Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

logo_musiczine

Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Biohazard 8/8/26
Editors
Concerts

Christophe Willem

Brussel’s night fever…

Écrit par

Phénomène issu de l’émission radio crochet ‘La nouvelle star’, Christophe Willem avait donné rendez-vous à ses fans mercredi soir, à Bruxelles. Quelques heures avant de m’y rendre, l’envie n’y était pas. Faut dire qu’en règle générale, ce genre de variété franchouillarde ne m’inspire pas beaucoup. Mais bon, j’avais sollicité et reçu une invitation ; j’étais donc tenu de répondre présent. Normal ! Allez, courage, quand faut y aller, faut y aller…

Pour ne pas changer les bonnes habitudes, lors d’un concert prévu à Forest, j’ai droit à ma dose de bouchons dès la sortie de l’autoroute et un mal de chien pour dénicher une place de stationnement. Mais tout vient à point à qui sait attendre et au guichet m’est remise une place de choix, face à la scène, juste derrière la table de mixage. Et un bon point, un ! Je m’installe et constate rapidement que le public n’est pas tout à fait celui auquel je m’attendais. Là où je croyais ne rencontrer que des jeunes (et moins jeunes) femmes, force est de constater que Christophe Willem attire, tout comme Tintin, les jeunes de 7 à 77 ans, tant de sexe masculin que féminin. Manifestement non, Christophe Willem n’est pas que le héros des ménagères de moins de 50 balais, loin de là…

Il est vingt heures pétantes lorsque Sky, petit bout de femme, seule au monde, nous apparaît, isolée face à 6 000 personnes, ne disposant comme seule arme, qu’une guitare acoustique. Mais visiblement, cette situation ne l’effraie pas. Courageusement, elle entame sa première chanson et révèle au public une facilité de voix assez déconcertante ainsi qu’un jeu de cordes très au point et non moins efficace. Se baladant tant en français qu’en anglais, la belle nous met en forme durant la petite demi-heure que lui a accordée son  ‘patron’… (NDR : elle est également invitée à former un duo dans le spectacle de l’ex-nouvelle star, dont elle n’était que choriste lors de la tournée précédente). Et cela marche. Très bien même. Oscillant entre Zazie et Sheryl Crow, les titres qu’elle nous propose sont tout à fait de nature à mettre l’assemblée en appétit. La demi-heure est donc vite avalée et digérée.

Il ne faut pas plus d’une vingtaine de minutes pour que l’idole, que toute la salle attend, fasse son apparition. Et quelle apparition ! Après un générique (sur un écran super géant) digne d’un film à gros budget, Christophe Willem opère une entrée remarquée et remarquable. Suspendu à un câble par la main gauche et le micro dans l’autre, il descend tel un artiste de cirque, au milieu de l’arène, tout en entamant son premier titre « Berlin », repris directement par 6 000 chœurs plus qu’enthousiastes. Et c’est un euphémisme ! Tout au long des deux heures de spectacle, ce sera une constante. La foule chantera et dansera. Et déjà à ce moment-là, bien que ne connaissant quasi rien de son répertoire, le doute m’habite. Je me demande où je suis tombé. Plutôt habitué à l’odeur d’un joint pourri, j’ai pour une fois dans le nez des parfums plus chics les uns que les autres ! Ça change…

 

Sur scène, ils sont sept outre la vedette : trois choristes, dont deux superbes créatures, un trio basse-guitare-batterie et une claviériste rompue à tous les exercices dont ceux des effets sonores spéciaux. Et bien sûr, Sky qui viendra interpréter quelques duos dont une fabuleuse reprise de « Why » d’Eurythmics. C’est la soirée du strass et des paillettes, le retour des années disco, un spectacle son et lumières fabuleux, un clip vidéo gigantesque de deux heures. 

 

Ce grand déglingué sans allure nous en met plein la vue et les oreilles. Il nous bluffe complètement en usant de sa voix d’une justesse remarquable et jouant à la fois au chauffeur de salle, au comédien, à l’humoriste, au danseur. Il va même jusqu’à descendre au milieu de la fosse pour entraîner sur le podium Micheline (non non, j’sais pas qui c’est) en compagnie de laquelle il interprètera le titre suivant tout en esquissant un pas de danse. Et là je me dis : ‘Très fort le bougre’. Et je me surprends à battre la mesure, à sourire, rire même. Ben oui, je m’amuse, beaucoup même. La bonne humeur est contagieuse !

