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Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

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vendredi, 04 janvier 2013 12:00

Discipline

Chaque année, je rencontre la même frustration. Mon classement des meilleurs albums de l’année écoulée est à peine établi que j’ai l’intime conviction d’être passé à côté d’œuvres incontournables. Et c’est une nouvelle fois le cas pour ce deuxième opus d’Electric Electric, « Discipline », qui aurait largement mérité de figurer aux places d’honneur. Même dans mon top 5. Cet elpee est même tout bonnement monstrueux…

La formation strasbourgeoise avait publié son premier essai, en 2008. Il s’intitulait « Sad Cities Handclappers ». Au cours des quatre longues années qui ont suivi cette publication, le duo (guitare/batterie) s’est forgé une solide réputation en se produisant en ‘live’, et notamment lors de la tournée ‘Colonie de Vacances’, accomplie en compagnie de Pneu, Marvin et Papier Tigre. C’est au cours de ce périple que le tandem a intégré un troisième membre, Vincent Robert (synthé), pour adopter la formule trio.

Quoique s’inscrivant parfaitement dans la lignée du précédent long playing, « Discipline » est surtout davantage abouti. Cohérent et reflétant la parfaite maîtrise des musicos aussi. La surprise procède de l’intégration de références tribales au sein de leur cocktail d’électro, de math-rock et de noise. L’album oscille entre compos hypnotiques, abordées dans l’esprit du combo américain Maserati (« Material Boy ») et titres davantage rock noise (« xx1 », « xx2 »), en passant par des plages dynamisées par des rythmes exotiques et contaminées généreusement par l’électronique (« Neutra Tentra », « La Centrale ») ; sous cette dernière configuration, le spectre de Battles n’est d’ailleurs jamais très loin.  

Si dans le style, de nombreux ensembles issus de l’Hexagone revendiquent les mêmes racines, peu sont capables de rivaliser avec leurs maîtres. A contrario d’Electric Electric qui parvient, malgré ses influences, à se forger sa propre identité musicale. Et « Discipline » en est certainement la plus belle illustration, tout en revendiquant un prix d’excellence.

 

samedi, 29 décembre 2012 17:02

Heartbreaking bravery

Spencer Krug est un musicien à la fois hyperactif et particulièrement inspiré. Il est impliqué, entre autres, chez Wolf Parade, Sunset Rubdown ou encore Swan Lake. Et malgré son don d’ubiquité, le Canadien ne s’est toujours pas planté.

Moonface est sans doute le projet le plus personnel de Spencer Krug. Avant de publier « Hearbreaking Bravery », il avait gravé « Organ Music Not Vibraphone Like I’d Hoped », en 2011. Pour concocter ce second opus solo, le Canadien s’est rendu en Finlande, afin de s’attacher les services du groupe de krautrock, Siinai, formation qu’il avait rencontrée lors d’une tournée accomplie en compagnie de Wolf Parade.

Dès le premier morceau de l’album, on se rend compte que le ton est différent de celui adopté au sein de ses autres projets. Pas de joyeux bordel sonore comme chez Wolf Parade ou Sunset Rubdown. La présence du band finlandais y est certainement pour quelque chose. L’ambiance se révèle même plus lourde, ténébreuse, solennelle aussi. En fait, Siinai puise tout simplement ses influences au sein des 80’s. Dans le krautrock et la prog, notamment. Les compos sont denses. Les rythmiques écrasantes et hypnotiques. Les claviers impérieux. Et pourtant, malgré cette superposition de nappes sonores, la voix de Spencer Krug parvient à émerger. Saturée d’émotion, elle est susceptible de vous flanquer la chair de poule. Et je ne sais pas trop pourquoi, mais elle me fait de plus en plus penser à celle de David Bowie. Le meilleur titre de ce long playing ? « Headed For the Door », une plage dont l’intensité est tout bonnement irrésistible.

