Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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Julia Drouot a coupé court…

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent. La chanteuse et compositrice a…

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Dernier concert - festival

Hooverphonic
dEUS - 19/03/2026
Didier Deroissart

Didier Deroissart

Jeudi 04 septembre 2025 – ADDI SON – Cirque Royal, Bruxelles

Mardi 28 octobre 2025 – Ava Max – Forest National, Bruxelles

Samedi 01 novembre 2025 - Yong Yello – Ancienne Belgique, Bruxelles

Mardi 04 novembre 2025 - Yong Yello - De Roma, Anvers

Mercredi 05 novembre 2025 - Yong Yello - De Roma, Anvers

Lundi 10 novembre 2026 – Alex B – Ancienne Belgique, Bruxelles

Vendredi 06 mars 2026 – Orchestra Worakls - Forest National, Bruxelles

Jeudi 12 mars 2026 -Yong Yello – Cactus Club, Brugges

Mercredi 18 mars 2026 - Yong Yello – Wilde Westen, Leuven

Samedi 21 mars 2026 – Yong Yello – Het Depot, Leuven

Vendredi 27 mars 2026 – Yong Yello – C-Mind, Gand

Dimanche 29 mars2026 – Airbourne, Ancienne Belgique

Jeudi 02 avril 2026 – Yong Yello – De Warande, Turnhout

Vendredi 03 avril 2026 – Franz Ferdinand – Forest National, Bruxelles

Jeudi 16 avril 2026 – Yong Yello – De Vooruit, Gand

Vendredi 17 avril 2026 – GoGo Pinguin – Ancienne Belgique, Bruxelles

Dimanche 28 juin 2026 - Linkin Park – Festival de Werchter, Werchter

http://www.livenation.be/

 

  

Deborah Bonham est considérée comme l’une des meilleures chanteuses de blues, de rock et de soul, au Royaume-Uni. Et tout particulièrement en ‘live’ où elle a notamment partagé la scène avec Rodgers, Jeff Beck, John Mayall, Donovan et Robert Plant. Pour ce dernier, ce n’est pas étonnant, puisque Deborah est la sœur du drummer de Led Zeppelin, feu John Bonham.

Son dernier elpee a été enregistré en compagnie de son guitariste, Peter Bullick, et il est tout simplement baptisé « Bonham/Bullick ». Il réunit des titres classiques et contemporain couvrant sept décennies, parmi lesquels figurent des compositions signées O.V. Wright, Johnnie Taylor, Albert King, Ann Peebles, Bernard Fowler (des Rolling Stones), Mark Lanegan (Screaming Trees) et Chris Wilson.

Peter Bullick a grandi en assistant aux concerts de Rory Gallagher à l’Ulster Hall de Belfast. Il est, depuis longtemps, le guitariste du backing group de Deborah. Il s’est également produit en compagnie de Paul Rodgers, Paul Kossoff et Jimmy Page. D’ailleurs la formation existe depuis une éternité ; ses membres sont donc soudés et possèdent un feeling naturel pour le ‘live’.

Outre Peter, le line up implique le batteur Richard Newman, installé sur une estrade à l’arrière, le bassiste ‘E’ Rowley et le claviériste Gerard ‘G’ Louis.

Pas de première partie ? Pas de problème : la salle est presque complète.

Le concert s’ouvre par « See You Again ». Deborah Bonham occupe le devant de la scène. Elle s’empare immédiatement du pied de micro et hurle les paroles comme si sa vie en dépendait. Vêtue de noir (pantalon et chemise), elle chante pieds nus sur un tapis de sol (elle a ôté ses chaussures avant d’entamer le set). Ce qui la rend plus proche du public.

Non seulement Peter est un excellent sixcordiste et une véritable bête de scène, mais il seconde parfaitement Mrs Bonham aux vocaux. Elle se sert, de temps à autre, d’une gratte semi-acoustique.

