai plus complexe et rentre-dedans que cet « Arc » qui, d’ici peu, se classera certainement dans les sorties anecdotiques de 2013. Dommage !

(Organisation : Botanique)

 

Christopher Owens

Le minimum syndical

Écrit par

Christophe Owens, c’est l’ex-leader du duo Girls. Avant de se lancer dans une carrière musicale, il a vécu au sein d’une secte religieuse, ‘Children of God’. Toute son enfance, même. Ce soir, le public est venu en masse pour découvrir l’âme damnée du natif de Miami. Sans avoir pu l’appréhender avant le show, un ami me confie toutefois que « Lysandre », son tout premier album, est empreint d’une grande beauté, mais qu’il est de brève durée : pas même 30 minutes au compteur…

Surprise, quand l’artiste monte sur l’estrade, il est accompagné de 7 musicos, dont un saxophoniste/clarinettiste/harmoniciste, mais aussi deux jolies choristes. Pas un mot adressé au public avant de commencer son set. La troupe enchaîne les pépites issues de « Lysandre ». Hormis un instrumental reggae douteux, elles oscillent entre morceaux surf-rock et ballades romantiques sculptées dans l’instrumentation acoustique. Curieusement, chaque morceau est séparé par le même intermède musical moyenâgeux. Ce qui confère finalement une certaine homogénéité et un certain mystère à l’ensemble. Après une petite demi-heure d’un concert varié, forcément slacker et vraiment convainquant, la bande quitte la scène, au plus grand dam du public !

Pour rapidement revenir et entamer la seconde moitié du concert. Faut croire que dans les coulisses, on leur a signifié, qu’il fallait respecter le minimum syndical… Et c’est nonchalamment, que Christopher Owens et ses sbires vont interpréter quelques grands classiques de l’histoire du rock, dont « Wild World » de Cat Stevens, « The Boxer » de Simon & Garfunkel et « Don’t Think Twice It’s Alright » de Bob Dylan, pendant une bonne vingtaine de minutes. Le band donne alors l’impression de jouer sans âme ni passion des titres passe-partout qui doivent plaire à Monsieur et Madame Toutlemonde. Or, quand on sait que Girls nous a légués deux remarquables opus, on est en droit d’être déçus par cette attitude je-m’en-foutiste… On espère, dès lors, que le Floridien aura fait le plein d’énergie et manifestera davantage de bonne volonté, quand il reviendra en concert. Car comment justifier la présence de 7 collaborateurs sur scène, pour pousser à peine quelques chansonnettes. Aussi belles soient-elles…

 (Organisation Botanique)

 

Villagers

Un véritable groupe…

Écrit par

C’est la troisième fois que le Botanique accueille le groupe irlandais Villagers. La première, c’était lors de la sortie de leur elpee initial, « Becoming a Jackal ». A l’époque, la Rotonde était loin d’être comble. Quelques mois plus tard, le band était revenu dans le cadre des Nuits Botanique et avait confirmé toutes les bonnes critiques, recueillies lors de leur premier passage. Deux ans plus tard donc, Villagers se produit à l’Orangerie pour défendre son second opus, « Awayland », un elpee paru en janvier. Et preuve du succès croissant de la formation, la salle est pleine à craquer. Pour leur nouvelle tournée, elle a emmené dans ses valises, Luke Sital-Singh ; et les organisateurs ont également programmé à la même affiche, Aidan and The Italian Weather Ladies.

Aidan ouvre le bal. Le Dublinois est soutenu par l’ensemble belge, The Italian Weather Ladies. Une formule qui a déjà fait ses preuves, précédemment, au Botanique. Leur folk énergique passe assez bien la rampe et le public semble apprécier le show. Tant mieux !

A 20h50, Luke Sital-Singh prend le relais. Le songwriter anglais est seul. Il est uniquement armé de sa six cordes. Et il a une grosse pression sur les épaules. Mais manifestement, l’artiste semble très à l’aise et enchaîne les morceaux le plus naturellement possible, même si on ne peut pas dire que ses chansons soient exceptionnelles. M’enfin, comme son set se limite à une petite demi-heure, la lassitude n’a pas le temps de s’installer, dans l’esprit des spectateurs…

Villagers accuse un retard d’une dizaine de minutes sur l’horaire prévu, quand il débarque sur les planches. Depuis la tournée qui a suivi l’enregistrement d’un premier opus, Conor O’Brien ne se sépare plus de ses quatre musiciens (drums, claviers, basse, guitare). D’ailleurs, lors de ce show, on se rend compte que Villagers est devenu un véritable groupe et plus seulement le projet d’un seul homme.

