La vie dans les petits espaces de Black Marble

Black Marble, alias Chris Stewart, sortira son premier album, « Life in Small Spaces », le 21 août 2026 chez Sacred Bones, qui sera immédiatement suivie d’une tournée. Il s’agit de son premier elpee complet depuis « Fast Idol » (2021). « Life in Small Spaces…

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Rashidi Noah

Ama, la sincérité à nu sur son second album AMA

L'auteure-compositrice-interprète britannique Ama a sorti courant juin son deuxième album, AMA. Successeur de I Came Home Late (2023), ce nouveau projet marque un tournant dans le parcours de l’artiste. Plus intime, plus épuré et plus direct, AMA recentre son…

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Hooverphonic
dEUS - 19/03/2026
Didier Deroissart

Didier Deroissart

jeudi, 11 juin 2026 18:28

Un éponyme pour De Staat

Deux ans après une pause médiatique et quelques mois après leur retour avec le single « The King », les Néerlandais de De Staat annoncent leur septième album studio, « De Staat », attendu le 18 septembre chez V2 Records. Dévoilé aujourd'hui, le nouveau single "The Fire" offre un premier aperçu de ce disque ambitieux et frontal.

Depuis ses débuts, le groupe de Nimègue explore les thèmes du pouvoir, de la manipulation, de la croyance et du brouillage entre réalité et fiction. Des sujets déjà présents dans leur discographie, mais qui prennent aujourd'hui une résonance particulière. Comme l'explique le chanteur Torre Florim, le monde actuel semble avoir donné un nouveau sens au nom choisi par la formation il y a vingt-cinq ans. Une réflexion qui irrigue l'ensemble de ce nouvel opus éponyme. Porté par une énergie nerveuse et des rythmiques implacables, "The Fire" s'attaque à une forme d'indifférence contemporaine face aux crises qui semblent se dérouler loin de nous. Entre urgence rock, tension permanente et regard acéré sur notre époque, le morceau illustre parfaitement la direction empruntée par le combo sur ce nouveau long playing.

L'album s'accompagnera également d'un ambitieux projet artistique intitulé 'De Staat Becomes De Staat', mêlant installation visuelle et expérience scénique immersive. Développé avec le metteur en scène « Floor Houwink Ten Cate », l'artiste audiovisuel Boris Acket, le créateur visuel Tarik Barri, le concepteur lumière Freek Ros et le designer sonore Reinier Rietveld, ce projet prolongera sur scène les thèmes centraux du disque. Considéré comme l'un des groupes les plus inventifs de la scène alternative européenne, De Staat s'est imposé au fil des années grâce à des performances remarquées sur les scènes du SXSW, de Glastonbury, Sziget, Lowlands ou Pukkelpop, ainsi qu'aux côtés de The Rolling Stones, Muse et Biffy Clyro. Leur musique, qui navigue entre grooves industriels, riffs massifs, expérimentations électroniques et sens aigu de la mélodie, leur a valu de nombreuses distinctions et une reconnaissance internationale.

Le groupe défendra De Staat sur les routes européennes à l'automne, en accordant notamment 2 dates en Belgique :

-Le 25 septembre 2026 – De Casino, Sint Niklaas

-Le 07 novembre 2026 - Cactus Festival, Brugge

La vidéo de « The Fire » est disponible

 

 

Jeudi 18 juin 2026 - Ice Nine Kills- Graspop Metal Meeting, Dessel

Dimanche 01 octobre 2026 - The Afghan Whigs - OM, Liège

Mercredi 04 octobre 2026 - The Afghan Whigs - De Roma, Anvers

Jeudi 05 octobre 2026 - The Afghan Whigs- Ancienne Belgique, Bruxelles

Dimanche 11 octobre 2026 - Masego - Forest National, Bruxelles

Mercredi 14 octobre 2026 – FKJ – De Roma, Anvers

Vendredi 23 octobre 2026 - Walk Off The Earth - Ancienne Belgique, Bruxelles

Samedi 21 novembre 2026 - Hermanos Gutiérrez – La Madeleine, Bruxelles

Dimanche 22 novembre 2026 - Hermanos Gutiérrez - De Roma, Anvers

Dimanche 22 novembre 2026 - Wasia Project - La Madeleine, Bruxelles

Samedi 28 novembre 2026 - Bryan Tiller - Forest National, Bruxelles

Samedi 05 décembre 2026 - Phoebe Bridgers - Forest National, Bruxelles

Mardi 23 février 2027 - The Australian Pink Floyd Show – Stadsschouwburg, Anvers

Vendredi 26 février 2027 – Tylacine - Ancienne Belgique, Bruxelles

Samedi 27 février 2027 – Tylacine - Ancienne Belgique, Bruxelles

Lundi 15 juin 2027 - Ice Nine Kills - Forest National, Bruxelles

25 juin 2027 - Bazart - De Roma, Anvers

http://www.livenation.be/

 