Il ne faut pas imaginer que Deborah bénéficie d’un avantage grâce à son nom de famille. Rien n’est plus faux. Deborah Bonham possède une voix taillée pour le blues et le blues/rock exceptionnelle, aussi performante que celle de n’importe quelle autre artiste de la scène contemporaine. Son énergie débordante, son bagage blues et son sens aigu de la transmission font d’elle une chanteuse dynamique.

Chaque morceau est interprété avec passion, et parfois une pointe d’humour ; ce qui démontre que la formation a apprécié la soirée autant que l’auditoire.

Du concert, on épinglera les quatre reprises, dont celle du « Bleeding Muddy Water du regretté Mark Lanegan, une version blues incomparable (et le point d’orgue du show !), le « Can’t You See What You’re Doing to Me », d’Albert King, le « Mr Big » du Free ainsi que celle du « Rock’n’roll » de Led Zeppelin.

Le tandem Bonham-Bullick mérite toute la reconnaissance qui lui est due et les autres musicos étaient au somment de leur art. Un excellent groupe de blues avec une touche de rock et un soupçon de folk…

Setlist : « See You Again », « Can’t You See What You’Re Doing To Me » (Albert King cover), « Bleeding Muddy Water » (cover Mark Lanagan), « Feel So Alive », « I Need Love », « Thunder », « What It Feels », « Painbirds », « Set The Night On Fire », « Train », « Breathe », « Priory », « No Angel ».

Rappel : « No Body Stop Me », « Mr Big » (Free cover), « Rock’N’Roll » (cover Led Zeppelin)

(Organisation : Rock Nation + Zik Zak)

Ce soir à l’AB Club, l’ambiance est presque à guichets fermés. Deux jeunes artistes en devenir, Lilly et Millie Hopes, vont y livrer des sets courts mais prometteurs, à l’instar de leur carrière encore au stade de ses prémices. Un format condensé — environ 20 minutes pour Lilly et 45 minutes pour Millie — qui laisse entrevoir un avenir musical des plus lumineux.

Anciennement connue sous le pseudonyme Noa Sans H, Noa De Sutter, alias Millie Hopes, s’impose comme l’une des voix les plus prometteuses de la scène pop belge. Originaire de la région de Charleroi, elle présente son tout premier Ep 4 titres, paru ce 23 mai 2025, sur scène. Sa pop aux influences indie et électro est marquée par une sincérité touchante et une maîtrise de l’écriture. En live, Millie Hopes offre une performance habitée, portée par une émotion brute et des mélodies envoûtantes. Un bel équilibre entre vulnérabilité et assurance artistique.

Originaire de Ronquières et désormais installée à Bruxelles, Lilly Michotte, aka Lilly, conjugue études de droit et passion musicale avec une étonnante maturité. Formée au chant, au piano et au solfège dès son plus jeune âge, elle se produit sur les planches depuis ses 12 ans et a déjà ouvert pour plusieurs artistes. Ce soir, elle monte seule sur l’estrade, sans musiciens, avec pour seul soutien des bandes instrumentales. Si l’on aurait aimé la voir entourée d’un vrai groupe, sa prestation n’en reste pas moins marquante. Chaussée de bottes noires et vêtue d’un short à pois, elle affiche une présence scénique nerveuse et captivante. Sa famille, installée au premier rang, l’applaudit non sans fierté. Le set démarre par « Don’t Kill My Vibe », une ballade en anglais aux accents feutrés, portée par une guitare douce bientôt rejointe par des claviers plus affirmés. « La Raison » embraie, une compo électro/pop à texte bien assumé qui évoque l’univers de Suzane. « Clôture », confirme à la fois son potentiel et sa sensibilité artistique. Un premier Ep est en préparation. Il devrait sortir prochainement. De son concert, on épinglera notamment « L’amour est + fort », dont les paroles, très intimistes, marquent les esprits. Un set court, mais convaincant. À revoir (page ‘Artistes’ ) !