Le set s’ouvre par « My Lighthouse », un nouveau morceau. A contrario des spectacles précédents accordés au Botanique, O’Brien laisse désormais plus de liberté à  ses musicos. Et cette métamorphose est vraiment judicieuse. Ainsi, « I Saw the Dead », « That Day », « Set the Tigers Free », « The Pact (I’ll Be Your fever) » et d’autres anciennes compos, affichent une puissance en ‘live’ que nous ne soupçonnions pas. Mais c’est réellement sur les morceaux du dernier opus que l’on découvre le nouveau visage de Villagers. Les guitares électriques, les chœurs tout comme les claviers sont davantage présents. Du folk, il en reste. Oui, mais il a muté en solution plus complexe. Et certains passages instrumentaux de titres comme « Earthly Pleasure », « Judgement Call » ou encore « Rythm Composer », évoquent même Mogwai ! Quant à la voix de Conor O’Brien, elle est toujours aussi caractéristique. En outre, du haut de son mètre soixante, l’Irlandais commence vraiment à avoir du charisme. Bref, le set proposé par Villagers, ce soir, m’a franchement épaté. Comme le combo est responsable de superbes albums, on peut allègrement déclarer qu’il vient de rentrer dans la cours des (très) grands. Et ce n’est pas parce que le claviériste a rencontré quelques problèmes techniques, en fin de parcours, qu’il faut tout remettre en question. Je le répète, ce concert était vraiment impressionnant.

(Organisation Botanique)

 

Delphic

The Downward Spiral

Écrit par

Chronique d’un buzz inversé. Ce lundi 4 mars, les Britons de Delphic investissaient l’Ancienne Belgique afin d’y présenter « Collections », leur second LP paru en janvier dernier. Initialement prévu à l’ABBox, le trio et l’AB ont dû revoir leurs ambitions à la baisse, vu la vente désastreuse de tickets pour l’événement. A voir ses salles se remplir en un clin d’œil de plus en plus régulièrement, l’AB ne serait-elle pas devenue trop gourmande ? Ou la faute revient-elle à la formation qui a eu les yeux plus gros que la fanbase ? Delphic a malgré tout respecté son engagement en déménageant son matériel vers l’ABClub, pour un concert plus intimiste que prévu.

Petite  surprise en débarquant à l’AB sur le coup des 20h40 : le hall menant vers la grande salle, qui dans ce cas-ci aurait dû être convertie en ABBox, est totalement vide. Une affiche annonce pourtant la vente des tickets à 19€/pièce. A droite, un vigile attend aux pieds des escaliers menant au Club. Le franc tombe. C’est donc en comité très réduit que vas se dérouler le concert de Delphic. L’effet est proportionnellement inverse au passage de la formation dans nos contrées, il y a 3 ans. A l’époque, face à la demande, le concert du trio prévu au Witloof Bar du Botanique, obtenait un ‘upgrade’ vers la Rotonde.

Il faut dire que la promo pour « Collections » est autrement plus discrète que celle d’« Acolyte », le premier opus, qui a récolté en son temps aussi bien succès critique que public. Le disque est d’ailleurs parvenu à atteindre le Top 10 des albums en Grande-Bretagne, début 2010. Et aux prémices du mois de février 2013, c’était au tour de « Collections » de faire ses preuves. Un mois d’exploitation plus tard le verdict est sans appel. Le flop.

