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Epica - 18/01/2026
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Béber

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samedi, 20 octobre 2012 00:09

Wilderness

Ce disque était déjà sorti en 2011 aux Etats-Unis. Et il faut reconnaître qu’il a mis du temps pour traverser l’Atlantique. Pour quelle raison ? Difficile à comprendre, car après l’avoir écouté, il méritait un manifestement davantage d’intérêt de la part du Vieux Continent.

 

The Features est né à Sparta, dans le Tennessee, mais le groupe s’est installé à Nashville. Leur rock-blues-psyché est typiquement yankee. Mais sudiste. Dans l’esprit de ce que King of Leon pratiquait au début du millénaire, et en particulier sur leurs premiers albums. Eraillée, la voix de Matt Peham rappelle manifestement celle de Caleb Followill. Et même si l’expression sonore de The Features est davantage psychédélique, ils partagent de nombreuses affinités. Pas étonnant dès lors que les deux formations soient signées chez Serpent & Snakes (NDR : écurie au sein de laquelle milite également The Weeks), label fondé par la famille Followill.

Mais les comparaisons touchent des époques différentes. D’ailleurs, il faut reconnaître, que l’élève a dépassé le maître. Et de loin. Sa musique est authentique. Le spectre du Creedence Clearwater Revival est bien vivace. Et un titre bien rock comme « Rambo » en est une belle illustration. En outre, si le sens mélodique de leurs chansons est particulièrement soigné, il ne sombre jamais dans la pop niaise dépourvue d’identité.

« Wilderness » constitue le troisième elpee de The Features. Et après l’avoir écouté, vous risquez fort de balancer les derniers essais de King of Leon à la corbeille. Sans le moindre remord, je vous l’assure…

 

samedi, 20 octobre 2012 00:04

Popcorn from the grave

Quelques mois après avoir publié un split album en compagnie de Bee and Flower, les deux démons de Keiki sont de retour. Et tout au long de son troisième elpee, le duo bruxellois a décidé de garder un même cap : du ‘pop-satanic’ !

Conceptuellement, le groupe, toujours hébergé au sein de l’actif label bruxellois Cheap Satanism, nous gratifie une nouvelle fois de références macabres. On saluera donc le titre de l’album  « Popcorn from the Grave ». Musicalement, on retrouve un post-punk dépouillé dans la juste lignée de « Waltham Holy Cross ». Le chant de Dominique Van Cappelen-Waldock évoque toujours autant celui de Kim Gordon (Sonic Youth). Le jeu de guitare est toujours aussi distordu et saccadé. Les boîtes à rythmes sont elles aussi bien présentes. Mais contrairement à l’opus précédent, les bidouillages électroniques sont davantage en retrait ; ce qui n’est pas forcément pour déplaire. Si musicalement Keiki reproduit donc la même formule, le ton, quant à lui, s’assombrit. Une tension palpable tout au long des douze morceaux de ce disque. Une sensation qui s’accentue lorsque les deux invités de marque viennent poser leur voix. Tout d’abord Eugène Robinson (Oxbow) sur « Killing Cure ». Puis Pete Simonelli, qui vient placer son phrasé inimitable sur « Full Body Wolf ».

En concoctant « Popcorn from the grave », Keiki vient de franchir un palier supplémentaire. Sans changer de style, le duo parvient à y affiner sa ‘pop-satanic’ et nous rapproche encore un peu plus des ténèbres…

 

samedi, 13 octobre 2012 12:57

The boy who cried wolf

C’est en 2010 que Frederic Merk, alias 17f, publie son premier opus, intitulé « Tree of Them ». Il nous propose aujourd’hui « The Boy Who Cried Wolf », son second essai. Son précédent elpee baignait dans un univers électro/jazz glacé, un style lorgnant manifestement vers des formations islandaises comme Sigur Rós ou Mùm.

Son deuxième long playing marque un changement radical de style. Et pour cause, l’électronique a cédé le relais à l’acoustique, et en particulier aux grattes sèches, à l’harmonica ainsi qu’au piano. En outre, l’artiste helvète ne se la joue plus en solitaire multi-instrumentiste. Lors des sessions d’enregistrement, il a d’ailleurs invité du beau monde. A l’instar de James Yorkston, Michael Frei (Hemlock Smith) ou encore T.S Brooks (Minmae). Qui participent tantôt aux vocaux, tantôt à l’instrumentation.