Setlist : « Don’t Kill My Vibe », « La Raison », « Clôture », « L’amour est + fort », « Chrysalide «, « La Folle »

À seulement 25 ans, Millie Hopes s’offre un moment de vérité. Seule sur le podium, comme d’habitude, la jeune artiste belge présente résolument son tout premier Ep, « No Boy’s Club », dans le cadre de sa release party, à l’Ancienne Belgique. Ces quatre titres, intégralement interprétés en live, révèlent déjà une voix singulière, à la fois douce et puissante, portée par des textes d’une honnêteté désarmante. Millie a choisi le français pour s’exprimer — une langue qu’elle manie avec justesse, entre poésie et frontalité. Aucun artifice : un décor épuré, une simple caisse en bois pour seule scénographie, sur laquelle elle s’assied parfois entre deux morceaux. C’est dans ce dépouillement qu’elle brille le plus, mettant en avant ce qui compte vraiment : ses mots, ses mélodies, et cette émotion brute qui touche en plein cœur.

Vêtue d’une jupette noire plissée et d’un t-shirt blanc orné d’inscriptions, elle incarne une pop authentique, sincère, libre. Une esthétique assumée, à l’image de son projet : No Boy’s Club — un manifeste personnel autant qu’un espace d’expression, affranchi des regards et des codes imposés. Sur scène, Millie se livre.

Elle ouvre le bal par « Dans Ma Boucle », un morceau intime où elle explore ses émotions sans détour. Sa voix tremble à peine, mais sa présence est forte. Elle parle d’amour, de doutes, d’élan, avec une franchise rare. Le public, lui, découvre une artiste vraie, vulnérable et déjà singulière. Millie remercie les spectateurs pudiquement, les yeux brillants d’émotion. Ce soir, elle ne fait pas qu’interpréter des chansons : elle partage un bout d’elle-même. Et c’est peut-être cela, la promesse la plus précieuse de ses chansons.

Elle quitte la scène à deux reprises pour aller au contact d’un public attentif et présent. Finalement, « No Boys » déchaîne les corps, entraînant la foule dans une danse collective. Le set, bien que court (45 minutes), est d’une intensité remarquable. Par moments, le volume sonore frôle l’excès, mais on pardonnera facilement cette fougue juvénile.

Setlist : « Dans Ma Boucle », « A Tes Côtés », « Bonne Soirée », « Non », « Cheveux Blond Très Long », « M’Avouer », « Depuis Ton Départ », « J’ai Tout Gâché », « Miette », « A Travers Les Nuages », « Emmène-moi », « Pour De Faux », « No Boys »

Rappel : « No boys »

(Organisation : Intersection)

samedi, 26 avril 2025 10:25

Varié et percutant…

Une petite salle cosy vient de s’implanter dans la cité de La Louve : l’Abtract. Elle est idéalement située le long de la chaussée Paul Houtard, à Houdeng. Ce petit club peut accueillir jusqu’à 150 personnes. Essentiellement destinée aux événements ‘techno’, elle est également susceptible d’accueillir des concerts rock, punk ou garage, régionales.

Une bonne centaine de spectateurs s’y presse ce samedi 19 avril pour assister au concert de Giac Taylor. La première partie est assurée par Dave Gordon. Après le set de la tête d’affiche, un DJ local - déjà passé par Tomorrowland - prendra le relais pour une after-party.

Giac Taylor est le projet solo de Panarisi Giacomo, alias Romano Nervoso, un groupe considéré comme le fondateur du rock spaghetti. Tout commence en janvier 2021, lorsque ‘Il Signore’ Panarisi décide de profiter du confinement et de la crise sanitaire pour s'isoler dans un studio en compagnie de son acolyte, l'ingénieur du son Moorad Agjij. En un sommet de créativité, il réalise le dessein dont il a rêvé depuis longtemps : enregistrer un album solo en moins d'une semaine. Le concept était simple : se lever tôt pour écrire des chansons et les enregistrer le soir, le tout en sept jours Ce qui explique le nom du projet, ‘One Week/One Record’ (une semaine, un disque). De cette expérience sont nés quatre albums : « First Of All... Fuck You » en janvier 2021, « Jesus Loves You But I Don't » en mars 2021, « Dead Man Shoes » en juin 2021 et « The Last Sicilian Standing » en décembre 2021. Enregistré en moins de 24 heures, ce dernier est paru ce 14 février. Un elpee qu’il est venu défendre ce soir.

