La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre et lumière pour un voyage qui durera un an. Une lente année pour dévoiler 6 chapitres de 2 chansons, 12 titres qui narrent l'histoire de Light. Le groupe invite les…

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Nicolas Alsteen

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lundi, 04 décembre 2006 02:00

BBC Radio 1 John Peel Sessions

Nous sommes le 25 octobre 2004. Il pleut sur Londres. A l’instar de nombreuses formations britanniques, I Am Kloot pleure le décès de John Peel. Le célèbre DJ de BBC Radio 1 nous a quittés. L’homme avait consacré sa vie à la musique, s’efforçant de pousser les esthètes du moment, de dénicher quelques lumineux ignorés. Aujourd’hui encore, le deuil se poursuit. Ici et là, les groupes exhument leurs meilleurs souvenirs en compagnie du sympathique barbu. Pour l’heure, I Am Kloot ressort ses « BBC Radio 1 John Peel Sessions », superbe collection de chansons jouées avec application. Le son de l’enregistrement est parfait. Le répertoire d’I Am Kloot voyage paisiblement entre ses deux premiers albums. Directement tirés de « Natural History » (2001), « Storm Warning », « Stop », « Twist » et « 86 TV’s » nous rappellent aux bons souvenirs de la formation mancunienne. Quelques titres de l’album éponyme (2005) fleurissent également sur cette plaque (« From Your Favourite Sky », « Life In A Day » et « Proof »). « Titanic », face B du single « To You » (absent de ces sessions) se retrouve aussi au programme. Le disque s’achève par « Untitled », un morceau sans titre donc. Quelques années plus tard, cette composition s’intitulera « Coincidence » et grossira les rangs de « Gods and Monsters », dernier album en date d’I Am Kloot. « BBC Radio 1 John Peel Sessions » constitue un bel aperçu de l’œuvre du groupe. Et démontre que, même mort, John Peel conserve toute son influence.

 

mardi, 22 août 2006 03:00

Laugh Now, Cry Later

Est-ce qu’on à l’air de rire ? Franchement ? Ecoute mec, commence par ranger ton flingue... Reste calme. On t’écoute mec. Et c’est pas parce que t’es un ancien NWA (Niggaz With Attitude) que tu dois te la péter... Hein ? Sorry mec, on voulait dire que tu fais partie de l’Histoire du rap. Mon petit Ice, enlève ton doigt de la gâchette, s’il te plaît. Allez, on l’écoute ton nouvel album ! Hum... « Laugh Now, Cry Later », c’est quoi ce titre ? On peut rire tout de suite ? Là, tu veux savoir si on plaisante ? Evidement mec, on n’a pas envie de terminer troué comme une passoire en écoutant ton disque... Qu’est-ce qu’on en pense ? Ton septième album est un peu long, tu aurais peut-être dû revoir sa durée. Eh, c’est qu’une toute petite remarque ! Calme-toi, arrête de jouer avec ce barillet de malheur ! Quelques excellents morceaux (« Child Support », « Why We Thugs ») viennent d'ailleurs nous rappeler que t’es pas une vieille bouse. « Laugh Now, Cry Later » s’écoute à fond : action nécessaire pour faire trembler les baffles et se brûler les tympans. La puissance des beats demeure assurément ton point fort, Mr Ice Cube. Tu sais également t’entourer : Mike Epps (sur « Dimes & Micks »), Snoop Dogg (sur « Go To Church » et « You Gotta Lotta That ») ou encore WC (sur « Chrome & Paint »). On applaudira aussi ton engagement et tes prises de position face aux errances de ton président (« The Nigga Trapp », « Smoke Some Weed »). Un bel exemple pour ta descendance... Oh, du calme, on a dit descendance... Non, non, tu ne dois descendre personne... Mais tu vas le faire ? Tu ne vas quand même pas abattre un pauvre rédacteur sans défense ? Si ? BANG, BANG, BANG... « Laugh Now, Cry Later ».

