Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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Le parfum de vie de Goudi

Pierre Goudesone, alias Goudi, trace son chemin musical depuis la fin des années 80. Après s’être fait connaître en compagnie des groupes Flesh & Fell et Speaking T, il poursuit aujourd’hui une carrière solo. Son univers musical riche et profond l’a conduit à…

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Janez Detd. - De Casino
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Didier Deroissart

Didier Deroissart

Mardi 16 juin 2026 - Jack White - Ancienne Belgique, Bruxelles

Mercredi 17 juin 2026 - Jack White - Ancienne Belgique, Bruxelles

Samedi 05 septembre 2026 - CA7RIEL & Paco Amoroso - Forest National, Bruxelles

Jeudi 08 octobre 2026 – Gavin De Graw – La Madeleine, Bruxelles

Samedi 31 octobre 2026 - Jungle - Forest National, Bruxelles

Jeudi 05 novembre 2026 - Niall Horan – AFAS Dôme, Anvers

Dimanche 29 novembre 2026 – Merol – Het Dépôt, Louvain

Jeudi 14 novembre 2027 – Camille – Cirque Royal, Bruxelles

Vendredi 03 mars 2028 - ERA - Forest National, Bruxelles

http://www.livenation.be/

 

 

Lundi 27 avril 2026 - Berre, Ise, Young Yello (Club C On tour) - Trix, Anvers

Mardi 28 avril 2026 - Berre, Ise, Young Yello (Club C On tour) – Het Dépôt, Louvain

Marci 05 mai 2026 - Berre, Ise, Young Yello (Club C On tour) – De Vooruit, Gand

Jeudi 04 juin 2026 – Don Broco – Kavla Zappa, Anvers

Vendredi 05 juin 2026 – Ghinzu – Ancienne Belgique, Bruxelles

Vendredi 09 septembre 2026 – James Blake- Cirque Royal, Bruxelles

Mercredi 16 septembre 2026 – Metric - De Roma, Anvers

Mercredi 16 septembre 2026 – Stars - De Roma, Anvers

 Mercredi 16 septembre 2026 – Broken Social Scene - De Roma, Anvers

Vendredi 18 septembre 2026 – Judas Priest – Forest National, Bruxelles

Mercredi 30 septembre 2026 – Death Cab For Cutie – Cirque Royal, Bruxelles

Dimanche 01 octobre 2026 – Placebo – AFAS Dome, Anvers

Dimanche 18 octobre 2026 – Myles Smith – Forest National, Bruxelles

Jeudi 29 octobre 2026 – Ghinzu – Forest National, Bruxelles 

Lundi 09 novembre 2026 – Korn – AFAS Dome, Anvers

Lundi 09 novembre 2026 – The Fray – La Madeleine, Bruxelles

Lundi 09 novembre 2026 – Fink – Cirque Royal, Bruxelles

Jeudi 26 novembre 2026 – Kodaline – Ancienne Belgique, Bruxelles

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Après une date complète à La Madeleine et un passage très remarqué au Pukkelpop en 2025, CMAT signe son retour en Belgique en compagnie de son ‘very sexy’ backing group. L’Irlandaise confirme une trajectoire ascendante sans accroc et profite de cette tournée pour défendre son troisième long playing, « Euro‑Country », paru ce 29 août 2025. Elle investit l’Ancienne Belgique pour une soirée annoncée sous le signe de l’autodérision, de l’excentricité et d’une énergie parfaitement assumée.

Derrière le pseudonyme CMAT se cache Ciara Mary‑Alice Thompson, artiste qui définit sa country pop comme un croisement improbable entre Dolly Parton, Weird Al Yankovic et Katy Perry. Sa capacité à faire cohabiter des univers contradictoires lui vaut un auditoire toujours plus large, deux elpees classés numéro 1 en Irlande ainsi que des nominations aux BRIT Awards, à l’Ivor Novello Prize et au Mercury Prize. Sa voix, tour à tour caressante et affirmée, sert des textes qui explorent des thématiques émotionnelles — comportements autodestructeurs en tête — abordées par le prisme d’un humour ‘camp’ et d’une autodérision constante.