Après « Trash », morceau électro-pop surpuissant, Christophe honore ses comparses en les mettant en évidence chacun à leur tour. Visiblement authentique, sympa et relativement rare… D’une simplicité et d’un naturel assez convivial, il arrive à mettre Bruxelles dans sa poche (ben oui, moi aussi) ! Cinq bonnes minutes seront nécessaires à la reprise du ‘concert’. Le public acclamant son idole durant de longs moments au son du célèbre refrain de « Seven nation army » dont il avoue ne pas connaître les paroles, sans quoi…

Le calme revenu, il choisit d’entamer « Why » en duo avec Sky. Sur fond bleu azur, ce titre renaît de ses cendres et confirme tout le talent d’interprète de ce grand bigleux hors du commun. La belle ne le quitte plus pour la fin du show et voit son statut de choriste passer à celui de complice…

On épinglera aussi tout l’humour dont une certaine dose d’autodérision qui caractérise le personnage. Projetant d’immenses photos de lui-même en arrière-plan, il n’a visiblement pas choisi les clichés les plus avantageux et n’en a cure. Cela marche et fait à nouveau (sou)rire les plus pincés, s’il y en avait… Le ‘Coffie Tour’ arrive déjà à sa fin, plus d’une trente, seize titres passés à la vitesse de la lumière. Et pour une fois, le son était à la hauteur, les ingénieurs ont fait du bon boulot dans cette salle à l’acoustique minable. 

Les lumières s’éteignent sur le final de « Heartbox ». Mais des milliers de mouchoirs blancs s’agitent et réclament le retour de la star. Et sans manière, sans chichi, sans faire patienter de longues minutes ses fans, il revient. Seul au piano pour interpréter « Si je tombais », superbe ballade qui dénote un peu dans le répertoire de ce showman complètement déjanté. Et une fois de plus ça marche. Il peut tout se permettre, rien à dire il est doué le mec ! Avant de tirer sa révérence, il se demande s’il n’a pas oublié un titre. Et celui que tous attendaient, le seul que je connaissais réellement, « Double jeu » terminera la soirée de la même manière qu’elle avait commencée. Sur les chapeaux de roues.

Ben franchement, moi je lui tire le mien à ce gars. Il m’a blousé. De la première à la dernière minute. Il m’a invité à une grosse fête où tout le monde s’amuse, tout le monde rigole. Où la bonne humeur est ou devient obligatoire. Il ne nous laisse pas le choix. Ce mec-là, c’est un remède contre tout ce qui va mal ou pas bien. C’est un mélange de ‘Prosac’ et de gélules survitaminées.

Et puis basta avec le reste. Faites comme moi. Partez avec des pieds de plomb et revenez en chantant, heureux…

(Organisation Live Nation) 

 

Thee Vicars

Back to the sixties…

Écrit par

Le Water Moulin nous proposait une belle double affiche ce samedi 28 mai. Au fil des concerts, ce club devient, ‘the place to be’, au sein de l’univers du rock hors circuit traditionnel, dans la région tournaisienne. Faut dire que depuis la création de la très active ASBL locale, ‘OFF’, cette maison bourgeoise est devenue un véritable antre du r’n’roll. Après une bonne année d’activité, les organisateurs ont frappé fort en programmant le même soir, les Lillois de Teenage Moonlight Borderliners et la nouvelle sensation anglaise psychédélique et 100% énergique, Thee Vicars. Cette soirée très attendue avait donc attiré la foule ; et notamment des mélomanes issus du Nord de la France et de Flandre.

Il incombait au duo français, Teenage Moonlight Borderliners, d’ouvrir les hostilités. Le public était tellement impatient de découvrir nos 4 énervés de la Perfide Albion, que la bonne prestation du duo lillois, responsable d’un rock énergique alimenté par 2 guitares incisives et une rythmique minimaliste mais efficace, est malheureusement passée quelque peu inaperçue ; une bonne partie du public goûtant encore un peu à l’air printanier, avant d’entrer dans le Water Moulin qui allait bien vite se transformer en four.

Thee Vicars, c'est certainement le plus jeune groupe européen de garage qui tourne pour l’instant. Ils sont sur la route depuis avril 2009 et ne poseront leurs instruments à Bury St. Edmunds, dans la région d'Ipswich, leur patrie d’origine, qu'en novembre prochain, si tout va bien...

Après une courte pause boisson, les musiciens se frayent un chemin à travers la salle qui se remplit d’un seul coup. Nos 4 Anglais, à peine sortis de l’adolescence investissent la petite scène du Water Moulin. Il ne faut que quelques secondes pour comprendre qu’un grand moment de rock’n’roll va se produire ! Il leur suffit de quelques riffs pour transmettre leur énergie hautement contagieuse à une véritable meute qui n’en demandait pas tant. Le public est véritablement en ébullition et le Water Moulin, pour l’heure, transformé en club enfumé du Londres des premières heures des Stones, Kinks, Standells ou autres Who, dont les Vicars sont les dignes héritiers.