Delphic a encore quelques mois pour remonter la barre en publiant un single salvateur. Un pari qui lui sera difficile à tenir tant le contenu de la plaque n’inspire pas grand-chose. La synth-pop étayée sur l’excellent « Acolyte » a désormais muté en condensé de pop-rock plutôt banal, malgré ses accents électro. En fait, dès l’entame du disque, on sent très clairement la volonté du trio de donner une dimension résolument pop-rock à ses compos, au point d’en enfoncer parfois leurs têtes dans le derrière d’un certain Matt Bellamy. Elément d’autant plus étonnant que la plaque est en partie produite par Tim Goldsworthy (DFA Records), qui a jusqu’alors habitué ses adeptes à des productions de qualité largement supérieure.

Ce soir, le line-up de Delphic compte cinq membres, pour (espérer) frapper fort. Ce sont d’abord Dan Hedley, membre honoraire de la formation et préposé aux fûts, et un guitariste complémentaire qui entrent en scène. Très vite suivis de James Cook, Richard Boardman et Matt Cocksedge. La formation démarre son set par « Baya », dernier single en date. Rien de transcendant. Ce n’est que lorsque le combo enchaîne sur les synthés délicatement rétro et électro de « Halcyon », « Clarion Call » ou encore « Doubt » que le public se réveille. L’entrelacement parfait de « Red Lights » et « This Momentary » emboîtés l’un à l’autre à grosse louche de BPMs parviendra même, tant bien que mal, à créer quelques secousses dans l’assistance.

A contrario, lorsque les cinq musiciens s’évertuent à faire découvrir des morceaux du dernier essai, ils se retrouvent alors face à un public totalement éteint. Les « Freedom Found », « Memeo » et autres « Atlas » ne produisent pas l’effet escompté et seul l’outro remixée de « Don’t Let The Dreamers Take You Away » permet de ne pas perdre le fil.

A l’heure du  rappel tel qu’il est indiqué sur la setlist, la formation décide de ne pas exécuter la ridicule tradition du retour en coulisses et enchaîne directement sur « Counterpoint », chaudement accueilli par les fans. Les Anglais se retirent alors après une version un peu écourtée du trippant « Acolyte ». En ayant consacré la plus large partie du concert à leur première œuvre, ils seront parvenu à maintenir leur réputation ‘live’ intacte. 

Cet été, les trois gaillards de Delphic devront beaucoup, beaucoup, beaucoup barouder sur la route des festivals européens. Ou éventuellement se produire en première partie d’une tournée de Muse, dont « Collections » convoite clairement les fans…

(Organisation : AB)

 

Calexico

Comme à la belle époque des Byrds…

Écrit par

Depuis septembre dernier Calexico est sur les routes. Un interminable périple qui verra le groupe participer aux prochains festivals d’été. Et notamment dans le cadre du Couleur Café ainsi que du Cactus de Bruges. En septembre dernier, votre serviteur avait assisté à leur set, accordé à l’AB de Bruxelles. Un bon petit concert qui avait eu un petit retard à l’allumage, pour finalement s’embraser en fin de parcours. Ce dimanche 24 février, l’Aéronef est bien garni. Faut dire qu’en première partie, il y a The Dodos. Et puis, bonne initiative, le premier concert est prévu vers 18h30, ce qui permettra aux mélomanes de rentrer plus tôt à la maison.

The Dodos, c’est la troisième fois que j’assiste à une de leurs prestations. La première, c’était au Vk* de Bruxelles, en décembre 2008. Un concert épatant, explosif même, dynamisé par le percussionniste/vibraphoniste Joe Haener. La seconde, à la Rotonde du Botanique. Keaton Snyder avait pris la place de vibraphoniste, apportant davantage de subtilité aux compos, au détriment de l’énergie pure, même si la prestation demeurait de bonne facture. Mais, mauvaise surprise, le line up ne compte aujourd’hui plus de troisième larron. Il se résume au drummer Logan Kroeber et au chanteur/guitariste Meric Long. Meric va surtout privilégier l’électricité. Il se déchaîne toujours autant sur ses grattes. Heureusement, ses interventions vocales sont bien claires. Et le sens mélodique impeccable. Derrière sa belle panoplie de fûts et de cymbales, Logan se sent comme un poisson dans l’eau. Mais il joue davantage sur sa technique que sa passion. Néanmoins, en une demi-heure, The Dodos va nous accorder un set bien ficelé, et surtout parvenir à chauffer la salle pour la tête d’affiche. Ce qui n’est déjà pas si mal…