Son dernier elpee s’inscrit dans cette même logique d’équilibre : un disque qui traite de sujets majeurs — capitalisme, revers de la notoriété — sans lourdeur ni posture. Le single viral « Take a Sexy Picture of Me », rebaptisé « Woke Macarena » par les fans, s’attaque notamment aux diktats esthétiques imposés aux femmes. Cet opus affirme un peu plus CMAT parmi les autrices‑compositrices‑interprètes incontournables de sa génération, tout en renforçant une réputation scénique forgée par une présence généreuse, une énergie communicative et un sens aigu du spectacle.

La soirée affiche complet depuis de longues semaines.

La première partie évoque un air de déjà‑vu pour celles et ceux qui avaient assisté au concert de The Last Dinner Party. Katy J. Pearson, originaire de Bristol, s’avance seule, armée de sa voix et de sa guitare électro‑acoustique. Comme au Cirque Royal, elle se présente sans accompagnement, installée en bord de podium devant un rideau rouge encore fermé.

L’écoute reste plaisante : les chansons franchissent aisément la rampe, confirmant pourquoi la Britannique s’est déjà forgé une solide réputation. Pourtant, une retenue persistante l’empêche de réellement happer l’auditoire. L’étincelle tarde à surgir, et l’attention de la fosse se disperse. À mi‑parcours, des conversations s’élèvent des premiers rangs, un manque d’égards manifeste envers l’artiste. Dommage, car Katy J. Pearson dispose d’une superbe voix aérienne et d’un toucher délicat, ses doigts effleurant les cordes avec assurance tandis qu’elle enchaîne des mélodies finement ciselées. Les applaudissements demeurent chaleureux, parfois ponctués de cris tentant de couvrir les bavardages d’une foule dissipée.

La musicienne compte déjà trois elpees à son actif — « Return » (2020), « Sound of the Morning » (2022) et « Someday Now » (2024) — auxquels s’ajoutent plusieurs singles et un EP, « Katy J. Pearson and Friends Present Songs From The Wicker Man ». Elle entame son set par « « Take Back the Radio, extrait du premier disque. Après une brève introduction, ce morceau lumineux, traversé par une quête de rédemption, célèbre un retour sur les ondes et contraste avec le reste du répertoire. Des réminiscences de Fleetwood Mac traversent les esprits, tandis que sa musique navigue entre folk, country, Americana et indie rock. Une touche post‑punk surgit sur « Alligator », où elle délaisse son chant habituel — quelque part entre Stevie Nicks et Belinda Carlisle — pour un phrasé plus monocorde évoquant Cate Le Bon. Une entrée en matière convaincante pour une artiste qui trace sa route et dont la présence est de plus en plus sollicitée sur le circuit britannique pour assurer des supporting acts de prestige (page ‘Artistes’ ici). 

Setlist : Take Back The Radio, Sound Of The Morning, Those Goodbyes, Alligator, Siren Song, Beautiful Soul, Talk Over Town.

Le rideau se lève et révèle un décor structuré autour de deux estrades. À gauche, la violoniste capte immédiatement l’attention. Au centre, un escalier de cinq marches offre à CMAT un terrain de jeu idéal pour multiplier les poses. À droite, le batteur occupe l’espace, tandis qu’un peu plus bas, sur une plateforme avancée, le claviériste — short moulant en lin — se dresse devant le bassiste, flanqué à gauche d’un guitariste grimé en femme. Bottes hautes noires, bas-résille et courte jupe rouge éclatante : CMAT s’impose d’emblée. Les rebords des estrades et de l’escalier s’illuminent grâce à des rampes LED majoritairement rouges, soulignant l’ensemble du dispositif.

CMAT assume pleinement son statut de diva, un rôle qu’elle adopte sur les planches, en parsemant son set de clins d’œil malicieux. Loin d’un simple artifice, cette posture nourrit un spectacle rythmé par des pitreries aussi maîtrisées que savoureuses. Dès l’ouverture progressive du rideau, l’ambiance se dessine. « Janis Joplining » sert d’introduction atypique : plus que la chanson elle‑même, ce sont les regards appuyés et le jeu de séduction adressé à la foule qui dominent. Le morceau agit comme un sas avant « The Jamie Oliver Petrol Station », rapidement repris en chœur. Le clip vient tout juste de paraître — sans la présence du chef étoilé ce soir‑là — mais l’auditoire s’enflamme. Les fans couvrent presque totalement la voix de CMAT, d’autant que le mixage manque encore de précision : tantôt trop en avant, tantôt noyée dans sa formation ‘very sexy’. La prise en main d’une guitare, une première dans le show, prolonge opportunément le titre.