Place d’abord au supporting act. Dave Gordon. Un quatuor également originaire de La Louvière. Un groupe impliquant un chanteur, un guitariste, un bassiste et un drummer. Un line up classique, pour un combo de rock qui déverse une solution sonore aux sonorités distordues, puisant ses influences dans le punk et le grunge, le tout agrémenté d'un zeste de citron… (page ‘Artistes’ ici

Sur scène, le batteur/chanteur Panarisi Giacomo, l’âme de Giac Taylor, est accompagné de quelques amis musiciens expérimentés : le bassiste Diego Di Vito, le sixcordiste Mick Carro Torres et le claviériste/guitariste Angelo Gruttadauria.

Entre le premier morceau du concert, « Armchair Warrior » (également titre d'ouverture de son dernier opus), et les derniers accords féroces de l’avant-dernier titre, une version ‘extended’ de « Italian Abduction », devenue sa signature, Giac Taylor va livrer une expression sonore variée, oscillant du stoner au psychédélisme, en passant par le rock old school, le punk garage, et du spaghetti rock (une bonne ration quand même).

Et notamment le fluctuant « Path Of Love », le percutant « The Witch », « The War Of The World », sculpté dans le trash metal, « Grim Reaper », caractérisé par sa ligne de basse nerveuse et l’incendiaire « The Blame ».

Derrière ses fûts, lorsqu’il n’emprunte pas les intonations de Rob Zombie (Fuzztones), Giacomo hurle à pleins poumons. Une performance réellement aboutie, au cours de laquelle Giac Taylor nos a entraîné dans un voyage imaginaire sis quelque part entre le désert de Californie (et pourquoi pas à Joshua Tree, au studio Rancho de la Luna) et l’univers des films d’horreur des sixties...

En 60 minutes, les compositions se sont succédé à un rythme frénétique.

Une superbe prestation.

Setlist : « Armchair Warrior », « Path Of Love », The Witch », « War Of The World », « The Last Sicilian Standing », « Grem Reaper », « May Satan Blees You », « I Hate Drums », « The Blame », « The Italian Abduction », « Stronger Man ».

(Organisation The Abstract)

mercredi, 11 juin 2025 19:20

C'est pas à vous qu'ça m'arriverait

Après 12 ans d'attente, Marcel et son Orchestre ont gravé un nouvel elpee intitulé « C’est pas à vous qu'ça m'arriverait ». Très actifs dans les années 2000, les membres de de la formation originaire de Boulogne-sur-Mer, usés par le rythme effréné des tournées, se sont imposés un break en 2012.

Le groupe, à l’humour décapant, toujours la cervelle en ébullition, plus imprévisible et insaisissable que jamais, incarne incontestablement le représentant le plus digne que la région Nord-Pas-de-Calais.

Une étiquette malgré tout réductrice, tant les carnavaleux n’hésitent pas à s’aventurer dans de multiples directions sans jamais perdre de vue leur faculté à électriser leur auditoire pour l’inviter à danser. Une équipe de joyeux lurons, donc, pour qui une technique hors du commun n’est pas forcément une fin en soi. Il est d’ailleurs difficile d’imaginer ce qui pourrait freiner Marcel et Son Orchestre dans sa vertigineuse quête d’absolu. Mieux vaut écouter ce nouvel elpee une première fois et en conclure que l’on n’a pas fini d’en faire le tour en prenant le temps d’y réfléchir. Dans un style où l’innovation n’est pas une évidence, les Nordistes confirment leur identité tout en étant capables d’y apporter quelques touches d’originalité qui les empêchent de tourner en rond. Enfin bref, la bande à Marcel n’est pas morte !