Calexico monte sur l’estrade. Première constatation, Paul Niehaus, le préposé à la pedal steel est de retour. En fait, il reprend tout simplement sa place. Dès les premiers accords, on sent que le groupe est déterminé à mettre le feu. La setlist est bien mieux équilibrée qu’à l’AB ; les titres les plus mélancoliques du dernier opus, « Algiers », ne sont plus concentrés en début de parcours. Et puis, Paul leur apporte une coloration beaucoup plus americana. Sur son instrument, c’est un véritable virtuose, qui ne dispense ses notes que parcimonieusement mais judicieusement. Evidemment ce sont les titres les plus mariachi qui soulèvent l’enthousiasme du public (« Roka », « Para », l’instrumental « Minas de cobre », le paso doble « No te vayas or inspiracion »). La foule vibre lorsque Martin Vlek et Jacob Valenzuela soufflent dans leurs cuivres. Et lorsqu’ils ne jouent pas de la trompette, le duo secoue ses maracas ou double au vibraphone. Jacob se réserve également, l’une ou l’autre fois le chant, en espagnol. Et il sait mettre l’ambiance. Derrière ses claviers, Sergio Mendoza, colore le tout de tonalités cubaines. A droite de l’estrade, John Convertino caresse, brosse ou imprime le tempo, suivant la nature des compos. Et la basse ou la contrebasse (qu’il joue parfois à l’aide d’un archet comme sur un violoncelle) de Chris Giambelluca pulse le tout. A charge de Joey Burns, de diriger les débats, de sa guitare rythmique, acoustique ou électrique, mais surtout de sa superbe voix. Les morceaux sont parfois visionnaires, cinématiques même (Enio Morricone ?) Sergio ou Martin troquent circonstanciellement leur instrument contre l’accordéon. « Not even Stevie Nicks » (NDR: une chanson qui évoque un suicide, que même Stevie Nicks –la chanteuse de Fleetwood Mac– dont un titre passe à la radio, ne peut éviter…) vire au « Love will tear as apart again » de Joy Division (NDR : et là, on ne change pas trop de sujet…) Trois guitares électrisent « Maybe on Monday or man made lake ». La reprise du « Alone against or » de Love n’a pas été oubliée. Et elle est superbe. Le set d’achève par l’allègre « Puerte ». Acclamations nourries.

Une valse, « Sunken waltz » amorce le rappel. Le très cuivré et latino classique « Crystal frontier » embraie. Et puis soudain, surprise, le duo The Dodos est invité à monter sur les planches. A cet instant, il y a quatre grattes. Meric et Joey se partagent les vocaux pour une version époustouflante du « Little Black Egg » des Night Crawlers, une obscure formation étasunienne garage, de la mi-sixties. Leurs voix se conjuguent à merveille. Tintinnabulantes, cristallines, les guitares carillonnent comme à la plus belle époque des Byrds. Un grand moment ! Et l’auditoire est aux anges ! Le duo est toujours présent, mais prend du recul pour participer au festif « Guero canelo ». Et Calexico de revenir une second fois pour interpréter le plus pop « The Vanishing mind ». Enorme clameur, suivie d’un salut collectif des musicos, apparemment ravi de l’accueil qui lui a été réservé, dans une salle pourtant réputée assez froide. Et ce sont des étoiles plein les yeux et des larges sourires jusqu’aux oreilles, que les mélomanes ont regagné leurs pénates…

(Organisation Aéronef)

Setlist

Epic
Across the wire
Splitter
Roka
Dead Moon
Para

Hush
Mimas de Cobre
Not even Stevie Nicks
No te vayas or inspiracion
Fortune teller
Maybe on Monday or man made lake
Corona

All systems red
Alone again or
Puerto

Sunken waltz
Crystal
frontier
Little black egg
Guero Canelo

The Vanishing mind

(Voir aussi notre section photos ici)

 

Biffy Clyro

Fade To Grey

Écrit par

En 2001, on plaçait toutes nos billes sur trois petits Ecossais qui entamaient alors leur ascension vers les sommets. Un peu plus de onze ans, six albums et une poignée de tournées plus tard, Biffy Clyro entrevoit enfin les portes du succès. En Belgique, cette percée se concrétise aujourd’hui par une ABBox sold-out en moins d’une semaine et l’éclosion de centaines de nouveaux fans dévoués, connaissant chaque refrain sur le bout des doigts (NDLR : des lèvres ?) Ce 17 février à Bruxelles, les trois musicos présentaient « Opposites », un double album, dans le cadre d’un concert résolument tourné vers l’avenir. Même un peu trop.