 

 

Le duo bordelais Quintana Dead Blues eXperience frappe fort en osant une reprise de « School » de Nirvana, accompagnée d’une nouvelle vidéo. Fidèle à son ADN fait de Rock’n’roll, de Grunge et de Heavy Blues, le groupe livre une version brute, tendue et habitée de ce classique, dans la droite ligne de son univers sonore intense et sans concession.

Réunissant Piero Quintana à la guitare et Adrien Schiavone à la batterie, Quintana Dead Blues eXperience cultive une énergie viscérale, entre riffs massifs, tension garage et déflagration grunge. Leur son, abrasif et organique, évoque autant la lourdeur du heavy blues que l’urgence du rock le plus sauvage.

Pour cette relecture de « School », le groupe s’est entouré de Coni Duchess au chant, tandis que Martin de Capsula signe un solo psychédélique marquant. Ce morceau a été enregistré à Bilbao, dans le cadre des sessions du prochain album, mises en boîte en janvier sous la houlette de Martin. Une collaboration qui confirme l’orientation grunge et garage du futur elpee. Il s'intituler "ASHES" et paraîtra ce 26 juin.

Cette cover annonce clairement la couleur : un rock incandescent, sale, direct, pensé pour secouer autant que pour happer. Une proposition sans filtre qui devrait parler aux amateurs de textures fuzz, de grooves lourds et de sensations fortes.

La vidéo de « School » est à découvrir ici

 

 

Dimanche 06 septembre 2026 – Syd – Ancienne Belgique, Bruxelles

Mardi 22 septembre 2026 - 6LACK – Ancienne Belgique, Bruxelles

Vendredi 27 novembre 2026 - Froukje – Ancienne Belgique, Bruxelles

Samedi 28 novembre 2026 – Froukje- De Roma, Anvers

Mardi 01 décembre 2026 – KEHLANI – Forest National, Bruxelles

Mercredi 02 décembre 2026 – Kingfishr - De Roma, Anvers

Lundi 14 décembre 2026 – ibeyi – La Madeleine, Bruxelles

Dimanche 31 janvier 2027 - Nothing But Thieves – AFAS Dôme, Anvers

Dimanche 28 mars 2027 - Loreena McKennitt – Salle reine Elisabeth, Anvers

Lundi 29 mars 2027 - Loreena McKennitt – Cirque Royal, Bruxelles

Jeudi 15 avril 2027 – Gracie Abreham -AFAS Dôme- Anvers

Vendredi 16 avril 2027 – Gracie Abraham - AFAS Dôme- Anvers

Mercredi 28 avril 2027 – Morgan Jay – Stadschowburg, Anvers

Jeudi 29 avril 2027 - Morgan Jay – Stadschowburg, Anvers

http://www.livenation.be/

 

 

 

Lundi 09 juin 2026 - Elvis Costello & The Imposters with Charlie Sexton - Ancienne Belgique, Bruxelles

Jeudi 02 juillet 2026 - Elvis Costello & The Imposters with Charlie Sexton - Rock Werchter, Werchter

Mardi 08 septembre 2026 - Daniel Caesar -Forest National, Bruxelles

Mardi 15 septembre 2026 - Katseye - AFAS Dôme, Anvers

Vendredi 06 novembre 2026 - Omah Lay – Forest National, Bruxelles

Lundi 11 novembre 2026 - Tove Lo - Forest National, Bruxelles

Lundi 23 novembre 2026 – Muna - La Madeleine, Bruxelles

Mercredi 25 novembre 2026 – Edis - La Madeleine, Bruxelles

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28 juin 2026 - HACKENSAW BOYS - Plein Publique, Roeselare

28 juin 2026 – POMRAD - Plein Publique, Roeselare

25 octobre 2026 - SON LUX - Botanique, Bruxelles

07 novembre 2026 – TRIGGERFINGER - Schouwburg, Courtrai

https://peterverstraelen.com/

 

Vendredi 29 mai 2026 - Soirée découverte- jeunes et Classique

Ine Clerckx et Emiel Vertongen

Jeudi 04 juin 2026- LIONEL BEUVENS QUARTET feat. TAKUMI NAKAYAMA - Salle Magritte