Incontournable de son répertoire, « I Don’t Really Care For You » arrive très tôt. CMAT y déploie sa désormais célèbre ‘pause’, partant en chasse de spectateurs susceptibles de l’agacer. Trois d’entre eux sont épinglés et reçoivent une sérénade teintée d’un regard noir parfaitement dosé. L’artiste maîtrise l’art de capter la fosse en un instant. Une délégation irlandaise bien présente à l’Ancienne Belgique se manifeste d’ailleurs un peu plus tard. Mais place d’abord aux morceaux issus d’« Euro‑Country ». « When a Good Man Cries », livrée avec ferveur malgré une gorge visiblement sèche, précède "Tree Six Foive », accueilli avec un enthousiasme immédiat. CMAT multiplie les montées sur son estrade : le talent s’affirme, et le sentiment que d’autres surprises se profilent s’installe.

« Have Fun ! » s’impose désormais comme un classique. Gestuelle généreuse et échanges appuyés installent une atmosphère chaleureuse. L’amusement ne se dissimule pas : entre deux morceaux, elle glisse un bonbon dans sa bouche, puis engage une courte discussion avec un fan venu de Gand, à qui elle confie le reste de la friandise. Clin d’œil local : ‘ça colle aux dents, Anatole !’.

Le temps s’écoule à vive allure, non pas par abondance de titres — neuf seulement figurent sur la setlist — mais parce que le spectacle gagne en intensité. Les interactions au sein de la formation entretiennent une dynamique réjouissante. Une gorgée de thé humidifie le gosier avant « Take a Sexy Picture of Me », dont le refrain est scandé si puissamment par la foule que la voix de CMAT se fait presque discrète. Elle compense en offrant une succession de poses, laissant aux photographes un court répit avant « Iceberg ». Plus épurée, la chanson la retrouve en duo avec sa violoniste, pour un moment de grâce suspendu.

L’heure réglementaire est dépassée. Les habitués le savent : CMAT conserve toujours quelques pièces longues pour conclure. Peu de place, donc, pour les digressions, même si un extrait improvisé de « J’aime la vie » de Sandra Kim s’invite brièvement. Avant « Running/Planning », elle présente sa formation ‘verys sexy’ avant de quitter le podium.

Le rappel s’articule en trois temps, soutenu par un sextuor au complet. « Euro‑Country », titre éponyme du troisième elpee, frappe d’emblée par son urgence et sa densité sonore. CMAT rappelle son attachement à un activisme joyeux, une manière d’ancrer le message sans l’alourdir. Le propos se fait plus grave, sans rompre l’élan général — un moment marquant de la soirée.

La fête repart de plus belle sous une version extra‑longue de « I Wanna Be a Cowboy, Baby ! » : la fosse se balance sans relâche. Malgré une heure largement entamée, « Stay for Something » s’impose encore. CMAT ironise sur son incapacité à livrer un concert de moins de nonante minutes. Ces minutes offertes renforcent une ferveur déjà palpable. L’artiste se mêle une dernière fois à la foule, point d’orgue d’un concert généreux et intensément vivant. Les applaudissements, assourdissants, résument à eux seuls la réussite de cette soirée. Le compte à rebours est lancé avant ses prochains passages à De Roma et au Rock Werchter…

Setlist: Janis Joplining, The Jamie Oliver Petrol Station, I Don’t Really Care For You, When a Good Man Cries, Tree Six Foive, Have Fun !, Take a Sexy Picture of Me, Iceberg, J’aime la vie (Sandra Kim, extrait improvisé), Running/Planning

Rappel: Euro‑Country, I Wanna Be a Cowboy, Baby !, Stay for Something

(Pour les photos, c'est ici)

(Organisation Live Nation)

 

Vendredi 12 juin 2026 – Ben Howard – OLT Rivierenhof, Deurne

Samedi 20 juin 2026 – Inhaler – De Vooruit, Gand

Samedi 05 septembre 2026 – Yebba – Ancienne Belgique, Bruxelles

Mardi 06 octobre 2026 – Jalen Ngonda – Ancienne Belgique, Bruxelles

Mardi 03 novembre 2026 – Arlo Parks – Cirque Royal, Bruxelles

Mercredi 09 décembre 2026 – Kids With Buns – Ancienne Belgique, Bruxelles

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Lundi 03 août 2026 – John Grant And Richard Howley Band – OLT Rivierenhof, Deurne

