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The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

La vérité selon RORI

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Dernier concert - festival

Kreator - 25/03/2026
Epica - 18/01/2026
Didier Deroissart

Didier Deroissart

Jeudi 05 mars 2026 – Heaven Schall Burn – Ancienne Belgique, Bruxelles

Mardi 01 avril 2026 – CMAT – De Roma, Anvers

Dimanche 05 avril 2026 – Freddie Gibbs – La madeleine, Bruxelles

Dimanche 12 avril 2026 – Mario Adrion – Arenberg, Anvers

Vendredi 17 avril 2026 – Yong Yello – De Vooruit, Gand

Mercredi 29 avril 2026 – Triggerfinger – Ancienne Belgique, Bruxelles

Samedi 02 mai 2026 – Nathalie Cuomo – Zuiderpershuis, Anvers

Mardi 12 mai 2026 – Machine Head – Ancienne Belgique, Bruxelles

Dimanche 28 juin 2026 – Gun N’Roses – AFAS Dome, Anvers

 Jeudi 30 juillet 2026 – Opeth – OLT Rivierenhof, Anvers

Jeudi 02 juillet 2026 – The War On Drugs – Rock Werchter, Werchter

Vendredi 03 juillet 2026 – Lewis Capaldi – Rock Werchter, Werchter

Samedi 11 juillet 2026 – Bryan Adams – TW Classic – Werchter

Lundi 05 octobre 2026 – Simple Plan – Ancienne Belgique, Bruxelles

http://www.livenation.be/

 

 

 

Mardi 31 mars 2026 – Aries Spears - La madeleine, Bruxelles

Mardi 28 avril 2026 – Skye Newman - La Madeleine, Bruxelles

Jeudi 24 mai 2026 – Dermot Kennedy - Forest National, Bruxelles

Lundi 22 juin 2026 – The Streets - Ancienne Belgique, Bruxelles

Jeudi 02 juillet 2026 – Prodigy - Rock Werchter, Werchter

Dimanche 5 juillet 2026 – Moby - Rock Werchter, Werchter

Vendredi 23 octobre 2026 – Deep Purple - Lotto Aréna, Anvers

Vendredi 11 décembre 2026 – Brad Williams - La madeleine, Bruxelles

http://www.livenation.be/

 

 

 John Butler & Band

Ce mercredi 5 novembre, le Ballroom de l’Ancienne Belgique reçoit John Butler, guitariste australien, venu défendre son nouvel elpee, « Prism », paru en septembre 2025 et co-produit par James Ireland. Figure majeure de la scène indépendante australienne, John Butler s’illustre par son engagement environnemental, mais surtout pour sa maîtrise des instruments à cordes. Depuis près de trente ans, il évolue entre projets solo et collaborations, explorant un mélange de blues, reggae, country, folk, funk et rock. « Prism » s’inscrit dans la série « Four Seasons », amorcée en 2024 par deux albums instrumentaux, et marque une nouvelle étape dans sa carrière, poursuivant son évolution en dehors du cadre de son trio.

Il revient à Noah Dillon, jeune artiste australien, d’assurer le supporting act. Seul sur les planches pour sa première apparition en Belgique, il s’accompagne de deux guitares, une semi-acoustique et une électrique, qu’il alterne à chaque morceau. Il présente des extraits de son long playing « Kill The Dove », paru en 2022, ainsi que quelques singles récents.

Son indie rock aussie, sincère et authentique, capte rapidement l’attention du public. Les textes, portés par une présence scénique à la fois simple et décalée, plongent l’auditoire dans son univers. L’énergie positive qui se dégage de ses chansons, inspirées par ses expériences et relations quotidiennes, donne le ton à cette première partie. La prestation, sans artifice, séduit par sa justesse et sa spontanéité, offrant une introduction efficace avant l’entrée en scène de la tête d’affiche… (Page ‘Artistes’ ici)

John Butler grimpe sur le podium, guitare électro-acoustique en main, et salue le public. Il change d’instrument à chaque morceau, passant de l’électro-acoustique à l’électrique, du banjo à la cithare lap steel. Il se place à gauche, près de son ampli Marshall et de ses pédales d’effets, qui lui permettent d’explorer différents sons, parfois très métalliques. La formation s’organise en carré : percussionniste à l’arrière gauche, batteur à droite, claviériste/bassiste devant, aligné avec John. La toile de fond affiche l’icône du dernier album, « Prism », épinglant cactus, lune, drapeau arc-en-ciel et squelette tenant une cymbalette. Les éclairages LED et stroboscopiques encadrent les musiciens.