Samedi 17 octobre 2026 - MANU LANVIN-Salle Magritte

Jeudi 19 novembre 2026 - WAJDI RIAHI TRIO - Salle Magritte

Centre Culturel René Magritte

 Rue des quatre fils Aymon, 21

 7860 LESSINES

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Lundi 09 juin 2026 - Elvis Costello & The Imposters with Charlie Sexton - Ancienne Belgique, Bruxelles

Jeudi 02 juillet 2026 - Elvis Costello & The Imposters with Charlie Sexton - Rock Werchter, Werchter

Mardi 08 septembre 2026 - Daniel Caesar -Forest National, Bruxelles

Mardi 15 septembre 2026 - Katseye - AFAS Dôme, Anvers

Vendredi 06 novembre 2026 - Omah Lay – Forest National, Bruxelles

Lundi 11 novembre 2026 - Tove Lo - Forest National, Bruxelles

Lundi 23 novembre 2026 – Muna - La Madeleine, Bruxelles

Mercredi 25 novembre 2026 – Edis - La Madeleine, Bruxelles

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La dernière apparition de Steve Hackett à l’Ancienne Belgique remonte à deux ans. À 76 ans, le guitariste affiche toujours une belle prestance et conserve intacte sa maîtrise de la guitare. Au programme : de longs développements sur cet instrument. Quelques places restent libres dans un Cirque Royal presque comble. Sans première partie, la soirée se divise en deux actes séparés par un entracte de quinze minutes, puis se prolonge par un rappel de deux titres. Le premier volet explore la carrière solo de Steve Hackett ; le second revient sur son passage décisif chez Genesis. C’est évidemment cette séquence qu’attendent les admirateurs de la première heure. La tournée s’intitule ‘Best Of Genesis & Solo Gems Tour 2026’ : l’intitulé correspond bien au programme, même si l’ordre annoncé est inversé. Inutile d’entretenir le suspense : la seconde partie constitue l’aimant principal de la soirée.

À 19 h 45, la formation entre en scène. Un son de cloche ouvre le set et lance « The Devil's Cathedral ». D’emblée, les regards convergent vers la six-cordes de Steve. Son jeu impressionne par la richesse de ses arrangements. Au terme du morceau, il présente en français les musicos qui l’entourent depuis des années : à sa gauche, Rob Townsend, au saxophone, à la clarinette, à la flûte et aux claviers ; juste derrière, sur une longue estrade, Lalle Larsson, aux claviers et à l’orgue Hammond ; au centre, le chanteur Nad Sylvan, chargé de se substituer à Peter Gabriel ; enfin, à droite, le batteur Felix Lehrmann.

Au premier rang campent Rob, légèrement de biais, Steve au centre, puis le bassiste Jonas Reingold à droite, juste devant Felix Lehrmann. Nad Sylvan s’installe en retrait derrière Steve : une disposition nouvelle, puisqu’il occupait jusqu’alors le flanc droit du guitariste, sur la même ligne. Sur « Every Day », tandis que Steve mène les développements à la guitare et assure le chant, les autres musiciens renforcent les chœurs. Comme souvent dans le rock progressif, le titre gagne peu à peu en intensité avant de s’achever sur un passage instrumental très étiré. Steve dévoile ensuite « The Sea Inside », destiné à figurer sur son prochain opus, presque achevé. Si le reste du disque tient ce niveau, l’ensemble s’annonce solide. Le morceau déploie un souffle épique : nappes d’orgue, solos de guitare et percussions métronomiques à la couleur tribale s’y relaient. Retour ensuite à un classique, « Ace of Wands », écrit juste avant le départ de Hackett de Genesis et l’ouverture de sa carrière solo. Les tintements de cloches proviennent ici des pédales actionnées par Rob.

« The Steppes » s’ouvre sur un solo de saxophone soprano de Rob, multi-instrumentiste particulièrement inspiré, tandis que la basse prend des accents de contrebasse grâce à son jeu de pédales. « Camino Royale » embraie. Ili permet encore à Steve de mettre en valeur son toucher, notamment à la slide guitare, avant une longue séquence instrumentale sur « Shadow Of The Hierophant », point final de cette première partie.

Steve annonce une pause de quinze minutes, puis précise que la seconde partie puisera dans le répertoire de Genesis entre 1971 et 1978, soit la période qu’il traverse aux côtés de Peter Gabriel, Phil Collins, Mike Rutherford et Tony Banks. Les applaudissements et les cris ne tardent pas. C’est clairement le moment attendu par la majorité des aficionados.