L’œuvre s’ouvre par deux titres interprétés à la guitare acoustique. Dans un style débridé. Une voix rauque, rappelant celle d’Howe Gelb, vient s’y poser. Dans l’ensemble, les compos sont minimalistes, mais également variées. Le long playing recèle ainsi deux plages atmosphériques, « Unbedingt » et « The Swing of Things », mais également une piste plus riche en instrumentation, en l’occurrence l’excellent « Happy New Year »

Frederic Merk est un musicien capable de se débrouiller aussi bien dans l’univers électro que celui du folk. Il le démontre parfaitement sur ses deux premiers albums. Vu ses aptitudes à se remettre en question, on attend impatiemment la suite…

 

samedi, 13 octobre 2012 12:50

Under Mountains

Si la notoriété de la jeune Ecossaise Rachel Sermanni n’a pas encore traversé la Manche, elle ne devrait pas tarder. Elle est âgée d’une petite vingtaine années, et son premier Ep, sorti en mars 2012, avait suscité l’intérêt de la presse musicale, mais également du monde artistique. A l’instar de la BBC ou du Sunday Times. Même Guy Garvey, le leader d’Elbow, est tombé sous le charme de sa voix. Et après avoir écouté son premier opus, difficile d’aller à l’encontre de leur avis.

Le dessin qui illustre la pochette d’« Under Mountains » évoque remarquablement l’univers lyrique au sein duquel sa musique baigne. Tels les épisodes d’un conte, les onze compos forgent un ensemble cohérent. Lewis Carrol n’est pas loin. Et surtout son « Alice au pays des merveilles ». Les orchestrations sont judicieuses et diversifiées. Les interventions des violons, du piano, de la guitare et de la contrebasse sont bien équilibrées. Et au cœur de ce paysage sonore parfaitement mis en place, la native de Carrbridge vient poser sa voix, aussi belle que parfaitement maîtrisée.

On est probablement en présence de la chanteuse de folk la plus douée de sa génération depuis  l’avènement de Joana Newsom. Et si un brin de logique régit la sphère musicale (NDR : rien de moins sûr !), ce talent à l’état pur devrait conquérir le Vieux Continent.

La jeune compositrice/interprète se produira ce 21 novembre au Café Vidéo de Gand.

 

lundi, 08 octobre 2012 03:00

A fond les curseurs…

Ce lundi 8 octobre, l’Orangerie s’attendait à trembler sous les coups de butoir de A Place to Bury Strangers (APTBS), un groupe issu de Brooklyn, dont le volume sonore dispensé lors de ses concerts, est considéré comme un des plus élevés, sur la scène rock. Une réputation qui n’est pas usurpée, et on va pouvoir le vérifier, ce soir…

Il revenait à la formation gantoise, Räpe Blossoms, d’ouvrir les hostilités. Le quatuor, monte sur l’estrade vers 20 heures. Leur set ne durera qu’une bonne demi-heure. Une prestation au cours de laquelle, ils sont venus défendre leur premier Ep, « Starving Vultures at 7-eleven ». Et manifestement, ils ne font pas dans la dentelle. Pourtant, on ne peut pas dire que les quatre musicos ont le physique de leur musique. Une musique bien dans la lignée d’APTBS. Pas pour rien que le combo a été choisi pour assurer le supporting act. Le show tient bien la route et intéressé, le public semble réceptif. Une belle découverte et surtout un groupe à suivre…  

C’est donc vers 21h que les choses sérieuses débutent. Oliver Ackermann (guitare/chant), Jay Space (batterie), Dion Lunadon (basse) débarquent sur le podium. Dès les premières notes ou plus exactement les premières sonorités, le trio new-yorkais annonce la couleur. Une coloration sombre, très sombre. Une chose est sûre, ils ne sont pas là pour rigoler. Leur musique est lourde, accablante, voire écrasante. Certains spectateurs ne parviennent pas à résister à ce mur de son, et désertent les lieux, parfois même soutenus par des proches. Pendant une bonne heure, nos tympans vont être mis à rude épreuve. Le climat est ténébreux, malsain. Stroboscopes, faisceaux lumineux ou projections d’images irradient le podium en alternance. Le tout est fréquemment voilé par un écran de fumée. Pas ou peu d’éclairage en front de scène. Si bien qu’on n’entrevoit les visages des musiciens que très épisodiquement. Pas de communication entre les musicos et la foule. Ils vivent dans leur trip. A Place to Bury Strangers enchaîne essentiellement les morceaux issus de « Worship », leur dernier elpee paru en juin. Les coups assénés par le drummer sur ses fûts sont meurtriers et hypnotiques. Les accords de guitare ainsi que la voix sont noyés sous des vagues de reverb’. Ackermann et Lunadon n’hésitent pas à se lancer dans des exercices de style bruitistes et expérimentaux, moments au cours desquels, ils se déchaînent en brandissant leurs grattes dans tous les sens, quand ils ne leur réservent pas un mauvais sort. Manifestement, ils ne sont pas trop attachés à leurs instruments. Et si on peut parfois leur reprocher d’en remettre une couche, les rares moments d’accalmie ont quand même permis quelque peu de souffler. Avant que l’expression sonore ne remonte en décibels…

Dévastateur, ce concert a confirmé la notoriété du groupe, comme un des plus puissants de sa génération. Ce qui ne les a pas empêchés de nous délivrer une excellente prestation…

(Organisation Botanique)

 

vendredi, 05 octobre 2012 12:44

Freak out!