L’ambiance n’est d’ailleurs pas sans rappeler les 30’’ du concert des Yardbirds au célèbre Marquee dans le cultissime film ‘Blow up’ d’Antonioni contant les pérégrinations d’un photographe de mode dans le swinging London. A l’énergie musicale vient se greffer une ambiance psychédélique quasi-magique dominée par la voix de Mike Whittaker, soutenue par ses 3 comparses ; l'ensemble faisant montre d'une puissance et d'une maturité étonnante. Ils ne desserreront jamais leur étreinte, durant les presque 2 heures que va durer la prestation, sur un public qui n’était pas en reste et en redemandait…

Thee Vicars est incontestablement un très grand groupe de scène, comme on en a peu vu dans la cité scaldéenne. En outre, le combo a eu le mérite d'attirer un public multi-générationnel. Rarement on a vu des gars de cet âge perpétuer, de manière aussi magistrale, l'esprit des early sixties. Ce ne sont pas les articles dithyrambiques récemment parus dans Rock'n'Folk et les Inrockuptibles qui le démentiront. S'il fallait encore mettre l'accent sur leurs grandes qualités, on signalera qu'ils ont joué en support des Black Lips sur toute leur tournée européenne et anglaise !!! Vous l'avez compris, ils sont chauds très chauds et ils sont passés par Tournai un soir de mai...

Enfin, pour que votre info soit complète, sachez que leur nouvel album, intitulé "Psychotic Beat", vient juste de sortir sur Dirty water records. Et il comporte 13 titres !

Editors

Un final hallucinant !

Écrit par

La Caserne Fonck de Liège accueillait un concert surprise des Editors, ce vendredi 28 mai 2010. A peine 700 places avaient été mises en vente pour cet événement. Pas étonnant que le set ait été décrété sold out en deux temps trois mouvements. Mais pourquoi cette prestation ? En fait les Editors souhaitaient opérer un warm-up de leur nouveau spectacle prévu pour les festivals d'été. Au départ, le combo avait envisagé se produire dans une église. Mais ces édifices ne leur ouvrant que trop difficilement leurs portes, ils ont accepté de se produire à la Caserne, dont l’architecture offrait certaines similarités. Et puis quoi de plus logique de jouer à Liège, lorsque le lendemain, on est programmé au Pinkpop, dont le site n’est séparé que d’une petite heure de route.

Les réjouissances démarrent à 20h30. La formation sympathique Willow débarque sur le podium pour y dispenser un pop-rock de bonne facture. Peu bavards entre les morceaux, les musiciens dégagent cependant suffisamment de charisme pour chauffer la salle.

21h30 précises La bande à Tom Smith monte sur les planches. Immédiatement, le ton est donné. Le son est excellent. Les différents instruments libèrent des sonorités cristallines. Le combo semble avoir la pêche (NDR : à contrario de leur set accordé en 2008, à l’AB ; une prestation, soit dit en passant, qui m’avait laissé sur ma faim). La formation insulaire est, bien sûr, venue présenter son dernier opus ; mais elle a le bon goût de puiser sa set list au sein de ses trois elpees. Les tueries sont légion. Ce qui n’empêche pas le band de nous réserver quelques compos plus intimistes. A l’instar de "No Sound But The Wind", que chante Tom en s'accompagnant uniquement d’un piano. Une plage programmée entre "The Racing Rats" et "Smokers Outside The Hospital Door" (NDR : l’unique titre un peu trop mou à mon goût !) Imparable, "Papillon" achève le concert. Une heure au cours de laquelle les Brummies ont enchaîné douze titres, que Tom, dans un français quasi-impeccable, ose à peine perturber…

Pas le temps de reprendre son souffle que Tom, Chris, Russ et Ed remontent sur les planches pour se lancer dans un rappel. Qui s’étalera sur six titres. Mais si volet principal se concentrait essentiellement sur les tubes du groupe, le rappel nous proposera des morceaux moins connus, moins évidents à appréhender. Et en finale, le combo nous accordera une compo totalement hallucinante. Intitulée "Fingers In The Factories", elle constitue la cerise sur le gâteau, après une  heure et demie de concert.

Un grand merci aux Editors dont on attend, bien sûr, de nouvelles surprises de ce style…

(Voir aussi notre section photos)

 

 

Deadmau5

I Think I Smell A Rat

Écrit par

Comment électrifier son public en un tour de main ? Derrière sa tête de rongeur, Joel Zimmerman ne laisse rien percevoir mais connaît sa leçon sur le bout des doigts. Ce 19 mai, le Canadien de 29 ans est venu présenter son dernier labeur, « For Lack Of A Better Name », lors d’un show à faire pâlir de jalousie Tiësto et consorts. Un choc visuel que les Daft Punk applaudiraient des deux mains.