L’opus s’ouvre par un total déjanté « Stigmatisez-Moi ». Avec eux, une seule promesse : du fun, du son et une furieuse envie de chanter à tue-tête. La fête se poursuit par « Maudit Karma », un autre morceau festif teinté de sonorités ska et reggae, qui sent bon le soleil et le sable chaud de Kingston, où ils taclent le sourire carnassier d’une Marine érigée en épouvantail utile d’un macronisme dérouté. On enchaîne par le festif et afrobeat « Autocentré », un son venu d’Angola, un kuduro bien persuasif, copieusement balisé par un ensemble cuivré très intéressant.

En mode vintage french rhythm’n’blues à la Nino Ferrer, « L’Empathie » et « Bertrand, Pas Rassurant » persistent dans cette éloquence dénonciatrice. Le rocksteady « Le Dégoût » et ses claviers façon Tyrone Downie (NDR : le Jamaïcain qui a joué en compagnie de Marley atteste que le style festif issu de Kingston coule toujours dans les veines des Marcels).

En outre, c’est ludique, enrichi d’excellentes références, de citations, de Bashung à La Reine des neiges ; comme un blind-test pour grands érudits de la chanson, à l’instar de « L’Empathie ».

Évidemment, le collectif dégage toujours cette ambiance tonitruante, entre ska, punk, afrobeat et rock insulaire. Franck, le meneur de l’équipe, est intarissable sur les riches heures des années 70/80… Branchez-lui Stranglers, Fela Kuti ou Talking Heads, et il s’emballe. Un air d’Acadie souffle sur « Dans ma Boudinette », un cajun pur jus. Introduit par quelques cris de mouettes, le funky rap en ch’ti « V’là l’Dégât » pastiche le Sugarhill Gang et Kool & The Gang, sur un flow de cuivres arrangés aux petits oignons.

Festif, déjanté, schizonévrosé à souhait et délirant !

The Intemperate Sons a fait irruption sur la scène rock alternative de Dallas (Texas), à l'été 2019, se distinguant immédiatement par un son mêlant riffs de guitare brûlants, mélodies obsédantes et profondeur émotionnelle brute. En 2021, son talent incomparable a attiré l'attention de Ryan Shuck et Amir Derakh - légendes dans le monde du rock grâce à leur travail pour Orgy, Dead By Sunrise et Julien-K - qui ont signé le groupe sur leur label, Frame|Work.

Formé par la famille Watson - Keith (batterie), Jake (guitares) et Max (chant, guitares, clés) - ainsi que le bassiste Mark Marks, The Intemperate Sons est une affaire de famille avec une connexion profondément enracinée qui imprègne chaque note que les musiciens jouent.

Keith, artiste chevronné connu pour avoir dynamisé des foules massives lors de projets tels que Gun Hill, Natural Born Thrillers et Agents Of Solace, pose les fondations lyriques et rythmiques du combo. Son travail sur des titres comme « Dust To Dust », « The Color Within » et « Unrealized » montre sa capacité à puiser dans les recoins les plus sombres de la psyché humaine, transformant la douleur personnelle en un rock hymnique.

Max Watson, multi-instrumentiste et leader du band, apporte un mélange unique de polyvalence et d'intensité. L'approche méticuleuse de Max en studio, où il crée sa collaboration avec Keith sur des titres comme « Way Back When » révèle une voix aussi fascinante que diffusent des harmonies vocales complexes, garantit que chaque chanson résonne à un niveau viscéral. Sa voix lyrique sur des plages comme « Faceless Man » et « Once Again » met en évidence son talent en tant que voix d'une génération.

Jake Watson, le principal architecte sonore de la formation, est un maître de la narration musicale. Son approche novatrice de l'écriture de chansons - évidente dans des morceaux comme « Remission », « Way Back When » et « Wading in the Gray » - transforme les paroles en récits puissants. Son rôle va au-delà de la musique, car sa vision artistique influence tout, de l'identité visuelle du groupe à sa présence sur scène.

