Après plusieurs années de silence, Marie-Laure Béraud signe son grand retour. Elle a ainsi gravé un nouvel elpee intitulé « Certains Jours », un album lumineux et sans compromis. Elle s’y livre avec une sincérité brute, entre fantasmes et récits intimes, oscillant entre rêveries et brusques éclats de réalité.
Pour donner vie à ces chansons, elle s’est entourée de collaborateurs : Clément Nourry (guitares) imprime sa marque, à la fois désinvolte et ardente, évoquant Ry Cooder ou Mac DeMarco. Yannick Dupont insuffle une énergie singulière à la batterie, Ted Clark ancre l’ensemble par une basse élégante et inventive, tandis que Nicolas Michaux ajoute ses guitares, claviers et sa production subtile, à la fois précise et organique.
Entre tango poétique (« Et voilà »), confidences nocturnes aux accents d’Air et de Dani (« La nuit retient »), ou virage punk rock inattendu avec la relecture de son tube de 1986, « C’est pas le Pérou », Marie-Laure déjoue les attentes et multiplie les registres. On la retrouve aussi dans une version envoûtante de « Viens Simon », qui tangue entre la BO d’ « Arizona Dream » et les audaces de Grace Jones. Et lorsqu’elle se prélasse avec espièglerie sur « Encore le temps », c’est une artiste libre et joueuse qui apparaît, capable de toucher sans détour.
Marie-Laure Béraud livre un disque riche, traversé d’élans contrastés, qui rappelle que son art reste singulier, vibrant et profondément humain.
Le single « Les femmes de l'ombre » est en écoute là

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