L’Allemand Moguai, chargé de la première partie, semble s’éclater derrière ses platines. Sa House n’a rien de révolutionnaire mais permet à quelques motivés de pratiquer leur cardio avant l’arrivée sur scène du principal intéressé. Fait rare pour une première partie, les lumières de la salle brillent toujours de mille feux alors que le set du DJ est entamé depuis un long moment. Ce qui renforce le sentiment que Moguai comble l'attente en jouant le simple rôle de chauffeur de salle, et rien d’autre.

Un concert de Deadmau5, c’est la garantie d’en prendre plein les yeux. Les rideaux se lèvent vers 21h pour dévoiler une table de mixage oblique, en forme de V ; et un sacré dispositif de light show à l’arrière. Zimmerman, a.k.a. Deadmau5, apparaît derrières ses machines et sous un masque d’un blanc immaculé. Le DJ rentre dans le vif du sujet en balançant directement l’un de ses plus gros hits, « Moar Ghosts ‘n’ Stuff ». Le lightshow paraît à priori gentillet mais va prendre, au fur et à mesure, une dimension autrement plus spectaculaire. Les hits ultra-dansants s’enchaînent mais, pour la majorité du public, impossible de décoller les yeux de la scène.

Le rongeur exécute un véritable déballage d’effets visuels percutants. De la table mixage au masque du bonhomme, tous les éléments déployés sur scène disposent d’écrans digitaux. A chaque morceau son ambiance visuelle particulière. Le public en prend plein les mirettes mais un tel spectacle est à double tranchant. A vouloir épater la galerie, le cousin halluciné de Mickey Mouse fait malheureusement passer la musique au second plan. Cependant, que l’on aime ou déteste la House Progressive, impossible de ne pas reconnaître Deadmau5 comme l'un de ces artistes capables de vous scotcher du début à la fin de leur show. Avant de se retirer pour un ultime rappel, le Canadien clouera le bec aux spéculateurs en dévoilant son visage à l’assemblée. Histoire d’éviter une réputation d’escroc scénique à la Daft Punk ou MF Doom ?

A voir cet été au festival Pukkelpop.

Organisation : Live Nation

Rufus Wainwright

The Show Must Go On

Écrit par

En naissant au sein d’une famille comme la sienne, Rufus Wainwright était voué à devenir l’artiste qu’il est aujourd’hui. Fils de Loundon Wainwright III et de feue Kate McGarrigle, le singer-songwriter, aujourd’hui âgé de 36 ans, publie son sixième album studio, « All Days Are Nights : Songs For Lulu » dont la grande majorité des morceaux est dédiée aux membres d’une famille pour le moins artistique. De passage à Bruxelles, le Canadien a jeté son dévolu sur la superbe salle Henry LeBoeuf, l’âme musicale du Palais des Beaux-Arts, pour y présenter un spectacle particulièrement surprenant.

A quelques sièges près, la salle est comble. Vers 20h30 un collaborateur du Bozar s’avance sur le podium pour annoncer le programme. Plus qu’un simple concert, le public apprend que la représentation de Rufus Wainwright sera scindée en deux parties distinctes. La première est constituée d’un récital d’une heure. Pendant celui-ci, il est demandé au parterre de ne prendre aucune photo et de ne pas applaudir entre le moment où l’artiste apparaît sur scène jusqu’au moment où celui-ci l’a quitté. De quoi attiser la curiosité. La seconde partie, elle, est consacrée à la partie concert ‘standard’.

Seul un piano trône sur les planches. Lorsque les lumières s’éteignent, un silence de mort règne dans la salle. Rufus Wainwright s’avance à pas lents vers l’instrument, vêtu d’une sorte de toge bleue dotée d’une traîne interminable. L’ambiance dans la pièce est unique. A la fois intense et apaisante. Le chanteur s’installe délicatement sur son siège et entame son répertoire, centré essentiellement sur les compositions extraites de « All Days Are Nights : Songs For Lulu ». « Martha », dédié à sa talentueuse frangine, le trio de « Sonnet », « What Would I Ever Do With A Rose ? » ou « Les feux d’artifices t’appellent » s’enchaînent tandis que l’auditoire écoute, dans un respect le plus total. Et, pourtant, ce n’est pas l’envie d’applaudir cette superbe prestation qui manque. Une heure plus tard, Wainwright se retire de la scène. Sa démarche fantomatique communique une atmosphère toute théâtrale à la prestation sans faille de l’artiste.

Après un court entracte d’une vingtaine de minutes, le chanteur est de retour sur scène, souriant, décontracté. Il remercie le public pour le respect qu’il lui a témoigné pendant la première partie et entame une seconde partie de spectacle qui parcourt un large pan de sa discographie. Pas avare en paroles, il évoque son opéra « Prima Donna », son père, ses sœurs, son petit ami et, surtout, sa mère décédée en janvier dernier. Il reprend d’ailleurs « Walking Song », un morceau des sœurs McGarrigle. Le Canadien en profite également pour manifester sa colère, suite à l’attentat déjoué deux jours auparavant, qui s’est produit en plein Manhattan, et rend un vibrant hommage à New York au son de son tube « Going To A Town ». Le deuxième volet du set s’achève au bout d’une heure vingt par une ‘standing ovation’ tout à fait méritée. Wainwright est sans nul doute ce que l’on appelle un artiste accompli.