A 20h50, Simon Neil (guitare/chant), qui a enfin abandonné la barbe et le blond platine, et les frères Johnston (basse/batterie) débarquent sur le podium. Ils ont laissé la chemise au vestiaire. Histoire de faire comprendre à son public que la température va monter très rapidement. Tout faux ! Il est déjà loin le temps où les natifs de Kilmarnock provoquaient convulsions, spasmes et sueur. En face du trio, un auditoire autrement plus apathique que le parterre du Vaartkapoen il y a 3 ans ou que celui qui transpirait à grosses gouttes sous le chapiteau The Shelter, lors de l’édition 2010 du Pukkelpop. Désormais, l’assistance se tient à carreau en se croisant les bras et/ou en dodelinant gentiment de la tête. Le feu que Biffy Clyro tente de mettre aux poudres ne prendra pas ce soir. Les fans préféreront se contenter de répéter en chœur chaque syllabe de chaque morceau. L’effet ‘dimanche soir’ ? Ou celui d’une formation qui a su renouveler son public, sans forcément se renouveler elle-même ? 

Sur scène, le band se démène comme à son habitude mais concentre son set sur leurs deux derniers LPs, oubliant ainsi totalement les fans de la première heure. Sur 23 morceaux, seuls quatre sont consacrés à des compos antérieures à « Only Revolutions ». Et sur ces quatre archives, trois sont tirées de « Puzzle ». Et pas forcément les plus excitantes. A titre d’exemples, un « Who’s Got A Match ? » qui passe à côté du sujet et un « Machines » provoquant plus de bâillements que de stimuli. Snobés par leurs géniteurs, leur exemplaire « Blackened Sky » ainsi que « The Vertigo Of Bliss » ont tout simplement brillé par leur absence. 

Neil et ses deux collègues tablent sur un set Metal pour les riffs grinçants et Pop pour les refrains de stade. De manière générale, la setlist est trop peu variée, au point d’en devenir relativement écœurante au bout de trois-quarts d’heure. Mais la raison principale procède des morceaux tirés de « Only Revolutions » et « Opposites » qui se partagent la plus grosse part du gâteau. En outre, forgé sur le succès commercial de « Puzzle », le contenu des deux dernières publications est bien trop similaire. A croire que les idées des trois hommes stagnent complètement. Ou peut-être sont-ils encore trop concentrés à vouloir justement reproduire l’effet « Puzzle », leur premier élément discographique à avoir atteint le top 3 en Grande-Bretagne.

Le concert proposé ce soir par les trois Britons de Biffy Clyro était donc clairement destiné à tous ceux qui ont découvert la troupe, lors de la sortie du single « Many of Horror ». Ou qui ont cliqué sur le bouton ‘I Like’ dans le courant des trois dernières années. Les fans de la première heure ont bien espéré un petit regain d’intérêt lors du rappel, mais celui-ci sera à l’image du reste de la soirée : sans intérêt. Une belle déception ! Les inconditionnels et fans des deux dernières galettes du trio scottish pourront néanmoins encore les applaudir le 4 juillet, lors de l’édition 2013 du Rock Werchter.

(Organisation : AB)

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Gary Clark Jr.

The Black Keys Work

Écrit par

Il n’a fallu qu’une poignée d’albums autoproduits, quelques rencontres providentielles et un premier LP loué par la critique pour transformer Gary Clark Jr. en ténor du blues. Si son « Blak and Blu » peine à convaincre pleinement, c’est surtout sur scène que le Texan gagne ses galons de talent incontournable. Il va le prouver le soir même de son anniversaire, sur la petite scène du Club de l’Ancienne Belgique, devant un public conquis dès les premières notes d’un concert mémorable.