Le concert débute par « Going Solo », joué sur une guitare douze cordes, au riff énergique. Le finger picking complexe et l’utilisation des pédales montrent la virtuosité de Butler.

John aime bavarder et le fera entre chaque chanson, en interagissant et en plaisantant avec l’auditoire. Chaleureux, attentionné et jovial, il lance : ‘Même vous, vous trouverez un peu de répit’. Il évoque, entre autres, son envie de fuir la société et de partir à la campagne pour ‘faire un peu de fracturation hydraulique’ - une remarque ironique, bien sûr. Il confie ensuite à la foule : ‘Vous allez tout avoir !’. Et toutes ses réflexions créent une ambiance conviviale.

Après « So Sorry », il nous réserve « Used to Get High » et « Hoe Down », deux titres du John Butler Trio.

John s’assied pour se concentrer sur une cithare lap steel, soutenu par des percussions dynamiques. Les musiciens échangent parfois leurs instruments, ajoutant de la variété à la prestation. L’artiste sollicite le public pour des vocalises, renforçant l’interaction.

Tout au long de « Pickapart », la technique du looping est bien mise en exergue. « Zebra » est particulièrement apprécié pour son riff accrocheur et les chœurs qui soutiennent le refrain.

Après le set principal, le rappel propose « Peaches & Cream », « Leave The Rest To Earth » et « Funky Tonight ».

Le concert a duré plus de deux heures, porté par une formation complète : percussionniste, batteur, claviériste/bassiste, tous participant aux chœurs. Et le public, attentif et multigénérationnel, est resté suspendu aux notes et aux échanges entre les morceaux. On en redemanderait bien encore pendant deux heures, car Butler a offert à ses fans une soirée magique, faite de musique, de partage et de souvenirs, livrant un concert chargé d’émotion qui restera gravé dans les mémoires.

Setlist : « Going Solo », « So Sorry », « Used to Get High » (John Butler Trio song), « Hoe Down » (John Butler Trio song), « Better Than » (John Butler Trio song), « Gets No Better », « The Way Back », « Wade In The Water » (John Butler Trio song), « Doing Just Fine », « Ocean », « King Of California », « Pickapart » (John Butler Trio song), » Outta My Head », « Trippin On You », « Zebra » (John Butler Trio song).

Rappel : « Peaches & Cream » (John Butler Trio song), « Leave The Rest To Earth », « Funky Tonight » (John Butler Trio song)

(Organisation : Live Nation)

 

 

 

Le Harlem Gospel Choir se produisait ce mardi 11 novembre, au Cirque Royal, devant une salle comble, dans le cadre de sa tournée ‘Magic Of Motown’. Fondée en 1986 à Harlem, la chorale s’est imposée comme une référence du gospel moderne, mêlant à son répertoire traditionnel des influences jazz et blues. Sur scène, les neuf chanteurs et chanteuses rendent hommage aux grandes figures de la Motown tout en perpétuant l’énergie et la ferveur qui caractérisent leurs prestations, reconnues à l’international. Le collectif, habitué des collaborations prestigieuses et des scènes du monde entier, continue de faire vivre l’esprit du gospel auprès d’un large public.

Le décor reste minimaliste : une tenture en toile de fond, un claviériste à gauche, un batteur-percussionniste à droite, protégé par un paravent en plexiglas. Neuf pieds de micro attendent les chanteurs et chanteuses, sept femmes et deux hommes. Chacun interprète un morceau en solo, en duo ou soutenu par le chœur. Le programme se compose exclusivement de reprises des grands noms de la Motown.

Le Harlem Gospel Choir ouvre le concert par des standards de la Motown et des classiques du gospel. Les voix se mêlent, a cappella, les harmonies sont précises, les crescendos marquent l’émotion. La tradition gospel s’exprime dans la ferveur et la maîtrise vocale du groupe. Le batteur et le claviériste lancent le rythme. La première chanson, « Stop in the Name of Love » des Supremes, est portée par Dermel, dont la voix navigue aisément entre les graves et les aigus. Elle porte une robe noire traversée d’une ligne orange et une collerette jaune à motifs tribaux. À la fin du morceau, le reste du groupe la rejoint et le titre se termine en gospel.