(Organisation : Live Nation)

Benjamin Biolay

Benjamin, LE Superbe !

Écrit par

‘Benjamin Biolay ne fait rien comme les autres et pas grand-chose pour qu’on l’aime’ ! J’avais lu cette phrase au sein d’un article, mais je ne me souviens plus de sa source. N’ayant que ma curiosité à opposer à ces paroles pas très ‘sympathiques’, je me demandais qui donc et surtout pourquoi on pouvait bien véhiculer ce genre d’affirmation gratuite… N’étant jamais si bien servi que par soi-même je décidai donc de vérifier la véracité ( ?) de ces propos.

Bien avant son entrée en scène, Biolay avait convié un duo bruxellois plutôt insignifiant pour ouvrir l’appétit d’un public éclectique où jeunes, moins jeunes et pas jeunes du tout même se pressaient afin d’entendre ce ‘mutant’ de la chanson française. Ses géniteurs seraient tous deux… masculins, le premier pourrait être Gainsbourg dont il aurait hérité le don des mélodies, le sens de l’orchestration et… la clope souvent suspendue aux lèvres. Le second pourrait être Bashung à qui il aurait hérité de la voix à la fois chaude et rocailleuse ainsi que la facilité d’écrire des textes d’une beauté et d’une justesse incomparables. Et puis, n’aurait-il pas eu comme ‘nounou’ Etienne Daho qui lui aurait laissé comme bagage le sens du rythme pop des eighties ?

Encore tout auréolé de son trophée aux victoires de la musique et à peine sorti d’un scandale médiatisé à souhait par la presse people, le plus mélancolique des sombres chanteurs français avait mis les petits plats dans les grands jeudi soir à Lille. Devant une salle comble (NDR : deux mille personnes entièrement dévouées à sa cause), l’ex-mari de Chiara Mastroianni, en compagnie de laquelle il avait signé un elpee de duos piquants et amoureux, nous l’a joué dandy, tendre et sensuel à souhait.

Benjamin sait que le public sera chaud/bouillant dès les premières notes et mots qui émergeront de l’obscurité. Et il se fait désirer pendant près de 40 minutes. Après les petits zakouskis sans saveur servis par le supporting act, de quoi encore faire monter la pression. Et inévitablement, dès les premiers accords de « Pour écrire un seul vers », c’est le délire dans les travées de l’Aéronef. Pari gagné pour ce beau brun un peu timide, réservé, qui remercie gauchement, et dix fois plutôt qu’une, ses admirateurs.

Un piano à queue noir trône au milieu de la scène devant un décor romantico-baroque, dont les pans de murs aux hauteurs différentes sont recouverts de feuilles d’aluminium qui scintillent aux rythmes des ballades chaloupées du ‘quintet biolesque’. Cinq, ils sont cinq pour donner vie au monde musical de Benjamin.

Une harpiste/violoncelliste/choriste, deux guitaristes, un batteur et un claviériste/touche à tout (utilisant le theremin, espèce de scie musicale) démontrent par cette richesse instrumentale, toute l’étendue du talent affiché par le beau Lyonnais. Le sixième c’est lui, seul au piano pour quelques morceaux plus intimes dont le sublime « Ton héritage » et une fois, une seule à la trompette, dos au public comme gêné de souffler, peut-être, dans un instrument un peu ringard aux yeux de ses fans…

Il faudra cependant plus d’une demi-heure pour que la tension, espèce de vernis dont est recouvert Benjamin, se craquelle. Enveloppé dans une timidité, une gêne quasi palpable, le trentenaire ténébreux lâchera enfin les chevaux à partir de « Lyon presqu’île » mais surtout « Prenons le large », repris en chœur par une salle en ébullition. 

Jouant à saute-mouton dans son répertoire, alternant le piano-voix (« Nuage Noir », « Novembre toute l’année », « Négatif »), les ambiances vaporeuses (« Même si tu pars »), la pop eighties (« Si tu suis mon regard », « Qu'est-ce que ça peut faire ? »), le déchirement glacé (« Night shop »), les boucles électro (« L'espoir fait vivre ») ou la nostalgie dansante (« Lyon Presqu'île »), Benjamin se remue, complètement décomplexé à présent, levant le poing plus souvent, et sur « A l'origine », finit même par se rouler par terre en vociférant, dans un tonnerre de guitares-batterie très réussi.