La seconde partie débute à 21 h 00 par « Watcher of the Skies ». Nad Sylvan y occupe davantage l’avant-plan et restitue les lignes vocales de Peter Gabriel presque à l’identique. Les admirateurs de Genesis y trouvent aussitôt leur compte et la salle monte en température. Sur « The Cinema Show », Jonas saisit une double manche, basse en bas, guitare douze cordes au-dessus. Steve invite la foule à reprendre les paroles, connues d’une bonne partie de l’auditoire. Derrière votre serviteur, un voisin s’y emploie d’ailleurs sans faiblir. L’exercice prend toute son ampleur durant les plus de vingt minutes de « Supper's Ready ». Les titres issus du répertoire de Genesis passent ici par le prisme Hackett, dans des versions réinterprétées qui tiennent bien la route.

Le final, « Firth of Fifth », s’ouvre sur une longue introduction aux claviers signée Lalle, relayée par un ample solo de Rob à la flûte traversière puis au saxophone soprano. Chaque musicien bénéficie ensuite de son moment de mise en avant, soutenu par un jeu de lumières ciblé qui souligne efficacement les interventions.

Le rappel réunit deux titres. « Dance on a Volcano » relance la machine sous les fumigènes et laisse place à un long solo de batterie signé Felix Lehrmann. Le groupe enchaîne ensuite sur « Los Endos », bifurque vers « Slogans », puis revient une dernière fois à « Los Endos » pour conclure.

Steve Hackett a livré un concert d’une grande classe, focalisé sur quelques pièces marquantes de son parcours solo et de parcours accompli au sein de Genesis. Le guitariste conserve une technique remarquable, sans en remettre une couche, et s’impose, par moments, une forme de concentration presque contemplative. Une prestation solide, servie par un répertoire éprouvé.

Setlist :

Partie 1 : « The Devil's Cathedral », « Every Day », « The Sea Inside », « Ace of Wands », « The Steppes », « Camino Royale », « Shadow Of The Hierophant ».

Partie 2 : « Watcher of the Skies » (Genesis song), « The Cinema Show » (Genesis song), « Aisle Of Plenty » (Genesis song), « Supper's Ready » (Genesis song), « Firth Of Fifth » (Genesis song).

Rappel : « Dance On A Volcano » (Genesis song), « Los Endos, Slogans, Los Endos » (Genesis song).

Organisation : (Live Nation)

samedi, 09 mai 2026 13:30

Volume sonore excessif…

Ce soir, le concert se déroulera en configuration AB Box, complète pour l’occasion. Robert Jon & The Wreck accorde à Bruxelles une date unique dans le cadre de sa tournée européenne et britannique, précédé par Boogie Beasts en ouverture. La salle affiche une belle affluence et les conditions sonores s’annoncent idéales.

Robert Jon & The Wreck puise dans le rock sudiste, les longues échappées de guitare et des harmonies vocales bien en place. Originaire du sud de la Californie, la formation reprend les codes du genre tout en y injectant une énergie très personnelle. Depuis 2011, Robert Jon Burrison (chant, guitare), Andrew Espantman (batterie, chœurs), Henry James Schneekluth (guitare solo, chœurs) et Warren Murrel (basse) tournent sans relâche. Rejoint plus récemment par le claviériste Jake Abernathie, le quintette continue d’élargir sa discographie et de multiplier les dates. Il a notamment partagé l’estrade aux côtés de Joe Bonamassa, Buddy Guy, Blackberry Smoke, The Mavericks, Little Feat et Rival Sons. Sa signature chez Journeyman Records, le label de Joe Bonamassa, marque une étape importante. Son dernier opus, « Heartbreaks & Last Goodbyes », prolonge l’élan des débuts tout en ouvrant la porte à des couleurs plus audacieuses.

Le band ranime un imaginaire sudiste hérité des Allman Brothers, de Lynyrd Skynyrd et de quelques autres références du genre. Son rock’n’roll, nourri de blues et de country, parle d’emblée aux amateurs de rock sudiste classique.

Boogie Beasts est un quatuor belge de blues alternatif né entre le Limbourg et Liège. Fondée en 2011 à la suite d’une jam session au bar de blues ‘De Blauwe Kater’, à Louvain, la formation mêle blues, boogie, rock et garage rock. Elle donne un premier concert le 10 septembre 2011 au festival Blue Moon de Visé. Le combo réunit les guitaristes et chanteurs Jan Jaspers et Patrick Louis, l’harmoniciste Fabian Bennardo et le batteur Gert Servaes.