mardi, 07 mars 2006 02:00

Choreography

A 28 ans, Lauren Hoffman n’a plus rien à apprendre. Signée à 17 ans par Virgin pour son premier album (« Megiddo »), la jeune fille tombe d’emblée sur une rivale impromptue : Fiona Apple. A l’époque, malgré un joli succès, cette concurrence tourne à l’avantage des courbes sensuelles de Fiona. Alors, la Major lui fait de gros yeux. Et Lauren détourne le regard, le plongeant sous d’autres cieux, créant Union Record, son propre label. Elle signe « From the Blue House », second album acclamé. Mais accablée par la gestion afférente à une maison de disque, miss Hoffman ordonne l’autodestruction de la structure et s’accorde une pause carrière pour ses 21 ans. Retour à la case départ : une vie familiale rangée dans une ferme de Virginie. Là-bas, elle ressasse l’histoire du folk, s’ennuie. Elle décide donc de s’envoler vers la Grosse Pomme, où elle vit des aventures humaines, danse sur des rythmes contemporains, étudie et grandit. Aujourd’hui, Lauren revient aux affaires par le prisme de « Choreography », abîme de mélodies endolories. La profondeur des textes, la beauté des notes d’un piano, l’éclat folklorique d’une guitare acoustique pointent Lauren Hoffman au firmament des univers de Cat Power, Fiona Apple et PJ Harvey. Irrésistible comme sur « Broken », cathartique, voire introspective sur « Solipsist », Lauren Hoffman nous offre un véritable exercice de style, grande leçon de persévérance. En onze titres, « Choreography » indique la marche à suivre et élargit les perspectives de la jeune chanteuse.

mardi, 10 octobre 2006 03:00

Vol. 1

Diffusé en heavy rotation quelques mois plus tôt sur tous les campus de l’Oncle Sam, le premier album de Hurt débarque sur nos rives. « Vol. 1 » s’apparente à un intitulé prophétique, annonciateur d’effroyables suites discographiques. Les musiciens de Hurt ont loupé le décollage du météore néo metal. Et, s’ils n’ont pas explosé en plein ciel, ils peinent aujourd’hui à s’adapter aux changements climatiques. Au chant, J. Loren s’entiche à caricaturer le timbre de James Hetfield (période « Reload »). Après, c’est une drôle d’histoire : Hurt semble persuadé d’être le nouveau Tool. Mais là, les gars se fourrent le doigt dans l’œil. Bien profond le doigt ! A s’en chatouiller le nerf optique (tiens, voilà une bonne idée pour le prochain clip de Tool). Cet album est une caricature nauséabonde du metal US. Même le titre des chansons sent l’arnaque (« Rapture », « Overdose », « Forever », « Losing » ou, encore, « Dirty »). Après Spinal Tap, voici Hurt. Mais c’est nettement moins drôle.

mardi, 07 mars 2006 02:00

Hail Social

Hail Social décrit sa musique comme ‘une bande-son roller-skate des années 80, jouée par un groupe de métal’. Surtout, rester calme : s’astreindre à ne pas les vexer ! La bande-son des années 80… Voyons voir… Ah mais certainement : la belle carcasse rouillée de Duran Duran se profile à l’horizon. Pour le côté patins à roulettes, le problème est retourné sous toutes les acrobaties. Et, décidemment, le détail nous échappe. Reste le groupe de Metal. L’idéal serait d’envoyer un exemplaire promo de Hail Social à l’adresse postale du fan club de Burzum. Là, les quatre gigolos de Philadelphie auraient du souci à se faire. Invoquant le blasphème, une armée de Scandinaves chauffée à la scie circulaire se plairait à leur raccourcir les pattes arrière. Restons sérieux. Malgré une impressionnante série de concerts en première partie d’Interpol, Secret Machines, Rogers Sisters et autres TV On the Radio, Hail Social peine à sortir du lot, à aiguiser ses propos. La mèche demeure humide, le pétard mouillé. Où sont les tubes ? De gauche à droite, de droite à gauche, la lecture reste inchangée. L’album de Hail social trépasse, inodore, indolore. Poli à l’extrême, le son du quatuor ne rend pas hommage à leur bonne volonté. Une production imberbe grave le disque dans le musicalement correct et, quelques bons titres mis à part, le plaisir est instantané, rapidement évaporé : une bonne branlette sonore en somme.

