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dEUS - 19/03/2026
The Wolf Banes - De Casin...
Béber

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mercredi, 30 janvier 2013 13:21

Long slow dance

The Fresh & Onlys est de retour, deux ans après voir publié « Play it Strange ». A l’époque, le groupe San Franciscain nous avait réservé un album fort intéressant, influencé par le psychédélisme des 60’s, certains morceaux lorgnant même vers le garage-punk.

Tim Cohen (NDR : également impliqué dans un projet solo baptisé Magic Trick) et sa troupe semblent quelque peu s’être égarés en route. Et pour cause, dès le premier titre, « 20 Days & 20 Nights », une compo inondée de claviers, on replonge dans le pop/rock mélancolique, insulaire, des 80’s. Pensez à The Cure. Et « Presence of Mind » nous renvoie carrément aux Smiths. Une forme de revivalisme, voire de pastiche, qui ne manque pourtant pas d’allure. Malheureusement, la suite dérape dans l’insipidité et une compo kitsch comme « Fire Alarm » flirte même avec le mauvais goût. En fin de parcours, « Euphoria » et « Foolish Person » en reviennent au garage/punk de leurs débuts. Probablement des pistes issues des sessions de « Play it strange ». Elles sont nettement plus convaincantes, c’est une certitude ! 

En concoctant « Long slow dance », The Fresh & Onlys a sans doute tenté de s’ouvrir de nouveaux horizons. Il a au moins le mérite d’avoir essayé, même si on ne pas dire que le résultat soit une réussite

 

mercredi, 30 janvier 2013 13:02

Ain't no mountain high (Ep)

Depuis la sortie de son premier album, « Andormedia », en 2010, le groupe liégeois est parvenu à se forger une certaine notoriété en Belgique et même en France. Faut dire qu’il a participé, depuis, à de nombreux festivals populaires (Dour, Eurosonic, Les Ardentes, Les Francofolies, …) Chez Piano Club, on retrouve Anthony Sinatra, qui milite également chez Hollywood Porn Stars.

Sucrée, la musique de Piano Club est d’abord influencée par la synth pop d’outre-Atlantique (MGMT, Yeasayer, etc.). Et il faut reconnaître que cet Ep constitue une belle éclaircie dans l’univers stérile de la pop wallonne. Il précède leur second album, dont la sortie est prévue pour le mois de février.

« Ain’t no Mountain  High » est découpé en 5 plages. Trois s’inscrivent parfaitement dans la lignée du premier elpee. Efficaces, elles sont caractérisées par l’omniprésence des claviers qui prennent le pas sur les guitares. Deux adoptent un profil différent : « Accross the Streets » et « Wake me Up ». Le climat y est plus atmosphérique, et l’instrumentation davantage classieuse. On pense même à Destroyer, lorsque le saxophone montre le bout du nez. Une agréable surprise qu’on espère voir confirmer sur l’album.  

 

Après une période de creux consécutif aux fêtes, le Botanique reprenait le collier cette semaine et proposait à l’affiche un des concerts les plus attendus du mois de janvier ; en l’occurrence, celui de Get Well Soon. Emmené par le multi-instrumentiste allemand Konstantin Grooper, le désormais groupe (depuis la tournée de son premier album « Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well Soon ») était donc de retour à l’Orangerie pour présenter son troisième opus, sorti l’année dernière, « The Scarlet Beast O’Seven Heads ».

La première partie est assurée par Denis Jones. L’artiste insulaire vient présenter son dernier long playing « Clap Hands ». Il monte sur les planches vers 20 heures. Seul. Il chante en s’accompagnant à la guitare et en se servant judicieusement de ses pédales. Il superpose ainsi des lignes de gratte pour élaborer une forme d’électronica acoustique du plus bel effet. Un set d’une demi-heure qui va séduire l’auditoire. Un événement plutôt rare chez un supporting act, pour ne pas le souligner. Un artiste à suivre, donc…