Jeudi 27 août 2026 – Joji – Forest National, Bruxelles

Dimanche 13 septembre 2026 – Jacob Collier – Cirque Royal, Bruxelles

Vendredi 18 septembre 2026 – The Pussycat Dolls - AFAS Dome, Anvers

Lundi 18 septembre 2026 – Alisson Moyet – Ancienne Belgique, Bruxelles

Jeudi 08 octobre 2026 – James Blake- Cirque Royal, Bruxelles

Vendredi 13 novembre 2026 - Mogwai 30- Bozar, Bruxelles

Jeudi 17 décembre 2026 – Bilal Hassani – La Madeleine, Bruxelles

Samedi 30 janvier 2027 – Sons – The Roma, Anvers

http://www.livenation.be/

 

 

Ce mardi 3 mars, à l’Ancienne Belgique, l’Islande est sous le feu des projecteurs. Et pour cause, Of Monsters and Men et RAKEL sont à l’affiche. Le concert est complet depuis longtemps.

Plus de dix ans après l’impact international de « Little Talks », Of Monsters And Men continue d’élargir son répertoire. Quatre mois après la parution de « All Is Love And Pain In The Mouse Parade », le septuor islandais est parti défendre ce long playing tout au long de son ‘Mouse Parade Tour’, qui passait donc, par Bruxelles.

 En ouverture, il revient à RAKEL, artiste islandaise émergente, responsable d’une musique pop/indie intime et atmosphérique de chauffer la salle.

Le set de la chanteuse et compositrice s’ouvre par « Petrichor ». Aux claviers, Salomé Katrin l’accompagne et pose un cadre calme, presque cotonneux. « Rescue Remedy » glisse sans heurt, puis « Pillows » installe un apaisement proche de la suspension. Les titres sont issus de « A Place To Be », paru le 17 octobre 2025.
Un point de jonction s’impose ensuite : Nanna Bryndís Hilmarsdóttir rejoint le duo pour le dernier morceau. Toutes trois proposent une reprise de « Let It Die » (Feist), interprétée sans effet superflu, qui prépare la transition vers la tête d’affiche. La salle applaudit longuement la fin du set (page ‘Artistes’ ici). 

Place, ensuite à Of Monsters And Men.

Les sept musiciens s’alignent : quatre guitaristes (dont deux préposés aux sèches), un multi-instrumentiste qui passe de la basse aux claviers, un second claviériste-accordéoniste, en surplomb sur une estrade, et, à droite, un batteur planté sur une plateforme plus haute. L’arrivée du combo reste sobre, mais l’impact se fait sentir dès les premières mesures.

Le set démarre par « Television Love » puis embraie sur « Dream Team », deux titres qui installent une atmosphère planante, parfois contemplative, sans se limiter au folk du début des années 2010. La formation circule entre pop cinématographique et folk rock, en alternant retenue et poussées mélodiques. La sélection du soir met logiquement l’accent sur le dernier disque, « All Is Love And Pain In The Mouse Parade ». Dix morceaux y trouvent place, joués comme des classiques déjà installés.

Paru en 2011, « My Head Is An Animal » propulse Of Monsters And Men au-delà des frontières islandaises. Ce soir, l’elpee revient régulièrement dans la setlist, cinq titres à l’appui. « Dirty Paws » et, surtout, « Little Talks » déclenchent les séquences les plus fédératrices : la fosse se met en mouvement, les mains marquent le tempo, et l’auditoire reprend les refrains aux côtés de Nanna Bryndís Hilmarsdóttir et Ragnar Þórhallsson.

Les nouveautés reçoivent un accueil franc, même si une partie de la grande salle semble préférer les chansons des débuts. « King and Lionheart » relance immédiatement les chœurs et les pas de danse. Côté nouvel opus, « Kamikaze » affiche des teintes pop rêveuses, « Ordinary Creature » appuie un refrain plus nerveux, et « The Block » ouvre une parenthèse plus introspective : les musiciens se rassemblent en cercle, le clavier en point d’ancrage, et le tempo se resserre jusqu’à suspendre l’instant. Lumières basses, ambiance recueillie.