« Heartbreaking Bravery » n’est pas une œuvre facile à assimiler ; mais au fil des écoutes on comprend mieux pourquoi ce talentueux songwriter jouit d’une telle notoriété sur la scène underground…

 

mercredi, 19 décembre 2012 17:46

Dream Seeds

Extra Life est une formation difficile à cerner. Tout d’abord parce que leurs influences sont très difficiles à discerner. Et que le résultat de leurs expérimentations est, à chaque album, spécifique. En résumé, il appartient à la catégorie de groupes ou d’artistes en perpétuelle recherche. Etonnant dès lors, de lire dans la biographie, que ce band entretienne des liens divers avec Xiu Xiu et Parentheticals Girls. Pour Dirty Projectors, on peut comprendre plus facilement, puisque le leader y a sévi quelque temps.

Extra Life nous vient de Brooklyn. Drivé par Charlie Looker (chant, synthé), son line up implique également Caley Monahon-Ward (violon, guitare) et de Nick Podgurski (drums). Mais au sein du trio, chaque membre apporte sa pierre à l’édifice.

« Dream Seeds » constitue leur troisième album. Première constatation, les rythmiques sont moins mises en avant qu’auparavant. On y retrouve cependant toujours ces références au Moyen-âge. Dans la voix de Looker, par exemple ; mais également sur « No Dreams Tonight », traversé par des interventions surprenantes au flûteau. Longues plages ténébreuses et lyriques, « Blindest Beast » (14’09) et « Ten Year Teardrop » (12’27) sont construites suivant un crescendo que ne renierait pas Swans. Le band n’hésite d’ailleurs pas à alterner climats indus et transitions acoustiques…

 

mercredi, 19 décembre 2012 17:44

Life is people

Chanteur, pianiste et auteur-compositeur, Bill Fay avait publié deux albums entre 1967 et 1971. Un single également. Mais faute de succès, l’Anglais avait disparu de la circulation. A l’époque on l’avait même comparé à John Lennon.

Si le Londonien ne donnait plus le moindre signe de vie, la  nouvelle génération s’est intéressée à ce phénomène. Tout d’abord le label Wooden Hill, responsable de la sortie d’une compilation réunissant d’anciennes démos. Puis de véritables amoureux de la musique, comme Jeff Tweedy (Uncle Tuppelo, Wilco) et David Tibet (Current 93), qui ont repris certains de ses morceaux et en sont devenus de véritables fans. De quoi faire revivre celui qu’ils considéraient comme le chaînon manquant entre Nick Drake et Léonard Cohen. Et puis, Tweedy est parvenue à le convaincre d’enregistrer un nouvel elpee.

Quarante années après avoir publié son dernier opus solo, Bill Fay nous propose son nouveau long playing. Il a 69 balais et pourtant, on ne peut pas dire que ce vétéran soit rouillé. On se rend compte même que les éloges reçus n’étaient pas usurpées. Et puis ses nouvelles compos sont terriblement actuelles. Tout au long des douze morceaux de cette œuvre, il y peint une large palette d’émotions. Mais si la mélancolie est bien palpable, elle ne sombre jamais dans la déprime. L’orgue et la guitare alimentent « There is a Valley » un morceau particulièrement dense, entraînant même voire allègre. Canalisé par les interventions au piano, « Big Painter » se révèle cependant plus solennel, plus sombre. Jeff Tweedy assure les backing vocaux sur « This World », une plage qui lorgne inévitablement vers le pop-folk américain. Bouleversant, « Be at Peace with Yourself » est enrobé de chœurs gospel. C’est également le sommet de cet elpee. Et le reste des compos est peuplé de petites perles. Je vous laisse d’ailleurs le soin de les découvrir. 

Bill Fay est un songwriter d’exception. Il n’a cependant pas l’intention de sortir de l’ombre. Alors ne boudez pas votre plaisir, car une écoute vaut mieux qu’un long discours.