A 21 heures pile, les lumières s’éteignent. Les haut-parleurs diffusent une bande sonore annonçant la fin du monde. Une introduction parfaite pour la suite des événements. Bienvenue au sein de l’univers apocalyptique de Get Well Soon ! Konstantin Grooper monte sur l’estrade suivi de cinq musicos. Pendant une bonne heure, les Allemands vont dispenser un rock lyrique dans la pure tradition romantique. Afin de célébrer cette Apocalypse en version germanique. Lors d’un set précis et rigoureux ; bref, bien allemand. Les morceaux du dernier opus s’enchaînent (« We Are Free », « Roland I Feel You »). Le groupe veille cependant à alterner morceaux paisibles et titres caractérisés par des crescendos à l’instrumentation riche. Si le climat entretenu tout au long du spectacle ne respire pas la joie de vivre, le public en redemande. Une jeune demoiselle assure magistralement les chœurs. En outre, tout au long du concert elle va apporter sa collaboration tantôt à la mandoline, tantôt au violon. Un concours qui va même conférer à ce spectacle un format classieux et grandiose. Faut dire aussi que le son, ce soir, est impeccable. Les derniers spectacles auxquels j’avais pu assister à l’Orangerie, m’avaient quelque peu déçu. Mais ce soir, l’équipe technique derrière la console est irréprochable. 

Après une heure de prestation, la formation quitte le podium, pour y revenir quelques instants plus tard. Afin de dispenser deux compos dont une au cours de laquelle Denis Jones va se réserver le xylophone. On aura même droit à un second rappel. Bref, c’est à une bonne heure et demie de concert que le public a eu droit ce soir. Et il ne s’en plaindra pas, même si les frissons dans le dos ressentis ce soir étaient le fruit de ce climat apocalyptique et pas du froid polaire que nous connaissons aujourd’hui en Belgique…

(Organisation Botanique)

 

jeudi, 24 janvier 2013 17:01

Ruler of the night

Derrière le pseudonyme de Magic Trick se cache Tim Cohen. Peu connu sur le Vieux Continent, le San Franciscain est devenu au fil des années une figure importante de la scène indie-rock américaine. En effet, outre ce projet solo, il est également le leader de The Fresh & Onlys, un groupe qui vient par ailleurs de sortir également un nouvel opus : « Long Slow Dance ». Tim Cohen est donc plutôt prolifique.

« Ruler of the night » constitue le second album de Magic Trick. Et il sort à peine quelques mois après le très réussi « The Glad Birth of Love ». Un opus dont les compos sont sculptées dans un pop/rock atmosphérique, éthéré, gracile, à premier abord classique. A cause des chœurs languides, des guitares aériennes et des accords de piano solennels. Pourtant, l’opus est bien plus fouillé qu’il n’y paraît. En écoutant attentivement, on se rend compte que l’instrumentation est recherchée voire complexe.

Caractérisé par ses chants de sirènes, le morceau maître ouvre la plaque. Sous reverb, la voix de Tim Cohen colle parfaitement à la musique. Perso, je le préfère cependant lorsqu’il se met à crooner, comme sur « Melodies » et « Ruby ». Malheureusement, si l’album baigne dans un climat plutôt cool, il faut reconnaître que sur la distance, une certaine lassitude commence à nous envahir. Vu le style proposé, 40 minutes me semblent un peu trop longues.

Excellent songwriter, Tim Cohen vient donc de publier un album d’honnête facture. Il devra cependant apprendre à doser ses efforts…

 

vendredi, 18 janvier 2013 18:08

Deep Time

Il y a quelques années, ce duo originaire du Texas s’était déjà illustré sous le patronyme de Yellow Fever. A l’époque, les mélodies bien senties imaginées par Jennifer Moore (guitare/voix/synthé) et Adam Jones (batterie/basse/guitare), avaient enthousiasmé la presse.  