Deux heures passent hélas très (trop) vite et au vu du catalogue musical de Benjamin Biolay, on aurait volontiers écouté une dizaine de morceaux en plus ; car c’est réellement un très grand compositeur, un musicien hors pair et un arrangeur exceptionnel qui nous fait face ce soir.

Quatre rappels seront accordés dont le splendide « Padam », mais en guise de clôture, définitive cette fois, en duo avec sa complice harpiste, il nous délivre le déjà mythique « Brandt Rapsodhy » évoquant une liaison par post-it interposés ; et il met le doigt là où ça souffre, passant des éclaboussures d’un grand amour à une déchirure brutale.

Une fin dramatique pour un spectacle tout en nuances, sombre et lumineux, mélancolique et mélodique.

Quel est le con qui a dit : ‘Benjamin Biolay ne fait rien comme les autres et pas grand-chose pour qu’on l’aime’ ?

(Voir aussi notre section photos)

Organisation Vérone Prod 

Renan Luce

Spectacle tous publics…

Écrit par

Vu l’immense succès de « Repenti », son premier album, sorti en 2006, Renan Luce s’est fait une place au soleil dans le milieu de la chanson française. Le public est charmé par les accords simples et les textes à la fois authentiques et fantaisistes de « La Lettre », des « Voisines », de « Monsieur Marcel » ou encore de « Repenti ». La tournée/révélation qui s’en suit est une réussite même si à cette époque, découverte oblige, ce sont les ‘petites salles’ qui sont privilégiées.

Le succès de son premier opus n’est pas encore froid qu’il enregistre déjà une seconde plaque, « Le Clan des Miros », en compagnie de ses compagnons de scène. Une nouvelle fois, le succès est au rendez-vous grâce à « La fille de la Bande » et « On n’est pas à une bêtise près » (générique du film « Le Petit Nicolas »). Et notre Renan de repartir sur les chemins afin de rencontrer les attentes d’un public de plus en plus nombreux. C’est donc au cœur d’enceintes un peu moins discrètes, cette fois, qu’il opère son retour.

Ce mercredi, près de 2 500 personnes ont réservé leur sésame pour aller écouter ce nouveau genre de poète. L’auditoire est en grande partie féminin et de tous âges, même si on croise également quelques messieurs qui, soit accompagnent madame, soit ont décidé d’emmener toute la petite famille pour un spectacle tous publics. Les isolés sont plus rares, quoique ; tassé près de la scène un instit de la région est visiblement fan. Et pour cause, pour la onzième fois en quatre mois, il a fait le déplacement… Alors que le Zénith peut plus ou moins contenir le double de monde, c’est avec une légère impression de vide, surtout dans les gradins, que la soirée débute.

Pour ouvrir le bal, Benoît Dorémus, ami personnel de Renan, nous interprète seul à la guitare acoustique la dizaine de chansons qui peupleront bientôt son nouvel album en gestation. De jolis textes très actuels (écologie, Obama, …), de non moins jolies mélodies nous font patienter gentiment en attendant la vedette annoncée.

Sans aucune manifestation d’impatience, le public bon enfant attend sagement les premiers accords joués à la gratte par le trentenaire. Et c’est parti pour une petite vingtaine de titres, rappels compris. Comme lors de la tournée précédente, les quatre mêmes acolytes accompagnent le Breton d’adoption : un batteur, un guitariste/ukulélétiste, un contrebassiste et un homme à tout faire (guitare, percussions, claviers). Tous apportent également leur contribution vocale lorsque le besoin s’en fait sentir. Si la majorité du répertoire est relativement calme, des titres tels que « La fille de la bande », « Les voisines », « On n’est pas à une bêtise près » invitent cependant à une participation plus active, ce que les spectateurs comprennent rapidement.

Pour tout décor, tout en douceur, et en parfaite harmonie avec le répertoire proposé, Renan dispose un léger voile de perles permettant un jeu subtil d’ombres chinoises et susceptible également de servir d’écran sur lequel figurent, au fil des chansons, les personnages et les scènes évoqués. Les maîtres mots de la soirée sont charme et tendresse.  En effet, charmant et tendre à la fois, Renan Luce, non sans humour, parvient à faire frémir son public. Tous, quel que soit leur âge, fredonnent de temps en temps un couplet. Certains parfois chantonnent discrètement une chanson complète, la palme revenant sans conteste à Juliette, neuf ans, juste à côté de moi qui connaissait intégralement les paroles de « Repenti ». Entamée timidement, la prestation ira crescendo et on en dira de même de l’attitude des fans qui termineront la soirée en acclamant longuement et méritoirement leur favori qui, visiblement aime beaucoup être ovationné...