À la demande générale, le band ajoute « Empire » et prolonge le dialogue auprès d’une foule qui ne lâche rien.

Pour le rappel, la formation choisit d’abord l’épure : « Love Love Love », interprété en solo par Nanna. « Fruit Bat » prend ensuite le relais sur un format étiré, huit minutes prolongées par une sortie instrumentale immersive. Sur la fin, les voix se retirent et le son occupe tout l’espace, comme si la salle n’avait plus besoin de paroles pour rester encore un peu dans leur univers…

Setlist : « Television Love », « Dream Team », « King And Lionheart », « From Finner », « Kamikaze », « Styrofoam Cathedral », « Alligator », « The Actor », « The Block », « Mouse Parade » avec RAKEL, « Dirty Paws », « Crystals », « Empire » (à la demande générale du public), « Ordinary Creature », « Little Talks ».

Rappel : « Love Love Love », « Fruit Bat ».

(Organisation : Live Nation)

mardi, 10 mars 2026 14:43

Un nouveau projet pour Selah Sue

Après la sortie de « As One », son premier album live en décembre 2025, la reine soul-pop belge Selah Sue revient déjà avec un nouveau projet inédit, né d’une collaboration aussi évidente qu’inspirée avec The Gallands, duo père-fils formé par le batteur de jazz Stéphane Galland (Ibrahim Maalouf) et son fils Elvin, lui-même claviériste, producteur, directeur musical et compositeur (Damso, Helena, Mentissa et S. Pri Noir.

De cette rencontre fulgurante, initiée lors du festival Jazz Middelheim à Anvers, est né « Movin’ », un elpee conçu comme un véritable projet de groupe, porté par l’alchimie immédiate entre les trois artistes. Entre groove organique, liberté d’improvisation et chaleur soul-pop, le disque capture une énergie profondément live, enrichie par des instruments acoustiques, le tout mixé par Russell Elevado, déjà derrière les long playings d'Alicia Keys, D'Angelo et Jon Batiste.

« Another Way » est le premier extrait de l’Ep « Movin’ ». Le titre se présente comme un appel à la confiance face à la confusion et à l’oubli de soi. Il ouvre une nouvelle voie, une main qui nous guide vers un chemin plus doux. Il invite à lâcher le contrôle pour laisser la vie montrer une autre manière d’être. À travers ces chansons, Selah Sue raconte un cheminement intime, de l’ombre vers la lumière, et retrouve une sérénité créative nourrie par le collectif. « Movin’ » est un album vibrant, solaire et libérateur, qui invite à lâcher prise et à rester en mouvement.

Réalisé par Hiba Baddou, le clip d’« Another Way » (à voir et écouter ) explore un état intérieur : celui d’un corps et d’un esprit pris dans la tempête, suspendus entre effondrement et foi. L’eau n’est plus un espace à habiter, mais une barrière mentale et optique, une surface de séparation entre les artistes et le monde, entre perception et réalité. Il est de notoriété publique que Selah est toujours perturbée mais elle transcende ce mal-être dans sa musique. 

Le trio défendra ce projet sur les planches dès début mars lors d’une première à Het Depot, suivie d’une tournée des clubs avant de retrouver les scènes des festivals de jazz cet été.

Le groupe belge de blues-rock alternatif Boogie Beasts rend un hommage vibrant à la légende du Hill Country blues R.L. Burnside sur « Don’t Be So Mean ! – A Tribute to R.L. Burnside », un nouvel album attendu pour le 17 avril 2026. Pour ce projet d’envergure, le quatuor s’est entourée d’invités internationaux prestigieux : G. Love, Duwayne Burnside (fils de R.L. Burnside), Kenny Brown (guitariste historique), Luther Dickinson (North Mississippi Allstars, ex‑Black Crowes), Cedric Maes (The Sore Losers) et Pablo van de Poel (DeWolff).

En éclaireur de cet opus hommage, Boogie Beasts dévoile « Shake ’Em On Down », une relecture hypnotique et rugueuse d’un classique de R.L. Burnside. Fidèle à l’esprit du Hill Country blues du Mississippi, le groupe y injecte son énergie brute et sans compromis. Le titre se distingue également par la participation de G. Love, qui y appose sa signature ‘Philadelphonic’, à la croisée du blues, du groove urbain et du hip‑hop.

