Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

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Béber

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jeudi, 16 août 2012 03:00

Pukkelpop 2012 : jeudi 16 août

Une année après le drame qui a frappé la plaine de Kiewit, le Pukkelpop s’est a nouveau déroulé normalement. Il aurait pu disparaître ; ce qui aurait été un grand vide pour le monde de la musique indépendante. Il a fallu du temps aux organisateurs pour se remettre de ce coup du sort. Aussi, pour prendre le maximum de protection possible, tous les arbres sur le site ont été abattus. Dommage, mais la sécurité était à ce prix. Pour l’édition 2012, sont donc prévues huit scènes où se produiront 200 groupes ou artistes, au sein d’une affiche on ne peut plus éclectique. De quoi remettre le festival campinois sur les rails. Et les mélomanes ont à nouveau répondu en masse, puisqu’il a attiré une moyenne de 60 000 spectateurs, par jour.

Par esprit de contradiction, la météo à banni la pluie et le vent. Pas même un seul nuage. Mais un soleil de plomb, responsable d’une chaleur accablante. Qui va régner durant les 3 jours. Mais place d’abord au premier jour du festival… 

Au Club se produit le trio étasunien Bowerbirds. Trempé dans le folk, leur dernier elpee a bien été reçu par la critique. Malheureusement la prestation n’est pas à la hauteur de nos attentes. Le son est un peu trop diffus ; et plusieurs morceaux sont nécessaires avant que les balances soient réglées correctement. Ce qui n’empêchera pas le combo d’aligner tous ses tubes. Episodiquement, on retrouve toute la magie de leur songwriting ; à l’instar de « Tuck the darkness in » ou encore « Stitch the Hem ». Bref, à l’issue de ce set, mon avis était mitigé. Probable que programmé dans le cadre intimiste du Castello, il aurait pu décoller. Faut dire que ce style musical est davantage adapté à ce type de configuration…

Sur la Main Stage, Snoop Dog vient de monter sur le podium. Il s’est converti en rasta et rebaptisé Snoop Lion. Au moins, le Californien a le mérite de nous faire rire. Il a conservé les artifices qui l’ont rendu célèbre ; et notamment son micro plaqué en or ainsi que les femmes-objets qui dansent autour de lui. Il nous réserve quelques morceaux choisis produits autrefois en compagnie de Dr Dre. Ce sont les seuls titres qui passent encore vraiment la rampe. Sans quoi, il faut bien avouer que Snoop Lion devient rapidement grotesque.

Cap sur le Castello pour y assister aux sets des Anglais de Alt-J et des Etasuniens de Chromatics. Malheureusement, impossible de pénétrer sous le chapiteau. Il est bourré comme un œuf. Il est vrai que la popularité du band de Leeds est montée en flèche, au cours des dernières semaines.

On se rabat donc vers le Marquee. Il y a aussi du peuple, mais on parvient quand même à se faufiler pour assister au concert des Islandais d’Of Monster and Men. Perso, leur folk pop est certainement allègre, mais il me semble un peu trop inspiré par Arcade Fire et Edward Sharpe. De leur répertoire, je retiendrai surtout leur hit, « Little Talks », repris en chœur par les spectateurs…

C’est au Shelter que nous allons enfin avoir notre première bonne surprise : The Bots. Un duo californien (NDR : issu de L.A., très exactement) réunissant les frères Mikaiah Lei et Anaiah Lei, respectivement âgés de 15 et 18 ans. Leur punk rock aux accents blues est à la fois rafraîchissant et énergique. Et évoque même parfois un autre tandem, qui se produira également dans le cadre du festival, dans deux jours, The Black Keys. Un bottleneck glissé à l’index, Mikaiah parcourt agilement son manche. Il fait aussi les cent pas sur l’estrade. La coupe afro, Anaiah Lei se déchaîne derrière ses fûts. Bref, que du bonheur ! Un groupe à suivre de très, très près.

Un détour par la Main Stage pour jeter un œil au show de Santigold s’impose. Elle est tout de vert vêtue. Et malgré un dernier elpee décevant, la Philadelphienne se débrouille plutôt bien. Elle nous réserve même un cocktail très fruité de hip pop, funk, soul et électro. Soutenue par des danseuses, elle semble s’amuser et se déhanche en interprétant une majorité de tubes issus de son premier opus, « Santogold », un disque publié en 2008.  