Aujourd’hui, les Texans sont de retour. Pas de changement de formule, mais bien de nom : Deep Time. En publiant cet opus, le tandem prouve qu’il n’est pas nécessaire de couvrir sa musique d’artifices, pour la rendre  efficace. Deep Time a même opté pour une structure inverse : une ligne de guitare ou de basse, une batterie en retrait et circonstanciellement du synthé. Rien de bien compliqué ! Même la voix de Jennifer Moore est loin d’être exceptionnelle. Et pourtant… Et pourtant, les compos exercent leur charme dès les premiers accords de cet opus éponyme. A cause du sens mélodique. Particulièrement soigné et contagieux. Du songwriting, aussi. Propice à l’enchantement. Moore pose sa voix sur les chansons d’une manière très personnelle, compensant des qualités vocales dont elle ne dispose pas. Enfin, une énergie positive émane des neuf morceaux réunis sur ce disque. Le single « Clouds » en est certainement l’exemple le plus édifiant. 

Un rayon de soleil au cœur de l’hiver...

 

vendredi, 18 janvier 2013 18:04

Dismania

Du garage/punk bien poisseux et dégoulinant de sueur, j’adore. Tout au long du nouvel opus de K-Holes, on est servi et, on en redemande. Et lorsqu’on sait qu’au sein de ce groupe originaire d’Atlanta, on retrouve Janes Hines et Vashti Windish, ce n’est guère étonnant. Le premier a roulé sa bosse de 2002 à 2004 au sein du groupe ‘crade’ par excellence, The Black Lips. La seconde, milite également chez Golden Triangle. Elle se réserve le micro. Enragée, sensuelle, sa voix évoque une Kim Gordon survitaminée.

« Dismania » trempe dans une solution sonore sauvage et ténébreuse. Les rythmiques sont lourdes et les guitares criardes. Une atmosphère cuivrée par les interventions du saxophone. Ce qui fait la spécificité de K-Holes. La plupart des plages de cet opus sont brutes de décoffrage. Bruyantes aussi. Encore que le combo étasunien prend le temps de souffler à l’une ou l’autre reprise, en ralentissant le tempo, à l’instar de « Window in the Wall » ou de « Numb ».

Bref, si vous appréciez le garage/punk qui déménage, vous ne pouvez passer à côté de ce « Dismania »…

 

vendredi, 18 janvier 2013 18:01

Early birds

Moins connu que ses concitoyens de Sigur Rós ou la chanteuse Björk, Mùm est un groupe-phare en Islande. Fondée en 1997, la formation est alors limitée à un duo réunissant Gunnar Örn Tynes et Örvar Smárason. Ce n’est qu’au fil des années que le line up du combo va s’élargir. Leur premier album « Yesterday Was Dramatic – Today Is OK » ne sort qu’en 2000. Ce sera le départ d’une discographie, ma foi, plutôt conséquente. Au sein de laquelle on épinglera une bonne dizaine de compilations…

Et c’est peut-être pour se faire un peu d’argent de poche, en ces temps de crise, que Mùm a décidé de publier une nouvelle compile de titres signés entre 1998 et 2000. A l’époque, on ne retrouve à la barre que les deux membres fondateurs (du moins au début). Ils sont alors totalement contaminés par la musique électronique et privilégient le recours aux machines. Sur ces plages, les voix sont quasiment absentes. Pas de références puisées dans le folk, non plus. Peu abordable à première écoute, leur électronica baigne dans l’ambient. Les mélodies sont rares. Pourtant, on perçoit déjà des premiers indices de ce qui forgera la spécificité du groupe. Découpé en 15 pistes, « Early Birds » tire en longueur. A tel point que cette ‘musique d’ascenseur’ finit par susciter l’ennui.

Hormis pour les inconditionnels de la formation islandaise, cette compilation est donc complètement dispensable… Vivement donc la sortie d’un véritable album de Múm.

 

vendredi, 11 janvier 2013 10:54

Funky was the state of affairs

Andrew Savage, dit ‘Fergus’, et Jason Kelly, dit ‘Geronimo’, n’ont pas trop dû trop se creuser la tête pour se dénicher un patronyme. En fait, ils se sont tout simplement inspirés du nom de deux personnages issus du film ‘La guerre des boutons’, dans sa version britannique. Pourtant, le duo est texan. Originaire de Denton, pour être plus précis. Pour concocter leur second elpee, ils ont reçu le concours de deux potes : Bob Jones (guitare, basse, synthé) et Jef Brown (sax ténor).