 

mercredi, 12 décembre 2012 18:20

Tastyville

Originaire de Bologne, Three Second Kiss est né au début des années 90. Déjà, à l’époque, ces Italiens ne juraient que par la musique étasunienne. Issue de deux villes en particulier : Chicago et Washington D.C. Leurs premiers albums trempent au sein d’un noise/rock énergique, largement inspiré de formations telles que Shellac ou Fugazi. Le trio a d’ailleurs rencontré un petit succès, puisque plusieurs de ces elpees sont parus sur le mythique label Dischord. Ce qui lui a sans doute permis d’ouvrir les concerts de groupes comme Shellac ou encore Shipping News. Leur précédent long playing, « Long Distance » remonte à 2008. Il avait également été enregistré sous la houlette de Steve Albini.

« Tastyville » constitue leur sixième essai, un disque qui s’inscrit parfaitement dans l’esprit de leur discographie. Les compos reposent (?) sur une structure guitare-basse-batterie. Rien de neuf à l’horizon, donc. Pourtant, les neuf morceaux de la plaque ont le bon goût de ne pas régurgiter la même solution sonore. « Tastyville » possède ses propres caractéristiques. Three Second Kiss pratique un math-noise-rock atmosphérique et mélodique, malgré ses brisures et ses fluctuations de rythme, mais aussi la complexité des riffs de guitare et de basse. Le plus étonnant procède cependant du vocal, qui reste impassiblement monocorde, malgré les variations de tempo. Une recette singulière illustrée remarquablement par « A Catastrophe outside ». Planante au départ, la compo monte paisiblement en intensité, sans jamais réellement exploser.

Si le genre est actuellement bien encombré, il faut reconnaître que Three Second Kiss parvient parfaitement à tirer son épingle du jeu. Aujourd’hui la formation transalpine ne se contente plus de regarder outre-Atlantique, elle s’est forgé sa propre identité… 

 

jeudi, 06 décembre 2012 02:00

Magistral !

Réduit à un duo depuis le départ de Brent Knopf chez Ramona Falls, Menomena se produisait à Bruxelles, le jour de la St Nicolas, sous la coupole de la Rotonde du Botanique. Il venait y défendre son nouvel album : « Moms ». L’occasion de revoir un groupe dont on connaît toutes les qualités scéniques et surtout de jauger leur musique, depuis le changement de line up.

C’est au Belge Sis Matthé, aka Stacks, que revient l’honneur d’ouvrir la soirée. Autrefois actif chez White Circle Crime Club, l’Anversois nous présente aujourd’hui son projet solo. Et sur les planches, il n’est entouré que de machines. Pendant une bonne demi-heure, il va dispenser une musique minimaliste et sympathique. Mais il faut bien avouer que tous les esprits sont déjà tournés vers Menomena.

La formation issue de Portland monte sur l’estrade vers 21h. La salle est presque comble, et il est difficile de se faufiler jusqu’au podium. Les deux membres fondateurs sont accompagnés par trois musiciens multi-instrumentistes. De quoi apporter une dimension nouvelle à leurs compos. L’instrumentation est d’ailleurs plus dense, notamment sur les morceaux extraits de « Moms ». Davantage psychés aussi. Suivant leur bonne habitude, les musicos troquent leurs instruments, quasiment à chaque morceau. Justin Harris est au centre de la scène. Il manifeste un maîtrise parfaite, tant au saxophone baryton, à guitare ou la basse. Et ce sont toujours les drums qui fédèrent l’expression sonore. Quant aux harmonies vocales, elles sont, comme d’hab’, impeccables. La prestation frise la perfection. Elle durera une heure et demie, ‘encore’ compris. Frise, car on n’entend pratiquement pas les interventions du saxophone soprano. Menomena ne se contente cependant pas de jouer les titres du dernier elpee, mais –histoire de satisfaire l’auditoire– n’oublie pas son ancien répertoire. Et en particulier une reprise de « Horses », accordée en rappel, pour achever ce concert tout bonnement magistral…

(Organisation Botanique)

 

mercredi, 05 décembre 2012 17:39

Debo Band

Quand on parle du label Sub Pop, on pense inévitablement aux 90’s et au mouvement grunge. Depuis, l’écurie de Seattle s’est adaptée à l’évolution de la scène musicale, pour mieux survivre. Et s’est donc intéressée à une plus grande variété de styles. Debo Band constitue une nouvelle ouverture pour la boîte, puisque cette formation pratique de l’ethio-jazz.