Le soir de son passage à Bruxelles, Gary Clark Jr. soufflait donc ses 29 bougies. Dès 20h30, le prodige fait son entrée sur scène devant une foule qui lui chantonne un ‘happy birthday’ à tue-tête. Un sourire jusqu’aux oreilles, il remercie le parterre et entame sans cérémonie un spectacle qui ne durera pas moins de deux heures ! Et dès les premières notes, on est gagné par les frissons. D’entrée de jeu, le petit mec au look de beau gosse de la tête aux pieds, t’envoie un uppercut dans la face.

Le parcours de Gary Clark Jr démarre à ses douze ans lorsqu’il s’empare pour la première fois d’une guitare. Il ne la lâchera plus et sera repéré par le tenant du club de Blues le plus prisé d’Austin, sa ville natale, ainsi que par Jimmy Vaughan, le frangin de Stevie Ray. Il en profite pour publier quelques albums qu’il vend à l’étalage. Quelques années plus tard, le Texan croise la route d’un certain Clapton, qui l’invite à son Crossroads Festival ; puis tout s’enchaîne pour le guitariste qui se chope un critique de choix en la personne d’Obama. Le président of ze United States est conquis, et Warner décroche la timbale en faisant signer un contrat juteux au jeune homme. « Blak and Blu », son premier LP sur une major, atterrit dans les bacs en octobre 2012 et ravit les critiques qui voient déjà en lui le nouvel Hendrix. Mais plus que sur disque, c’est surtout en ‘live’ que Junior montre de quel bois il se chauffe.

Dans le confort du Club, même les compositions les moins convaincantes de « Blak and Blu » sont sublimées. Le mec, plutôt taciturne, donne le meilleur de lui-même. On prend un vrai pied à le voir caresser les cordes de ses guitares et balancer un blues rock bien graisseux, qui te fait vibrer chaque parcelle de ton corps, à deux doigts de toucher l’âme. Derrière lui, sous sa coiffe afro, le batteur s’acharne sur ses fûts. Il doit certainement étouffer sous sa chevelure. A sa gauche, le bassiste se prend pour Bono. Il est chaussé d’horribles lunettes de soleil jaunes pâles qui détonnent avec la sobriété de ses camarades. Une faute de goût toute pardonnée lorsqu’il déloge un solo parfait en milieu de set. Et à sa droite, se dresse un guitariste qui passe un peu au second plan, vu le talent énorme du leader de la troupe.

Clark Jr. adresse quelques sourires à la foule en lui demandant de temps en temps si tout va bien, inquiet du calme qui y règne entre les morceaux. C’est qu’on est tous accroché à tes lèvres et ta guitare, mon gars ! Beaucoup plus que Jimi Hendrix, la voix et certains riffs, justement, évoquent souvent The Black Keys. Ce qui laisse penser qu’une collaboration entre la paire Dan Auerbach/Patrick Carney et le bluesman pourrait faire de grosses étincelles. En attendant, au Club, les solos du kid s’enchaînent, ne laissant les spectateurs reprendre leur souffle qu’entre deux morceaux. Enorme !

Pour clôturer les deux heures de pur plaisir qu’il a offert au public belge, Gary Clark Jr. se lance en rappel dans une démonstration dépouillée d’une ballade Soul, en solo, avant d’être rejoint par ses acolytes pour la der des ders. L’auditoire en profite pour lui souhaiter à nouveau un joyeux anniversaire en chanson. Et c’est un verre de champagne à la main que le prodige se retire du podium, tout sourire. Un sourire presque aussi large que celui des quelques 250 personnes qui ont pu assister ce soir à l’éclosion d’un talent qui a toutes les chances de connaître une ascension vertigineuse. Preuve en est que le bonhomme est déjà annoncé sous le chapiteau ‘The Barn’, la  petite dernière de Rock Werchter, le 5 juillet. Si vous y êtes, ce serait du gâchis que de passer à côté d’une telle opportunité !

(Organisation : AB)

 

Dinosaur Jr.