C’est à 18h30 que Django Django débarque. Au Club. Pas question, donc, de les louper. Vêtus de t-shirts mauves tachetés, les Ecossais s’en donnent à cœur joie. Depuis leur passage au Botanique, ils maîtrisent manifestement beaucoup mieux leur sujet. « Default », « Firewater », les titres s’enchaînent. Ces compos nous rappellent que leur premier album éponyme est certainement l’un des meilleurs de l’année. Convulsifs et exotiques, les rythmes alimentent un rock particulièrement dansant. Bref, en ce début de soirée, Django Django a mis littéralement le feu au Club…

Au Marquee, ce sont les Londoniens de Hot Chip qui sont au programme. Et eux aussi sont en grande forme. Il ne faut guère longtemps pour voir le public entrer en transe. Le plancher tremble sous les pas des festivaliers. Et la voix de farfadet, d’Alexis Taylor fait le reste. Un grand moment du festival.

Björk est donc la tête d’affiche de ce jeudi 16 août. Bien que se produisant sur la Main Stage, elle ne se gêne pas pour dispenser un set expérimental. Et quand un concert est aussi peu abordable, une partie du public déserte progressivement les lieux. Dommage, mais c’est ainsi. M’enfin, les nombreux espaces libres sur la plaine nous permettent aussi de respirer. Ce qui n’est pas plus mal. Son look est toujours unique en son genre. Elle est déguisée en poulpe noir et coiffée d’une perruque bleue fluo. Et elle nous plonge dans un univers semi-aquatique, semi-surréaliste, tout en prônant le retour à la nature. Ne reste plus qu’à y pénétrer. Pas vraiment évident, lorsqu’on a passé toute la journée à déambuler d’une scène à l’autre. Elle interprète notamment « Hunter », « Natura » et « Joga » ; mais hormis « Hunteren », casé en début de concert, et « Possibly Maybe », lors du rappel, les titres de son répertoire ne sont pas forcément les plus pop. L’album « Biophilia » forge même la majorité de la setlist. Björk est soutenue par un drummer, un préposé au laptop et une chorale féminine. La voix de l’Islandaise est toujours aussi particulière, même si elle monte moins dans les aigus. Un concert particulièrement audacieux qui a certainement dû plaire aux inconditionnels. Pour les autres, ou ça passait ou ça cassait…

Pour terminer cette première journée en beauté cap sur le Shelter pour assister à la prestation du rockeur sudiste Mike Ness, flanqué de son band, Social Distorsion. L’âge ne semble pas avoir de prise sur le leader. Il a enfilé un marcel et porte toujours des bretelles. Ses bras sont couverts de tatouages. La guitare lui tombe presqu’aux genoux. Les autres musicos sont plus jeunes. Mike est d’ailleurs le seul rescapé du line up originel. Et on est parti pour un set punk/rock bien huilé, quoique sans grand éclat. Bref un moment sympa, mais pas inoubliable.  

Mark Lanegan semble aussi avoir retrouvé une nouvelle jeunesse. Toujours aussi charismatique, l’ex-Screaming Trees/Queens of The Stone Age/Soulsavers est épaulé, pour la circonstance, par un backing group belge. Au menu, du rock’n blues ténébreux, sur lequel Lanegan vient poser son baryton. Puisant essentiellement son répertoire dans son dernier album, « Blues funeral », le set est tout bonnement époustouflant. Points d’orgue, « The Gravedigger’s Song », une compo qui va nous conduire au bord de l’envoûtement. Et puis “Methamphetamine blues”, au cours duquel Greg Dulli vient rejoindre Lanegan sur les planches, pour échanger un superbe duo vocal. Des moments inoubliables et un concert qui clôture la journée en beauté…  

Les plus résistants et les nightclubbers auront cependant encore le loisir de se défouler au Boiler, sous la houlette des Djs, tandis que les autres retourneront au camping afin d’essayer de récupérer, avant d’attaquer la deuxième journée…  

 

jeudi, 23 août 2012 14:37

Summer skin (Ep)