Le set démarre à 19 h 50. Bennardo prend place à gauche, armé de son harmonica, micro en main et son fil autour du cou. Les deux guitaristes se rangent sur la droite, Jan Jaspers près du centre, Patrick Louis à ses côtés. Gert Servaes s’installe en retrait devant la toile de fond du combo. Les musicos interprètent sept titres tirés de leur sixième disque, « Don’t Be So Mean ! », paru le 17/04/2026. Ce long playing rend hommage à R. L. Burnside. Pour l’occasion, le quatuor s’appuie sur plusieurs invités de marque : G. Love, Duwayne Burnside, Kenny Brown, Luther Dickinson, Cedric Maes et Pablo van de Poel. Le projet célèbre à la fois les 15 ans de Boogie Beasts et le centenaire de la naissance de R. L. Burnside.

« Jumper On The Line » ouvre le set. Le titre, solidement charpenté, passe très bien sous les couleurs du quatuor belge. La rythmique tourne sans relâche, les riffs de slide tranchent net et l’harmonica déchire l’ensemble. Sur les planches, Boogie Beasts recrée l’atmosphère moite des juke joints du Mississippi et entraîne la foule dans un mouvement collectif immédiat.

Le quatuor enchaîne par « Alice Mae », qui clôt le nouvel opus. La voix singulière mène l’auditoire vers un Sud fantasmé, pendant que l’harmonica et les guitares se croisent et se répondent. Fabian Bennardo s’y dépense sans compter. Une respiration arrive ensuite par « Fireman Ring The Bell ». Puis « Shake ‘Em On Down » confirme toute l’efficacité du répertoire en live. L’ensemble tient la route de bout en bout, et la découverte du nouvel LP sur scène s’avère convaincante ‘page ‘Artistes’ ici). 

Setlist : « Jumper On The Line », « Alice Mae », « Fireman Ring The Bell », « Shake ‘Em On Down », « Peaches », « Skinny Woman », « Going Down South », « Big Mama’s Door ». Tous signés par R.L. Burnside, sauf le dernier, par Alvin Youngblood Hart

La salle monte rapidement en température avant l’arrivée des cinq musiciens de Robert Jon & The Wreck. En fond d’estrade, une grande tenture affiche le nom du band, son logo et la mention ‘Rock’n’roll’.

Le set s’ouvre sur « The Devil Is Your Only Friend », titre-programme s’il en est. La batterie cogne fort, la slide d’Henry James répond, puis le riff lance la machine pendant que la voix rocailleuse de Robert Jon ramène vers le sud des États-Unis. Les longs solos d’Henry James évoquent tour à tour Jimi Hendrix, Carlos Santana ou Allen Collins, tandis que le timbre de Robert Jon Burrison rappelle parfois Jon Popper et Warren Haynes.

« Stone Cold Killer », extrait de « Red Moon Rising » (2024), durcit encore le ton. Le morceau frappe par sa sécheresse et par son solo de slide, qui rappelle par moments Pete Wells de Rose Tattoo. « Sittin' Pretty » pousse plus loin un rock’n’roll brut et direct. Quant à « Back To The Beginning Again », son riff a des allures de Led Zeppelin.

Placée d’abord juste devant l’estrade, l’écoute se révèle vite éprouvante tant le volume sonore grimpe. Un déplacement vers le fond de la salle ne change rien : le décibelmètre oscille entre 115 et 120 dB. À ce niveau, le son devient franchement excessif.

« Arroyo », nouveau titre extrait de « Wreckage, Vol. 3 », paru en 2026, passe malheureusement dans des conditions sonores trop agressives pour convaincre. L’écoute devient pénible, ce qui pousse votre serviteur à quitter la salle avant la fin, comme plusieurs spectateurs. L’occasion, malgré tout, d’échanger quelques mots auprès des musiciens de Boogie Beasts, attendus au Zik-Zak d’Ittre le 28/08/2026.

Setlist : « The Devil Is Your Only Friend », « Stone Cold Killer », « Sittin' Pretty », « Back To The Beginning Again », « Arroyo », « Dark Angel », « Keep Myself Clean », « Don't Let Me Go », « Bring Me Back Home Again », « Tired Of Drinking Alone », « Oh Miss Carolina », « Cold Night ».

Rappel : « Shine A Light On Me Brother », « Rager ».

(Organisation : Greenhouse Talent)

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