Bien au-delà des 90db…

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La dernière fois que votre serviteur a assisté à un set de Dinosaur Jr, c’était en 1991, dans le cadre du festival Pukkelpop. A la même affiche, on y retrouvait notamment Nirvana, les Pogues, les Ramones, Sonic Youth, Frank Black et House of Love. En fait, la carrière de Lou Barlow m’avait davantage inspirée, notamment à travers ses différents projets, Sebadoh et The Folk Implosion tout particulièrement. En 1997, Lou avait d’ailleurs quitté Mascis, en très mauvais termes, avant de revenir au sein du line up, dès 2005. Faut dire que le leader a depuis mis de l’eau dans son vin et accepte que son acolyte participe à la composition ou se réserve le chant sur ses propres chansons.

En première partie, la formation allemande Camera prend possession des lieux vers 20h30. C’est le drummer qui canalise toute l’expression sonore Et pourtant, il ne se sert que d’une caisse claire, d’un tom basse, d’une cymbale et d’un tambourin, sur lequel il bat la cadence du pied. Dommage d’ailleurs qu’il ne dispose pas d’un kit complet, la musique de ce groupe pourrait alors prendre de l’amplitude. Elle est cosmique, atmosphérique, également alimentée par un claviériste ainsi qu’un guitariste et est très susceptible de rappeler le krautrock (NDR : ben tiens !), mais aussi Hawkwind. En fin de parcours, un bassiste vient les rejoindre, afin de donner plus de groove aux compos. Faudra peut-être organiser une tombola pour financer le matos du drummer…

Avant que Dinosaur Jr monte sur l’estrade, il est nécessaire de s’enfoncer des boules Quiès dans les oreilles. Ce qui ne les empêchera pas de bourdonner, plusieurs heures après la prestation du band. Murph, le drummer, a la boule à zéro. Il sied, légèrement en retrait, au milieu de la scène. Et ses interventions sont toujours aussi fédératrices et judicieuses. Lou se charge donc de la basse. Une basse un peu singulière, puisqu’elle possède des clefs démesurées formant une sorte de dentelure au bout du manche. Barbu, chevelu, il est chaussé d’épaisses lunettes. Ses interventions sont continuellement pulsantes. Et il s’agite généreusement, à la droite de l’estrade, tout au long du show. Jon se plante à gauche. La longue chevelure javellisée, la barbe grisonnante, il porte un tee-shirt des Wipers (NDR : chouette, un groupe que votre serviteur avait interviewé en 1993 ; enfin son leader Greg Sage). Pas tellement étonnant vu les caractères plutôt introvertis de l’artiste et de son idole. Devant lui, son pied de micro forme un angle à 45°. Mascis se déplace peu, parle peu, remercie parfois son public, et secoue de temps à autre la tête. Bref, il est toujours aussi hermétique. Mais à la gratte, c’est un virtuose. Le matériel est impressionnant : derrière le band, se dresse d’ailleurs un véritable mur de baffles et d’amplis Marshall.

On en vient donc à la prestation. Un peu puissante, mais on s’y attendait. La voix de Jon est plutôt monocorde, mais quand elle est soutenue par celle de Lou, les harmonies sont superbes. A l’instar de « Start choppin », un titre torturé, délicieusement noisy. Ou de « Raisin », caractérisé par les cordes gémissantes de la six cordes. De la setlist, j’épinglerai l’offensif, crazyhorsien, « Out there », la cover de Neil Young (?!?!?) « I’ve been witing for you », amorcée par une intro floydienne plutôt paradoxale et l’hymnique « Forget the swan » dont le sens mélodique lorgne manifestement vers Guided By Voices, malgré ses riffs ‘robertsmithiens’. Et justement en rappel, le combo va nous réserver une longue adaptation du « Just like heaven » de Cure, version qui permet à Mascis de se lancer dans quelques improvisations, tout en intégrant en medley, « Sludge ». Lou se réserve curieusement le chant sur les deux titres les plus punk. Soit « Crumble » et le bref « Training ground », une compo qui remonte à l’époque de Deep Wound, soit juste avant que le groupe décide de changer son patronyme en Dinosaur Jr.

Un bon petit concert ; mais je crains que demain, de nombreux spectateurs (le concert était sold out !) souffrent d’acouphènes. A mon avis, les 90db, Dinosaur Jr s’en tape…

(Organisation De Kreun)

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