Originaire de Laramie, dans le Wyoming, Teenage Bottlerocket est le prototype même du groupe punk. Autrement dit, une formation dont l’originalité n’est pas le principal objectif, mais bien l’efficacité. Onze années déjà que le band étasunien roule sa bosse. Une période au cours de laquelle, il a publié cinq albums, dont le dernier en date s’intitule « Freak Out ! ». Les cinq elpees affichent le même artwork ; c’est-à-dire une tête de mort tapissée sur une toile de fond dont la couleur est chaque fois différente. Une constante visuelle mais également musicale qui est complètement assumée par le combo.

Dynamisé par une section rythmique rapide et découpé dans des riffs de guitares affûtés, le punk de Teenage Bottlerocket évoque instantanément un groupe mythique comme NOFX, en compagnie duquel il a d’ailleurs tourné. Les quatorze morceaux de « Freak Out ! » débordent d’énergie et leurs mélodies font mouche à tous les coups. Une seule écoute suffit pour vous filer un bon coup de fouet.

 

vendredi, 05 octobre 2012 12:43

Mirage Rock

Encensé par la critique pour ses deux excellent albums publiés respectivement en 2006 (« Everything All the Time ») et 2007 (« Cease to Begin »), porté aux nues par le public, suite à la sortie de ses deux remarquables singles intitulés « Funeral » et « No One’s Gonna Love You », Band of Horses était devenu une des étoiles montantes. A cette époque, le groupe parvenait à remplir l’AB en quelques heures ; et c’était amplement mérité. Cependant, aujourd’hui, la bande à Ben Bridwell (chanteur et fondateur du groupe) n’est plus que l’ombre d’elle-même. Et le titre de leur quatrième album résume parfaitement le parcours de la formation de Seattle : un ‘mirage rock’ !!! Paru en 2010, le précédent opus affichait déjà de nets signes de faiblesse ; mais le nouvel elpee ne fait malheureusement que confirmer nos sombres pressentiments.

Le timbre de Ben Bridwell rappelait celui de Jim James (My Morning Jacket). Ce n’est plus le cas. De contemplative et agréable, la musique de Band of Horses est devenue mollassonne. Les accents country/folk sont plus prononcés. Les lyrics frisent le puéril. « Heartbreak on the 101 », une complainte sans consistance, en est certainement le meilleur exemple. La production est hyper-léchée. Bref tout ce qui faisait le charme du combo étasunien a disparu. Enfin, presque. Il leur reste quand même le sens mélodique.

N’empêche, lorsqu’on réécoute leurs premiers disques, on a le droit d’être déçu. Et si le combo ne parvient pas à redresser la barre, il risque fort de sombrer dans l’oubli…

 

lundi, 24 septembre 2012 03:00

A voir, mais surtout à vivre…

On attendait impatiemment le retour de Dan Deacon en Belgique, ce doux-dingue qui avait littéralement retourné le Botanique le 7 juin. Il se produisait donc ce lundi 24 septembre, à même adresse, mais au sein de la Rotonde. En brisant les codes scéniques en vigueur, l’Etasunien était parvenu à réaliser une communion parfaite avec le public. Pas étonnant dès lors que la salle soit comble afin de pouvoir assister ou plus exactement vivre une performance qui ‘deacone’ bien. D’autant plus que son nouvel album, « America », paru voici quelques semaines, est propice à la transposition en ‘live’…

Avant d’entrer dans le vif du sujet, place à Deep Time. Le duo monte sur l’estrade à 20 heures tapantes. Autrefois, le couple répondait au patronyme de Yellow Fever. Jennifer Moore (chant, guitare, synthé) et Adam Jones (batterie) viennent de publier un elpee éponyme, proposant une pop minimaliste plutôt sympathique. Malgré ce potentiel, tout au long des 30 minutes de leur set, la chanteuse ne parviendra jamais à se lâcher. En outre, elle va commettre quelques erreurs ; maladresses qui finiront par mettre son partenaire de très mauvaise humeur. Dommage, car intrinsèquement les morceaux tiennent la route ; mais dans ce contexte difficile de créer une quelconque interaction… Dommage !