Mark Marks, la force unificatrice à la basse, apporte à la fois son expérience et son groove au groupe. Vétéran de la scène musicale de Dallas, il apporte une contribution indispensable au processus d'écriture de The Intemperate Sons. Ses succès passés, dont la première partie d'icônes du rock comme Sebastian Bach, témoignent de son talent et de son dévouement.

Le partenariat avec Tony Franklin (The Firm, Whitesnake) sur ce premier long playing, « The Color Within », souligne encore l'engagement de la formation envers l'excellence, le travail de la basse de Franklin ajoutant de la profondeur à des titres marquants comme « Dust to Dust » et la chanson-titre.

The Intemperate Sons propose une approche convaincante du rock alternatif, fusionnant l'intensité grinçante du hard rock et des éléments folk et grunge. Sa musique est un voyage sombre et introspectif qui résonne dans l'âme, suscitant des comparaisons avec des combos emblématiques comme Alice In Chains, Stone Temple Pilots et R.E.M. Le lien familial entre le clan Watson se manifeste dans leur son unique - un mélange d'hymnes à la guitare et d'harmonies vocales complexes qui résonnent longtemps après le dernier accord.

La vidéo du single « Dum, radio edit » est disponible

 

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10 octobre 2025. Il a été produit et mixé par Ben Hampson (DITZ, Lambrini Girls) et masterisé par Katie Tavini (Bloc Party, Los Bitchos),

This Will Destroy Your Ears voit le jour en 2018 dans les Landes et part aussitôt sur les routes anglaises, partageant la scène avec USA Nails, JOHN ou Black Midi. Cette première tournée, dans un vieux Renault Master surnommé Georges par les Anglais, donne le ton : frontal, sans détour et farouchement DIY.

Son troisième elpee, « Funland », est le premier entièrement enregistré dans son propre studio d’enregistrement (Recording United), niché au cœur du tiers-lieu Kontainer, dans les Landes — un espace de création autant inspiré par la Factory de Warhol que par l’activisme DIY de Death By Audio. Inspiré de leurs virées anglaises, et en particulier de Blackpool — station balnéaire en Technicolor délavé — le disque tire son nom d’un parc d’attractions à la dérive : un mix improbable mais magique de machines à sous mourantes, de clowns tristes et de néons blafards. Une carte postale de cauchemar pop, quelque part entre David Lynch et Stephen King.

La vidéo du premier single « Gorgeous Eve Holds A Banger Hammer », est à voir et écouter ici

 

jeudi, 12 juin 2025 09:42

Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à la fois riche et moderne, où cuivres flamboyants, rythmiques envoûtantes et voix chaleureuse s’entrelacent pour créer une expérience live intense. En parallèle de sa carrière scénique, la formation a remporté plusieurs tremplins et dispositifs de soutien à l’émergence tels que Blues de Traverse, INKUBB, GO, et Pop-Up, prouvant la qualité de sa proposition artistique. Sa musique, à la croisée des genres, est un appel au voyage entre des racines soul profondes et une modernité audacieuse.

2025 marquera un tournant, puisque le band sortira son premier elpee. Il a été mixé par Arnaud Fradin, leader du groupe nantais Malted Milk, et masterisé à Los Angeles par Gerard Albo, ingénieur du son ayant travaillé pour Amy Winehouse. Il a été enregistré à la Gare aux Musiques de Louviers et s’accompagnera d’une tournée de lancement, une étape clé pour affirmer encore davantage leur identité musicale.

Depuis sa création, DNVR s'est forgé une solide réputation sur scène, comptant une trentaine de concerts à son actif et des premières parties prestigieuses pour Faada Freddy et The Brooks. Ces performances ont confirmé son statut de formation à suivre, capable de captiver et de faire vibrer toutes les générations.