Le groupe explique : ‘Adolescents dans les années 90, on a grandi avec le grunge. À cette époque, G. Love & Special Sauce faisaient figure d’outsiders. Leur mélange de blues et de hip‑hop était totalement inédit et nous a profondément marqués. Son album Philadelphia Mississippi*, mêlant hip‑hop et Hill Country blues, faisait naturellement écho à notre projet. Lorsqu’on lui a proposé de participer, il a accepté avec enthousiasme. Avec lui, « Shake ’Em On Down » a pris une couleur nouvelle, très personnelle. On est particulièrement fiers de cette collaboration’.

Au‑delà d’un simple album tribute, « Don’t Be So Mean ! » célèbre un double anniversaire : les 15 ans de Boogie Beasts et le centenaire de la naissance de R.L. Burnside. Le single s’accompagne d’un clip animé DIY, imaginé et réalisé par Fabian Bennardo (harmonica), prolongeant l’approche artisanale et viscérale chère au groupe.

Grâce à cet hommage sincère et habité, Boogie Beasts confirme son attachement profond au blues du Mississippi tout en le réinventant à travers une vision résolument contemporaine.

CONCERTS DE PRÉSENTATION D’ALBUM :

-16/04/2026 : Macca Club, Hasselt (BE) – special guest : Cedric Maes

18/04/2026 : La Bonne Source, Fleurus (BE)

CONCERTS :

25/04/2026 : Reflektor, Liège (BE) – double affiche DeWolff

27/04/2026 : Des Konings Fest/Burgerweeshuis - Deventer (NL)

02/05/2026 : Moulin Blues – Ospel (NL) – feat. Pablo van de Poel (DeWolff)

09/05/2025 : Ancienne Belgique, Bruxelles (la première partie de Robert Jon & The Wreck)

20/06/2026 : Waogstock Festival, Neer (NL)

De nouvelles dates belges et internationales seront bientôt annoncées.

La vidéo de « Shake ’Em On Down », est disponible ici

 

 

Paru l’an dernier, « Night Light » marque le retour de White Lies sr la scène alternative indépendante. Le trio a prolongé cette dynamique par une tournée qui aligne des dates en Europe puis au Royaume-Uni, dont un passage à l’Ancienne Belgique. Sur le podium, la formation pioche dans ce disque récent tout en ménageant une place aux morceaux clés de son répertoire. Le combo britannique évolue dans une pop sombre aux contours post-punk et synthwave, où les claviers étirent l’espace tandis que la basse et la batterie imposent une pulsation nette. Harry McVeigh se consacre au chant et à la guitare, Charles Cave se charge de la basse et des chœurs, tandis que Jack Lawrence-Brown pilote les drums. En concert, le band s’élargit : Tommy Bowen rejoint l’équipage à la guitare et aux claviers, ce qui densifie les arrangements et élargit la palette sonore.

En première partie, She’s In Parties ouvre la soirée, un patronyme vraisemblablement emprunté à un titre de Bauhaus, référence gothique incontournable.

Le quatuor de Colchester installe d’emblée un climat shoegaze mâtiné de dream pop, entre nappes de claviers, guitares brumeuses et refrains à l’éclat mélancolique. Au centre du dispositif, l’Irlandaise Katie Dillon mène la danse au chant, tout en alternant synthé, guitare électrique et tambourin. À ses côtés, Herbie étire des lignes de six-cordes plus tranchantes, Charlie verrouille la basse, Matt maintient une rythmique régulière : une base solide qui laisse respirer les textures.

Le set s’ouvre sur « Fallen », extrait de l’EP cinq titres « Are You Dreaming ? », rapidement suivi par le morceau éponyme, plus immédiatement accrocheur. Quand le tempo grimpe, la fosse répond sans peine, et l’accent eighties des arrangements renforce l’unité de la première partie. Avant « The Man », Dillon lance : ‘Qui est prêt à danser ?’ ; la fin de prestation gagne encore en intensité en livrant « The L Word » puis « REM », laissant une impression nette : un combo en pleine progression, déjà armé pour des formats plus vastes (page ‘Artistes’ ici). 