Oscar and the Wolf pourrait bien être une des révélations belges en cette année 2012. Après avoir publié un premier Ep (NDR : « Imagine Mountains », sur lequel figure le single « Pastures ») en avril 2011, les quatre Gantois remettent le couvert en gravant « Summer Skin ». Depuis un an, les musiciens ont acquis de l’expérience. Ils ont, en outre, signé sur le label Pias (NDR : ils se produiront d’ailleurs, ce samedi 25 août, au Pias Nites en compagnie de Lisa Hannigan ou encore Josh T.Pearson). Oscar and the Wolf a également assuré les premières parties de Warpaint, Ben Howard, Villagers, Julia Stone et même Lou Reed à l’occasion de ses derniers concerts accordés au Benelux et en Angleterre. La formation était à l’affiche du dernier Pukkelpop et figure sur celle du Leffingeleuren, ce sera pour ce 15 septembre. La classe donc…

Les cinq titres de cet Ep ont été enregistrés au sein d’une église désaffectée à Lommel, sous la houlette de Robin Proper-Sheppard, le leader de Sophia. Ce qui explique sans doute pourquoi il règne une atmosphère quasi-religieuse tout au long du disque. Une atmosphère entretenue par les arpèges et les harmonies vocales. « Crossroads » qui ouvre l’Ep et « Orange Sky », traduit en single, en sont les plus belles illustrations. « All We Want » trempe davantage dans l’univers du folk. Introduit par un piano langoureux, « Ribbons » élève ensuite le tempo, démontrant que le combo gantois est aussi capable de varier son répertoire. Sur ce morceau, la voix de Max Colombie s’élève même dans les aigus.

Superbe, cet Ep augure un futur victorieux pour Oscar and The Wolf. On attend d’ailleurs impatiemment la sortie de leur premier album. En attendant, les cinq mélodies pop de ce band gantois risquent de hanter encore pendant de longues semaines nos esprits conquis…

 

jeudi, 23 août 2012 14:34

Pop tune

Véritable institution dans son pays, cette formation a publié 18 albums depuis le début des 90’s. Cependant, ils ne sont jamais parvenus à s’imposer sur le Vieux Continent. Anecdote, feu Kurt Cobain avait avoué être devenu hystérique, comme une adolescente de 19 ans assistant à un concert des Beatles, lorsqu’il avait découvert le groupe sur scène. Il est vrai qu’emmenée par la charismatique chanteuse/guitariste Noako Yamano, le groupe ne manque pas de charme. C’est aussi la seule membre originelle du trio. Ah oui, Thuston Moore en est également un fan !

Sur « Supergroup » (2008) et « Free time » (2010), Shonen Knife avait décidé d’explorer le rock-métal issu des 70’s. Découpé en 10 titres, « Pop Tune » macère carrément dans le punk-pop. Un style coloré, dont les mélodies contagieuses, ensoleillées, post-adolescentes respirent la joie de vivre. Encore que si certaines compos véhiculent des lyrics puérils ou mièvres voire même trempés dans la flower power, d’autres se révèlent carrément irrévérencieux. Et ces éternelles admiratrices de Ramones (NDR : l’an dernier, elles leur avaient consacré un tribute, « Osaka Ramones) ont même eu recours à de la guitare acoustique, du kazoo et même un peu de flûte, pour alimenter leur expression sonore.   

 

mercredi, 15 août 2012 12:53

Forteresse (Ep)

A l’origine, 1=0 se limitait à un duo. Et il faut le reconnaître, les Inrocks avait déjà eu le nez creux en repérant le potentiel du projet. Au fil du temps, la paire s’est muée en quatuor. Remplaçant notamment la boîte à rythmes par une batterie. De quoi apporter, on l’imagine, davantage de puissance à leur musique.

Cet Ep est limité à 12 minutes. Un laps de temps au cours duquel, le combo n’a pas voulu perdre de temps. 1=0 y propose un rock minimaliste et abrasif évoquant tour à Fugazi et Shellac. Entre les moments d’accalmie, les riffs de guitares sont saccadés, explosifs, rapides ou hypnotiques. Les changements de tempo sont parfaitement maîtrisés. Faut dire que les interventions à la batterie sont impeccables et judicieusement dispensés. Seul petit hic : la voix du chanteur. Pas le choix de la langue de Molière. Là n’est pas le problème. D’ailleurs, les textes récités sont suffisamment abstraits pour que l’on puisse s’en détacher. Même si inévitablement, ils suscitent la réflexion.