La vidéo du single « Milkshake » est disponible ici et celle de « Jealousy », 

 

samedi, 31 mai 2025 09:38

Un second volume pour Mensis…

Mensis a sorti son second album, » Mensis II », ce 15 mai. Une fresque musicale très pop entre nostalgie des années 70/80 ce et modernité. Réunissant Marta et Ange, le duo explore les méandres des souvenirs, le passage du temps et le lien complexe entre les individus et la société.  « Mensis Vol II » délivre une pop légère et cinématographique qui sent bon l’été, les vacances, la plage, la fête, à l’image de sa pochette.

Duo de voix et d’écriture, Mensis est aussi un couple dans la vie. La voix grave et sensuelle de Marta, passionnée de romans, est portée par les musiques d’Ange, multi-instrumentiste, qui navigue entre la pop 80’s, la soul music et le rock psychédélique.

Après un premier opus, « Second Step On The Moon », qui nous emmenait dans un voyage onirique, le groupe revient avec une œuvre encore plus audacieuse influencé par la pop des Wings, la soul et les violons de Barry White et le psychédélisme rock de Tame Impala.

Le nouvel extrait qui accompagne la sortie de l'opus, « Tôt ou Tard », bénéficie d’un superbe clip en noir et blanc réalisé par Fabrice Leseigneur.

Si le premier extrait, « Arimna », nous transportait à Rimini, évoquant les souvenirs de vacances familiales dans les années 70 en bord de mer, les premières rencontres, les sorties, les amis, le second, « Shooting Stars », nous a projeté dans les étoiles.

Le réalisateur Lionel Payet Pigeon a entièrement généré les décors et nos deux musiciens à la découverte d'une nouvelle planète sauvage de ce clip à l’aide de l'intelligence artificielle. Rien de mieux que l'espace pour admirer les étoiles filantes.

Le clip de « Tôt ou Tard » est disponible ici et d’« Arimna »

 

samedi, 17 mai 2025 16:42

La fusion à chaud de High Fade…

Ce soir, le Zika-Zak a programmé High Fade, un power trio écossais. Originaire d’Édimbourg, il pratique un funk cold school (très seventies, si vous préférez) qu’il mêle à du disco, de la soul et d’une pointe de rock, pour concocter une solution sonore contemporaine.

Fondé en 2018, le band ne compte qu’un seul album à son actif, « Liftes Too Fast », paru en avril 2024 (NDR : dont il va nous proposer de larges extraits, lors du show). Pourtant, il a déjà reçu une multitude d’éloges de la part de poids lourds de la musique, et en particulier de Rage Against The Machine. En outre, au cours des 4 dernières années, il a joué plus de 1 000 concerts. Et c’est son premier en Belgique !

La première partie est assurée par la formation irlandaise, Amos Moses. Originaire de Galway, elle réunit d’anciens membres de Ol’ Times, dont le guitariste Colm Brennan. Le line up implique également un chanteur, un batteur et une bassiste qui joue pieds nus.

Le quatuor jouit d’une solide réputation sur les planches, en Irlande et en Angleterre. Pas encore d’album à son actif, mais plusieurs singles, dont le dernier, « Lady In White », paru ce 26 avril, dure près de 7 minutes. Sur disque, ce blues doux et langoureux, tramé essentiellement sur un orgue Hammond, prend aux tripes. En ‘live’, cet instrument est remplacé par des sonorités de six cordes particulièrement saignantes. Le drummer frappe sauvagement ses fûts. Le vocaliste possède une voix de tueur. Un set court mais bien électrique qui a superbement chauffé l’ambiance avant la tête d’affiche (page ‘Artistes' ici). 

Place à High Tide ! Le chanteur-guitariste et le bassiste arborent fièrement le kilt. Dès les premières notes de « Burent Toast & Coffee », le ton est donné : une rythmique irrésistible, une énergie débordante, des breaks parfaitement maîtrisés et ce son vintage qui incite les spectateurs à se déhancher sans retenue.