Chez White Lies, le dispositif s’articule autour de quatre immenses parallélépipèdes blancs, traversés par des sources lumineuses multicolores, qui composent une toile de fond géométrique, prolongée par un large rideau gris. Réputé pour ses partis pris visuels, le trio exploite ce décor durant tout le concert, en modulant intensités et teintes au fil des morceaux. La mise en espace reste lisible et resserrée autour du noyau : Harry McVeigh au chant et à la guitare, Charles Cave à la basse et aux chœurs, Jack Lawrence-Brown derrière les fûts. Sur la gauche, Tommy Bowen occupe son poste guitare-claviers, épaississant un son à la fois tendu et cinématographique.

Les tableaux s’enchaînent, passant d’une chaleur orangée presque estivale à des séquences plus austères, noyées de blancs froids et d’ombres. La machinerie lumière impressionne par sa précision et imprime sa logique à l’ensemble du set. « All The Best » démarre sur un registre retenu et installe immédiatement cette dramaturgie visuelle. Un bémol, pourtant : Harry McVeigh ne semble pas au meilleur de sa forme. Les aigus lui résistent par instants et, lorsqu’il s’adresse à l’auditoire, sa voix trahit une fatigue palpable. Le band compense en dégainant tôt un classique fédérateur : « Farewell To The Fairground » déclenche une réponse massive de la foule, qui reprend les paroles sans se faire prier et lance la soirée sur de bons rails.

Côté raretés, « The Price Of Love » réapparaît dans la setlist de la tournée, une première depuis les concerts célébrant les dix ans du premier opus, fin 2019. Le morceau s’adresse à Ed, l’un des tout premiers fans du combo. « Tokyo » s’habille d’un déluge de couleurs, tandis que « Big TV » attise la ferveur et pousse Harry à haranguer la salle : ‘Bruxelles, levez les mains !’. La prestation se referme sur « Bigger Than Us », puis le rappel revient encadré par trois compos issues de « Night Light ». Le morceau éponyme s’installe calmement avant de basculer vers une montée plus abrasive. Les fumigènes, disposés sur les côtés, redoublent d’activité, mais les faisceaux les plus vifs finissent par dominer, un choix qui souligne bien « Death ». « In The Middle » conclut la soirée sur une ligne de basse nerveuse signée Charles Cave, tandis que la voix d’Harry tient le cap malgré les signes de fatigue. Une date solide, dont l’impact gagnerait encore si le chanteur retrouvait l’intégralité de ses moyens.

Setlist : « All the Best », « Farewell To The Fairground », « There Goes Our Love Again », « Hurt My Heart », « My Lover », « Don't Want To Feel It All », « Is My Love Enough », « Keep Up », « Tokyo », « Time To Give », « Juice », « The Price Of Love », « I Don't Want To Go To Mars », « Big TV », « To Lose My Life », « Bigger Than Us ».

Rappel : « Night Light », « Death », « In The Middle »

(Organisation : Live Nation)

Le concert d’Amy Mcdonald, programmé ce dimanche 22 février, à l’Ancienne Belgique, affiche complet, malgré quelques dernières places remises en vente. La file s’étire jusqu’au bout de la rue des Pierres. Sous une pluie battante, la foule attend la native de Glasgow. À 39 ans, l’auteure-compositrice-interprète est venue défendre son sixième opus, « Is This What You’ve Been Waiting For », paru le 11 juillet 2025, quatre ans après « The Human Demands ». Cinq elpees classés dans le top 5 en Europe, plus de 12 millions de disques écoulés, 12 certifications de platine à l’international et plus d’un milliard d’écoutes en streaming : des repères qui expliquent l’ampleur du rendez-vous. Réputée sur scène, elle a déjà joué devant plus de 5 millions de personnes à travers le monde.

Côté musique, Amy Macdonald est responsable d’un mélange folk et de rock teinté de country contemporaine. Le titre éponyme regarde vers la nostalgie sans lâcher l’espoir. Ce nouveau long playing aligne des récits de déceptions, de sursauts et de victoires intimes, et confirme une écriture directe, fidèle à l’élan de « This Is The Life », mais nourrie par les années.

La première partie revient à Better Joy, combo pop-rock nerveux, qui chauffe immédiatement la salle.