Une petite fête de la musique a déjà eu lieu hier à Lille. Bon enfant, familial, sans prétention outrancière, le programme proposé a véritablement fait des heureux. Il suffisait de voir les yeux étincelants des enfants pour s’en convaincre…

Mais il est près de 23 heures. Il est donc grand temps pour tous ces marmots d’aller au lit. Heureusement, comme s’il avait prémédité son coup, Renan a chanté un mardi soir. Mais comme le mercredi, il n’y a pas d’école pour les petits fans français... Et puis de toute façon, on n’est pas à une bêtise près !

(Voir aussi notre section photos)

Organisation A Gauche de La Lune 

LCD Soundsystem

Presque au 7ème ciel…

Écrit par

2010 sera l’année LCD Soundsystem. Après trois années d’absence, faisant suite à la publication du sublime « Sound Of Silver », James Murphy, tête pensante du combo newyorkais, revient au galop pour présenter son troisième et très probablement dernier opus. Il s’intitulera « This Is Happening » et est déjà annoncé comme l’album de l’année. Le leader de DFA se produisait ce mercredi 5 mai, à l’AB, pour un show qui a tenu toutes ses promesses. Ou presque…

Depuis belle lurette le concert est sold out et les petits veinards détenteurs d’un ticket ont la chance, ce soir, d’assister à une soirée 100% DFA. En première partie, YACHT, l’une des dernières signatures du label, ouvre les festivités. Un combo originaire de Portland, emmené par le duo Jona Bechtolt/Claire Evans. Très rapidement, il trouve ses repères et en un clin d’œil, les musiciens balancent la sauce. Responsable de l’excellent « See Mystery Lights », YACHT transpose ses titres avec une énergie extravagante. Qui de mieux que cette paire entourée de trois autres musicos pour débuter cette soirée ? Leur tracklisting va notamment inclure « Ring The Bell », « The Afterlife » et le torride « Psychic City (Voodoo City) ». YACHT nous quitte malheureusement trop tôt ; mais à l’issue d’une demi-heure jouissive ! La nuit est chargée de promesses…

Entre les deux prestations la période est douloureuse. Certains ont les nerfs qui lâchent tandis que d’autres, plus patients, attendent religieusement la venue de la bande à Murphy. Sans se faire pourtant prier, LCD débarque sur les planches. Vêtu de son immanquable short de plage, Pat ‘Drum Machine’ Mahoney, donne le tempo. « Us V Them » est propulsé telle une boule de neige balancée en pleine face ! Eclairage disco et énorme globe à facettes : que la fête commence ! Le son est impeccable. Pas le moindre dérapage. James assure les vocalises et tâte de quelques percussions tandis que Nancy, Tyler et encore Gavin Russom (oui, oui le bonhomme à l’horrible coupe de cheveux) assurent respectivement la basse, la guitare et les machines ! « Yr City’s A Sucker », « Daft Punk Is Playing In My House », « Movement », « Tribulations », « Someone Great », « All My Friends » et même la tuerie « Yeah (Crass Version) » s’enchaînent sans jamais s’égarer. On en prend plein la gueule. Le public titube et n’hésite jamais à mouiller sa chemise. Pourtant, on a parfois l’impression que le combo ne se livre pas à fond. Sans doute à cause de cette attitude nonchalante des musiciens. Mais manifestement, le cœur y est. Est c’est inévitablement sur « New York I Love You But You’re Bringing Me Down » que James Murphy et ses comparses terminent un concert rondement mené ! Véritable génie, et à mes yeux, le mec du siècle dans sa catégorie, c’est avec un petit pincement au cœur qu’on le voit s’en aller pour peut-être ne plus revenir au sein de LCD Soundsystem.

Si j’ai un reproche à émettre, c’est vis-à-vis de la sortie du nouvel elpee. Bien trop tardive. D’ailleurs, les Newyorkais n’ont interprété que trois titres de leur nouveau long playing, dont la sortie est prévue pour ce 17 mai ; c’est-à-dire « Drunk Girls », « I Can Change » et « Pow Pow ». Néanmoins, cette soirée du 5 mai constitue pour la majorité du public présent ce concert, un remake –peut-être un rien moins parfait– de leur set accordé sur les mêmes planches, un certain 16 mars 2003. Quoiqu’il en soit, la performance était fabuleuse ; et puis, James Murphy est âgé de 40 balais. Sa vie est déjà bien remplie. Et il n’a plus rien à prouver. Chapeau bas James…

(Organisation : Live Nation)

 

Eagle Seagull

De drôles d’oiseaux…

Écrit par

Eagle Seagull (traduction littérale, l’aigle goéland) est un curieux patronyme choisi par une formation issue du Nebraska, fondée en 2004. Responsable d’un excellent second opus, en mars dernier (« The Year of the How-To-Book »), elle se produisait au Witloof Bar du Botanique, ce 27 avril. Pas la grande foule cependant pour accueillir ce combo yankee. Et pour cause, leur notoriété dépasse à peine la zone crépusculaire de l’underground. Pourtant, il affiche un fameux potentiel, susceptible de drainer un large public. Il faudra cependant faire preuve de patience, avant de le voir concrétiser ses rêves…