La force de ce groupe réside dans un groove irrésistible et une énergie débordante sur les planches. Ajoutez-y un look rétro, une attitude positive et une générosité sincère envers le public, et vous obtenez la recette du succès de High Fade. Le trio implique le batteur Calvin Davidson (qui fait vibrer le groupe et partage les tâches vocales sur certaines chansons), le bassiste Oliver Sentence (qui canalise le funk avec son style très axé sur le slip et ses envolées vibrantes) et le guitariste/chanteur Harry Valentino, qui dirige le tout à la manière de Jack Black chez Tenacious.

L'interaction avec le public est omniprésente. Valentino semble constamment inquiet de voir quelqu’un dans la salle qui ne passe pas un moment formidable. Il vérifie donc continuellement que tout le monde est prêt à s'éclater. Leur énergie brute, leur musicalité impeccable et la joie pure qu’ils dégagent en ‘live’ sont indéniables. Le public ne tarde pas à répondre présent : dans tous les coins de la salle, ça danse, ça tape dans les mains et ça chante les refrains les plus accrocheurs. Et surtout, sur l’insistance du chanteur, les bras vont dans tous les sens. Ce qui frappe chez High Fade, c’est sa capacité à faire revivre l’esprit des années 70 tout en conservant une fraîcheur ultra contemporaine. Le look des musicos, leur attitude et les arrangements constituent à la fois un hommage aux grands du funk - James Brown, Sly & The Family Stone ou Prince - et une proposition résolument actuelle. Mention spéciale au titre « Sharpen Up », véritable hymne funky qui enflamme la salle.

Les musiciens ne se contentent pas de jouer de la musique, ils créent une atmosphère où rester immobile est impossible. La piste de danse devient un océan de mouvements, les fans se nourrissant de l’énergie du combo et vice-versa. Qu’ils enchaînent des grooves profonds et percutants ou qu’ils explosent dans de solides solos, chaque instant est vivant, spontané et électrique. Et ce qui marque les esprits, c’est l'intensité trempée de sueur, les sourires éclatants échangés entre ses membres, et la joie pure qui irradie l’auditoire. C'est le genre de spectacle qui vous rappelle pourquoi la musique ‘live’ est si spéciale. Le genre qui vous laisse en haleine longtemps après la dernière note. D'une tonicité presque digne de Whiplash et d’une durée de 15 minutes, le solo de batterie est une merveille. Il semble presque achever Davidson, et à la fin, votre serviteur ne sait plus s'il y a une machine à fumée ou si c'est de la vapeur qui s'échappe de son corps, tant son drumming est rapide.

À la fin de son concert, lors du retour du groupe pour un rappel, la salle est prête à se lâcher.

La dernière partie du spectacle est un pur chaos : une énergie brute, à faire danser comme si votre vie en dépendait. C'est un peu si Rush et Red Hot Chili Peppers osait une jam en combinant rock classique, prog, funk old school et beaucoup de disco, sans oublier une touche de jazz fusion des années 70 et 80, alors que les mélodies restent plutôt pop.

Le dernier morceau du set, « Burnt Toast and Coffee », rend de l'énergie au groupe, embrassant le rock à la manière d'un AC/DC renaissant. Après une brève pause, pendant laquelle le bassiste demeure seul sur scène, la formation revient pour interpréter ce qui sera probablement le titre le plus fort de la soirée, « Life's Too Fast », avant de clore le show par « Break Stuff ». Epatant et incendiaire !

Setlist : "Gossip" - "Fur Coat" - "Taking Care Of Business" - "Sometimes I Wonder" -"Harry's Guitar Solo" - "Bone To Pick" - "Pick Me Up" - "The Jam" - "Burning" - "Chameleon" - "Calvin's Drum Solo" - "Sharpen Up" - "Burnt Toast And Coffee"

Rappel : "Life's Too Fast" - "Break Stuff".

(Organisation : Rock Nation et Zik-Zak)

Photo : Vincent Van Wesemael

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