Tous arborent la même tenue, les deux chanteurs est vêtu d’un pantalon à bande orange. Le concert se poursuit par « Ain’t No Mountain High Enough », enrichi d’accents jazz et blues, puis « I’ve Been Looking for You » et « Superstition » de Stevie Wonder. Le clavier s’anime, la chorale donne de la voix, tout en respectant l’esprit de l’original. L’ambiance dans la salle est chaleureuse, le public réagit, applaudit, sourit. Le Cirque Royal, grâce à son architecture, offre à la fois intimité et ampleur. Les musiciens et choristes partagent leur énergie. Entre les morceaux, le chef de chœur rappelle le message de paix, d’amour et d’espérance du gospel.

La première partie s’achève sur « Do You Know Him », « Baby Love », « Total Praise » et « What’s Going On » de Marvin Gaye. Une pause de trente minutes permet aux artistes de souffler.

La seconde se signale par le retour de la chorale et des musiciens, les collerettes changées. Les chants gospel et de Noël s’enchaînent, « Celebrate » de Kool & The Gang, puis « Can’t You Feel It » des Jacksons. Certains choristes s’expriment en solo ou en petits groupes, l’émotion s’intensifie. Des improvisations de piano et de percussions ponctuent les morceaux, apportant une touche jazz/blues. Les solistes partagent leur foi, leur joie, leur gratitude. Le chœur invite le public à participer, à frapper des mains, à fredonner, à se lever. Le concert se termine sur un morceau entraînant, peut-être un « Hallelujah » revisité ou une reprise soul, qui laisse la salle sur une note euphorique.

Ce concert a proposé une immersion dans l’histoire de la soul Motown, tout en préservant l’esprit du gospel. L’expérience reste marquante, entre beauté vocale, émotion et célébration musicale.

Setlist :

Première partie : « Stop In The Name Of Love », « Ain ’T No Mountain Nigh Enough », « I ’Ve Been Looking For You », « Superstition », « Do You Know Him «, « Baby Love », « Total Praise », « What’S Going On ».

Deuxième partie : « Amazing Grace », « Higher Ground », « O Come All Ye Faithful », « Jingle Bell Rock », « We Wish You A Merry Christmas », « Happy Day », « Celebrate », « Can’T You Feel It »

Rappel : « Some Day We’Ll Be Together ».

(Organisation : Greenhouse Talent)     

mardi, 11 novembre 2025 19:21

Le tout grand sourire de Fragile

Deux ans après un premier Ep et plus de 70 concerts (Inouïs du Printemps de Bourges, Festival Chorus, Lévitation France, Black Bass Festival…), Fragile sort son premier album, « Big Big Smile », ce 7/11/2025.

Il comprend 10 titres portés par une énergie neuve et lumineuse, sans renier la tension du groupe angevin. On pense à Touché Amoré sur « Santander », à Basement sur « For Later », à Militarie Gun sur « Tiny Ghosts and Disco Lights ». Le répertoire s’élargit encore pour « A Reason Why », entre la nostalgie des Strokes et l’urgence de Fontaines D.C.

La participation d’Adé apporte un contrepoint subtil à la voix de Baptiste sur « Celebrate » et « Wide Awake », qui clôt l’album avec douceur et mélodie. Enregistré à Angers par Camille Belin (Daria) et masterisé par Jay Maas (Defeater, Title Fight), « Big Big Smile » affirme une production aboutie et un propos fort : un appel à la résilience, traversé de doutes, reflet de la psyché du groupe. Fragile revendique enfin des influences plurielles, entre la lumière inquiète d’Edward Hopper, la poésie de Leonard Cohen et l’humanité brute de Ken Loach.

La vidéo du premier single, « Celebrate », est disponible  

En concert pour 3 dates en Belgique :

20 novembre 2025 - The Pit’s, Courtrai

21 novembre 2025 - Witloof Bar, Bruxelles

22 novembre 2025 - L’Entrepôt, Arlon

mardi, 11 novembre 2025 18:43

La fumée venait de l’Ouest

Le groupe The Freaky Buds a gravé, ce 17 octobre 2025, "Western Smoke", un album de blues vibrant et authentique, enregistré et produit par Kid Andersen au légendaire Greaseland Studio. Puisant dans les racines du blues, de R.L. Burnside à The Red Devils, tout en affirmant une modernité assumée, ce disque est le fruit d’un road trip fondateur en Californie, qui a insufflé cohésion et liberté à chaque morceau.