Originaire de Manchester, la formation ouvre la soirée, drivée par la chanteuse-guitariste Bria Keely. Votre serviteur ne la connaissait pas, mais son versant indie/alternatif accroche d’emblée l’auditoire. Le set s’ouvre sur le single « Carnival » (2024), pop idéale pour les beaux jours : ligne mélodique efficace, refrains qui accrochent. Better Joy affiche déjà un son étonnamment solide pour un projet récent, sans se répéter : « What A Day » installe ensuite une atmosphère plus feutrée, quand « This Part Of Town » déroule des images de campagne anglaise. « Plugged In » mise sur un riff entraînant et une voix mise au premier plan ; le band dose l’énergie sans saturer l’espace. Bria Keely raconte ses histoires sans forcer le trait. Le combo vient par ailleurs de publier l’EP « At Dusk », dont plusieurs titres figurent sur sa setlist. Finalement, une entrée en matière convaincante, qui donne envie de suivre le combo de près (page ‘Artistes' ). 

Setlist : « Carnival », « What A Day », « This Part Of Town », « Quiet Thing », « Steamroller », « Plugged In », « Waiting On Time », « Dead Plants »

Une estrade surélevée court sur toute la longueur du podium. En fond, une tenture sert d’écran, devant laquelle s’alignent 50 spots, répartis sur cinq rangs (par paires). Sous l’estrade, une dizaine de projecteurs plus puissants arrosent la salle d’une lumière tantôt douce, tantôt aveuglante, au gré des riffs de guitare. Le batteur occupe le centre, flanqué d’un guitariste à gauche et d’un claviériste à droite : tout le monde reste sur une même ligne. Au niveau inférieur, Amy Macdonald prend place au milieu, guitare électro-acoustique en bandoulière, micro planté devant elle, voix rocailleuse en avant. À jardin, la bassiste (quatre-cordiste) ; à cour, un second guitariste.

Amy Macdonald ouvre les hostilités par « Is This What You've Been Waiting For ? » : une entrée en matière idéale. Le premier vrai pic, c’est pourtant « Mr. Rock & Roll », imparable en live ; le changement de tonalité dans le refrain met la foule en ébullition. Sur les planches, la chanteuse impose une présence évidente : elle échange souvent, installe une ambiance détendue, glisse des anecdotes entre deux titres et évoque la qualification de l’équipe nationale écossaise pour la Coupe du monde. Son accent, très marqué, ne laisse aucun doute sur ses racines – plus prononcé encore que celui de Sharleen Spiteri (Texas). La formation enchaîne « Dream On », « The Hudson », « Spark » et « Pride », qui gagnent en impact sur l’estrade par rapport à leurs versions studio. Macdonald prend aussi le temps d’aller vers la fosse : elle lit des pancartes au premier rang et offre même un médiator à un fan qui en réclame un. Malgré l’affluence, ces attentions gardent le concert à dimension humaine. Le guitariste Jamie invite ensuite l’auditoire à allumer les lampes torches des téléphones : en quelques secondes, la salle s’illumine, et l’instant suspend le temps. « I'm Done (Games That You Play) », l’un des titres phares du dernier opus, sonne particulièrement bien ce soir ; les six musiciens jouent sans retenue. Au cœur du set, l’enchaînement « Slow It Down », « Poison Prince » et « Can You Hear Me ? » maintient la tension au maximum, toute la salle reprend les refrains en chœur. Et « This Is the Life », évidemment, rassemble tout le monde : la foule la chante d’un bout à l’autre, nouveau temps fort de la soirée.

Le rappel s’ouvre sur « We Survive » en version acoustique et embraie par une reprise de « The Glen » (Beluga Lagoon) qui déclenche un nouveau chant collectif, le band se retrouvant désormais sur l’avant-scène. Pour conclure, « Let's Start a Band », extrait du premier long playing « This Is the Life », laisse la fosse debout : ça danse, ça chante, jusqu’à la dernière mesure. Les spectateurs quittent l’Ancienne Belgique en fredonnant encore.

Setlist : « Is This What You've Been Waiting For ? », « Dream On », « The Hudson », « Spark », « Mr. Rock & Roll », « Fire », « Pride », « Don't Tell Me That It's Over », « Run », « I'm Done (Games That You Play) », « Slow It Down », « Poison Prince », « Can You Hear Me ? », « Statues », « Barrowland Ballroom », « This Is The Life ».

Rappel : « We Survive » (Solo), « The Glen » (Beluga Lagoon cover) (Acoustique), « Let's Start A Band »

Photos  

(Organisation : Live Nation)

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