21 heures approche. La tension est palpable au sein de la Rotonde pleine à craquer. Manifestement, le public est déjà acquis à la cause de l’artiste, avant qu’il ne fasse son apparition. Sur ce podium, deux batteries se font face et un crâne y est planté au beau milieu. Des spots multicolores surplombent une table sur laquelle est disposé un matos, ma foi insolite. Enfin, le crâne s’illumine. Suivant sa bonne habitude, Dan Deacon se place dans le public, devant sa table. Dès cet instant, le natif d’Austin (NDR : il réside aujourd’hui à Baltimore) entre en symbiose avec son public. Un public dont la majorité va entrer dans une forme de transe, dont il ne sortira que 90 minutes plus tard.

Ce gourou à l’allure de nounours a un don inné pour faire participer les spectateurs à son show. Il commence par rendre un hommage à Lenny Kravitz. L’auditoire fixe du doigt la boule à facette placée au plafond. Suivant les consignes du maître de cérémonie, tout le monde se baisse pour se relever à la fin d’un décompte. C’est alors que retentissent les premières boucles électroniques, des boucles soutenues par les interventions alertes des deux drummers. Un régime frisant la frénésie qui va conduire logiquement les deux musicos, au bord de l’épuisement, à la fin du show. Excités, les jeunes bondissent ou frappent des pieds sur le sol. La Rotonde tremble. Le répertoire de Deacon réunit titres de son nouvel opus et du précédent, « Bromst ». Mais la foule n’en a cure ; c’est l’ambiance qui prime. Jamais, je n’avais vu autant de folie dans une salle de concert. Le clou du spectacle ? Une farandole géante organisée par Dan. Un tunnel géant humain va même se former jusqu’à l’extérieur de la salle. Et dans la bonne humeur. Autres moments forts : les slams. Tant les garçons que les filles y participent. Ils se déclenchent de gauche à droite et de haut en bas de la scène ! A 22h30, le show s’achève. Acclamations unanimes pour Dan Deacon. Les spectateurs qui l’entourent le prennent dans les bras, l’invitent à signer des t-shirt, des drapeaux, etc.

Les planches de la Rotonde se rappelleront longtemps du passage de ce gourou. Dan Deacon y a immortalisé un concert qui, plus qu’à voir, est à vivre. Et les spectateurs présents ce soir ne sont pas près d’oublier ces moments privilégiés…

(Organisation Botanique)

mercredi, 26 septembre 2012 20:14

We are Bxhell

« We Are  BxHell » est une compile réunissant seize formations issues des scènes punk (Trouble Kidz, The Ratzingers, Speedcorpse, Sport Doen, …), hardcore et noise-rock (Siamese Queens) bruxelloises. Tout ce qui fait un bon boucan donc ! Ces groupes, outre la musique qu’ils pratiquent, ont la particularité d’être passés sur les planches du DNA (café bruxellois notoire pour ses concerts du style). 

Ce recueil est destiné à nous révéler l’existence d’un mouvement musical underground, au sein de la capitale belge. Et puis surtout d’inviter le public branché à s’intéresser à leur musique. L’objectif de cette entreprise est donc plus que louable ! Malheureusement, il faut reconnaître que certains combos ont retenu, pour ce projet collectif, des titres sommairement produits. Ou même pas produits du tout. Si bien que vu le nombre d’ensembles représentés sur cette compilation, on éprouve énormément de difficultés à les distinguer.

“We are Bxhell” est disponible au prix de 5 euros à l’Elektrocution Records Shop ou au Ride All Day. C’est à Bruxelles !

 

mercredi, 26 septembre 2012 20:05

Anyway (Ep)

‘Little Boy’ c’est le nom que les Américains ont attribué à la bombe atomique qui a détruit la ville japonaise de Hiroshima, en 1945. Mais c’est également le patronyme choisi par une formation normande. Issue de Bayeux, très exactement. Un groupe né, il y a deux ans.

Il accorde quelques concerts, puis décroche le prix du public, lors d’un concours. Ce qui lui permet de graver un premier Ep. Il est sorti en mars et s’intitule « Anyway ».

Après avoir écouté ce disque, on ne peut pas dire qu’il fasse l’effet d’une bombe. Ou alors elle est à retardement. Premières constations, la production est insuffisante, les musiciens manquent de cohésion et le chanteur possède un accent à couper au couteau.

Néanmoins, après plusieurs lectures, on se rend compte que le band recèle pas mal de qualités. Et notamment une intensité palpable sur toutes les compos de cet Ep. Le chanteur a quand même un timbre de voix évoquant un certain Greg Dulli (NDR : notamment sur « Come Along »). Et le sens mélodique est à la fois bien aiguisé et efficace. Aussi bien lors des morceaux les plus énergiques (« Staring Behind ») que paisibles (« Come Along », la ballade pop « Useless »). On est cependant bien loin de l’explosion de décibels ; et pourtant manifestement le groupe possède un talent certain.

Finalement, prometteur, cet Ep l’est. Il restera donc au groupe à transcender ses qualités et gommer ses défauts, sans quoi, il risque l’implosion plutôt que l’explosion…

 

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