Les chansons, à la fois intimes et universelles, abordent des thèmes forts : l’injustice, la quête de liberté ("Strugglin’ & Shufflin’"), l’angoisse contemporaine ("The Freeloader"), l’addiction et la solitude ("Devil’s Night"), ou encore la perte amoureuse ("I’ve Lost My Crown"). La production de Kid Andersen, précise et chaleureuse, met en valeur des atmosphères contrastées, du blues rugueux à la confession lumineuse, avec notamment un solo de guitare incandescent sur "Guilty".

Sur ce deuxième album, The Freaky Buds confirme sa capacité à transformer la vulnérabilité en force et à faire résonner un blues intemporel, nourri par l’énergie d’un voyage collectif et une intensité nouvelle.

mardi, 11 novembre 2025 17:37

Certains jours, Marie-Laure Béraud

Après plusieurs années de silence, Marie-Laure Béraud signe son grand retour. Elle a ainsi gravé un nouvel elpee intitulé « Certains Jours », un album lumineux et sans compromis. Elle s’y livre avec une sincérité brute, entre fantasmes et récits intimes, oscillant entre rêveries et brusques éclats de réalité.

Pour donner vie à ces chansons, elle s’est entourée de collaborateurs : Clément Nourry (guitares) imprime sa marque, à la fois désinvolte et ardente, évoquant Ry Cooder ou Mac DeMarco. Yannick Dupont insuffle une énergie singulière à la batterie, Ted Clark ancre l’ensemble par une basse élégante et inventive, tandis que Nicolas Michaux ajoute ses guitares, claviers et sa production subtile, à la fois précise et organique.

Entre tango poétique (« Et voilà »), confidences nocturnes aux accents d’Air et de Dani (« La nuit retient »), ou virage punk rock inattendu avec la relecture de son tube de 1986, « C’est pas le Pérou », Marie-Laure déjoue les attentes et multiplie les registres. On la retrouve aussi dans une version envoûtante de « Viens Simon », qui tangue entre la BO d’ « Arizona Dream » et les audaces de Grace Jones. Et lorsqu’elle se prélasse avec espièglerie sur « Encore le temps », c’est une artiste libre et joueuse qui apparaît, capable de toucher sans détour.

Marie-Laure Béraud livre un disque riche, traversé d’élans contrastés, qui rappelle que son art reste singulier, vibrant et profondément humain.

Le single « Les femmes de l'ombre » est en écoute 

 

 

Jeudi 05 mars 2026 – Audrey Hobert – La Madeleine, Bruxelles

Lundi 30 mars 2026 – Poppy – Ancienne Belgique, Bruxelles

Mercredi 18 avril 2026 – Interpol – Forest National, Bruxelles

Mercredi 18 avril 2026 – Blok Party – Forest National, Bruxelles

Lundi 19 avril 2026 – Miguel – La Madeleine, Bruxelles

Dimanche 03 mai 2026 – Rüfüs Du Sol – ING Aréna, Bruxelles

Lundi 07 septembre 2026 - Mac DeMarco – OLT Rivierenhof, Anvers

Mardi 08 septembre 2026 - Mac DeMarco – OLT Rivierenhof, Anvers

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Vendredi 06 mars 2026 – Antoon – Trix, Anvers

Mardi 07 avril 2026 – 5 Seconds Of Summer – AFAS Dome (Sportpaleis), Anvers

Vendredi 10 avril 2026 – Tucker Wetmore – La Madeleine, Bruxelles

Lundi 13 avril 2026 – The Vaccines – Cirque Royal, Bruxelles

Samedi 18 avril 2026 – Anastacia - Cirque Royal, Bruxelles

Mercredi 13 mai 2026 – Arsenal – Lotto Aréna, Anvers

Vendredi 16 mai 2026 – Conan Gray – AFAS Dome (Sportpaleis), Anvers

Vendredi 19 juin 2026 – Tin Licker – Ancienne Belgique, Bruxelles

Samedi 27 juin 2026 – Katy Perry - Whechter Boutique, Wherchter

Samedi 27 juin 2026 – Pitbull - Whechter Boutique, Wherchter

Samedi 04 juillet 2026 – Gorillaz – Rock Werchter, Wherchter

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À 83 balais, Graham Nash continue d’incarner la légende vivante du folk-rock. Ce vendredi 24 octobre, au Cirque Royal de Bruxelles, il a réussi à transformer un simple concert en une véritable expérience musicale, entouré de musiciens virtuoses et d’un public conquis. Retour sur une soirée où chansons et anecdotes se sont mêlées pour célébrer sept décennies de création. La salle n’affiche pas complet, mais le public, constitué de passionnés de tous âges, va se montrer attentif et enthousiaste.