Eli Mardock et sa compagne Carrie ‘Eddie Sedgwick’ Butler sont les leaders du band. Ils se plantent au beau milieu de la scène, entourés d’une multitude de claviers. J.J. Idt s’installe à gauche. C’est le guitariste. Il affiche un look de bûcheron. Le jeune Mike Overfield se poste du côté droit. Il est vêtu d’un sweater à capuche. Le drummer prend un certain recul, par rapport au podium. C’est apparemment le musicien le plus âge de l’équipe. Les attitudes du couple sont très rock’n’roll. Glamoureuses, même. Ou si vous préférez, professionnelles. Les meilleurs titres de leur dernier elpee défilent. Le timbre vocal d’Eli rappelle, manifestement, celui de l’ex-chanteur de Pulp, Jarvis Cocker. Quant à la musique, pop et dansante, elle navigue quelque part entre le Bowie des 70’s et Arcade Fire. Jusqu’alors tout baigne. Mais progressivement, on ressent un certain malaise. Le climat entre les musicos du groupe ne semble pas au beau fixe ; et ils ne cherchent guère à établir la moindre communication avec le public. On a même parfois l’impression qu’ils (se) font la gueule. Et J.J. Idt, le guitariste, tout particulièrement. A moins qu’il ne s’em*****. Quand à Eli, son regard se perd dans les méandres de son étonnante tignasse. De quoi plomber l’ambiance. D’autant plus que les compos se révèlent, au fur et à mesure, de moins en moins contagieuses. Seul le violon de Carrie Butler parvient alors à maintenir le fil conducteur. Heureusement, la fin de parcours est bien plus excitante. Et le set de s’achever en force par « You’re the Reason Why I’m Afraid to Die », c'est-à-dire le meilleur morceau de « The Year of the How-To-book ». On aura même droit à un rappel, au cours duquel les membres de la formation vont enfin esquisser un sourire.

Si Eagle Seagull veut vraiment décoller, il a tout intérêt à soigner son jeu de scène. Les compos de leur long playing, ont beau se révéler superbes, dansantes et lyriques, leur transposition en ‘live’ ne m’a pas vraiment convaincu. Les natifs de Lincoln ont tout intérêt à se secouer les puces, s’ils veulent vraiment s’extraire de l’anonymat. Suffit pas d’avoir le potentiel, il faut aussi vouloir le démontrer…

Organisation Botanique.

These New Puritans

Drum’s Not Dead

Écrit par

En 2008, These New Puritans se produisaient à l’Ancienne Belgique, dans le cadre des Now:Series sur la scène d’une ABBox comptant une cinquantaine de curieux tout au plus. Forts d’un nouvel LP à l’ambiance sombre et ‘tranchée’ ainsi que d’une tournée aux côtés de The XX, les quatre Anglais récoltent les fruits de la hype en se produisant à guichets fermés sous la coupole de la Rotonde du Botanique.

En guise de mise en bouche, These New Puritans propose « Time Xone », suivi immédiatement de « We Want War », le premier extrait de « Hidden ». Un morceau long de plus de sept minutes, magnifié par un emballage très cinématographique. Le genre de compositions qu’un réalisateur de film glauque en quête de fond sonore ne renierait pas. Outre la tendance à produire des morceaux pop déconstruits, le son caractéristique de la formation originaire de Southend-On-Sea procède essentiellement de l’effet fulgurant des grosses caisses. George Barnett, préposé à la batterie, tape très fort. Et lorsque les percussions de Thomas Hein viennent s’y greffer, les chansons de These New Puritans prennent une dimension presque oppressante. Dans le bon sens du terme. A cela s'ajoutent les instruments insolites tels le hautbois ou encore des couteaux (!) qui procurent toute leur richesse aux écrits de la bande. Et il faut l’avouer, sans cette instrumentation, These New Puritains ne serait qu’un groupe pop parmi d’autres.

« Three Thousand », « Numbers (AKA Numerology) », « Orion », « Fire-Power », « Attack Music », « Infinity Ytinifni » s’enchaînent en toute cohérence. Mais certains morceaux souffrent d’une similarité flagrante, ce qui rend la prestation moins percutante. Jack Barnett s’adresse à plusieurs reprises à la foule avec un accent à couper au couteau et un chouia trop de reverb’ dans le micro. Le mec aurait pu parler en chinois que l’effet aurait été identique… Le set s’achève sur le single « Elvis », en guise de rappel. Un concert d’une heure tout rond. Une prestation pas désagréable mais manquant cruellement de relief.

(Organisation : Botanique)

Page 101 sur 133