Difficile de cerner la musique de Fergus & Geronimo, tant elle est expérimentale et aussi tellement personnelle. En extrapolant on pourrait imaginer ce « Funky was the state of affairs », comme le fruit d’une rencontre improbable entre Talking Heads, Television et MC5. Dans leurs compos, il y a de l’énergie, de la fougue aussi. Cette impétuosité, c’est d’ailleurs ce qui fait la spécificité de leur expression sonore, mais également le charme. Fergus & Geronimo ne se prend jamais la tête. Les musicos passent du coq à l’âne sans se poser de question. Et n’hésitent pas à flirter avec l’inaudible, quand ils s’en sentent l’envie. « Wiretapping Muzak II Off the Map » en est certainement la meilleure illustration.

Le genre d’album qui vous flanque la banane avant d’aller bosser…

 

vendredi, 11 janvier 2013 10:49

Occupied with the unspoken

Le Golden Retriever est une race de chien d’origine britannique. C’est également le patronyme d’un groupe fondé par Jonathan Sielaff et Matt Carlson, deux musicos qui se sont rencontrés au début de ce siècle, en participant notamment aux projets Au et de Parenthetical Girls. Les deux Américains jouissent d’un excellent crédit dans l’univers de la musique électronique. Et le début de leur aventure commune remonte à 2008. « Occupied with the unspoken » constitue d’ailleurs déjà leur quatrième album.

Les quatre plages de cet elpee s’étalent sur une bonne demi-heure. Golden Retriever y expérimente la musique polyphonique à l’aide d’instruments monophoniques. Vous n’y comprenez rien ? Pas grave. Après avoir écouté cet elpee, une conclusion s’impose très rapidement : qu’est-ce qu’on s’emmerde ! La musique électronique dite ‘minimaliste’ (et encore c’est un euphémisme !) de ce duo est d’abord agaçante, puis finit par taper sur les nerfs. Les morceaux souffrent de l’absence de mélodie et sont technologiquement stériles. Bref, c’est vide. Etonnant quand on sait que cet « Occupied with he unspoken » relève du domaine conceptuel. Enfin, c’est ce que le tandem raconte. Je me demande même parfois s’il ne se paie pas notre tête. Si tel est le cas, c’est amplement réussi.

 

vendredi, 04 janvier 2013 12:02

Wild Peace

Des circonstances tragiques ont entouré la publication du premier album de ce groupe londonien. Et pour cause, « Wild Peace » était à peine tombé dans les bacs, que Peter Hayes, leur drummer, perdait la vie. C’était en juin dernier. Ce dernier n’a donc pas eu l’opportunité d’entendre les premiers échos recueillis lors de la sortie de cet elpee. Et pourtant il en aurait été fier, tant les médias ont été unanimes pour le couvrir d’éloges. Car en effet, ce « Wild Peace » est bon, voire très bon.

L’expression sonore d’Echo Lake évolue quelque part entre la dream pop de Beach House et le shoegaze de My Bloody Valentine. A l’écoute de cet elpee, on entre en lévitation continue, pour ne revenir sur terre que 40 minutes plus tard, après les dernières notes de « Just kids ». Pour nous accompagner, il y a la voix de Linda Jarvis. Ethérée, chargée de reverb’, elle parvient néanmoins à s’extraire des nappes de claviers (« Wild Peace », « In Dreams ») ou de vagues de guitare constamment distordues (« Young Silence »), dispensées par l’autre tête pensante du groupe, Thom Hill…

Malgré le drame qui l’a frappé, le band insulaire est reparti en tournée en octobre et prévoit de nombreuses dates, en Grande-Bretagne, en 2013. On espère qu’il aura la bonne idée de venir défendre ce chouette opus, chez nous…

 

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