Pas de première partie : Graham Nash grimpe sur le podium, accompagné de Todd Caldwell (claviers et voix), Adam Minkoff (multi-instrumentiste et voix) et Zach Djanikian (guitares, mandoline, batterie et voix).

Dès les premiers accords, Nash prouve qu’il conserve une voix de ténor claire et précise, fidèle à ses enregistrements originaux. Les harmonies vocales, portées par ses musiciens, subliment les classiques comme « Marrakesh Express », « Teach Your Children » et « Our House », ainsi que des titres ‘solo’ tels que « Military Madness » et « Chicago/We Can Change the World ». Son dernier album, « Now » (mai 2023), témoigne de sa créativité toujours intacte.

La soirée est ponctuée d’anecdotes savoureuses sur ses débuts chez The Hollies et ses rencontres marquantes, notamment en compagnie de David Crosby et Stephen Stills, qui donneront naissance à Crosby, Stills & Nash, puis un peu plus tard, à Crosby, Stills, Nash & Young. Graham partage l’histoire derrière « Bus Stop » et « Immigration Man », illustrant chaque récit par des extraits ou des interprétations complètes.

Nash relate donc ainsi, comment, après un concert avec Crosby, Stills, Nash & Young au Canada, il n’a pas été autorisé à traverser la frontière pour rentrer aux États-Unis. Crosby et Stills, eux s’en sortent sans problème, pas même le Canadien Neil Young, mais l’Anglo-Américain — qui n’était encore que britannique à l’époque — n’avait pas été autorisé à entrer. C’est cet épisode qui a donné naissance à cette chanson. Cette fois, c’est Adal Minkoff qui accompagne la chanson d’un puissant solo de guitare.

Cependant, Nash ne raconte plus ni n’interprète ses histoires ni ses chansons debout, comme il l’avait fait deux ans plus tôt à la Roma d’Anvers. Mais, depuis son siège. Et son backing group se produit également en position assise.

Les musiciens brillent chacun à leur tour : solos de mandoline, de basse, de guitare et de saxophone rythment le concert. L’émotion culmine lors de « Simple Man », hommage à Joni Mitchell, et « Better Days », dédiée à Rita Coolidge. Nash invite régulièrement le public à chanter, notamment sur « Our House » et « Teach Your Children », créant une atmosphère chaleureuse et participative.

L’harmonica de Nash résonne sur « Southbound Train », où il glisse un clin d’œil à « The Star-Spangled Banner ». Les harmonies atteignent leur apogée sur « Cathedral », tandis que la simplicité et la beauté de « Our House » enveloppent la salle d’une douce nostalgie.

Le concert s’achève sans rappel traditionnel : Nash enchaîne « Find the Cost of Freedom », « Woodstock » et l’épique « Suite : Judy Blue Eyes », salués par plusieurs ovations debout. Une prestation magistrale, à la hauteur de la légende.

Setlist : « Wasted On The Way » (Crosby, Stills & Nash song), « Marrakesh Express » (Crosby, Stills & Nash song), « Military Madness », « I Used To Be A King », « Right Between The Eyes » (Crosby, Stills, Nash & Young song), « Bus Stop » (Graham Gouldman cover), «  Immigration Man » (Crosby & Nash song), « Better Days », « Love the One You're With » (Stephen Stills cover), « Simple Man », « Southbound Train », « Cathedral » (Crosby, Stills & Nash song), « Just A Song Before I Go «  (Crosby, Stills & Nash song), « Our House » (Crosby, Stills, Nash & Young song), « Teach Your Children » (Crosby, Stills, Nash & Young song) (with Douwe Bob), «  Find The Cost Of Freedom » (Crosby, Stills, Nash & Young song), « Woodstock » (Joni Mitchell cover), « Suite: Judy Blue Eyes » (Crosby, Stills & Nash song)

(Photo: Ralf Louis)

(Organisation : Greenhouse talent)

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