C’est à Boston, loin des terres africaines, que Danny Mekonnen, saxophoniste d’origine éthiopienne, a décidé, en compagnie de son camarade et patriote Bruck Tesfaye (chanteur), de redonner vie à ce mélange de jazz, de soul et de funk, pratiqué en Ethiopie, au cours des années 60. Pour y parvenir, les deux compères ont recruté une belle brochette de musiciens (batteurs, cuivres, violons, accordéon, guitare, …) Neuf en tout ! Et ils sont talentueux. Le combo réunit donc la bagatelle de onze musicos ! La formule est simple. D’un côté, le Debo Band reprend des classiques qui ont forgé la notoriété de la musique éthiopienne. De l’autre, le collectif joue ses propres morceaux. Mais l’interprétation y est à la fois admirable et contemporaine. Energique aussi. On y retrouve même des accents psyché. Bref, le résultat est tout bonnement époustouflant. Un peu comme si on était en présence d’un brass band au groove omniprésent (NDR : on ne peut s’empêcher de taper du pied), mais dont l’expression sonore est bien  ancrée dans la corne d’Afrique…

Une belle rencontre entre tradition et modernisme qui fait mouche. La culture indigène y est bien mise en valeur. Debo Band fait honneur à l’Ethiopie. Un véritable régal !

 

mercredi, 05 décembre 2012 17:29

Something For The Weakened

Meursault est une formation écossaise, issue d’Edimbourg très précisément, née en 2006. Elle a choisi pour patronyme le nom du personnage principal de ‘l’Etranger’, le célèbre roman d’Albert Camus. A l’instar de sa référence, le groupe semble cultiver l’ambigüité. Et pour cause, sa musique évolue à des années-lumière de ce qu’on est en droit d’attendre d’un combo issu de ce pays recouvert de collines et de lacs.

Neil Pennycock en est le leader. Chanteur/guitariste, il doit certainement avoir grandi en écoutant davantage de country étasunienne que de musique traditionnelle écossaise. On ne lui en tiendra pas rigueur, cependant…

Pour concocter ce troisième elpee, le line up du combo s’est enrichi d’un drummer et d’un bassiste, une section rythmique qui apporte davantage de rondeur aux compos, mais surtout de profondeur. Une évolution parfaitement perceptible sur les premiers morceaux de « Something For The Weakened » ; et notamment sur le single « Flittin’ », certainement l’une des meilleures plages de l’opus. Les interventions de guitare et de piano sont également plus fréquentes. A l’instar de « Lament For a Teenage Millionaire ». A cet instant on pense aux Norvégiens de Golden Kanine voire aux appalachiens 16 Horsepower. Le début de parcours est impeccable. Malheureusement, au fil de la plaque, le ton devient plus mollasson et le tempo s’essouffle. Hormis « Dull Park », le reste du long playing aligne des pistes trop semblables, provoquant un sentiment légitime de lassitude.

Dommage ce manque de constance dans l’effort.

 

mercredi, 28 novembre 2012 02:00

Dommage, ces balances mal réglées…

Pendant quelques années, les deux musicos de Two Gallants se sont consacrés à leurs projets respectifs. En solo pour Adam Haworth Stephens. Au sein de Devotionals pour Tyson Vogel. Il y a quelques mois, le duo a publié un nouvel opus, « The Bloom and the Blight ». Un album résolument différent des précédents elpees (NDR : tous excellents, il faut le rappeler !) et au cours duquel Stephens n’a pas hésité à se servir davantage de la distorsion. Le son y est donc beaucoup plus sauvage et âpre. Un changement radical qui avait éveillé notre curiosité et puis suscité l’envie d’assister à une future prestation scénique. Le concert au Botanique de ce 27 novembre tombait donc à pic.