mardi, 07 novembre 2006 02:00

Yours To Keep

Depuis le présumé ‘retour du rock’ et la phénoménale ascension des Strokes, on connaît les noms de chaque musicien du groupe new-yorkais, leurs habitudes, leurs couleurs préférées, leurs attirances sexuelles, etc. Ce sont nos meilleurs copains imaginaires. On a l’impression de les comprendre, d’entrevoir leurs envies, leurs ennuis. Mais aujourd’hui, cette vision de fan stroksien monomaniaque est compromise. En cause, l’arrivée de « Yours To Keep », premier album solo d’Albert Hammond Jr. Ce disque vient détruire nos certitudes à grandes pelletées de riffs futés. Les cheveux ébouriffés, la clope au bec, le froc trop court, le poil trop long, Albert Hammond chante. Il chante ! Oui... Et plutôt bien d’ailleurs. Sous son bras, l’indestructible Fender Stratocaster fait encore un malheur.

Pour son propre compte, Hammond signe dix chansons taillées dans le rock. Sans sonner comme de vulgaires photocopies des échappées soniques de ses célèbres coéquipiers, les compositions d’Albert Hammond tendent, au contraire, à démonter l’impact de ses trouvailles chez les Strokes. Pour finaliser « Yours To Keep », il s’est entouré de la basse de Josh Lattanzi et de la batterie de Matt Romano. Dans le contingent des participants de l’ombre, on reconnaît les figures de Julian Casablancas, l’incontournable chanteur des Strokes, de Ben Kweller ou encore, de Sean Lennon (oui, le fils de). Ce premier effort solo dissimule donc de belles ingéniosités : le sautillant « In Transit », le mélancolique « Blue Skies » ou le musclé « Back To The 101 ». Et pour la petite histoire : « Yours To Keep » sort uniquement en Europe. Moralité : c’est déjà ça de pris aux Américains !

mardi, 05 septembre 2006 03:00

Expectation

Londres, Angleterre. Quelques gouttes de pluie tombent sur Piccadilly. Inamovibles, les peintures de la National Gallery observent les regards ébahis de ces curieux touristes, toujours plus nombreux. Et, dans sa piaule, Matt Harding confectionne « Expectation », son troisième album. Elégant recueil de chansons acoustiques, lovées dans leurs draps électroniques, ce nouveau disque de Matt Harding transporte l’auditeur. Comme dans un rêve, il voyage sur des bulles de savons, explosant au moindre coup de vent. Quelques mètres plus bas, d’onctueux nuages de laine viennent amortir cette chute au pays des merveilles...

« Expectation » est un disque de folk. Secoué d’infimes pulsions électroniques, il fait la part belle aux plages instrumentales. Risquant des mélanges osés mais jamais imbuvables, Matt Harding organise le symposium de la confrontation des genres. Il convient alors d’écouter « Arc », composition hybride, entre electronica et stoner folk. En substance, elle ressemble à la bande son d’une quête initiatique. D’ailleurs, on ne peut s’empêcher de penser à la musique composée par Neil Young pour le « Dead Man » de Jim Jarmusch. Musique de films : la thématique préférée de l’artiste est dévoilée. L’univers de Matt Harding est hautement cinématographique. Ces jolis morceaux acoustiques, mâtinés d’électronique, accompagneraient volontiers les pellicules de Fellini et autres Nic Roeg. Entre fiction et réalité, Matt Harding se révèle aujourd’hui au monde entier. On n’a donc pas fini de rêver...