Hormis cette réserve, l’Ep de cette formation hexagonale est irréprochable. Même la production. Faudra voir maintenant, vu ce handicap, si un long playing tiendrait la route…

 

mercredi, 08 août 2012 18:48

Since We are on this Earth (Ep)

Tv Earth est un quatuor français actif depuis 2010. Peu connu sur la toile comme sur la scène rock hexagonale, il n’est pas encore prêt à franchir le pas de la notoriété. Et ce premier Ep en est d’ailleurs une belle démonstration.

Pourtant, « Since We are on this Earth », le titre qui ouvre la plaque, tient la route. Un morceau planant parfaitement exécuté au cours duquel la voix entre peu à peu entre les mailles des arpèges. « Peace », la plage suivante, est balisée par une basse caoutchouteuse. Caractérisée par une mélodie qui rappelle Bloc Party, la fougue en moins, elle passe encore la rampe. Jusqu’alors, Tv Earth ne s’en était pas trop mal sorti. Malheureusement, la suite fait plutôt pâle figure. Faut dire que la production n’est pas d’une grande limpidité. Ce qui rend parfois l’écoute pénible. A l’instar du titre maître. Un rock, ma foi, fort classique, mais dont les parties vocales manquent singulièrement de naturel. Et le reste souffre des mêmes carences.

Pas grand-chose à retenir de cet Ep. M’enfin, Tv Earth a quand même le mérite d’avoir essayé…

 

mercredi, 08 août 2012 18:41

Overgown tales

Brian Eno a déclaré à leur sujet : ‘C’est une surprise totale. Leur musique est originale et insensée et elle possède la force des racines les plus profondes et solides. J’avoue ne jamais entendu quelque chose de pareil auparavant ». Et manifestement, The Crooked Fidlleband est l’une des meilleures surprises de cette année 2012. 

Ce quatuor nous vient tout droit du pays des kangourous. Pourtant, si l’on devait suivre notre instinct, on leur attribuerait la nationalité est-européenne. A cause de leur style dynamique aux accents slaves. Un violon aussi insaisissable que déroutant serpente entre d’autres instruments, aussi improbables que le bouzouki, le charango ou encore le tapan. Outre l’audace de défier la logique entre la musique, la culture et la géographie, The Crooked Fiddle Band brouille le temps et les époques. « Over Hill and Under Hill » nous replonge même au cœur du Moyen-âge. Mais le talent du groupe, c’est d’être parvenu à rendre contemporaine, toutes ces sonorités ancestrales. De leur insuffler une énergie punk et d’y injecter des influences psychédéliques (« What the Thunder Said »). Impossible de coller une étiquette à cette musique ou même de la comparer à celle d’une autre formation ou d’un autre artiste. Et pour que votre info soit complète, sachez que c’est Mr Albini en personne qui a mis le tout en boîte.

The Crooked Fiddle Band est un groupe à suivre. Une des découvertes incontournables de l’année. C’est frais, énergique et saisissant. Que du bonheur !

 

mercredi, 01 août 2012 03:00

Wallis Bird

Wallis Bord joue de la musique depuis sa tendre enfance. A 6 mois, on lui offre sa première guitare. Elle est victime d’un accident domestique : une tondeuse à gazon lui sectionne les 5 doigts de la main gauche. Quatre pourront lui être recousus. Ce qui lui permettra de rejouer de son instrument fétiche. Mais à l’aide d’une guitare de droitière à l’envers. Cette Irlandaise est aujourd’hui âgée de 29 ans et nous propose son troisième opus. Il est éponyme.

Wallis Bird déborde d’idées et d’énergie. Des qualités qu’elle met au service de son inspiration. Ce nouvel essai est particulièrement éclectique. Il s’ouvre par le grave « Dress My Skin And Become What I’m Supposed To », un morceau tout simplement magnifique. Allègres, les deux pistes suivantes sont modulées par les différents rebondissements du tempo. Perso, j’apprécie surtout l’artiste lors de ses chansons les plus lentes. Souvent, c’est le moment choisi par les superbes arrangements pour les enrichir. A l’instar du très lyrique « But I’m Still Here, I Still Here » sur lequel le piano s’invite pudiquement avant d’ouvrir la porte à ce qui semble être un xylophone. Un titre troublant au cours duquel elle évoque sa propre mort.