Le tandem jouit quand même d’une notoriété certaine en Belgique, puisque le spectacle est sold out, déjà depuis quelques semaines. La première partie est assurée par un groupe anglais répondant au doux nom de To Kill a King. Un patronyme inspiré d’un film britannique réalisé par Mike Barker, sorti en 2003. Pratiquant une forme de folk rock, cette formation est venue présenter son premier Ep, « Word of Mouth ». Les Londoniens ont donc la lourde tâche d’ouvrir les hostilités. Malheureusement, sans être catastrophique, leur prestation ne casse pas ‘trois pattes à un canard’ ; dans ces conditions si le roi est mort, on ne criera pas ‘vive le roi’…  

Le temps de prendre l’air quelques minutes et il est temps de revenir dans la salle. Derrière le podium, s’étend une énorme banderole arborant un motif tout droit sorti des premières encyclopédies. Sa signification reste une énigme pour l’ensemble de la foule et esthétiquement les avis sont mitigés. Peu importe…

Les deux barbus montent sur l’estrade vers 21h05. Ils attaquent d’abord plusieurs morceaux de leurs derniers albums, dont l’excellent « My Love Don’t Wait ». Techniquement, les deux protagonistes sont toujours au top. Adams.H.Stephens affiche une dextérité impressionnante à la guitare même si son jeu s’est durci. Quant à Vogel, on se demande encore comment il parvient à tenir la distance à ce régime. Si la prestation tient la route, on ne peut pas en dire de même de la qualité du son. Et pour cause, sur-amplifiée, la batterie étouffe les subtilités des accords de la guitare. Et si au fil du concert, le phénomène va s’estomper, il sera toujours bien présent. Fâcheux ! Malgré ces soucis techniques, Two Gallants enchaîne les titres. Et les anciennes compos subissent un traitement plus pêchu. A l’instar de « Steady Rollin’» ou « Las Cruces Jail ». On aura même le droit à un nouveau morceau. En fin de parcours, deux membres du groupe anversois Hickey Underworld les rejoignent sur l’estrade, afin d’assurer les percus, pour une composition qui ne relève pas du répertoire des Californiens. Une reprise sympathique, mais loin d’être percutante. Et c’est « Halcyon Days » qui clôt le corps du set.

Un peu de calme pour entamer le rappel, puisque Two Gallants aborde deux ballades, « Broken Eyes » et « Sunday Souvenirs ». Mais « Nothing to You » conclut la prestation très électrique du duo étasunien. Dommage, ces balances mal réglées… 

(Organisation Botanique)

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mercredi, 28 novembre 2012 18:47

Forever So

Le Husky est un chien de traîneau utilisé, en Sibérie, par les mushers. C’est également le patronyme choisi par Husky Gawenda, le chanteur et membre cofondateur d’une formation aussie. Un groupe qui apparemment, prend un malin plaisir à brouiller les pistes. En effet, après avoir écouté leur premier opus, difficile d’imaginer que le band nous vient des Antipodes (NDR : de Melbourne, pourtant), tant leur musique évoque les Rocheuses, sises à l'Ouest de l'Amérique du Nord.  

« So Forever » baigne dans une forme de pop-folk mélancolique qui n’est pas sans rappeler leurs compagnons de label (Sub Pop), The Fleet Foxes. La musique est brumeuse, boisée, rafraîchissante. Les lyrics empreints de poésie. Un climat paisible qui colle parfaitement au timbre vocal fragile de Gawenda. Paisible, mais jamais soporifique. Ainsi les Kangourous n’hésitent pas à appuyer sur le champignon quand ils en ont l’opportunité. A l’instar de l’excellent « History’s Door ». En outre, certaines mélodies sont naturellement contagieuses. « Dark Sea » et « Animals & freak » en sont certainement les plus beaux exemples.

En signant Husky, le groupe australien le plus américain, Sub Pop a de nouveau eu le nez creux…

 

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