mardi, 18 avril 2006 03:00

I’m A Mountain

Au coin du feu, la nuit tombait. Sortie de la pénombre, une chevelure rousse s’agenouilla à nos côtés. Tout doucement, elle prit une guitare et se présenta : « Hello, I’m A Mountain ». Incrédules, nous écoutions alors ses cimes musicales. Campé sous les étoiles, un folk délicat, chancelant entre country et bluegrass, monta vers le ciel. Les astres demeuraient là, immobiles, écoutant, attentifs, les émois amoureux célébrés par cette mystérieuse chanteuse. Reprenant parfois Dolly Parton ou Luther Wright, l’égérie semblait heureuse. Cet instant suspendu le temps. Moins d’une heure plus tard, les braises rougeoyaient, nous laissant nez à nez. Elle se leva et, tel une « Salamandre », repartit en direction de la forêt. Par la suite, nous apprîmes que cette apparition se nommait Sarah Harmer. Venue de nulle part, un soir, la Canadienne nous présentait ce quatrième album. Ne restait qu’à se pencher sur sa discographie. Et retrouver sa trace pour, peut-être, la suivre un autre jour dans les sous-bois.

mardi, 19 septembre 2006 03:00

Awoo

L’heure du troisième album des Hidden Cameras a sonné. Face à la débauche d’énergie dégagée par cette chorale lesbienne, enfermée depuis deux ans dans une chapelle désertée de tous ses Saints, un constat historique s’impose. Il sera sans doute accepté de tous. En 2003, le collectif canadien publie « The Smell of Our Own », son premier album. A l’écoute de cette pop multicolore, le cœur palpite, les corps s’élèvent. Ceux qui sont tombés sur ce disque ne s’en sont pas encore relevés. L’année suivante, une deuxième livraison (« Mississauga Goddam ») séduit les oreilles vierges du choc provoqué par le premier album. L’orchestration et les chansons des Hidden Cameras se découvrent telle une évidence. Et, dans les mémoires, la première rencontre avec l’univers du groupe demeure impérissable. Que ceux qui sont passés à côté des deux albums précédents se procurent « Awoo », nouvel album de ces gays lurons. Le coup de foudre est garanti.

Oui, chaque année, c’est comme ça : on attend un arrivage festif en provenance de Toronto, capitale de l’Ontario. Jamais déçu. Toujours convaincu. Et les treize nouvelles compos des Hidden Cameras ne dérogent pas à la règle : des cordes, des harmonies raffinées et une avalanche de mélodies entraînantes. Comment ne pas succomber ? Les hits s’accumulent : « Lollipop », « Heji » ou l’éponyme « Awoo ». Derrière le micro, la voix de Joel Gibb s’affole sur des orchestrations soignées, déjantées. Les Hidden Cameras évoquent une nuit de luxure entre Michael Stipe (R.E.M.) et Brian Wilson (The Beach Boys). Le premier pour le chant, le second pour les arrangements. Décidément, ces deux-là jouiraient d’une place de choix sous la couette de notre chorale arc-en-ciel. « Awoo » ! Approbation générale.

jeudi, 14 décembre 2006 02:00

Amor Doloroso

En voilà un qu’on croyait mort et enterré. Et, contre toute attente, le père d’Athur H renaît de ses cendres, délivre un « Amor Doloroso » de toute beauté et en profite pour serrer la main à son glorieux passé. Souvent présenté comme un des monuments de la chanson française, Jacques Higelin subissait les effets du temps. D’ailleurs, le nouveau millénaire ne semblait point correspondre à l’œuvre du Français. Mais c’était mal connaître Higelin, son verbe élégant, sa poésie chancelante. D’un phrasé impeccable, il donne une suite convaincante à son admiration pour Charles Trenet (écouter « L’hiver au lit à Liverpool », « Se revoir et s’émouvoir »), réintègre le panthéon de la chanson par la grâce d’un album somptueux, presque radieux, quand l’homme ne décide pas d’appuyer ‘sur la gâchette’ (« Prise de bec », « Ici, c’est l’enfer ») et de raviver quelques idées noires. Sur « Amor Doloroso », Jacques Higelin chante l’amour (« Amor doloroso », « J’t’aime telle », « J’aime ») sous toutes ses facettes : joie, tristesse, douleur, bonheur et confusion. Aimer chanter. Voilà sans doute le secret de cette belle résurrection.

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