Introspectif, le nouvel elpee devrait plaire aux aficionados d’Ani DiFranco. Faut dire que certains de ses textes sont tout aussi engagés politiquement…

L’Irlandaise sera présente au festival Dranouter le 4 août.

 

mercredi, 01 août 2012 18:21

Anyway your children will deny it

Bienvenue dans l’univers occulte de Father Murphy. Le Reverend Freddie (voix et guitare) et ses deux compères italiens célèbrent leur liturgie à l’aide d’un post-folk expérimental qui rappelle un certain Xiu Xiu. Pas étonnant, puisque le trio a participé, comme supporting act, à une des dernières tournées de la bande à Jamie Stewart. C’est d’ailleurs lors de ces périples que le combo s’est forgé sa réputation, jouant également et notamment en première partie de Sic Alps ou encore Deerhoof. Tiens, curieusement, c’est Greg Saunier en personne qui s’est chargé du mixing de leur 5ème opus.

Intitulé « Anyway your children will deny it », il ne respire évidement pas la joie de vivre. D’abord le Reverend prêche comme si sa vie en dépendait. Les rythmes sont épileptiques et écrasants. Les grandes orgues nous glacent le sang. Les sonorités des guitares semblent sorties d’outre-tombe. Le climat est lugubre, spectral, angoissant. On entre difficilement au sein de cet univers ténébreux, mais lorsqu’on y a pénétré, on n’en ressort pas indemne…

 

mercredi, 01 août 2012 18:10

Not fade away

Kaiser Place est un trio belge réunissant le Bruxellois Laurent Lallemand (chant/guitare) ainsi que les Montois Jérôme Pichuèque (batterie) et Alex Bosser (guitare). « Not fade away » constitue leur premier album, un disque partagé entre titres plus entraînants et ballades. Les mélodies accrochent facilement et la production est irréprochable. Excellents instrumentistes, les musicos n’en font jamais trop. Agréables, les compos baignent dans une britpop qui lorgne surtout vers Oasis.

Le groupe ne manque pas d’ambition. Suffit de voir leur dossier de presse pour s’en convaincre. Et puis le nombre de concerts qu’il a déjà accordés. Une persévérance qui leur a ainsi permis de se produire au festival de Dour, à deux reprises. Jouissant d’un potentiel indéniable, la formation a vraiment tout pour réussir !

Un bémol ? La pochette ! Elle est ignoble. Elle aurait certainement pu illustrer un disque enregistré par un boys band du début du millénaire. Alors, faute de goût ou second degré ?

 

jeudi, 26 juillet 2012 20:44

When flying was easy

Il y a un bon bout de temps qu’on n’a plus entendu parler de Broken Social Scene. En 12 années d’existence, le collectif n’a publié que trois albums. Ce qui explique pourquoi les deux membres fondateurs disposent de pas mal de temps libre pour s’exprimer en solo ou à travers divers projets. A l’instar de Brendan Canning en 2008 et de Kevin Drew, l’année suivante. Néanmoins, ces aventures parallèles sont souvent passées plus ou moins inaperçues et ne sont jamais parvenues à atteindre le niveau du BSS. Le dernier projet en date a été monté par Brendan Canning. Il a été baptisé Cookie Duster. Un groupe au sein duquel on retrouve notamment l’ancien batteur de Danko Jones, Damon Richardson ou encore le claviériste, Bernard Maiezza (ex-Change of Heart). Une belle brochette de musiciens donc…

Tout au long de « When Flying was easy », le groupe déverse une pop-psyché intelligente et accrocheuse. « Cut Me, Focus » ouvre le bal sur un low-tempo. Ce rythme hypnotique nous prépare à aborder la suite. L’instrumentation est aussi dense que chez BSS. Brendan Canning et Jeen O’Brien alternent au micro. La voix de cette dernière rappelle parfois celle de Bilinda Butcher (My Bloody Valentine). Les mélodies sont contagieuses et pénètrent instantanément dans votre boîte crânienne. Malgré l’une ou l’autre plage plus langoureuse (« We stepped on Glass »), Cookie Duster parvient à maintenir le mélomane en éveil, d’un bout à l’autre de l’œuvre…

Si vous appréciez Broken Social Scene, ne passez pas à côté de ce « When flying was easy ». Il y a bien quelques différences subtiles entre BSS et Cookie Duster, mais on y retrouve ce climat si particulier susceptible de vous envoûter…  

 

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